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16 avril 2022 6 16 /04 /avril /2022 13:13

Utilisées en Russie, dédaignées en France

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12 avril 2022 2 12 /04 /avril /2022 09:25
Les deux sans distinction

 

 

par Kiril Vichinsky.

Les objectifs de l’opération militaire russe en Ukraine sont clairement énoncés. Les troupes russes ne partiront pas tant que le pays ne sera pas démilitarisé et dénazifié. Si les politiciens ukrainiens sont prêts à accepter le premier – lors des négociations, la partie ukrainienne est prête à accepter le futur statut neutre du pays dans le cadre des garanties de sécurité internationales, y compris de la France – c’est plus difficile pour la dénazification.

Les politiciens ukrainiens sont « sincèrement » surpris – où voyez-vous les nazis ? Nous avons des lois qui interdisent à la fois la propagande communiste et nazie. Par conséquent, on ne peut pas parler de dénazification – ce n’est pas un sujet de négociation. Nous, en Ukraine, nous avons le patriotisme, voire le nationalisme, mais il n’y a pas de nazisme – nous avons même un président juif, il s’appelle Zelensky !

Eh bien, voyons ce qui est commun entre le nationalisme ukrainien et le nazisme. Simplifions les choses, pour ne pas entrer dans des discussions scientifiques, le nazisme est une pratique politique qui forme une nation politique unique basée sur certains principes. Chez les nazis allemands, le grand principe était la pureté de la race. Cette pratique avait ses propres outils. Le parti est une association de partisans du nazisme qui sont d’accord avec ses principes. Cela s’appelait le NSDAP, le parti national socialiste des travailleurs allemands. L’appareil de violence et de répression de la dissidence s’appelait la SS. Avec les formes et les pratiques de répression de la dissidence – camps, chambres à gaz, guerre. En effet, en Ukraine, il n’y a pas de NSDAP – un parti unique du nazisme.

Cependant, l’idéologie nationaliste était présente dans le bloc Notre Ukraine du président Iouchtchenko (2004-2009) – il a simplement été effrayé par l’intolérance de Tyagnibok, le dirigeant du parti Svoboda, qui faisait partie du bloc, et l’a expulsé pour avoir pris la parole lors d’une réunion dans les Carpates. Là- bas, Tyagnibok a parlé de ceux dont les membres de son bloc devraient prendre exemple : « nos héros qui ont toujours combattu avec les juifs et les Moscovites ». Dans le même temps, Iouchtchenko lui-même, à la fin de son mandat, a donné les titres de héros de l’Ukraine à Shukhevych et Bandera, qui étaient précisément les dirigeants idéologiques et politiques de « nos héros qui ont combattu les juifs et les moscovites ». Bien sûr, il y avait des éléments d’idéologie nationaliste dans le parti  « Batkivshchyna », « notre Patrie » de Ioulia Timochenko. Mais elle est rusée, elle a toujours présenté cela comme des déclarations émouvantes : en 2004, elle a proposé de clôturer le Donbass avec des barbelés et d’en faire une réserve. Oui, notre cheffe est émotive, disaient ses partisans, elle peut aller trop loin, bien que ces idées puissent être sérieusement réfléchies…

Un nationaliste ukrainien au franc-parler est Petro Porochenko (président en 2014-2019) et son parti Solidarité, devenue plus tard Solidarité européenne. Il a simplement déclaré l’objectif – la formation de la nation politique ukrainienne. Pas sur le principe de pureté raciale – cela ne serait pas compris en Europe au XXIe siècle, mais sur le principe de loyauté envers cette nation. Par conséquent, au fait, un terme « judéo-bandériste » est apparu, pour parler des Juifs qui ont activement soutenu la formation d’une nouvelle nation ukrainienne. « En même temps », l’identité et la forme du crâne ne sont pas importantes, par contre la fidélité aux symboles de la nation est importante.

Le fait que Stepan Bandera soit devenu un tel symbole – un homme qui, pendant la première moitié du XXe siècle, a instauré la pratique de tuer des dizaines de milliers de juifs, de Polonais et des Russes – dans l’Ukraine moderne, ne gênait ni les juifs, ni même de nombreux Russes de l’Est de l’Ukraine. Porochenko a également créé les outils pour la formation d’une nouvelle nation ukrainienne. Son principal slogan politique est « La foi. La langue. L’Armée. » La Foi, bien sûr, avec sa propre Église orthodoxe ukrainienne. Pourquoi les Ukrainiens ont-ils besoin de leur propre église ? Parce qu’elle doit être différente de celle de Moscou ». Mova, c’est-à-dire la langue – il est évident à qu’elle sert à ne pas parler russe. À quoi sert une armée forte ? Afin réprimer les régions déloyales, dont les habitants ne veulent pas appartenir à une nation ukrainienne. Et il y amènera une nouvelle église, et il y enracinera la langue. C’est une idéologie. Et la pratique alors ? Où sont les camps, les chambres à gaz et les autres attributs du nazisme ?

