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17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 16:04

le 8 janvier 2017

Source : http://sana.sy/en/?p=97969

Traduction : http://www.sayed7asan.blogspot.fr

Transcription :

 

Question 1 : Monsieur le Président, vous venez de rencontrer une délégation de députés français. Pensez-vous que cette visite aura une influence sur la position française à l’égard de la Syrie ?


Bachar al-Assad : C’est une question française. Nous espérons que toute délégation qui viendra ici pourra voir la vérité sur ce qui se passe en Syrie durant ces dernières années, depuis le début de la guerre il y a six ans, et le problème maintenant, concernant la France en particulier, est qu’ils n’ont pas d’ambassade, ils n’ont absolument aucune relation avec la Syrie. Alors c’est comme si... on peut dire que c’est un Etat aveugle. Comment pouvez-vous forger une politique envers une région donnée si vous ne voyez pas, si vous êtes aveugles ? Il faut être capable de voir. L’importance de ces délégations est qu’elles représentent les yeux des États, mais cela dépend de l’État en question ; est-ce qu’il veut voir (la réalité des choses), ou est-ce qu’il veut continuer à adopter la politique de l’autruche et refuser de dire la vérité, parce que maintenant, dans le monde entier, tout est en train de changer à tous les niveaux à l’égard de la Syrie, (aux niveaux) local, régional et international. Jusqu’à présent, le gouvernement français n’a pas changé de position, ils maintiennent leur rhétorique désuète qui est déconnectée de la réalité en Syrie. C’est pourquoi nous espérons qu’il se trouvera quelqu’un au sein l’État qui veuille bien écouter (ce que rapporteront) ces délégations, (écouter) les faits. Je ne parle pas de mon opinion, je parle de la réalité en Syrie. Donc, nous avons de l’espoir.

 


Question 2 : Monsieur le Président, vous avez dit qu’Alep constitue une victoire majeure pour la Syrie, et un tournant majeur dans la crise. Que ressentez-vous lorsque vous voyez les photos des centaines de civils qui ont été tués durant les bombardements et la dévastation de la ville ?

 

Bachar al-Assad : Bien sûr, il est très douloureux pour nous, en tant que Syriens, de voir une quelconque partie de notre pays détruite, ou de voir tout sang répandu où que ce soit, c’est évident, c’est une réalité d’ordre émotionnel, mais pour moi en tant que Président ou en tant qu’officiel, la question (qui se pose) pour le peuple syrien (est celle-ci) : Qu’est-ce qu'il va faire ? Qu’est-ce que je vais faire ? Il ne s’agit pas des sentiments. Les sentiments vont de soi, comme je l’ai dit. (La question est) comment nous allons reconstruire nos villes.


Question 3 : Mais le bombardement d’Alep-Est était-il la seule solution pour reprendre la ville, avec la mort de civils, vos concitoyens ?

 

Bachar al-Assad : Cela dépend du type de guerre que vous recherchez. Recherchez-vous une guerre tranquille, une guerre sans destruction ? Dans toute l’Histoire, je n’ai jamais entendu parler d’une bonne guerre, toute guerre est mauvaise. Pourquoi mauvaise ? Parce que toute guerre entraîne de la destruction, toute guerre entraîne des tueries, c’est pourquoi toute guerre est mauvaise. Vous ne pouvez pas dire « c’est une bonne guerre », même si c’est pour une bonne raison, pour défendre votre pays, pour une noble raison, mais une guerre reste (toujours) mauvaise. Ce n’est pas la (bonne) solution (seulement) si vous avez une autre solution. Mais la question est la suivante : comment pouvez-vous libérer les civils de ces zones de l’emprise des terroristes ? Est-il préférable de les laisser, de les abandonner entre leurs mains, sous leur joug, à leur sort défini par ces terroristes, à savoir la décapitation, le meurtre, tout sauf la présence de l’Etat ? Est-ce le rôle de l’État, de rester passif et de regarder ? Vous devez libérer (ces régions), et c’est parfois le prix à payer, mais à la fin, les gens sont libérés des terroristes. Telle est la question maintenant : sont-ils libérés ou non ? Si c’est le cas, c’est bien ce que nous devons faire.

 

Question 4 : Monsieur le Président, un cessez-le-feu a été signé le 30 décembre. Pourquoi l’armée syrienne se bat-t-elle toujours près de Damas, dans la région de Wadi Barada ?

 

Bachar al-Assad : Tout d’abord, le cessez-le-feu concerne différentes parties, alors pour pouvoir dire qu’il y a un cessez-le-feu viable, il faut que chaque partie cesse de combattre et de tirer, et ce n’est pas le cas dans beaucoup de régions de Syrie, et cela a été rapporté par le Centre d’observation russe du cessez-le-feu. Il y a des violations de ce cessez-le-feu tous les jours en Syrie, y compris à Damas, mais principalement à Damas parce que les terroristes occupent la principale source d’eau de Damas où plus de cinq millions de civils sont privés d’eau depuis trois semaines, et le rôle de l’armée syrienne est de libérer cette zone afin d’empêcher ces terroristes d’utiliser cette eau pour asphyxier la capitale. Voilà pourquoi.

 

Question 5 : Monsieur le Président, Daech n’est pas une partie prenante du cessez-le-feu...

 

Bachar al-Assad : Non.

 

Question 5 (suite) : Avez-vous l’intention de reprendre Raqqa, et quand ?

 

Bachar al-Assad : Permettez-moi de poursuivre (ma réponse à) la deuxième partie de la première question. Ce cessez-le-feu ne concerne pas Al-Nusra et Daech, et la zone dans laquelle nous avons récemment combattu pour la libérer, concernant les sources d’eau de la capitale Damas, est occupée par Al-Nusra et Al-Nusra a officiellement annoncé qu’ils occupent cette zone. Cela ne fait donc pas partie du cessez-le-feu.

 

En ce qui concerne Raqqa, bien sûr, c’est notre mission, selon la constitution et selon les lois, que de libérer chaque pouce de territoire syrien. Il n’y a aucun débat à ce sujet, qui n’est pas à discuter. Mais il s’agit de savoir quand, quelles sont nos priorités, et c’est une question militaire, touchant à la planification militaire, aux priorités militaires. Mais à l’échelle nationale, il n’y a pas de priorité : chaque pouce de territoire (occupé) est syrien, et (sa libération) doit être du ressort du gouvernement.

 

Question 6 : D’importantes discussions auront lieu à Astana à la fin du mois, avec de nombreuses parties syriennes, y compris certains groupes d’opposition, disons. Qu’êtes-vous prêt à négocier directement avec eux, et qu’êtes-vous prêt à négocier pour aider la paix à revenir en Syrie ?

 

Bachar al-Assad : Bien sûr, nous sommes prêts, et nous avons annoncé que notre délégation à cette conférence est prête à s’y rendre lorsqu’ils définiront... quand ils auront fixé le moment de cette conférence. Nous sommes prêts à négocier sur tout. Lorsque vous parlez de négociations pour savoir s’il faut mettre un terme au conflit en Syrie ou parler de l’avenir de la Syrie, tout est pleinement ouvert, il n’y a pas de limites pour ces négociations. Mais qui va être là de l’autre côté ? Nous ne le savons pas encore. Est-ce que ce sera une véritable opposition syrienne – et quand je dis « véritable », cela signifie qui ait des racines en Syrie, pas en Arabie Saoudite, en France ou en Angleterre, il doit s’agir d’une opposition syrienne pour discuter des questions syriennes. Donc, la viabilité ou, disons, le succès de cette conférence dépendra de ce point.

 

Question 7 : Êtes-vous-même prêt à discuter de votre poste de Président ? Cela a été contesté.

Bachar al-Assad : Oui, mais ma position est liée à la Constitution, et la Constitution est très claire quant au mécanisme par lequel vous pouvez élire un Président ou vous débarrasser d’un Président. Donc, s’ils veulent discuter de ce point, ils doivent discuter de la Constitution, et la Constitution n’est ni la propriété du gouvernement, ni du Président, ni de l’opposition. Elle doit être la propriété du peuple syrien, donc vous avez besoin d’un référendum pour toute Constitution. C’est un des points qui pourraient être discutés lors de cette réunion, bien sûr, mais ils ne peuvent pas (simplement) dire « nous voulons ce Président » ou « nous ne voulons pas ce Président » parce que le Président est lié aux urnes. S’ils ne veulent pas de lui, remettons-nous en aux urnes. Le peuple syrien (dans son ensemble) doit élire un Président, et pas (seulement) une partie du peuple syrien.

 

Question 8 : Et avec cette négociation, quel sera le sort des combattants rebelles ? [sic]

 

Bachar al-Assad : Conformément à ce que nous avons mis en œuvre au cours des trois dernières années, parce que nous voulons vraiment avoir la paix en Syrie, le gouvernement a offert l’amnistie à chaque militant qui dépose les armes, et cela a fonctionné. Et ils ont toujours la même option s’ils veulent revenir à la normalité, revenir à leur vie normale. C’est le maximum que vous puissiez offrir, l’amnistie.

 

Question 9 : Monsieur le Président, comme vous le savez, l’élection présidentielle française aura (bientôt) lieu. Avez-vous un favori, avez-vous une préférence pour l’un des candidats ?

 

Bachar al-Assad : Non, parce que nous n’avons de contact avec aucun d’entre eux, et nous ne pouvons pas beaucoup compter sur les déclarations et la rhétorique pendant la campagne électorale, donc nous disons toujours qu’il faut attendre et voir quelle politique ils vont adopter quand ils seront en poste. Mais nous gardons toujours l’espoir que la prochaine administration, le prochain gouvernement ou le prochain Président veuillent considérer la réalité de la situation, se déconnecter de la politique (actuelle qui est) déconnectée de notre réalité. C’est notre espoir, et ils pourraient (alors) œuvrer pour l’intérêt du peuple français, parce que la question que doivent maintenant se poser, après six ans, les citoyens français, est celle-ci : vous sentez-vous plus en sécurité ? Je ne pense pas que la réponse soit oui. Le problème de l’immigration a-t-il amélioré la situation dans votre pays ? Je pense que la réponse est non, que ce soit en France ou en Europe. La question est maintenant : quelle en est la raison ? C’est la question que la prochaine administration, le prochain gouvernement ou le prochain Président devront traiter pour faire face à notre réalité, et non pas à leur imagination comme cela s’est produit au cours des six dernières années.

 

Question 10 : Mais l’un des candidats, François Fillon, n’a pas la même position que la position officielle. Il voudrait rétablir le dialogue avec la Syrie. Pensez-vous que son élection – s’il est élu – pourrait changer la position de la France sur la Syrie ?

