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26 octobre 2015 1 26 /10 /octobre /2015 17:03

Par le Parti de l’émancipation du peuple (ex-M’PEP).

Le 2 octobre 2015.

 

Les élections régionales ont pour objet d’élire 1.910 conseillers régionaux. Elles se dérouleront les dimanches 6 et 13 décembre 2015, sous forme de scrutins de listes dans 17 régions, dont le périmètre a été profondément bouleversé depuis les dernières élections régionales survenues en 2010. Ces 17 régions se répartissent en 13 régions métropolitaines et 4 outre-mer.

 

Devenues des collectivités territoriales pleines et entières en 1982, les régions ont vu le champ de leurs compétences s’étendre et se diversifier au fil des lois de décentralisation. Leurs principaux domaines d’intervention sont aujourd’hui le développement économique, la formation professionnelle et les lycées, l’aménagement du territoire et les transports.

 

Le 16 juillet dernier, l’Assemblée nationale adoptait la loi NOTRe (Nouvelle organisation territoriale de la République), troisième volet de la réforme territoriale, appelée aussi « Acte III de la décentralisation ». Comme toutes les collectivités locales, les régions vont connaître avec cette loi une évolution de leurs compétences et de leurs rôles dans l’organisation des politiques publiques. Les motifs de ces réformes sont soi-disant de rationaliser l’action publique en imposant qui fait quoi, s’adapter aux nouvelles répartitions territoriales et réduire les coûts, notamment grâce à la mutualisation de certains moyens et services. À cela s’ajoute un objectif particulier, conséquence du redécoupage territorial qui sera effectif au 1er janvier 2016 : le renforcement des compétences des nouvelles grandes régions.

 

Aux régions, donc et avant tout, l’économie. Elles seules seront compétentes pour décider des interventions économiques publiques sur leur territoire, ayant par ailleurs le monopole des aides directes accordées aux entreprises. Ces interventions seront encadrées par des schémas régionaux de développement économique, d’innovation et d’internationalisation dont l’entrée en vigueur est prévue pour le 31 décembre 2016. Nous sommes en plein néolibéralisme. L’ambition affichée avec ce renforcement des compétences des régions dans le domaine économique est de pouvoir les mettre au niveau des grandes régions européennes pour leur faire concurrence.

 

CINQ  ENJEUX DETERMINANTS

1.- S’opposer à la désintégration de la Nation et de la République mise en œuvre par les réformes euro territoriales.

La réforme territoriale a pour objet de faire disparaître la France comme État indépendant et unifié dans lequel le peuple exerce sa souveraineté. Il s’agit d’éliminer la République, Une et Indivisible, en tant qu’espace politique au sein duquel peut se réaliser, par la lutte, l’égalité entre tous les citoyens, entre tous les territoires, et leur solidarité. Autrement dit, il s’agit de casser le peuple français et le territoire sur lequel il est devenu peuple, de dissoudre la Nation pour dissoudre le peuple et dissoudre la politique elle-même, c’est-à-dire la possibilité offerte au peuple, par le rapport de forces, d’entrer dans les institutions pour les mettre au service de l’intérêt général. La dissolution du peuple et de la Nation, c’est le désossage des acquis du monde du travail, c’est la destruction des conquêtes sociales, c’est un moyen puissant pour détruire la Sécurité sociale et ses 600 milliards d’euros de budget, c’est l’élimination des communes et départements, échelons de proximité et lieux vivants de la démocratie.

 

Les firmes multinationales ont pratiqué un intense lobbying pour parvenir à cet objectif. Elles veulent éviter d’avoir en face d’elles des États forts, car elles savent qu’elles sont toujours perdantes quand les États font preuve de volontarisme et de détermination. Les firmes multinationales préfèrent une atomisation de territoires, ou l’on amuse les habitants par des diversions sur des sujets de second ordre comme les identités et les communautés. Il n’y aura plus de Français mais des Franciliens, des Normands, des Nordistes, des Lorrains et Alsaciens, des Pyrénéens, des Provençaux, des Alpins… L’exaltation des identités régionales et des régionalismes, c’est-à-dire du nationalisme à cette petite échelle et le renforcement des communautarismes seront le prix à payer.