Sous Porochenko, les pratiques nazies sont également apparues. Pendant sa présidence, des partis ont été interdits – les communistes ukrainiens, le « Parti des régions » qui étaient particulièrement populaires dans les régions russophones d’Ukraine, ces régions qui avaient besoin d’être ukrainisées pour former une nouvelle nation politique. Des dissidents ont été assassinés, comme les journalistes Buzina et Sheremet, et aussi des politiciens de l’opposition. Avec les meurtres de dissidents, Porochenko a tout arrangé très astucieusement. Ils n’ont pas été tués par les autorités – mais par des activistes militants nationalistes radicaux. Certes, les autorités ne punissent pas les assassins, mais ce ne sont pas elles qui tuent …

Et alors, où sont les camps ? Voici un très grand camp, il s’appelle le Donbass. Au début (pendant 8 ans) il a été terrorisé non pas par l’arméé, mais par des bataillons nationalistes. Ces mêmes troupes SS allemandes, si nous faisons une analogie. C’est juste que nous vivons au XXIe siècle et que des analogies directes et visibles avec les camps nazis seraient inappropriées – l’Europe ne comprendrait pas. Mais Kiev a privé les habitants du Donbass de leurs pensions et de leurs avantages sociaux, mis en place un blocus commercial. Bombarder des villes pacifiques – Donetsk, Lougansk, Gorlovka – est devenu une pratique constante pendant les 8 ans qui nous séparent de 2014. Dans le Donbass, les enfants et leurs parents ont été contraints par les bombardements à vivre dans les sous-sols – c’est un camp, mais d’un type nouveau ! Et Kiev voulait prendre le contrôle de la frontière avec la Russie dans le Donbass, dont il a parlé plus d’une fois dans le format Normandie – pour qu’il y ait définitivement un camp de tous les côtés.

L’arrêt de l’approvisionnement en eau de la Crimée, que Kiev a instauré en 2016 à l’initiative de militants nationalistes, relève du même cycle. C’est juste que nous sommes au XXIe siècle, des analogies absolument directes avec les chambres à gaz ne seraient pas bien perçues. Et donc – tout est convenable et noble – le blocus du Donbass, le blocage de l’eau vers la Crimée, le meurtre de ceux qui ne sont pas d’accord. Ce n’est pas nous, pas le gouvernement – ce sont les militants activistes, le peuple en colère. Nous, les autorités, ne pratiquons pas cela, mais c’est ce qui se passe sous l’impulsion et la colère populaires – nous n’y pouvons rien, on ne peut pas arrêter cela …

C’est à ce phénomène complexe – le nationalisme ukrainien, qui adopte de nouvelles formes de nazisme au XXIe siècle – que ce pays devra faire face.

traduction de Vladimir Tchernine

Repris sur reseau International

 

 

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6 avril 2022 3 06 /04 /avril /2022 13:36

Ou propagande dr guerre

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5 avril 2022 2 05 /04 /avril /2022 15:00

C'est une réponse à votre tract dont l'intitulé " A vous de me dire" distribué à villiers sur orge en mars constitue apparemment un appel à vous faire part du ressenti des populations de la circonscription dans laquelle vous avez été élu.

N'ayant pas vocation œcuménique je me bornerai simplement à vous faire part de mon ressenti personnel, celui de mes proches, très succinctement tant les sujets que vous abordez sont vastes mais si je devais porter une appréciation globale sur votre action dans la foulée, de celle de votre mentor présidentiel fondé de pouvoir des transnationales économiques et financières qui continuent de planquer impunément leurs magots dans les paradis fiscaux elle serait négative complétée de l' annotation: "Expérience (qui n'est pas de mon fait) à ne pas renouveler" qui a fait que les plus pauvres sont devenus encore plus pauvres pendant que les 1% des plus riches ont amassés des fortunes colossales.

j'attends d'un représentant du peuple, à quelque niveau que ce soit qu'il tienne ses engagements et réponde aux attentes des personnes qui l'ont élu, mais également de manière plus générale par des mesures de nature à réduire les inégalités sociales et culturelles d'origine que l'école reproduit toujours fidèlement et même se sont aggravées. Statistiques à l'appui : Les inégalités dans l'accès aux hauts diplômes se jouent surtout avant le bac − France, portrait social | Insee

Au vu des résultats de votre action Je ne peux peux qu’en déduire que ce n'est pas une des grandes causes sociétales qui vous sont chères .

Dans votre édito vous écrivez... je mesure la défiance accrue à l'égard du monde politique à l'égard de l’efficacité de nos institution, à l'égard même de l'utilité de notre modèle et pratiques démocratiques: Je réponds sans le moindre doute que vous êtes parmi les promoteurs de la défiance à l'égard du monde politique, un melting-pot- pot mouvant, ou il est impossible de distinguer qui est de droite ou de gauche, je vous rappelle que pour se faire élire Macron s'est servi de la gauche social démocrate qui a utilise le slogan "faire barrage" à l'extrême droite " pour écarter marine Le Pen mais qu'aujourd'hui vous avez instauré un régime policier' qui s'apparente au NSADP allemand des années 60 du siècle dernier , que tous les candidats à la présidentielle proposent de renforcer tout en soutenant le gouvernement néonazi bandériste ukrainien dont des régiments AZOV AIDAR ou autres qui se servent des populations civiles comme boucliers humains tout en imputant leurs crimes civiles aux forces russes qui n'ont engagé les hostilités que pour prévenir les conséquence d'un nouvel accord de Munich..

Permettez moi de vous informer que le concept de démocratie peut prendre autant de signification qu''on peut lui accoler de qualificatifs. La démocratie bourgeoise à laquelle vous faites référence dispose aujourd'hui des pleins pouvoirs en matière de police, de justice et de défense ce qui fait que nul ne peut contester le bien fondé des directives venues d'en haut sous peine de mesures de rétorsions ce qui pratiquement fait obstacle à tout libre échange. Il faut rester dans les clous, à la moindre peccadille c'est la sanction financière ou l'exclusion, parfois les deux.

