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10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 18:11
L’administration Trump est-elle déjà finie ?
par Paul Craig Roberts

Repris sur Comité Valmy

 

Les espoirs pour l’administration Trump ne brillent plus beaucoup. Le militaire en chef de Trump, le général Mattis est en train de prouver que son sobriquet de “chien fou” est bien mérité. Il vient juste de déclarer que “l’Iran est le seul plus gros sponsor du terrorisme dans le monde.”

 

Il a déclaré la Russie être la première menace pour les Etats-Unis.

Il a menacé d’une intervention américaine dans les affaires territoriales de la Chine.

 

J’ai eu tort. J’ai pensé que le Gen. Mattis était un choix raisonnable pour le poste car il rejette l’efficacité de la torture et, d’après Trump, l’a convaincu que la “torture ne marche pas”. Apparemment, Mattis ne peut pas aller au-delà de cette compréhension et s’élever au niveau de la compréhension géopolitique. Trump se doit de virer Mattis qui a placé le Pentagone comme obstacle sur la route de relations normales avec la Russie.

 

Il n’y a aucune preuve dans l’attitude de l’Iran, de la Russie et de la Chine qui pourrait justifier de soutenir le point de vue de Mattis. Sa définition de “menace” est celle des nouveaux cons(ervateurs) : un pays capable de résister à l’hégémonie mondiale des Etats-Unis. Ceci est une menace très utile pour le complexe militaro-industriel et de la sécurité car elle justifie un budget illimité afin de pouvoir prévaloir contre ces soi-disantes “menaces”. C’est cette impulsion hégémonique qui est la source du terrorisme.

 

En vérité, il n’y a que deux pays au monde qui ont des aspirations hégémoniques : les Etats-Unis et Israël. Ils sont tous deux sources de terrorisme, Israël terrorise les Palestiniens et l’a fait depuis environ maintenant 70 ans. Les Etats-Unis terrorisent le reste du monde.

 

Tous les terroristes musulmans connus sont des créations du gouvernement des Etats-Unis. Al Qaïda fut créé sous l’administration Carter afin de confronter l’occupation soviétique de l’Afghanistan avec des djihadistes, ISIS/E IIL/daesh fut créee par le régime Obama/Hillary afin de renverser Khadafi en Libye, puis fut envoyé par ce même régime en Syrie pour renverser Assad, comme l’a révélé à la télé l’ancien directeur du renseignement militaire US le Gen. Michael Flynn. Les néo-nazis ukrainiens agressant les républiques de Donetsk et Luhansk furent aussi lâchés par le régime Obama/Hillary afin de renverser un gouvernement ukrainien démocratiquement élu. Tout acte de terreur et de terrorisme est associé avec Washington et Israël.

 

Le fait du renversement du gouvernement de l’Ukraine par Washington est incontestable et pourtant une grande fraction du public américain conditionnée et lobotomisée pense toujours que la Russie a envahi l’Ukraine, tout comme elle croit les fausses infos disant qur l’Iran est un état terroriste.

 

La dernière fois que l’Iran s’est lancée dans une guerre d’agression, ce fut dans la dernière décennie du XVIIIème siècle, lorsque l’Iran a reconquis le Caucase et la Géorgie, que l’Iran perdit bientôt au profit de la Russie.

 

Depuis ce temps, l’Iran n’a jamais rien fait si ce n’est de refuser de devenir un état vassal de Washington.

 

De plus, l’Iran et la Syrie, sauvées par la Russie, sont les deux seuls états musulmans au monde qui ne sont pas des états marionnettes des Etats-Unis, qui ne sont pas de simples vassaux n’ayant aucune politique, aucune politique économique indépendantes. Seuls l’Iran et la Syrie ont en fait des politiques indépendantes.

 

L’Iran est un grand pays qui possède de très larges ressources énergétiques. L’Iran a une longue histoire, qui remonte à des millénaires, elle fut indépendante et militairement puissante (Perse).


Aujourd’hui l’Iran est essentielle à la Russie pour faire tampon au plan nouveau con américain de création du djihadisme et de son exportation dans les zones musulmanes de la Fédération de Russie. En conséquence, l’Iran est la cible la plus inopportune pour Trump s’il désire restaurer des relations normales et non-menaçantes avec la Russie. Et pourtant, son chien fou du Pentagone fait de folles déclarations insinuant que l’Iran est “un état terroriste”.

 

Pouvons-nous y voir la main d’Israël au travail derrière ces menaces contre l’Iran ?… L’Iran et la Syrie sont les seuls pays au Moyen-Orient qui ne sont pas des marionnettes des Américains. L’armée syrienne a été endurcie aux âpres combats, ce dont la Syrie a besoin afin de résister à Israël soutenu par les USA. La Syrie et l’Iran sont toutes deux des obstacles sur la route de la politique sioniste d’Israël pour réaliser le Grand Israël du Nil à l’Euphrate. Pour les sionistes, la Palestine et le sud-Liban ne sont que le commencement.

 

Israël a utilisé avec succès les Britanniques corrompus et maintenant les Américains tout aussi corrompus pour se réétablir sur des terres desquelles dieu les avait viré. Ceci n’est pas à l’honneur de la morale ni de l’intelligence des gouvernements britannique et américain.
Mais une fois de plus, qu’est-ce qu’il l’est ?…

 

On entend aussi les menaces de Mattis et de Tillerson d’intervention dans la sphère d’influence chinoise. Les nominés de Trump apparaissent incapables de comprendre qu’il ne peut pas y avoir d’amélioration des relations avec la Russie si le régime Trump a dans sa ligne de mire l’Iran et la Chine.

 

Y a t’il une possibilité pour que le gouvernement Trump développe une réele attention aux problèmes géopolitiques ? Est-ce que l’administration Trump à la grande gueule, l’a aussi suffisamment grande pour renverser le pouvoir que la toute sioniste Israël exerce sur sa politique étrangère et les votes de son congrès ?

 

Si ce n’est pas le cas… La guerre est inévitable.

 

Pendant 24 ans, 8 ans de régime criminel Clinton, 8 ans de régime criminel Bush et 8 ans de régime criminel Obama, le monde a entendu les menaces de Washington, menaces qui ont résulté en la mort et la destruction de millions de personnes et de pays entiers. L’administration Trump doit présenter un Washington différent à la face du monde.

Paul Craig Roberts
6 février 2017

Traduit de l’anglais par Résistance 71

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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 09:19

D’après Spoutnik

Fait marquant  du sommet de l'Union Africaine: le retrait de la plupart de ses membres de la cour pénale international. Un geste qui marque la volonté d'indépendance de ces pays vis à vis de l'occident et celle de peser dans les affaires du monde.

 

Le récent sommet de l'Union africaine qui s'est déroulé dans la capitale éthiopienne Addis-Abeba a confirmé une fois de plus les clivages qui existent au sein du continent africain, mais aussi que l'Afrique ne sera pas absente des processus du monde multipolaire.

 

En effet, l'organisation panafricaine a adopté une stratégie de retrait collectif de la Cour pénale internationale (CPI). Pourtant et sans surprise, certains pays n'ont pas manqué de se faire les « avocats » de ladite structure, notamment le Sénégal, la Côte d'Ivoire ou encore le Nigeria. Des pays dont les leaders actuels sont connus pour avoir des liens très proches avec les élites occidentales. Néanmoins, et malgré leur opposition au processus engagé, l'Afrique semble effectivement décidée à quitter massivement la CPI.

 

Pour rappel, le Burundi avait montré l'exemple en lançant le processus, pour être presque immédiatement suivi par l'Afrique du Sud, puis par la Gambie. Plus que cela, la République sud-africaine semble avoir pris le leadership au niveau continental dans ce mouvement d'opposition face à une structure dite de justice internationale n'ayant pas remplie le rôle qui lui avait été confié. Et vu au regard du le processus désormais engagé au niveau désormais de l'UA, les pressions occidentales n'y feront rien, mis à part les quelques exceptions citées.

Pourquoi ce retrait massif africain de la CPI est-il si important?

Tout d'abord, car pour beaucoup de nations africaines, la cour est une structure défendant des intérêts néocolonialistes et mêmes racistes. Sa caractéristique est de s'attaquer aux leaders africains qui s’opposent aux manœuvres occidentales dans leurs pays et régions, tout en épargnant gracieusement ceux travaillant en étroite « collaboration » avec les élites de l'Occident. Cette hypocrisie est devenue aujourd'hui presque impossible à cacher, d'où la « révolte » africaine. L'autre raison avancée par le leadership des dirigeants de plusieurs pays africains est que plusieurs grandes puissances mondiales ne reconnaissent pas la compétence de la CPI : États-Unis, Chine, Inde, et plus récemment la Russie, qui s'est aussi retirée en intégralité de cette structure.

Un autre argument en faveur des partisans de la sortie, c'est effectivement le fait qu'aucun leader de pays occidental ou satellitaire affilié à ceux-ci, n'ait jamais été visé par une quelconque poursuite à son encontre, même en étant responsable de crimes indéniables, en différents endroits du monde. Plusieurs experts et observateurs reconnaissent aussi l'accusation qui est portée en direction de la Cour pénale internationale est d'être un instrument de punition et de pression politique de l'Occident.


Par ailleurs, de plus en plus de voix s'élèvent actuellement en Afrique pour mettre en place une Cour pénale panafricaine. Un défi de taille, mais qui pourrait effectivement être la solution à terme pour résoudre les problèmes existants au niveau continental. Enfin, il y a aussi les partisans du renforcement des justices nationales, parmi eux beaucoup d'experts africains comme étrangers, notamment Alexandre Mezyaev, un l'expert russe du droit international qui connaît bien l'Afrique. Leur argument: renforcer l'état du droit des juridictions concernées tout en privilégiant la souveraineté nationale.

 

Quoi qu'il en soit et à travers cette initiative panafricaine au niveau de l'UA, l'Afrique confirme qu'elle compte faire partie intégrante du monde multipolaire et des processus qui en découlent. Les pressions extérieures vont certainement se poursuivre, peut-être même s'accentuer, mais c'est effectivement aux États africains de décider de leur avenir, dans un cadre souverain. Si certains pays préfèrent rester dans le giron occidental, il faut leur reconnaître ce droit.

 

Mais ceux ayant qui ont décidé de s'en 'affranchir et de former les alliances qu'ils jugeront eux-mêmes nécessaires, ont eux aussi ce droit que personne ne peut leur dénier. Et c'est dans ce cadre-là qu'il faut voir la suite des événements. Une suite logique: beaucoup d'autres pays africains vont vraisemblablement quitter la CPI, d'autres vont y rester pour encore quelques temps. Le futur montrera qui avait raison.

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4 février 2017 6 04 /02 /février /2017 17:32
Une escroquerie absolue Emmanuel Macron

Source RT France 3 févr. 2017

 

La raison pour laquelle le candidat à la présidentielle Emmanuel Macron refuse de réveler entièrement son programme est qu'il n'a, en effet, rien de neuf à proposer aux électeurs, selon l'économiste Dany Lang.

 

Dany Lang est maître de conférences en économie à l'Université de Paris 13, responsable du groupe de travail Analyses et modélisations post-keynésiennes du Centre d'Economie de Paris Nord (UMR CNRS), membre des Economistes atterrés.

 

RT France : Emmanuel Macron vient d’annoncer qu’il ne dévoilerait pas son projet avant le mois de mars. Pourquoi en reporte-t-il la publication ?

 

Dany Lang (D. L.) : Le Gorafi disait il y a quelques jours qu’il révélerait son programme lorsqu'il serait élu. C’est à peu près cela. Cela fait quand même dix ans qu’Emmanuel Macron est à la manœuvre et il réussit à se faire passer pour un homme neuf. Il faut rappeler que Nicolas Sarkozy lui avait proposé un poste de ministre, qu’il a refusé par ce qu’il pensait pouvoir obtenir mieux. Il a ensuite été nommé rapporteur de la Commission Attali pour la libération de la croissance, qui a inspiré des propositions de loi. Sous François Hollande, Macron a été à la manœuvre dans l’ombre, puis en plein jour. Son programme économique me paraît très clair, même si l’annonce n’a rien d’officiel. Son programme est dans la droite ligne de ce qui s’est fait depuis dix ans et, au-delà, lors des trois dernières décennies. Je ne vois pas comment il pouvait rester populaire et continuer d’avoir le programme que l’on connaît, vu la popularité des politiques qu’il a inspirées. C’est une politique de l’offre, un programme en faveur des très grandes entreprises financiarisées, des grandes banques.

