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4 mai 2010 2 04 /05 /mai /2010 16:31

De janvier à mai 1945, les soldats alliés progressant sur le sol allemand lèveront enfin le voile qui s’étendait sur l’univers concentrationnaire Nazi, sur L’horreur dans toute l’acception du terme.

Les charniers, les fosses communes les cadavres abandonnés ça et là, les gibets et les chambres à gaz, les fours crématoires qui recevaient des corps encore pantelants. 

C’était cela le but ultime de la déportation faire disparaître jusqu’à la trace  du crime pour faire oublier ces millions de vies anéanties dans des conditions plus atroces les unes que les autres. Les rafles au petit matin, les interrogatoires, la torture, les transports en wagons à bestiaux, pendant des jours, sans eau, sans nourriture, au corps à corps avec les cadavres des plus faibles, l’arrivée au camp, les hurlements des SS, les aboiements des chiens, le tri.

Les enfants éliminés avec ceux et celles jugés inaptes au travail les autres n’y gagnaient qu’un répit de quelques semaines, usés au service de la machine de guerre nazi, utilisés parfois comme cobayes pour des expériences prétendument chirurgicales et médicales .

Une quinzaine de camps principaux reliés à des milliers de commandos ont fonctionné jusqu’aux derniers mois de la guerre. Ils ont reçu des millions d’Hommes, de Femmes, d’Enfants, Nouveaux nés compris, de 22 nationalités différentes, 10 millions y sont morts la moitié étaient juifs, d’autres avaient refusés la collaboration, s’étaient engagés dans le résistance ou étaient simplement différents des critères raciaux  et comportementaux définis par les nazis. C’était aussi le temps ou judéo rimait avec bolchevique

Le dernier camp  Mauthausen n’a été libéré que début mai 45 les premiers avaient été ouverts en 1933.

L’un d’eux Dachau avait été visité l’année suivante par un journaliste français Guillaume Ducher pour le compte d’un périodique à grand tirage. Il avait écrit :

« …La vue des prisonniers inspire une pitié infinie. Ils sont épuisés par la fatigue et par les coups. Leurs corps amaigris par les privations et l’absence de nourriture substantielle, portent la marque des mauvais traitement qui sévissent, sur les membres nus s’étalent des cicatrices. Les visages pâles, les joues creuses témoignent de l’effroyable misère matérielle et morale de ces hommes…Ils sont 2500 précise le directeur du camp, la moitié sont communistes, deux cents juifs…parmi  eux des vieillards et des jeunes qui n’avaient pas plus de 15 ou 16 ans… »

N’était ce pas là, la préfiguration de ce qu’il allait advenir à une plus grande échelle  quelques années plus tard ?

On peut mesurer l’inconscience, et pour certains la complicité, des dirigeants de l’époque qui  ont laissé expérimenter sur les démocrates Allemand ce qui allait être  mis œuvre, sur une plus grande échelle,  dans l’Europe occupée.

Si l’Histoire  se répète rarement à l’identique n’oublions pas qu’elle a la dangereuse tendance au  bégaiement car les mêmes causes produisent souvent les mêmes  effets.

Dans une Europe marquée par le déclin social, le chômage, et la désespérance faute de perspective nous assistons à aujourd’hui une recrudescence de la xénophobie et à des tentations  extrêmes qui ne sont pas sans parenté avec les débordements qui ont précédé la seconde guerre mondiale.

La situationest d’autant plus inquiétante qu’elle s’accompagne d’une désaffection constante à l’égard des urnes qui devrait interpeller plus qu’elle ne le fait non seulement sur l’échiquier politique traditionnel mais également dans l’opinion.

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