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12 décembre 2016 1 12 /12 /décembre /2016 16:51
 LA DIALECTIQUE DU MAÎTRE ET DE L’ESCLAVE…

Source proche et moyen orient

 

Appuyée par ses alliés russes, iraniens et libanais, l’armée nationale syrienne est en passe de reprendre le contrôle total de la deuxième ville du pays, dont le tiers était aux mains de différents groupes salafo-jihadistes dominés par le front Jabhat al-Nosra, qui n’est autre que la filiale syrienne d’Al-Qaïda.

 

C’est un tournant majeur dans la guerre globale de Syrie pour trois raisons. Sur le plan militaire, la libération d’Alep va libérer aussi quelque 30 000 soldats gouvernementaux qui seront redéployés à l’Ouest dans la province d’Idlib – sanctuaire de Jabhat al-Nosra – et dans l’Est du pays en direction de Deir ez-Zor (abritant encore de nombreux groupes jihadistes), ainsi qu’à Raqqa (toujours aux mains de Dae’ch). L’événement signe ainsi un revers majeur pour les différentes factions de ce que la presse occidentale continue à nommer « la rébellion ».

 

Cette victoire militaire constitue un autre revers majeur, une défaite retentissante des diplomaties conjointes des Etats-Unis et de leurs supplétifs européens, de celles des pays du Golfe et d’Israël obligeant – à terme – à une reconfiguration des Proche et Moyen-Orient qui devra se faire avec Moscou, Pékin et l’Iran.

 

Enfin, cette reconquête d’Alep révèle au grand jour le fonctionnement propagandiste des médias occidentaux, notamment parisiens. Ces derniers réitèrent les mensonges d’Etat de la presse américaine du printemps 2003 pour justifier une nouvelle guerre contre l’Irak : des liens inventés entre Saddam Hussein et Oussama Ben Laden ainsi que l’existence d’improbables armes de destruction massive ; ce qui donne en l’occurrence Bachar al-Assad seul et unique responsable d’un demi-million de victimes d’une guerre globale et l’utilisation d’armes chimiques par la seule armée syrienne.

 

Etrange réunion parisienne

Dans le contexte de cette Bérézina diplomatico-militaire, le ministre français des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault a tenu à organiser une énième réunion parisienne des « Amis de l’opposition syrienne », samedi dernier. Cette assemblée funèbre a réuni moins d’une quinzaine de personnes en l’absence de toute représentation russe et iranienne, des invités sans prise aucune sur les événements en cours, sans projet, ni la moindre approche novatrice de cette crise qui pourtant met en perspective trois dynamiques qui n’ont même pas été évoquées : 1) la reconstruction économique et politique de la Syrie sous tutelles russe et iranienne ; 2) un après-Dae’ch qui a déjà commencé, esquissant la cartographie des nouvelles menaces terroristes ; 3) enfin, une nouvelle donne stratégique en Méditerranée avec une présence militaire consolidée de la Russie, de la Chine et de l’Iran.

 

Par politesse le secrétaire d’Etat américain sortant John Kerry avait fait le déplacement, d’autant que Jean-Marc Ayrault devait lui remettre les insignes de chevalier de la Légion d’honneur au nom de son « inlassable engagement en faveur de la paix mondiale… » Il est vrai qu’en favorisant des redéploiements successifs de l’OTAN en Europe centrale, en Asie-Pacifique et dans l’Arctique, John Kerry a bien travaillé pour les intérêts géostratégiques américains. Ces derniers sont-ils compatibles avec ceux de la France éternelle et favorisent-ils la paix et la stabilité mondiales ? A voir… Quant au décorateur, il a, une fois de plus affirmé que l’avenir politique de la Syrie devait se faire sans Bachar al-Assad !

