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8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 16:30

Cherchez les différences et les contradictions.


Par jacques Maillard  membre de la direction du Comité Valmy.

 

Un de mes amis, militaire très attaché aux valeurs du patriotisme et aux principes républicains, nous envoya sur un forum de discussion la photo d’une chanteuse française qui déclarait, étant d’origine algérienne, qu’elle ne pouvait absolument pas brandir le drapeau français, au contraire du drapeau algérien, qu’elle brandissait avec joie.
Il nous posait la question : « cherchez l’erreur ».


Cette chanteuse manie des symboles (les drapeaux), s’imagine un pays (l’Algérie) et vit dans une réalité (la République Française). Derrière ces contradictions, symptômes d’immaturité et de manipulations, allons au delà des passions qui, dans un sens ou dans l’autre, se déchaînent aujourd’hui et dont cette image est une expression.


Ma réponse fut donc la suivante, que l’on pourrait intituler :


« les raisons de l’existence d’un danger mortel, sont aussi les raisons d’espérer ».


Des forces extérieures et intérieures poussent à la guerre civile et à la disparition de ce qui est encore aujourd’hui la « République et la Nation Française ».

 

I) Des forces intérieures, venant notamment des familles et des institutions les plus riches et les plus puissantes poussent tout azimut :


a) A la discorde, la haine, l’intolérance, en promouvant simultanément les extrêmes religieux (salafistes, intégristes juifs ou chrétiens, bouddhistes ou autres,), les extrémistes ethniques et linguistiques (indépendantistes de tout poil en Alsace, Bretagne - voir l’institut de Locarn-, en Catalogne, au Pays Basque, en Savoie, en Corse, en Flandres, dans les Dom Tom)

 

b) En ôtant à la population ses moyens de vivre décemment, par l’organisation d’une crise financière, la mise en faillite de l’Etat, la destruction ou la vente des moyens à l’étranger de production, sous prétexte et sous les auspices de l’ Europe », de la mondialisation et de la « civilisation occidentale »

 

c) En ôtant à la population les moyens de s’instruire : l’Ecole, l’université, les grandes écoles, sont transformées en machines à produire des « cerveaux disponibles » pour les managers, les vendeurs, les financiers, les producteurs de loisirs et spectacles. La recherche publique est transformée en annexe des bureaux d’études des multinationales. Le couple « manipulé manipulateur » remplace la transmission et la création des savoirs.

 

d) En dénigrant systématiquement sa culture et son histoire : l’anglais est imposé comme langue de travail dans l’université par la prochaine loi, (alors que la Chine fait la démarche inverse, s’apercevant qu’obliger les scientifiques à cette loi provoque un abaissement du niveau par exclusion de nombreux éléments). Un bureau de l’ambassade des USA, avec l’appui de nombreuses institutions et « intellectuels » français, veille à faire disparaître tout élément patriotique de l’instruction populaire, en particulier par une approche systématiquement partiale des événements au détriment du peuple français (approche révisionniste de la révolution ou de la résistance).

 

e) En ôtant au peuple les moyens de se défendre : l’armée nationale républicaine a vocation à être transformée en brigade de mercenaires devant faire la police à l’extérieur au sein de coalitions dirigées par les USA, et qui fera bientôt la police à l’intérieur (voir le MAE et EUROGENDFOR)

 

II) Cette tension intérieure est accompagnée d’une tension extérieure grandissante.


Ces mêmes forces qui animent par leurs actions, leurs finances, leurs propagandes, leur influence (sur les recrutement, sur les contrats, sur les logements et les subventions) cette désintégration entraînent la France dans une grande aventure néocoloniale militaire, commerciale et financière, au sein notamment de coalitions auto intitulées « défense humanitaire de la civilisation par la communauté internationale », même lorsque ladite coalition ne regroupe qu’une partie très minoritaire de l’humanité.

 

Prenons l’exemple (entre autres) de l’Eglise catholique (ses représentant les plus élevés, bien sûr). Elle sait mettre des centaines de milliers de militants dans la rue pour un problème tout à fait marginal pour la très grande majorité de nos concitoyens, mais n’a ni un mot, ni un geste, pour défendre réellement les millions de chrétiens, dont une grande partie catholiques, qui sont « invités » par les alliés barbus des puissances occidentales (dont la France en première ligne), à choisir entre le cercueil et l’exil de la terre de leurs ancêtres, qui d’ailleurs a vu naître le christianisme il y a 2000 ans.

 

Les grandes organisations politiques et syndicales, de droite et de gauche, cautionnent (voir le dernier communiqué sur la Syrie FSU-CGT, les votes de MM Mélenchon et Cohn Bendit sur la Libye...) ou restent silencieuse, ou très frileuses (Madame le Pen), à dénoncer cette thalassocratie prédatrice masquée.

 

Des puissance étrangères, comme les USA au travers de leurs fondations intitulées « Young leaders » ou pour le « développement de la démocratie », comme le Qatar avec ses immenses financements, en particulier sur les jeunes des banlieues, l’Allemagne avec une politique de propagande ethnique, communautaire et séparatiste (en Alsace), peuvent impunément travailler au minage de notre Nation.


