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5 juin 2009 5 05 /06 /juin /2009 11:12

Message de l'ARAC

 

Le 8 mai 1945 dans les ruines de Berlin s'effondrait le rêve insensé d'une Europe Hitlérienne, xénophobe et raciste fondée sur la domination de soi-disant surhommes sur des millions d'esclaves.

 

Ainsi s'achevait le cauchemar commencé en 39 pour le peuple de France mais qui avait déjà plongé dans l'horreur les démocrates Allemands, Autrichiens tchèques et polonais, mis l'Espagne à feu et à sang dans l'indifférence des puissances occidentales avant de s'abattre sur l'Europe tout entière et de dresser contre lui la plus formidable coalition de peuples dans une lutte contre la barbarie.

 

Pendant quelques années encore, personne n'osera se réclamer de systèmes qui avaient favorisé et financé des mouvements d'obédience fasciste et la montée en puissance du nazisme comme l'a si bien montré le film de Visconti « les damnés ».

 

Systèmes et organisations qui dans notre pays avaient conduit une part importante du grand patronat, des banquiers et des classes dirigeantes, hantées par le Front Populaire, dans une démission puis une collaboration honteuse.

 

1945, c'était le temps de l'espoir revenu ou l'on stigmatisait ces gens qui avaient livré au bourreau, juifs et démocrates, Guy Môquet, Pierre Brossolette, Pierre Sémart, Pierre Médéric, autant de noms de rues de notre cité qui honorent ceux qui les ont retenus et apposés.

 

C'était l'époque ou l'on stigmatisait aussi cette droite extrême qui allait pourtant poursuivre son action pernicieuse du Petit Clamart au putsch des généraux en passant par le terrorisme qui ensanglanta la France et l'Algérie et qui pousse aujourd'hui l'affront jusqu'à nier l'ampleur du génocide.

 

François Mauriac glorifiait l'armée, écrivait-il, rouge du sang versé pour la défense des libertés, d'autres cette résistance intérieure qui avait permis la restauration de la souveraineté nationale que les Etats Unis voulaient mettre sous tutelle.

 

Très vite, hélas, la guerre froide, la relance des guerres coloniales allaient inverser le courant progressiste et démocratique né de la victoire contre le fascisme.

 

Il n'en reste pas moins cette leçon de l'Histoire, confirmée lors de période plus récente, que l'on ne peut rien construire de durable sans l'assentiment des peuples à fortiori contre eux. Que toute tentative fondée sur  le bellicisme, l'esprit de domination, la liquidation des Nations est vouée tôt ou tard à l'échec.

 

L'Europe à laquelle nous aspirons ne saurait naître sous l'égide du fond monétaire international, de l'atlantisme et de l'OTAN.

 

La communauté à laquelle nous aspirons c'est celle du développement humain, de l'amitié, de la coopération entre les peuples, de la solidarité avec le tiers monde et non pas de l'archaïsme du libéralisme et de la concurrence sauvage qui conduisent chaque jour un peu plus aux délocalisations et au chômage, à la casse des acquis sociaux, au mal vivre et à la désespérance qui a déjà nourri le ventre de la bête immonde.

 

 

60 millions de vies anéanties, des atrocités innommables, l'effroyable bilan de la seconde guerre mondiale nous à déjà montré que les chants désespérés n'étaient pas toujours les plus beaux ; il nous rappelle à la vigilance, à l'indispensable devoir de mémoire à l'égard des victimes, de tous ceux qui ont lutté le plus souvent jusqu'au sacrifice suprême pour renouer le fil ténu de la liberté et de la démocratie.

 

De cela nous ne voulons plus ni pour nous ni pour notre jeunesse, le futur ne peut se  conjuguer au passé, il nous appartient de faire en sorte qu'il en soit ainsi sans attendre, pour s'émouvoir, le retour des cercueils au pays...

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