Vous faites état de votre position parlementaire mais vous devriez savoir que dans le cadre des traités européens les députés et sénateurs n'ont d'autre compétence que l'enregistrement des directives de la commission européenne non élue dont le premier président en 1958 fut Walter Halstein qui 20 ans plus tôt avait jeté les bases de l'Europe des Länder avec Hitler et Mussolini. Elles ont été mises en œuvre durant votre mandat si je ne me trompe. Il en est ainsi des échelons inférieurs régions, départements, communautés agglo, syndicat intercommunaux, organismes auxquels les communes ont délégué leurs compétences qui sont devenues des ensembles vides à un point tel que le maire de Villiers a lancé une pétition contre des turpitudes dont il est responsable en matière de liaison Fibre . Notez au passage, puisque cela semble vous concerner, qu'il a quelque années face au refus de france télécom d'investir dans un réseau fibre moins rentable dans des collectivités telles Villiers sur orge, des communes se sont regroupées et ont obtenu des financements publics en 2015 je me suis abonné à comcable et versé uns garantie matériel de 100 euros en 2021 cette entreprise a été acheté par vidéo futur, j'ai versé un nouveau dépôt de garantie de 49 euros .

Très rapidement j'ai constaté que le service après vente était défaillant pour ne pas dire absent. J'ai opté pour SFR, rendu le matériel, selon les formes imposées par Vidéo futur qui m'a adressé une dernière facture de 50 euros pour frais ponctuels de désabonnement dont j'ai bloquée en attente du remboursement des 150 euros de garantie dont je suis acquitté d'une part auprès de comcable d'autre part auprès de vidéofutur . J'ai informé le maire un opportuniste patenté, de mes déboires, techniques, et fait quelques propositions pour mettre fin à de tels désordres. Il n'a pas daigné répondre.

Vous êtes venus mais vous n'avez rien vu il est vrai que les 3500 heures que vous avez passées à la chambre des députés ne vous ne vous en ont pas laissé le loisir.

A la suite vous déplorez que les employés n'aient pas de passion pour leur travail mais à qui la faute sinon au patronat, à leur hiérarchie, qui mettent en application les orientation de l'institut de socio-économie des entreprises et des organismes dont vous êtes issu qui accompagnent depuis trente ans des organisations publiques et privées pour selon vous valoriser le capital humain et la confiance mais en réalité pour augmenter les cadences , détériorer les conditions de travail qui sont démoralisantes et conduisent jusqu'au suicide à la poste, dans la police, les services de santé.

Le Système capitalisme, a fait son temps, il est en fin de vie, et ne peut être socialement responsable il ne se maintien à flot que par le mensonge avec le concours des médias, radio Paris ment disait la station gaulliste de Londres pendant la seconde guerre mondiale aujourd'hui c'est encore pire, la spoliation, la spéculation et pas seulement sur les produits dérivés, les évasions fiscales, les assassinats politiques,en dernier ressort la violence des armes comme en Ukraine alors qu'il suffisait de négocier pour arriver à la dénazification et à la neutralisation de ce pays mais ses soubresauts d'agonisant peuvent encore faite des centaines de milliers de morts inutiles voire aboutir à une conflagration nucléaire.

En conclusion du moins provisoire :

Vous avez :

  • Maintenu le croissance du pouvoir d'achat des actifs et retraités en deçà de l’inflation officielle. 10 millions de pauvres sont répertoriés.

  • Fait croître le nombre de chômeurs, précaires et intermittents

  • Réduits le nombre de lits d’accueils de longues durées dans les hôpitaux pour les remplacer par de l'ambulatoire, envoyé des patients covid dans des EPHAD, auxquels vous avez donné l’autorisation d'utiliser des sédatifs profonds, parfois en soins palliatifs.

  • Ignoré la recherche en faveur des maladies dites orphelines dont 5 000 000 personnes sont atteintes en France mais de quelques milliers à quelques dizaines de milliers chacune, par conséquent en nombres jugés trop peu rentables par l'industrie pharmaceutique pour investir dans la recherche. Je ne cite les conflits d'intérêts que pour mémoire.

  • Catalogué arbitrairement mortes du covid des personnes atteintes de co-morbidités, et laissées sans soins contre le corona virus.

  • Vacciné à tour de bras avec des produits inopérants sinon comment expliquer que les ministres tous vaccinés avec rappels multiples aient pu contracter la maladie ?

  • Imposé le port de masque dont la porosité de l'ordre du micromètre ne pouvait stoper le diffusion d'un virus de l'ordre du nanomètre, c'est à dire 1000 fois plus petit.

  •  

    laissé notre système de santé dans le plus grand dénuements, qui ne trouve à fonctionner qu'avec des thérapeutes d’origine étrangère, le numerus clausus est bloqué, l'industrie pharmaceutique française à disparu. Le nombre des psychanalystes a diminue drastiquement, remplacés par des psychiatres qui ont remplacé la camisole de force par la camisole chimique source de nouvelles addictions à traiter...

