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15 février 2016 1 15 /02 /février /2016 22:43
L’Académie française contre toute réforme
de l’orthographe -
 
 
Le Monde   via Comité Valmy

Voir en ligne : 80% des Français opposés à l’introduction de la réforme de l’orthographe dans les manuels scolaires - Atlantico

 

La position de l’Académie française est claire : elle s’oppose à toute réforme de l’orthographe. Hélène Carrère d’Encausse, secrétaire perpétuelle de l’institution, est venue le rappeler dans une interview publiée dans Le Figaro ce samedi 13 février.

 

« La position de l’Académie n’a jamais varié sur ce point : une opposition à toute réforme de l’orthographe mais un accord conditionnel sur un nombre réduit de simplifications qui ne soient pas imposées par voie autoritaire et qui soient soumises à l’épreuve du temps. »

 

Et l’historienne spécialiste de la Russie d’enfoncer le clou, insistant sur le fait que l’Académie française n’avait eu « aucune part » dans cette réforme, « à l’inverse de ce que l’on a voulu faire croire ».

 

En 1990, un travail de révision du français avait en effet été mené par le Conseil supérieur de la langue française, un groupe de travail mis en place par le premier ministre d’alors, Michel Rocard. Ce groupe de travail composé d’« experts de grande valeur, professeurs, grammairiens, linguistes, correcteurs, éditeurs de dictionnaire » avait notamment proposé des harmonisations lexicales (« charriot » avec deux « r » pour être similaire à « charrette »), le regroupement de noms composés (« portemonnaie » plutôt que « porte-monnaie ») et la suppression de certains particularismes, dont l’accent circonflexe.

 

Maurice Druon, alors secrétaire perpétuel de l’Académie, était certes président du Conseil supérieur de la langue française et rapporteur devant l’Académie de ses propositions, mais c’est bien ce groupe de travail qui les avait formulées, et non l’Académie. Une nuance importante aux yeux de Carrère d’Encausse.

« Un élève sur cinq quitte l’école sans savoir lire »

Reste que les éditeurs de manuels scolaires ont décidé d’appliquer à la rentrée cette réforme élaborée en 1990 et mise en place depuis 2008, provoquant une vive polémique. Ce que l’académicienne a encore plus de mal à comprendre.

 

« Je n’ai pas compris les raisons qui expliquent l’exhumation d’une réforme de l’orthographe élaborée il y a un quart de siècle », s’étonne ainsi Carrère d’Encausse, pour qui la situation est « radicalement différente » en 2016.

 

Avec un système éducatif qui « s’est écroulé » au point « qu’un élève sur cinq quitte l’école sans savoir lire », elle estime que « le problème n’est donc plus d’offrir des facilités aux élèves, de conserver ou non l’accent circonflexe, mais de revoir totalement notre système éducatif ».

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commentaires

Moreau Philippe 16/02/2016 08:17

Les vraies raisons d'une réforme : accentuer l'écart entre une langue 'populaire', simplifiée, appauvrie et une langue 'systémique', complexe, jargoneuse, experte (justice, droit, économie...) qui maintient à distance (par incompréhension) la 'populace' - en voie d'illettrisme - de l'élite auto-proclamée. Le résumé avec le sourire :
http://www.dailymotion.com/video/x3re2qg

jack Freychet 16/02/2016 18:50

Après ...économie j'aurais ajouté informatique, puis cet "ingliche" qui envahit tous les "étals". Il n'y a pas que la populace dont je suis qui est largué car la plupart de nos interlocuteurs, du bas de l'échelle, ne comprennent rien aux messages qu'ils sont chargés de nous transmettre et bien souvent répondent :Attendez je vais me renseigner auprès de mon supérieur quand ils ne nous le passent pas car trop compliqué pour eux car ils ne sont que pour occuper le péquin jusqu'à ce qu'il se décourage.