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1 décembre 2014 1 01 /12 /décembre /2014 09:48

Par Valentin Martin et Jacques Maillard article originel repris sur Comité Valmy

Rafale, Mistral, et autres vents...
Les origines

En 1952, l’armée américaine implanta un commandement permanent en Europe (EUCOM). Plusieurs centaines de milliers d’hommes furent déployés de façon permanente sur le territoire européen. Mais après la « destruction » de l’URSS et jusqu’à ce jour, l’EUCOM resta implanté en Europe. Une de ses missions affichée était la vente d’armes à l’étranger (1).

 

 

Les industriels de l’armement étatsuniens n’ont jamais caché leur volonté d’hégémonie totale sur l’industrie européenne (2) . Néanmoins, au lendemain de la guerre froide, ils comprirent vite qu’un monopole total dans ce secteur n’était pas sans danger et qu’il pouvait entraîner un phénomène de rejet de la part de certains pays européens eux-mêmes dotés d’industries indépendantes. Ils mirent aussi en place un système plus subtil de dite « coopération » avec les industriels européens. Un cadre politique particulier leur permit de conserver leur domination, sous l’apparence d’une concurrence libre et non faussée entre Europe et Etats-Unis. En 1991, ils mirent en place le Conseil de la Coopération Nord-Atlantique (NACC), auquel succéda en 1997 le Conseil pour le Partenariat Euro-Atlantique (EAPC). Celui-ci faisait de la coopération en matière d’armement une priorité. Il était admis, tacitement puis explicitement, que les projets de coopération devaient être dirigés par les Etats-Unis, lesquels jouaient le rôle de « pays dirigeant » (« pilot nation »)(3) .

 

 

Au même moment, à travers l’intégration supranationale européenne, véritable corollaire politique de l’OTAN, avec le traité de Maastricht, une « Europe de la défense » biaisée voyait le jour : elle devait s’inscrire, selon son traité de fonctionnement, dans le « respect de l’alliance atlantique(3) », ce qui ne fut jamais démenti par la suite. En 1992 furent créés les Eurocorps, présentés comme une « force d’intervention spéciale de l’OTAN », structure ayant elle-même systématiquement été sous commandement américain.

 

 

La « coopération »

Les industries nationales de défense, notamment françaises, étaient alors considérées comme des industries excessivement politiques par les Américains. Souvent nationalisées, elles étaient contrôlées par l’Etat, dans le but d’équiper la Défense de la patrie et des nations alliées. En 1996, l’Union Européenne se dota d’une Organisation de coopération conjointe d’armement, l’OCCAR, afin de développer des projets d’armement dans un cadre européen. A une époque où la France était encore en dehors de l’organisation intégrée militaire de l’OTAN, cela permettait de renforcer les liens entre l’industrie de l’armement et l’OTAN. L’OCCAR développa plusieurs projets, comme le COBRA, le TIGRE ou l’A400M en coopération directe avec l’agence spécialisée de l’OTAN (NSPA (4) ).

 

 

En 2000, les grandes entreprises nationales d’aéronautique furent fusionnées en une société européenne, (European Aeronautic Defence and Space Company, EADS). Cela permit de marginaliser la production d’avions de chasse français. En effet, dans les années 80, 80% du budget de Dassault était consacré au militaire, aujourd’hui, 75% de son budget est consacré à la fabrication de jets privés destinés aux Etats-Unis ou aux Pays du Golfe. A plusieurs reprises la direction d’EADS manifesta un alignement sur les positions américaines, indépendamment des choix des dirigeants français (levée de l’embargo de vente d’arme à la Chine)(5) . En 2000, l’entreprise française d’électronique Thomson CSF devint Thales à l’occasion de son alliance avec l’américain Raytheon. L’armée américaine put tirer profit de nos systèmes électroniques et particulièrement de nos systèmes de détection sous-marine. Thalès Brest a produit presque tous ses sonars Flash pour l’armée américaine. Thales Underwater Systems a travaillé en collaboration avec Raytheon(6) .