  • Vendu les services public à la découpe, Fessenheim a été fermé

  • Abaissé la part de la production industrielle et manufacturière à 13% du PNB

  • Participé au transfert des populations chassée de Paris et de la petite couronne par l'inflation du foncier vers la moyenne banlieue sans moyens supplémentaires pour les accueillir autre que , ironie du sort, l'augmentation des taxes foncières qui repoussent nos enfants encore plus loin

  • La dette française a dépassé les sommets de l'acceptable

J'en oublie certainement en particulier le récchauffement climatique qui n'a rien d'anthropique car les refroidissements et réchauffements de la planète ont eu lieu bien avant que l'espèce humaine ait appris à allumer le feu, elle perdurera bien après sa disparition qui ne saurait tarder, quelques milliers d'années tout au plus à moins de la chute d'une comète ou d'un suicide nucléaire qui accéléreraient le mouvement.

Vu votre bilan je ne vous accorderai pas mon suffrage pas même à l'un de vos proche lors des prochaines consultations électorales comme à aucun des européistes car c'est à Bruxelles que se trouve la source de toutes nos difficultés .

NB : Je ne déteste pas la contradiction, argumentée !

Freychet jack 4, rue Anne Frank 91700 Athée mais Laïc et non blasphémateur, 86 ans majeur et responsable mais non vacciné. Citoyen témoin et acteur de son temps dont les souvenirs les plus anciens remontent à la fin des années 30 et au tout début des années 40 du siècle dernier.

PS : Je suis à même de traiter plus longuement les sujets que j'ai abordés, voire d'autres, il ne tient qu'à vous de m'y inciter.

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1 avril 2022 5 01 /04 /avril /2022 10:05

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26 mars 2022 6 26 /03 /mars /2022 11:40

Erwan castel chez Michel Collon

 

 

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18 mars 2022 5 18 /03 /mars /2022 17:35

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9 mars 2022 3 09 /03 /mars /2022 17:05
 
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par Régis Chamagne.

Après le brouhaha des derniers jours à propos de l’opération militaire russe en Ukraine, on peut tirer les premiers enseignements, dans la perspective du changement de paradigme géopolitique.

Les opérations sur le terrain

D’après ce que nous pouvons estimer à partir des informations glanées sur divers sites, l’opération russe semble se dérouler selon le plan ; la phase 1 est achevée. L’Ukraine est démilitarisée de facto malgré l’envoi de matériel militaire de la part des pays de l’OTAN. Les troupes les plus combatives, nazies, sont enclavées, dans le Donbass ou à Marioupol. Leur « réduction » est délicate et elle pourrait prendre du temps car les Nazis utilisent la population civile comme bouclier humain. Pour plus de détails sur la situation tactique, je renvoie les lecteurs aux sites qui suivent cela de près.

Au niveau stratégique, cette fin de phase est le moment pour Vladimir Poutine de faire acter la réussite militaire de l’opération d’une part et de poursuivre les négociations avec la question suivante : « Voulez-vous aller plus loin ? » Si oui, ce sera l’engagement de la phase 2. Même si le découpage de l’opération en phases n’est que symbolique, peu importe. Il permet de jalonner l’opération, de lui donner des références calendaires afin de jauger l’évolution des négociations et la persistance de l’incapacité des Occidentaux à agir, car c’est bien cela le plus important de tout.

Le roi est nu

Au niveau géopolitique, le monde entier aura pu constater qu’après avoir poussé l’acteur Zelensky à provoquer la Russie par son offensive contre le Donbass, les États-Unis et l’OTAN se sont dégonflés à défendre l’Ukraine contre l’offensive russe. Le roi est nu et cela constitue l’enseignement le plus important de cette guerre, pour le moment, car cela va avoir des répercussions considérables sur l’ensemble du paysage géopolitique mondial. À présent, que doivent penser les Taïwanais par exemple ? Les Chinois se frottent les mains.

À suivre…

À suivre donc, l’évolution des rapports de soumission, de « parrainage » (J’assure ta sécurité en échange de…) dans le monde. Les États-Unis sont en train de montrer à la face du monde qu’ils ne tiennent pas leurs promesses. Ceux qui s’intéressent à l’Histoire le savaient. La conquête de l’Amérique du nord par les Anglo-Américains ne fut qu’une succession de traités violés avec un génocide indien à la clé. Le dernier exemple connu est la promesse faite par Georges Bush père à Gorbatchev de ne pas étendre l’OTAN à l’est. Écrite ou orale, une promesse est une promesse et les Hommes d’honneur n’ont qu’une parole. Alors qu’en est-il aujourd’hui de la parole (écrite ou orale, peu importe) des États-Unis de défendre tel ou tel pays en échange de pétrole, gaz, métaux rares, soutien politique à l’ONU, positionnement géographique face à un concurrent (Corée du sud, Taïwan)… ?

Quelque soit l’évolution de la situation en Ukraine, rapide ou lente, plus ou moins difficile pour la population civile, tous les pays savent aujourd’hui que les États-Unis ne sont pas un partenaire fiable pour assurer leur sécurité. En n’intervenant pas en Ukraine les États-Unis se sont discrédités aux yeux du monde et cela est irréversible. En poussant l’acteur Zelensky à provoquer la Russie ainsi, ils se sont mis en situation de devoir réagir ou de capituler. N’ayant pas les moyens d’agir ils n’ont pu que capituler : une belle balle dans le pied ! N’importe quel planificateur opérationnel aurait envisagé les réactions possibles de Vladimir Poutine face à l’avancée des missiles de l’OTAN jusqu’aux portes de la Russie, y compris ce qui se passe actuellement. À l’évidence, il n’y avait pas de planificateur opérationnel ni de stratège dans l’équipe qui a imaginé l’opération américaine en Ukraine depuis 2014. Juste une bande d’idiots enfermés dans leur idéologie, leur haine de la Russie et leur monde virtuel fait de fantasmes de puissance.