 

Mais quel crédit accorder à ses propos, lui qui n’a pas été capable d’assurer l’avenir négocié du site de Notre-Dame-des-Landes aux portes de sa bonne ville de Nantes ??? Soyons sérieux ! N’aurait-il pas été plus judicieux de convier Russes et Iraniens à Paris pour ouvrir le jeu en tentant de remettre à plat les choses et pour travailler à des solutions d’avenir intégrant la nouvelle donne créée par la libération d’Alep ? Discours typique du maître, d’un petit maître du palais qui ne travaille pas mais qui fantasme la réalité, vivant immédiatement dans la jouissance de situations abstraites, réduites à une communication gouvernementale qui ne trompe plus personne, qui se cantonne à travestir la dimension passive d’un réel qui s’échappe…

 

Hegel, Nasrallah et l’histoire en acte

Au même moment, à quelques centaines de kilomètres d’Alep, Hassan Nasrallah – le chef du Hezbollah – cherche, lui, à transformer la nature du conflit, remettant la problématique dans sa dimension active et pro-active, cherchant ainsi à se libérer de sa condition d’esclave… Depuis un lieu secret de la banlieue sud de Beyrouth (les services israéliens cherchent toujours à l’assassiner), le secrétaire général du Hezbollah a salué la victoire d’Alep appelant à la formation d’un gouvernement d’union nationale pour son pays – le Liban – dont l’intégrité territoriale et politique restent menacée par la guerre globale de Syrie.

 

Prononçant l’un de ses plus importants discours de l’année 2016, il met exactement en œuvre les problématiques ignorées par le chef de la diplomatie française : la dimension régionale et internationale de la crise, la nouvelle réalité des rapports de force des différents protagonistes et les pistes à explorer pour revenir à un minimum de stabilité régionale.

 

Dans sa Phénoménologie de l’esprit, Hegel décrit comment l’esclave travaillant (réalisant) à transformer les contradictions historiques, se transforme lui-même et revendique sa libération et son autonomie du monde immédiat (du monde naturel), par et dans sa transformation humaine et historique tandis que le maître devient étranger à ce même monde qu’il ne reconnaît plus. En s’appuyant sur le produit de son travail, l’esclave arrive à renverser le rapport initial de domination pour se retrouver dans l’accomplissement de l’histoire et la transformation du monde en produisant un rapport d’égalité.

 

Dans la guerre globale de Syrie, deux coalitions se font face. Dans ce conflit, l’une d’entre elles accepte de prendre des risques et de travailler à sa transformation jusqu’à le dominer : « la vie », écrit Hegel, « vaut en ce que nous sommes capables de risquer pour elle ». Il n’y a donc de liberté que par l’acte même de libération : celui qui ne veut pas risquer sa vie risque alors à son tour de sombrer dans la servitude. Muré dans ses certitudes et sa communication auto-justificatrice, le maître devient passif/inactif. C’est son esclave qui travaille et s’accomplit. Ainsi, le maître devient de plus en plus dépendant du travail de son esclave, il devient l’esclave de son esclave, car c’est en travaillant qu’on atteint la liberté, nous dit le vieux maître de Tübingen.

 

Hormis le fait d’être l’un des grands vainqueurs de la libération d’Alep, le Hezbollah libanais détient aussi quelques clefs du futur gouvernement libanais qui tarde à émerger. Sa composition constitue l’une des dimensions de la stabilité régionale. A fleuret moucheté, Hassan Nasrallah a, d’abord remis l’église et la mosquée au milieu du village en commençant par démentir les affabulations selon lesquelles le Hezbollah bloquerait la formation du prochain gouvernement du Liban.

 

Au-delà et en deçà des spéculations et autres « fuites » médiatiques, il a rappelé que la position de son parti s’exprimait à travers et seulement à travers les déclarations de ses responsables en rappelant deux principes intangibles : 1) le Hezbollah, qui a permis l’élection de Michel Aoun à la présidence de la République libanaise, soutient son action, celle de son parti le Courant patriotique libre (CPL) et leurs efforts pour la formation du gouvernement ; 2) le Hezbollah ne conteste pas les relations obligées que le CPL doit entretenir avec les Forces libanaises (FL) de Samir Geagea pour la formation du gouvernement, étant entendu que seul un gouvernement d’ « union nationale » peut voir le jour.

 

Sans citer nommément Samir Geagea et les FL, Hassan Nasrallah explique pourtant que le parti d’extrême-droite ne peut continuer à nourrir des prétentions disproportionnées quant à son exigence de se voir attribuer trois ministères d’Etat, cherchant ainsi à se placer au centre du jeu politique. Soulignant à plusieurs reprises que le CPL et les FL sont tenus d’entretenir des relations « normales », le chef du Hezbollah cherche à calmer le jeu en se situant sur une ligne d’apaisement, de construction et de consensus. Elargissant son propos, il cherche aussi à relativiser, sinon à détendre les relations tendues entre les pays du Golfe (sunnites) et les acteurs chi’ites, soulignant qu’il ne craint rien des récents contacts renoués par Michel Aoun avec les premiers : « le président peut voyager où bon lui semble. C’est son droit de se rendre en Arabie saoudite ou ailleurs, en Iran par exemple. Le Hezbollah n’a pas le droit de mettre un veto au président ».