 

Nous aimons nos traditions locales, nos langues et dialectes, nos chants, nos arts et notre artisanat régional. Mais dans le cadre national ! Cette vaste entreprise de division du peuple est favorable au principe néolibéral de la concurrence libre et non faussée, qui passe par la concurrence entre territoires et salariés. En effet, les Régions sous la coupe de Bruxelles s’emploieront à établir des règles qui leur seront propres et qui répondront aux exigences des grandes entreprises pour un moins-disant social, environnemental, fiscal (médecine du travail, SMIC, horaires de travail…). Ces dispositions mettront un coup d’arrêt au principe républicain d’égalité de traitement sur le territoire national (logement, santé, transports, école…) déjà très mal en point. Les firmes multinationales, l’Union européenne et les dirigeants politiques qui cautionnent la réforme territoriale veulent imposer une organisation administrative gravant dans le marbre les politiques néolibérales. En 2005, c’était déjà le projet de l’Union européenne avec le traité constitutionnel européen. Si le peuple français, lors du référendum du 29 mai 2005, a majoritairement voté « non », il faudra aussi voter « non » en 2015 aux élections régionales à tous ceux qui soutiennent cette politique.

 

La réforme territoriale est un projet d’Ancien Régime. Elle vise à reconstruire des féodalités à la tête desquelles se trouveront les nouveaux seigneurs du XXIe siècle. Ce sera affaiblir l’État, le vider au profit de super-régions et de métropoles qui seront autant de petits États. Ils seront dirigés par des politiciens professionnels, à la solde des firmes multinationales, entourés de techniciens de la politique allergiques à la participation populaire. Le gigantisme des euro-régions et des euro-métropoles génèrera bureaucratie et gaspillages. Chaque région sera spécialisée sur quelques niches, la force de travail devra circuler entre les territoires à la recherche des emplois, les régions seront en concurrence, par des aides aux entreprises pour en faciliter l’attractivité, au détriment des politiques sociales. Les impôts seront affectés aux grandes entreprises qui détruiront petits et moyens commerces, petites et moyennes industries, petite et moyenne agriculture. Les euro-métropoles assècheront toutes les villes moyennes autour d’elles, les activités industrielles, les grands commerces, les emplois fuiront pour s’agglutiner dans les euro-métropoles. La ségrégation spatiale accompagnera la ségrégation sociale : les pauvres seront concentrés dans des zones bien délimitées, vides d’emplois et de services publics.

 

La réforme territoriale va éloigner les décisions des citoyens par la disparition programmée en 2020 des départements et, dans la foulée, des communes. Chacun doit être conscient que la réforme territoriale vise la destruction des communes. Les communes sont pourtant la principale structure de proximité et d’efficacité de l’action locale, de bénévolat, d’engagement au service de l’intérêt général. C’est le contraire de la professionnalisation de la vie politique. C’est un lieu unique et irremplaçable de démocratie directe, de participation citoyenne. Les départements et les Conseils départementaux doivent également être supprimés. Ainsi, la « clause de compétence générale » disparaîtra (toute collectivité peut se saisir de tout problème sur son territoire), sauf pour les communes. La gestion du foncier, du logement, de l’eau, de l’assainissement, des ordures ménagères seront retirés aux communes. À ce jour elles ont encore le choix mais avec la réforme territoriale elles ne l’auront plus. Cela permettra d’ouvrir ces réservoirs de profits aux grands groupes capitalistes. Communes et départements seront remplacés par de nouveaux Établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) contrôlés par les euro-régions.

 

Notre Parti revendique de rester à l’organisation administrative héritée de la Révolution de 1789 : commune, département, État. Car s’il s’agit vraiment de supprimer les gabegies et le « mille-feuilles » institutionnel, nous proposons d’éliminer les nouvelles institutions qui ont toutes pour caractéristique d’être les plus antidémocratiques et les plus coûteuses : les régions et l’Union européenne.

La souveraineté du peuple, organisée dans la Nation, est ainsi confisquée par en haut (l’Union européenne et l’euro), et par en bas (la réforme territoriale). C’est donc bien contre ces deux jougs qu’il faut se dresser à l’occasion des élections régionales.