 

Bachar al-Assad : Sa rhétorique au sujet des terroristes, ou disons la priorité de la lutte contre les terroristes et non l’ingérence dans les affaires d’autres pays, est la bienvenue, mais nous devons être prudents, car ce que nous avons appris dans cette région au cours des dernières années, c’est que beaucoup d’officiels disent quelque chose et font le contraire. Je ne dis pas que M. Fillon ferait cela. J’espère que non. Mais nous devons attendre et voir, parce qu’il n’y a pas de contact. Mais jusqu’ici, s’il met en œuvre ce qu’il a dit, ce sera très bien.

 

Question 11 : Appréciez-vous François Fillon comme politicien ? [sic]

 

Bachar al-Assad : Je n’ai pas eu de contact avec lui ni de coopération, donc tout ce que je pourrais dire maintenant ne serait pas très crédible, pour être franc avec vous.

 

Question 12 : Y a-t-il un message que vous souhaitez adresser à la France ?

 

Bachar al-Assad : Je pense que si je voulais m’adresser aux politiciens, je dirais cette chose évidente : vous devez œuvrer pour l’intérêt des citoyens syriens, mais depuis six ans, la situation va dans l’autre sens, parce que la politique française a nui aux intérêts français. Donc pour le peuple français, je dirais que les médias dominants ont échoué (manqué à leurs devoirs) dans la majeure partie de l’Occident. Leur récit a été démystifié en raison de la réalité, et vous avez les médias alternatifs, vous devez rechercher la vérité. La vérité a été la principale victime des événements au Moyen-Orient, y compris en Syrie. Je demanderais à tout citoyen en France de rechercher la vérité, l’information véritable, à travers les médias alternatifs. Lorsqu’ils rechercheront ces informations, ils pourront être plus efficaces face à leur gouvernement, ou du moins ne pas permettre à certains politiciens de fonder leur politique sur des mensonges. C’est ce que nous pensons être la chose la plus importante au cours des six dernières années.

 

Question 13 : Monsieur le Président, votre père a été Président de la Syrie à vie. Envisagez-vous la possibilité de ne plus être le Président, un jour ? [sic]

 

Bachar al-Assad : Oui, cela dépend de deux facteurs : le premier est la volonté du peuple syrien. Veulent-ils que cette personne soit Président ou non ? Si je veux être Président alors que le peuple syrien ne me veut pas, même si je gagnais les élections, je n’aurais pas de soutien fort, je ne pourrais rien faire, surtout dans une région complexe comme la Syrie. Vous ne pouvez pas être simplement élu Président, cela ne fonctionne pas, vous avez besoin de soutien populaire. Sans cela, je ne pourrais pas réussir. Donc, dans ces conditions, il n’y aurait aucun sens à être Président.

 

Le second : si j’ai le sentiment que je veux être Président, je vais me présenter, mais cela dépend du premier facteur. Si je sens que le peuple syrien ne veut pas de moi, bien sûr, je ne serais pas candidat. Donc, il ne s’agit pas de moi principalement, il s’agit du peuple syrien : me veulent-ils ou non ? Voilà comment je vois les choses.

 

Question 14 : Dernière question : Donald Trump doit être nommé Président des États-Unis dans moins de deux semaines. Il a été clair sur le fait qu’il veut améliorer les relations avec la Russie, qui est l’un de vos principaux alliés...

 

Bachar al-Assad : Oui, exactement.

 

Question 14 (suite) : Considérez-vous... Pensez-vous que cela changera la position des États-Unis envers la Syrie ?

 

Bachar al-Assad : Oui, si vous voulez parler de façon réaliste, parce que le problème syrien n’est pas isolé, ce n’est pas seulement syro-syrien. En réalité, la plus grande partie... ou disons que la majeure partie du conflit syrien est régionale et internationale. La partie la plus simple à traiter est la partie syro-syrienne. La partie régionale et internationale dépend principalement de la relation entre les Etats-Unis et la Russie. Ce qu’il a annoncé hier était très prometteur, s’il y a une authentique approche ou initiative visant à améliorer la relation entre les États-Unis et la Russie, cela affectera tous les problèmes dans le monde, y compris la Syrie. Donc, je dirais que oui, nous pensons que c’est positif en ce qui concerne le conflit syrien.

 

Question 14 (fin) : Qu’est-ce qui est positif ? [sic]

 

Bachar al-Assad : La relation, l’amélioration de la relation entre les Etats-Unis et la Russie se reflétera positivement sur le conflit syrien.

 

Journalistes : Merci beaucoup.

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    15 janvier 2017 7 15 /01 /janvier /2017 18:42

    par Bruno Arfeuille

    Repris sur  Comité Valmy

     

    Le lien caché entre Fillon et Macron ? Ils ont tous les deux assisté, après y avoir été invité, à une réunion annuelle du « Club des Bilderberg »

     

    « Je pense que vous pourriez dire, déclara un jour le diplomate américain George McGhee, que le traité de Rome, qui a créé le Marché commun, a été mûri pendant ces réunions de Bilderberg et aidé par le flot de nos discussions. »

    Source :

    « L’Europe sociale n’aura pas lieu », de François Denord et Antoine Schwartz, édition Raisons d’agir, page 40.

    A propos des participants au Groupe Bilderberg : tout ce petit monde forme un clan, et ce clan est une nouvelle aristocratie.

    Le mouvement politique d’Emmanuel Macron s’appelle « En Marche ! ». En avril 2016, le siège de ce mouvement politique était situé au domicile particulier du directeur de l’Institut Montaigne, Laurent Bigorgne, proche de la droite ultra-libérale !

    Découvert par le site d’informations Mediapart, le lien était à chercher dans les mentions légales du site du mouvement (elles ont été modifiées depuis la publication de l’article, mais Mediapart en a conservé une capture d’écran).

    Celles-ci faisaient apparaître le nom du directeur de la publication du site, Véronique Bolhuis, et son éditeur, « En Marche ! », association loi 1901 domiciliée au 33 rue Danton, 94270 Kremlin-Bicêtre.

    Véronique Bolhuis est la compagne de Laurent Bigorgne, le directeur de l’Institut Montaigne, détaille Mediapart. Et l’adresse de l’association « En marche ! » est celle du domicile privé du couple.

    1- Laurent Bigorgne a participé au Groupe Bilderberg du 11 au 14 juin 2015.


    2- Son ami Emmanuel Macron a participé au Groupe Bilderberg du 29 mai au 1er juin 2014. A ce moment précis, Emmanuel Macron était secrétaire général adjoint de la présidence de la République. Il était le conseiller économique et financier de François Hollande. Deux mois après la réunion du Groupe Bilderberg, il est nommé ministre de l’Economie.


    3- Pour succéder à Macron, son amie Laurence Boone est nommée conseiller économique et financier du président de la République. Laurence Boone avait elle-aussi participé au Groupe Bilderberg du 11 au 14 juin 2015. En janvier 2016, elle rejoint le secteur privé : elle devient chef économiste des assurances AXA, dont le président est son ami Henri de Castries.


    4- L’ami d’Emmanuel Macron, Henri de Castries, patron d’AXA, est président du comité de direction du Groupe Bilderberg.

    Source :

    http://www.lexpress.fr/actualite/politique/macron-son-mouvement-en-marche-intimement-lie-a-l-institut-montaigne_1780429.html

    Mercredi 11 janvier 2017 :

    Jean Pisani-Ferry rejoint Emmanuel Macron pour diriger son projet.

    C’est une recrue de choix pour Emmanuel Macron. Selon nos informations, Jean Pisani-Ferry, commissaire général de France Stratégie, va rejoindre son équipe de campagne, où il coordonnera le programme et le projet du candidat d’ « En Marche ! ».

    Agé de 65 ans, diplômé de Supelec et professeur d’Economie à Berlin, Jean Pisani-Ferry est une personnalité très respectée à gauche. Il a été conseiller à Bercy auprès des ministres Dominique Strauss-Kahn et Christian Sautter.

    Source :

    http://www.lesechos.fr/elections/emmanuel-macron/0211680774199-jean-pisani-ferry-rejoint-emmanuel-macron-pour-diriger-son-projet-2056275.php

    En 2009, la réunion du Groupe Bilderberg s’était tenue du 14 au 17 mai 2009 en Grèce à Vouliagmeni, à 20 km au sud d’Athènes, au Nafsika Astir Palace, un palace 5 étoiles sur une presqu’ile, avec plages privées et port privé pour yachts.

    Jean Pisani-Ferry était un des rares Français invités à cette réunion.

    Il y avait d’autres membres de la gauche caviar : Pascal Lamy, Denis Olivennes, Dominique Strauss-Kahn … Bref, les européistes de gauche, les brasseurs d’argent, les affairistes habituels.

    http://blog.syti.net/index.php ?article=137

    Bruno Arfeuille
    11 janvier 2017
    Mise en ligne CV : 11 janvier

     

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    13 janvier 2017 5 13 /01 /janvier /2017 17:54

    Sun Jan 8, 2017 12:47PM

     

    Origine Press TV

     

    Des membres de l’opposition syrienne à Genève le 18 avril 2016. ©La Croix

     

    Est-ce le coup de grâce pour ce que l’Occident qualifie depuis 2011 d’opposition syrienne ? En tout état de cause, cela en a tout l’air. « L’opposition syrienne » a reçu ces deux derniers jours un double coup : le premier, lorsque Nawaf al-Bachir, chef de la plus grande tribu de Syrie, a annoncé avoir renoué avec le président syrien, Bachar al-Assad.

     

    Raï al-Youm se penche sur cette « repentance tonitruante » et reconnaît le rôle qu’a joué la libération d’Alep dans le retour d’al-Bachir dans le giron de l’État syrien.

     

    « Après la reprise d’Alep, les défections dans les rangs de l’opposition se multiplient et les grandes figures demandent à rallier le processus de réconciliation nationale. C’est une très mauvaise nouvelle pour les parties qui soutiennent l’opposition syrienne puisque cela ressemble au début de la fin. Les membres de la diaspora syrienne qui ont décidé de rejoindre l’opposition anti-Assad s’en mordent les doigts puisqu’ils ont d’ores et déjà perdu le soutien d’Ankara. »

     

     

    Nawaf al-Bachir. (Photo d’archives)

     

    Pour le journal, le retour d’al-Bachir dans le camp d’Assad est « le meilleur des cadeaux » qu’on aurait pu faire au président syrien au seuil des pourparlers d’Astana, qui devraient réunir fin janvier les représentants de Damas et une délégation composée des représentants de dix groupes armés. Et ce, d’autant plus que Riyad brillera par son absence lors de ces pourparlers.

     

    Pour le journal, ce n’est pas uniquement la place qu’occupe Nawaf al-Bachir au sein de la société syrienne et de sa tribu qui fait de son virage pro-Assad un événement, c’est surtout « la nature de ses propos » : « Al-Bachir a affirmé avoir tourné le dos à Assad sur la base de faux renseignements. Il a dit que « les opposants syriens ne sont que des outils entre les mains des parties étrangères et que le fait de les armer constitue une très grave erreur, erreur dont tout le peuple syrien a fait les frais. » Ces propos ne laissent aucun doute : al-Bachir est rentré dans les rangs et reconnaît de nouveau l’autorité d’Assad.

