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28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 21:02

Sur des évènements et des comportements qui ont marqué la décennie écoulée, spécificités villierraines.

 

 

Ils ont été à l’origine de l’échec de Chevrier lors des municipale de 2001, de Fraysse en 2008. Ils ont marqué de leur empreinte le premier tour de 2014.

 

 

L’analyse qui suit n’est pas exhaustive et mérite un prolongement. Il serait également utile pour une meilleure compréhension de lire mon intervention, tant que doyen d’âge, lors de l’élection de madame le maire en mars 2008, Elle est sur ce Blog ainsi que sur le site de la commune (Procès verbal de la séance du conseil mars 2008)

 

 

Ce qui suit ressort d’une réflexion personnelle que j’avais adressée, à l’issue du second tour de mars 2008, aux membres de la liste conduite alors par Gilles Fraysse et à quelques amis.

 

 

Etat des lieux

 

 

En face ne nous, le PS, le Modem, l’UMP et leurs électorats potentiels dont, pour l’UMP, les frontistes convaincus qui se sont reconnus dans la démarche de Sarkozy. Les soutiens extérieurs, politiques pour Lamarre Leroux, opportunistes pour Simons en prévision de l’élection à la présidence de la communauté d’agglo.

 

 

Nos atouts, l’enthousiasme, la bonne volonté, le passé, notre image dans la vie associative, avec cependant quelques bémols en particulier le fait que les parents d’élèves sont aujourd’hui avec des idées de droite en tête, cf. le résultat des élections de représentativité. Le mécontentement provoqué par la politique antisociale de Sarko, la faiblesse de l’équipe UPV, qui au premier comme au second tour est loin des scores réalisés par Duranton. Enfin le rejet de l’équipe Simons pour son absence de relationnel.

 

 

Contre nous la faiblesse de l’analyse politique (non pas au sens politicien mais étymologique) de ceux qui étaient censés avoir un peu d’expérience.

 

 

Sur l’analyse du scrutin proprement dit :

(Une analyse a toujours une dimension psychanalytique)

 

 

Seul un examen approfondi des listes d’émargement pourrait en découvrir plus.

 

 

A première vue :

 

 

Au second tour nous perdons 31 voix, mais en réalité certainement beaucoup plus, que sont venus compenser quelques abstentionnistes du premier tour. En évaluant à une vingtaine cela fait déjà 50 voix qui nous auraient remis dans la foulée de Lamarre Leroux.

 

 

Cette dernière a bénéficié des abstentionnistes du premier tour, à coup sur d’un transfert en provenance de Simons, également des nuls dont le nombre a diminué.

 

 

Sur les raisons :

 

 

Elles sont bien entendu multiples et se sont additionnées :

 

 

En 2008 après le premier tour j’avais adressé le message suivant à tous les colistiers ainsi qu’à Lydie Benoist première secrétaire de la fédération du parti communiste en Essonne :

 

 

…mais n'oublions pas que nous avons quasiment fait le plein sur les mécontents; D'une part ceux qui n'ont pas la mémoire courte, d'autre part ceux qui actuellement encore n'apprécient pas leur relationnel et leurs insufisances

 

 

L'enjeu ce sont les abstentionnistes plus ou moins bien informés qui peuvent inverser la donne avec en outre une partie, même infime de notre électorat du premier tour qui pourrait être déstabilisé. On peut mesurer ou nous a conduit l'utilisation du concept "La force tranquille" dans un contexte de désinformation et de dépolitisation. (ndlr: C’était en référence à la période 81 à 07 qui nous a apporté la droite la plus réactionnaire de ces soixante dernières années et pour cause l’opposition politique, qui a perdu ses fondamentaux, s’est « délitée » )

 


Simons l'a bien compris, il tire à fond sur cet électorat potentiel. Il accumule, sur son site, la matière du tract du samedi soir. Même s'il est hors de question de le démonter point par point il est néanmoins nécessaire de préparer les allumettes du contre feu sinon lundi matin le réveil pourrait se révéler pénible. Jf

 

 

Réponse Lydie

 

Jack,

 


Non, nous n’avons pas fait le plein, aux Régionales 2004 la liste « Unie à gauche » a réalisé 882 voix et Royal 1 060 voix.

 


Comparaison n’est pas raison mais il y a de la marge. Le « concept » « force tranquille » dont tu doutes nous a déjà mené à 39.6% soit 10% de plus que le maire. Si craintes il y a, c’est une poussée possible du score à droite car ils ont eux de la réserve. Sachons comme les colistiers le disent rester dans la « zen attitude » tout
en menant toujours campagne.

 


Quant à lundi matin, c’est le sommeil qui nous aura manqué.



Amitiés

 

 

Commentaires de JF : (après l’élection du maire)

 

 

Tout d’abord mon intervention de samedi matin, en tant que doyen, lors de l’élection du maire, montre qu’on peut exprimer ce que l’on a sur le cœur, être sévère mais juste, aller au fond des choses, tenir le langage de la vérité, sans être outrancier. .