Le coup de grâce

Il viendra. Il viendra au bon moment, quand les États-Unis n’auront tout simplement plus aucun moyen de l’empêcher ni la volonté ou la possibilité de déclencher une guerre nucléaire. Mais d’abord, posons-nous des questions simples.

À quoi servait la supériorité militaire américaine ? À imposer le dollar comme monnaie de réserve mondiale, une monnaie de singe, décorrélée de toute réalité et préservée de toute obligation. Avec le dollar qu’elles imprimaient elles-mêmes, les « élites » américaines pouvaient tout acheter pour rien en même temps qu’elles endettaient la majorité des pays du monde pour les maintenir sous contrôle. Et gare à ceux qui refusaient de se laisser faire : Irak, Libye, Iran, Algérie… Le paradigme géopolitique du monde unipolaire pouvait se résumer ainsi : posséder le monde grâce à une monnaie de singe que nous imprimons et que nous imposons au reste du monde par la menace, grâce à notre suprématie militaire (technologique) ; un système mafieux en somme.

L’ARGENT est le centre de gravité politique, religieux et philosophique du système dans lequel nous (les Occidentaux) vivons. S’attaquer à l’argent, c’est s’attaquer au cœur du système, ce sera donc pour la fin. Le coup de grâce !

Il y a toujours un décalage entre la réalité et la perception de la réalité, surtout lorsque nous vivons dans un monde baigné dans la propagande. Par exemple, la réalité de la perte de la suprématie technologique militaire américaine est ancienne. Elle remonte à l’échec monstrueux des derniers programmes militaires américains (F-35, porte-avions classe Gerald Ford…), vers le milieu de la décennie 2000. Elle est réalisée sur le terrain le 3 septembre 2013 et en avril 2014 et amplement confirmée par l’intervention russe en Syrie depuis septembre 2015. Depuis lors, tout analyste normalement intelligent aurait du le savoir, mais non. Il aura fallu la non-intervention des États-Unis et de l’OTAN en Ukraine pour que le monde entier comprenne cette réalité ancienne. Cet aveu de faiblesse colossal étalé aux yeux du monde aura servi de révélateur.

Il se passe la même séquence dans le domaine économique et financier. La dédollarisation de l’économie mondiale a commencé depuis 2007, très furtive au début, elle s’est étendue progressivement entre la Russie et la Chine pour leurs échanges, puis avec l’Iran et d’une façon générale avec les pays qui refusent l’hégémonie américaine. Petit à petit, de plus en plus d’échanges se font hors du dollar. En outre, la crise financière de 2007 puis les sanctions contre la Russie depuis 2014 ont conduit la Chine et la Russie à développer leur propres systèmes de transactions interbancaires, le SPSF russe et le CIPS chinois, chacun avec ses qualités et ses défauts. Actuellement, les deux pays travaillent à la fusion de leurs systèmes pour proposer une alternative techniquement fiable à SWIFT. Il semblerait que cela serait réalisé en fin d’année 2022. Ma conviction est que le système est déjà prêt et que sa mise en service officielle dépendra du moment.

Ainsi, lorsque la Russie et la Chine annonceront de conserve qu’elles abandonnent le système SWIFT, définitivement, c’est le monde entier qui basculera de SWIFT vers le nouveau système, pour acheter son énergie, ses céréales, ses produits manufacturés… Ce sera la fin officielle du dollar en tant que monnaie de réserve mondiale, datée et signée.

source : Régis Chamagne

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6 mars 2022 7 06 /03 /mars /2022 14:53

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3 mars 2022 4 03 /03 /mars /2022 17:23
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17 février 2022 4 17 /02 /février /2022 13:23

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30 janvier 2022 7 30 /01 /janvier /2022 16:37

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4 janvier 2022 2 04 /01 /janvier /2022 10:25

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27 décembre 2021 1 27 /12 /décembre /2021 16:11

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27 novembre 2021 6 27 /11 /novembre /2021 15:41
Conséquences psychologiques du port du masque par la population : L’obscène

par Jean-Claude Paye et Tülay Umay.

source:https://www.voltairenet.org

 Repris sur Réseau international

A ce jour, le du port du masque par la population pour combattre la Covid-19 est recommandé par de nombreuses institutions, mais son efficacité n’a toujours pas été prouvée. Jean-Claude Paye et Tülay Umay analysent les conséquences psychologiques de cette pratique. Ils s’interrogent aussi sur l’étrange ressemblance entre d’un côté les covidés et les jihadistes masqués et, de l’autre, entre les réponses politiques à la Covid et à la terreur.

 

La contrainte du port du masque est organique à la « pandémie ». Elle repose sur un mécanisme fétichiste. Elle saisit le visage, dont la capture est au centre du processus d’assujettissement.

 

Au contact de ce fétiche, l’individu est envahi par un sentiment d’altération de sa personnalité. C’est donc dans l’ordre visuel, celui de l’objet-regard, que se joue le sentiment d’obscénité. Il impose alors un impératif inconditionnel de ne pas assumer sa liberté et de consentir à la perte de son humanité. Il implique automatiquement une capacité d’abandon de soi, basculant dans l’obscène.