 

Il a suffisamment travaillé sous François Hollande à faire en sorte que la réforme bancaire promise par le candidat soit vidée de tout contenu. La fameuse séparation des banques de dépôts et d’investissement, défavorable aux grandes banques, a été soigneusement enterrée.

 

RT France : Certaines personnes qui ont rejoint son équipe, comme Jean Pisani-Ferry témoignent-elles d'une certaine statégie ?

 

D. L. : Cela ne m’étonne guère. C’est tout-à-fait cohérent. Jean Pisani-Ferry est depuis longtemps sur cette ligne libérale dure qui est celle d’Emmanuel Macron. Les ralliements concernent des personnes qui sont sur une ligne libérale, mais qui ne partagent pas forcément le conservatisme de François Fillon en matière de mœurs, tout en étant sur la même ligne que lui en matière d’économie.

 

Les idées libérales défendues par Macron sont de vieilles recettes du XIXe siècle, recyclées, pour être rendues plus attractives et soutenues par les médias qui appartiennent à des grands groupes

 

RT France : Vous avez dit qu’Emmanuel Macron était dans la politique depuis des années et pourtant dans les médias il est présenté comme un homme neuf et hors système. Pourquoi ?

 

D. L. : C’est une escroquerie absolue. On s’en rend bien compte en voyant ce qu’est Emmanuel Macron – il n’a rien de neuf. Il a été le rapporteur de la commission Attali sous Nicolas Sarkozy et une partie de ses propositions se sont traduites par des propositions de loi sous Nicolas Sarkozy, puis François Hollande.

 

Les idées libérales défendues par Macron sont de vieilles recettes du XIXe siècle, recyclées, pour être rendues plus attractives et soutenues par les médias qui appartiennent à des grands groupes. Il n’y a absolument rien de surprenant. Donnez-mois une seule idée neuve d’Emmanuel Macron, qui soit neuve par rapport au XIXe siècle ?

 

Macron défend la vieille loi de Say, l’idée que l’offre crée sa propre demande, une idée complètement décrédibilisée lors de la crise des années 1930. Macron a quand même réussi à faire prononcer cette loi par l’actuel président de la République ! Macron, c’est la politique de l’offre, c’est la continuation des politiques de baisse des salaires, la baisse des cotisations sociales, c’est l’uberisation généralisée de la société. L’exploitation généralisée des gens qui conduisent des bagnoles, cela n’a strictement rien de neuf ! Il s’agit toujours d’accroître les profits des grandes banques et des 0,1 % les plus riches.

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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 18:33
"Les médias occidentaux mentent …"

María Guadalupe Rodrigo est une religieuse argentine qui vivait à Alep dans le diocèse catholique depuis janvier 2011. Elle est également restée dans la ville pendant l’état de siège provoqué par des groupes terroristes.

 

Après son retour, elle a parlé de cette période à Alep. Sur place María Guadalupe Rodrigo a vécu de très près le début du conflit en Syrie.

 

Elle contredit la thèse courante des politiciens et médias occidentaux, selon laquelle le peuple syrien a approuvé « le printemps arabe » et qu’il est descendu pacifiquement dans la rue pour revendiquer la démocratie.

 

A partir de la fenêtre de son évêché elle a pu observer que des milliers de personnes sont descendues dans la rue pour soutenir leur président Bachar al-Assad. Ce sont exactement ces mêmes images qui ont été prises par les chaînes d’information occidentales en prétendant exactement le contraire, que le peuple syrien descendait dans la rue pour exiger la démission du président.

 

Ensuite, María Guadalupe Rodrigo réfute la compréhension occidentale de la démocratie. Elle explique que les chrétiens en Syrie ont beaucoup plus de liberté religieuse sous Assad que n’en ont les chrétiens en Europe pseudo-démocratique.

 

Ecoutez maintenant un extrait de cinq minutes d’une conférence que María Guadalupe Rodrigo a donnée le 19 décembre 2015 en Espagne et qui donne aujourd’hui encore des éclaircissements sur la guerre en Syrie.

 

Quand ces manifestations ont commencé, la presse internationale, les médias, ont présenté ça comme si finalement le peuple syrien adhérait aussi au printemps arabe et était sorti pacifiquement dans la rue pour demander la démocratie. Mais en réalité les nouvelles qui nous arrivaient… vous voyez, de nos voisins, de ces villages, ne concordaient pas avec ce qu’on voyait à la télévision.

 

Les gens de ces villages disaient que des groupes armés étaient venus de l’extérieur de la Syrie. Ils disaient : « Ils parlent d’autres dialectes ! (Là-bas, chaque pays a son dialecte). Ce ne sont pas des Syriens ! Ils provoquent des troubles dans le peuple ! Ils ont déjà coupé en morceaux plusieurs chrétiens ! » Des chrétiens coupés en morceaux dans des sacs poubelle, dans une benne, avec un panneau : « Ne pas toucher. Il est chrétien ». Et ce serait ça, les manifestations pacifiques, selon la presse !

 

Quand ces choses ont commencé à se produire et à se multiplier très rapidement dans le pays, avec ces groupes armés qui viennent de l’extérieur, les gens sont sortis dans la rue. Là oui, ils sont sortis dans la rue. A Damas, la capitale, (vous voyez là Damas) et à Alep, la 2ème ville du pays – c’est là que nous avons la mission. Les gens sont sortis dans la rue, des milliers de personnes, avec des pancartes, des panneaux, des drapeaux, pour soutenir leur président. Pour exprimer et manifester leur opinion sur le gouvernement qu’ils ont. Et ce n’est pas parce que Bachar Al-Assad serait… je ne sais pas… la meilleure forme de gouvernement, ou un saint (il ne l’est probablement pas). Ce qu’il y a, c’est qu’ils préféraient continuer comme c’était, plutôt que de tomber entre les mains du fondamentalisme islamique.

 

Parce que le résultat de cette guerre n’allait pas être la démocratie, ils le voyaient venir ! Ces mêmes images que nous voyions, c’est-à-dire depuis les fenêtres de l’évêché, où nous étions, nous voyions passer ces gens, ils chantaient, ces mêmes images étaient reprises par des chaînes internationales d’information très importantes et commentées de la manière suivante : Les manifestations pacifiques du peuple syrien continuent ; le peuple sort dans la rue pour demander à son président de s’en aller. C’était ridicule ! Evidemment, qui comprend l’arabe, pour savoir qu’en réalité ils étaient en train de soutenir leur président ?

 

Et c’est pour cette raison qu’une des grandes souffrances de ce peuple, c’est ce grand mensonge qui a été monté autour de cette histoire ; c’est l’abandon de la part de l’Occident. Le peuple l’appelle le silence complice de l’Occident. Toutes les fois où ils ont e

ssayé de se manifester et d’exprimer réellement leur opinion, ça a été totalement inversé.

Et rendez-vous compte : tout ce qui a été monté autour de cette guerre, voyez-vous, en réalité c’est une opération de grande ampleur qui a besoin, pour ainsi dire, du soutien, de l’approbation de l’opinion publique. C’est-à-dire que l’Occident approuve le fait que ces « rebelles » (entre guillemets), que ces « rebelles modérés » se lèvent contre le dictateur.

 

Mais il faut se rendre compte que c’est une erreur de l’Occident ; c’est une erreur que nous commettons en tant qu’Occidentaux de juger les arabes avec nos critères occidentaux. Et alors nous vivons nos démocraties et nous prétendons les imposer aux autres. Nous exportons nos démocraties à ces peuples. Quand en réalité ça fait des décennies qu’ils vivent de cette manière, ils vivaient bien, et je vous garantis qu’à Alep, à Alep avec le niveau de vie qu’il y avait, les gens, ils n’enviaient pas les démocraties, ou pseudo-démocraties occidentales.

 

D’ailleurs c’est plutôt les chrétiens, bien qu’ils soient une minorité, ils avaient une certaine liberté religieuse, y compris pour se manifester, y compris pour être influents dans le gouvernement, pour avoir des postes dans le gouvernement Et comme ils l’ont dit (car ils me l’ont dit, ils sont réfugiés maintenant en Europe ; j’ai rencontré des personnes qui me l’ont dit tel quel) la liberté qu’ils ont ici en pleine démocratie, les chrétiens, ils ne l’ont pas en Europe

 

Alors ça aussi il faut du discernement, quand on écoute les nouvelles, et ne pas être si simpliste, dire que la démocratie vient du ciel et la dictature vient de l’enfer et qu’il n’y a pas de nuances. Et ces gens qui ont une autre mentalité, une autre culture, ils ont toujours vécu comme ça. Et ça a bien fonctionné pour eux. Quel droit avons-nous de fouler aux pieds leur souveraineté ?

de d.d.

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1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 18:38
Hollande, Valls, Macron, Hamon, Mélenchon,  MEDEF , financiers tous d'accord
 

Les syndicats d’EDF mobilisent contre la fermeture de Fessenheim

 

Communiqué du Comité Valmy pour le maintien de la filière nucléaire française et le développement de la recherche

 

Mardi 24 janvier 2017, le conseil d’administration d’EDF a donné son feu vert à la fermeture de la centrale de Fessenheim en votant la première mesure qu’elle implique, l’acceptation de l’indemnisation proposée par l’État pour cette condamnation. (490 millions d’euros pour sa part fixe (soit à peine un peu plus d’un an de revenus engendrés par la centrale)

Lors de ce vote, <

Les 5 représentants es qualité de l’État se sont abstenus, car il y avait "conflit d’intérêt".

Les 6 représentants des salariés, toutes sensibilités confondues, ont unanimement voté contre cette première mesure.

Les 6 membres « indépendants » (de qui ?) ont tous voté pour cette première mesure.

 

Le président Jean-Bernard Levy, considéré comme « indépendant » (bien que nommé par le Président de la République), a aussi voté pour, et sa voix compte pour deux. Il fit une grande partie de sa carrière dans la finance (ODDO)

 

Qui sont ces « indépendants ? Tous des membres grassement rémunérés de nombreux conseils d’administration, directeurs chez Lafarge, Vallourec, Saint Gobain, de Bouygues, etc., voire des personnalités que nous n’avons pas à présenter comme Laurence Parisot, ancienne patronne du MEDEF.

 

La population locale et ses élus étaient contre, les travailleurs du nucléaire sont contre, les citoyens apprécieront cette fermeture et la perte d’indépendance, les pollutions engendrées, les contribuables seront fort satisfaits de voir que l’on paiera pour fermer la centrale et pour l’électricité produite à grand frais grâce au gaz du Qatar, (la première cargaison vient d’arriver à Dunkerque)

 

Selon J.L. Mélenchon, "Il faut fermer la centrale de Fessenheim au plus vite."

 

Valerie Goncalves Andral, une dirigeante nationale du Parti communiste Français en charge de l’énergie, exprimant la vision de son parti, nous rappelle que « le programme de la « France insoumise », c’est la fermeture de la Centrale de Fessenheim, l’abandon de la prolongation de vie des centrales nucléaires au-delà de 40 ans, de tous les projets d’EPR et du centre d’enfouissement des déchets »…

 

« Il a décidé d’en finir avec la 3ème industrie française avec comme conséquence la perte de milliers d’emplois qualifiés et la perte d’un savoir-faire reconnu dans le monde entier. Melenchon décide désormais à la place des citoyens qu’il nous faudrait abandonner l’atout nucléaire ».

 

« Qu’ira-t-on raconter au million de travailleurs du secteur notamment les 300 000 ouvriers, cadres et ingénieurs de la filière nucléaire, qui par le passé votaient massivement pour le PS et le PCF ».

 

« Cette posture programmatique qui joue sur les peurs expédie aux calendes grecques, la difficile équation énergétique, équation qui doit tenir compte des besoins mondiaux de développement, de l’épuisement des ressources, et du grave problème du réchauffement climatique ».

 

Le Comité Valmy partage ce point de vue du PCF, dont il se félicite. Il insiste aussi sur l’importance décisive que représente le nucléaire civil en termes de souveraineté énergétique pour notre pays et comme atout, dans combat pour un rétablissement rapide de la souveraineté populaire et de l’indépendance nationale.

