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10 juillet 2014 4 10 /07 /juillet /2014 13:45

Déclaration, commentaires, analyse sur quelques points de l'ordre du jour.

 

I Très haut débit – RTT – ERDF – RTE - SIGEIF

 

Madame le Maire

 

Tout vient à point pour qui sait attendre :

 

Interviewée  par le magazine  de l’agglo n° 70, à la question :

 

Pourquoi l’agglo n’a-t-elle pas attendu que les opérateurs privés installent leurs réseaux ?

 

Vous répondez fort justement:

 

« Les opérateurs allant là ou les investissements sont les plus rentables, si nous avions laissé le main aux initiatives privées, les premières zones desservies auraient été celles ou les connexions sont déjà satisfaisantes, laissant pour compte les zones les moins denses qui auraient du attendre jusqu’en 2020 pour avoir un service équivalent. »

 

Mais si l’appréciation est juste et montre bien la supériorité d’un service public sur des sociétés dont le seul souci est le profit le plus important dans le laps de temps le plus court il serait prématuré de conclure que, sur l’agglomération du val d’orge, le réseau fibre restera  public,

 

Pour au moins deux raisons car : 

 

D’une part s’il est  co- financé  par des fonds publics via l’agglo il l’est aussi par des capitaux privés qui ne laisseront pas leur part aux chiens,

 

D’autre part tous les fournisseurs d’accès privés devront y avoir accès conformément aux directives européennes qui interdisent tout obstacle à la concurrence dite libre et non faussée.

 

Ainsi nous nous retrouverons  dans la situation actuelle ou le réseau filaire cuivre est accessible à tous après avoir été bradé au privé. Ce sera toujours la foire d'empoigne.

 

Il en est  d’ailleurs de même des réseaux de transport - RTE-  et de distribution - ERDF- de l’énergie électrique comme de Réseau Ferré de France  -RFF-. Après le " plombier"  voici le " cheminot polonais" qui s’avance  en attendant l’Ukrainien et les autres. C’est dans la logique du pouvoir socialiste après celle de la Droite qui demande encore plus d’austérité.

 

Ces réseaux servent et serviront de faire valoir à la concurrence transfrontière pour générer des profits supplémentaires en abaissant les coûts salariaux sans que les concédants en particulier  les collectivités territoriales ne disent mot.

 

Pire encore beaucoup, dont Villiers sur Orge à l’unanimité des élus municipaux, se sont inscrites dans le cadre de la dérégulation de la distribution de l’énergie en adhérent au SIGEIF qui vient de confier leur approvisionnement en gaz à des entreprises privées :

 

  • Direct Energie de Louis Dreyfus (Le patron de l’Olympique de Marseille) qui a racheté POWEO, 

 

  • Antargaz filiale de l’entreprise américaine UGI Corporation,

 

  • EGF SUEZ engagé dans la course à l’internationalisation, dont l’Etat ne contrôle plus que 35,7 % du capital et les investisseurs institutionnels, les « fameux » zinzins plus de 52 %.

 

Or le Syndicat Intercommunal pour le Gaz et l’Electricité en Ile-de-France ne fédère semble-t-il que 176 communes, soit 4,9 millions d’habitants pour la compétence service public de la distribution qui, répartie en trois appels d'offres ne peut garantir un coût d’approvisionnement du  même niveau qu’un appel d’offre de niveau national  même diversifié à l’international.

 

 

Il s’agit par conséquent d’une prime, octroyée au privé, de même nature que celle du système bancaire qui prélève sa dîme après s’être approvisionné à la Banque centrale Européenne ce qui représente un surcoût pour les collectivités comme pour l’Etat qui pouvait auparavant emprunter à la Banque de France à des taux dérisoires voire nuls. C’est une  interprétation de la loi du marché toujours en faveur des nantis.

 

II La réforme Peillon

 

De l’avis quasi général  cette réforme se traduit par une fatigue accrue pour les élèves que dénoncent aussi bien les enseignants que les parents.

 

Les contribuables locaux ne pourront se satisfaire d’avoir à honorer la facture lorsque la majorité locale sera contrainte d’augmenter les taxes locales pendant  que l’ opposition s’abstiendra, comme à son  habitude, au motif qu’il y aurait encore des économies à réaliser sur d’autres chapitres budgétaires.

 

Améliorer la qualité de l’enseignement passe par toute une série de réformes sur lesquelles il serait trop long de revenir en aparté, disons que cela nécessite que l’Etat dégage  les moyens nécessaires, sinon nous irons de plus en plus vers une école à deux vitesses et l’échec scolaire ne fera que s’accentuer.

 

Les communes n’ont  pas à palier les carences de l’Etat en matière d’enseignement.

 

Tous les points sont d’importance et ne doivent pas être traité en catimini mais au grand jour, c’est  l’affaire de tous et non pas de quelques-uns fussent-ils élus aussi il est nécessaire  de faire appel à toute les bonnes volontés au travers de commissions extra municipales et ou de groupes de travail et non pas seulement  de réunion publiques, comme pour la fibre, qui n’apportent que des réponses parcellaires, le plus souvent toujours les mêmes, à défaut d’avoir au préalable recensé les vraies questions.

 

Il est nécessaire  que les différents groupes d’élus, la majorité comme l’opposition affichée se positionnent sur le sujet.

 

Si le projet de règlement avait fait l’objet d’études préalables entre les différents groupes le maigre  auditoire aurait fait l’économie de près d’une heure d’échanges fastidieux pour n’aboutir à aucun résultat tangible. Il ne faut pas chercher ailleurs l’origine de la désaffection des Villiéraines et de Villiérains à l’égard des réunions du conseil municipal qui se déroulent le plus souvent dans un langage ésotériques.

 

Pour ce qui concerne la réforme Peillon    la commune avait, lors de la séance précédente, demandé son report à la rentrée 2015, c’était une  juste décision, par contre les débat du 24 juin laisse subodorer sa mise en œuvre dès la rentrée de septembre ¹. Le temps dégagé par la réduction des horaires d’enseignement serait transformé en garderie récréative. Le projet aurait reçu l’aval de l’inspection académique. La restauration scolaire serait assurée le mercredi en complément de celle du centre de loisirs sans hébergement. Les coûts pour la commune seraient ainsi minimisés sans que pour autant madame le maire soit en mesure de donner les chiffres exacts faute d’avoir recensés  l’effectif concerné.

 

Monsieur Chevrier s’est étonné de  cette mise en œuvre au rabais tout en soulignant timidement les insuffisances  de l’Etat en la matière. Les représentants de Elan  Solidaire n’ont pas jugé utile, comme à l’habitude,  de dénoncer la politique d’austérité et de transferts de charges de l’actuel  gouvernement Valls - Hollande.

 

Les représentants des parents d’élèves étaient absents.

 

¹ Il se confirme que la mise en œuvre de la réforme des horaires scolaires sera mise en œuvre au rabais dès la rentrée de septembre 2014. Obtempérez  a dit le ministre, il n’y  pas à discuter. L’école à deux vitesses est sur les rails.

 

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