L’injonction met en place une procédure, où le désir de l’Autre se confond avec la violence de la contamination. Cet automatisme mimétique, destructeur du processus de différenciation, ne repose plus, comme dans la « lutte antiterroriste », sur une guerre contre le droit. Ici, les libertés étant déjà détruites, il s’appuie sur une révocation de la Loi symbolique.

 

Dans la « guerre contre le coronavirus », l’individu est happé par la jouissance de l’objet-regard présentifié par le masque. Il détourne alors l’usage de l’objet en satisfaction de la pulsion de mort. De part son caractère traumatique, celle-ci devient une compulsion de répétition, renversant le désir de l’Autre en jouissance d’objet.

 

La chose scopique est au fondement de la démesure sanitaire, qui articule, non plus le désir au Réel, mais fait l’injonction de jouir du Réel. Alors, ce qui est mis en scène n’est plus la parole, mais l’ ob-scène de l’objet masque.

 

Le covidisme prive les individus de leur visage. Il porte une violence, surpassant celle résultant de la suppression des libertés publiques et privées, réalisée par le droit antiterroriste. Si la « lutte antiterroriste » s’est principalement attaquée aux dimensions imaginaire et symbolique de la société, la « guerre contre le coronavirus » enferme dans le Réel de la psychose.

 

Le port du masque exhibe le consentement des populations au non sens de l’ensemble des dispositions « hygiéniques », à l’acceptation de mesures qui les détruisent. Si bien que refuser cette effraction de notre dignité mettrait fin à l’état d’urgence sanitaire. Au contraire, s’appuyant sur un passage à l’acte qui suspend la conscience, la généralisation du port du masque produit une homogénéisation des comportements. Elle supprime tout processus de différenciation et se pose comme religion universelle.

 

Une pédagogie de la contamination

Bien que même l’Organisation mondiale de la santé (OMS) reconnaisse que le masque ne protège pas du virus, son obligation est centrale dans la gestion de la « pandémie ». Cette organisation recommande cependant un port généralisé qui rappelle le danger et installe des attitudes « de précaution ». L’objectif reconnu est celui d’une mutation des comportements. Il s’agit d’une mesure d’éducation des individus, devant leur permettre de vivre dans une « société épidémique »1. Avec son masque, la personne n’assiste pas à l’épidémie en simple spectateur. Sans être ni malade, ni contagieuse, elle fait l’expérience de la contagion.

 

Le port du masque relève d’une incorporation du discours sanitaire. Il se pose comme trait unitaire du corps morcelé et unifie la population dans la pandémie. Porter le masque, c’est être un avec le pouvoir qui détermine ainsi les modalités de notre jouissance. Cette emprise doit être permanente : le ministre belge de la Santé, Franck Vandenbroucke, vient d’ailleurs de préconiser l’adoption « d’une culture généralisée du port du masque », applicable même après la « pandémie » du covid 19 , afin de « prévenir d’autres maladies telle que la grippe »2.

 

Sans le respect de la contrainte du port du masque, toute la chorégraphie de la pandémie s’écroulerait. L’acquiescement des populations à l’impératif relève d’un rapport incestueux avec le pouvoir, consistant à attendre le salut de la part des instances politiques et à accepter de ne pas être soigné.

 

Porter le masque consiste à reporter la charge de l’asservissement sur les individus qui s’y soumettent. Ces derniers doivent porter leur culpabilité en s’assujettissant au commandement surmoïque. Dès lors, les gens, qui exhibent le masque inscrivent, à la fois, le rejet de l’Autre et ce qui en résulte, leur propre anéantissement. Ici, ce n’est plus la dimension collective qui est prioritairement attaquée, mais bien ce qui nous constitue, un à un, comme être humain singulier.

 

Une procédure fétichiste

L’obligation du port est une procédure fétichiste se posant comme une nouvelle religion, identifiant un instrument d’humiliation, le masque corona, avec la croyance en sa fonction salvatrice. Elle rappelle ainsi le mécanisme fondateur du christianisme romain, procédant à une fusion entre un objet de torture, la croix, et la croyance en sa fonction de rédemption.

 

Sur base de la figure de la victime, l’empire romain a créé une nouvelle religion universelle, en convertissant le christianisme originaire en paganisme. Ici, le port du masque convertit les populations à un fétichisme global. Il crée une religion, qui, n’ayant plus ni de loi, ni de limite, repose uniquement sur un impératif catégorique, ordonnant aux populations de fusionner avec ce qui est dit et montré et ainsi de jouir de leur propre destruction.

 

Dans le christianisme romain et le dans covidisme, la victime est en position d’accueil de la violence subie. Cette place la met en situation d’activité passive et fait d’elle, à la fois, un héros et une victime. La centralité de la place de la victime engendre une sacralisation de la violence et produit une religion, basée sur une jouissance mortifère.

Sa généralisation résulte de la mise en place d’une machine mimétique, à travers laquelle, les individus cèdent sur le désir de l’Autre et prennent en charge la jouissance du pouvoir. Le port du masque est ainsi un oui à la mort du sujet parlant et un acquiescement d’être capturé. C’est un fétiche, il renverse toute symbolisation et permet un éternel retour du traumatisme.