 

 

En 2010, c’est DCNS qui se met « à l’heure européenne ». Un des cadres qui s’était occupé de l’intégration européenne d’EADS est nommé à la « Stratégie et Perspective ». Celui-ci préside une association réunissant les industriels de l’aéronautique américains et europeéns (USAIRE). Un poste des Affaires Européennes de DNCS fut créé à Bruxelles, siège de l’UE et de l’OTAN. Nouvel « Airbus naval », DCNS internationalisa la fabrication de ses navires et de ses sous-marins, en s’alliant avec la Grande-Bretagne (BAE Systems), laquelle constitue un des cinq yeux (« five eyes ») du Pentagone. Au choix qui aurait dû s’imposer, tant du point stratégique, qu’industriel et écologique, de construire un deuxième porte-avions à propulsion nucléaire, DCNS préféra payer des centaines de millions d’euros d’études aux Anglais, pour fabriquer un porte-avions à propulsion classique. De même pour les sous-marins : les Barracudas sont construits en collaboration avec les équipementiers anglais. Rappelons que le SNA « HMS Astute » s’était distingué en 2011 par une tuerie survenue à son bord. A cause des locaux de vie trop petits, trop chauds et trop humides, en dépit de l’augmentation du tonnage du bâtiment et de son automatisation, un des sous-mariniers était devenu fou.

 

 

Les importations outre-atlantiques

 

La constitution de l’Europe de l’armement a permis aux industriels américains d’y exporter leurs produits et de réduire la part de l’industrie des pays d’Europe dans les exportations mondiales (7). Les missiles sol-sol MILAN furent remplacés par les Javelin de Lockheed pour les troupes françaises en Afghanistan. Les avions JSF de Lockheed envahirent le marché européen. La vieille tradition de lobbying de la compagnie qui avait débuté dans les années 70 avec l’affaire Lockheed culmina. Neelie Kroes commissaire européen à la concurrence vient du directoire de Lockheed. Pourtant, les F35 sont très contestés, même au sein de l’armée américaine. L’armée française s’approvisionna en drônes MALE Reapers exclusivement auprès de Lockheed. Enfin, tous les projets dits « européens » qui firent doublon avec ceux de l’industrie américaine, comme Galileo, connurent des déboires, un surcoût et un retard important.

 

 

La recherche

 

 

Aujourd’hui, tous les corps de l’US Army ont leurs services de recherche chargés de « surveiller » (« monitoring ») la recherche en Europe. Pour la Marine, c’est l’Office of Naval Research, dont les bureaux sont à Londres et à Prague (ouvert en 2010). Les envoyés de l’ONR multiplient les visites dans les écoles publiques françaises comme l’Ecole Navale où elle finance des projets (NICOP), ou dans les industries en lien avec l’armement. Il existe les mêmes antennes européennes pour l’armée de terre (European Research Office) et l’armée de l’air (EOARD). Des agents de l’armée américaine, chargés de surveiller la recherche en France et dans les pays voisins, sont attachés au ministère de la défense. La nouvelle stratégie (8) du Department of Defence est la suivante : au lieu de financer des recherches nationales aux Etats-Unis, il faut tirer profit des découvertes à l’étranger, et pour se faire, accroître son emprise (« authoritative awareness ») sur les centres de recherche. C’est sans doute pourquoi le CNRS a vu la création de « zones à régime restrictif » militarisées dans la quasi-totalité de ses départements.

