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  • : Villiers sur Orge- La Vie en Blog
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14 janvier 2009 3 14 /01 /janvier /2009 10:31

Laissons la majorité municipale et l'Elan pour Villiers à leurs querelles stériles :    « ...c'est pas nous c'est vous les responsables du  retards en matière de logement social... » ; ils le sont à égalité pour s'être opposés aux projets présentés 1l y a plus de 10 ans et non pas en 1981 ou en 1983 comme ils tentent de le faire accroire.


Chaque famille devrait bénéficier d'un logement, doté du confort courant, adapté à sa composition  et à ses ressources, ainsi qu'à l'habitat dans lequel il s'insère, c'est un objectif à atteindre le plus rapidement possible encore faut-il se battre pour obtenir les moyens nécessaires mais ils existent-ils suffit de voir l'énormité des moyens mobilisés par le gouvernement pour faire face à la crise du capitalisme financier : Près de 400 milliards d'euros !


Nous entendons trop souvent : « ...la loi SRU impose la présence de 20% de logements sociaux dans notre commune, nous n'en avons que 6,7 % et devons verser des pénalités... 


Pour tout élu engager des programmes pour construire des logements sociaux ne devrait pas être considéré comme une contrainte mais comme réponse apportée  à un besoin qui s'exprime aussi localement  c'était le sens des projets avancés au milieu des années 90 alors que nous avions constaté les difficultés, voire l'impossibilité de reloger nombre de familles en difficultés sur notre commune et d'autre part le fait que nombre de jeunes étaient contraints de migrer vers les grands ensembles de la périphérie ou plus au sud pour se loger. C'était une nécessité pour eux et de notre part faire oeuvre de solidarité, point de vue qui hélas n'a pas été très largement partagé. Solidarité qui permet en retour de préserver la jeunesse et par conséquent la vitalité de notre cité  et non pas d'en faire une ville ségrégative.


Pour tenir compte de l'exiguïté du territoire de la commune, 178 hectares, nous avions prévu de faire en sorte que la croissance démographique reste, quoi qu'il advienne, y compris en cas de changement de majorité, en deçà  de 5000 habitants. Les terrains restant disponibles, au-delà des équipements collectifs d'accompagnement, étant gelés en espaces verts protégés par le Plan d'Occupation des Sols devenu depuis PLU.


Aujourd'hui le quartier des Mollières a difficilement vu le jour, Villiers sur orge compte environ 3850 habitants mais il manque encore 200 logements sociaux que l'actuelle majorité entend étaler dans le temps à raison de 30% par opération immobilière (compte rendu commission travaux urbanisme du 18 septembre 2008... ) soit 650 au total, si cette proportion est respectée, ce qui représente à partir d'une moyenne de 3 personnes par logement 2000 habitants supplémentaires sur notre commune, 1700 à partir d'un coefficient de 2,6, qui est celui constaté aujourd'hui, donc à minima une croissance proche de 50 %. L'horizon 6000 habitants est donc en vue et sera dépassé puisque aucune réelle mesure de protection n'a été prise pour interdire l'urbanisation à terme des terres agricoles d'autant que les pouvoirs publics poussent à l'ouverture de nouvelles zones à l'urbanisation et à la densification de celles existantes. Densification déjà permises par le PLU adopté par la précédente majorité.


Lorsque monsieur Simons et madame Leroux nous assuraient la main sur le cœur, lors de la campagne électorale, que Villiers ne dépasserait jamais 4500 habitants ; ils mentaient par omission en évitant volontairement de préciser  que c'était un objectif de fin de mandat qui laisserait le problème entier pour leurs successeurs. Ce qu'a confirmé madame le Maire le 16 décembre en conseil municipal :  « ... les programmes de constructions prévus, à savoir, la voie des mares, Aedificat, rue de la Seigneurie, le centre ville et le plateau  représentent 800 habitants dont l'arrivée nécessiterait 3 classes en maternelle, quatre en primaire. ».


Sachant que ces programmes cités par madame le maire représentent 250 logements auxquels on peut ajouter les constructions diffuses on peut s'interroger sur le sérieux de cette analyse. En effet si sept classes sont nécessaires pour accueillir les enfants de 270 familles ¹,  800 personnes,  il en faudrait  14 pour en recevoir le double. Où les mettrions-nous ? Imaginons dans dix ans un groupe scolaire maternel à 12 ou 13 classes un groupe primaire à 18 ou 20 classes !  Cela confine au gigantisme qui n'existe nulle part ailleurs. Ce serait une aberration au plan pédagogique.