     

    Plus loin, le texte relève le cas d’un autre opposant syrien, le dénommé Michel Kilo. Dans un enregistrement audio attribué à Kilo, ce dernier accuse les Saoudiens de n’avoir ni le patriotisme ni le sentiment d’appartenir à une histoire ou à une religion. Kilo accuse aussi dans ce fichier l’Arabie saoudite d’avoir semé le chaos en Syrie.

     

     

    Samira al-Masalmeh (Archives)

     

    Le journal évoque plus loin le cas du journal de l’opposition syrienne Tishreen et de sa célèbre journaliste Samira al-Masalmeh, renvoyée pour avoir adressé un message au président du comité juridique de la coalition des opposants. La journaliste critique dans son message l’absence de liberté d’expression dans les rangs des opposants, alors qu’il s’agit précisément du motif invoqué par l’opposition pour se rebeller contre Assad et réclamer sa destitution. La journaliste affirme que l’opposition syrienne a perdu « sa foi » et « son chemin ».

     

    Raï al-Youm estime que le séisme qu’est la libération d’Alep a provoqué une onde de choc qui semble faire tomber pierre par pierre l’édifice de l’opposition syrienne : « Après l’adhésion de la Turquie au camp Iran/Russie, il faut s’attendre à ce qu’un plus grand nombre de figures du camp anti-Assad quittent les rangs de l’opposition. »

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    Published by - dans Syrie
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    11 janvier 2017 3 11 /01 /janvier /2017 18:06

    repris sur Figarovox

     

     

     

     

    FIGAROVOX/ENTRETIEN - Alors que le compte Twitter de l'Élysée a été raillé pour ses fautes d'orthographe, Télérama révèle que, d'après les inspecteurs d'académie, la grammaire est «négociable». Pour Jean-Paul Brighelli, sentant le vent tourner, le pédagogisme fait le maximum de dégâts.

     

     

    FIGAROVOX. - Ce week-end, des internautes ont relevé de nombreuses fautes d'orthographe sur le compte Twitter de l'Élysée. De quoi ces fautes sont-elles le signe?

     

    Jean-Paul BRIGHELLI. - Vous avez mauvais esprit. Si vous aviez suivi les formations dispensées auprès des enseignants de français par les inspecteurs de leur discipline afin de les initier aux nouveaux programmes de Lettres, vous sauriez que dorénavant, toute faute est négociable, comme le sous-entend l'article de Télérama. Les commentaires des fautes relevées par votre journal et par certains leaders politiques mal intentionnés ne prouvent qu'une chose: seuls les responsables du compte Twitter de l'Élysée sont au courant des dernières dispositions promulguées par Najat Vallaud-Belkacem et les grandes intelligences qui la secondent rue de Grenelle. Par exemple, «c'est vous qui auraient le dernier mot» est une formulation en phase avec les recommandations officielles: le délégué aux gazouillis élyséens a bien noté que le «vous» marquaient (orthographe modernisée...) un pluriel — et l'a donc répercuté sur le «auraient» qui suit. Il faut être singulièrement réactionnaire pour suggérer un «aurez» qui est très Ancien régime — avant 2012. Comme dit le dernier prix Nobel de Littérature: «The times they're changin'…»

     

    Quant à «soldaires» au lieu de «solidaires», je remarque que là aussi le pluriel est respecté, et que si vous le dites vite, le compte est presque bon — de la même manière que la plupart des élèves, aujourd'hui, écrivent «boulverser»: faudrait pas que des «e» muets se mettent à faire les malins.

     

    Le président n'écrit pas lui-même ses tweets, mais on peut imaginer que son équipe de communication est composée de personnes largement diplômées de l'enseignement supérieur. La crise de l'orthographe concerne-t-elle aujourd'hui absolument tous les niveaux d'étude?

     

    Cela fait cinquante ans et des poussières que les enseignants sont encouragés à promouvoir l'oral, et à négliger l'écrit.

     

    Là encore, vous faites étalage de la pensée réactionnaire qui caractérise votre journal — Figaro, hein, c'est un personnage d'avant la Révolution — c'est vieux, tout ça. Il n'y a pas de crise de l'orthographe dès lors que vous la réformez. C'est comme la poussière sous les tapis. On vous parle «communication», vous répondez «règles». Pff! La communication, c'est de l'oral, et à l'oral, l'orthographe, ça ne compte pas. Je vous rappelle que Najat Vallaud-Belkacem encourage les enseignants à ne plus faire que de l'oral — conformément à une ligne éducative qui a commencé avec René Haby , futur ministre de Giscard et promoteur du collège unique, lorsqu'il était aux commandes de la Direction générale de l'Enseignement secondaire — en 1962. Cela fait donc cinquante ans et des poussières que les enseignants sont encouragés à promouvoir l'oral, et à négliger l'écrit. Peu importe aux ministres que le français soit une langue écrite même à l'oral. D'ailleurs, pour ce qu'ils y connaissent… De l'aveu même de François Hollande, Najat Vallaud-Belkacem n'est pas une intellectuelle.

     

    Cela ne devrait-il pas pousser à remettre en cause les méthodes d'apprentissage de l'orthographe?

     

    Qui vous a parlé récemment d'apprentissage de l'orthographe? Poussons la logique jusqu'à l'absurde: un pays qui écrit désormais «farmacie» parce que le «ph» est répréhensible puisqu'il vient du grec, et que les Grecs ne paient pas leur dette à Monsieur Schaüble, ministre des Finances de «la chancelière», comme dit François Hollande qui lui a prêté allégeance — un tel pays n'a pas de comptes à rendre sur l'orthographe.

     

    Le post de blog d'une professeur de Lettres sur le site de Télérama auquel vous faisiez allusion ci-dessus révèle les dessous d'une réunion d'information sur l'étude de la langue (comprenez grammaire en langage ancien...) menée par des inspecteurs d'académie. Désormais, la grammaire est simplifiée, voire négociable (quand l'élève arrive à justifier son erreur). Le pédagogisme est-il plus que jamais tout-puissant rue de Grenelle?

     

    Sentant l'imminence d'un changement, les bêtes nuisibles font le maximum de dégâts avant de partir.

     

    Le pédagogisme a inspiré les nouveaux programmes dans le détail — et dans l'application, ce qui est encore plus grave. Les programmes d'Histoire ont été inspirés par Laurence de Cock, qui anime un groupuscule idéologique, Aggiornamento, qui ne représente qu'elle, mais qui est puissant dans ce ministère des valeurs renversées. François Fillon a dénoncé à juste titre l'emprise de cette secte sur la rue de Grenelle, qui lui a fait prendre en son temps les vessies pleines d'air des «compétences» pour la lanterne de Diogène. Dans son discours du 18 novembre dernier, il déclarait: «La compétence et le dévouement des enseignants ne sont pas en cause. C'est la démission de l'État devant les syndicats, la dictature d'une caste de pédagogistes prétentieux et des réseaux de pouvoirs au sein de l'éducation nationale qui est responsable du désastre.» Sentant l'imminence d'un changement, les bêtes nuisibles font le maximum de dégâts avant de partir. J'aimerais assez qu'un candidat ou une candidate à la présidentielle dise haut et fort qu'il leur sera demandé des comptes. La culture de l'excuse et de l'impunité, à l'école comme dans la vie, doit s'arrêter.

     

    Plus largement, que pensez-vous du rapport qu'entretiennent aujourd'hui les hommes politiques avec la langue française. Le thème de l'homme d'État lettré n'a-t-il pas vécu?

     

    Le temps où Georges Pompidou, agrégé de Lettres, citait Paul Eluard lors d'une conférence de presse est derrière nous.

     

    Le temps où Georges Pompidou, agrégé de Lettres, citait Paul Eluard lors d'une conférence de presse (un genre qui s'est perdu, depuis que les hommes d'État lisent sur leurs téléprompteurs les réponses qui ont été précédemment distribuées aux journalistes), ce temps est derrière nous. Nous avons élu des pantins pitoyables dont le quotient culturel est en dessous du niveau de la mer, et qui ont besoin de «plumes», comme on dit depuis qu'on n'ose plus parler de «nègres», pour avoir de l'esprit et des lettres à leur place. Ce n'est pas un hasard si François Hollande s'est flatté de ne jamais lire de romans. Un journal du soir qui fut jadis, avant qu'il ne tombe entre les mains des marchands de soupe et d'illusions, une référence mondiale de la culture et du beau langage tels qu'ils se pratiquaient en France, s'est demandé doctement s'il était bien nécessaire qu'un chef d'État fût cultivé — après tout, Trump… Il reste à porter au pouvoir de nouvelles équipes, dont la compétence ne fera pas obstacle à la culture, et où la spontanéité ne sera pas un prétexte aux incongruités langagières.

     

    Agrégé de Lettres modernes, ancien élève de l'École normale supérieure de Saint- Cloud, Jean-Paul Brighelli est enseignant à Marseille, essayiste et spécialiste des questions d'éducation. Il est l'auteur de La fabrique du crétin (éd. Jean-Claude Gawsewitch, 2005). Son dernier livre, Voltaire ou le Jihad, le suicide de la culture occidentale, est paru en novembre 2015 aux éditions de l'Archipel.

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    7 janvier 2017 6 07 /01 /janvier /2017 17:14

    Source réseau Voltaire  6 janvier 2017

     

     

     

    Les jihadistes qui ont pollué, depuis le 24 décembre 2016, les sources du Barada —la rivière qui alimente en eau les plus de 7 millions d’habitants de Damas et de sa région— et fait exploser les canalisations ont publié une déclaration fixant leurs conditions.

     

    Actuellement 5,6 millions de civils sont totalement privés d’eau courante depuis deux semaines. Les autorités sont parvenues à distribuer à la population, une à deux fois en quinze jours, de l’eau non-potable par des camions citernes, à raison de 50 litres par famille. Outre les bidons qu’ils ont pu remplir pour leur toilette et leur vaisselle, les habitants doivent acheter de l’eau minérale pour leur consommation d’eau potable.

     

    Selon la « Déclaration de Barada », les jihadistes ne laisseront les ingénieurs nettoyer et réparer les sources du Barada que si l’Armée arabe syrienne et le Hezbollah cessent le combat (c’est-à-dire si la République arabe syrienne capitule).

     

    Dans une lettre adressée au Conseil de sécurité, la Syrie a dénoncé la planification de cette opération par les puissances qui soutiennent et arment les jihadistes.