 

 

Sans vouloir nier les influences externes, notre score du premier tour était l’expression de spécificités locales que chacun connaît ou a entendu parler du moins ceux qui vivent ici depuis plusieurs années. Ce n’est pas le concept de Force tranquille qui nous a amené les 676 voix du premier tour : Erreur fondamentale pour un ou une politique.( homme ou femme)

 

 

Dans le score de Ségolène il y avait pas mal de Modem. Quelques voix de « Huchons » étaient à notre portée nous ne sommes pas allés les chercher. Notre réponse au dernier tract de Simons est restée sur notre site qui n’a jamais eu le contenu et l’audience requis pour une telle élection. Le support papier a encore de beaux jours devant lui.

 

 

Patatras, vendredi soir (avant le second tour) sortent deux tracts, celui auquel j’ai fait référence ci- dessus, plus un tract ordurier auquel nous aurions dû nous attendre, dont nous aurions pu anticiper la réponse.

 

 

Discussion samedi matin, conclusion : comme à l’habitude, au nom de la ZEN attitude : « Il est urgent de ne rien faire » alors que Gilles Fraysse, Claude Chevrier et moi-même, nommément mis en cause avions toute latitude pour répondre par écrit tout en ayant - nous étions traînés dans la boue- la possibilité d’organiser une réunion dans la soirée pour rétablir la vérité. Nouveau refus au nom de la force tranquille. Flingués au coin du bois nous avons ainsi tendu la gorge au bourreau, en victimes expiatoires.

 

 

Le tour était joué. Renvoyés dos à dos, nous avons été sanctionnés, Simons encore plus que nous pour cette manipulation tardive, lui je ne l’avais pas prévu, du moins de cette importance, la droite avait le champ libre. Notre dernière ligne droite a été désastreuse. CQFD !

 

 

Est-ce à dire que nous ayons été sans reproches dans la période qui a précédé. Tous ceux qui nous ont rejoints ne doivent pas se sentir concernés par ce qui suit, néophytes, ils n’y sont pour rien. L’apprentissage est rude encore faut-il en tirer les enseignements.

 

 

Je noterai tout d’abord le fait que la droite et Simons ont géré sans réelle opposition structurée durant ce dernier mandat. Quelques exemples : Aucun contre feu sur les accusations portées à l’encontre des anciens élus, l’instauration des abattements à la base en matière de fiscalité locale a consisté à déshabiller, Pierre pour habiller Paul avec comme conséquence de réduire les reversement de l’état au titre des dégrèvement qu’il octroyait alors qu’il aurait fallu dénoncer l’obstruction de la droite et de Villiers Ensemble à l’agrandissement de la zone d’activité dont les rentrées de TP aurait permis de soulager les uns sans pénaliser les autres .

 

 

Rien sur la libération du Coefficient d’occupation des sols, au delà du nécessaire, à l’intention du centre de rééducation fonctionnelle, dont il est prévu, parait-il, mais c’est à vérifier, qu’il soit doté d’un centre de radiologie performant dont on peut imaginer qu’il sera accessible en priorité à ceux qui peuvent financièrement se l’offrir. Rien sur la densification des zones UH sur le PLU…, Thérèse au moins s’est abstenue. Pas grand chose sur le Skate Park communautaire, silence ou presque sur l’abandon du futur point Poste, aucun relais sur la pétition demandant le renforcement du réseau Internet haut débit qui pouvait être l’occasion de relancer le débat sur la casse des services publics.

 

 

Rien sur les raisons profondes qui ont présidées à l’adoption par le parlement de la loi Chevènement puis ensuite à sa mise en œuvre. C’était la panacée parait-il.

 

 

J’ajoute que nous avions Leblanc et moi saisi le maire ( Chevrier) et les élus lors des premières tentatives de privatisation de EGF, la seule intervention en conseil municipal fut celle de Simons.

 

Que dire de l’adoption, dernièrement, du marché pour l’entretien des chaufferies et la fourniture de combustible avec un surcoût près de 50 % par rapport à l’existant ! Qui fut renégocié après mon intervention mais qui reste encore élevé.

 

 

Ensuite l’annonce trop tardive d’une véritable candidature de Gauche les uns étant à la recherche d’un compromis avec Simons dont chacun sait qu’il n’en voulait pas car trop préoccupé par la conservation de ses privilèges, les autres absents ou en attente de je ne sais quoi, peut être du strapontin qui s’est dérobé.

 

 

Premier tract en décembre (2007)? Je crois, date à vérifier, il n’était pas trop tard, à condition de lancer le turbo. Hélas ce ne fut pas le cas. Plus d’un mois pour le 4 page, réécrit trois fois, censé démolir l’équipe sortante, le reste à l’avenant avec la hantise permanente d’égratigner quelqu’un, le souci de rester dans la neutralité, nous avons failli avoir le même programme que Simons et Thérèse alors qu’il s’agissait aussi d’une élection politique, ce que nos adversaires se sont chargé de nous rappeler mais à nos dépends.

 

 

D’aucuns diront oui mais si nous n’avions pas eu Chevrier…Ne pas avoir Claude eut été céder au chantage, passer sous les fourches Caudines. J’assume la position qui a été la mienne dans cette affaire, je regrette seulement qu’elle ne soit pas venue plus tôt sur la place publique à son initiative et à celle de ses conseillers ce qui aurait permis de régler leur compte à tous ceux qui ont été à l’origine de cette vilenie.

