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21 juin 2021 1 21 /06 /juin /2021 11:29

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10 juin 2021 4 10 /06 /juin /2021 09:56

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10 juin 2021 4 10 /06 /juin /2021 09:54

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8 juin 2021 2 08 /06 /juin /2021 09:39

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2 mai 2021 7 02 /05 /mai /2021 17:03

Michel Onfray défraye une fois de plus la chronique, son anticommunisme devient une profession de foi, une posture de choix qui lui ouvre les médias comme un véritable sésame, nous avons déjà connu de ces anarchistes qui à force de glisser sur la pente de leur haine de prédilection finissent à l'extrème droite . Nous avons connu un certain Faurisson qui à force de dire des énormités a fini par les croire et par passer sur l'autre bord, celui du négationnisme. De révisionnisme en révisionnisme, ils nous refont l'histoire avec toujours les mêmes ingrédients, l'anticommunisme et l'antisémitisme. Car tout de même oser dire ce que dit ce monsieur, à savoir que les communistes ont collaboré et qu'ils étaient antijuifs, quand on sait quelles étaient les origines de nombre d'entre eux, c'est dire qu'ils se crachaient eux-mêmes à la figure et s'autodésignaient aux nazis, mais c'est surtout blanchir Vichy et le laver de ses amalgames pourtant bien connus, relayés par ses hommes-liges, lorsque ceux-ci dénonçaient les judéo-communistes à longueur d'onde et de propagande. Gilbert Rémond

 

Lettre ouverte de Leon Landini, Président de  l’Amicale des Anciens FTP-MOI des Bataillons Carmagnole-Liberté, à l'adresse de Ardisson, Société de production de l’émission (salut les terriens) du 2 mars dernier où était invité Onfray.

Monsieur,

C’est avec retard que nous avons pris connaissance de votre émission, dans laquelle vous permettez au sieur Onfray, de vomir son anticommunisme, mettant en cause les FTP-MOI (Franc-Tireur et Partisans de la Main d’Œuvre Immigrée) et en offensant les communistes que nous sommes.

Cet individu, affirme que les communistes français (dont les FTP-MOI étaient un des bras armé) ne sont entrés en Résistance qu’après l’attaque allemande contre l’Union Soviétique et que pendant deux ans ils ont collaboré avec les nazis et qu’ils étaient anti-juifs. Et cette crapule ose ajouter : « Nous leur accorderons tout de même le bénéfice du doute sur les horreurs de la Shoah. En avaient-ils connaissance ? Les idolâtres les plus fanatisés vous diront que non …. ».

Oser prétendre, comme il l’a dit, que peu ou prou nous aurions participé à la Shoah, relève  de la diffamation. Il est intolérable que vous rendiez ces vilénies publiques et cela ne vous honore pas de permettre à cet histrion de se donner en spectacle dans votre émission.

Pendant la guerre, même les collaborateurs les plus pourris n’ont jamais  accusé les communistes et les FTP-MOI d’être anti-juifs, bien au contraire, ils nous désignaient sous l’appellation de judéo-communistes. D’après Onfray, ceux qui nieraient ses fausses révélations ne seraient que « des idolâtres les plus fanatisés ». En ce qui nous concerne, nous anciens FTP-MOI faisons partie de « ces fanatisés là » qu’il ait donc le courage de venir raconter ces saloperies dans une de nos réunions  et il pourra constater à loisir que des vieillards fanatisés de 90 ans seront encore capables de lui faire avaler ces insanités.

Il convient de rappeler, que les combattants FTP-MOI des bataillons Carmagnole-Liberté (unité que des historiens désignent aujourd’hui comme « Le fer de lance de la Résistance armée française») ont été créés à l’initiative du Parti Communiste.

Les premiers engagés dans ces unités étaient des anciens des Brigades Internationales en Espagne et la majorité des dirigeants de la M.O.I. ainsi qu’une partie de ses combattants étaient d’origine juive, comme le prouve le nom des  fusillés de l’Affiche Rouge.

Dans les cinq premiers créateurs de Carmagnole, il y avait, trois anciens des Brigades Internationales, mais tous les cinq étaient d’origine juive. Nous accuser  de porter une part de responsabilité dans la Shoah, c’est nous accuser d’avoir participé à la déportation de nos propres familles, car à la libération combien d’entre nous se sont retrouvés tout seuls, leurs familles ayant totalement disparu dans les fours crématoires d’Auschwitz

Ces affirmations sont innommables et tous les mots orduriers figurant sur les dictionnaires sont encore faibles pour dire ce que nous pensons de votre hôte parasite.

Afin que vous sachiez, afin que vous connaissiez les falsifications historiques et les vilénies que vous avez permis de rendre publiques à l’odieux Onfray, nous allons  vous démontrer par des preuves incontestables, que les communistes sont entrés les premiers en Résistance contre les nazis. Oui ! Nous disons bien les premiers ! Et ci-dessous nous allons vous le démontrer.

Voici quelques unes des prises de position et d’opérations militaires effectuées bien avant l’attaque avant l’attaque contre  l’Union Soviétique.

Commençons par le début.

Dès 1936 beaucoup de communistes Français à l’appel de leur Parti, s’engagèrent comme volontaires dans les Brigades Internationales afin de porter secours au peuple espagnol agressé par le général Franco, qui s’était insurgé contre son propre gouvernement.

Ce général renégat, était aidé dans ses combats contre la République espagnole, par les nazis et les fascistes italiens venus lui prêter main forte.

Bien des années après, le gouvernement français reconnaissait que ceux qui s’étaient engagés et battus dans les Brigades Internationales, n’avaient pas seulement combattu pour défendre la République espagnole, mais qu’ils avaient également été les premiers à  prendre les armes pour la défense de la  liberté de notre pays.

En reconnaissance des services rendus à leur Patrie, le gouvernement Français leur a attribué la  Carte de Combattant.

Le 6  Juin 1940 : Le Parti Communiste Français, charge le philosophe Georges Politzer (qui sera fusillé par les nazis) de remettre au ministre Anatole de Monzie un texte en cinq points rédigé par Benoît Frachon. Le dernier point est ainsi libellé : « Il faut armer le peuple et faire de Paris une citadelle inexpugnable ». Il s’agit en fait du premier appel à la Résistance ouverte alors que la France n’a pas encore été envahie. On retrouve l’esprit et parfois la lettre de ce texte dans les tracts clandestins qui seront plus tard diffusés par les militants communistes. (Il en existe des exemplaires au Musée de la Résistance Nationale à Champigny).

Le 16 juin 1940 Les communistes brestois constituent leur premier dépôt d’armes au Bouguen, provenant d’armes abandonnées par l’armée anglaise.

Le 17 juin 1940 : Charles Tillon, Responsable National du PCF et futur commandant en chef de tous les Francs-Tireurs et Partisans (FTP) était chargé par la direction du PCF, de réorganiser le Parti Communiste dans le Sud-ouest après les nombreuses arrestations, opérées dans les rangs de PCF.  Il lance, un véritable appel à la résistance contre le fascisme hitlérien.   Voici quelques phrases de cet appel : « Mais le peuple français ne veut pas d’esclavage, de la misère et du fascisme …. Nous sommes pour un gouvernement, rétablissant la légalité du Parti Communiste, luttant contre le fascisme hitlérien. Nous sommes le nombre nous seront la force.  Peuple des usines, des champs, des magasins et des bureaux, commerçants, artisans et intellectuels, soldats, marins et aviateurs encore sous les armes, unissez vous dans l’action ». Il s’agit bien là du premier véritable appel à la résistance contre le fascisme hitlérien lancé après l’occupation de notre pays. Il est utile d’ajouter  que des milliers de tracts reproduisant cet appel, furent distribués dans les rues de Bordeaux par des militants communistes.

En Juillet 1940 : A Nantes une famille d’instituteurs communistes nommée Leroy, à saboté une centrale électrique et participé à une distribution de tracts appelant à la Résistance.

Le 10 juillet 1940 : L’appel de Maurice Thorez et de Jacques Duclos qui déclare : « Un peuple comme le notre ne sera jamais un peuple d’esclaves ».

En août 1940 : « Dans le Nord, les communistes, Eusebio Ferrari, les frères Martel, les frères Camphin, Debarge et quelques autres incendient plusieurs véhicules de l’armée d’occupation et font sauter un train allemand ».

