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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 15:51

 

Quelques extraits du message du secrétaire d’Etat aux anciens combattants Hubert Falco à l’occasion des cérémonies commémoratives de l’armistice du 11 novembre 1918

 

…Tout au long du XXe siècle, il n'y a pas eu de nations dans le monde qui se soient autant affrontées que la France et l'Allemagne. Mesurons ensemble le chemin parcouru après la Seconde Guerre mondiale grâce à l'œuvre des pères de la réconciliation franco-allemande : Robert Schuman, le chancelier Adenauer et le général de Gaulle. Il n'y a pas aujourd'hui dans le monde d'autres nations que la France et l'Allemagne qui soient animées par un désir aussi intense de poursuivre la construction d'un avenir commun.

La réconciliation franco-allemande, la volonté commune de bâtir l'Europe unie, tout cela ne s'est pas construit sur l'oubli ni le déni du passé. Mais grâce à lui…
 

Certes le général de Gaulle fut un des  artisans de la réconciliation franco allemande mais c’est aller un peu vite en besogne que de lui attribuer la paternité d’une Europe supra nationale et de la concurrence libre et non faussée car: (extraits) 

http://www.touteleurope.fr/fr/histoire/personnages/1957-1973/presentation/charles-de-gaulle-1890-1970.html

« …Pendant son absence politique appelée "traversée du désert", il critique, souvent et de façon véhémente, les modalités de la construction européenne.  

Il rejette le caractère supranational de la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA) et désapprouve le projet d’une Communauté européenne de défense (CED), qu’il contribue à faire échouer à l’Assemblée Nationale en 1954. Le principe d’une armée européenne comprenant des contingents allemands, de plus placée sous commandement de l'OTAN (c’est-à-dire américain), lui paraît une remise en cause inacceptable de la souveraineté nationale…

…Son attitude face à la communauté européenne et à ses élargissements demeure prudente. Il oppose à deux reprises le veto de la France à l’adhésion du Royaume-Uni au Marché Commun, en 1963 et en 1966-1967, parce qu’il juge les Britanniques trop proches stratégiquement des Etats-Unis…  

Sa conception de l’Europe

…le 15 mai 1962, dans une conférence de presse devant tous ses ministres, le général de Gaulle s’oppose catégoriquement à la supranationalité : "Dante, Goethe, Chateaubriand […] n’auraient pas beaucoup servi s’ils avaient été des apatrides et s’ils avaient pensé, écrit en quelque esperanto ou volapük intégrés". Cinq ministres, dont Pierre Pflimlin, quittent alors le gouvernement, outrés du traitement injurieux infligé à l’idée européenne.

Charles de Gaulle conçoit l’Europe comme un espace d’entraide et de solidarité, où aucun membre n’abdique ni son identité nationale si les prérogatives de sa souveraineté. Une pensée certes fondée sur la nation, mais qui reconnaît dans l’Europe pacifiée et prospère le seul avenir possible des nations d’Europe, face aux dramatiques guerres du passé et aux enjeux internationaux du présent.

L’Europe qu’il envisage doit s’affirmer face aux Etats-Unis et refuser toute subordination à leur égard. Si la diplomatie et la défense demeurent des compétences nationales, il souhaite lui voir jouer un rôle dans l’aide au développement, comme il l’affirme à Washington en 1960. Cette mission est plus spécifiquement dévolue à un Fond Européen de Développement qu'il a fortement promu auprès des autorités communautaires.

Après avoir dominé la vie politique française pendant plus de 30 ans, il abandonna le pouvoir en 1969, au lendemain de l’échec du référendum... »

Citations :

"Nul plus que moi n'est convaincu de la nécessité de construire l'Europe… Entre une Europe que sollicite le Commonwealth et une Allemagne qui se cherche, j'ai toujours pensé que la France était destinée par sa géographie même à promouvoir l'Union européenne".
Lettre au Comte Richard N. de Coudenhove-Kalergi, en 1948.

"J'entends une Europe formée d'hommes libres et d'Etats indépendants, organisée en un tout susceptible de contenir toute prétention éventuelle à l'hégémonie et d'établir entre les deux masses rivales l'élément d'équilibre dont la paix ne se passera pas."                   
Discours prononcé à Lille le 29 juin 1947, in Discours et Messages, pp. 87-88.

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