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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 20:12

 

 

On ne pourrait qu’applaudir face à cet acharnement, de la droite et de la gauche, à surfer sur l’opinion en période électorale pour récupérer des voix, au prétexte de réduire  le réchauffement climatique s’il était réel et d'origine anthropique.

 

Or rien n’est moins sur. Des scientifiques de très haut niveau de plus en plus nombreux estiment, par calculs et par mesures, que si réchauffement il y a, il n’est pas de l’importance dont le GIEC nous rebat les oreilles, mais ne serait que de quelques dixièmes de degré d’ici la fin du siècle, d’ailleurs depuis une dizaine d’années nous sommes dans une phase de refroidissement,  bref l’opinion commence elle aussi à douter.

 

D’autres prétendent que l’augmentation des  gaz à effet de serre ne serait pas l’origine du réchauffement climatique mais sa conséquence.

 

Dans ces conditions ne faudrait-il pas  chercher ailleurs  l’origine des chauds et froids, de la crue et la décrue des océans  que la planète  subi depuis des millénaires, voire des millions d’années, par exemple du côté des  rayonnements cosmiques,  du volcanisme et  des dérives induite des plaques tectoniques contre lesquelles nous n’avons pas de pouvoir sinon  construire en hauteur, aménager des digues, comme en Hollande, pour contrer la montée des eaux, produire ailleurs sur des terres qui deviendront cultivables par la force  du phénomène et  isoler thermiquement les bâtiments, réduire la longueur et la durée des déplacements individuel par le rapprochement des emplois des lieux de vies, etc...

 

Sans ces évolutions climatiques les dinosaures comme de nombreuses espèces animales végétales ou animales n’auraient pas disparu et nous ne serions pas là à nous lamenter alors qu’il n’y a pas péril en la demeure.

 

Il ne s’agit pas d’ignorer les énergies renouvelables mais de déterminer celles qui pourrait être utiles à l’Humanité dans des conditions économiques et environnementales satisfaisantes pour le consommateur lambda ou l’industrie, auxquelles le nucléaire civil  répond également lorsqu’il s’inscrit dans le cadre de la maîtrise publique de son développement et de son exploitation, les générateurs de quatrième génération, qui multiplient les potentialité du minerais d’uranium par un facteur 100 et réutilisent les déchets des réacteurs précédents nous laissent largement le temps nécessaire au développement  de solutions complémentaires ou alternatives selon les besoins qui s’expriment et s’exprimeront dans le futur.

 

Le plus urgent étant aujourd’hui de faire face à la réduction des réserves fossiles d’hydrocarbures.

 

On connaissait les agro carburants de première et seconde générations, ils sont rapidement devenus obsolètes, mais entre temps ils ont détourné des cultures vivrières de leur destination première, poussé à la déforestation, qui relâche le carbone dans l’atmosphère sous forme de gaz carbonique. Ils ont eu comme conséquence inéluctable la pénurie alimentaire qui a provoqué les émeutes de la faim dans nombre de pays sous développés en poussant  le prix des céréales à la hausse. Dénommés abusivement  BIO, il fallait des engrais, de l’eau douce déjà en quantité insuffisante dans de nombreux pays, des engins agricoles mécanisés et par conséquent des carburants avec en bout de chaîne productive un bilan carbone non négligeable.

 

Les algocarburants mis en avant aujourd’hui pourrait constituer une alternative aux hydrocarbures  fossiles qui doivent être réservés pour les industries de transformations et de recyclage plutôt que brûlés. Par contre leur bilan carbone, moins 15 % par rapport aux hydrocarbures, et le coût prévisible  ne les place pas en position de force face au nucléaire qui n’en produit pas ou très peu et fournit le kilowatt le moins cher. Cultivées dans des eaux de saumure,  les algues  n’empiéteraient pas sur les terres destinées à l’élevage et aux productions alimentaires.

 

Par contre il reste bien des obstacles à surmonter avant de parvenir à démonter la faisabilité de cette opération dans des conditions économiques et environnementales satisfaisantes. Les investissements initiaux seront lourds auxquels il convient en outre  d’ajouter les dépenses de fonctionnement, engins motorises, énergie, engrais…

 

La recherche fondamentale ne fait que commencer, le projet SHAMASH : n’a été lancé qu’en 2006. L’absence d’articles de vulgarisation sur  Internet, permet difficilement d’apprécier l’état d’avancement des études qui progressent lentement, de nombreuses inconnues demeurent,  des obstacles sont à surmonter,  des paramètres à inclure, des hypothèses à vérifier.

 

Des algues doivent être sélectionnées en fonction de leurs perspectives de rendement. Des manipulations génétiques sont envisagées avec tous les dangers que la dissémination peut faire courir aux écosystèmes planétaires. Le principe de précaution doit rester la règle.

 

Le rendement peut encore être optimisé par le mode de culture retenu, les intrants utilisés, l’ensoleillement, les lieux d’implantation, leur réponse au stress provoqué, qui peut les conduire à «  l’obésité », pour fournir encore plus d’huile, ou à la dégénérescence et à la mort: Les spécialistes en attendent une production  de 10 à 30 fois supérieure à celle des plantes utilisées pour la filière des agro carburants les coûts de production en  varieraient d’autant. C’est encore le flou, sans aucune garantie. Pour en savoir plus  …

 

Souhaitons néanmoins que les micros algues puissent être substituées aux hydrocarbures fossiles, mais ce n’est encore qu’un vœu pieux. Ne nous emballons pas. Commençons par la réduction des gaspillages qui passe aussi par la fin des produits éphémères jetables, le recours au bois, renouvelable dans le cadre d’une saine gestion des forêts, plutôt que par l’utilisation de produits dérivés  des hydrocarbures pour la fabrication du mobilier mais également le chauffage…sans oublier le recyclage qui nécessite cependant une énergie la plus compétitive possible comme le nucléaire civil …

 

 A ce propos je n’ai pas entendu les verts protester contre l’utilisation par les occidentaux de munitions à uranium appauvri en Irak, dans l’ex Yougoslavie et en Libye ou remettre en cause la radio thérapie sinon en Iran. Mais ils ne sont pas les seuls.

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