     

    Parmi les sept groupes jihadistes signataires du Document figurent les « Casques blancs », dits « Défense civile syrienne ». Cette « ONG humanitaire » (sic) a été créée et est dirigée par un officier du MI6 élevé par la reine Elizabeth, en 2016, au titre d’officier de l’Empire britannique, James Le Mesurier. Cette organisation abreuve les médias d’images choquante censées prouver « les crimes du régime » et dont il a été souvent démontré qu’elles sont de pures mises en scène de propagande.

     

    La participation de cette « ONG humanitaire » à des combats a été attestée. Le ministère russe de la Défense l’a décrite comme « proche d’Al-Qaïda ».

     

    Les Casques blancs sont financés par l’Allemagne, le Danemark, les États-Unis, la France, le Japon, les Pays-Bas et le Royaume-Uni.

     

    Le 19 octobre 2016, le président de la république française, François Hollande, son ministre des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, et la présidente de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale, Élisabeth Guigou ont reçu à l’Élysée une délégation des Casques blancs incluant le président du Comité « civil » d’Alep (sic) auto-proclamé « maire d’Alep » (re-sic), Hagi Hasan Brita.

     

    La France avait présenté, en vain, la candidature des Casques blancs au Prix Nobel de la paix.

     

    En droit international, le fait de priver d’eau des civils est considéré comme un crime de guerre.

    Addendum: C'est également une tentative dé génocide

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    6 janvier 2017 5 06 /01 /janvier /2017 18:23

    Source http://osonscauser.pourquoi...

     

    Bouygues, Xavier Niel, Dassault, Bernard Arnault, Bolloré, Pierre Bergé, Patrick Drahi, François Pinault, Matthieu Pigasse et Lagardère, voilà les dix milliardaires qui possèdent nos médias. Pourquoi se masser dans un secteur souvent déficitaire ? C’est un jeu d’influence qui se joue ici à coup de gros sous. Beaucoup de sondages, un zeste de censure, saupoudrez tout ça de quelques grains de corruption et d’une propagande structurelle et diffuse et vous avez la recette d’une influence réussie. Tant pis pour notre démocratie, notre droit à l’indépendance de la presse et à une information libre ! Que pèse l’intérêt général quand des milliards sont en jeu ?

     

    A chacun d'apprécier mais semble-t-il l'UE n'est n'est pas seule en cause.

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    5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 18:23

    L’avis de joseph stiglitz , prix Nobel d'économie origine Russia To Day

     

    Joseph Stiglitz avait déjà formulé de lourdes critiques contre la monnaie unique il y a plusieurs années

     

    Mal conçu au départ, ignorant les spécificités de chaque pays, entraînant l'Europe vers le déclin... L'économiste de renom dresse un portrait très sombre de l'euro, tout en jugeant très crédible l'hypothèse de sa disparition avant la fin de l'année.

     

    Le prix Nobel d'économie Joseph Stiglitz a publié le 30 décembre dernier une tribune dans le magazine Fortune dans laquelle il se montre très pessimiste sur l'avenir de l'euro, allant jusqu'à prédire que 2017 pourrait bien être l'année de l'effondrement du projet de monnaie unique.

     

    Déjà il y a une vingtaine d'années, Joseph Stiglitz avait émis de sérieux doute sur la viabilité de la devise européenne. En 2016, à nouveau, il a sonné la charge contre la monnaie unique en publiant L'Euro : Comment une monnaie unique menace le futur de l'Europe. Il constate désormais que la zone euro s'est montrée incapable d'absorber le choc de la crise économique de 2008 dont elle subit encore aujourd'hui les conséquences. «Le résultat est que les pays riches s'enrichissent, les pays pauvres s'appauvrissent, et à l'intérieur de chaque pays, les riches s'enrichissent et les pauvres s’appauvrissent», a-t-il déploré.

     

    Rappelant que l'Irlande et l'Espagne étaient en excédent budgétaire avant la crise, il souligne que «c'est donc la crise qui a provoqué l'endettement et non l'inverse». «L'euro s'est construit sur une croyance : celle selon laquelle, si les gouvernements maintenaient leur déficit sous les 3%, leur endettement sous les 60% et leur inflation sous les 2%, le marché garantirait la croissance et la stabilité - or ni ces chiffres ni la logique sur laquelle ils s'appuient n'ont de fondement dans la théorie ou dans la pratique», affirme-t-il. Finalement, l'euro était avant tout un projet politique, mais dépourvu de solidité économique.

     

    Tout s'est fait sur «l'espoir que la discipline fiscale et monétaire permette une convergence». Or cet espoir était infondé, car il ignorait la «convergence intellectuelle» entre les différents pays, leurs différentes traditions et leurs différentes sensibilités. «Ce qui peut être perçu comme une bonne politique en Allemagne ne l'est pas forcément ailleurs, et ces différences sont très anciennes - je ne les ignorais pas moi-même lorsque je travaillais à l'OCDE», a-t-il regretté.

     

    «L'Euro était un moyen pour une fin : il est devenu une fin en soi»

    Outre les défaillances structurelles et le choc de la crise, les politiques conduites n'ont fait qu'accentuer les difficultés économiques de l'Europe. Joseph Stiglitz n'hésite pas à critiquer de manière assez sévère les politiques de rigueur mises en place dans certains Etats européens, en tête desquels l'Allemagne d'Angela Merkel. «L'austérité, dont l'Allemagne pensait qu'elle ramènerait rapidement la croissance, a misérablement échoué dans tous les pays où elle a été tentée : les conséquences étaient prévisibles et avaient été annoncées par la plupart des économistes sérieux du monde entier», note-t-il, dénonçant également l'échec contre-productif des réformes structurelles mises en place ailleurs.

     

    L'austérité a misérablement échoué partout où elle a été tentée : les conséquences étaient prévisibles et avaient été annoncées

     

    «La conséquence est donc que beaucoup de pays ont vu leur croissance flancher et leur balance commerciale basculer du mauvais côté», indique le prix Nobel, qui met ces piètres résultats en parallèle avec les objectifs initialement annoncés de prospérité et de stabilité grâce à l'euro. Si certains événements sont extérieurs, c'est pourtant bien l'euro qui en a aggravé leurs conséquences. Dernier exemple en date, la crise des réfugiés, qui a augmenté la pression sur des économies «où le taux de chômage est déjà élevé, et qui rechignent donc à voir arriver de nouveaux travailleurs pour des emplois bons marché».

     

    «L'Euro était un moyen pour une fin : il est devenu une fin en soi» conclut Joseph Stiglitz, qui déplore le manque d'ambition et de perspective dans les réformes conduites. S'il émet l'idée que les gouvernements européens puissent se ressaisir et changer de cap, il estime néanmoins que «cela est désormais aussi probable que l'inverse, c'est à dire que les politiques décident d'y mettre un terme». A cela s'ajoute l'essor de forces politiques nouvelles que l'économiste qualifie de «dissidentes» par rapport aux «partis centristes de gauche et de droite» qui dirigent la plupart des Etats européens.

     

    La conclusion de l'économiste, qui se refuse à faire toute prédiction dans le contexte d'incertitude actuelle, n'en demeure pas moins sombre pour la monnaie unique. «Ce n'est sans doute plus qu'une question de temps avant que l'Europe se retourne sur son passé et voie l'euro comme une expérience intéressante et pleine de bonnes intentions, mais ayant échoué - et cela au grand détriment des citoyens et de la démocratie».

     

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    3 janvier 2017 2 03 /01 /janvier /2017 17:48

    le triomphe du suffrage censitaire… ou la République des partis

    Pierre-Henri Picard

    http://www.causeur.fr/primaire-les-republicains-sarkozy-juppe-41005.html

     

     

    À l’origine, l’élection du Président de la République par le scrutin universel uninominal à deux tours avait pour objectif d’asseoir la légitimité populaire du chef de l’Etat dans l’exercice de sa fonction. Et puis les socialistes ont eu l’idée de la primaire, avant que la droite dite de gouvernement, toujours prompte à courir derrière les billevesées de la gauche ne l’imite, trahissant ainsi un peu plus de ce qu’il reste de son héritage bonaparto-gaulliste.

     

    L’article 3 de la Constitution de la Vème République est pourtant limpide et dispose que « la souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum », rappelant ainsi la filiation naturelle entre les deux grandes figures historiques de la droite qui dans la classification de René Rémond s’apparente au même courant de pensée.

     

    « Vous voyez le Général de Gaulle dans un débat à huit, avec son ancien premier ministre, son ministre des Affaires Etrangères, de l’Agriculture? »

     

    Caution gaulliste et gaullienne du mandat de Nicolas Sarkozy, Henri Guaino lui-même est tombé dans le piège en feignant de se présenter au casting d’ « Adopte un Chef (d’Etat) » organisé ce mois-ci par ses camarades de parti, alors même qu’il fût le premier et sûrement l’un des seuls à déconseiller l’ancien Président de la République de s’y présenter. « Vous voyez le Général de Gaulle dans un débat à huit, avec son ancien premier ministre, son ministre des Affaires Etrangères, de l’Agriculture? », aime-t-il d’ailleurs faire semblant de questionner à travers une rhétorique cruelle et implacable, qui illustre pourtant de façon tragique l’abaissement de la fonction présidentielle et le manque de hauteur dont font montre les prétendants à la Magistrature Suprême.

     

    Il faut dire que d’un scrutin uninominal majoritaire à deux tours où chaque candidat a rendez-vous avec ses concitoyens dans le but d’incarner la Nation française aux yeux du monde entier, nous sommes passés à un scrutin à quatre tours où tout se joue lors de la première manche.

     

    Une première manche tronquée si l’on considère le poids des sondages dans le choix du candidat et le corps électoral impliqué, les classes populaires, déjà les plus abstentionnistes, ne se déplaçant pas ou très peu.

     

    Car à n’en pas douter, sous couvert d’étendre la démocratie partisane à la base militante, force est de constater que les primaires ont pour seul but de verrouiller le choix des candidats et a fortiori limiter le corps électoral à la portion des privilégiés.

     

    Et tant pis si leurs idées sont parfois contraires à l’idée que l’on se fait du corpus idéologique de sa famille politique. Les électeurs, souvent issus des centres villes des grandes métropoles, catégorie CSP+ ou retraités, choisissent alors « celui qui a le plus de chances d’être au second tour » selon le phénomène bien connu du « band wagon ».

     

    Peu importe le poids réel du candidat au sein de son parti et auprès des militants, ce qui compte désormais c’est son poids supposé auprès de l’ensemble des français, mesuré par les instituts de sondage.

     

    A gauche, que ce soit en 2007 ou 2012, la primaire s’est transformée en plébiscite pour le candidat le mieux placé, les instituts de sondage jouant ici le rôle de catalyseur à travers des projections ajustées en fonction des besoins du résultat final.

     

    Annoncée favorite dès le début de l’année 2006 par plusieurs enquêtes d’opinion, Ségolène Royal n’a pas eu trop de mal à convaincre les militants socialistes à se rallier à sa candidature en dépit d’une lutte interne entre les vieux pachydermes mitterandiens.