 

Le masque corona est un enfermement de la population dans la contagion du « disque qui court ». Alors, l’impératif imposé par le pouvoir3, et la jouissance sacrificielle, exprimée par les populations, se confondent. Le refoulement n’est plus possible, tout mécanisme de protection est levé.

 

Le masque met en lumière l’obscène d’une double perte, celles de « perdre la face » et de ne plus avoir de vis-à-vis. Le port défie les lois de la survie. Le « souffle », le lieu de la représentation du principe vital, est perverti par le masque. Celui-ci devient un fétiche source d’obscénité et annulant la procédure du refoulement. Il exhibe le spectacle de notre propre mort. Le masque est alors le surgissement de l’image angoissante de la tête de Méduse, la révélation de quelque chose d’innommable.

 

Effraction du Réel

La formation politique des classes dominées étant détruite, il n’y a plus de limite à la jouissance du pouvoir. Celle-ci peut alors se déployer hors sens et hors droit. Tout ordre juridique n’est plus seulement déconstruit, mais banni. N’ayant plus de place, il n’a simplement plus lieu d’être.

La démonstration du pouvoir, qu’il peut tout faire et tout dire, nous met face à l’effroi. L’attaque est bien plus profonde que celle produisant une fausse conscience. Elle procède à une destruction du Symbolique4, de la fonction, encadrant la violence et permettant la construction du lien social. La soumission des populations ne s’effectue plus passivement, comme dans le discours de la « lutte contre le terrorisme », mais activement dans l’engagement personnel des individus dans l’installation des mesures de « protection et de distanciation ».

 

Le port du masque détruit toute ouverture à l’Autre. Il produit une perte de l« ’appétence symbolique », de ce désir de relation se manifestant en dehors de la satisfaction des besoins élémentaires5. Il s’oppose à une poussée de la pulsion de vie, essentielle dans la mise en place d’un lien avec l’extérieur. Le port du masque corona relève alors d’une procédure d’évitement relationnel qui fait que l’autre n’existe plus. En tant que fétiche, il se substitue au lien social.

 

L’institution imaginaire de la société est détruite par « l’effraction du réel comme non sens pur »6. Le « faire voir » répété, cette obscénité compulsive a pour objet de nous pétrifier. La sidération produit un phénomène de « fusion instantanée » avec la « Chose », avec ce qui est dit et montré. Ainsi, la dé-subjectivation, à laquelle conduit ce processus, amène le sujet à « être vidé de soi même jusqu’à faire corps avec la source sidérante ».

 

Dans cette « crise » l’obscénité est omniprésente. Elle ne cesse de se donner en spectacle et de convoquer notre regard. Le port du masque repose sur sa banalisation. Son obscénité ne se limite pas à montrer ce qui ne doit pas être vu, elle fait que le masque devient lui-même un objet-regard7.

 

Pour le pouvoir, tout doit se voir. Il en résulte une dissolution de l’espace privé, de l’espace intime, au profit d’une seule et unique jouissance — celle de l’œil absolu. Dès lors, « un […] fantasme domine cette […] inquiétante phase de la civilisation : être maître du visible, c’est être maître du monde »8.

 

L’obs-cène

Le masque coronavirus ne porte plus une voix s’adressant à l’Autre, comme dans la tragédie grecque. Au contraire, il fait taire, il supprime la parole. Il enlève toute protection et s’offre au réel du regard. Il est l’objet-regard, bien connu des mythes grecs, celui de la méduse qui nous pétrifie.

 

L’individu fusionne alors avec l’exhibition de sa faiblesse et met seulement en scène la jouissance du pouvoir. On ne porte plus un masque on devient le masque. Le port est alors le déploiement d’une obscénité qui paralyse le sujet, car il supprime tout repère et renverse l’ordre symbolique. Le porteur fait l’expérience de la disparition de l’Autre. Ce masque provoque ainsi une rencontre avec l’obscène. L’obscénité est un « faire voir » de ce qui devait être à l’abri du regard. Il est l’aversion du sens.

 

L’obscène a pour effet de menacer directement la capacité de tout être humain à installer en lui le refoulement, un mécanisme de défense lui permettant de ne pas être constamment habité par ce qui le menace. Le refoulement n’est possible que si il y a une représentation qui médiatise la Chose.

 

Le masque force le regard et, en même temps, le repousse9. Il renverse le processus de voilement et de dévoilement. Le sujet se trouve alors dans la transparence, son intimité est exposée. Il s’attaque ainsi à la capacité de la personne à installer, en elle, le refoulement. L’individu, ne pouvant plus attendre l’aide de personne, se trouve dans un état de « dé-tresse », témoignant d’un dénouage du lien social, d’une situation d’isolement.

 

Si la « scène » est le lieu de l’action politique, de la prise de décision, l’« ob-scène » est, au contraire, un effet de la séparation des hommes entre eux, le résultat de l’impossibilité de faire appel à l’Autre et de former un nous10.

 

L’obscène du discours sur la « pandémie » exhibe le non-sens. Ainsi, le port du masque est obligatoire, bien que les autorités admettent qu’il ne protège pas du virus. L’« ob-scène » relève du Réel lacanien, « c’est l’expulsé du sens, c’est l’impossible comme tel, l’aversion du sens »11. L’existence de l’im-monde, à savoir ce qui n’est pas monde, voilà le Réel. Le questionnement est mis hors scène, il est tenu pour inexistant. L’obscène, comme une « surabondance d’être », conduit au non-être. Il occupe tout le lieu du visible et menace l’appartenance du porteur de masque à l’ordre humain.