Le 29 septembre 1940 Le commissaire central du département, adresse un rapport au préfet de l’Aube : « Activité du Parti communiste, j’ai l’honneur de vous signaler que le Parti Communiste aurait organisé le ramassage sur tout le territoire des armes abandonnées par l’armée française pour en constituer des dépôts clandestins ».

Le 5 octobre 1940 Un rapport de Vichy fait état : «Que le communisme est devenu le symbole de l’indépendance nationale par contraste avec la résignation générale.

Octobre 1940 Le SS Sturmbahfuhrer Karl Bomelburg, chef de la Gestapo à Paris, signale à ses supérieurs le danger important auquel l’occupant est confronté : « Quoiqu’interdit le Parti Communiste est le seul des anciens Partis qui déploie encore une forte activité ».

Le 30 octobre 1940 : L’O.S. (l’Organisation Spéciale du Parti communiste) qui combattait déjà depuis quelques temps contre les occupants, a été officiellement homologuée (après la libération)  « Unité Combattante le 30 octobre 1940 » par le ministère des Armées Françaises. Ces groupes spéciaux, constitués par le PCF en 1939, pour la protection des militants communistes recherchés par la police de Vichy, étaient des hommes aguerris, beaucoup avaient servi dans les Brigades Internationales en Espagne. Parmi les premiers animateurs de l’O.S. se distingueront des hommes qui paieront de leur vie la gloire des premières opérations militaires contre l’occupant.  La liste des survivants artisans de l’O.S. est moins longue que celle des morts. Tous fusillés en 1941 et 1942.

Novembre 1940 : « Julien Hapiot, dirigeant communiste dans le Nord et Georges Capel incendient un parc automobile Allemand ».

Le 4 décembre 1940 : « Roger Landini, dirigeant des jeunesses communistes dans le Var, avec ses camarades a fait dérailler en gare de triage de Fréjus-Plage, un train chargé de produits alimentaires destinés à  Allemagne ».

Le même mois : Eusebio Ferrari et Félicien Joly font sauter un train allemand et dynamitent la génératrice et la station de Bénory-Cumichy

Le 11 décembre 1940 Au sud-est de Dijon,  les groupes de l’O.S. dirigés par Jean Mahon, Chalon et Grillot, font dérailler un train de marchandise, partant pour l’Allemagne.

Le 10 mars 1941, un groupe de l’O.S. abat trois soldats allemands au port de commerce de Brest.

Le 30 avril 1941 un sous officier allemand est abattu à Lambersart dans le Nord par le groupe de l’O.S. d’Eusebio Ferrari.

Le premier mai 1941 les groupes de l’O.S. sont dissouts et remplacé ce même jour par les FTPF et les FTP-MOI, qui eux ont officiellement été homologués « Unité Combattante »  à partir de ce premier mai 1941, par le ministère des armées.

Début mai 1941 A nouveau le groupe d’Eusebio Ferrari abat des soldats hitlériens à Lambersart.

Toujours en mai 1941 les FTP détruisent un parc à voitures allemand à Saint-Die dans les Vosges.

Fin mai début juin 1941 Déclenchement de la grande drève des mineurs.
Grève organisée par les communistes : Auguste Lecœur,  Michel Brûlé, Julien Hapiot, Charles Debarge.
Dans le Pas-de-Calais cette grève  rassemble 100 000 mineurs et prive les nazis d’une importante quantité de charbon.

Le 26 mai 1941 Dans un numéro illégal de L’HUMANITE  on peut lire : « Abat l’antisémitisme ! ».

Et ce ne sont là que quelques unes des multiples actions menées par les communistes. Ces quelques exemples démontrent  que les communistes, contrairement à ce qu’affirme Onfray n’ont pas attendu l’attaque contre l’Union Soviétique pour prendre les armes contre les nazis et les fascistes.

Au sujet de la scandaleuse calomnie à l’encontre de Guy Môquet,  voici quelques documents prouvant le contraire de ce qu’à écrit Onfray :

Le 30 mars 1939, sous le titre : « La dernière chance de la paix », Maurice Thorez, Secrétaire général du Parti Communiste Français écrit dans « l’Humanité » : « Le fascisme c’est la guerre. La marche des évènements depuis quelques années confirme absolument cette vérité première  …. Que faire devant la menace ? Sinon unir, sinon unir tous les peuples de bonne volonté et en premier lieu la  France, l’Angleterre, l’Union soviétique et par delà l’océan les Etats-Unis d’Amérique ? ».  Ces phrases furent déterminantes dans l’attitude à avoir pour tous les communistes, Il fallait s’unir et combattre le fascisme.

Guy Môquet, son père député communiste fut arrêté en octobre 1939.  Cette arrestation est un évènement marquant qui renforce  l’ardeur militante de Guy.

Avec l’occupation de Paris et l’instauration du gouvernement de Vichy, Guy  déploie une grande activité pour coller des « papillons » et distribuer des tracts qui reflètent la ligne politique de son Parti. La ligne étant celle qu’avait définie par Maurice Thorez et Jacques Duclos, il fallait se battre contre le nazisme et le fascisme et ses vils serviteurs du gouvernement de Vichy

Les diffamations du répugnant Onfray prouvent que Guy Môquet et ses camarades ne pouvaient qu’avoir appliquer les directives de la direction de leur Parti et prétendre autre chose comme il le fait,  relève de la salissure volontaire d’une des figures les plus emblématiques de la résistance française.

Notre lettre aura eu entre autre comme tâche de vous démontrer qu’Onfray n’est qu’un vulgaire falsificateur et que par ses calomnies il porte atteinte à tout le monde de la Résistance. Vous devriez à l’avenir choisir un peu mieux les personnes que vous présentez car nous sommes contraints de penser que vous partagez leurs avis en les présentant avec tant d’égards.

Conclusion : Onfray n’est qu’un salopard. Cela n’est pas une insulte mais une constatation.

Salopard, la définition de ce mot donnée par le dictionnaire Larousse est la suivante : « Salopard – Individu sans scrupule qui agit envers autrui d’une façon ignoble ».

          Léon Landini

Officier de la Légion d’Honneur – Médaille de la Résistance – Grand Mutilé de Guerre (suite aux tortures endurées pendant son internement) membre du Comité d’Honneur du Musée de la Résistance Nationale de Champigny.

 

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10 février 2021 3 10 /02 /février /2021 11:08

jacqueshenry

Le titre de ce billet n’a rien à voir avec le petit rappel de la naissance de la Commune de Paris pour imaginer des évènements à venir le 18 mars prochain (150e anniversaire) puisque cette date se situe dans l’avenir et n’existe pas encore. Encore une fois – et je ne me lasserai pas – ce billet rappelle des faits du passé relatifs à l’évolution du climat. Tous les spécialistes internationaux du climat se trouvant à Genève au siège de l’IPCC (des politiciens autoproclamés climatologues) ont été frappés collectivement d’amnésie involontaire (ou volontaire ?) en ignorant l’évolution du climat terrestre au cours du passé récent. Remontons donc dans le temps, vers 10000 ans avant l’ère commune, pas très loin en réalité, à une époque où la population humaine mondiale ne devait certainement pas dépasser le million d’individus, et je suis probablement très optimiste, répartis sur les 5 continents. Ils ne dégageaient que des traces de ce vilain gaz à effet de serre qu’est le CO2, et pourtant …

Les dernières traces de grands glaciers disparurent de Scandinavie et d’Ecosse il y a 8000-7000 ans avant l’ère commune alors que 10000 ans plus tôt ces glaciers recouvraient un grande partie de l’Europe et la chaine des Alpes n’était qu’un immense glacier. Vers 4000-3000 ans avant l’ère commune il y eut un brusque réchauffement du climat appelé l’Optimum post-glacial coïncidant avec l’âge du cuivre puis celui du bronze. Ce qui restait des glaciers alpins recula encore et la limite de la végétation arborée remonta en altitude à plus de 2000 mètres. Après l’apparition de l’agriculture et de l’élevage la population explosa en nombre et occupa tout l’espace disponible du continent eurasien, un immense mouvement de progrès techniques et l’apparition de peuples structurés qui agrandirent les surface arables disponibles en procédant à des déforestations à grande échelle, le bois étant utilisé pour construire des villes entières cuire les aliments et se chauffer. Durant cet optimum climatique la température moyenne globale de la Terre était de 2 à 3°C supérieure à celle d’aujourd’hui. Ce grand frémissement de l’humanité n’était pas unique à l’Europe car l’Empire chinois n’avait pas oublié de se développer de son côté et surpassait l’Europe dans de nombreux domaines technologiques et également par l’importance de sa population.