     

    Idem cinq années plus tard en dépit d’un soubresaut inattendu répondant au doux nom de Nafissatou Diallo. Si la femme de ménage a bien ruiné les ambitions politiques de DSK, il en fallait plus à la caste médiatique et sondagière pour remettre en cause son statut de faiseur de roi, ajustant son discours et ses projections en faveur du candidat qui disposait alors de plus d’argent et d’une large clientèle partisane pour avoir été premier secrétaire général du PS.

    La suite, on la connaît.

    Une République des partis soumise au suffrage censitaire.

     

    La droite, pourtant héritière d’une certaine conception de l’incarnation du pouvoir républicain, s’est donc laissée biaiser par le jeu calendaire et médiatique, se coupant un peu plus des classes populaires qui lui avait pourtant permis d’enregistrer un de ces plus beaux succès électoraux en 2007 et d’éviter la débâcle annoncée de toute part en 2012.

     

    Les débats télévisés, les meetings, les congrès ne sont ici qu’artifices, chacun ayant peu ou prou un programme similaire qui ne diverge que sur les mises en œuvres techniques de son application. Et comme il est quasiment acté que le champion de cette primaire aura le privilège d’affronter Marine Le Pen au second tour de l’élection présidentielle en mai prochain, il s’agit de bénéficier des meilleures projections pour remporter la mise.

     

    Reste donc l’image que renvoie chaque candidat auprès des journalistes pour juger de sa capacité à faire barrage au second tour au Front National. Détesté par une partie des médias alors même qu’il est adulé par une large portion de la base militante, Nicolas Sarkozy sent bien qu’il est en train de se faire voler sa victoire par le mécanisme de la primaire ouverte. Une ouverture vers le centre – pour ne pas dire le centre gauche – qui bénéficie à Alain Juppé, de retour parmi les vivants, et qui a su tirer profit des querelles internes de l’automne 2012 et des casseroles judiciaires de l’ancien chef d’Etat.

     

    Technocrate, pince-sans-rire, à l’origine du plus important mouvement social de la fin du XXème, « le meilleur d’entre nous » est en passe de réussir son pari à coup de « Une » dans une presse iconoclaste pour la droite (Les Inrocks, Society …). Et tant pis si la majorité des sympathisants LR ne souhaitent pas voir l’actuel maire de Bordeaux porter les couleurs de la droite au printemps prochain au motif – entre autre – du soutien affiché de François Bayrou.

     

    François Fillon a d’ailleurs bien résumé la tragicomédie de cette primaire ouverte lors du deuxième débat des primaires : « 6 millions de chômeurs, 100% de dette, le totalitarisme islamique qui frappe à notre porte, et le sujet majeur de la campagne des primaires, c’est le sort du maire de Pau. C’est le retour à la République des partis ».

     

    Une République des partis soumise au suffrage censitaire. Pas de doute, 46 ans après la disparition de son illustre fondateur, l’esprit de la Vème République est bien mort et enterré.

     

    Addendum : Publié le 17 novembre 2016 ce texte conserve toute sa pertinence

     

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    1 janvier 2017 7 01 /01 /janvier /2017 17:24

    Et le basculement du monde

    Par Bruno Guigue — 30 décembre 2016

     

    Astana – DR

    Depuis la libération d’Alep, les événements se précipitent. Des négociations inter-syriennes ont été menées sous l’égide de la Russie, de l’Iran et de la Turquie. Elles ont abouti le 29 décembre à un triple accord entre le gouvernement syrien et sept groupes de l’opposition armée. « Trois documents ont été signés », a déclaré le président russe. Le premier instaure « un cessez-le-feu sur l’ensemble du territoire syrien ». Le deuxième définit « les mesures visant à contrôler le respect de la trêve ». Le troisième est une « déclaration sur la volonté des parties en conflit de lancer des négociations de paix ».

     

    Certes, on objectera à juste titre que cet accord n’instaure dans l’immédiat qu’un fragile cessez-le-feu. Il peut être remis en cause à tout moment, les terroristes d’Al-Qaida et de Daech en sont exclus, et il ne règle pas, au fond, la crise syrienne ouverte au printemps 2011. Il n’empêche que cette signature, fruit de tractations entre des parties qui ne se parlaient plus, marque une nouvelle avancée en vue d’un règlement politique du conflit, une semaine à peine après la victoire de l’armée arabe syrienne dans la deuxième ville du pays.

     

    L’avenir dira si cette étape était décisive, mais on peut déjà en tirer trois enseignements.

    Le premier, c’est que rien ne vaut une victoire militaire pour remettre les pendules à l’heure. La débandade des « rebelles » d’Alep-Est après un mois de combats valide la stratégie syrienne de reconquête territoriale. Les cinq premières villes du pays sont désormais sous le contrôle du gouvernement : Damas, Alep, Homs, Lattaquié et Hama. Toutes les combinaisons échafaudées en Occident et dans les pays du Golfe pour imposer le départ de Bachar Al-Assad, que ce soit comme « préalable » ou comme « résultat » d’une transition politique, se brisent sur cette réalité comme une coque vermoulue sur des récifs côtiers.

     

    La victoire militaire de l’armée syrienne et de ses alliés, en réalité, conforte l’initiative russe en faveur d’une solution politique. En position de faiblesse, les groupes armés non affiliés à Daech ou Al-Qaida vont devoir choisir entre une fuite en avant qui liera leur sort à ces jusqu’au-boutistes ou une négociation avec un Etat syrien qui les chasse, peu à peu, des principales agglomérations du pays. L’attitude de ces groupes est l’une des inconnues qui pèseront sur la suite des événements, mais il est significatif qu’ils aient choisi, sans doute à contre-cœur, la solution négociée.

     

    Le deuxième enseignement, c’est l’éviction spectaculaire des Etats-Unis, éjectés comme des malpropres d’une scène syrienne où ils ont additionné les mensonges, les coups bas et les échecs à répétition. Pour la première fois dans l’histoire contemporaine, la négociation sur un conflit majeur est engagée sans Washington, qui doit se résoudre à faire tapisserie pendant que Moscou mène la danse. Discrédités par une politique erratique, les USA sont condamnés à approuver un processus qu’ils n’ont jamais cherché à promouvoir tout en prétendant le contraire. En attendant, ils se voient contraints de mettre une sourdine à leurs jérémiades sur les « crimes de guerre » et la « barbarie russe ».

     

    Cette mise en orbite de la Maison-Blanche est d’autant plus cruelle que son principal allié dans la région, la Turquie, y a participé activement. Pour Ankara, mieux vaut un adversaire avec qui on peut négocier (Moscou) qu’un allié félon qui vous fait des enfants dans le dos (Washington). Les USA paient leur ambiguïté lors de la tentative de coup d’Etat en Turquie, mais aussi le soutien opportuniste accordé aux Kurdes de Syrie. M. Poutine, dont la retenue lors de l’affaire du Soukhoï abattu a porté ses fruits, n’eut qu’à tendre la main à son homologue turc pour que la géographie et l’économie, facteurs objectifs de convergence turco-russe, prennent le dessus.

     

    L’admission de la Turquie dans le club des parrains de la paix en Syrie est un coup de maître. Mais Moscou a aussi contracté une police d’assurance du côté de Doha. En lui concédant une participation au capital de la compagnie pétrolière nationale Rosneft, Moscou achète la neutralité du Qatar. Ce pacte de circonstance devrait contribuer à la tiédeur de l’Arabie saoudite, à son tour, pour une rébellion en déroute. Revirement turc, défection qatarie, isolement saoudien, le dispositif clintonien du « regime change » en Syrie s’effondre comme un château de cartes. Donald Trump a proclamé son intention d’en finir avec ces lubies néo-conservatrices. A croire qu’il avait anticipé la suite des événements !

     

    Le dernier enseignement, enfin, est lié au lieu même des futures négociations de paix. Capitale futuriste du Kazakhstan construite en 1997, Astana est au cœur de cet arc de puissance géopolitique dont Moscou est l’artisan inlassable face aux prétentions occidentales à régenter la planète. C’est à travers le territoire kazakh que passent les oléoducs qui acheminent, vers la Chine, le gaz en provenance des gisements de la Caspienne. Premier producteur mondial d’uranium, le Kazakhstan est un allié stratégique de la Russie et son partenaire essentiel dans les domaines-clé de la modernité économique (nucléaire, spatial, hydrocarbures).

     

    Ce pays asiatique majoritairement musulman est membre de l’Union eurasienne et de l’Organisation de coopération de Shanghaï. En plein développement, proche de la Russie, il est le symbole des nouveaux équilibres du monde. C’est à Astana que les négociations de paix commenceront en janvier, précédant celles de Genève en février. Les deux processus ne sont pas contradictoires, affirme la diplomatie russe. Staffan de Mistura, délégué spécial de l’ONU pour la Syrie, sourit pour la forme. Mais quel symbole ! Détrônée par la capitale kazakhe, la cité helvétique n’est plus le centre de l’activité diplomatique. Les Russes l’ont déplacé à l’Est, au cœur d’une Eurasie qui est le siège des puissances de demain.

     

     

    Bruno Guigue, est un ex-haut fonctionnaire, analyste politique et chargé de cours à l’Université de la Réunion. Il est l’auteur de cinq ouvrages, dont Aux origines du conflit israélo-arabe, L’invisible remords de l’Occident, L’Harmattan, 2002, et de centaines d’articles.

    Source: http://arretsurinfo.ch/la-syrie-astana-et-le-basculement-du-monde-par-bruno-guigue/

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    30 décembre 2016 5 30 /12 /décembre /2016 18:20

    Repris sur réseau international alep se relèvera de ses ruines pas les médias occidentaux

     

    Les États-Unis et leurs partenaires, sponsors du terrorisme, constatent la ruine de leur projet de changement de régime en Syrie alors que l’Armée arabe syrienne et ses alliés, viennent de remporter une victoire spectaculaire en libérant l’importante ville stratégique d’Alep.

     

    Les gouvernements occidentaux et leurs laquais à l’ONU évoquent avec cynisme et perversité une « déroute de l’humanité ».

     

    Il est plus proche de la vérité de noter « l’effondrement de leur santé mentale ». Ceci parce que le récit officiel de l’Occident sur la guerre syrienne est finalement mis au jour à grande échelle.

     

    Ce qui est exposé au monde entier est une couverture de propagande systématiquement fausse qui dissimule une entreprise criminelle – une entreprise impliquant des intermédiaires terroristes et des faux rebelles modérés, parrainés par les gouvernements occidentaux depuis six ans, dans une conspiration pour renverser le gouvernement de la Syrie. La gravité de ce crime systématique, commis par Washington et ses différents partenaires, apparaît maintenant sous nos yeux.