 

Il est à noter que tous les candidats issus du PS ou satellite, sont favorables à des degrés divers à la sortie du nucléaire y compris Macron, bien qu’il entretienne un flou hypocrite sur cette question comme sur d’autres. A droite François Fillon n’entend pas fermer Fessenheim.

 

Le Comité Valmy est favorable au développement d’une recherche scientifique méthodique dans le domaine énergétique. Cette recherche doit être indépendante des puissances de la finance et des influences étrangères et ne relever que de l’intérêt national.

 

Dans les conditions objectives actuelles, le Comité Valmy défend le maintien et l’amélioration du nucléaire civil, comme un atout actuellement sans alternatives crédibles, pour la France.


Le Bureau national du Comité Valmy 28 janvier 2017

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29 janvier 2017 7 29 /01 /janvier /2017 14:51
Par Michel Raimbaud  ancien ambassadeur de France, professeur au Centre d’études diplomatiques et stratégiques, officier de l’ordre national du Mérite, chevalier de la Légion d’honneur
Autrefois respectée et écoutée du monde entier, la France s’est mise elle-même hors-jeu en Syrie

Le gouvernement français s’est enfermé dans une position injuste et déraisonnable à l’égard de la Syrie légitime, choisissant de soutenir des «révolutionnaires» armés et violents, déplore l’ancien ambassadeur de France Michel Raimbaud.

 

RT France : C’est la première fois que les représentants de l’opposition syrienne et du gouvernement se réunissent pour des négociations à Astana. Est-ce effectivement une avancée dans le processus des pourparlers ?

 

Michel Raimbaud (M. R.) : Le simple fait que des représentants de l’opposition syrienne se réunissent avec des représentants du gouvernement pour des négociations constitue bien entendu une avancée indéniable dans la recherche d’une issue politique à la «guerre universelle» qui détruit la Syrie et son peuple depuis maintenant six ans. Le fait que des protagonistes étrangers, qu’ils soient des alliés de l’Etat syrien comme la Russie et l’Iran, ou des parrains de l’opposition armée (pour ne pas dire terroriste) comme la Turquie, y soient impliqués, donne à ce scénario l’indispensable label «diplomatique» susceptible de garantir le sérieux de l’engagement des parties concernées.

 

La question n’est pas simple, dans la mesure où les représentants de «l’opposition» ont un passé ou un pedigree qui, en temps normal, ne leur assurerait pas un ticket d’entrée à une table de négociation. Dans la mesure également où l’un des parrains – le régime de Erdogan, pour ne pas le nommer – se voit gratifié de l’un des premiers rôles dans un processus devant conduire (d’une façon ou d’une autre) à la reconstruction de la Syrie, pays invaincu mais en bonne partie détruit grâce aux bons soins dudit Erdogan.

 

Pour le reste, il ne s’agit que d’un premier pas (celui qui coûte), qui devrait aboutir à une consolidation du cessez-le-feu généralisé et à séparer les «opposants armés» des groupes terroristes. Ce premier épisode devra être suivi de beaucoup d’autres, à Astana ou à Genève, ou ailleurs. Mais le choix du lieu n’est pas anodin.

 

RT France : Le ministre allemand des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier s’est montré assez sceptique à l’égard des pourparlers à Astana, arguant que le vrai progrès ne pouvait avoir lieu qu’à Genève lors de la prochaine étape. D’où vient ce scepticisme ?

 

M. R. : Au fil des cinq cents dernières années, l’Occident s’est progressivement installé dans sa position de maître de l’univers, ce qui lui confère une rente de situation que ses dirigeants trouvent normale, estimant que les questions importantes relatives à la paix et à la guerre ne peuvent se traiter ailleurs que «chez eux».

 

Les Etats européens, alliés des Etats-Unis au sein de l’Alliance atlantique, ont ainsi du mal à admettre que des négociations sur un dossier phare comme celui de la guerre de Syrie puissent se tenir dans un pays comme le Khazakstan.

 

Chef de la diplomatie allemande, Monsieur Steinmeier, a dû se rendre à l’évidence : c’est à Astana, capitale d’une ancienne république soviétique restée proche de la Russie, membre du Traité de sécurité collective de Taschkent (OTSC), où la tradition musulmane se mêle à l’influence slave, que les représentants de l’opposition syrienne et du gouvernement se sont réunis pour un premier round de négociations.

 

Comment voulez-vous qu’un ministre européen sorte des chemins battus de la pensée unique et reconnaisse qu’Astana aura été une étape pionnière en soi ? Le «vrai progrès» ne peut donc avoir lieu qu’à Genève, lors de la prochaine étape.

 

Monsieur Steinmeier a sûrement la mémoire courte. Sans doute oublie-t-il que Genève avait déjà accueilli (en 2012) des négociations sur la Syrie, et que le résultat n’avait pas pu être qualifié de «vrai progrès», certains des signataires de Genève affirmant, avant même que l’encre ne soit sèche, qu’ils n’avaient pas la moindre intention de respecter l’accord qu’ils venaient de signer.

 

Même si elle se trouve hors du champ de l’Union Européenne ou de l’OTAN, Genève reste une ville de «chez nous». C’est, en outre, l’un des sièges de l’ONU, organisation qui n’a jamais démérité en matière de complaisance envers l’Empire atlantique. Les Secrétaires généraux et leurs envoyés spéciaux font preuve d’un dévouement et d’un zèle à toute épreuve au service de «l’opposition» armée, y compris De Mistura, que l’on a pu juger sur pièces à l’occasion de la récente bataille d’Alep.

 

RT : L’administration de Barack Obama a toujours insisté sur le fait que Bachar el-Assad devait partir. Pensez-vous que cela va être également la priorité pour l’administration de Donald Trump ?

M. R. : Sur ce point, permettez-moi de rappeler un point essentiel : il n’appartient ni à Obama, ni à Kerry, ni à Cameron, ni à Sarkozy, ni Juppé, ni à Fabius, ni à Hollande, ni à Ayrault, ni à Donald Trump, ni à Steinmeier de décider si le président Bachar el-Assad doit partir ou rester. Vous constaterez comme moi qu’ils sont tous partis ou sur le point de partir, sauf Trump, qui vient de prendre ses fonctions.

 

C’est au peuple syrien et à lui seul de décider de son avenir.

 

Bien malin qui pourrait deviner quelles seront les priorités du nouveau président américain, qui sera sans doute très «flexible» ou imprévisible, comme il le dit lui-même. Pour la Syrie, il n’est pas déraisonnable d’espérer qu’il mettra en œuvre son intention annoncée de dialoguer avec la Russie, ce qui pourrait influer sur son attitude à l’égard de Bachar el-Assad…et de ses opposants.

 

RT : Quel devrait être le rôle de la France dans la résolution du conflit ? Pourquoi n’est-elle plus protagoniste dans la région ?

 

M. R. : La France bénéficiait en Syrie d’un capital de sympathie indéniable jusqu’à la seconde guerre d’Irak. La situation s’est gâtée en 2003, suite au retour progressif au «bercail atlantique», selon l’expression consacrée.

 

Toutefois c’est depuis le début des «printemps arabes» que le gouvernement français s’est enfermé dans une position injuste et déraisonnable à l’égard de la Syrie légitime, choisissant dès le mois de mars 2011 de soutenir des «révolutionnaires» armés et violents, bientôt terroristes. Des slogans comme «Bachar doit partir» ou des propos déplacés ne peuvent servir de ligne diplomatique…

 

Dans ce contexte, comment voulez-vous que la France, qui s’est mise elle-même hors-jeu, soit un protagoniste dans la région et dans le jeu diplomatique autour des problèmes de ce Grand Moyen-Orient ?

 

En tant qu’ancien diplomate, je déplore cette position et cette attitude négative, qui seront difficiles à amender et à faire oublier. Mais je ne suis sûrement pas le seul à souhaiter que la France retrouve le rôle traditionnel qui lui valait d’être respectée et écoutée partout dans le monde.

Source:https://francais.rt.com/opinions/32958-autrefois-respectee-ecoutee-monde-entier-france-hors-jeu-syrie

via: http://arretsurinfo.ch/michel-raimbaud-la-france-sest-mise-elle-meme-hors-jeu-en-syrie/

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28 janvier 2017 6 28 /01 /janvier /2017 17:48
Fausse socialisation mais vraie arnaque !

Par RICHARD PALAO mardi 22 novembre 2016

 

Alors que les inégalités s’accroissent, que 8 millions de français vivent sous le seuil de pauvreté, que le chômage de masse perdure, que notre système de protection sociale crée par le CNR voit sa couverture se rétrécir dangereusement … certains pensent avoir trouvé la solution pour venir au secours du capitalisme en crise systémique qui ne peut plus rien distribuer sous peine de disparaître.

 

À droite on propose le REVENU UNIVERSEL, financé par l’impôt qui se substituerait à toutes les prestations et allocations actuelles ; ce qui ne peut que recueillir l’assentiment du patronat puisque non seulement cela ne lui coûtera rien mais de plus lui permettra d’exiger la suppression des cotisations sociales.

 

D’autres, issus de la gauche, comme Bernard FRIOT l’économiste du PCF, et des syndicalistes de la CGT comme de la CFDT, proposent de mettre en place un SALAIRE UNIVERSEL qui serait versé à partir de 18 ans et jusqu’à la fin de vie.


Les tenants de ce salaire universel, prétendent l’imposer dans le cadre du système capitaliste, ce qui signifie qu’il ne remettent pas en cause la propriété privée des entreprises et donc que le patronat continuera à déterminer quelle part du profit il entend consacrer aux salaires. Le changement consiste donc à verser les salaires à une ou plusieurs caisses qui se chargeront de les répartir aux salariés.

 

Ce salaire universel n’est donc pas une proposition révolutionnaire susceptible de modifier le rapport capital /travail, puisque le rôle des travailleurs se limitera à se partager les miettes que le patronat aura consenti à leur laisser … ça s’appelle de la cogestion du capitalisme ou encore de la collaboration de classe.

 

De plus pour faire « moderne », les promoteurs du salaire universel assure que ce dernier permettra de « déconnecter » le salaire du travail, mais c’est ce que fait le patronat depuis des siècles en « déconnectant » le salaire des richesses produites et en refusant de payer la force de travail à son juste prix, faisant ainsi du salaire une simple allocation d’assistance permettant de faire tourner la machine.

 

La théorie est une chose, la pratique en est une autre : étant donné la multiplicité des métiers, des qualifications, des compétences ... est-il sérieux de proposer une échelle de salaire de 1 à 4 ( conf. B. FRIOT), la CGT et l’UGICT sont-elles prêtes à « vendre » cela aux salariés des entreprises privées, ces mêmes organisations syndicales sont elles prêtes à demander au personnel des entreprises publiques et aux fonctionnaires de troquer leurs régimes spécifiques de retraite contre un chimérique salaire continué (le salaire universel des retraités) ???

 

Plus grave : en se substituant au prestations du RÉGIME GENERAL, ce salaire universel va le mettre en danger de disparition et donc saper les bases de notre protection sociale UNIVERSELLE, car si tous les objectifs du CNR, notamment, L’ UNICITÉ et la gestion DÉMOCRATIQUE n’ont pas été atteints, celui de l’ UNIVERSALITÉ est une réalité puisque toutes les couches de la population en bénéficient : les familles, les chômeurs, les salariés, les non-salariés (commerçants, artisans, agriculteurs) etc.…

 

Or le salaire universel réservé aux seuls salariés fera sortir ces derniers du système UNIVERSEL actuel puisque les indemnités journalières maladie, les rentes AT, les pensions d’invalidité, les retraites seront remplacées par ce salaire à vie.
Avec ce salaire universel se seront donc les principes d’UNICITÉ, de SOLIDARITÉ ET D’UNIVERSALITÉ qui seront dynamités, et le patronat verra son souhait de supprimer les conquêtes du CNR réalisé.

 

Sans être pessimiste, nous allons vivre encore de nombreuses années sous le règne du capitalisme, en conséquence, faire comme si celui-ci était prêt à abandonner aux salariés la gestion de leur paie relève d’une dangereuse utopie : seule l’éradication du capitalisme permettra la SOCIALISATION intégrale et réelle du salaire.

