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  • : Villiers sur Orge- La Vie en Blog
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26 décembre 2019 4 26 /12 /décembre /2019 13:55

D’abord un état des lieux sans excès de précipitation :

Même s’il y a des pauvres et des familles en difficultés, un taux de chômage officiel voisin le la moyenne national, une population, majoritairement  aisée, il suffit  de quelques clics jusqu’ici  pour s’en convaincre, paradoxalement notre commune, Villiers sur Orge, est en difficulté financière.

Le constat de madame le Maire publié dans le bulletin municipal de septembre 2019 est sans appel et devrait interpeler tous ceux et celles qui piaffent d’impatience dans l’attente de l’élection municipale prochaine. Je ne lui connaissais pas une telle lucidité dont il faut cependant regretter qu’elle ne la traduise pas en actes pour faire reculer le pouvoir en place.

 Qu’on en juge :

Le montant de la dotation globale de fonctionnement versée par l’état, ramené à l’habitant, qui était de 159 euros en 2005 n’est plus que 70 euros desquels il convient encore de déduire l’inflation, environ 20%, durant la même période. Les mêmes causes produisant toujours les mêmes effets Il y a gros à parier que la compensation de la suppression de la taxe d’habitation subira une érosion identique encore plus rapidement une fois Macron réélu, à moins qu’il ne se fasse remplacer par un de ses pairs sortis du même moule ou qu’il soit submergé par la droite traditionnelle requinquée car en France aujourd’hui il n’y pas de gauche autre que collaborationniste.

Les subventions de la caisse d’allocations familiales ont subi le même sort.

La suppression des emplois aidés  a également réduit les recettes de fonctionnement, il en a résulté  augmentation des restes à charge  au détriment des bénéficiaires des prestations servies par la commune qui est  endettée, peine à entretenir son patrimoine du moins ce qu’il en reste : Cimetière, voirie et réseaux divers qui sont encore de sa compétence comme à aider la vie associative et les familles en difficultés.

La communauté d’agglo elle-même ne roule pas sur l’or, ses dépenses de fonctionnement, encadrées par l’Etat ne devront pas augmenter de plus de 1,2 % en 2020, non  content d’asphyxier financièrement les collectivités territoriale il leur impose des règles antidémocratiques qui leur interdit toute alternative, autant supprimer le suffrage universel. Un rapide survol du compte rendu du dernier conseil municipal, nous apprend que dans l’hypothèse ou la coulée verte serait aménagée l’agglo ne pourrait  l’entretenir correctement.

De cet aspect il convient d’observer que  notre parlement, chambre des députés et sénat,  n’ à plus d’autre compétence que d’intégrer en droit français  les directives européennes, qui règlent notre quotidien, pour  les répercuter ensuite  sur les différents échelon territoriaux contraints de les approuver, autre  déni de démocratie qui  constitue un surcroît  de travail inutile pour le personnel administratif.

 En outre  il saute aux yeux que les adaptations  successives  n’ont pas empêché une imperméabilisation excessive des sols dans les nouveaux lotissements, pas plus que l’harmonisation des coefficients d’occupation des sols (COS) par le haut dans les plus anciens. L’augmentation du nombre de logement sociaux n’a pas fait en sorte que les personnes proches ou en deçà du seuil de pauvreté, 14,2 % à Villiers, puissent  y accéder plus facilement faute de ressources adéquates. Tout compte fait la Résidence du Parc avec 186 logements sur 4,5 hectares réalisée au début des années 1960, alors que la droite républicaine était aux commandes  est un ilot de verdure en centre ville.

L’entreprise  Amazon attendue comme le Messie coute cher à installer, là ou elle est déjà en action elle détruit plus d’emplois qu’elle n’en créée, elle ne répondra pas aux attentes de ceux et celles qui ont gobé les élucubrations  d’élus  semeurs d’illusions.