     

    Incapables de faire face à leur propre déni de criminalité, les gouvernements occidentaux, et leurs médias de masse complices, recourent à la négation pure et simple et à la production de mensonges de plus en plus éhontés.

     

    Au lieu d’assumer la réalité du fait que les forces de l’État syrien ont repris Alep aux groupes brutaux illégalement financés et armés par l’Occident et ses clients régionaux, ceux-ci qualifient la victoire de libération syrienne de « chute d’Alep ». Un rapport sur la chaîne américaine CNN a même qualifié l’armée arabe syrienne victorieuse et ses alliés de « persécuteurs ».

     

    L’ambassadeur des États-Unis auprès de l’ONU, Samantha Power, a cité des rapports non vérifiés faisant état d’exécutions de civils à Alep et a éreinté la Syrie et ses alliés, la Russie et l’Iran, pour n’avoir « aucune honte ». C’est Power et ses partenaires occidentaux, y compris les hauts fonctionnaires des Nations Unies, qui devraient se couvrir la tête de cendres.

     

    Parmi les propagateurs hystériques des supposés atrocités et massacres perpétrés cette semaine, le journaliste humanitaire de l’ONU, Jens Laerke, a déclaré que les événements d’Alep étaient la manifestation d’une « déroute de l’humanité ». Des mots émouvants, mais loin de la réalité.

     

    Les médias d’information occidentaux publiaient des manchettes sur les exécutions sommaires de femmes et d’enfants par l’armée arabe syrienne et ses alliés russes, iraniens et libanais alors qu’ils avançaient pour reprendre finalement tout le nord de la ville.

     

    Le chef sortant de l’ONU, Ban Ki-Moon, a dénigré une « victoire militaire intransigeante », tandis que ses subordonnés Rupert Colville et Jan Egeland dénonçaient des conditions « infernales » et les « crimes de guerre » commis par la Syrie et la Russie.

     

    Le problème est que toutes ces assertions sensationnelles et téméraires sont basées sur des affirmations non vérifiées, fournies par des activistes anonymes ou des personnes impliquées avec des militants intégrés à des groupes terroristes comme Jaysh al Fatah, Jabhat al Nusra, Ahrar al Sham et Nour al din al Zenki, tous affiliés au réseau terroriste internationalement interdit al-Qaïda – avec lequel les gouvernements occidentaux prétendent être en guerre.

     

    C’est vraiment une révélation grotesque de découvrir que les gouvernements occidentaux et les responsables de l’ONU agitent publiquement de la propagande au nom de groupes terroristes.

     

    Samantha Power et son homologue britannique à l’ONU, Matthew Rycroft, ont cité des rapports de l’ONU au sujet de l’exécution de 82 civils, dont 11 femmes et 13 enfants, par les forces syriennes pro-gouvernementales au cours des dernières heures de la reprise d’Alep. Mais les mêmes rapports de l’ONU étaient fondés sur des sources non vérifiées, supposées être intégrées parmi les terroristes. Ce n’est pas un reportage. Il s’agit simplement de recycler des rumeurs visant à sauver la peau des terroristes.

     

    Le simple fait que l’information vienne de sources non vérifiées n’a pas empêché les Nations Unies, Power, Rycroft et le troupeau des médias occidentaux, y compris le Washington Post, CNN, Guardian, The Indépendant, France 24, etc., de présenter les revendications comme si elles étaient des faits.

     

    Le ministre russe des Affaires étrangères, Serguéi Lavrov, a accusé les gouvernements occidentaux et leurs journalistes zélés, qui ne se posent pas de question, de diffuser des « fausses nouvelles » sur les événements dramatiques en Syrie cette semaine. Lavrov a souligné qu’aucune des atrocités alléguées n’a été reconnue par des groupes humanitaires indépendants.

     

    L’ambassadeur syrien à l’ONU Bashar al Jaafari a également réfuté les allégations d’atrocités qui semblaient rendre ses homologues occidentaux si perplexes.

     

    Les gouvernements occidentaux et les médias ont persisté dans leurs fantasmes morbides en dépit d’abondantes séquences vidéo, qu’ils diffusaient eux-mêmes, montrant des milliers de civils s’éloigner tranquillement des quartiers détenus par les rebelles à Alep pour se diriger vers les forces de l’Armée arabe syrienne. Est-ce le comportement de gens massacrés, exécutés sommairement, assassinés ?

     

    L’une des plus absurdes distorsions a été celle de France 24. Le radiodiffuseur public d’un des pays qui a fourni des armes et de la propagande aux terroristes en Syrie au cours des six dernières années a décrit cette semaine comment « les gens d’Alep célébraient leur libération par le gouvernement ». Étant donné que le gouvernement syrien détient pratiquement tout Alep cela signifie que la grande majorité des Syriens fêtait l’événement. Pourtant, France 24 s’efforce de créer une fausse division entre les populations pro et anti-gouvernementales.

     

    La représentation plus logique et plus véridique est que les civils syriens peuvent enfin fuir les bandes terroristes qui les ont assiégés. Mais en rapportant cela, tout le faux récit occidental sur ce qui se passait à Alep et en Syrie depuis six ans s’écroulerait comme un château de cartes.

     

    Pourquoi les médias occidentaux ne sont-ils pas en train d’interviewer les dizaines de milliers de civils qui ont maintenant réussi à fuir les groupes terroristes vaincus ? Pourquoi les médias occidentaux ne posent-ils pas de questions sur la nature de leur captivité ? Par exemple, pourquoi ne pouvaient-ils pas échapper aux rebelles extrémiste d’Alep-Est jusqu’à maintenant ? Que pensent ces civils de l’armée syrienne et de ses alliés qui ont écrasé les rebelles ?

     

    L’absence curieuse et sidérante de tout témoignage apporté par les médias occidentaux de la part des milliers de civils libérés à Alep se retrouve dans la même absence curieuse et sidérante de témoignages des milliers de civils libérés ailleurs en Syrie par l’armée au cours de cette année.

     

    C’est parce que ces civils parlent aux médias qui sont prêts à relater – comme le radiodiffuseur d’État syrien SANA, ainsi que RT, Press TV et Al Manar – que le cauchemar imposé par les terroristes soutenus par les Occidentaux est terminé. Si les médias occidentaux devaient réellement se donner la peine de faire du véritable journalisme, ils iraient dans des régions libérées d’Alep et d’autres villes et villages de Syrie et raconteraient que la vie heureuse est revenue à la normale pour ces familles et communautés.

     

    La vérité est que Alep a été envahie, en juillet 2012 par des terroristes soutenus par l’Occident qui ont transformé les quartiers Est de la ville en un repaire sous le règne de la terreur. Un califat dévoyé et dément y a été imposé, dirigé par des djihadistes wahhabites. À l’instar de la Syrie dans son ensemble, ces mercenaires étaient blanchis par l’Occident comme des « rebelles modérés et pro-démocratiques » – bien que soi-disant mélangés à des extrémistes djihadistes.

     

    Si tel était le cas, alors où sont ces supposés modérés maintenant que le dernier repaire de rebelles à Alep a été libéré ? L’absence flagrante des rebelles « modérés, pro-démocratiques » – inventés par l’Occident – qui sortent des ruines d’Alep est aussi grave que l’absence de civils pétrifiés dénonçant les atrocités de l’armée arabe syrienne ou les crimes de guerre russes.

     

    Au cours de cette semaine mémorable, le récit occidental sur Alep et la guerre syrienne en général s’est effondré en un tas de poussière. Aucune avalanche de dénis et de distorsions supplémentaires ne peut cacher la mise en lumière de la propagande et des mensonges occidentaux.

     

    Il est ironique de voir que les médias occidentaux ont récemment agité le phénomène des « fausses nouvelles » dans le contexte de la tentative de discrédit jeté sur la Russie au sujet d’une prétendue ingérence électorale aux États-Unis et en Europe.

     

    La Syrie a démontré que les vrais coupables de la propagation de « fausses nouvelles », et plus grave encore de faux récits, sont les gouvernements occidentaux et leurs médias d’actualité prétentieux, auto-satisfaits et arrogants.

     

    Inaptes à faire face à la vérité insupportable de sa complicité criminelle, l’Ouest exhibe l’effondrement de sa santé mentale.

     

    Alep et la Syrie émergeront un jour de nouveau des ruines. Ce n’est pas le cas des gouvernements ignominieux de l’Ouest et de leurs médias mensongers et criminellement complices. Ils ne renaîtront jamais de leurs ruines.

    Finian CunninghamStrategic Culture

    Traduit par jj pour le Saker Francophone

    Photo: Manifestants brandissant le drapeau russe et syrien. AFP.

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    30 décembre 2016 5 30 /12 /décembre /2016 11:24

    Repris sur Réseau International

     

    Elles sont loin les conférences de Genève 1 et 2. Aujourd’hui le sort de la Syrie se décide en comité choisi par Damas, Moscou et Téhéran. Ankara vient d’entrer dans ce comité. Il y a déjà longtemps que l’on ne demandait plus l’avis de la France à propos de la Syrie. C’est au tour des Etats-Unis d’être exclus. Cette exclusion ne concerne pas seulement le cas de la Syrie, elle concerne aussi l’Afghanistan dont la sécurité est en train d’être discutée en ce moment-même entre la Russie, l’Iran et le Pakistan. Ce pourrait bien être bientôt le tour de l’Irak, après la récente visite à Moscou de Falah al-Fayad, conseiller à la Sécurité nationale du Premier ministre irakien Haïdar al-Abadi, et chef des Hachd al-Chaabi (Unités de mobilisation populaire).

     

    La Russie et la Turquie ont mis au point un plan de pacification générale de tous les belligérants en Syrie. Moscou et Ankara sont tombés d’accord sur tous les points de cet armistice juste après la fin des hostilités à Alep-Est et l’évacuation des combattants de l’opposition et de leurs proches.Le plan sera soumis à toutes les parties prenant part au conflit.

     

    Le traité doit entrer en vigueur dans toutes les régions où les combats font rage entre les mercenaires, l’opposition et les forces gouvernementales d’Assad. L’armistice deviendrait effectif à partir du 29 décembre, à minuit. L’information a été rendue publique par l’agence turque Anadolu.L’armistice ne concernerait pas les organismes considérés comme terroristes.

     

    Ce traité est encore une preuve que la tentative d’organiser une autre provocation politique en brouillant les pays, lors des pourparlers à Ankara, a de nouveau fait long feu. Il est à rappeler que, le 19 décembre dernier, l’ambassadeur de Russie Andreï Karlov a été assassiné lors de l’inauguration d’une exposition au Centre des Arts à Ankara. Le tueur a tiré plusieurs coups dans le dos du diplomate lorsque ce dernier prononçait le discours d’ouverture d’une exposition des photographies « La Russie vue par les yeux des Turcs ». L’ambassadeur a péri de la main de l’ancien policier turc Altyntash.

