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12 mars 2010 5 12 /03 /mars /2010 11:25
 En toutes circonstance il faut savoir raison garder, ne pas se laisser déborder par la passion des présupposés, pour examiner avec l’objectivité les évènements qui  sont l’Histoire.
Autorisépar le référendum du 8 janvier- 1961-loi n° 61-44 du 14 janvier 1961 concernant l'autodétermination des populations algériennes et l'organisationdes pouvoirs publics en Algérie avant l'autodétermination- les accords d'Evian du 18 mars 1962 prévoyaient un cessez le feu simultané qui devint effectif le lendemain 19 mars.
Approuvé par référendum, le 8 avril suivant par plus de 90 % des suffrages exprimés soit  plus de 71 % des inscrits ces accords  tirent leur légitimité du peuple de France. Nul ne peut  le nier.

Pourtant l’OAS insurgée contre la république s’est efforcée d’en empêcher l’application.

 

Ses commandos ont redoublé leurs attaques, à la fois contre le FLN et contre les forces françaises considérées désormais comme « forces ennemies ».

 

Ils ont tenté de provoquer la rupture du cessez-le-feu par le FLN, en chassant les musulmans des quartiers européens par des meurtres en série et en les harcelant dans leurs propres quartiers afin d’obliger l’armée française à s’interposer et à rompre à son tour le cessez-le-feu pour  « Algérianiser» de  nouveaux affrontements encore plus meurtriers et sans issue.

 

C’est dans ce contexte qu’il faut resituer la fusillade de la rue D’Isly qui,  le 26 Mars 1962 fit  41 morts et 130 à 200 blessés selon les sources, certaines  touchées par les tireurs de  l’OAS.

 

Ils ne sont pas tombés pour la France, mais, pour la plupart, abusés par la criminelle et raciste OAS et ses soutiens dans le contexte très particulier de l’époque ainsi que l’a précisé lui-même, le 2 mars, le secrétaire d’Etat à la défense et aux anciens Combattants monsieur Hubert Falco.

 

Leurs noms n’ont pas vocation à être inscrits sur le mémorial quai Branly au côté de ceux qui ont donné leur vie pour la France et pour la défense des idéaux de Liberté d’Egalité et de Fraternité qui débordent le  cadre de nos frontières.

 

Par contre ils ont leur place sur la longue liste des victimes des gouvernements qui ont bafoués ces valeurs tout au long de leurs tentatives d’asservissement des peuples pour la maîtrise des ressources de la  planète  à des fins égoïstes, victimes aussi  de ceux, auxquels peut être certains d’entre eux appartenaient, qui ont toujours refusés l’égalité des droits civiques politiques et économiques aux populations qui étaient sous le joug colonial; c’était pourtant la condition sine qua non pour qu’ils puissent « continuer à vivre là ou ils étaient nés » et non pas contraints à migrer vers la métropole.

 

Le mémorial quai Branly a été inauguré le 5 décembre 2002 par le président de la République c’est incontestable mais la cessation officielle  des hostilité eut bien  lieu le  19 mars1 1962, c’est cette date que pour notre part nous avons  retenue.

 

L’insurrection qui a suivi n’a fait qu’exacerber les tensions et  grossir, encore, le nombre des victimes, rendant plus difficile encore la nécessaire réconciliation de part et d’autre de la méditerranée.

 

Faire repentance sans doute mais en   référence à l’histoire.

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