La situation est grave si grave que les élus locaux en sont réduits à racler les fonds de tiroir. Ils ont décidé, le 5 décembre, à l’unanimité, moins trois Absent(s) excusé(s) et non représenté(s): G. BERTRAND; V. SIMON; C. CHEVRIER, de réduire le nombre des jours de congés du personnel, ils en escomptent une économie de 110 000 euros, l’équivalent de 4,5 emplois au SMIC.  Compte rendu du cm du 5 décembre 2019

La mesure sera appliquée aux cadres communaux dès 2020 pour les autres en 2021, après études complémentaires. A ce jour aucune réaction du petit personnel qui a deux mois pour exercer un recours auprès du TA, si la décision est maintenue il passera lui aussi au tourniquet. Etant bien entendu qu’une réallocation des emplois peut être utile en fonction des nécessités de service pour un meilleur rendu à la population.

Extrait du CR sic: Par ailleurs, le coût supporté par la commune en matière de « jours offerts » aux agents, représente aujourd’hui 110 000 € par an. La corrélation avec la maitrise de la masse salariale et des dépenses en matière de personnel est de fait ! On ne peut être plus explicite.

Par contre vu le peu d’intérêt que les élus  portent à notre collectivité, les indemnités qu’ils perçoivent pourraient  être divisées par deux voire plus et compensées par du bénévolat. Je doute que cette proposition leur agrée. C’est pourtant ce que j’ai pratiqué pendant près de 16 ans pour ne récupérer que les frais que j’avais engagés personnellement.

A dix semaines des élections municipales quel crédit devons nous apporter aux concurrents de madame Leroux dont les protestations les plus véhémentes de son opposition n’ont jamais franchi le seuil de la salle du  conseil municipal à part :

  • Le reproche fait   à la majorité de ne pas avoir taxé suffisamment les promoteurs des nouveaux lotissements plateau des Molières, repris comme une antienne par Simons qui oublie que toute contribution de cette nature est in fine   supportée par l’acquéreur du logement ou se traduit par un surcout  pour le locataire.
  • Le report du projet d’aménagement dit du sentier des Sénillières présenté par la majorité en vue de la réalisation d’un centre d’accueil, à caractère privé pour personnes âgées, sans jamais que soit abordé autrement que superficiellement le problème de fond c'est-à-dire la vente de 5000 mètres carrés, propriété collective des villiéraines et des villiérains, à  vocation de satisfaire leurs besoins.

Notons sur ce second point que le nez de monsieur Dhondt, tel celui de Pinocchio, s’allongera jusqu’à rayer le bitume aussi longtemps qu’il énoncera des contres vérités.  S’il  a changé les apparences il  a conservé le fond, il vendra le demi-hectare en réserve pour n’y réaliser que 25 logements  encore du bitume et du béton. Un joli pactole au prix auquel se négocie le terrain à bâtir à Villiers.  Mais il est vrai qu’il s’est entouré de spécialistes en la matière urbanistes, financiers auto proclamés,  marchands du temple!

Plutôt que de réinventer la commune mieux vaudrait ne pas laisser péricliter ce qui fait encore sa qualité de vie faute des ressources  indispensables pour son maintien et son développement. De cela il n’en a cure car il lui faudrait lui aussi  dénoncer la malfaisance de ses amis politiques.

Il ne répond pas aux questions qui lui sont posées voir ici ou botte en touche sous des prétextes les plus fallacieux.

Récapitulons :

Quels sont les élus locaux encore présent sur le devant de la scène, depuis  et après  l’ère mitterrandienne,  qui ont dénoncé les turpitudes des gouvernements successif, sous les présidences de Chirac qui avait conservé quelques accents gaulliens, puis de Sarkozy, Hollande, et maintenant Macron tant au plan national qu’international ?

Je n’en connais pas. Quelles que soient leurs sensibilités respectives ; ils ont tous été des béni oui- oui des directives venues d'en haut!

Quels sont ceux qui se sont interrogés sur l’origine des difficultés rencontrées par le gérant de la supérette ?

Il n’y en a pas non plus !