     

    Les experts estiment que les provocateurs ne réussiront pas à gâcher les relations entre Moscou et Ankara.

    « Erdogan est très perplexe : les conversations téléphoniques et les excuses qu’il avait apportées à la suite de ces événements tragiques, en témoignent. Il va de soi que l’Ankara officielle n’y était pour rien. C’est pourquoi la tragédie survenue avec notre ambassadeur ne ferait que renforcer le dialogue qui se veut à la fois politico-militaire, et économique », a confié à Pravda.ru Vladimir Gouténev, chef de la Commission sur la politique économique, le développement innovant et les affaires du Parlement de Russie.

     

    Les Etats-Unis n’ont pas été invités à la table des négociations ce qui s’est déjà passé auparavant. Au cours de ce mois, un tour des négociations a été déjà tenu à Moscou entre la Russie, la Turquie et l’Iran pour discuter du problème syrien. La rencontre s’est passé entre les ministres des affaires étrangères des pays respectifs. En même temps, les ministres de la Défense des trois pays ont, eux aussi, débattu des problèmes syriens et des variantes du développement de la conjoncture après la libération d’Alep.

     

    New-York Times accuse réception en écrivant que « les trois pays ne pensent qu’à tirer leur propre gain du jeu en Syrie ». Selon les Américains, « quand les Turcs, les Iraniens et les Russes commencent à s’occuper des processus en Syrie, ça devient un « grave problème » pour Washington ».

     

    A la mi-decémbre de l’année en cours, la Russie et la Turquie ont conclu un accord sur l’évacuation des civils et de l’opposition armée d’Alep-Est. Il est noté que grâce à cet accord, les citadins ont reçu une chance de survivre aux combats.

     

    Les militaires russes et le service de renseignement turc viennent, eux aussi, de passer un accord sur le cessez-le-feu à Alep. L’accord court à partir du 27 décembre. Le représentant du Département d’État des Etats-Unis John Kirby a fait valoir que cet accord sur Alep a de nouveau été conclu sans participation de Washington. C’est pourquoi, soulignent les Américains, ils ne peuvent encore reconnaître cet accord, mais si l’accord portait ses fruits, les Américains seraient très enthousiasmés, le Département d’État dixit.

    source : http://www.pravdafrance.com/news/international/28-12-2016/1303921-ORIENT-0/


    En savoir plus sur http://reseauinternational.net/la-russie-et-la-turquie-ont-elabore-un-plan-de-pacification-de-la-syrie-sans-etats-unis/#1AAPGdG89ZZAL8Am.99

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    28 décembre 2016 3 28 /12 /décembre /2016 18:13

    Un prix Nobel de médecine accuse : « guérir des maladies n’est pas rentable pour les laboratoires »

    Repris sur Santé Réseau International

     

    « Le prix Nobel britannique de médecine, Richard J. Roberts, a accusé les grands laboratoires pharmaceutiques de faire passer leurs intérêts économiques avant la santé des personnes, en détenant le progrès scientifique dans le traitement des maladies car la guérison n’est pas rentable.


    «Les médicaments qui guérissent ne sont pas rentables et ne sont donc pas développés par les laboratoires pharmaceutiques, qui parallèlement développent des médicaments qui chronicisent les maladies et qui doivent être consommés de manière ininterrompue, » Roberts a déclaré dans une interview au magazine «PijamaSurf».

     

    Certains médicaments qui pourraient guérir entièrement une maladie ne sont pas développés. Cela est-il normal que l’industrie de la santé soit régie par les mêmes valeurs et principes que le marché capitaliste, lesquels ressemblent beaucoup à ceux de la mafia? », demande le prix Nobel 1993 de médecine. (ndlr: ça fait du bien d’entendre ça de la part d’un prix Nobel de médecine).

     

    Le savant et chercheur accuse les labos d’oublier de servir le peuple et de s’occuper uniquement de la rentabilité économique. «J’ai vu comment, dans certains cas des chercheurs qui dépendaient de fonds privés auraient pu découvrir des médicaments très efficaces qui auraient pu complètement venir à bout de certaines maladies », a t-il expliqué.

     

    Il ajoute que les entreprises cessent d’enquêter, car « Les compagnies pharmaceutiques sont davantage intéressées à votre porte-monnaie qu’à votre santé, c’est pourquoi les recherches, tout à coup, sont déviées vers la découverte de médicaments qui ne guérissent pas, mais qui rendent les maladies chroniques permettant aux malades de constater des améliorations qui disparaissent dès lors que l’on cesse de prendre le médicament. »

     

    En ce qui concerne les raisons pour lesquelles les hommes politiques n’interviennent pas, Roberts affirme que «dans notre système, les politiciens ne sont que des employés des gros capitaux qui investissent ce qui est nécessaire pour assurer la victoire à leurs poulains, et s’ils ne sortent pas vainqueurs, ils achètent les élus « . (Ndlr: Tout est dit, Obama nous en a donné un bon exemple avec Monsanto). »

     

    A noter après quelques recherches que cet article ressemble beaucoup à un autre accordé en 2007 au journal La Vanguardia et qui apportent plus de précisions sur les manipulations des labos concernant les médicaments.

    Laurent Freeman


    Source: Russia Today

    via:http://stopmensonges.com/un-prix-nobel-de-medecine-accuse-guerir-des-maladies-nest-pas-rentable-pour-les-laboratoires/

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    27 décembre 2016 2 27 /12 /décembre /2016 18:24

    Par jpbrighelli le Causeur

     

     

    Nous ne détestons pas détester, en France. Nous votons contre.

     

    Exécrer est une chose. Mépriser en est une autre. On peut à la limite se passer d’être aimé — De Gaulle ne l’était guère, mais il fut longtemps plébiscité, avant que Giscard ne le flingue. Mais on ne se relève pas du mépris — Hollande vient d’en tirer la conclusion en se retirant de la compétition.


    Le PS tout entier est méprisable. Quand j’entends des gens les appeler « la Gauche », je m’esclaffe. Quelle Gauche ? Ces gens dont l’adversaire n’est pas la finance. Qui se cachent derrière le petit doigt d’Angela Merkel. Qui augmentent le SMIC de 0,93% en 2017 — dis-moi, Hollande, tu as déjà essayé de vivre avec 1153 € par mois, logement compris ? Qui virent Filoche (il fallait entendre le grand numéro de Cambadélis priant l’ancien inspecteur du travail d’« arrêter son cirque ») parce qu’ils en ont une trouille bleue — dans un débat public, il aurait été le seul anti-libéral, et il avait assez de coffre pour rallier à lui pas mal de suffrages qui vont désormais se porter…


    Se porter sur qui ? Sur Hamon, que n’inquiète guère le fait, qu’en France, des cafés et des rues entières soient interdits aux femmes ? Le reportage de France 2 s’est circonscrit à la région parisienne et aux faubourgs de Lyon, ils auraient pu venir à Marseille ou à Lille, ils auraient constaté le même phénomène. Relativise, Benoît ! Seuls les masochistes voteront pour toi.


    Certains voteront Mélenchon, le spécialiste du taboulé au quinoa — un végan qui tonitrue, c’est toujours drôle, ça doit faire mourir de rire toute une petite paysannerie française qui est en train de crever. Les plus résignés (mais comment peut-on se résigner ?) iront droit chez Macron, la bulle gonflée par les médias. Les autres…


    Les autres sont nombreux, et imprévisibles. Les autres ont élu Trump — pas forcément une grande idée, mais élire Clinton n’en était pas une bonne : la démocratie montre ses limites, ces derniers temps. Les autres ont voté pour le Brexit, contre les diktats de la City, de Bruxelles et de Berlin. Les autres renverront le PS au cimetière des éléphants — et j’espère bien qu’ils n’atteindront pas les 100 députés aux législatives. Les autres affûtent leur bulletin de vote, tout en préparant le troisième tour, voire le quatrième — dans la rue.
    On n’en a pas fini avec les surprises.

     

    Je sais bien que je radote, mais je suis un peu sidéré que l’Ecole ne soit pas un thème majeur, pour le moment, des campagnes qui s’amorcent. Broder sur la réduction du nombre de fonctionnaires séduira ceux qui croient que l’entreprise privée fonctionne mieux que l’entreprise publique — une jolie fable. Proposer de modifier les remboursements de la Sécu séduira ceux qui n’ont ni problèmes de fins du mois, ni de problèmes de santé — pas grand monde, en ce moment. Parler de l’avenir de nos enfants me paraît autrement porteur — à condition d’identifier clairement les responsables. Fillon a parlé de cette « caste de pédagogues prétentieux » que Carole Barjon a identifiés par leur nom — assassins —, et que le candidat LR se propose d’éliminer dès son entrée en fonction (et que je sache, il est le seul, pour le moment, à l’avoir osé).


    Je sais bien que l’Ecole n’est pas tout, qu’il faut voir le reste, que « it’s the economy, stupid », etc. Mais je me bats depuis si longtemps contre ces imbéciles que je finis par ne plus voir que l’ennemi d’hier et celui d’aujourd’hui, les mêmes, toujours les mêmes, les responsables du désastre scolaire, les « experts » autoproclamés et auto satisfaits, les pédagogues des IUFM et des ESPE, et tous les collègues qui croient que c’est avec de beaux discours sur « l’apprendre à apprendre » que l’on peut faire classe.
    Oui, le petit bout de la lorgnette, si l’on veut.


    Ou pas tant que ça. Ces salopards ont fabriqué l’Ecole que voulait le néo-libéralisme. Fin des connaissances et des savoirs savants. De vagues compétences, un vernis pré craquelé, une infinie capacité à faire la queue à Pôle Emploi et à dire « Merci, Patron » dans toutes les langues de la terre. Pire : les adeptes du néant ont créé un tel vide que les barbares en embuscade l’ont rempli avec les certitudes mortelles du Bataclan, de Nice ou de Berlin.
    Reprendre les choses en main ne se fera pas en un jour, ni en trois mois. Il faut repenser la formation des maîtres, repenser les programmes, repenser les emplois du temps, repenser le système tout entier. Cesser de demander leur avis à des gens qui sont hors-sol, et s’appuyer sur les praticiens — les bons, tant qu’à faire.


    Et le PS ? Ma foi, il continuera à croire que Terra Nova a des idées, et il croira que les imbéciles décérébrés qu’il a contribué à fabriquer voteront pour lui — à Villeurbanne, où se présente Vallaud-Belkacem, ou ailleurs. Mais même les crétins patentés ont compris que le PS ne s’intéressait qu’aux bobos de la capitale — la ville monde qui ignore sa périphérie. Anne Hidalgo se voit un avenir national — ce parti est si pitoyable que tous ses minables s’imaginent avoir un destin d’exception, en 2017 ou en 2022.


