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  • : Villiers sur Orge- La Vie en Blog
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19 janvier 2008 6 19 /01 /janvier /2008 19:28

Maire de Villiers sur Orge de nombreuses années dans le dernier quart du siècle dernier, c’était hier, je ne peux rester insensible face à la gestion calamiteuses et aux rodomontades de la majorité élue en 2001, le poids des ans me laissant quelques facultés, j’ai décidé de m’investir dans la préparation des prochaines élections municipales.

 

Le temps presse. Passée la trêve des confiseurs nous aborderons la dernière ligne droite d’un mandat municipal hors normes, sept trop longues années. Les villiéraines et les Villiéraines ne doivent pas laisser le devenir de leur cité se décider sans eux.

 

Du côté de la majorité après les règlements de compte à  mi mandat c’est la redistribution des cartes et la recherche de nouvelles alliances. C’est aussi le moment venu des mérites autoproclamés.

 

Villiers Ensemble et la droite libérale désunies se disputent la paternité d’actions entreprises par les municipalités précédentes qu’ils ont pourtant à l’époque  combattues à l’unisson tant était démesurés leurs désirs de s’approprier la direction des affaires de la cité quels que soient les moyens utilisés. Avant eux c’était la gabegie, le désordre, après  ce serait le néant.

 

 Au-delà de leurs affirmations fallacieuses et des apparences leur véritable bilan reste à faire.

 

Le nouveau quartier des Mollières, dont ils s’enorgueillissent, a été initié lors des précédents mandats, il ressemble à quelques détails près  à l’avant projet élaboré  alors que j’étais encore Maire en 1998. Je tiens copies de ces documents à la disposition de quiconque en ferait la demande.

 

 A les laisser dire les nouveaux arrivant dans notre cité ne sauraient jamais que le dossier du centre de l’enfance était déjà ficelé avant leur prise de pouvoir en 2001, il n’y ont apporté que quelques modifications mineures, le concept ne leur appartient pas,  les réserves foncières nécessaires ont été patiemment constituées par les municipalités précédentes, il en est de même pour le futur centre culturel prévu sur le bois de la cloche (rue des Rios), près d’un hectare acheté une bouchée de pain mais aussi pour les terrains situées le long de l’orge entre le gymnase et le mort Ru que monsieur Simons et ses amis de l’époque auraient pu acquérir pour le franc symbolique entre 1983 et 1989.

 

Pour financer, entre autres des travaux qui n’ont pas été l’objet de demandes de subventions, ils ont bradé une partie importante de notre  patrimoine commun:  le  centre des jeunes rue Louise Michel, une propriété de 1400 mètres carrés qui aurait pu recevoir en centre ville, face à la supérette, au choix, des services, un commerce, des locaux pour les services municipaux, puis un terrain constructible rue Guy Môquet.

 

Ils ont transformé la salle des mariages en bureaux pour accueillir un personnel dont ils s’étaient pourtant engagés à réduire l’effectif. Ils ont renoncé, sans combattre, à l’implantation d’une agence postale pour se contenter d’un point Poste à la supérette qui, s’il rend quelques services, n’évite pas les déplacements  pour accéder aux véritables services postaux et bancaires.

 

 Ils n’ont pas  réagit à l’annonce de la fermeture de la pharmacie dont ils étaient pourtant prévenus depuis des mois alors qu’ils ont prétendu par la suite avoir mouillé la chemise pour trouver un repreneur. Aucune réaction non plus à la demande de renforcement du réseau Internet haut débit, sollicitée par plus de cinq cents pétitionnaires, alors que le maire avait été chargé du dossier  par le président de la communauté d’agglo.

 

La voirie est laissée à l’abandon, les nids de poules se multiplient et s’approfondissent, des arbres ne sont plus élagués. Les personnels des services techniques ne disposent plus des moyens nécessaires à l’accomplissement de leurs missions et ne sont pas en situation de répondre aux besoins de la vie associative qui est un moteur de la vie locale.

 

 Nous assistons à une privatisation rampante des services municipaux qui s’accompagne de brimades et de licenciements, sans doute pour accélérer le processus. L’entretien des locaux scolaires est transféré progressivement au privé, il en est de même pour le service des espaces verts sur le nouveau quartier des Mollières. Les dépenses de personnel ont quasiment doublé alors que, sic, ce chapitre budgétaire devait être l’objet d’une attention toute particulière de Villiers ensemble et de la droite libérale unis tous confondus.  Ils ont la mémoire courte Les indemnités du maire et des adjoints se sont envolées ( + 60 %) alors que les responsabilités ont été réduite à la suite des transferts de compétences à la communauté du val d’Orge qui verse elle aussi des indemnités à ceux qui y siégent.

 

Certes, le centre de l’enfance,  la maison des jeunes, le futur centre Culturel doivent être dotés des moyens nécessaires pour un bon fonctionnement, il faudra y veiller en permanence,  par contre, il y a de toute évidence des doublons, une mauvaise répartition des tâches et des responsabilités. Un audit des différents services, par les élus et non pas un organisme spécialisé toujours coûteux, sera l’une sinon la priorité du prochain mandat, c’est la condition d’un meilleur service à nos concitoyens et d’une aide accrue à la vie associative.

 

Aucune réserve foncière potentielle, de nature à accueillir une Fête locale voire les équipements sportifs de proximité qui font encore défaut, n’a  été instituée dans le nouveau plan d’urbanisme. 