Quels sont ceux qui se sont inquiétés du forcing fait par Enedis pour remplacer le compteur traditionnel de consommation électrique, qui  depuis 1906 (rectif.) est propriété de la commune, par un nouveau système dit Linky ?

Aucun, aucune !

Le  projet de réforme des retraites les laisse apparemment indifférents alors que des plus âgés aux plus jeunes nous sommes tous concernés y compris les générations à venir mais il patent que nombre de parents ne s’inquiètent pas du devenir réservé à leur progéniture, après eux le déluge, alors que c’est pourtant la solidarité intergénérationnelle qui a fait ce que l’Humanité est devenue mais ne restera pas…

A croire qu’ils vivent sur une autre planète.

Plutôt que conclure une charte intercommunale pour lutter contre des constructions illégales, marginales,    ne vaudrait-il pas mieux que la commune révise ses documents d’urbanismes pour premièrement interdire toute nouvelle opération d’urbanisme autre que publique sous la maîtrise d’œuvre de la commune ce qui serait de nature  à préserver le sentier des Sénilières, secondement  réfléchisse  à une nouvelle réglementation que limiterait l’emprise au sol des nouvelles constructions à caractère public qui s’avéreraient  indispensables ce qui rendrait vaine toute tentative de  spéculation foncière et immobilière.

Je ne sais ce que seront exactement  les programmes qu’ils soumettront aux suffrages des lectrices et des électeurs en mars prochain mais tout laisse à pense qu’après avoir bradé le reliquat du patrimoine communal ils en seront rapidement conduits à tarifer les prestations servies par la commune au prix coutant,  à réduire l’aide sociale à la portion congrue et enfin accepter l’intégration de Villiers sur orge dans une  collectivité territoriale  plus importante dans le cadre de  l’Europe supranationale des Länder à l’Allemande, programmée  dans les années 30 par Hitler et Mussolini avec le concours de Walter Halstein, qui fut le premier président de la commission européenne, ou la France et ses valeurs se dissolvent.

Le foyer Henri Macquigneau et les locaux du CCAS étant conservés pour accueillir occasionnellement les représentants de l’organisme de tutelle, quel qu’il soit,  l’ancienne mairie et son Parc pourront alors  être cédés à un promoteur  immobilier pour y réaliser une structure d’accueil pour personnes âgées dépendantes, éventuellement  solder la dette.

En l’état de l’opinion locale et des premiers écrits  des candidats à la future élection municipale, condamnés dans le contexte économique actuel à gérer la pénurie, il n’y a pas  d’autre issue possible à moins qu’un virus des gilets jaunes et rouges ne surgisse…

Les 72,81 % des électrices et les électeurs de Villiers  qui ont accordé leurs suffrages à Macron  au second tour de l’élection présidentielle,  en toute bonne conscience, et en connaissance de cause car il avait dit et écrit ce qu’il ferait une fois élu. Il a tenu les engagements qu’il avait pris face à  l’opinion. Les plus riches y ont gagné, des fortunes se sont accrues, les autres ont fait preuve d’une naïveté dont ils payent le prix. Ce scrutin est en outre à l’origine de la légitimité dont Macron  prévaut lors de  la mise en œuvre de ses réformes.

 Les faits sont têtus mais  n’en déplaise aux esprits chagrins seule la vérité (la réalité clairement énoncée, autant que faire se peut) est révolutionnaire.

Je souhaite évidemment qu’une alternative à l’actuelle gestion communale soit rendue possible,  en  concertation, au-delà de clivages politiques bornés, et que mes prévisions à l’image des dernières nouvelles de demain de Geneviève Tabouis mais pessimistes en l’occurrence, soient démenties par des lendemains qui chantent. Mais cela nécessite un  réveil des consciences !

Ainsi que l’Appel du général de Gaulle le 18 juin 1940 à la radio de Londres à bouter l’ennemi hors de France  ce texte  n’épuise pas le sujet mais l’enjeu est le même. Aujourd’hui il s’agit  de recouvrer notre libre arbitre indépendamment  des forces qui s’agitent pour nous assujettir encore plus intimement à la loi du profit capitaliste sans partage autre qu’entre les plus pauvres dont la manne est rétrécie réforme après réforme.