Concernant l’Alsace, sa séparation de la république française est préparée par un référendum visant à détruire tout son appareil administratif républicain (commune, département) au profit d’une gestion « Reich like », qui lui permettra de s’insérer dans une « grande région transfrontalière européenne » avec le Baden Wurtemberg (langue de travail l’allemand bien sur), régions promues par l’Union Européenne (rapport EDORA) et l’OCDE. Au nom de la « bonne gestion », bien sûr.


Concernant la Bretagne, rappelons que lors de l’occupation nazie, les envahisseurs obligeaient les écoles à n’enseigner qu’en breton.

 

Concernant la minorité musulmane, nos « alliés » US, allemands, anglais, turcs, qataris et saoudiens, déversent donc des millions d’euros dans nos banlieues, nos partis, nos associations, nos syndicats, pour exciter le sentiment « antifrançais », « antirépublicains » chez les jeunes de l’immigration, tout en s’alliant avec les pires réactionnaires de droite et de gauche dans les partis, les associations, les entreprises. Ainsi les tensions, revendications anti-laïques d’un coté, réponse d’exclusion d’un autre, montent. J’ai personnellement été entouré de musulmans pendant 30 ans, mais le climat actuel est exécrable, et ne fait que s’aggraver avec chaque demande inacceptable, contraire à l’égalité hommes femmes, anti-laïque, et, en retour, chaque acte de mépris et de haine mutuel.

 

Une masse de « militants », de l’extrême gauche à l’extrême droite, soit abusés par les discours charismatiques de leaders qui connaissent très bien le fond des affaires, soit maintenus en dépendance ou achetés par contrats, subventions, postes, promotions, aides et subsides divers, voire aussi menaces portant sur leur niveau de vie ou leurs proches, appuient dans les médias, les syndicats, les associations, les partis, les institutions, cette exacerbation des tensions, la destruction des réels moyens de résistance, l’abandon des principes républicains et la propagation d’une idéologie de la « décroissance » qui sous couvert de nouvel humanisme pousse à l’abandon de la raison, et à la destruction de nos outils industriels et de défense nationaux, au communautarisme, à l’ethnicisme, aux guerres humanitaires, à droite comme à gauche.

 

Une nouvelle fois dans son histoire tragique, notre pays est confronté à un double péril immense, venu de l’extérieur et de l’intérieur. Dénigrant essentiellement la République, ces forces en veulent la destruction définitive.

 

Cette destruction est d’autant plus dangereuse qu’elle ne se fait pas brutalement, contrairement aux heures les plus sombres de notre histoire (guerres civiles et invasions étrangères) du moins jusqu’à aujourd’hui. Cette destruction s’effectue sur des décennies, procédant par petits pas progressifs, par petites touches subtiles, une réforme par là, une vente, une privatisation, un « ajustement juridique », la « restructuration », l’ouverture ou plutôt la fermeture d’une institution, une petite loi par ci, un traité encore, invalidant dans la réalité tout un tas de lois fondées sur des principes républicains, des changements dans la constitution très anodins en apparence mais qui, tels des trous de lapins dans des digues, en réduisent à néant ses vertus.


Nouveaux principes « de précaution », d’ »expérimentation », de décentralisation ou de régionalisation (langues régionales revenant en force), ou d’adaptation à la mondialisation (anglais obligatoire pour tous, de la maternelle à l’université, de l’usine au laboratoire). Et, en particulier, grâce aux derniers traités européens qui permettent et imposent le démantèlement du pays, de son Etat, de son droit et de sa langue.

 

Cette destruction est permise par la corruption et l’instrumentation de la bêtise, de la lâcheté, ou de l’ignorance, par la terreur bien camouflée (la peur du chômage ou de la régression sociale), amenant un changement profond, un bouleversement du paysage juridique, économique, intellectuel, social, politique.

 

Cette évolution, cautionnée ou mise en place par les décisions précises des « élites » qui s’échelonnent depuis des décennies, est accompagnée d’une propagande intense, vers tous les milieux, camouflant cette politique et expliquant la pertinence de cette destruction par "la marche incontournable de l’histoire" , le « progrès scientifique technique », l’ "avancée idéologique " ... les idéologies essentiellement d’origine allemande justifiant la fatalité de ces évolutions antirépublicaine et prônant la servilité des peuples sont invoquées par des intellectuels corrompus, lâches ou achetés pour justifier ces régressions sociales, techniques, culturelles.


Tout ceci rend la destruction encore plus profonde et menaçante.

 

Se pose donc la question : Pourquoi ? Suivie de celle-ci : Y a t il encore un espoir ?


