Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

  • : Villiers sur Orge- La Vie en Blog
  • : Economie, social, environnement, éducation, santé, sciences et techniques, vie dans la cité...Et leurs prolongements politiques, tout peut être sujet d'échanges pour le commun des mortels...Un seul objectif, le dépassement du présent.
  • Contact

Recherche

10 décembre 2009 4 10 /12 /décembre /2009 11:32
 Le M'PEP a formulé des propositions , rappels, ajouts et commentaires...


Le M’PEP a défini la mondialisation, comme un processus essentiellement politique et non par une quelconque nécessité économique.

C’est une stratégie des classes dirigeantes visant à contraindre   les travailleurs du Nord à la soumission et à maintenir les Pays en Voie de Développement et les Pays Sous Développés sous tutelle pour redresser les profits par la réorganisation du travail à l’échelle planétaire avec la mise en œuvre du néolibéralisme définit par le « consensus de Washington » au tournant des années 70 et 80 dans le cadre de la « révolution conservatrice ».

L’émergence du Mouvement des pays non-alignés et les grandes luttes ouvrières des années 60 et 70 avaient contribué à renforcer l’Etat social mis en place après la victoire sur le nazisme en 1945 dans le droit fil du programme du Conseil national de la Résistance. Les profits avaient été écornés, le pouvoir patronal contesté.

 Les classes dirigeantes ont donc décidé de faire remonter les profits en baissant la part de la valeur ajoutée (PIB) destinée à financer les salaires directs et indirects, les dépenses sociales de l’Etat et des collectivités locales.

C’est ainsi que la part des salaires,  retraites et autres prestations de sécurité sociale dans la valeur ajoutée a diminué de 7 points depuis le début  des années 80, soit un transfert d’au moins 80 Milliards d’euros pour les seules Entreprises Non Financières, pour revenir ensuite au niveau ou elle était en 1949 alors que le nombre de  salariés dans la population active  a fortement augmenté passant de 64 % en 1949 à  plus de 90 % aujourd’hui.

 Ce transfert massif en faveur des entreprises n’a pas aidé à la création d’emplois, le bouclier fiscal non plus, la suppression de la Taxe Professionnelle ne fera pas plus. La multiplication des taxes sur les hydro carbures n’a pas ralenti la circulation automobile et les transports routiers, il en sera de même pour la taxe carbone en l’absence de mesures alternatives (développement des transports en commun, nouvelles règles d’urbanisme et isolation thermique des constructions, rapprochement des centres de productions des lieux de consommation et réciproquement etc…).

En outre, si le pouvoir d’achat des personnes à temps complet a progressé, par contre le revenu salarial stagne depuis 30 ans du fait qu’un nombre croissant de salariés, depuis plus de vingt ans, en sont réduits à la précarité, au temps partiel etc…et ne bénéficient d’un salaire que sur une partie de l’année. Voir rapport Cotis page 50 et suivantes

 

« …Le concept de revenu salarial essaye de capter cette dimension additionnelle, en ramenant la masse salariale au nombre total de personnes ayant eu un emploi salarié dans l’année – mais pas forcément toute l’année (Aeberhardt, Pouget et Skalitz, 2007). Cet indicateur donne par conséquent une image encore moins dynamique de la progression des salaires : il conclut à leur quasi-stagnation sur ces trente dernières années... »

L’organisation du chômage et de la précarité, notamment par le libre-échange, la concurrence libre et non faussée, la libre circulation des capitaux  ont été les instruments de cette politique

Pour compenser la diminution de la demande ainsi réduite sur le marché, les classes dirigeantes ont organisé la libre circulation des produits manufacturés et poussé les ménages à l’endettement jusqu’à multiplier les créances irrécouvrables et  développé l’ « innovation » financière qui n’est en réalité que l’organisation à grande échelle d’un monde de paris et de spéculations.

C’est ce mode de croissance du profit, que le candidat à l’élection Présidentielle, Nicolas Sarkozy, voulait appliquer en France qui est à l’origine de la crise dite des subprimes aux Etats Unis,  mais  dont les conséquences touchent  tous les aspects de la vie économique, sociale et environnementale à des degré divers dans tous les pays de la planète, génèrent le  mal vivre, les délocalisations, le chômage,  les exclusions, affame les pays du sud.

C’est cette politique, initiée et développée par la droite et la social-démocratie qui a réduit à néant le programme du conseil national de la résistance, pourtant à l’origine de l’essor économique des trente glorieuses avec  ses 4 piliers  qu’allaient devenir la sécu, les retraites par répartition, le droit du travail et le développement des services publics auxquels on peut ajouter une importance significative donnée à la culture, pour  aboutir à ce qui s’apparente à un nouveau compromis social entre le grand patronat, leurs commis, les transnationales, les financiers et leurs délégués dans les instances gouvernementales avec  ceux qui arrivent encore mais pour combien de temps, à tirer leur épingle du jeu, c'est-à-dire les titulaires d’emplois à statuts qui s’effilochent, les CDI et les temps complets, sur les dos des précaires, temps partiels, travailleurs pauvres, au bout de la chaîne les exclus en nombres croissants.

A la veille des élections régionales l’alternative est simple soit les régions françaises continuent de se couler dans le moule de la concurrence libre et non faussée et adaptent encore plus leurs structures à cette fin tout en accompagnant cette démarche par des mesures de « dames patronnesses » pour tenter de panser les plaies et contribuer ainsi à faire avaler la couleuvre , soit elles ruent dans les brancards, optent pour la résistance et pour un autre mode d’aménagement du territoire national, comme de relations internationales avec la recherche de complémentarités et le développement de synergies en particulier avec les courant progressistes européens et autres pour la prise en compte des besoins sociaux intra muros comme sur l’ensemble de la planète…

C’est  sur le second terme de l’alternative, que nous devrions décliner, avec ceux  et celles qui partagent cette analyse en prévision des futures élections présidentielle et législatives, les grandes lignes de programmes régionaux à même de faire émerger un pôle, constitué de la vraie gauche, de tout ceux et celles qui ont intérêt au changement pour ouvrir, enfin,  la perspective politique de nature à remobiliser tous ceux qui ont déserté les urnes, en particulier les déçus de la gauche plurielle ; à défaut beaucoup se laisseront une fois encore berner par les illusionnistes capitalistes verts. 

Pour cela il faut oser proposer ( c’est aux citoyens de trancher encore faut-il qu’ils soient mis en position de le faire) de s’affranchir progressivement mais rapidement de l’ordre des institutions néolibérale : De OMC, du FMI, de la BM pour se débrancher des   marchés internationaux de capitaux, de l’Union Européenne et de ses directives, de l’OTAN,  interdire les paradis fiscaux qui ont conservé, malgré les effets d’annonces, l’essentiel de leurs prérogatives, remplacer un système de concurrence par des rapports d’échange et de coopération équilibrés, renoncer à faire la loi sur la planète à l’aide des moyens de destruction massives mesure sans laquelle le développement durable ne resterait qu’un slogan vide de sens.

A défaut nous en serons réduits, simples spectateurs des crises futures qui se préparent (Dubaï est déjà là) , à des manœuvres en recul c'est-à-dire, à  cautionner une honteuse collaboration de classe en attendant un grand soir du désespoir dont nul ne peut prédire sur quoi il pourrait déboucher.

La gauche qui se veut radicale doit choisir son camp, se rassembler, présenter des mesures à même de constituer une alternative politique et non pas aboutir à un simple changement de majorité.

Partager cet article
Repost0

commentaires