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25 décembre 2010 6 25 /12 /décembre /2010 17:53

Des communistes s’interrogent, souhaitent une candidature de leur parti sur la base d’un programme  en rupture avec le capitalisme  lors des prochaines présidentielles. Bonnes questions qui  sont aussi les miennes mais ce ne sont pas les seules !

 

Il convient sans aucun doute d’initier un changement qui soit en rupture avec le capitalisme actuel et ses dérives mondialistes supranationales, mais les réformes mises en œuvre durant les trente glorieuses sur les bases du programme du Conseil National de la Résistance (CNR), rédigé pour l’essentiel par jacques Duclos dirigeant clandestin du PCF durant la seconde guerre mondiale, étaient déjà en rupture avec ce système,  le solde de nos acquis sociaux en porte encore le témoignage  mais pour combien de temps  encore ?

 

La droite, le MEDEF, les banquiers, fonds de pensions et  rentiers poussent afin de le faire disparaître sous l’égide de la concurrence dite libre et non faussée, la loi de la jungle redevenant ainsi la règle avalisée par les moutons de Panurge.

 

La « gôche », le PS, les Verts, la mouvance social-démocrate dans son ensemble, des groupuscules issus du PCF et la direction de ce parti, y compris nombre de ses adhérents, en fait tous ceux qui se reconnaissent et trouvent leur comptes dans la société de consommation ont renoncé à la lutte des classes et snobent le marxisme, qui reste pourtant un élément d’analyse incontournable, sans même se préoccuper du sort de leur progéniture. « Et moi et moi » chante Dutronc, après on s’en fiche.

 

Influencée par les médias, pour qui il n’est de démocratique  que le pouvoir de  l’argent dans le cadre du modèle occidental, tous les autres ne produiraient que d’affreux dictateurs dignes du gibet, en particulier là ou ils tentent de s’opposer aux tentatives néocolonialistes occidentales, l’opinion, à qui on fait prendre les vessies pour des lanternes, reste très majoritairement  l’arme au pied : Les nantis n’en parlons pas mais deux salaires mensuels médians cumulés (1600 € x 2) permettent encore de faire face, deux SMIC de surnager difficilement, un seul revenu fait prendre le chemin des restos du cœur et autres ONG caritatives antichambres de l’exclusion ultime étape des précaires et autres intermittents et fins de droits.

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Les enquêtes démontrent, au mieux ou au pire c’est selon, que les sondés ont perdus le sens de l’orientation politique et les commentaires qui les accompagnent traduisent en termes à peine voilés les objectifs poursuivis par ceux qui les ont commanditées.

 

Qui aujourd’hui de  BAGBO  rejeté par les instance internationales mais conseillé semble-t-il par des socialistes français adeptes du libre échange  à OUATTARA, un ancien du FMI soutenu par les Présidents Sarkozy et Obama peut distinguer le bon grain de l’ivraie ? Affaire de nuances, de souplesse de l’échine difficiles à discerner. On pourrait multiplier les exemples…

 

Face  à l’absence de réponse crédible de la gauche, y compris celle qui se prétend radicale, aux questions posées, l’abstention devient la règle lors des consultations électorales,  non seulement aux dernières européennes et   régionales ou plus d’un électeurs sur deux sont restés chez eux mais également à l’occasion des partielles. Pourquoi les gens voteraient-ils si la loi du marché doit décider pour eux ?

 

Le Front national récupère  le courant protestataire en surfant sur  la xénophobie ambiante. Hortefeux  sur-en chérit à moins que ce ne soit le contraire. Quelle que soit le résultat des prochaines présidentielles, statut quo ou gauche plurielle du style on change les hommes ou les femmes pour faire la même chose il y a gros à parier que l’extrême droite  empochera la mise à l’échéance suivante, peut être avant.

 

Bien qu’ayant quitté le PCF depuis déjà plusieurs année ma préférence irait sans contestation possible à un candidat communiste mais sur la base d’un programme permettant dans un premier temps de stopper la régression sociale ensuite de franchir une nouvelle étape dans le dépassement du capitalisme, pour aller vers le plein emploi, ainsi que le préconise Bernard Friot dans son livre «l’Enjeu des Retraites », ( La Dispute)ou il propose de reprendre au capital la part indue des richesses nationale créées par le travail qu’il s’est appropriée depuis près de trente ans, puis d’instaurer une taxe sociale pour financer les investissements créateurs de valeur ajoutée qui permettrait de court-circuiter les banques. C’est possible la France est toujours un pays riche

 

Sa démonstration simple, compréhensible par tout un chacun  ne devrait pas, bien exposée, effrayer la «classe  oeuvrière », celle qui n’a que sa force de travail manuelle ou, et  intellectuelle,  expression qui me semble à connotation plus large et par conséquent mieux  appropriée que la précédente pour englober ouvriers, employés, enseignants, techniciens, ingénieurs,  cadres travailleurs intellectuels et  chercheurs bien souvent  parents pauvres du système.