Cette longue période de prospérité généralisée liée à la clémence du climat finit par devenir un lointain souvenir avec une lente chute des températures. Des civilisations entières disparurent aux alentours de 500 avant l’ère commune. Il fallut que les hommes attendent 1000 ans pour que le climat redevienne clément entre 500 et 1200 ans de l’ère commune, un petit optimum de température aussi appelé Optimum climatique médiéval. À nouveau les températures furent de 2 degrés supérieures à celles d’aujourd’hui, et pourtant il n’y avait toujours pas de charbon en dehors de quelques exploitations minières anecdotiques essentiellement en Grande-Bretagne datant de l’occupation romaine mais le pétrole et le gaz naturel restaient encore inconnus, le combustible le plus utilisé restait le bois et les forêts européennes furent à nouveau exploitées intensivement. En dehors d’éruptions volcaniques lointaines qui perturbaient le climat seulement quelques années celui-ci fut d’une remarquable stabilité et cette période idyllique dura quelques 200 ans et durant les années 1200 à 1400 de l’ère commune le climat fut brusquement instable en Europe occidentale avec des alternances d’inondations, de sécheresses, des hivers parfois très cléments et d’autres années avec des hivers particulièrement froids et des épidémies meurtrières dont l’une décima plus de la moitié de la population européenne. Des guerres incessantes ravagèrent l’Europe : quand le climat est défavorable les êtres humains ont tendance à s’entretuer.

La mémoire humaine n’avait pas consigné dans les grimoires ces années de rêve précédant cette période agitée car le climat général commença de nouveau à s’orienter vers un répit malheureusement passager entre 1400 et 1550 de l’ère commune suivi par trois siècles plutôt froids jusqu’en 1850, le « petit âge glaciaire » qui favorisa une forte avancée des glaciers alpins jamais atteinte depuis 7000 ans avant l’ère commune. La banquise dans l’Atlantique nord atteignit certaines années les îles Faroe couvrant le nord de l’océan presque totalement depuis le Groenland. De 1890 à 1945 le climat européen fut à nouveau remarquablement clément. La mémoire humaine conduisit à analyser ces variations climatiques puisque depuis le début du XIXe siècle des relevés de température étaient disponibles et les chroniques tenues par les moines avaient consigné tous ces changements depuis le XIIIe siècle comme par exemple la date du début des vendanges dans diverses régions d’Europe ou encore le prix du pain qui constituait un indicateur indirect de l’abondance des récoltes de blé, elles-mêmes directement liée aux conditions climatiques.

Depuis 1945 les glaciers ont accéléré leur retrait et un nouvel optimum climatique contemporain s’est installé, jusqu’à quand, là est la question à laquelle les spécialistes onusiens du climat n’ont pas l’air de vouloir répondre, trop obnubilés par l’augmentation des teneurs en CO2 de l’atmosphère qu’ils considèrent comme la principale cause du « réchauffement climatique moderne », ignorant superbement toutes les fluctuations passées depuis 10000 ans alors que le début de l’ère industrielle ne date que de 200 ans justement à une époque où il faisait plutôt froid, lorsque l’exploitation du charbon puis du pétrole prirent de l’ampleur. Considérer l’ère préindustrielle comme référence pour se soucier du CO2 atmosphérique est tout simplement une vaste escroquerie. Le climat va continuer à fluctuer et on commence à comprendre quels sont les paramètres très complexes qui se superposent pour éventuellement prédire, cependant avec une large incertitude, à quelles températures les humains seront soumis durant les prochaines décennies : un refroidissement jusqu’aux alentours de 2060 puis un réchauffement sans en déterminer les amplitudes.

« Les changements du climat ont déjà eu lieu et continueront à apparaître souvent. Contrairement au message répandu durant les dernières trente dernières années, la vitesse du changement du climat est indiscernable de la variabilité naturelle. Ainsi, un phénomène parfaitement naturel est devenu la plus grande préoccupation à venir dans l’histoire ». Tim Ball

Source : Inspiré du préambule de « The Rational Climate e-Book » de Patrice Poyet paru le 22 décembre 2020 en libre accès sur internet. Tim Ball, l’un des plus grands opposants au consensus sur le réchauffement du climat est d’origine canadienne, titulaire d’un doctorat (PhD) de géographie soutenu à la Queen Mary University de Londres traitant de l’historique des changements du climat dans diverses régions du monde et leurs conséquences sociales et économiques (source Wikipedia).

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2 février 2021 2 02 /02 /février /2021 14:27

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22 janvier 2021 5 22 /01 /janvier /2021 16:30
Gloire au 17ième

A Béziers, le 18 juin 1907, les soldats du 17ème Régiment d’infanterie (les pioupious) refusent de tirer sur une manifestation de vignerons et mettent la crosse en l’air. Gaston Monthéus en a fait une chanson du patrimoine des luttes sociales


 

Légitime était votre colère,
Le refus était en grande foi.
On ne doit pas tuer ses père et mère,
Pour les grands qui sont au pouvoir.
Soldats, votre conscience est nette,
On ne se tue pas entre français ;
Refusant de rougir vos baïonnettes
Petits soldats, oui, vous avez bien fait.

Refrain
Salut, salut à vous,
Braves soldats du 17e
 ! Salut, braves pioupious,
Chacun vous admire et vous aime !
Salut, salut à vous,
A votre geste magnifique !
Vous auriez, en tirant sur nous,
Assassiné la République.

Comme les autres, vous aimez la France,
J’en suis sûr ; même vous l’aimez bien ;
Mais sous votre pantalon garance
Vous êtes restés des citoyens.
La patrie c’est d’abord sa mère,
Celle qui vous a donné le sein ;
Il vaut mieux même aller aux galères

Crosses en l’air - par Alain Raynal (Huma)

 

Béziers. Vendredi matin, 21 juin 1907. Il est environ cinq heures. « Caporal sapeur en tête, sapeurs, tambours, clairons, musique et compagnie, au signal d’“en avant”, la musique joue l’Internationale et crosse en l’air nous gravissons l’avenue d’Agde (…). La foule qui nous suit grossit de plus en plus. À notre arrivée devant la mairie elle envahit toute la place. Nous exigeons que le drapeau de la mairie soit cravaté de noir, puisque le sang a coulé à Narbonne. De là, nous allons camper sur les allées Paul-Riquet devant le théâtre… »

Ainsi témoigne le caporal Joseph-Marius Fondecave, l’un des 589 soldats en rébellion du 17e régiment d’infanterie. Ouvrier électricien né à Béziers le 11 juillet 1884, il est considéré comme l’un des principaux meneurs. Cet acte courageux et exceptionnel de mutinerie dans l’armée française s’inscrit durablement dans la conscience du mouvement progressiste et républicain. Montéhus immortalise ces «  braves pioupious  » en composant le célèbre Gloire  au 17e.

La révolte des pioupious intervient à l’apogée du soulèvement populaire qui gagne, de Nîmes à Perpignan, tout le Midi viticole. À la mévente durable du vin, se greffent la misère de tout un pays et une grave crise sociale.

Depuis le début du mois de mars, des centaines de milliers de personnes – entre 500 000 et 600 000, le 9 juin à Montpellier – se rassemblent chaque dimanche dans une ville différente. La grève de l’impôt est proclamée. Par centaines, les municipalités démissionnent. Clemenceau reste sourd aux «  cris des gueux  » languedociens. Il choisit de réprimer. Vingt-sept régiments, plus de 25 000 fantassins et 8 000 cavaliers occupent les villes. Des émeutes éclatent. La crise atteint son paroxysme les 19, 20 et 21 juin, après l’arrestation des principaux leaders viticoles. Six manifestants, dont cinq pour la seule journée du 20, tombent à Narbonne sous le feu des militaires.

Pour réprimer, les autorités ne font guère confiance aux soldats de ces régiments à recrutement local qui entretiennent souvent des liens familiaux et solidaires avec la population. Ceux du 17e sont à 80 % originaires de Béziers et des alentours. Beaucoup sont fils de vignerons ou vignerons eux-mêmes. Dans ce sud profondément républicain, les idées socialistes gagnent du terrain.