 

 

L’affaire des Mistral

 

 

 

Les choix d’exportation de matériel militaire ne constituent plus des décisions souveraines. Ainsi du refus de livraison des Mistral. Pour la France, il s’agit d’une aberration technologique car le savoir-faire est déjà transmis, économique puisque nous risquons de perdre 6 milliards d’euros à minima, et diplomatique. Six milliards d’euros, c’est cent euros environ par français, c’est la moitié du budget de la recherche et de l’université. Le précédent de la vente annulée de missiles de DCA S300 de la Russie à l’Iran porte à réfléchir : le contrat initial portait sur 800 millions de dollars, et l’indemnité que devait recevoir l’Iran était de 4 milliards de dollars, selon l’agence russe Novosti. De plus une partie des Mistral est construite en Russie : devrons-nous le couper à nouveau en deux pour le rendre aux Russes ? Enfin, nous risquons de perdre les contrats de Rafales avec l’Inde, qui attend pour signer le contrat définitif de constater la fiabilité de la signature de la France.

 

 

La destruction actuelle

 

 

Le cas des Mistral s’insère dans la destruction de notre « base industrielle et technologique de défense ». Par exemple :

 

 

1) en 2015, malgré les protestations au sein de l’Etat-major, nos chaînes satellitaires de télécommunications (COMSAT NG, ex-Syracuse) seront privatisées.

 

 

2) nous fermons les manufactures d’armes pour l’armée de terre, et les appels d’offre pour les futurs fusils d’assaut sont rédigés de manière à exclure les fabricants français (9).

le nouveau fusil d’assaut de l’armée, remplaçant du FAMAS, a peu de chances d’être français

 

 

3) La fabrication de chars lourds (Nexter) est stoppée, et la fusion-absorption par les industriels allemands est mise en place. Le GIAT privatisé ne sera plus qu’une succursale allemande (rêve d’outre Rhin).

 

 

4) La fermeture des hôpitaux militaires a pour effet, en dehors de faciliter la privatisation de notre appareil de santé national, livré aux compagnies privées telle General Electric (PDG Mme Gaymard), de détruire et vendre par appartement le patrimoine national, mais aussi d’affaiblir une part essentielle du système de défense.

 

 

5) L’abandon systématique de la langue française imposé par le gouvernement et l’Europe dans nos laboratoires, nos universités et nos écoles a pour but de faciliter notre intégration dans le système guerrier occidental et de supprimer notre autonomie intellectuelle scientifique et technique, capitale pour élaborer une souveraineté militaire.

 

 

6) Il est clair que la destruction ou la mise sous tutelle de l’appareil de production industrielle, agricole, accompagnée de celle des systèmes de transports et de communication, passant sous contrôle étranger, renforce cette politique d’intégration atlantique strictement militaire.

 

 

7) Le Traité transatlantique UE-USA (TAFTA), en cours de négociation secrète par la Commission de Bruxelles et qui jusqu’ici, a reçu à cet égard un chèque en blanc des gouvernements, imposerait sous hégémonie étasunienne, des appels d’offre, des normes, et donc des politiques industrielles de défense totalement intégrées aux pays signataires du TAFTA. Cette même réalité de renoncement national s’imposerait également, aux pays signataires de l’Accord de Partenariat Trans pacifique (Japon, Taiwan et Corée).

 

 

Conséquences

Cette politique a quatre conséquences immédiates :

 

 

1) Création de conditions matérielles devant empêcher le peuple français de pouvoir se défendre face à un coup d’état ou une invasion aidée par un pouvoir traître. Ceci est renforcé par l’abandon de la conscription. C’est aussi empêcher face à des troubles (guerre civile incitée par l’étranger mettant en cause communauté ou territoire), la capacité de répondre d’un gouvernement souverain. Sans armes, la notion de souveraineté est vidée de son contenu. Ainsi la limite des eaux souveraines fut autrefois fixée à 3 milles nautiques, distance qui correspondait à la portée d’un canon.

 

 

2) Empêcher la possibilité pour le peuple français de conserver son indépendance de décision, en particulier de refuser d’entrer dans un conflit qui n’est pas le nôtre (Irak, Syrie, Russie, Iran...).

