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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 10:08

Si les profits escomptés sont au rendez-vous, que ce soit dans l’économie réelle ou dans la spéculation, les bourses flambent, à défaut la chute s’amorce d’autant plus que la solvabilité des pays les plus endettés (et des entreprises) devient douteuse.

 

Les détenteurs de fonds transfrontières et autres banquiers apatrides, tentent alors et réussissent toujours à ajouter au vent de panique qui s’installe dans l’opinion par médias interposes pour inciter la classe politique à prendre les mesures d’austérité nécessaires à la reconstitution de leurs marges.

 

La Grèce¹ est aujourd’hui en première ligne, le Portugal, l’Espagne, l’Irlande, l’Italie, la France, l’Angleterre presque tous les pays  d’Europe sont dans le collimateur. Le chômage augmente, le pouvoir d’achat baisse, le système de retraite par répartition est remis en cause, les vieux devraient travailler plus longtemps alors que les jeunes sont sans emploi…Les peuples sont sommés d’accepter de nouveaux sacrifices pour que les spéculateurs puissent poursuivre leur Monopoly boursier au bénéfice des nantis et des financiers.

 

Les tenants de l’Union Européenne, du capitalisme mondialisé dans la concurrence dite  libre et non faussée, qui  hier nous promettaient  la lune, dans un Univers d’abondance, jurent aujourd’hui la main sur le cœur qu’ils n’y sont pour rien que la crise n’est que la conséquence de l’incontournable  loi du marché qui fait son œuvre et qu’il n’y a pas d’alternative possible, au mieux quelques replâtrages de façade.

 

Les gens qui nous gouvernent ou aspirent à nous gouverner  nous incitent à persévérer dans la voie de la guerre économique en attendant la prochaine conflagration à armes réelles en prévision de laquelle des sommes considérables sont stérilisées alors alors qu'elles  pourraient être utilisées pour faire œuvre de vie et relancer la croissance.

 

Lors des deux élections précédentes, européennes et régionales  une majorité d’électrices et d’électeurs n’a pas jugé utile de se déplacer, c’est avec  certitude la preuve qu’ils ne se reconnaissaient pas dans les propositions qui leur étaient faites. Faudra-t-il attendre que ces gens là, d'autres encore,  dérapent vers l’Extrême droite pour que  les tenants du libéralisme, y compris  social,  acceptent de prendre le pouls  de l’opinion et arrêtent de seriner aux dindons de la farce que nous sommes: « Vous ne voulez plus de cet Euro de la vie chère, du chômage… ne vous en déplaise vous en aurez encore…vous n’avez rien compris nous allons  vous expliquer pourquoi il faut en rester là… ».

 

La gauche qui se veut radicale n’a pas mobilisé elle  appelle à  réformer les traités qu’elle jugeait inamendables il y a seulement quelques années mais  comme sœur Anne nous ne voyons rien venir et ne verrons rien venir d’autre, dans un avenir proche, que  les nuées de la rigueur programmée ce qui est logique dans le cadre du rapport des forces politiques en présence dans l’Europe des vingt-sept.

 

Nous sommes de plus en plus nombreux et nombreuses à constater que déclin social rime avec construction européenne et mondialisation sans contrôles ni frontières, du moins pour les capitaux et les produits manufacturés. Selon  les sondages  68 % des habitants de notre pays regrettent le franc, 38 % souhaitent abandonner l’Euro, ça signifie quand même quelque chose!

 

Nous laisserons nous encore longtemps berner par des propositions, d’où qu’elles viennent, dont certaines sont irréalistes ou partielles, ce qui revient au même, d’autres aggravantes,  pour nous en prendre à la racine du mal et à ceux qui le propagent ou ne proposent que l’équivalent d’une thérapie sur une jambe de bois².

 

Il nous faut retrouver notre libre arbitre, en nous émancipant des contraintes de l’Union Européenne du FMI et de l’OMC pour être à même d’abord de balayer devant notre porte, ne dit-on pas aides toi le ciel t’aidera, pour construire ensuite, sur d’autres bases, de vraies solidarités en Europe et dans le monde avec tous les peuples qui partagent cette démarche.

 

Un référedum doit être organisé afin que nous puissions exprimer notre volonté d'en finir avec le marasme économique et le déclin social.

 

Sans Nations et ce qu’elles représentent  l’internationalisme prolétarien devient un non sens.

 

¹ En savoir plus sur le contexte Grec : http://www.mediapart.fr/club/blog/gabriel-colletis/070510/la-grece-instrumentalisee

 

² Mesures de sauvetage, objectif rassurer les marchés, conséquences : http://www.m-pep.org/spip.php?article1689

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