 

Un renoncement au visage

Les Grecs anciens concevaient le visage comme caractéristique de l’espèce humaine. Leur masque n’est pas séparable du visage qu’il dissimule et révèle. Il était articulation de l’imaginaire et du symbolique. Avoir un visage, est ce qui répond à avoir un nom dans le registre symbolique. Le masque grec porte une voix qui devient parole, il articule un rapport symbolique avec l’Autre.

Le visage est aussi le lieu de l’imaginaire et est un lieu significatif du rapport au politique. À ce niveau, le visage est le masque qui sert de leurre dans le semblant des rapports humains. Il incarne l’expression de Rimbaud, reprise par Lacan : « Je est un autre ».

 

Au contraire, le masque coronarien, comme renoncement au visage et au désir d’avoir un vis à vis, est un rejet de l’Autre et de soi-même en tant que personne. Il est un abandon de notre humanité et est avant tout un « faire voir », une exhibition de la soumission à l’autorité.

 

Il n’est pas une représentation, mais une présentification de l’absence, il ne dédouble pas le visage, il l’efface. Ce n’est pas un masque, car précisément il exclut le sujet du jeu des semblants et du rapport avec l’Autre.

 

Ici, le masque, qui voile le visage, renvoie à « l’image béante de laquelle le sujet ne peut s’absenter12 », celle que lui a donné le pouvoir et dont il ne peut plus se défaire, celle d’être, non plus une personne, mais d’être personne. Il relève de l’enfermement dans le Réel, dans le surmoi. La personne du porteur est anéantie, confirmant que : « dans tous les cas, la formation de l’individu n’est pas un processus interne. Elle procède de l’extérieur, dans le vis-à-vis avec autrui13 ».

 

Placé hors symbolisation, le discours du pouvoir s’impose comme mode de donation du Réel. Les propos ne sont pas émis afin d’être crus. Ce qui compte n’est pas l’objet de l’énonciation, mais bien la place d’où l’on parle. C’est le lieu, celui du pouvoir et de ses « experts », qui doit être cru. La foi inconditionnelle en la voix est bien, comme nous l’a montré Jacques Lacan, la marque de la psychose. Car « leurs voix, ce n’est pas que les psychotiques y croient, ils les croient14 ».

 

La parole, n’étant pas symbolisée, opère comme un réel hallucinatoire15. En l’absence de coupure avec la « chose », les individus ne l’analysent pas, mais l’éprouvent. Ainsi, ils ressentent l’événement et font corps avec la source sidérante, avec l’œil du surmoi leur ordonnant de jouir de l’exhibition. Étant « Un » avec elle, ils n’ont pas de manque et pensent alors disposer de tout le savoir nécessaire sur qui est exhibé. Alors, la pandémie existe, car le port du masque en témoigne. L’exhibition de ce fétiche devient alors une jouissance éprouvée.

 

Le masque support de la psychose

Le masque coronavirus est au cœur du dispositif « sanitaire ». Il produit une auto-mutilation de son porteur16 et exclut le tiers. Grâce à la rupture avec toute instance tierce, toute distance avec le discours sur la pandémie est annihilée, permettant un éternel retour du traumatisme.

En l’absence de la possibilité d’utilisation de l’édifice du langage, c’est l’organe qui « fait fonction », qui se substitue ainsi au processus de symbolisation. Dans la pandémie, c’est le port du masque qui assume ce rôle. Ce faisant, il s’oppose à toute possibilité de symboliser l’effraction du Réel produite par la machine épidémique. L’objectif poursuivi est de promouvoir, par un surcroit pulsionnel, un sentiment de dépossession de soi, une volonté d’abandon de son humanité.

 

Le port du masque traduit un renoncement à rester des êtres humains. L’individu est alors assujetti au Réel produit par le spectacle de la « pandémie ». Il n’y a plus de distance possible entre l’individu et la maladie. Comme dans le « Je suis Charlie », le masque exhibe « je suis corona ». Alors, le corps ne parle plus, il se réduit à un « lieu d’effraction de jouissance »17.

 

Dans son séminaire L’envers de la psychanalyse, Jacques Lacan montre que « toute formation humaine a par essence, et non pas par accident, de réfréner la jouissance18 ». La finalité du lien social est de la contenir en l’encadrant, ce contrôle étant une condition du devenir humain. Dans la « guerre contre le coronavirus », l’organisation/désorganisation de la société n’a plus cet objectif. Au contraire, il s’agit d’enfermer les populations, dans « la jouissance absolue de l’Autre que l’on rencontre dans la psychose »19. Le « covidisme » est alors une religion reposant sur un impératif de jouissance, placé au-delà de la loi et au-delà du principe de plaisir.

 

Grâce à la forclusion de l’ensemble des institutions imaginaires de la société, permettant de constituer un « nous », les porteurs se présentent, « un à un », avec une identité de covidé. Ils finissent alors par se confondre avec l’image du masque. Le port généralisé nous inscrit dans la mêmeté, ainsi que dans une relation incestueuse avec le pouvoir, dans un rapport où le symbolique est désamorcé. La « pandémie » devient alors une machine mimétique, un système d’auto-destruction.

 

 

 

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17 août 2021 2 17 /08 /août /2021 14:04

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