 

 

3) Provoquer une perte importante d’emplois, de compétences, de savoirs et de savoir-faire. En particulier, les savoirs les plus importants concernent la synthèse des informations et l’intégration des compétences. En abandonnant la construction de systèmes complets (ex. Rafale, Famas) et en s’intégrant dans un « grand système mondial d’armement », même si le nombre d’emplois peut augmenter dans un premier temps, à terme c’est une perte sèche qui se produit.

 

 

4) Cette « vente par appartement » permet de briser toute synergie entre les acteurs français, et d’annihiler la liberté de recherche et d’expression dans les laboratoires concernés. Ainsi s’explique sans aucun doute la création de « Zones à Régime Restrictifs » dans tous nos laboratoires civils, publics et universitaires, imposant sous le prétexte ridicule de « protection du patrimoine », un régime de couvre-feu et de secret paranoïaque incompatible avec toutes les traditions et principes académiques et scientifiques.

 

 

Prospectives

 

De nombreuses personnes, pensent que le démantèlement du « complexe militaro-nucléaro-industriel français » est une politique pacifique et anti-impérialiste.
Il s’agit exactement du contraire .

 

 

1) Si le système actuel n’est pas sans défaut, il permet encore de refuser un conflit. Le peuple français peut, par exemple grâce à référendum prendre des décisions. En Suisse les Grippen, le concurrent du Rafale, ont été renvoyés en Suède par un tel référendum suite à la constatation de surcoût de maintenance inacceptable. Si les conditions politiques ne sont pas actuellement réunies, nous ne devons pas pour autant supprimer les conditions matérielles de la souveraineté populaire qui existent encore.

 

 

2) Le système français n’est pas aussi puissant que le système US (heureusement), et donc il est ouvert à des coopérations sur un plan plus égal avec la Russie, le Brésil ou d’autres. Toute coopération non atlantique éloigne la politique française de la politique de l’OTAN. Toute coopération atlantique, et en particulier avec les USA, engage la France dans la politique des USA. C’est la raison pour lesquels les atlantistes français, déclarés (UMP, PS, Modem) ou cachés (Verts, trotskystes) dénigrent systématiquement l’appareil industriel français, par exemple quand le ministre Hervé Morin dénigrait le Rafale lors de sa visite officielle au Maroc.

 

 

3) Aux gouvernements des nations occidentales, ou dans leur très proche entourage, se trouvent un certain nombre de personnages désirant ouvertement la guerre, pour maintenir leur prédominance. George Soros aux côtés de Moscovici, Lamy, Piketty, Verhoefstadt, et Enrico Letta a récemment développé la thèse suivante :
la guerre avec la Russie permettra de redonner une « nouvelle vie » à l’Union Européenne en crise (10). La nouvelle « guerre froide » ou « guerre hybride »(11) déclarée à la Russie dans l’est de l’Europe par les USA, l’OTAN et l’UE permettrait de mettre en place cette « économie de guerre ». Le problème de la dette se résoudrait par des investissements massifs dans la production d’armes, les profits en retour étant assurés et massifs car la guerre, même hybride ou froide, ne permet pas de restriction. Par contre, ceux qui sont en dehors de cet effort n’ont aucun droit, et perdront tout.

 

 

4) Au sud, parallèlement c’est le chaos qui règne, en Afrique et au Proche-orient, et si possible en Amérique Latine (Colombie, Mexique...). La France perd toute autonomie politique, au nom de la destruction de la « Françafrique », pour ne devenir qu’un acteur à la fois prédateur et compassionnel de la politique atlantiste. L’armée française devient essentiellement une armée d’accompagnement de l’impérialisme US. La politique énergétique, qui transforme AREVA en fournisseur mondial de minerais (pour les chinois en particulier) tout en abandonnant des parties cruciales de notre indépendance énergétique (l’enrichissement de l’uranium en France, contrat URENCO, est fait par des boites noires US...) est une pierre angulaire de cette politique néocoloniale néfaste pour la France et pour l’Afrique.