 

Quel que soit le vocable : REVENU UNIVERSEL ou SALAIRE UNIVERSEL, le résultat est le même : la destruction de l’œuvre majeure du CNR - notre protection sociale UNIVERSELLE.

 

Notre sécurité sociale, notre régime général, ne sont ni ringards ni obsolètes, leur remplacement n’est donc pas à l’ordre du jour, ils doivent au contraire être confortés, améliorés pour aller vers une sécurité sociale UNIVERSELLE à 100 %.

 

Les salarié(e) s doivent donc se montrer vigilants, ne pas se laisser duper par de fausses bonnes solutions comme le salaire universel qui visent à faire croire que le capitalisme peut-être aménagé et qu’il n’est donc pas prioritaire de s’en débarrasser.

 

Addendum : Déjà des questions, mais d’autres à suivre et bien sur des réponses à venir de la part de ses promoteurs en particulier : Quels coûts, quels financement, qu’elles garanties pour ce qui concerne l’existant : S’agirait-il d’un laminage par le bas ou d’un nivelage par le haut des actuelles protections et prestations sociales sociales. S’agit-il, dans une période ou notre économie encadrée par l’union européenne s’étiole, de déshabiller les uns pour s’assurer d’une hypothétique paix sociale en faisant la charité aux autres.

Dans un premier temps ne lâchons pas la proie pour l’ombre. Les bonnes solutions passent par le refus des délocalisations, le retour progressif au plein emploi par la relance de notre production industrielle, manufacturière et agricole pour réduire le déficit de nos échanges avec l’union européenne.

Il est également à noter que la France qui fait la manche sur les médias dispose des moyens nécessaires pour assurer en permanence un logement d’urgence, et des conditions de vie décente pour les personnes en difficultés, les SDF en particulier, elle peut les faire croître en taxant les très  hauts revenus et les mouvements financiers spéculatifs jusqu’à les interdire. Jack Freychet

A suivre  et compléter…

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27 janvier 2017 5 27 /01 /janvier /2017 16:52
"HAMONceler" les électeurs pour assurer la victoire d’un "idiot utile"
par Jean Lévy
Comité Valmy

 

 

La "primaire" de "la belle alliance populaire" - en fait celle du PS - consacre la mort clinique du Parti dit ’socialiste’ en tant qu’instrument idéologique majeur du capital financier. L’acte de décès suivra dimanche 29 janvier, avec l’élection bidon de son candidat à la Présidence de la République.

 

C’est en effet une sinistre farce que joue la classe politique en mettant en scène ces ’primaires’ pour tenter de faire croire au bon peuple qu’il est maître du jeu, que l’avenir politique dépend de ses choix, alors que la feuille de route établie par le grand capital, à l’intention de ses hommes sandwiches, est rédigée dans les salons dorés de la Banque Rothschild ou de l’Institut Montaigne, conformément aux voeux du libre marché.

 

Et ce libre marché a des exigences : il ne lui suffit plus de pressurer jusqu’à plus soif le monde du travail, de dépecer le Code qui sanctifiait ses acquis sociaux, de placer les droits de . l’homme en liberté surveillée. Le Capital financier veut aller plus loin et plus vite au rythme de ses besoins de profit . Il lui faut briser tout cadre légal ou juridique qu’il considère comme un obstacle à ses objectifs. Toute réglementation, toute loi qui freine la libre circulation des capitaux, des hommes et des marchandises, lui est insupportable. Et en premier les frontières qui limitent son espace de prédation mondiale, d’où sa volonté de mettre en pièces l’idée même de nation qui cristallise la résistance à ses volontés hégémoniques. Les derniers événements mondiaux,tels le Brexit et l’élection de Donald Trump, que l’oligarchie européenne considère comme d’horribles catastrophes, pousse celle-ci à réagir en accentuant la restructuration à mort de nos sociétés aux seules fins de leurs seuls intérêts.

 

En France, le capital financier a trouvé son sauveur, l’homme-lige des banques d’affaire, Emmanuel Macron, pour piloter cette restructuration en profondeur. Et il a mis en place une nouvelle stratégie pour faire accepter ce choix de le substituer à la social-démocratie. Celle-ci d’avoir trop servi durant ces dernières décennies, en alternance avec le courant conservateur, n’est plus apte à jouer le nouveau rôle attendu du pouvoir politique.

 

Mais comment faire accepter ce changement aux électeurs ?

D’abord, ce fut l’été dernier, la mise sur orbite d’Emmanuel Macron, troquant son ministère pour le rôle d’opposant, accompagné depuis lors par l’ensemble des médias à gage, tous propriétés de grands patrons, faisant d’un presque inconnu le Sauveur suprême !

 

Puis, il y a eu la renonciation de François Hollande, totalement essoré par cinq ans de présidence et la ’primaire’ de la droite, qui sortit du chapeau François Fillon, promettant au bon peuple cinq ans de misère...

 

Enfin, ce dimanche, l’Opération Belle alliance a consacré le succès du candidat de "gauche" du PS, le gentil Benoît Hamon, qui s’opposera au méchant Manuel Valls...Certes, le vote aura lieu le 29 janvier, mais tout donne à penser que l’ex-frondeur sera choisi comme challenger de Manuel Macron, celui-ci, et pour la circonstance, étiqueté "de gauche", comme si la maison-mère d’En marche pouvait recevoir ce label !

 

Le parti des banquiers peut respirer : son candidat n’a guère à craindre de celui, qui avant lui, fut ministre de François Hollande, et envisager ainsi la présence de Manuel Macron au second tour des présidentielles.

 

Mais contre qui ?

La candidature de Benoît Hamon présente aussi cet avantage : prendre des voix à Jean-Luc Mélenchon pour empêcher celui-ci d’accéder à la finale pour l’Elysée. Restent en lice comme postulants Marine Le Pen et François Fillon. L’oligarchie a fait ses comptes : avec ce dernier, tout baigne : Fillon sort de la même écurie que le préféré Macron !

 

Le triste de cette histoire, c’est que le peuple risque fort de rester orphelin du combat à mener : pas de "rouge" en vue pour brandir le drapeau de la souveraineté populaire et du progrès social contre le pouvoir du capital...

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24 janvier 2017 2 24 /01 /janvier /2017 16:51
Panique générale chez les euro-atlantistes

Origine RT

Spécialiste des questions européennes, Pierre Lévy pointe ici la panique des élites mondialisées face à l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche, et certaines analogies des deux côtés de l’Atlantique.

 

Effarés, affolés, traumatisés, bouleversés, tétanisés, livides… On peine à trouver un qualificatif qui rende compte de l’état d’esprit des dirigeants euro-atlantiques, et de la presse qui leur est fidèle, au moment où Donald Trump accède à la Maison Blanche.

 

Et que dire des quelques poignées d’«idiots utiles» (selon la formule jadis prêtée à Lénine) qui, à Berlin, Paris ou Londres, ont défilé notamment avec ce délicieux slogan : «ce n’est pas mon président»… Que dire, si ce n’est pointer une ligne de fracture fondamentale qui s’esquisse progressivement tout autant dans de nombreux pays européens qu’aux Etats-Unis, et dans bien d’autres contrées du monde : entre des couches moyennes plutôt aisées, urbaines, intellectuelles et aspirant à la mondialisation ; et une classe ouvrière qui subit mépris et atomisation depuis des décennies.

 

Entre les premiers qui pensent «valeurs», et les seconds «intérêt», voire survie sociale pure et simple. Entre d’un côté ceux qui se mobilisent «contre la haine» (!) ; de l’autre ceux qui se rassemblent pour l’emploi. Simplification outrancière ? Peut-être. Mais cette polarisation de classe qui émerge n’en est peut-être qu’à ses débuts. Et tant mieux si les seconds y regagnent cette dignité, cette existence et ce rôle collectifs qui leur ont été déniés par les chantres de la globalisation économique mais aussi idéologique.

 

Si Monsieur Trump passe de la parole aux actes, alors oui, ce sera bien la fin d’un monde, l’amorce d’un changement d’ère historique

 

Pour l’heure, écoutons ces derniers. «C’est la fin du monde», a lâché Manuel Valls (BFMTV, 16/01/17), qui n’évoquait pas les résultats de la primaire socialiste, mais la perspective d’une «alliance entre Trump et Poutine». «Donald Trump [est] décidé à détruire le projet européen», s’épouvante l’éditorial de Libération (18/01/17). Et Le Monde (19/01/07) sonne le tocsin : «le président des Etats-Unis s’est lancé dans une opération délibérée de déstabilisation de l’Allemagne (…) c’est toute l’Europe qui est attaquée».

 

L’UE est confrontée à l’un des «plus grands défis de ces dernières décennies» alerte pour sa part Angela Merkel. Le Commissaire européen Pierre Moscovici s’étrangle : «on a une administration américaine qui souhaite le démantèlement de l’Union européenne, ce n’est pas possible !». Quant au Secrétaire d’Etat américain sur le départ, il a exhorté le gratin des élites mondialisées réuni à Davos à se «rappeler pourquoi nous avons fait ce voyage de 70 ans ensemble». John Kerry semble ainsi évoquer l’axe euro-atlantique… au passé.

 

Cette panique générale – qu’on ne peut s’empêcher de savourer – est compréhensible. Car, dans un entretien publié quelques jours avant sa prise de fonction, Donald Trump a confirmé les éléments qui faisaient déjà trembler tant Bruxelles que l’«establishment» de Washington lors de sa campagne électorale. Or, comme l’a fait remarquer Monsieur Valls, décidément inspiré, «on a oublié qu’un populiste peut vouloir mettre en œuvre son programme».

 

Sera-ce le cas avec le nouvel hôte de la Maison Blanche ? Pour l’heure, la prudence doit rester de mise. Mais si Monsieur Trump passe, ne serait-ce que partiellement, de la parole aux actes, alors oui, ce sera bien la fin d’un monde, l’amorce d’un changement d’ère historique.

 

Car qu’a dit le milliardaire dans l’entretien publié par les quotidien allemand Bild et anglais The Times ? Que le Royaume-Uni a été «intelligent» de quitter l’UE ; que cette dernière n’était que le «véhicule de la puissance allemande» ; qu’il comptait bien que d’autres Etats imitent le Brexit ; qu’il se réjouissait de préparer un accord commercial séparé avec Londres ; que le libre-échange mondial (donc notamment le TTIP) était désormais caduc ; que l’industrie automobile allemande pourrait bien se voir imposer d’importants droits de douane si cela encourage l’emploi aux Etats-Unis ; et que la chancelière avait commis une «erreur catastrophique» avec sa politique de portes ouvertes aux réfugiés.

 

Les citoyens seraient enthousiastes pour plébisciter une Union européenne de plus en plus populaire et légitime

 

Pire – ou mieux : le nouveau président américain a confirmé qu’il jugeait l’OTAN «obsolète» ; qu’un grand accord avec Moscou visant au désarmement nucléaire «serait dans l’intérêt de beaucoup de gens» ; et que, conséquemment, les sanctions contre la Russie pourraient bien être remises en cause. Mobilisant tout son sens de la litote, le Secrétaire général de l’Alliance atlantique s’est dit «préoccupé». Le Monde enrageait déjà fin décembre (22/12/16) : Monsieur Trump «veut être l’homme du renouveau industriel américain, pas le shérif d’un ordre démocratique occidental à maintenir et propager». Impardonnable ! A Davos, Joseph Biden, encore vice-président américain pour deux jours, a lancé un appel désespéré pour «sauver l’ordre libéral international»…

 

Seize anciens chefs d’Etat ou de gouvernement et de ministres – essentiellement issus des pays d’Europe du Nord-est – avaient, peu avant, alerté contre le péril majeur d’un réchauffement des relations avec la Russie : «la confiance et l’amitié seraient une grave erreur», écrivaient-ils sans ciller.