 

 

C’est le passé, récent et plus ancien, qui nous a fait rois au premier tour (de 2008), nous aurions du le cultiver, avec humilité et non pas le renier et surtout dénoncer plus fortement la politique de déclin social conduite par Sarkozy pour attirer les mécontents de droite comme de gauche.

 

 

Quelques années de pratique et de luttes syndicales m’ont permis de constater, que contrairement à celui de gauche, une fraction importante de l’électorat de droite ne suit pas benoîtement ceux qu’il a élu sinon il y a longtemps que nous serions tous plumés.

 

L’euphorie du premier tour nous a privé de la lucidité nécessaire.

 

 

Après la réunion de jeudi soir au foyer (après second tour)

 

Autosatisfaction majoritaire.

 

 

La campagne a été super, nous avons perdu car Villiers est à droite alors que pendant la campagne c’était, « ne faisons pas de politique, ou le mois possible ça va nous perdre » pourquoi nous présenter dans ces conditions ? Etait-ce pour que nous donnions l’image d’une frange molle, centriste politiquement asexuée, Modémiste ? Alors que la place était déjà occupée non seulement par Simons mais également par une Thérèse doucereuse.

 

 

On a pu aussi entendre : Nous ne pouvions gagner avec deux listes divers gauche ; ce qui est contradictoire par rapport à l’assertion précédente d’une majorité droitière à VSO. L’électorat PS qui s’était porté sur la liste Chevrier au second tour de 2001 est resté cette fois avec Simons (au premier tour).

 

 

Si Villiers sur Orge est majoritairement à droite pourquoi pouvions nous songer à la victoire sans politiquement combattre alors que nous nous affichions, de gauche, communistes, socialistes verts, progressistes ? Le même raisonnement vaut pour le plan national faut-il attendre, l’arme au pied que Sarkozy poursuive dans la voie du déclin social et qu’un vote significatif de protestation se porte comme hier sur un Le Pen en gestation. Que propose la gauche aujourd’hui (le terme pris dans sa signification actuelle) rien sinon un ravalement de la gauche plurielle sur la base d’un cheval PS et d’une alouette alibi.

 

 

Il y a gros à parier que demain l’échiquier politique français se décomposera comme suit :

 

 

Un rassemblement radical de droite, incluant les déçus de tout, ex et futurs électeurs frontistes sous l’égide de Sarkozy ou de son successeur. Le passé nous a pourtant enseigné que les chants désespérés n’étaient pas toujours les plus beaux.

 

 

Au centre les Modémistes, Bayrouistes, les ex transfuges du PS passés à l’ennemi revenant au bercail, les opportunistes et apparatchiks, carriéristes de tous poils,sentant le vent de la victoires et les postes à occuper, Ségolène et des pans entiers de l’électorat du PS leurrés par le social libéralisme ambiant pour un accompagnement loyal de la mondialisation capitaliste, dont on sait qu’elle n’a d’autre vertu que d’enrichir les riches des pays pauvres, d’appauvrir les pauvres des pays riches et de semer le désordre et la mort pour s’accaparer les ressources naturelles de la planète sous l’égide des Etats Unis.

 

 

A « Gauche », des groupuscules s’échinant pour s’accaparer les miettes, sur la base : « que le mouvement social, (en attente de relais politiques, que comme sœur Anne il ne voit pas venir), s’en mêle » - « luttez nous ferons le reste » mais sans réelles propositions de nature à stopper le déclin économique et social en cours, alors qu’il faudrait ouvrir une perspective en l’absence de laquelle les luttes ne peuvent que s’essouffler.

 

 

 

Et en avant pour une nouvelle alternance. L’alternative, ce sera pour plus tard, lorsque la vieille Europe sera devenue un désert économique et les travailleurs tous précarisés. Les restos du cœur ont encore de beaux jours devant eux, les dames patronnesses aussi.

 

 

En fait la gauche, depuis vingt ans, s’est contenté de répartir les miettes, de proposer ou mettre en œuvre ce qui peut être assimilé à des cautères sur une jambes de bois, alors que la droite, les financiers et le patronat se sont inscrits dans une démarche de classe pour reconstituer leurs profits rognés par les conquêtes sociales des générations

précédentes.

 

 

Passé quand tu nous tiens ! Au risque de me répéter je persiste et je signe.

 

 

Un scrutin, quel que soit son résultat n’est bénéfique que dans la mesure ou la campagne qui l’a précédé est de nature à faire bouger les choses, disons , plutôt les faire avancer dans l’intérêt de ceux qui nous suivrons dans la carrière, nos enfants et petits enfants.

 

 

Hors du contexte notre résultat est plus qu’honorable, beaucoup s’en satisferaient, mais voilà nous sommes à Villiers sur Orge et nous avons perdu sans avoir suffisamment semé le grain qui pourrait lever pour nous conduire vers un futur meilleur.

Jack Freychet

 

 

NB : Nous en sommes là. Je n’avais pas eu de réaction argumentée.

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