 

 

5) Il faut en dernier lieu signaler que la guerre froide dans l’est de l’Europe peut se transformer en guerre chaude, voire très chaude :

 

a) Un exercice de l’OTAN se déroule en Estonie, sur le thème : « défense de l’Estonie par l’OTAN en application de l’article 5, suite à une attaque de la Russie ».



b) Un exercice de « défense civile » a été fait en Russie du 4 au 8 octobre mobilisant la moitié de la population (60 millions) et 300 000 sauveteurs (préparation aux bombardements, éventuellement nucléaires).

 


-c) La Russie, avec l’accord de 80 % de la population, augmente de 30 % son budget militaire l’année prochaine.



d) de multiples incidents ont lieu entre l’OTAN et la Russie, incidents qui peuvent à tout moment dégénérer.

 

 

L’utilisation de l’article 5 du traité de l’Atlantique Nord contre la Russie impliquerait la guerre généralisée en Europe. A terme (4-6 mois), ce serait la mobilisation générale de tous les jeunes, garçons et filles recensés. En Ukraine la mobilisation a été déclarée pour tous les hommes entre 18 et 60 ans. Les gares sont bloquées par la police qui rafle tous les jeunes pour les envoyer au front. La guerre moderne n’est pas la guerre de 14 ou de 40. Les soldats seraient d’abord formés, en particulier au grand jeu vidéo (12) , pendant que l’industrie se reconvertirait en quelques mois de la fabrication de voitures, d’Airbus, d’électroménager, en celle de missiles, avions de chasse, pièces détachées, etc. Dans le cas d’une guerre sous contrôle de l’OTAN, cela permettrait, comme sous l’occupation allemande entre 1940 et 1944, que l’industrie et l’économie française passe sous contrôle total et exclusif des maîtres du moment, à savoir les Allemands et les USA aujourd’hui.
Les jeunes partiraient au front, pas forcément pour une année, mais peut-être pour quelques jours, ou quelques semaines, et ce n’est qu’une fois le processus engagé que le peuple verrait dans quelle horreur les démagogues et les traîtres (13) l’auraient emmené.

 

Notes :

(1) Voir les déclarations de Kapstein, Johnson (vice-président de l’Aerospace Industry Association).
(2) Guide pour la coopération en matière d’armement
(3) 17.1 alinéa 3 TUE
(4) OCCAR
(5) « Les menaces américaines …. montrent clairement que nous devons tenir compte des Etats-Unis pour ce qui touche à la Chine et Taïwan. Nous sommes dépendants et vulnérables. » (Rainer Hertrich, co-président du directoire d’EADS).
(6) Projet AN/AQS-22

(7) Selon une étude parue en 2013, de 1992 à 2008, les Etats-Unis ont livré aux pays de l’UE : 1663 chars de combat, 857 véhicules blindés de combat, 321 pièces d’artillerie de gros calibre, 324 avions de combat, 94 hélicoptères d’attaque, 6 navires, 6903 missiles et lanceurs. Inversement, les industriels européens n’ont quasiment rien livré aux Etats-Unis. En Europe, les avions de chasse européens sont quasiment trois fois moins nombreux que les avions de chasse américains. Quant aux exportations européennes, de 2003 à 2008, elles chutèrent de 35% des parts de marché mondial à 14% en direction des pays en voie de développement, et de 34% à 16% en direction des pays développés. Les parts des Etats-Unis, elles, restent constantes à plus de 40%.

(8) Strategic Engagement in Global S&T :: Opportunities for Defense Research » (2014)
(9) DSI, septembre 2014
(10) Paris Match et Nouvel Obs
(11) déclaration du SACEUR, commandement militaire de l’OTAN en Europe
(12) Voir l’utilisation militaire du jeu Call of Duty
(13) Code Pénal article 411-2 et 411-3

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