Ce n’est pas ça la justice sociale.

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commentaires

Freychet Jack 16/01/2020 11:55

Et maintenant que vais-je faire: Tu connais la suite...Du moins tu peux la déduire de ce que j'ai écrit.
A Villiers les comportements sont fonctions de la composition sociologique de la population que tu peux retrouver à partir du premier lien sur le texte principal. les plus vieux bénéficient des acquis des trente glorieuses et attendent la sortie en se fichant pas mal du sort qui est réservé aux plus jeunes qui font de même à l'égard de leurs progénitures qui finiront tels les SDF dans des trous à rats après avoir fait la manche et la queue devant les soupes populaires, l'exception confirmant la règle.
Il faut bien sur faire de l’économie politique, l’école pourrait également contribuer à combattre l'ignorance au lieu de véhiculer des stéréotypes de nature à reproduire les inégalités sociales, nous-mêmes pourrions agir dans le même sens à partir de toutes les accroches possibles et imaginables, y compris par des appels à chasser les marchands du Temple, en répétant inlassablement que le futur est entre nos mains. Leur répéter inlassablement, preuves à l’appui, que si ce sont les masses qui font l’Histoire ce n’est qu’une infime minorité en embuscade qui en récolte le fruit, la bourgeoisie de 1789 à nos jours, la nomenklatura après la mort de Staline, voir Clouscard sur ce thème. C’est la un des fondamentaux du marxisme (1) , sens large, ou il n’est pas écrit que la voie conduisant vers le socialisme puis vers le communisme n’est pavé que de bonne intention. Cela restera ainsi autant que la vénalité restera inscrite dans le génome humain.
Aujourd’hui je regrette simplement de ne pas être en mesure de constituer une liste alternative à l’apolitisme ambiant ou ne serait-ce que deux ou trois élus pourraient faire leurs classes.
NB : (1) " Dans la production sociale de leur existence, les hommes nouent des rapports déterminés, nécessaires, indépendants de leur volonté; ces rapports de production correspondent à un degré du développement de leurs forces productives matérielles. L'ensemble de ces rapports forme la structure économique de la société, la fondation réelle sur laquelle s'élève un édifice juridique et politique, et à quoi répondent des formes déterminées de conscience sociale. Le mode de production de la vie matérielle domine en général le développement de la vie sociale, politique et intellectuel. Ce n'est pas la conscience des hommes qui détermine leur existence, c'est au contraire leur existence sociale qui détermine leur conscience. À un certain degré de leur développement, les forces productives matérielles de la société entrent en collision avec les rapports de production existants, ou avec les rapports de propriété au sein desquels elles s'étaient mues jusqu'alors, et qui n'en sont que l'expression juridique. Hier encore formes de développement des forces productives, ces conditions se changent en de lourdes entraves. Alors commence une ère de révolution sociale...." Karl Marx, Contribution à la Critique de l'Économie Politique, 1859 ( Repris sur Wikipédia)
Et ainsi de suite…JF

Philippe Moreau 15/01/2020 09:12

Bravo pour le caractère quasi-exhaustif de cette synthèse. J'ajouterai simplement que, maintenant que toutes les listes pour les municipales se déclarent "a-politiques", qu'elles n'osent plus intégrer de références, de logos (de financements?) venant d'aucun parti politique, un (très ancien) problème essentiel apparait alors en pleine lumière : la totale absence de conscience 'politique', de culture politique sans laquelle on s'enlise dans des considérations de gestion comptable,et administrative de la m... ambiiante.accumulée. C'est le mode de soumission parfait : occuper les masses à nettoyer les chiottes qui débordent (désolé pour l'écart de language). Bonne continuation et je te souhaite une bonne santé (à toi et ton épouse) pour l'année qui commence.