Nos ennemis, des monarques européens des XVIII et XIX eme siècles, de Hitler aux multinationales d’aujourd’hui, du Vatican au Qatar et l’Arabie Saoudite, des indépendantistes bretons payés par les 30 oligarques aux salafistes des banlieues perdus dans leurs rêves de califat, de Goldman Sachs aux pétroliers texans, le constat de base est le même :

 

Le modèle de la République qui est le phare de la construction démocratique française est fondé sur des principes philosophiques qui vont à l’encontre du « paradigme social » de la « modernité libérale capitaliste ». Notamment :

 

a) priorité de la loi sur le contrat, souveraineté populaire, la propriété est un droit, limité comme les autres,
b) priorité du bien public, de l’intérêt général, sur le privé, sur les intérêts des communautés, des individus, des familles.
c) liberté de pensée et d’action individuelles, pas de reconnaissance du droit des « communautés, », quelles qu’elles soient, à s’approprier des droits particuliers sur leurs membres. « agnosticité » et « neutralité » de l’Etat.
d) égalité de tous les citoyens, dans leurs droits, dans leurs devoir (impôt, service militaire...)
e) instruction publique gratuite, obligatoire, de haut niveau, fondée sur la raison et l’apprentissage du sens critique, apprenant des connaissances « universelles » et « générales » à tous, neutralité et exclusion de l’irrationnel, de l’ésotérique, de l’ethnicisme communautaire dans la fonction publique et particulièrement l’instruction publique.
f) L’Etat, la République, ne doit pas laisser les hommes « au bord du chemin », dans le désespoir, la misère, la maladie. Il doit aussi assurer la fraternité, et aider les citoyens à la pratiquer. Mais cette fraternité ne doit pas rendre le citoyen redevable à une personne ou une institution privée. C’est donc par la République que doit transiter cette aide nécessaire, en assurant la solidarité entre ses membres.
g) celui qui tue le tyran est un héros de la république : « la révolte face à la tyrannie est le plus sacré des devoirs et le plus cher des droits ».


On est loin du crime de lèse majesté ou de la répression aveugle du « terrorisme » qualificatif très facile des résistances à l’ »ordre ».


Cette liste n’est pas exclusive, bien sûr.

 

Ces principes, cette philosophie, permet à la promotion d’une vie de citoyen, d’une vie en société, ou la recherche du bonheur individuel est bien loin des poussées de reconnaissance et de consommation promues par les modèles sociétaux « moderne », de luxe, de pouvoir, de domination, d’exclusivité, de « privilèges », d’ »importance » (« VIP »), etc.

 

Le citoyen républicain et philosophe conçoit le bonheur comme une paix avec lui même en premier lieu, un corps sain, une tête fonctionnant bien, une ouverture et une curiosité sur le monde, en tout le contraire de cette « élite » orgueilleuse » et aussi pleine de « mauvaise conscience », qui permet de définir un « grand marché mondial » des « classes émergentes » (voir les séminaires de Goldman Sachs à ce propos).

 

Ces principes sont il est vrai très anciens, bien plus que notre république, que la France même. Ils viennent de très loin, dans l’espace et le temps, de l’Est de la méditerranée, de la Grèce, l’Egypte et la Mésopotamie, et ensuite de Rome. Ils ont été synthétisés, rationalisés, dans les principes helléniques de démocratie, de science, de philosophie. Ils sont universels, et c’est pourquoi, au cours de l’histoire, de nombreux pays, soit en ont inventés ou pris une partie, soit en ont fait les principes de leur Etat. Mais, pour des raisons diverses, notre pays a été l’un des premiers au cours du moyen âge à garder ou reprendre ces principes (Etats généraux, conseils municipaux...), et reste aujourd’hui l’un des derniers à les garder par bribes dans une constitution qui subit tous les jours les assauts de vagues européennes ou autres pour en démolir ces fondements.

 

De nombreux auteurs étrangers ont souligné cette filiation, cette particularité française, et depuis des siècles : Machiavel, Thomas Platter, Gibbon, Clausewitz, Russel, Freud, Stefan Zweig... Hitler dans « Mein Kampf », y trouve les raisons de détruire la France, ennemi mortel de l’Allemagne : « ce pays est peuplé de philosophes coupeurs de tête de roi ».

 

Ou donc réside l’espoir ? Dans la cause même de cette attaque.


Au delà de la minorité du peuple de France qui par bêtise, désespoir, lâcheté, ignorance, rapacité, misère intellectuelle ou matérielle, corruption, appuie la destruction de la République et de la Nation française, le peuple peut et doit s’unir et résister pour défendre et reconstruire cette république. Cette république fondée sur ces principes éternels, universels, dont nous n’avons pas l’exclusivité, mais au contraire la charge de les transmettre, de les faire revivre, de les faire exister.

 

Seuls ces principes permettent de trouver les forces pour s’unir, au delà des ego, des intérêts, des croyances, des sentiments, des rancoeurs, des expériences.


Seuls ces principes, comme dans les jours tragiques de la Révolution et de la Résistance, s’ils ne sont pas dévoyés par ces forces extérieures et intérieures qui n’acceptent jamais leur défaite (et c’est à nous d’y veiller) permettent de faire saisir aux autres peuples que notre réveil, notre reconstruction, notre résistance, n’est pas un danger, mais au contraire, un espoir pour eux tous.

 

 

Mise en ligne : 22 mars 2013 par Comité Valmy

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