Faut-il dès lors s’étonner de l’hystérie croissante contre la Russie ? Moscou est pêle-mêle accusé de promouvoir (avec un succès grandissant) ses médias publics à destination de l’Occident, d’envahir les réseaux sociaux par de fausses nouvelles, et de pirater les ordinateurs des institutions occidentales. Selon la CIA, la NSA, et le FBI – et Dieu sait que ces nobles échoppes ne peuvent dire que la vérité – Vladimir Poutine aurait ainsi influencé l’élection américaine en faveur de son favori et bien sûr sablé le champagne. Retransmis par Arte (06/01/13), le grand chef (sortant) du renseignement, James Clapper, a ainsi déclaré : «les Russes ont une longue expérience de l’ingérence électorale, qu’il s’agisse de leurs propres scrutins ou de ceux des autres». Humour involontaire ?

Et déjà, l’hôte du Kremlin se préparerait à prendre en main les électeurs néerlandais, français, puis allemands, qui se rendront aux urnes en 2017, pour que les uns et les autres choisissent des formations anti-UE (ou réputées telles).

 

Car, évidemment, sans ces sombres manœuvres, les citoyens seraient enthousiastes pour plébisciter une Union européenne de plus en plus populaire et légitime.

Encore une coupe, Vladimir Vladimirovitch ?

 

Spécialiste des questions européennes, Pierre Lévy dirige la rédaction du mensuel Ruptures. Précédemment, il a été journaliste au sein du quotidien L’Humanité, ingénieur et syndicaliste. Il est l’auteur de deux essais et un roman.

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23 janvier 2017 1 23 /01 /janvier /2017 17:34

Opinions Paul Craig Roberts

 

 

Le bref discours d’investiture du Président Trump est une déclaration de guerre à l’establishment US entier. Contre l’ensemble de ceux qui détiennent le pouvoir.

 

Trump a longuement expliqué que les ennemis des USA sont ici. Ce sont : les mondialistes ; les néocons et les autres partisans de l’unilatéralisme habitués à imposer les USA au monde et à les engager dans des guerres ruineuses et sans fin ; les politiciens qui servent l’establishment dirigeant plutôt que le peuple ; et à vrai dire, l’ensemble de l’aréopage d’intérêts privés qui laissent se dégrader les USA tout en profitant de la chose pour s’enrichir.

 

À vrai dire, le Président Trump s’est engagé dans une guerre bien plus dangereuse pour lui que s’il l’avait déclarée contre la Russie ou la Chine.

 

Qualifiés d’ennemis par Trump, les groupes d’intérêts sont bien ancrés et habitués à être au pouvoir. Leurs puissants réseaux sont toujours en place. Bien que la majorité soit républicaine à la Chambre des députés et au Sénat, la plupart des membres du Congrès sont redevables devant les groupes d’intérêts dirigeants qui leur fournissent les fonds de campagne, plutôt que devant le peuple ou le Président. Le complexe militaro-sécuritaire, les compagnies délocalisées, Wall Street et les banques, ne se soumettront pas à Trump. Pas plus que les médias de la pressetituée, qui appartiennent à des groupes d’intérêt dont le pouvoir est remis en question par Trump.

 

Aucun doute que son discours rassembleur [inclusiveness] sera ignoré par les fielleux de gauche, qui continueront à le traiter de raciste, tout comme les manifestants payés 50 dollars de l’heure, comme je l’ai déjà écrit.

 

À vrai dire, le leadership noir, par exemple, est piégé dans son rôle de victime, d’où il lui sera dur de sortir. Comment rallier des gens qui ont appris toute leur vie durant que le Blanc est raciste et qu’ils sont victimes des racistes ? Est-ce faisable ?

 

J’ai participé juste quelques instants à une émission de Press TV où nous étions censés fournir l’analyse du discours d’investiture de Trump. L’autre commentateur était un Noir de Washington. Le laïus intégrateur [inclusiveness] de Trump ne l’a pas impressionné, et l’animateur de l’émission ne s’intéressait qu’à montrer les manifestants embauchés pour discréditer les USA. Tant de gens ont des intérêts économiques à parler au nom des victimes, que ce genre de propos est disqualifiant.

 

Ainsi, en plus des mondialistes, de la CIA, des compagnies délocalisées, des industries d’armement, du gratin de l’OTAN en Europe, et des politicards étrangers habitués à se faire grassement rétribuer pour leur soutien à la politique étrangère interventionniste de Washington, Trump aura contre lui les leaders des gens discriminés, noirs, hispaniques, féministes, clandestins, homosexuels et autres transgenres. Cette longue liste inclut évidemment aussi les libéraux blancs, car ils sont convaincus que l’intérieur des USA est l’habitat des racistes blancs, des misogynes, des homophobes et des cinglés de la gâchette. Pour eux, ces 84% du pays devraient être placés en quarantaine ou claquemurés.

 

En d’autres termes, reste-t-il assez de bonne volonté dans la population pour permettre à un président d’unir les 16% de haineux aux 84% de forcenés ?

 

Voyez les forces qui s’opposent à Trump :

Comme leur pouvoir et revenu en sont revalorisés, les leaders noirs et hispaniques ont besoin de passer pour des victimes. Ils tourneront un œil désabusé vers l’ouverture de Trump ; elle est bonne pour les Noirs et les Hispaniques, mais pas pour eux.

 

Les dirigeants et les actionnaires des multinationales s’enrichissent avec les emplois délocalisés que Trump veut ramener dans le pays. Si les emplois reviennent, leurs profits, primes de rendement et gains en capital disparaîtront. Mais ce sera le retour de la sécurité économique pour la population US.

 

Le budget annuel de 1000 milliards de dollars du complexe militaro sécuritaire est lié à la « menace russe ». Comme Trump veut le remplacer par des relations équilibrées, son assassinat ne peut être écarté.

 

De nombreux Européens doivent prestige, pouvoir et revenus à l’OTAN que Trump remet en cause.

 

Les profits du secteur financier viennent presque entièrement de la mise en esclavage des gens par la dette et du pillage de leurs pensions privées et publiques. Avec son représentant, la Réserve fédérale, le secteur financier peut déborder Trump avec la crise financière. La Banque de la Réserve fédérale de New York dispose d’un bureau de spéculation complet. Elle peut plonger le marché entier dans la tourmente. Ou soutenir tout marché, car sa capacité à créer des dollars US n’a aucune limite.

 

Tout l’édifice politique des USA s’est coupé de la volonté, des désirs et des besoins du peuple. Maintenant Trump dit que les politiciens seront responsables devant le peuple. Cela signifierait évidemment une importante réduction de leur sécurité au pouvoir, de leur revenu et richesse.

 

Il existe un grand nombre de groupes, financés par on ne sait qui. Par exemple, contre l’énergique engagement de Trump à défendre tout le monde contre l’establishment dirigeant, RootsAction a réagi aujourd’hui par une requête « demandant au congrès d’ordonner au Comité judiciaire de Chambre d’ouvrir une enquête de mise en accusation » et d’envoyer de l’argent pour la destitution de Trump.

 

Human Rights First, un autre groupe fasciste, attaque la protection des frontières voulue par Trump, car elle condamne « l’espoir d’un refuge pour ceux qui fuient la persécution ». Réfléchissez un instant à ceci : Selon les organisations libérales progressistes de gauche et les organisations des groupes d’intérêts raciaux, les USA sont une société raciste, à l’image du président Trump. Et malgré tout, les victimes du racisme se réfugieraient aux USA, là où elles subiront une persécution raciste ? Ça n’a pas de sens. Les clandestins viennent ici pour travailler. Demandez aux entreprises du bâtiment. Demandez aux abattoirs de volaille et d’animaux. Demandez aux services de nettoyage des régions de villégiature.

 

La liste de ceux qui ont déclaré la guerre à Trump est suffisamment longue, bien que l’on puisse encore en rajouter.

 

Nous devrions nous demander pourquoi un milliardaire âgé de 70 ans, propriétaire d’entreprises florissantes, marié à une fort belle femme et père d’enfants intelligents, est prêt à sacrifier ses dernières années à l’extraordinaire stress d’un président porteur de l’angoissant programme consistant à rendre au peuple son pouvoir. Il est certain que Trump s’expose à être assassiné. La CIA ne va pas ramasser ses cliques et ses claques et aller voir ailleurs. Pourquoi quelqu’un entreprendrait-il de restaurer en grand les USA, ce qu’a dit vouloir faire Trump, alors qu’il pourrait plutôt passer ses dernières années à prendre énormément de plaisir ?

 

Quelle que soit la raison, nous devons lui en être reconnaissants, et s’il est sincère, nous devons l’encourager. S’il est assassiné, il nous faudra prendre les armes, réduire en cendres le QG de la CIA de Langley et tous les abattre.

 

S’il réussit, il méritera le titre de Trump le Grand !

Russie, Chine, Iran, Venezuela, Équateur, Bolivie…, tous les pays sur la liste des victimes de la CIA devraient comprendre que l’ascension de Trump ne donne qu’une piètre protection. La CIA est une organisation mondiale. Ses rentables activités génèrent des revenus indépendants du budget US. Cette organisation est capable de lancer des opérations sans le consentement du président, ni même de son propre directeur.

 

La CIA a eu près de 70 ans pour se retrancher. Elle ne ramassera pas ses cliques et ses claques pour aller voir ailleurs.

Paul Craig Roberts
Original : www.paulcraigroberts.org/2017/01/20/trumps-declaration-war/
Traduction Petrus Lombard

Réseau International

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21 janvier 2017 6 21 /01 /janvier /2017 16:34

Ou les soldes d'hiver  (d'après La Librairie Tropique)

 

Mais il n sont pas les seuls: Macron, un financier de formation, ex banquier, ancien ministre est sorti du même tonneau. La casse du code du travail, le démantèlement de notre protection sociale au travers la mise en oeuvre des lois Macron et Khomry, destinée réduire le coût des licenciements pour favoriser les délocalisations et multiplier les emplois précaires sont aussi ses objectifs prioritaires. Il ne le dit pas, ce n'est qu'un semeur d'illusions à l'intention des plus naïfs d'entre nous, des plus jeunes en particulier semble-t-il.

 

Mélenchon plus communiste que les communistes ( il n'a guère d'efforts à faire pour cela) , plus écolo que les écolos présenté comme l'ultime recours à gauche, y compris par la direction du PCF, a jusqu' alors suivi la ligne de ses amis socio démocrates. La lucidité n'est pas on fort, il est allé avec son part jusqu'à demander à L'ONU qu'elle donne à l'OTAN l'autorisation de soutenir les forces criminelles les plus obscurantistes en Libye qui se sont ensuite précipitées vers l'Est sur injonction des occidentaux pour tenter d'abattre le seul régime laïc du Moyen Orient, en Syrie.

 

Je m'étais à l'époque insurgé contre la position du sieur Mélenchon et de ses proches l'un d'entre eux m'a répondu qu'ils ne savaient pas, ni les uns ni les autres et pourtant les témoignages ne manquaient pas d'autant que les élus sous peine de se ridiculiser se doivent s'informer. C'est encore aujourd'hui l'excuse présentée, sans vergogne, par tous ceux et celles qui ont emboîtés les pas des pousses au crime, en tête desquels il y avait il y avait Sarkozy, Obama, Clinton, Cameron, auxquels sont venus s’ajouter, s'il n'y était déjà les gens qui nous gouvernent aujourd'hui ou aspirent à s'emparer des rênes du pouvoir.

 

Et comme il faut toujours rendre à César ce qui appartient à César Marine le Pen, en qui, par défaut, beaucoup de nos concitoyens voit le seul recours possible en vue d'un vote protestataire au premier tour des présidentielles à l'intention de l'ensemble de la classe politique traditionnelle avait en 2011 simplement déclaré que les bombardements étaient trop tardif et non adapté à la situation sur le terrain tente de se rattraper en dénonçant aujourd'hui en situant les responsabilités. Quelles qu'en soient les raisons c'est à mettre à son crédit. Mieux vaut tard que jamais. Ses concurrents, qui déjà nous appellent à faire barrage au front national n'en sont pas encore là. Mon cul dirait Zazie.

 

 

 

 

 

 

 

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19 janvier 2017 4 19 /01 /janvier /2017 17:55

Origine RT 11 janv. 2017

Pour l'essayiste Eric Verhaeghe, il est «extrêmement inquiétant de voir qu’Emmanuel Macron petit à petit tombe le masque», en obéissant de plus en plus au «diktat allemand».