Repérés pour leur propension à chanter l’Internationale, les troupiers du pays restent pleinement solidaires de la révolte vigneronne. Quelques jours plus tôt, les soldats du 100e d’infanterie de Narbonne s’étaient installés sur le mur de la caserne pour saluer les manifestants. L’état-major décide d’éloigner de Béziers les soldats du 17e.

Le 18 juin au soir, ils partent à pied pour Agde, distante d’une vingtaine de kilomètres. La population tente de s’opposer à ce départ. Les gendarmes interviennent. Le jeudi 20 juin, dans Narbonne assiégée, cinq manifestants dont une jeune fille de vingt ans meurent sous les balles. Des nouvelles dramatiques parviennent aux oreilles des pioupious. Ils craignent que la répression frappe la population et leurs amis de Béziers. Dans la soirée, ils refusent de rejoindre le cantonnement. Ils prennent une poudrière d’assaut.

L’un des mutins, François-Joseph Rabat, raconte  : «  La mutinerie partit du couvent où étaient cantonnés les 1er et 2e bataillons, qui se dirigèrent vers la caserne Mirabel. Il y avait des civils mélangés aux soldats, aucun officier. Cela commençait à barder. Le plus spectaculaire fut quand la grosse poutre qui servait pour l’exercice fut enlevée pour attaquer les portes de la poudrière. Alors les caisses de munitions furent portées au milieu de la cour. Il y en avait qui faisaient la distribution, d’autres se servaient.  » Crosses en l’air, les mutins quittent Agde vers 23 heures, direction Béziers.

Sur les allées Paul-Riquet, des conciliabules se prolongent toute la journée du 21 juin entre les soldats, des membres du comité viticole, la hiérarchie militaire et le sous-préfet. Dans l’après-midi, un message attribué au président du Conseil – il sera ultérieurement révélé qu’il n’a jamais été signé par Clemenceau – assure que les mutins ne seront pas individuellement punis s’ils regagnent la caserne. Les soldats acceptent.

Trois jours plus tard, après avoir été regroupés dans un bataillon d’épreuve, ils sont embarqués vers la Tunisie. Destination Gafsa, 250 kilomètres à l’intérieur du désert.

Une rumeur tenace veut que ces pioupious aient été volontairement massacrés en 1914-1918. Les historiens réfutent aujourd’hui cette thèse. Affectés à d’autres régiments, ils ont été victimes de «  la grande boucherie de 14-18  » dans les mêmes proportions que les autres jeunes soldats.

La révolte de ces mutins de la République reste riche d’enseignements. Pour Jean Jaurès  : «  Elle est pour tous les hommes de pensée libre et de droite conscience une leçon salutaire qui portera ses fruits.  » Quant à Joseph Fondecave, il souligne dans son témoignage  : «  Nous aurons du moins montré au monde qu’il y a encore des soldats qui ne sont pas les assassins de la classe ouvrière.  »

Alors que tout le Midi viticole se soulève au printemps 1907, les conscrits du 17e régiment d’infanterie, natifs du pays et solidaires de la population locale, se mutinent. 


Une révolte qui a profondément marqué les consciences. Témoignages et bibliographie. L’ensemble des témoignages recueillis des mutins du 17e régiment de Béziers sont reproduits dans l’ouvrage 
de Rémy Pech et Jules Maurin 1907, les mutins 
de la République. La révolte du Midi viticole – La rumeur 
de Béziers, réédité en mars 2013 aux Éditions Privat. Celui de Joseph Fondecave a aussi été publié dans l’Humanité datée du 19 juin 2007. À lire également  : 1907-2007  :

les vendanges de la colère, d’Alain Raynal, Christophe Deroubaix et Gérard Le Puill, éditions Au Diable Vauvert-l’Humanité (2007).

Alain Raynal
Mercredi, 14 Août, 2013


 

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2 janvier 2021 6 02 /01 /janvier /2021 11:05
L'avis Tranchant d'Alain Tranchant

 

Depuis son Institut marseillais, le professeur Raoult vient d'accorder un long entretien au quotidien sénégalais "Le Soleil", "des échanges qui marquent une vie", selon l'un des participants. L'intégralité de cette interview a été reproduite sur "France Soir". Elle révèle l'homme, sa personnalité, son désintéressement ("je n'aime pas l'argent, je ne regarde que les résultats que j'obtiens tous les jours"), son investissement personnel total dans la lutte contre la pandémie et au service des malades.

Si le directeur de l'IHU Méditerranée Infection se déclare "insensible à tous les mouvements de ses détracteurs", les attaques en règle qu'il a subies depuis des mois laissent cependant des traces dans l'opinion. Je dédie par conséquent ces quatre vérités aux anti-Raoult par principe, aux personnes qui ont été abusées par le dénigrement médiatique et "confraternel" dont il a été l'objet, à Jean Castex qui a avoué à l'Assemblée nationale son ignorance d'un traitement contre la Covid-19, au Président Macron qui n'a pas été au bout de la logique de son déplacement à Marseille en avril dernier. 
 

1. L'hydroxychloroquine, solution contre la Covid-19

"Cela fait 25 à 35 ans que Didier Raoult prescrit cette molécule "pour traiter d'autres maladies infectieuses, c'est un médicament anodin qui ne soigne pas que le paludisme". Il a d'ailleurs été "le traitement de référence lors du premier SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère)".

Outre que le Plaquénil était en vente libre dans nos pharmacies jusqu'en janvier 2020, la preuve irréfutable de la sécurité du médicament nous vient d'Afrique où "tout le monde en a consommé (...). Donc, si c'était un poison mortel, il aurait fait beaucoup de ravages". Et, non seulement le médicament n'est pas dangereux, mais il guérit. Le bilan provisoire de la pandémie à Marseille le démontre : 350 000 tests réalisés, révélant 17 à 18 000 cas positifs. "Nous avons traité plus de 10 000 personnes avec l'hydroxychloroquine, et eu les taux de mortalité les plus bas au monde". Avec un taux de 1 pour 1 000, "il n'y a nulle part au monde une mortalité pareille".

Sur les 13 000 patients soignés dans l'IHU, 1 800 ont fait l'objet d'une hospitalisation, et deux décès seulement sont intervenus. C'est la raison pour laquelle le professeur Raoult n'entend pas "changer pour essayer et obtenir hypothétiquement quelque chose qui donnerait de meilleurs résultats". Et voilà pourquoi, à ce niveau de mortalité qui ne bouleverse pas l'espérance de vie, "rien ne justifie que les trois quarts de la population soient terrifiés".

Dix mois de lutte contre la maladie apportent une grande leçon : "Si les malades de la Covid-19 sont pris en charge très tôt, on a une mortalité très faible (...) ; on évite les formes graves, l'essoufflement apparaît juste avant la détresse respiratoire". Et une consécration internationale : désormais, "179 études attestent d'une efficacité significative de 80 % de l'hydroxychloroquine sur la Covid-19. C'est donc énorme !" En effet !

2. Le diagnostic, faiblesse des pays occidentaux

"Il n'est pas indiqué de s'affoler", et "il faut toujours surveiller". Ce sont les maîtres-mots du professeur Raoult. Hélas ! "les pays qui n'ont pas l'habitude des maladies infectieuses s'affolent (...) et la pandémie a été gérée dans les pays occidentaux comme si elle n'était pas une maladie infectieuse contagieuse".

"En Occident, poursuit-il, à chaque nouveau problème il faut une nouvelle réponse souvent motivée par d'énormes enjeux financiers. C'est ce que j'ai essayé d'expliquer au plus haut niveau. On a sous-estimé l'hydroxychloroquine parce que les gens sont arrogants". Il est regrettable que le recyclage des anciennes molécules ne soit "pas compatible avec l'économie actuelle".

Dans l'actuel modèle occidental, "ce sont les industries qui font les essais", alors qu'à l'IHU existent "toutes les technologies et l'équipement pour faire nos recherches en toute indépendance". Il y a là, certainement, un vrai thème de réflexion pour demain.

3. Le soin, supériorité de l'Afrique et de la Chine

"Si beaucoup de pays africains s'en sortent mieux que certains pays développés qui ont plus d'équipements et de ressources humaines", c'est que "le soin, la prise en charge directe des gens" sont "restés au coeur de l'Afrique". 