 

Ainsi après avoir accusé les équipes précédentes de réaliser « vite… vite du bitume et du béton », la majorité entend aujourd’hui avec le Plan Local d’Urbanisme  préserver l’identité (page 2 BM 9-2007)  du «  Villâge »,  nul n’y avait donc porté atteinte, mieux encore, même page, dans leur délire, ils veulent accroître le patrimoine naturel : A moins de mordre sur les communes voisines ou de détruire de l’habitat ce qui ne semble pas être le cas puisqu’on nous annonce 4500 habitants pour les années à venir, il faudrait qu’ils nous expliquent comment ils vont s’y prendre.

 

Avec les Mollières nous sommes déjà plus de 4000, les zones d’urbanisation prévues pourront accueillir  au moins 800 personnes, en ajoutant les conséquences de la densification des zone UH dont le COS (Coefficient d’Occupation des Sols) a été harmonisé à 0,35 alors que pour de nombreuses parcelles il était limité à 0,20-0,30 nous dépasserons  les 5000 habitants, soit beaucoup plus que ce que nous envisagions il y a dix ans, auxquels il convient d’ajouter les potentialités offertes par les zones agricoles sur  lesquelles aucune réelle mesure de protection pérenne  n’a été prise.

 

A ce sujet il convient de noter que le SDAURIF (Schéma Directeur  d’Aménagement et d’Urbanisme de la Région Ile de France) en cours d’élaboration, préconise une densification des zones déjà urbanisées et s’inscrit dans le prolongement de celui qui avait été approuvé en 1994 pour les ouvertures à l’urbanisation qui étaient loin d’être négligeables.

 

Dans ces conditions, sous la pression des promoteurs,  des pouvoirs publics  et de la spéculation immobilière qui chasse les couches moyennes de Paris et de la petite couronne, Villiers atteindra  demain 7000, 8000 habitants si nous n’y mettons le holà alors qu’il aurait fallu tout en maintenant la  diversité de l’habitat développer son caractère social à destination des jeunes issus de notre cité contraints, pour la plupart, à migrer vers les grands ensembles de la périphérie ou encore plus au sud.

 

Lors de la présentation du skate parc le maire et le président de la communauté d’agglo s’étaient engagée à faire un n compte rendu d’activité de ce nouveau regroupement de communes, aujourd’hui, nous attendons toujours.  Par contre le coût de l’enlèvement et du traitement des ordures ménagères et autres déchets augmente régulièrement de même que le prix de l’eau alors que logiquement l’effet de masse aurait du, pour le moins,  stabiliser les prix.

 

En outre qu’en est-il des quelques enquêtes de conformité des raccordements  à l’égout qui devaient être effectués et financés par la lyonnaise des eaux ? Nul n’est capable ou ne veut le dire.

 

La communauté d’agglo avait fait naître beaucoup d’espoir mais comme sœur Anne nous ne voyons rien venir et c’est logique car elle n’a de compétence que pour les équipements d’intérêt communautaire et non pas ceux de proximité qui restent et resteront, pour l’essentiel, à la charge des ménages jusqu'à ce que la loi Chevènement qui l’a instituée soit révisée dans ce domaine comme pour permettre aux communes comme la nôtre de combler leur déficit en matière de recette fiscales au titre  de la taxe professionnelle.

 

En effet, c’est la communauté d’agglo du Val d’orge qui perçoit la TP et n’en reverse aux  collectivités locales que l’équivalent de ce qu’elles avaient perçu l’année précédant sa création en euros courant, c'est-à-dire sans tenir compte de l’érosion monétaire. Par ailleurs toute entreprise venant à s’implanter sur le territoire communal doit, aujourd’hui, verser la taxe professionnelle à la communauté d’agglo. Rappelons aussi que droite et Villiers ensemble se sont opposés de concert, pour des motifs fallacieux, aux projets d’agrandissement de la zone d’activité présentés  par leurs prédécesseurs.

 

Soulignons également la gestion désastreuse de plusieurs dossiers en particulier :

 

Le refus de modifier l’implantation de la halle de skate qui en l’état rend plus difficile  l’utilisation des terrains restant disponibles. Le suivi des travaux d’agrandissement de la salle des fêtes, deux fois sujette aux intempéries qui ont sinistré l’espace jeune faute de protections suffisantes durant le chantier.

 

L’impréparation du dossier relatif à l’aménagement du centre culturel rue des Rios, pour s’apercevoir au dernier moment que les besoins du Conservatoire Municipal et de l’association Loisirs et culture n’avaient pas ou insuffisamment  été pris en compte, ce qui provoque des retards et des  surcoûts, la faute aux chinois selon les édiles qui consomment trop d’acier, de ciment et font monter les cours, plus 80 % de hausse  qui ramènent le taux de subvention de 50 à 30%.

 

Pas besoin d’être madame soleil pour en déduire que sous les effets conjugués du comblement de ce trou par l’emprunt, de la poursuite des transferts de charges de l’état vers les collectivités territoriales et de  la légèreté, pour ne pas dire plus, des élus actuels, qui se voulaient et se veulent encore donneurs de leçons, le contribuable local pourrait être à nouveau sollicité.

 

Dernièrement l’adoption de  contrats, pour la fourniture de gaz et l’entretien de chaufferies déjà rénovées, pour un montant global en hausse de près de 50% par rapport à l’année écoulée n’est pas un gage de bonne gestion.

 

Alors que la population a augmenté les crédits destinés à l’aide sociale font le yoyo et sont en régression.

Dans ces conditions, on peut véritablement douter qu’il y ait un capitaine sur le navire, voire des seconds pour l’aider. Pour ma part je ne pouvais laisser faire sans mot dire mais le sujet n’est pas épuisé....

Vous pouvez vous aussi participer, ci-dessous mon adresse électronique, celle de mon blog ou vous pouvez laisser des commentaires.

                                                           Jack Freychet   j.freychet@wanadoo.fr

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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