 

RT France : Emmanuel Macron vient de prononcer un discours à Berlin. Plusieurs commentateurs lui reprochent d'avoir parlé en anglais à Berlin. Que pourriez-vous lui reprocher concernant ce discours ?

 

Eric Verhaeghe (E. V.) : C’est une question très sensible, parce que, contrairement à ce qu’on croit, la relation entre la France et l’Allemagne n’est pas apaisée. Pour beaucoup de Français qui ont gardé des souvenirs douloureux, le fait qu’un candidat à la présidentielle française prononce à Berlin un discours en anglais et en allemand pose un vrai problème. Il y a un problème de conscience. C’est la première chose à dire. Surtout lorsque dans ce discours le candidat explique que la France n’a pas assez respecté les règles d’austérité budgétaire imposées par l’Allemagne, et qu’il s’engage, s’il est élu président, à respecter ces règles pour faire plaisir à l’Allemagne et pour obtenir une plus grande intégration européenne. Deuxièmement, il y a un vrai problème aujourd’hui à expliquer que nous allons refondre un ordre européen en faveur de l’Allemagne, en obéissant au diktat allemand, alors que rien ne le justifie et que cela n’a pas été débattu entre les principaux intéressés.

 

Emmanuel Macron est un représentant de l’ordre qui se sent menacé et qui fait tout aujourd’hui pour défendre ses prérogatives

 

Troisième problème de conscience : Emmanuel Macron a pour la première fois donné un cadre budgétaire à son programme présidentiel. Parce que jusqu’ici, il a composé des mesures, il a évoqué un certain nombre d’idées sans en avoir jamais fixé le cadre budgétaire. Et on nous dit : «Découvrons aujourd’hui que le cadre budgétaire de son programme sera imposé par l’Allemagne». Pour faire cette révélation que nous attendions depuis longtemps, il choisit Berlin, la capitale de la Prusse et pas la France. C’est un vrai problème.

 

RT France : Il y a aussi beaucoup de personnes qui ont critiqué Emmanuel Macron pour sa position sur les réfugiés, dont il estime qu'ils sont en même temps la force et le défi de l’Europe. Pensez-vous que ce soit bon, du point de vue électoral ?

 

E. V. : Je ne sais pas. Ce que je sais, c’est qu’aujourd’hui la France est le pays d’Europe qui compte la plus forte proportion d’immigrés, spécialement d’immigrés musulmans. Nous savons aujourd’hui que la politique migratoire décidée unilatéralement par Angela Merkel a permis de faire venir énormément de personnes qui n’étaient pas des réfugiés, mais des migrants économiques. L’essentiel de ceux qui ont participé ou qui ont commis des attentats terroristes en France, ce sont des gens qui sont venus grâce à la politique migratoire d’Angela Merkel. Ils n’étaient pas des réfugiés de guerre mais des migrants économiques qui ont profité de l’ouverture des frontières pour rentrer en Europe, alors que jusqu’ici ils n’en avaient pas la possibilité. Qu’un candidat à la présidentielle française explique aujourd’hui qu’il se félicite d’une politique décidée en Allemagne et qui ne tient pas compte de la réalité hexagonale, c’est quand-même un sacré problème auquel nous devons faire face aujourd’hui.

Ce qu’on essaie de nous faire passer pour une modernisation de la France, c’est en réalité le dicton «il faut que tout change, pour que rien ne change»

 

RT France : Aujourd’hui il y a eu des annonces concernant les nouveaux membres de l’équipe de campagne d’Emmanuel Macron. Nous avons appris que Laurence Haïm allait être l'une de ses porte-paroles. L'économiste Jean Pisani-Ferry a aussi rejoint son équipe. Que vous inspire la nomination de ces personnalités ?

 

E. V. : Tout le monde sait que ce ne sont pas des modernistes. Je pense notamment à Jean Pisani-Ferry qui est un héritier de la République. Son père était ministre et son grand-père était lié à Jules Ferry, ministre de l’Instruction publique sous la Troisième République. Ce sont des gens qui se sont distingués par beaucoup de choses, mais certainement pas par leur capacité à porter des réformes ambitieuses et à faire bouger les lignes. Ce sont des gens qui défendent l’ordre social, qui défendent ou qui participent à ce que j’appelle la réaction nobiliaire, c’est-à-dire la réaction d’une certaine noblesse française, d’une nomenklatura qui ne veut pas moderniser le pays. En tout cas, qui veut bien le moderniser à condition que l’ordre social ne soit pas modifié.

Les relations entre Emmanuel Macron et les médias subventionnés en France sont malsaines.

Je trouve extrêmement inquiétant de voir qu’Emmanuel Macron petit à petit tombe le masque et assume de mieux en mieux une position de petit élève de l’Allemagne, près à défendre l’ordre social. En effet, c’est ce que je dis depuis longtemps : Emmanuel Macron est un représentant de l’ordre qui se sent menacé et qui fait tout aujourd’hui pour défendre ses prérogatives. Ce qu’on essaie de nous faire passer pour une modernisation de la France, c’est en réalité le dicton «il faut que tout change, pour que rien ne change». Aujourd’hui, Emmanuel Macron est un candidat de la réaction nobiliaire.

 

RT France : S'agissant de la nomination de Laurence Haïm au poste de porte-parole, comment la voyez-vous ?

 

E. V. : Je crois qu’Emmanuel Macron est en effet très proche des médias et qu’il ne veut pas se fâcher avec les médias subventionnés, surtout lorsqu’ils sont proches des intérêts américains. En tout cas, je pense que les relations entre Emmanuel Macron et les médias subventionnés en France sont malsaines, et j’estime qu’il faut qu’il y ait un débat transparent sur les relations ou les conflits d’intérêts entre Emmanuel Macron et les médias subventionnés.

Eric Verhaeghe est le fondateur du cabinet de conseil en innovation sociale Parménide et président de Tripalio. Il est également l'auteur de Au cœur du MEDEF et de Faut-il quitter la France ?

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17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 16:04

le 8 janvier 2017

Source : http://sana.sy/en/?p=97969

Traduction : http://www.sayed7asan.blogspot.fr

Transcription :

 

Question 1 : Monsieur le Président, vous venez de rencontrer une délégation de députés français. Pensez-vous que cette visite aura une influence sur la position française à l’égard de la Syrie ?


Bachar al-Assad : C’est une question française. Nous espérons que toute délégation qui viendra ici pourra voir la vérité sur ce qui se passe en Syrie durant ces dernières années, depuis le début de la guerre il y a six ans, et le problème maintenant, concernant la France en particulier, est qu’ils n’ont pas d’ambassade, ils n’ont absolument aucune relation avec la Syrie. Alors c’est comme si... on peut dire que c’est un Etat aveugle. Comment pouvez-vous forger une politique envers une région donnée si vous ne voyez pas, si vous êtes aveugles ? Il faut être capable de voir. L’importance de ces délégations est qu’elles représentent les yeux des États, mais cela dépend de l’État en question ; est-ce qu’il veut voir (la réalité des choses), ou est-ce qu’il veut continuer à adopter la politique de l’autruche et refuser de dire la vérité, parce que maintenant, dans le monde entier, tout est en train de changer à tous les niveaux à l’égard de la Syrie, (aux niveaux) local, régional et international. Jusqu’à présent, le gouvernement français n’a pas changé de position, ils maintiennent leur rhétorique désuète qui est déconnectée de la réalité en Syrie. C’est pourquoi nous espérons qu’il se trouvera quelqu’un au sein l’État qui veuille bien écouter (ce que rapporteront) ces délégations, (écouter) les faits. Je ne parle pas de mon opinion, je parle de la réalité en Syrie. Donc, nous avons de l’espoir.

 


Question 2 : Monsieur le Président, vous avez dit qu’Alep constitue une victoire majeure pour la Syrie, et un tournant majeur dans la crise. Que ressentez-vous lorsque vous voyez les photos des centaines de civils qui ont été tués durant les bombardements et la dévastation de la ville ?

 

Bachar al-Assad : Bien sûr, il est très douloureux pour nous, en tant que Syriens, de voir une quelconque partie de notre pays détruite, ou de voir tout sang répandu où que ce soit, c’est évident, c’est une réalité d’ordre émotionnel, mais pour moi en tant que Président ou en tant qu’officiel, la question (qui se pose) pour le peuple syrien (est celle-ci) : Qu’est-ce qu'il va faire ? Qu’est-ce que je vais faire ? Il ne s’agit pas des sentiments. Les sentiments vont de soi, comme je l’ai dit. (La question est) comment nous allons reconstruire nos villes.


Question 3 : Mais le bombardement d’Alep-Est était-il la seule solution pour reprendre la ville, avec la mort de civils, vos concitoyens ?

 

Bachar al-Assad : Cela dépend du type de guerre que vous recherchez. Recherchez-vous une guerre tranquille, une guerre sans destruction ? Dans toute l’Histoire, je n’ai jamais entendu parler d’une bonne guerre, toute guerre est mauvaise. Pourquoi mauvaise ? Parce que toute guerre entraîne de la destruction, toute guerre entraîne des tueries, c’est pourquoi toute guerre est mauvaise. Vous ne pouvez pas dire « c’est une bonne guerre », même si c’est pour une bonne raison, pour défendre votre pays, pour une noble raison, mais une guerre reste (toujours) mauvaise. Ce n’est pas la (bonne) solution (seulement) si vous avez une autre solution. Mais la question est la suivante : comment pouvez-vous libérer les civils de ces zones de l’emprise des terroristes ? Est-il préférable de les laisser, de les abandonner entre leurs mains, sous leur joug, à leur sort défini par ces terroristes, à savoir la décapitation, le meurtre, tout sauf la présence de l’Etat ? Est-ce le rôle de l’État, de rester passif et de regarder ? Vous devez libérer (ces régions), et c’est parfois le prix à payer, mais à la fin, les gens sont libérés des terroristes. Telle est la question maintenant : sont-ils libérés ou non ? Si c’est le cas, c’est bien ce que nous devons faire.

 

Question 4 : Monsieur le Président, un cessez-le-feu a été signé le 30 décembre. Pourquoi l’armée syrienne se bat-t-elle toujours près de Damas, dans la région de Wadi Barada ?

 

Bachar al-Assad : Tout d’abord, le cessez-le-feu concerne différentes parties, alors pour pouvoir dire qu’il y a un cessez-le-feu viable, il faut que chaque partie cesse de combattre et de tirer, et ce n’est pas le cas dans beaucoup de régions de Syrie, et cela a été rapporté par le Centre d’observation russe du cessez-le-feu. Il y a des violations de ce cessez-le-feu tous les jours en Syrie, y compris à Damas, mais principalement à Damas parce que les terroristes occupent la principale source d’eau de Damas où plus de cinq millions de civils sont privés d’eau depuis trois semaines, et le rôle de l’armée syrienne est de libérer cette zone afin d’empêcher ces terroristes d’utiliser cette eau pour asphyxier la capitale. Voilà pourquoi.

 

Question 5 : Monsieur le Président, Daech n’est pas une partie prenante du cessez-le-feu...

 

Bachar al-Assad : Non.

 

Question 5 (suite) : Avez-vous l’intention de reprendre Raqqa, et quand ?

 

Bachar al-Assad : Permettez-moi de poursuivre (ma réponse à) la deuxième partie de la première question. Ce cessez-le-feu ne concerne pas Al-Nusra et Daech, et la zone dans laquelle nous avons récemment combattu pour la libérer, concernant les sources d’eau de la capitale Damas, est occupée par Al-Nusra et Al-Nusra a officiellement annoncé qu’ils occupent cette zone. Cela ne fait donc pas partie du cessez-le-feu.

 

En ce qui concerne Raqqa, bien sûr, c’est notre mission, selon la constitution et selon les lois, que de libérer chaque pouce de territoire syrien. Il n’y a aucun débat à ce sujet, qui n’est pas à discuter. Mais il s’agit de savoir quand, quelles sont nos priorités, et c’est une question militaire, touchant à la planification militaire, aux priorités militaires. Mais à l’échelle nationale, il n’y a pas de priorité : chaque pouce de territoire (occupé) est syrien, et (sa libération) doit être du ressort du gouvernement.

 

Question 6 : D’importantes discussions auront lieu à Astana à la fin du mois, avec de nombreuses parties syriennes, y compris certains groupes d’opposition, disons. Qu’êtes-vous prêt à négocier directement avec eux, et qu’êtes-vous prêt à négocier pour aider la paix à revenir en Syrie ?