Par opposition, "dans certains pays européens, nous sommes arrivés à un moment où on disait aux gens : "N'allez pas voir votre médecin !" Pour Didier Raoult, "c'est une remise en cause de l'histoire de l'humanité (...). Penser qu'on pouvait soigner cette maladie en se passant des médecins, ce n'est pas possible, c'est une erreur !"

Alors que l'on considérait en France que "puisqu'il n'y a pas de nouveaux médicaments, il faut être prudent, il faut attendre", les Chinois et les Africains faisaient un autre choix : "prendre ce qui est à leur portée pour soigner les malades".

Au total, le Sénégal "peut être fier de la manière dont il a géré cette crise sanitaire". 

Commentaire personnel : et si on pouvait en dire autant de la France ? Et si le protocole marseillais avait été appliqué dans l'ensemble de l'Hexagone ? Quel motif de fierté, et de foi en l'avenir, pour le peuple français !

4. Le vaccin, antidote à la faillite des économies occidentales

L'analyse du professeur Raoult ne souffre malheureusement pas de contestation : "Le monde est en état de panique économique. Donc, pour sauver l'économie, il faut un vaccin".

Deux types de vaccins existent. "Le premier ressemble à celui utilisé contre la grippe". Le second "est plus aventureux. On n'a pas d'expérience sur ce type de vaccin. C'est le vaccin de messager avec de l'Arn". Et nous n'avons ni "l'expérience de ce produit sur un million de personnes", ni "une idée exacte de leur degré d'efficacité". Il sera "beaucoup plus facile de se faire une opinion" sur ce produit si les Américains parviennent à réaliser leur programme de "vaccination de 100 millions de personnes".

En attendant, le professeur relève une contradiction flagrante. Pour ce nouveau type de vaccin qui comporte "des inconnues", on dit à la population concernée par la vaccination : "vous ne risquez rien". Alors que pour l'hydroxychloroquine, "molécule connue il y a plus de 70 ans, on disait aux gens de ne pas l'utiliser parce que les effets indésirables étaient inconnus". "C'est étrange !", observe -t-il. 

L'alternative est simple. Ou bien, "on perçoit la Covid-19 comme un risque qui mettra en faillite tous les pays développés", et la vaccination s'impose "en prenant les risques que les vaccinés développent des effets secondaires". Ou bien, on veut bien admettre que "la maladie ne tue que ceux qui ont plus de 90 ans", et alors "est-ce que cela justifie que nous prenions le risque de vacciner la population ?"

Parce que "les virus à Arn (comme la Covid-19) mutent 100 fois plus que les virus Adn" et qu'ils produisent "de multiples épidémies", le professeur Raoult est d'"avis" qu'il convient de "préparer un vaccin avec plusieurs souches différentes".

Conclusion, toute personnelle encore. Le président de la République et son gouvernement ayant délibérément écarté toutes stratégie nationale de traitement de la maladie (aucune consigne des Agences régionales de santé aux médecins généralistes), leur politique de santé tient en une formule : "quoi qu'il en coûte", vacciner. Et, si le peuple français n'obtempère pas, alors - n'en doutons pas ! - viendra le temps du passeport vaccinal, c'est-à-dire des activités et des lieux réservés aux personnes vaccinées.

Ainsi, la vaccination, qui n'est pas obligatoire en droit, le deviendrait en fait.

 

 

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1 décembre 2020 2 01 /12 /décembre /2020 10:12

Le « gamin en or » (pibe de oro) Diego Maradona est mort d’une crise cardiaque à l’âge de soixante ans, quatre ans jour pour jour après Fidel Castro. Nous rediffusons le billet qu’Olivier Pironet consacrait à ses engagements politiques. « Maradona n’a jamais cherché à dissimuler ses sympathies pour le chavisme comme pour le socialisme latino-américain ».

Le blog du Monde Diplo, le 25 novembre 2020


L’Argentin Diego Maradona, figure mondiale du football, fait l’objet d’un nouveau film documentaire réalisé par le cinéaste britannique Asif Kapadia. Il sera projeté ce 19 mai au Festival de Cannes. L’ancien joueur, qui s’est souvent illustré par ses frasques en dehors du terrain, est également un homme très ancré à gauche. Et qui ne s’en est jamais caché, au risque de… déplaire. Retour sur trente ans d’engagements.

Lex-prodige du ballon rond Diego Armando Maradona, actuel entraîneur de l’équipe mexicaine des Dorados de Sinaloa, a récemment écopé d’une amende par la fédération de football du Mexique. Il faisait l’objet d’une procédure disciplinaire pour manquement à la « neutralité politique et religieuse » qu’impose le code éthique de l’instance sportive. Son « forfait » ? Le 31 mars dernier, lors de la conférence de presse organisée après un match remporté par les Dorados, l’Argentin a tenu à « dédier ce triomphe à Nicolás Maduro [le président du Venezuela] et à tous les Vénézuéliens qui souffrent », et en a profité pour étriller les États-Unis de M. Donald Trump, responsables à ses yeux de la crise que traverse Caracas : « Les shérifs de la planète que sont ces Yankees croient qu’ils peuvent nous piétiner parce qu’ils ont la bombe la plus puissante du monde. Mais non, pas nous. Leur tyran de président ne peut pas nous acheter » (1).

Le « gamin en or » (pibe de oro) — le surnom de Maradona en raison de son génie précoce né sur les terrains vagues du bidonville où il a grandi — n’en est pas à son premier coup d’éclat en faveur de M. Maduro. En tout début d’année, il a publié sur les réseaux sociaux un message de soutien à l’attention du chef de l’État vénézuélien, en butte à la contestation conduite par M. Juan Guaido, autoproclamé « président par intérim » avec la bénédiction de Washington : « Malgré les traîtres et l’impérialisme qui veulent gouverner le Venezuela, le peuple a réélu Nicolás Maduro à la présidence. Hugo Chávez nous a montré la voie et cette voie c’est Nicolás Maduro (…). Ils n’ont pas réussi avec Fidel [Castro], ils n’ont pas réussi avec Hugo, encore moins avec vous. Le Venezuela vaincra ! » Au cours de la campagne présidentielle vénézuélienne de mai 2018, l’ancien numéro 10 argentin est allé jusqu’à « mouiller le maillot » : il s’est rendu en personne au dernier meeting de M. Maduro, à Caracas, et s’est présenté à la tribune comme son « soldat ». En août 2017, alors que le Venezuela connaissait de graves violences, il lui avait déjà témoigné son appui, se disant même « chaviste jusqu’à la mort ».

Diego Maradona n’a jamais cherché à dissimuler ses sympathies pour le chavisme comme pour le socialisme latino-américain. On a pu ainsi le voir à plusieurs reprises aux côtés de feu Hugo Chávez, le fondateur de la « révolution bolivarienne » vénézuélienne. Notamment lors du « sommet des peuples » organisé à Mar del Plata (Argentine) en novembre 2005. Ce rassemblement altermondialiste se déroulait en marge du IVe Sommet des Amériques qui réunissait, entre autres, les deux « ennemis » George W. Bush et Hugo Chávez. Arrivé sur place après une nuit passée à bord du « train de l’Alba  » (2) en compagnie de M. Evo Morales (futur président de la Bolivie) et de nombreux militants opposés au projet de zone de libre-échange régionale promu par Washington, Maradona s’est distingué, avant d’embarquer à Buenos Aires, par une sortie musclée contre le président américain : « Je suis fier, en tant qu’Argentin, de pouvoir monter dans ce train pour exprimer mon rejet à l’égard de cette poubelle humaine que représente Bush. Je veux que tous les Argentins comprennent que nous luttons pour la dignité (3) ». Le leader vénézuélien l’invitera sur l’estrade pendant le discours qu’il prononce le 4 novembre 2005 au stade de Mar del Plata. « Vive Maradona, vive le peuple ! », scande Chávez à l’unisson avec la foule. À sa mort en 2013, Maradona appellera à « poursuivre l’héritage » d’« El Comandante » et à « continuer la lutte ». Car il « a changé la manière de penser des Latino-Américains qui [s’étaient] soumis leur vie entière aux États-Unis ». (4)

Avant Nicolas Maduro, Hugo Chávez et Evo Morales, il y eut Fidel Castro. En 1987, alors au sommet de sa gloire avec le club de Naples et l’Albiceleste (champion d’Italie avec l’équipe napolitaine et vainqueur de la Coupe du monde avec sa sélection nationale, l’année précédente), le maître à jouer argentin voyage à Cuba, où il fait la connaissance du dirigeant socialiste. Il noue une relation de confiance avec Castro, qu’il dit admirer depuis toujours — « On a passé cinq heures à discuter du “Che” [Ernesto Guevara], de l’Argentine, de Cuba… (…) C’est le seul homme politique, si on peut dire, qu’on ne pourra jamais traiter de voleur, même si l’Amérique ne s’en prive pas. (…) C’est un révolutionnaire. Les politiciens accèdent au pouvoir avec le fric, lui c’est avec le fusil », explique-t-il au cinéaste Emir Kusturica. Cette amitié « révolutionnaire » se traduira par de nombreux séjours dans l’île, notamment pour soigner son addiction à la cocaïne. Présent à La Havane pour les funérailles du « líder máximo », en 2016, l’idole des terrains déplorera la perte d’un « second père ».