    S’il a un destin, c’est aux oubliettes. Si demain il ne reste rien de cette gauche-là, je ne pleurerai pas — ni personne. On en reviendra au mécanisme que cette gauche d’opérette a si bien masqué depuis 1983 — la lutte des classes. Le rapport de forces.


    Et puis après, la victoire ou la mort. Au point où on en est…

    Jean-Paul Brighelli

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    26 décembre 2016 1 26 /12 /décembre /2016 15:33

    Analyse de Bassam Tahhan, spécialiste du Moyen-Orient et de la Syrie, interviewé par Frédéric Saillot le 17 décembre 2016

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    23 décembre 2016 5 23 /12 /décembre /2016 20:16

    Par Bruno Guigue

    Origine  Comité Valmy

     

    Barack Obama vient de déclarer que la Russie est « un petit pays qui ne produit rien, qui exporte du pétrole, du gaz et des armes .. un pays qui n’innove pas ».

     

    La Russie ne prétend pas à l’hégémonie sur le plan économique, en effet. Elle connaît parfaitement ses limites. Mais elle ne vole pas le pétrole et le gaz des autres pays en y fomentant la guerre civile, comme les Occidentaux l’ont fait en Libye. Elle ne sème pas le chaos à l’étranger sous le prétexte hypocrite des droits de l’homme. Elle n’envahit ou ne déstabilise aucun Etat souverain, elle ne finance aucune organisation chargée d’y semer le trouble. Elle intervient en Syrie à la demande du gouvernement légal, et elle affronte les terroristes au lieu de leur livrer des armes tout en prétendant les combattre.

     

    Les Russes ne sont pas les plus forts sur le plan militaire. Ils ne détiennent pas le dixième de la capacité de projection extérieure des forces dont disposent les USA. En pleine modernisation depuis une décennie, leur appareil militaire sert à protéger l’immense territoire de la Fédération. Leur stratégie est défensive, non offensive. Ils ont deux bases militaires à l’étranger, tandis que les USA en ont 725. Les Russes ne se laissent pas marcher sur les pieds, mais ils ont le sens de la mesure. C’est l’OTAN qui a relancé la course aux armements en déployant un bouclier antimissiles, et non la Russie. On l’accuse de menacer la paix, mais son budget militaire (48 milliards) est inférieur à celui du Royaume-Uni (53 milliards) et il représente 8% de celui des USA (622 milliards).

     

    Mais si les Russes ont des moyens modestes, ils savent les utiliser. Inutile d’employer des forces colossales pour parvenir à ses fins, il suffit de le faire à bon escient. En un mois, sans un coup de feu, la Crimée est revenue au giron de la Mère-Patrie. Les Occidentaux vont devoir s’y faire. C’est définitif. Les Russes ont aussi gagné la partie sur le théâtre syrien. En un an, l’intervention russe a enrayé l’offensive des mercenaires sponsorisés par les puissances occidentales et les pétromonarchies corrompues. Au terme d’une féroce bataille de 30 jours, la libération d’Alep, deuxième ville de Syrie, ouvre la voie à la restauration intégrale de la souveraineté syrienne.

     

    Avec 5 000 hommes et 70 avions, Moscou a fait basculer le rapport de forces. Il a déjoué les plans du « changement de régime » conçu par Washington et déclenché en 2011 à la faveur des « printemps arabes ». Avec la déroute des bandes armées d’obédience wahhabite, les apprenti-sorciers occidentaux viennent de recevoir une dérouillée. Elle explique sans doute l’amertume d’un président américain en train de faire ses valises pour laisser la place à un successeur qui veut reprendre le dialogue avec Moscou. Quelle claque ! A croire qu’il ne suffit pas d’aligner les porte-avions sur les océans pour peser sur le cours des choses. Les Occidentaux n’ont rien compris, ou rien voulu comprendre à ce qui se passait en Syrie. Ces prédateurs arrogants ont perdu la partie.

     

    Ce « petit pays qui ne produit rien » aura administré une leçon d’humilité à des yankees qui se prennent pour des génies de la géopolitique. Adossé à une Chine qui est la puissance montante, il aura donné ses chances à l’instauration d’un monde multipolaire. Les Américains croyaient mener le bal, et ils sont condamnés à faire tapisserie. Il va falloir l’admettre. Si les Russes dament le pion aux Occidentaux, ce n’est pas parce qu’ils sont plus forts. C’est surtout parce qu’ils sont plus intelligents. Ils comprennent le monde qui les entoure avec davantage de finesse. Ils captent mieux les inflexions du réel. Ils ont cette acuité du regard qui repère le point de bascule, l’endroit et le moment où il faut agir pour influer sur les événements. La supériorité russe n’est pas quantitative, elle est qualitative. il en coûte de sous-estimer le pays de Tolstoï et Dostoïevski. Une culture millénaire lui a appris la patience. Une histoire tragique lui a donné le sens des réalités.

     

    C’est ce qui manque le plus aux Américains. Barack Obama peut-il seulement comprendre ce qui se passe ? Les USA, ce sont les moyens de la civilisation pris pour la civilisation. Leur expérience historique montre qu’un PIB colossal ne se monnaye pas toujours en perspicacité. Aucune loi physique ne fait transfuser la puissance matérielle, comme par enchantement, en intelligence stratégique. Les yankees se croient supérieurs, et ce sentiment de supériorité les aveugle. Ils s’imaginent que l’attrait de leur modèle culturel vaut approbation universelle. Ils pensent que leur croyance en eux-mêmes est partagée par les autres. Quelle illusion ! Le « moment unipolaire » inauguré par la chute de l’URSS n’est pas la « fin de l’histoire », mais une parenthèse aujourd’hui refermée. Un petit pays qui ne produit rien s’est chargé de cette fermeture à double tour.

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    20 décembre 2016 2 20 /12 /décembre /2016 18:29

    par Antoine Charpentier

    mardi 20 décembre 2016, origine Comité Valmy

     

    Alep la citadelle

     

     

    La victoire se profile à Alep. Une des plus grandes et des plus déterminantes batailles a été remportée par l’armée syrienne. Les perdants semblent toujours persister dans le mensonge, appuyés par leurs médias de masse, eux-mêmes dominés par un tiers qui ne dit pas son nom, que le président Hugo Chavez nommait autrefois « la main invisible ».

     

    Le mensonge de l’Occident impérialo-sioniste s’achève en Syrie, trouvant comme tombe la ville d’Alep avec une sépulture inscrivant dessus le mot HONTE. Oui, honte au monde libre, au monde moderne et soi-disant développé, honte à la Démocratie, honte aux Droits de l’Homme qui dans la pratique n’ont que l’appellation.

     

    Après la victoire, les mensonges proférés à propos d’Alep par les dirigeants occidentaux vacillant les uns après les autres vont être révélés. Le monde dit moderne et libre va découvrir qu’Alep n’est pas uniquement la partie est où il y avait 250 000 civils pris comme bouclier humain par des factions terroristes ; factions bombardant quotidiennement 1 million et demi de civils à Alep-ouest ,tuant des femmes et des enfants, dans l’indifférence de l’Occident qui n’a jamais évoqué ce drame d’une façon correcte et juste. Il convient de préciser que les combattants ne bombardaient pas les positions de l’armée syrienne, mais anarchiquement les civils. Ce sont ces mêmes éléments armés qui ont réclamé une trêve humanitaire face à l’avancée pertinente de l’armée syrienne à Alep-est. Mais savent-ils la signification exacte du mot humanitaire ?

     

    Plusieurs trêves humanitaires ont eu lieu avec l’accord de l’Etat syrien et de ses alliés. Mais certaines ont servi au ravitaillement en armes des terroristes. Tandis que lorsqu’il y avait vraiment des aides alimentaires ou médicales, elles ont été confisquées par les soi-disant rebelles modérés et vendues trois à quatre fois plus chères aux habitants d’Alep-est.

     

    Alep qui a vaincu n’est pas uniquement celle des enfants morts par les bombardements anarchiques des terroristes, mais aussi celles des filles et des femmes maltraitées, violées et réduites à l’état d’esclaves. Toujours dans le silence d’un bon nombre de pays occidentaux et de leurs alliés dans le Monde.

     

    Alep qui a vaincu est celle dont le président a accordé l’amnistie pour toute personne déposant les armes, se rendant à l’Etat légitime. Que feraient d’autres présidents, s’ils venaient à affronter les mêmes problématiques ?

     

    Alep qui a vaincu est celle de l’armée qui a ouvert plusieurs couloirs humanitaires pour permettre aux civils de sortir du piège, et aux nombreux combattants ayant la volonté de se rendre. En revanche, les « rebelles modérés » ont posté des snipers afin de tirer sur tout ce qui bouge de l’est vers l’ouest.

     

    Alep qui a vaincu est celle qui constitue la malédiction de tous les dirigeants qui ont comploté contre elle, et qui sont en train de partir les uns après les autres, destination la poubelle de l’Histoire. Tandis que, face au fait accompli, les nouveaux dirigeants lâchent en partie les monstres et les criminels que leurs prédécesseurs soutenaient.

     

    Alep a vaincu, mais la bataille n’est pas terminée. Cependant, la Syrie a changé le paysage politique mondial, en avortant la tentative du printemps arabe et avec elle le projet le plus diabolique pour le Moyen-Orient.

     

    Alep a vaincu pendant que la nouvelle administration américaine semble modifier sa stratégie au Moyen-Orient.

     

    Alep a vaincu puisque la Turquie ne peut pas aller plus loin face à la ténacité de l’armée et du peuple syrien, ainsi que face à l’habileté des dirigeants et diplomates syriens.

     

    Alep a vaincu puisque l’Europe s’affaiblit de plus en plus à cause de son alignement aveugle et sans conditions sur la politique étatsunienne concernant la crise syrienne.

     

    Aujourd’hui, la victoire d’Alep est militaire. À l’instar de celle qui se déroule actuellement autour de la ville de Douma dans la banlieue de Damas, ainsi qu’aux réconciliations nationales entre les Syriens qui sont des victoires aussi importantes que celle d’Alep.

     

    Après la reprise d’Alep par l’armée syrienne, il y a Idlib, puis Raqqa, ensuite Deir El-Zor. Seules deux solutions peuvent être envisagées à propos d’Idlib qui devient le lieu de rassemblement et de stockage des combattants en Syrie, suite à leurs sorties de différentes localités syriennes. La première solution, et la plus préférable, est tout simplement une réconciliation, sinon une grande bataille aura lieu à l’image de celle de la ville d’Alep.

     

    Quant à l’armée turque, elle se retirera définitivement de la Syrie. Les terroristes reviendront d’où ils sont venus, laissant aux Syriens de trouver les réponses aux aspirations de leurs concitoyens kurdes.


    En attendant, Alep et toute la Syrie savourent une victoire bien méritée contre tous les diables de la terre.

     

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