 

Bachar al-Assad : Bien sûr, nous sommes prêts, et nous avons annoncé que notre délégation à cette conférence est prête à s’y rendre lorsqu’ils définiront... quand ils auront fixé le moment de cette conférence. Nous sommes prêts à négocier sur tout. Lorsque vous parlez de négociations pour savoir s’il faut mettre un terme au conflit en Syrie ou parler de l’avenir de la Syrie, tout est pleinement ouvert, il n’y a pas de limites pour ces négociations. Mais qui va être là de l’autre côté ? Nous ne le savons pas encore. Est-ce que ce sera une véritable opposition syrienne – et quand je dis « véritable », cela signifie qui ait des racines en Syrie, pas en Arabie Saoudite, en France ou en Angleterre, il doit s’agir d’une opposition syrienne pour discuter des questions syriennes. Donc, la viabilité ou, disons, le succès de cette conférence dépendra de ce point.

 

Question 7 : Êtes-vous-même prêt à discuter de votre poste de Président ? Cela a été contesté.

Bachar al-Assad : Oui, mais ma position est liée à la Constitution, et la Constitution est très claire quant au mécanisme par lequel vous pouvez élire un Président ou vous débarrasser d’un Président. Donc, s’ils veulent discuter de ce point, ils doivent discuter de la Constitution, et la Constitution n’est ni la propriété du gouvernement, ni du Président, ni de l’opposition. Elle doit être la propriété du peuple syrien, donc vous avez besoin d’un référendum pour toute Constitution. C’est un des points qui pourraient être discutés lors de cette réunion, bien sûr, mais ils ne peuvent pas (simplement) dire « nous voulons ce Président » ou « nous ne voulons pas ce Président » parce que le Président est lié aux urnes. S’ils ne veulent pas de lui, remettons-nous en aux urnes. Le peuple syrien (dans son ensemble) doit élire un Président, et pas (seulement) une partie du peuple syrien.

 

Question 8 : Et avec cette négociation, quel sera le sort des combattants rebelles ? [sic]

 

Bachar al-Assad : Conformément à ce que nous avons mis en œuvre au cours des trois dernières années, parce que nous voulons vraiment avoir la paix en Syrie, le gouvernement a offert l’amnistie à chaque militant qui dépose les armes, et cela a fonctionné. Et ils ont toujours la même option s’ils veulent revenir à la normalité, revenir à leur vie normale. C’est le maximum que vous puissiez offrir, l’amnistie.

 

Question 9 : Monsieur le Président, comme vous le savez, l’élection présidentielle française aura (bientôt) lieu. Avez-vous un favori, avez-vous une préférence pour l’un des candidats ?

 

Bachar al-Assad : Non, parce que nous n’avons de contact avec aucun d’entre eux, et nous ne pouvons pas beaucoup compter sur les déclarations et la rhétorique pendant la campagne électorale, donc nous disons toujours qu’il faut attendre et voir quelle politique ils vont adopter quand ils seront en poste. Mais nous gardons toujours l’espoir que la prochaine administration, le prochain gouvernement ou le prochain Président veuillent considérer la réalité de la situation, se déconnecter de la politique (actuelle qui est) déconnectée de notre réalité. C’est notre espoir, et ils pourraient (alors) œuvrer pour l’intérêt du peuple français, parce que la question que doivent maintenant se poser, après six ans, les citoyens français, est celle-ci : vous sentez-vous plus en sécurité ? Je ne pense pas que la réponse soit oui. Le problème de l’immigration a-t-il amélioré la situation dans votre pays ? Je pense que la réponse est non, que ce soit en France ou en Europe. La question est maintenant : quelle en est la raison ? C’est la question que la prochaine administration, le prochain gouvernement ou le prochain Président devront traiter pour faire face à notre réalité, et non pas à leur imagination comme cela s’est produit au cours des six dernières années.

 

Question 10 : Mais l’un des candidats, François Fillon, n’a pas la même position que la position officielle. Il voudrait rétablir le dialogue avec la Syrie. Pensez-vous que son élection – s’il est élu – pourrait changer la position de la France sur la Syrie ?

 

Bachar al-Assad : Sa rhétorique au sujet des terroristes, ou disons la priorité de la lutte contre les terroristes et non l’ingérence dans les affaires d’autres pays, est la bienvenue, mais nous devons être prudents, car ce que nous avons appris dans cette région au cours des dernières années, c’est que beaucoup d’officiels disent quelque chose et font le contraire. Je ne dis pas que M. Fillon ferait cela. J’espère que non. Mais nous devons attendre et voir, parce qu’il n’y a pas de contact. Mais jusqu’ici, s’il met en œuvre ce qu’il a dit, ce sera très bien.

 

Question 11 : Appréciez-vous François Fillon comme politicien ? [sic]

 

Bachar al-Assad : Je n’ai pas eu de contact avec lui ni de coopération, donc tout ce que je pourrais dire maintenant ne serait pas très crédible, pour être franc avec vous.

 

Question 12 : Y a-t-il un message que vous souhaitez adresser à la France ?

 

Bachar al-Assad : Je pense que si je voulais m’adresser aux politiciens, je dirais cette chose évidente : vous devez œuvrer pour l’intérêt des citoyens syriens, mais depuis six ans, la situation va dans l’autre sens, parce que la politique française a nui aux intérêts français. Donc pour le peuple français, je dirais que les médias dominants ont échoué (manqué à leurs devoirs) dans la majeure partie de l’Occident. Leur récit a été démystifié en raison de la réalité, et vous avez les médias alternatifs, vous devez rechercher la vérité. La vérité a été la principale victime des événements au Moyen-Orient, y compris en Syrie. Je demanderais à tout citoyen en France de rechercher la vérité, l’information véritable, à travers les médias alternatifs. Lorsqu’ils rechercheront ces informations, ils pourront être plus efficaces face à leur gouvernement, ou du moins ne pas permettre à certains politiciens de fonder leur politique sur des mensonges. C’est ce que nous pensons être la chose la plus importante au cours des six dernières années.

 

Question 13 : Monsieur le Président, votre père a été Président de la Syrie à vie. Envisagez-vous la possibilité de ne plus être le Président, un jour ? [sic]

 

Bachar al-Assad : Oui, cela dépend de deux facteurs : le premier est la volonté du peuple syrien. Veulent-ils que cette personne soit Président ou non ? Si je veux être Président alors que le peuple syrien ne me veut pas, même si je gagnais les élections, je n’aurais pas de soutien fort, je ne pourrais rien faire, surtout dans une région complexe comme la Syrie. Vous ne pouvez pas être simplement élu Président, cela ne fonctionne pas, vous avez besoin de soutien populaire. Sans cela, je ne pourrais pas réussir. Donc, dans ces conditions, il n’y aurait aucun sens à être Président.

 

Le second : si j’ai le sentiment que je veux être Président, je vais me présenter, mais cela dépend du premier facteur. Si je sens que le peuple syrien ne veut pas de moi, bien sûr, je ne serais pas candidat. Donc, il ne s’agit pas de moi principalement, il s’agit du peuple syrien : me veulent-ils ou non ? Voilà comment je vois les choses.

 

Question 14 : Dernière question : Donald Trump doit être nommé Président des États-Unis dans moins de deux semaines. Il a été clair sur le fait qu’il veut améliorer les relations avec la Russie, qui est l’un de vos principaux alliés...

 

Bachar al-Assad : Oui, exactement.

 

Question 14 (suite) : Considérez-vous... Pensez-vous que cela changera la position des États-Unis envers la Syrie ?

 

Bachar al-Assad : Oui, si vous voulez parler de façon réaliste, parce que le problème syrien n’est pas isolé, ce n’est pas seulement syro-syrien. En réalité, la plus grande partie... ou disons que la majeure partie du conflit syrien est régionale et internationale. La partie la plus simple à traiter est la partie syro-syrienne. La partie régionale et internationale dépend principalement de la relation entre les Etats-Unis et la Russie. Ce qu’il a annoncé hier était très prometteur, s’il y a une authentique approche ou initiative visant à améliorer la relation entre les États-Unis et la Russie, cela affectera tous les problèmes dans le monde, y compris la Syrie. Donc, je dirais que oui, nous pensons que c’est positif en ce qui concerne le conflit syrien.

 

Question 14 (fin) : Qu’est-ce qui est positif ? [sic]

 

Bachar al-Assad : La relation, l’amélioration de la relation entre les Etats-Unis et la Russie se reflétera positivement sur le conflit syrien.

 

Journalistes : Merci beaucoup.

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    15 janvier 2017 7 15 /01 /janvier /2017 18:42
    par Bruno Arfeuille

    Repris sur  Comité Valmy

     

    Le lien caché entre Fillon et Macron ? Ils ont tous les deux assisté, après y avoir été invité, à une réunion annuelle du « Club des Bilderberg »

     

    « Je pense que vous pourriez dire, déclara un jour le diplomate américain George McGhee, que le traité de Rome, qui a créé le Marché commun, a été mûri pendant ces réunions de Bilderberg et aidé par le flot de nos discussions. »

    Source :

    « L’Europe sociale n’aura pas lieu », de François Denord et Antoine Schwartz, édition Raisons d’agir, page 40.

    A propos des participants au Groupe Bilderberg : tout ce petit monde forme un clan, et ce clan est une nouvelle aristocratie.

    Le mouvement politique d’Emmanuel Macron s’appelle « En Marche ! ». En avril 2016, le siège de ce mouvement politique était situé au domicile particulier du directeur de l’Institut Montaigne, Laurent Bigorgne, proche de la droite ultra-libérale !

    Découvert par le site d’informations Mediapart, le lien était à chercher dans les mentions légales du site du mouvement (elles ont été modifiées depuis la publication de l’article, mais Mediapart en a conservé une capture d’écran).

    Celles-ci faisaient apparaître le nom du directeur de la publication du site, Véronique Bolhuis, et son éditeur, « En Marche ! », association loi 1901 domiciliée au 33 rue Danton, 94270 Kremlin-Bicêtre.

    Véronique Bolhuis est la compagne de Laurent Bigorgne, le directeur de l’Institut Montaigne, détaille Mediapart. Et l’adresse de l’association « En marche ! » est celle du domicile privé du couple.

    1- Laurent Bigorgne a participé au Groupe Bilderberg du 11 au 14 juin 2015.


    2- Son ami Emmanuel Macron a participé au Groupe Bilderberg du 29 mai au 1er juin 2014. A ce moment précis, Emmanuel Macron était secrétaire général adjoint de la présidence de la République. Il était le conseiller économique et financier de François Hollande. Deux mois après la réunion du Groupe Bilderberg, il est nommé ministre de l’Economie.


    3- Pour succéder à Macron, son amie Laurence Boone est nommée conseiller économique et financier du président de la République. Laurence Boone avait elle-aussi participé au Groupe Bilderberg du 11 au 14 juin 2015. En janvier 2016, elle rejoint le secteur privé : elle devient chef économiste des assurances AXA, dont le président est son ami Henri de Castries.


    4- L’ami d’Emmanuel Macron, Henri de Castries, patron d’AXA, est président du comité de direction du Groupe Bilderberg.

    Source :

    http://www.lexpress.fr/actualite/politique/macron-son-mouvement-en-marche-intimement-lie-a-l-institut-montaigne_1780429.html

    Mercredi 11 janvier 2017 :

    Jean Pisani-Ferry rejoint Emmanuel Macron pour diriger son projet.

    C’est une recrue de choix pour Emmanuel Macron. Selon nos informations, Jean Pisani-Ferry, commissaire général de France Stratégie, va rejoindre son équipe de campagne, où il coordonnera le programme et le projet du candidat d’ « En Marche ! ».

    Agé de 65 ans, diplômé de Supelec et professeur d’Economie à Berlin, Jean Pisani-Ferry est une personnalité très respectée à gauche. Il a été conseiller à Bercy auprès des ministres Dominique Strauss-Kahn et Christian Sautter.