L’ancien champion du monde n’hésite pas non plus à s’exprimer sur le conflit israélo-palestinien. Au président de l’Autorité palestinienne, M. Mahmoud Abbas, qu’il rencontre à l’occasion de la finale du Mondial de football en Russie, à l’été 2018, Maradona déclare : « Dans mon cœur, je suis palestinien ». En 2012, évoquant la lutte des Palestiniens contre l’occupation israélienne, il confie : « Je les respecte et je les comprends ». Et lorsqu’un déluge de feu s’abat sur Gaza au cours de la guerre lancée par Tel-Aviv contre le territoire côtier, en juillet-août 2014 (plus de 2 200 morts, dont 75 % de civils), il donne de la voix pour dénoncer les massacres : « Ce qu’Israël fait aux Palestiniens est honteux » (5) .

Toutes ces prises de position détonent dans l’univers du ballon rond, où la plupart des sportifs réfléchissent au moins à deux fois avant d’afficher leurs préférences politiques, à l’exception récente de plusieurs footballeurs brésiliens. Lors de la dernière élection présidentielle au Brésil, de célèbres joueurs — Neymar, Ronaldinho, Rivaldo, Cafu, etc. — ont ainsi apporté publiquement leur appui au candidat d’extrême droite Jair Bolsonaro (6), élu à la tête du pays le 28 octobre 2018. Le cœur de Maradona, penche, lui, pour l’ex-président socialiste Luiz Inàcio Lula da Silva. Emprisonné pour corruption à l’issue d’un procès controversé et banni du scrutin présidentiel de 2018, dont il était donné grand favori, « Lula » a reçu son ferme soutien : « Ils ont volé la présidence à Lula ! » (7)

Ce dimanche 19 mai 2019, Diego Maradona devait se rendre au festival de cinéma de Cannes, pour la projection d’un film documentaire consacré à ses années napolitaines (8), mais il a dû annuler sa venue au dernier moment pour raisons de santé (9). Nul doute que sa présence aurait attiré les foules, en raison de la fascination qu’il continue d’exercer. Il est très probable également que certains auraient surveillé de près ses déclarations et veillé à ce que l’idole des stades ne commette pas de « dérapages idéologiques » : à l’heure où les médias et une bonne partie de la classe politique brandissent la menace du « populisme de gauche », cela aurait forcément fait mauvais genre sous les ors du Palais des Festivals.

Olivier Pironet

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7 novembre 2020 6 07 /11 /novembre /2020 16:27

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7 novembre 2020 6 07 /11 /novembre /2020 16:03

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27 octobre 2020 2 27 /10 /octobre /2020 16:53

L'analyse d'une scientifique de haut niveau à la portée de toutes et tous !

 

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24 octobre 2020 6 24 /10 /octobre /2020 10:02

Ci après le point de vue d'un mécréant laïc...

Avant toute interprétation il faut donner du sens aux mots et connaître le contexte dans lequel se sont déroulés les événements.

D'abord quelques précisions (source wikipédia) mais qui ont vocation universelle:

 

Sur l'Histoire

L’histoire, souvent écrit avec la première lettre majuscule, est à la fois l’étude et l'écriture des faits et des événements passés quelles que soient leur variété et leur complexité. L'histoire est également une science humaine et sociale. On désigne aussi couramment sous le terme d’histoire (par synecdoque) le passé lui-même, comme dans les leçons de l'histoire. L'histoire est un récit écrit par lequel des hommes et des femmes (les historiens et historiennes) s'efforcent de faire connaître les temps révolus. Ces tentatives ne sont jamais entièrement indépendantes de conditionnements étrangers au domaine telle que la vision du monde de leur auteur ou de sa culture, mais elles sont censées être élaborées à partir de sources plutôt que guidées par la spéculation ou l'idéologie.

 

Sur les représentations graphiques ou Aniconisme:

L'aniconisme est l'absence de représentations matérielles du monde naturel et surnaturel dans différentes cultures, en particulier certaines religions monothéistes. Cette absence de représentations figuratives peut concerner les déités , les personnages saints, les humains ou certaines parties de leur corps, tous les êtres vivants, et jusqu'à tout ce qui possède une existence.

 

Sur la laïcité:

En droit, la laïcité est le « principe de séparation dans l'État de la société civile et de la société religieuse » et « d'impartialité ou de neutralité de l'État à l'égard des confessions religieuses ». Le mot désigne par extension le caractère des « institutions, publiques ou privées, qui sont indépendantes du clergé et des Églises ».

 

Mon analyse personnelle:

Pour ce qui concerne les faits (décapitation du professeur Paty) :

 

L'atrocité du crime est évidente mais encore aurait-il fallu interpeller l'auteur pour cerner sa personnalité et rechercher son ou ses commanditaires, ceux qui l'ont manipulé. Son élimination physique à la sauvette plusieurs heures après les faits alors qu'il était possible de le neutraliser ne le permettra pas tout en autorisant toute les spéculations pour ajouter une nouvelle couche, extra judiciaire, à la répression (lynchage ?) réclamée à corps et à cris par l'opinion.

 

Les enquêteurs en seront réduits à interpréter les "témoignages" et les journaleux à bavasser comme à leur habitude.

 

L'enseignant a-t-il réellement fait œuvre d'historien ainsi que défini ci-avant? Je pense plutot qu'il s'est-il laissé submerger par son idéologie produit de l'environnement ambiant et qu'il eut été préférable et moins lourd de conséquence de rappeler que toute les religions monothéistes se réfèrent à un seul et même Dieu même si les rites diffèrent.

 

Certaines caricatures peuvent être outrageantes, méprisantes, indubitablement les blasphèmes sont les deux à la fois. En règle générale l'ignorance, les falsifications historiques mais pas seulement ne sont pas de mise dans une école laïque qui se respecte.

 

Samuel Paty, enseignant dans une école publique, n'était pas justiciable de la peine de mort, encore moins d'un lâche assassinat, mais aurait du recevoir un rappel à l'ordre de sa hiérarchie, déficiente en  l 'occurrence, pour non respect du principe de de séparation dans l'État de la société civile et de la société religieuse.

 

J'ajoute qu'un texte presque identique à ce qui précède n'a pas été retenu par sputnik ni même sur aucun autre site, la liberté d'expression, la grande perdante, se trouvant ainsi bafouée sous l'égide des pouvoirs publics.

 

Mais je ne suis qu'un mécréant Laïc auquel un de ses aïeux avait dit il y a très très longtemps " A jouer au con tu ne seras jamais sur de gagner car sur ce terrain la concurrence est trop forte". C'était au début des années cinquante.

 

Jack Freychet

 

Lire également ce texte on ne peur plus complet, qui fait litière des élucubrations des pouvoirs publics et de l'ensemble de la classe politique :

https://reseauinternational.net/leducation-nationale-a-t-elle-perdu-la-tete-ou-bien-est-ce-la-france-tout-entiere/

 

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30 septembre 2020 3 30 /09 /septembre /2020 09:32
Note de JF: Un réquisitoire que je partage sans la moindre réserve, qui n'épargne ni la CGT ni le PCF, des autres je n'attendais rien depuis longtemps à l'exception de rares individualités restées fidèles à l'esprit du conseil national de la résistance qui avait permis de libérer la France du joug nazi sans pour autant l'assujettir, un temps,  aux ambitions débridées de l'impérialisme étasunien et de ses séides.