 

2.- Infliger une nouvelle défaite historique au Parti socialiste et à ses alliés, Europe-Écologie-Les-Verts et le PRG, qui conduisent notre pays à la déliquescence

Tout ou presque a été dit sur les effets catastrophiques des politiques menées par le gouvernement. On doit à François Hollande 600.000 chômeurs de plus qu’au moment de son élection. Les instituts de prévisions annoncent encore au moins 100.000 chômeurs supplémentaires en 2015. Cette crise semble sans fin, et l’enfermement de la France dans le carcan européen et de l’euro interdit toute solution positive à la crise. Tout doit donc être fait pour balayer le PS, le PRG et EELV à l’occasion de cette élection régionale. EELV, cependant, après avoir quitté récemment le gouvernement, tient aujourd’hui à son égard des propos parfois critiques, sauf les arrivistes qui ont démissionné comme Placé, de Rugy, etc. qui vivent des miettes que leur jette le PS. Ce n’est que posture et imposture ! EELV, en réalité, est en accord avec le PS sur les grandes questions stratégiques : le maintien de la France dans l’Union européenne et l’euro, l’affaiblissement de la Nation et de l’État, par en haut et par en bas, en donnant davantage de pouvoirs à l’Union européenne, aux régions et métropoles régionales conçues pour être des euro-régions et euro-métropoles.

 

Membre du groupe Alliance libre européenne (ALE) au parlement européen, EELV est même la formation qui œuvre de la façon la plus fervente à l’éclatement de la République en soutenant les projets les plus rétrogrades de nouvelles Nations découpées sur des critères ethnolinguistiques.

 

3.- Sanctionner la droite et l’extrême-droite

La débâcle que nous souhaitons au PS et à EELV ne doit pas se traduire par une victoire de la droite ou de l’extrême-droite. La droite a mené la même politique que François Hollande qui ne fait que la continuer, son projet actuel ne se distingue en rien de celui du PS sur les questions importantes. Il y a donc lieu, de la même manière, de sanctionner la droite en ne votant pas pour ses candidats. Quant au Front national, la politique de haine de l’autre, de xénophobie, de discrimination qu’il préconise donnerait des résultats encore plus effroyables que ceux que nous connaissons aujourd’hui. Il ne faut pas se laisser tromper, le Front national et Marine Le Pen font semblant de vouloir sortir de l’euro et de l’Union européenne. Dès lors, aucune sortie de crise n’est possible avec le FN, le discours de Marine Le Pen n’est que du racolage électoraliste, elle ne met aucunement en cause la mondialisation néolibérale ni le capitalisme.

4.- Sanctionner le Front de gauche et la gauche « radicale » qui portent une très lourde responsabilité dans l’impasse politique actuelle

 

La lutte contre l’austérité que prétendent mener le Front de gauche et la gauche « radicale » n’est que posture. Car la cause principale des politiques d’austérité se trouve dans le système de l’Union européenne et de l’euro. Or le Front de gauche, comme la majorité des organisations se réclamant de la gauche « radicale », refuse avec acharnement d’engager la lutte pour la sortie de l’Union européenne et de l’euro, pourtant seuls moyens de créer les conditions d’une sortie de crise. On l’a vu en Grèce avec l’escroquerie politique Syriza, soutenue par toute la gauche « radicale » européenne. Leur confier des responsabilités, reviendrait à cautionner une résistance de carton-pâte aux oligarques européens. Ils portent une très lourde responsabilité dans l’impasse politique actuelle. Les alliances nouées par le Front de gauche avec EELV dans certaines régions à l’occasion de ces élections est une démarche purement politicienne et électoraliste.

 

5.- Faire émerger les forces politiques nouvelles qui, à l’instar du Parti de l’émancipation du peuple, veulent reconquérir la souveraineté de la France, sortir de l’Union européenne et de l’euro, pour donner le pouvoir au peuple afin de s’attaquer sans plus tarder à la crise, principalement par la suppression du chômage et de la précarité

Les élections régionales constituent une opportunité pour notre Parti de se faire connaître et de faire entendre les idées qu’il défend. C’est une occasion de faire progresser le combat pour la souveraineté et l’indépendance du peuple français, pour le rétablissement de la démocratie. Il n’y a aucune raison de laisser la voie libre aux mouvements leurres qui tournent autour du pot avec des thèmes aussi creux que ceux d’une « autre Europe », la « désobéissance européenne » ou un « plan B ». Pas question pour nous, non plus, de laisser sans réagir le FN enfumer les Français.

 

La seule chose qui fait vraiment peur aux européistes, c’est qu’un Parti comme le nôtre profite des prochaines élections régionales pour s’imposer sur la scène politique nationale. C’est pourquoi nous voulons participer aux élections régionales afin de porter haut et fort l’opposition frontale à l’UE dans la population.

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