    Source :

    http://www.lesechos.fr/elections/emmanuel-macron/0211680774199-jean-pisani-ferry-rejoint-emmanuel-macron-pour-diriger-son-projet-2056275.php

    En 2009, la réunion du Groupe Bilderberg s’était tenue du 14 au 17 mai 2009 en Grèce à Vouliagmeni, à 20 km au sud d’Athènes, au Nafsika Astir Palace, un palace 5 étoiles sur une presqu’ile, avec plages privées et port privé pour yachts.

    Jean Pisani-Ferry était un des rares Français invités à cette réunion.

    Il y avait d’autres membres de la gauche caviar : Pascal Lamy, Denis Olivennes, Dominique Strauss-Kahn … Bref, les européistes de gauche, les brasseurs d’argent, les affairistes habituels.

    http://blog.syti.net/index.php ?article=137

    Bruno Arfeuille
    11 janvier 2017
    Mise en ligne CV : 11 janvier

     

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    13 janvier 2017 5 13 /01 /janvier /2017 17:54

    Sun Jan 8, 2017 12:47PM

     

    Origine Press TV

     

    Des membres de l’opposition syrienne à Genève le 18 avril 2016. ©La Croix

     

    Est-ce le coup de grâce pour ce que l’Occident qualifie depuis 2011 d’opposition syrienne ? En tout état de cause, cela en a tout l’air. « L’opposition syrienne » a reçu ces deux derniers jours un double coup : le premier, lorsque Nawaf al-Bachir, chef de la plus grande tribu de Syrie, a annoncé avoir renoué avec le président syrien, Bachar al-Assad.

     

    Raï al-Youm se penche sur cette « repentance tonitruante » et reconnaît le rôle qu’a joué la libération d’Alep dans le retour d’al-Bachir dans le giron de l’État syrien.

     

    « Après la reprise d’Alep, les défections dans les rangs de l’opposition se multiplient et les grandes figures demandent à rallier le processus de réconciliation nationale. C’est une très mauvaise nouvelle pour les parties qui soutiennent l’opposition syrienne puisque cela ressemble au début de la fin. Les membres de la diaspora syrienne qui ont décidé de rejoindre l’opposition anti-Assad s’en mordent les doigts puisqu’ils ont d’ores et déjà perdu le soutien d’Ankara. »

     

     

    Nawaf al-Bachir. (Photo d’archives)

     

    Pour le journal, le retour d’al-Bachir dans le camp d’Assad est « le meilleur des cadeaux » qu’on aurait pu faire au président syrien au seuil des pourparlers d’Astana, qui devraient réunir fin janvier les représentants de Damas et une délégation composée des représentants de dix groupes armés. Et ce, d’autant plus que Riyad brillera par son absence lors de ces pourparlers.

     

    Pour le journal, ce n’est pas uniquement la place qu’occupe Nawaf al-Bachir au sein de la société syrienne et de sa tribu qui fait de son virage pro-Assad un événement, c’est surtout « la nature de ses propos » : « Al-Bachir a affirmé avoir tourné le dos à Assad sur la base de faux renseignements. Il a dit que « les opposants syriens ne sont que des outils entre les mains des parties étrangères et que le fait de les armer constitue une très grave erreur, erreur dont tout le peuple syrien a fait les frais. » Ces propos ne laissent aucun doute : al-Bachir est rentré dans les rangs et reconnaît de nouveau l’autorité d’Assad.

     

    Plus loin, le texte relève le cas d’un autre opposant syrien, le dénommé Michel Kilo. Dans un enregistrement audio attribué à Kilo, ce dernier accuse les Saoudiens de n’avoir ni le patriotisme ni le sentiment d’appartenir à une histoire ou à une religion. Kilo accuse aussi dans ce fichier l’Arabie saoudite d’avoir semé le chaos en Syrie.

     

     

    Samira al-Masalmeh (Archives)

     

    Le journal évoque plus loin le cas du journal de l’opposition syrienne Tishreen et de sa célèbre journaliste Samira al-Masalmeh, renvoyée pour avoir adressé un message au président du comité juridique de la coalition des opposants. La journaliste critique dans son message l’absence de liberté d’expression dans les rangs des opposants, alors qu’il s’agit précisément du motif invoqué par l’opposition pour se rebeller contre Assad et réclamer sa destitution. La journaliste affirme que l’opposition syrienne a perdu « sa foi » et « son chemin ».

     

    Raï al-Youm estime que le séisme qu’est la libération d’Alep a provoqué une onde de choc qui semble faire tomber pierre par pierre l’édifice de l’opposition syrienne : « Après l’adhésion de la Turquie au camp Iran/Russie, il faut s’attendre à ce qu’un plus grand nombre de figures du camp anti-Assad quittent les rangs de l’opposition. »

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    11 janvier 2017 3 11 /01 /janvier /2017 18:06
    repris sur Figarovox

     

     

     

     

    FIGAROVOX/ENTRETIEN - Alors que le compte Twitter de l'Élysée a été raillé pour ses fautes d'orthographe, Télérama révèle que, d'après les inspecteurs d'académie, la grammaire est «négociable». Pour Jean-Paul Brighelli, sentant le vent tourner, le pédagogisme fait le maximum de dégâts.

     

     

    FIGAROVOX. - Ce week-end, des internautes ont relevé de nombreuses fautes d'orthographe sur le compte Twitter de l'Élysée. De quoi ces fautes sont-elles le signe?

     

    Jean-Paul BRIGHELLI. - Vous avez mauvais esprit. Si vous aviez suivi les formations dispensées auprès des enseignants de français par les inspecteurs de leur discipline afin de les initier aux nouveaux programmes de Lettres, vous sauriez que dorénavant, toute faute est négociable, comme le sous-entend l'article de Télérama. Les commentaires des fautes relevées par votre journal et par certains leaders politiques mal intentionnés ne prouvent qu'une chose: seuls les responsables du compte Twitter de l'Élysée sont au courant des dernières dispositions promulguées par Najat Vallaud-Belkacem et les grandes intelligences qui la secondent rue de Grenelle. Par exemple, «c'est vous qui auraient le dernier mot» est une formulation en phase avec les recommandations officielles: le délégué aux gazouillis élyséens a bien noté que le «vous» marquaient (orthographe modernisée...) un pluriel — et l'a donc répercuté sur le «auraient» qui suit. Il faut être singulièrement réactionnaire pour suggérer un «aurez» qui est très Ancien régime — avant 2012. Comme dit le dernier prix Nobel de Littérature: «The times they're changin'…»

     

    Quant à «soldaires» au lieu de «solidaires», je remarque que là aussi le pluriel est respecté, et que si vous le dites vite, le compte est presque bon — de la même manière que la plupart des élèves, aujourd'hui, écrivent «boulverser»: faudrait pas que des «e» muets se mettent à faire les malins.

     

    Le président n'écrit pas lui-même ses tweets, mais on peut imaginer que son équipe de communication est composée de personnes largement diplômées de l'enseignement supérieur. La crise de l'orthographe concerne-t-elle aujourd'hui absolument tous les niveaux d'étude?

     

    Cela fait cinquante ans et des poussières que les enseignants sont encouragés à promouvoir l'oral, et à négliger l'écrit.

     

    Là encore, vous faites étalage de la pensée réactionnaire qui caractérise votre journal — Figaro, hein, c'est un personnage d'avant la Révolution — c'est vieux, tout ça. Il n'y a pas de crise de l'orthographe dès lors que vous la réformez. C'est comme la poussière sous les tapis. On vous parle «communication», vous répondez «règles». Pff! La communication, c'est de l'oral, et à l'oral, l'orthographe, ça ne compte pas. Je vous rappelle que Najat Vallaud-Belkacem encourage les enseignants à ne plus faire que de l'oral — conformément à une ligne éducative qui a commencé avec René Haby , futur ministre de Giscard et promoteur du collège unique, lorsqu'il était aux commandes de la Direction générale de l'Enseignement secondaire — en 1962. Cela fait donc cinquante ans et des poussières que les enseignants sont encouragés à promouvoir l'oral, et à négliger l'écrit. Peu importe aux ministres que le français soit une langue écrite même à l'oral. D'ailleurs, pour ce qu'ils y connaissent… De l'aveu même de François Hollande, Najat Vallaud-Belkacem n'est pas une intellectuelle.

     

    Cela ne devrait-il pas pousser à remettre en cause les méthodes d'apprentissage de l'orthographe?

     

    Qui vous a parlé récemment d'apprentissage de l'orthographe? Poussons la logique jusqu'à l'absurde: un pays qui écrit désormais «farmacie» parce que le «ph» est répréhensible puisqu'il vient du grec, et que les Grecs ne paient pas leur dette à Monsieur Schaüble, ministre des Finances de «la chancelière», comme dit François Hollande qui lui a prêté allégeance — un tel pays n'a pas de comptes à rendre sur l'orthographe.

     

    Le post de blog d'une professeur de Lettres sur le site de Télérama auquel vous faisiez allusion ci-dessus révèle les dessous d'une réunion d'information sur l'étude de la langue (comprenez grammaire en langage ancien...) menée par des inspecteurs d'académie. Désormais, la grammaire est simplifiée, voire négociable (quand l'élève arrive à justifier son erreur). Le pédagogisme est-il plus que jamais tout-puissant rue de Grenelle?

     

    Sentant l'imminence d'un changement, les bêtes nuisibles font le maximum de dégâts avant de partir.

     

    Le pédagogisme a inspiré les nouveaux programmes dans le détail — et dans l'application, ce qui est encore plus grave. Les programmes d'Histoire ont été inspirés par Laurence de Cock, qui anime un groupuscule idéologique, Aggiornamento, qui ne représente qu'elle, mais qui est puissant dans ce ministère des valeurs renversées. François Fillon a dénoncé à juste titre l'emprise de cette secte sur la rue de Grenelle, qui lui a fait prendre en son temps les vessies pleines d'air des «compétences» pour la lanterne de Diogène. Dans son discours du 18 novembre dernier, il déclarait: «La compétence et le dévouement des enseignants ne sont pas en cause. C'est la démission de l'État devant les syndicats, la dictature d'une caste de pédagogistes prétentieux et des réseaux de pouvoirs au sein de l'éducation nationale qui est responsable du désastre.» Sentant l'imminence d'un changement, les bêtes nuisibles font le maximum de dégâts avant de partir. J'aimerais assez qu'un candidat ou une candidate à la présidentielle dise haut et fort qu'il leur sera demandé des comptes. La culture de l'excuse et de l'impunité, à l'école comme dans la vie, doit s'arrêter.

     

    Plus largement, que pensez-vous du rapport qu'entretiennent aujourd'hui les hommes politiques avec la langue française. Le thème de l'homme d'État lettré n'a-t-il pas vécu?

     

    Le temps où Georges Pompidou, agrégé de Lettres, citait Paul Eluard lors d'une conférence de presse est derrière nous.

     

    Le temps où Georges Pompidou, agrégé de Lettres, citait Paul Eluard lors d'une conférence de presse (un genre qui s'est perdu, depuis que les hommes d'État lisent sur leurs téléprompteurs les réponses qui ont été précédemment distribuées aux journalistes), ce temps est derrière nous. Nous avons élu des pantins pitoyables dont le quotient culturel est en dessous du niveau de la mer, et qui ont besoin de «plumes», comme on dit depuis qu'on n'ose plus parler de «nègres», pour avoir de l'esprit et des lettres à leur place. Ce n'est pas un hasard si François Hollande s'est flatté de ne jamais lire de romans. Un journal du soir qui fut jadis, avant qu'il ne tombe entre les mains des marchands de soupe et d'illusions, une référence mondiale de la culture et du beau langage tels qu'ils se pratiquaient en France, s'est demandé doctement s'il était bien nécessaire qu'un chef d'État fût cultivé — après tout, Trump… Il reste à porter au pouvoir de nouvelles équipes, dont la compétence ne fera pas obstacle à la culture, et où la spontanéité ne sera pas un prétexte aux incongruités langagières.

     

    Agrégé de Lettres modernes, ancien élève de l'École normale supérieure de Saint- Cloud, Jean-Paul Brighelli est enseignant à Marseille, essayiste et spécialiste des questions d'éducation. Il est l'auteur de La fabrique du crétin (éd. Jean-Claude Gawsewitch, 2005). Son dernier livre, Voltaire ou le Jihad, le suicide de la culture occidentale, est paru en novembre 2015 aux éditions de l'Archipel.

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