Par René Lamertume Repris sur le Saker


 

Attaques contre la souveraineté des États-Nations

Entreprise de démolition

Le but de ce texte est de tenter de faire un lien entre des tendances fortes et, en apparence, disparates constatées sur la planète. Ce but est ambitieux et ce texte limité ne peut l’atteindre qu’au prix de simplifications.

Économie et politique

Durant des décennies, il était possible d’intégrer un fonctionnement simpliste des pays qui était le suivant : les pays et leurs sociétés progressent, s’enrichissent ; des forces se battent pour prendre le pouvoir. Dans un système binaire par exemple, tantôt une tendance prend le pouvoir, tantôt l’autre et ces forces au pouvoir tirent des revenus substantiels de leur position privilégiée. Mais il semblait que les luttes de pouvoir respectaient le consensus fondamental que le pays et la société qui l’habite devaient être en bonne santé, surtout économiquement, de manière à ce que le pouvoir puisse en tirer des revenus.

Or désormais, les affaires vont mal en occident. Aux USA même, ce qui se passe depuis 5 ans ne paraît pas respecter le schéma habituel. Sans être spécialiste de ce pays, on peut comprendre que le président élu a été empêché de gouverner pendant la durée de son mandat, et on voit même des émeutes se déclencher continuellement dans ce pays – il paraît clair que les manifestations sur le thème de racisme sont rattachées aux luttes de pouvoir dans le pays. Et la question qui vient alors à l’esprit est de savoir pourquoi la prospérité du pays elle-même semble n’avoir plus d’intérêt, pourquoi la subsistance des classes moyenne et inférieure n’est plus la préoccupation d’une partie des forces qui luttent pour le pouvoir. Le pays lui-même semble ne plus avoir d’importance. Cette situation serait favorisée par le fait qu’une grande part de l’économie est devenue virtuelle, détachée du sol du pays ou internationalisée.

Vu de notre pays, les USA sont notre avenir proche. Nous avons été arrimés de force à ce modèle de société. Un intérêt quasi unique constitué par le matérialisme et l’argent, remplace notre culture et s’impose dans notre pays. Nos « responsables » politiques subissent cette influence. Ainsi, pour qui a vécu dans notre pays depuis des décennies, il est douloureux de voir l’industrie disparaître, l’économie péricliter, la société se fermer, perdre son humanité, devenir instable, la population soumise à l’influence des médias privés dominants. Quelles que soient les difficultés rencontrées par le pays, quelle que soit la dégradation du niveau de vie général, aucun débat, aucune remise en cause n’est possible.

Dans l’épisode de la « crise sanitaire », on a vu des mesures inutiles appliquées de manière draconienne, le confinement aveugle n’a pas arrêté l’épidémie puisque les pays qui n’ont pas confiné s’en sortent mieux que nous, alors que dans le même temps, on passait à coté de moyens qui auraient pu s’avérer efficaces : absence quasi complète de tests de dépistage, interdiction d’un traitement médicamenteux, fermeture de services hospitaliers… 1. Cela au mépris de l’économie, donc de la vie que mènent les classes moyenne et inférieure. Mais, fait troublant, la baisse d’activité durant le confinement n’a pas ralenti l’enrichissement des plus riches. Nous assistons ici aussi à la déconnexion de la captation de richesses par un petit nombre, d’avec la vie de la majorité de la population dans le pays puisque, pour une part prédominante, la production industrielle a été délocalisée.

Si nous en croyons les nombreuses voix de scientifiques et de médecins qui ne sont pas invités à s’exprimer dans les médias dominants, la situation autour du virus s’apparente à une mise en scène qui installe une psychose dans la population. Cela entrave la pratique de toute activité. Par exemple, il est impossible de travailler dans des conditions normales pour les adultes – surtout ceux qui ont des petits enfants scolarisés, et qui sont tiraillés entre la nécessité de travailler et la peur de traumatiser les enfants en les menant à l’école – de professer ou de suivre un enseignement normal. Les commerces, les plus petits en particulier fonctionnent mal. Toutes ces difficultés, dont certaines tournent en tragédies, sont ignorées.

Dans ces quelques exemples, il est possible de repérer une ligne directrice qui est que le devenir d’un pays n’a plus d’importance. L’économie s’est internationalisée et les forces supranationales qui ont installé leur pouvoir ne se préoccupent pas des pays. Et il est même probable que plus les pays perdent de leur puissance et plus les forces supranationales prospèrent. Seuls les pays solides peuvent résister. Considérons le dénigrement continuel auquel la Russie doit faire face en occident. La Russie résiste depuis plusieurs décennies à une guerre économique – elle n’est pas la seule – dans laquelle l’UE, contre ses intérêts propres, est un relais efficace. Et les tensions ne font que s’accroître car la Russie, loin de se soumettre, a modifié sa constitution pour se soustraire aux forces qui prévalent aujourd’hui en occident, afin d’empêcher, tant que faire se peut, que des instances étrangères ne viennent dicter sa conduite au pays 2.

Ce qui a été proposé et imposé aux populations d’Europe comme un avenir meilleur supposé reposer sur la fusion pacifique des nations, et qui dans les faits ne se réalise absolument pas, est en fait le pompage des richesses nationales par des intérêts supra-nationaux. La situation économique et sociale des pays est passée par pertes et profits. Les structures des pays disparaissent, dissoutes par les structures supra-nationales.

Comportements individuels

Dépassons les plans politique et économique. Nous voyons constamment se développer autour de nous en occident, des modes de comportement décidés par un petit nombre de personnes sans que les peuples ne soient consultés. Et quand on feint de consulter les peuples, des « experts » sont convoqués pour nous convaincre de rester sur le chemin décidé en petit comité. Nous pouvions avoir l’impression que le transfert de compétences entre les niveaux national et supra-national concernait les sphères politique et économique, mais que dans des sociétés prétendument démocratiques, les libertés individuelles seraient préservées. Il n’en est rien. Les changements en cours concernent d’abord la vie économique, puis le contrôle de la vie politique et cela se poursuit jusque dans la sphère privée. Les forces en actions se servent donc de la décomposition des pays pour s’assurer le contrôle total des individus et mettre en place un pouvoir total 3. Il est possible de repérer cette prise de pouvoir sur les comportements et les individus dans différentes tendances développées, favorisées ou utilisées par les forces supranationales. Le rapprochement va paraître hétéroclite, mais il paraît bien exister un point commun.

Souvenons-nous que le terrorisme nous a été promis jusqu’à la fin des temps et a été un thème de mise en place de l’état d’urgence prolongé. L’immigration massive dans des pays où le chômage est endémique n’a pas de sens mais elle pousse au communautarisme et fragilise les sociétés d’accueil. Le climat est ce qu’il est, et la société humaine, dans ses différentes composantes, respecte peu la nature et pollue, mais cette situation profite aux grands groupes industriels privés. En se basant sur des arguments scientifiques encore en débats, on dicte des mode de vie à la société humaine dans son ensemble. La réorientation de la politique énergétique et industrielle, sur des bases scientifiques douteuses peut aussi avoir pour but de dicter aux collectivités et finalement aux individus des comportements définis par un petit nombre. Par exemple, au titre de la « défense du climat », on ne remet pas en cause le fait de produire à des milliers de kilomètres ce qui est consommé ici.

Considérons aussi le mouvement LGBT et demandons nous s’il ne serait pas une tentative de manipuler la société, et les personnes dans ce qu’elles ont de plus intime. Il existe en effet une différence énorme entre le fait d’accepter l’homosexualité et celui de voir des campagnes d’affichage promouvoir ce comportement, sous les yeux des enfants et des adolescents.

Mais là où le contrôle s’opère de la manière la plus spectaculaire, c’est dans le domaine de «  l’urgence sanitaire », thème inventé au début de l’année 2020 et qui ne semble jamais avoir été invoqué auparavant. Dans ce domaine, en tournant le dos à la science médicale cette fois, on oblige les individus à adopter un comportement qui les éloigne les uns des autres, dans la sphère publique et, étape inédite pour les prétendues démocraties, dans la sphère privée. Le porteur du seul virus médiatisé est considéré comme un paria. Le corps médical devient une structure de répression de la population.