 

Mais ce n’est possible qu’à la condition que nous nous soyons affranchis des carcans que constituent l’Union Européenne, OMC et le FMI qui prétendent régenter la planète afin que les transnationales s’en approprient les richesses. Se borner à prôner une autre utilisation du crédit dont les intérêt iraient encore nourrir les appétits des banquier, rentiers et fonds de pensions ne dénote pas une volonté de rupture avec le système capitaliste il faut par contre prélever sur la valeur ajoutée (ou PIB), sur les richesses créées par le travail qui n’ont jamais été aussi importantes dans notre pays.

 

La social démocratie n’a pas l’intention de voir disparaître le  joujou qu’elle a contribué à créer. Malgré des déclarations grandiloquentes Mélenchon ne propose rien de concret, fait de la surenchère écolo, entend s’approprier ce qui reste de l’appareil et du patrimoine du PCF, il veut brader le nucléaire civil mais se réclame de la force de frappe. La direction du PCF entend réformer l'Union Européenne  de l’intérieur mais les enfants de nos enfants mangerons les pissenlits par la racine avant d’y être parvenus. Le Front de Gauche regroupe l’ensemble des contradictions et, à surfer sur Internet, comme sœur Anne on  ne voit, même en cherchant bien, rien venir, sinon des textes qui font déjà date …

 

Pourtant le temps presse et les Politiques de gauche (les hommes et les femmes) ne pourront pas toujours renvoyer à un mouvement social qui ne sait plus à quel saint se vouer.

 

Il y a quelques années le PCF a rejeté le traité de Maastricht, il proposait de partir de ce que les gens ont dans la tête, il ferait bien de s’en inspirer à nouveau. Le peuple a toujours raison, s’il en a assez des méfaits de l’euro, de l’UE de la loi de la jungle il faut enfin l’entendre et ne pas le laisser à la merci des apprentis sorciers, clones des synarques (sic Annie Lacroix –Riz) qui ont amené Pétain au pouvoir et livré la France à HITLER.

 

Nous ne pourrons reprendre la voie de la rupture avec le capitalisme qu’après avoir recouvré notre souveraineté nationale, nécessité première pour ensuite construire de nouvelles solidarités, sur d’autres bases ainsi que le font les pays de l’ALBA, créée en 2009 par le Venezuela et Cuba  avec par exemple une monnaie commune et non pas unique dotée d’un système d’échanges compensatoires pour échapper à la domination du Dollars.   

 

Question subsidiaire : Le PCF est-il réformable de l’intérieur ? Je ne le pense pas mais par contre un courant plus réaliste pourrait de l’extérieur le contraindre à revoir son analyse. Pour l’y contraindre il faut argumenter encore et encore… Pour convaincre, rassembler et éviter le recours ultime et généralisé à la violence armée dont les spécialistes prédisent déjà qu’elle ferait au moins 150 millions de morts car l’enjeu n’est plus un pays, voire un continent mais la planète entière, avec en filigrane le devenir de l’Humanité, la plongée dans l’obscurantisme ou une nouvelle Ere de progrès économique et social…

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commentaires

stéphane 06/01/2011 10:56



Il n'est pas possible de rompre avec la politique de l'impérialisme et du FMI sans rompre avec l'UE.C'est pour ça que j'ai adhéré au POI (ex-PT) qui est le parti qui a la position la plus
cohérente et la plus claire sur ce sujet. Je ne crois pas à la possibilité de "redresser" le PCF de l'intérieur,de meilleurs militants que moi s'y sont cassé les dents pendant des
décennies-d'ailleurs on ne compte plus les groupes divers issus du PCF -PRCF,rouge-vif ,et j'en oublie-cette dispersion est regrettable-il y a un courant communiste au POI-dirigé par Jean Charles
Marquiset-entre autres-qui -après le courant trotskyste (CCI) est le plus étoffé et qui a son propre journal-Résistances communistes-je ne vous prêcherai pas la bonne parole-je vous invite à lire
le journal du POI "informations ouvrières" et à les rencontrer -vous jugerez sur pièce.A partir des faits -ainsi que nous l'enseigne le marxisme.