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6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 16:26

Avant toute chose qu’il me soit permis de donner les raisons de mon soutien  à la liste Ensemble pour des régions à Gauche au nom de l’organisation à laquelle j’appartiens aujourd’hui.

 

Je suis ici  en tant que citoyen toujours engagé dans les luttes sociales, syndicales et politiques, malgré l’âge je ne suis pas l’arme au pied attendant la venue de quelque messie.

 

J’ai été à plusieurs reprises candidat communiste à différentes élections nationales et  locales,  impliqué en tant que maire dans la gestion des affaires de la cité.

 

En 1998 j’avais décidé de prendre du recul, à 63 ans, d’une part pour laisser la place à des plus jeunes et d’autre part parce que je pressentais déjà, en fait depuis l’élection de François Mitterrand et les lois Auroux qui allaient suivre, l’impasse dans laquelle allait nous enfermer une Union de la gauche plus soucieuse de gérer loyalement les affaires du capital que de préserver les acquis sociaux autrement qu’en paroles.

 

De fait la sanction devait  très rapidement intervenir avec l’avènement de Nicolas Sarkozy, les privatisations et le déclin social se sont accentués, ce n’est pas nécessaire de détailler, nous l’avons vécu et le vivrons encore, si rien ne change. Le Nombre des exclus s’est multiplie, les couches moyennes se rapprochent du gouffre.

 

J’ai vu d’un très bon œil le Pcf devenir un peu plus critique, vis-à-vis de ses anciens alliés socio libéraux, se rapprocher du Parti de gauche qui s’était lui-même affranchi de la même tutelle et la gauche Unitaire, une fraction de ex LCR, venir renforcer ce rassemblement.

 

Je me suis impliqué dans la campagne des Européennes, dont le résultat m’a fortement déçu, plus encore que  le score du Front de Gauche le taux d’abstentions, 53 %, plus d’un électeur sur deux; aurait du interpeller plus fortement.

 

Quelles en sont les raisons :

 

- Désintérêt suite à la dépolitisation croissante avec comme conséquence l’acceptation majoritaire de la fuite en avant dans la mondialisation capitaliste pour la mise en concurrence des peuples entre eux… ?

 

- Non reconnaissance, de cette partie de l’électorat, dans les options avancées par le FRONT de Gauche ?

 

Sans doute les deux à la fois, mais il est au moins une certitude, la montée en puissance de l’Union Européenne n’est pas perçue comme étant un obstacle aux délocalisations mais surtout vécue comme génératrice de  déclin social faute d’alternative,  clairement exposée et jugée crédible,  applicable sur le court terme.

 

Il s’ensuit évidemment un sentiment d’impuissance qui induit la fatalité et la résignation en attendant l’explosion, mais laquelle et quand ? En outre l’histoire nous enseigne que les chants désespérés ne sont pas toujours les plus beaux.

 

Ce sont  ces abstentionnistes que nous devons interpeller en priorité et non pas seulement ceux qui s’apprêtent à reproduire leur vote des Européennes.

 

Il y a nécessité d’un échange sur tous ces aspects car  la gestion des collectivités territoriales dépend aussi du contexte politique, économique, social, environnemental, c’est du moins ce qu’enseignaient les anciens et dont j’ai pu vérifier la pertinence sur le terrain.

 

Nous avons tout intérêt à élargir le débat plutôt que de le réduire à sa dimension régionale, ainsi que le souhaite le pouvoir central.

 

Pouvons nous infléchir la tendance, reconstruire notre protection sociale, sans nous opposer directement aux directives de l’Union Européenne, comme aux mesures d’ajustements structurels imposées par le FMI, en particulier aux pays en difficulté ou sous développés ? Raisonnablement cela parait impossible.

 

Devons-nous poursuivre dans la voie qui nous mène vers une Europe de Régions concurrentes ou infléchir la donne pour revenir à une Europe de Nations souveraines solidaires entre elles comme avec les peuples de la planète, retrouver notre libre arbitre sortir de l’OTAN, nous retirer d’Afghanistan, pour moi il n’y a pas photo….

 

 En l’absence de réponses claires en provenance de la gauche je me suis tourné vers le mouvement politique d’éducation populaire qui s’il ne répond pas à toute mes interrogations préconise de bouger l’Europe et à défaut de pouvoir le faire, d’en sortir, pour ma part je pense que c’est au peuple d’en décider encore faudrait-il lui poser la question sous forme référendaire.

 

Le M’PEP propose également d’abandonner les critères d’échanges,  définis par l’Organisation  mondiale du Commerce c'est-à-dire la concurrence libre et non faussée planétaire, pour en revenir aux dispositions de la Charte de la Havane pour des échanges plus équilibrés, mutuellement avantageux sur la base du vieux principe je t’achète tu m’achètes. Il ne s’agirait pas d’autarcie mais d’une avancée vers une société plus juste ou moins injuste, prélude au dépassement du capitalisme.

 

A cela j’ajoute, qu’il faut contrôler les flux financier, jeter à bas le bouclier fiscal, supprimer des privilèges,  harmoniser  vers le haut et non vers le bas …

 

Aujourd’hui l’Europe ne nous protège pas, notre déficit est encore plus important avec l’Allemagne qu’avec la Chine, la prime à la casse à surtout servi à alimenter les centres de production à l’étranger et ça les travailleurs des entreprises qui ont été délocalisées le savent mieux que quiconque…Ils attendent d’autres réponses qu’il nous appartient d’apporter…Nous les apporterons ensemble, j’en suis convaincu, …en faisant des régions autant de points d’appuis pour les luttes en cours et à venir…en jetant dès à présent dans cette campagne les bases qui nous permettront d’aborder les présidentielles dans les meilleures conditions possibles.

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