États-nations

La destruction des États-nations est engagée dès que les figures politiques visibles ne sont plus sous l’autorité du peuple, mais se soumettent à des réseaux occultes de pouvoir. Les véritables décideurs ne sont pas identifiés, et donc leur responsabilité ne peut être engagée. L’État-nation est critiqué au motif qu’il serait le signe d’un comportement obsolète de repliement sur soi. En fait, l’État-nation est le rempart qui permet de défendre les richesses communes contre les intérêts privés. Nous sommes confrontés à des forces internationales qui enlèvent aux peuples leur pouvoir de décision, et qui les dirigent.

L’UE est une telle structure. Derrière les beaux discours, elle montre que des administrateurs non élus déterminent les politiques d’un continent entier 4. Les pays qui veulent défendre leurs spécificités nationales sont critiqués, sermonnés, pénalisés financièrement. Les « responsables » nationaux ne parviennent au pouvoir que lorsqu’ils démontrent leur soumission au régime dominant. Les partis dits d’opposition ne peuvent acquérir une visibilité que s’ils se soumettent et renoncent au principe de souveraineté du peuple.

Dans l’État-nation, les représentants politiques doivent rendre des comptes aux peuples qui leur ont conféré un mandat. Ils sont responsables de ce qu’ils font, bien entendu, en principe. Mais lorsque les représentants n’ont plus de compte à rendre qu’à des administrateurs étrangers, eux-mêmes sous influence, le pays et son peuple, se retrouvent sans protection 5. Dans notre pays, les représentants des forces dites de gauche ont activement participé à la trahison du peuple et de la confiance dont ils étaient dépositaires.

Conclusion

Les tensions en cours reposent donc sur trois moyens au moins : la destruction des États-nations, la délocalisation des industries et la manipulation des individus qui perdent leur libre arbitre. Le tout est dirigé à des niveaux supra-nationaux. Ainsi, les pièces du puzzle se mettent en place :

Les structures supra-nationales servent à enlever aux États-nations leur souveraineté, cela paraît évident. Les pays qui résistent sont soumis à des difficultés et chantages financiers majeurs.
•La délocalisation des moyens de production et la spéculation font que la prospérité du pays en lui-même n’a plus d’intérêt. Seuls les pays solides peuvent s’opposer aux forces supra-nationales.
•L’UE qui devait apporter la prospérité économique et sociale aux pays européens est l’outil de l’affaiblissement des pays de l’Europe et de la soumission aux forces supra-nationales.
•Les thèmes de manipulation des sociétés et des individus se succèdent, terrorisme, immigration, LGBT, lutte climatique, crise sanitaire, resserrant le filet. Le processus de destruction de l’État-nation est une étape sur le chemin qui mène au contrôle total des individus.

Nous vivons un grand cycle historique. Nous avons été placés dans un projet leurre qui permet de diriger les pays et leurs populations sans débat. Tant que nous continuerons dans cette voie, nous serons détachés du réel. Le réveil sera douloureux. L’échéance n’est peut-être plus éloignée. Nous avons, au moins pour nos enfants et nos petits enfants, la responsabilité de réagir. Les Anglais ont compris cela, même si le processus de réorientation prendra du temps.

Ainsi, le choix pour les peuples n’est plus de vouloir favoriser une politique dite de droite, ou de gauche, du centre, ou d’extrême d’un bord ou d’un autre. Ces enjeux paraissent bien dépassés, du moins provisoirement espérons-le. Le choix ne réside plus que dans la reconquête de la souveraineté du peuple ou la soumission. En effet, il est évident qu’un pays non souverain ne peut plus orienter ni sa politique économique, ni ses choix de société. Un pays non souverain est guidé à distance par des forces non identifiées ; les intérêts du pays et de son peuple n’ont plus aucun intérêt : les individus sont captifs ; le pays, aussi important soit-il, est vidé de sa substance.

René Lamertume
− Septembre 2020

Notes

1. Et on appliquait des mesures destructrices aux anciens dans les maisons de retraite. La longue série d’erreurs qui a permis au virus de nuire, sous les feux des médias, est intrigante.
2. Toutefois le fait que la Russie a suivi le mode de réaction occidental durant la crise sanitaire reste une énigme. ↩
3. Le président Loukachenko est présenté comme un dictateur. Il a refusé de mettre en place les mesures de confinement sous contrôle policier que nombre de présidents « démocrates » de l’UE, Suède exceptée, ont appliquées. Le président Loukachenko a expliqué en substance que le FMI lui a proposé des prêts à la condition que le pays soit confiné. Le président dit avoir refusé, en a fait part à la presse, et quelques temps plus tard, le pays s’est trouvé confronté à des troubles majeurs. Coïncidence.
4. Un simple coup de baguette magique européenne durant l’été 2020 a suffit pour endetter les pays de plusieurs centaines de milliards d’euros supplémentaires.
5. Les « représentants élus » sont les rouages nationaux du démantèlement des pays. En tant que personnes politiques, leur responsabilité n’est pas posée car il faudrait supposer que des juristes agressifs veuillent démontrer une qualification adéquate. Impensable.

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30 septembre 2020 3 30 /09 /septembre /2020 08:59

Vous pensiez qu’il n’y avait pas d’élections à Cuba ? Vous aviez tort. Le 11 mars 2018, tous les citoyens cubains éliront leurs délégués aux Assemblées provinciales du pouvoir populaire (APPP) qui éliront eux-mêmes leurs députés à l’Assemblée nationale du pouvoir populaire (ANPP).

Le processus électoral cubain est organisé par la Constitution cubaine ratifiée par référendum en 1976. En voici les grandes lignes expliquées par le site Cubadebate :

  • Élections des délégués provinciaux : tous les citoyens cubains âgés de 16 ans et plus, ainsi que tous les résidents dans le pays depuis au moins deux ans, élisent leurs délégués municipaux aux APPP pour une durée de cinq ans. Les citoyens candidats s’inscrivent sur les listes électorales. Les électeurs peuvent voter pour autant de candidats qu’ils le souhaitent en inscrivant un X à côté des noms des personnes qu’elles choisissent. Ceux qui veulent voter pour l’ensemble des candidats mettent un X dans le cercle qui apparaît dans l’en-tête du bulletin de vote. Au total, 15 000 délégués provinciaux sont élus au sein de 169 APPP.

  • Élections des députés : les citoyens élus comme délégués provinciaux éliront ensuite les députés à l’ANPP à proportion d’un pour 20 000 habitants d’une municipalité, plus un autre par tranche de 10 000 habitants supplémentaires. Au total, 605 députés siègeront à l’ANPP pour une durée de cinq ans.

  • Élections du Conseil d’État : les députés de l’ANPP élisent ensuite les 31 membres du Conseil d’État (ce sont eux, par exemple, qui conformément à la Constitution, ont élu le président Raul Castro en février 2008).

Autant de partis que de citoyens et des élus révocables payés au salaire qu’ils percevaient au moment de leur élection !

On le voit, ce qui distingue d’abord le processus électoral cubain du nôtre, c’est l’absence de système partidaire, vilipendé tout autant par Fidel Castro que par… le général De Gaulle. À Cuba, tout part de la base, sans filtre d’un « régime de partis » parasite, « d’agences, de radios et de journaux complices » (Charles de Gaulle).

« Ce que nous voulions éviter, c’est en premier lieu l’introduction de la politique politicienne, la corruption, la division et la fragmentation dans notre processus électoral. Certaines personnes à l’étranger disent qu’il n’y a pas de démocratie sans système multipartite. Dans notre pays, il y a un « système de millions de partis », parce que tout citoyen de ce pays d’âge légal – des millions de Cubains – peut proposer la nomination de tout citoyen du pays » (Fidel Castro).

À noter que le Parti communiste de Cuba, ce « parti unique » si décrié par les Occidentaux, n’intervient pas dans le choix des candidats aux diverses élections, mais joue le rôle d’un conseil constitutionnel garant de la constitution cubaine (et du socialisme).

D’autres détails savoureux distinguent la démocratie à la cubaine de la nôtre :

  • tous les députés sont révocables selon des termes prévus dans la Constitution ;

  • pendant la durée de leur mandat, les députés se voient garantir le salaire qu’ils percevaient au moment de leur élection et rien de plus !

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