Ces estimations sont d'ailleurs sujettes à caution en effet les écoles primaires et maternelles accueillent aujourd'hui, au total 450 élèves pour 1500 logements, il est aisé d'en déduire que 650 adjonction amèneront - (450 : 1500) x 650 - environ 200 élèves supplémentaires soit 125  primaires, 75 maternels et, pour 270 logements 80 élèves, 50 primaires, 30 maternels à accueillir à la fin de ce mandat au tout début du suivant. Ce qui semble plus proche de la réalité et à condition d'en rester là, ce qui est une autre histoire, vu le plan local d'urbanisme.


Si trois classes supplémentaires (25x3= 75) à Pierre Brossolette² sont envisageables   par contre les quatre classes supposées répondre aux besoins -sic madame le maire- à  André Malraux s'avèreront insuffisantes pour accueillir 125 élèves supplémentaires   tout en conservant les  ateliers. A moins d'entasser à trente ou trente cinq par classe.


Au niveau des besoins, il faudrait à minima 5 classes et un atelier supplémentaires, des sanitaires et des annexes  plus importantes, en particulier pour la restauration scolaire. Imaginons en outre ce que pourrait donner au plan pédagogique 400 élèves, sur un même site, de plus enclavé, sans possibilité d'évolution autre qu'en hauteur pour les constructions, en nombre pour les élèves par classes. Il est vrai qu'à 30 par classes la capacité d'accueil de André Malraux  portée à 480 élèves pour 16 classes permettrait de résoudre le problème posé par l'effectif scolaire et de réduire encore le nombre d'enseignants nécessaires, c'est dans la logique Sarkozienne en matière d'éducation nationale ?


En outre, avec actuellement 276 élèves à Malraux, le stationnement et la circulation sont pratiquement ingérables à l'entrée et à la sortie des classes avec, ne serait que deux classes supplémentaires ce serait pire encore et sans alternative autre que l'interruption temporaire  du transit automobile.


L'Elan pour Villiers et la majorité tablent sur le vieillissement de la population locale et par conséquent sur une baisse  du taux de natalité à cela il est aisé de rétorquer qu'une population ne vieillit pas éternellement mais qu'elle disparaît et se renouvelle. Cette tendance va s'accélérer dans les prochaines années dans la plupart des lotissements de notre cité, c'est l'une des lois de la nature. De plus leur démarche montre à l'évidence qu'ils ne se soucient pas de ce qu'il adviendra après la fin de ce mandat alors que Villiers sur Orge devra poursuivre son rattrapage en matière de logement sociaux.


Tout ce qui précède n'a pas pour objet de nourrir une polémique stérile mais de donner quelques éléments d'appréciations sur les orientations en cours, afin d'élargir le débat pour définir les solutions les mieux adaptées. Nous sommes tous concernés, les parents, présents et futurs mais également les villiérains dans leur ensemble  car au final ce sont les contribuables qui supporteront les conséquences financières des dérives actuelles. Ne dit on pas que gérer c'est prévoir, pour l'heure, ne nous voilons pas la face, nous en sommes loin.


D'autres hypothèses doivent être vérifiées : Plutôt que de réaliser des logements sociaux supplémentaires rue de la Seigneurie dans un secteur dense ne serait-il pas judicieux d'implanter sur ce terrain un groupe maternel de trois classes. Cinq classes primaires pourraient être construites dans l'enceinte de Pierre Brossolette avec éventuellement empiètement sur les terrains du centre de l'enfance dont les capacités d'accueil montrent déjà leurs limites. Trois classes maternelles peuvent être envisagées sur le plateau d'évolution de Malraux, le stationnement pouvant se faire sur le parking de la salle des fêtes. Le terrain situé le long du Clos du Verger peut lui aussi recevoir trois classes plutôt qu'un programme immobilier dont on sait qu'il sera difficile à équilibre financièrement etc...etc...A bien y regarder d'autres terrains sont disponibles. Il suffit d'avoir la volonté de prendre ce dossier à bras le corps, d'un peu de réalisme afin d'y intégrer tous les paramètres, d'ouvrir la porte à toutes les bonnes volontés. 



¹ Contrairement à ce qu'écrit Villiers Ensemble dans son dernier bulletin ces nouveaux logement ne doivent pas être construit dans les 15 prochaines années mais font partie des programmes engagés par l'actuelle majorité, qui à quelque unités près sont très voisins des projets de leurs prédécesseurs : Plateau : 180  - Aedificat, rue de la Seigneurie : 26 - Secteur des Grands Champs 24, ce nombre est sujet à caution car il ne permettra peut être pas d'équilibrer financièrement l'opération - Rue jean Jaurès le long du clos du Verger : 20 soit 250 logements auxquels il convient d'ajouter une vingtaine de constructions en zones pavillonnaires (250+20= 270). Rien que du très court terme à moins que face à   la tâche  la majorité n'abandonne et  que nous continuions à verser des pénalités de retard.

 

 ² Une école maternelle est par essence un établissement de proximité, pas plus de 5 minutes de trajet pour un enfant de cet âge.

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