 

24 ou 30 ministres

Seule l’attribution de deux ou de trois portefeuilles fait encore toujours obstacle que ce soit selon un format de 24 ou de 30 portefeuilles. « Mais cela peut être résolu, sans faire de polémique politique et médiatique », ajoute Hassan Nasrallah, « le gouvernement doit être formé le plus rapidement possible, car cela est dans l’intérêt de tous (…) Il faut toutefois garder en tête que nous sommes toujours dans les délais impartis. Certains articles de presse brandissent la menace d’une guerre civile… Sur quelle planète vivent ces médias ? »

 

Dans ce contexte, le chef du Hezbollah affirme que sa formation est en contact permanent avec le président de la Chambre, Nabih Berry, de même qu’avec le président Aoun, malgré le fait que ces deux responsables soient en froid certain. « Nous souhaitons que personne ne fasse pression sur le nouveau régime pour former ce gouvernement. Ce cabinet sera celui de la transition et de l’organisation des législatives (prévues en mai). La mission essentielle de ce gouvernement est de préparer une nouvelle loi électorale. Mais d’aucuns veulent instrumentaliser la formation du gouvernement à des fins politiques », met en garde Hassan Nasrallah en ajoutant : « il est faux de dire que le président Berry bloque la formation du cabinet. Ou de dire que le Hezbollah ou les Marada (de Sleiman Frangieh) sont responsables du blocage. Il est injuste de dire cela. Nous n’accusons personne. Nous présumons que tous les pôles politiques veulent que le gouvernement voit le jour. Mais pourquoi certains ont le droit de réclamer des ministères ayant un poids, alors que d’autres sont accusés de blocage s’ils font de même ? Les tiraillements à ce niveau sont naturels. Pourquoi ne pas dire que certains réclament une part qui dépasse leur poids politique et bloquent ainsi la formation du gouvernement ? » se demande le chef du Hezbollah, refaisant clairement allusion au parti d’extrême-droite de Samir Geagea.

 

Avec Sleiman Frangieh

« Discutez avec nous sagement, calmement, et vous serez traités de la sorte. Mais mettez-nous la pression et accusez-nous de blocage, et vous n’irez nulle part », prévient le chef du Hezbollah, « aujourd’hui, afin d’obtenir la formation du gouvernement dans les plus brefs délais, il faut cesser de lancer des accusations à tort et à travers, car cela ne sert pas la cause du nouveau mandat et n’améliore pas la situation politique du pays. »

 

Et de poursuivre : « Toute ouverture entre partis libanais, que ce soit entre formations chrétiennes ou autres, (…) nous ne la voyons pas d’un mauvais œil. Il est de notre droit toutefois d’œuvrer pour que la relation entre le CPL et les Marada (de Sleiman Frangié) redevienne ce qu’elle était, car il s’agit de nos amis et de nos alliés qui nous ont soutenus par le passé. Cela n’a rien à voir avec un tandem chrétien quelconque », a encore dit Hassan Nasrallah.

 

Depuis octobre dernier, l’éventualité de la « solution Frangieh » pour débloquer la présidentielle avait passablement tendu les relations entre le chef des Marada Sleiman Frangieh et le CPL, notamment avec Gibran Bassil (le gendre de Michel Aoun) qui avait amorcé un rapprochement très personnel avec Samir Geagea et les FL. Depuis longtemps, les deux hommes nourrissent des vues convergentes sur l’avenir des Chrétiens et la formation à venir d’un micro-Etat chrétien, ce qui serait une véritable catastrophe pour l’ensemble des Chrétiens d’Orient !

 

Pour l’heure, Sleiman Frangieh attend logiquement l’appel de Michel Aoun afin que celui-ci propose à sa formation un portefeuille décent dans le futur gouvernement. Il est clair que le « nœud de Bnechii » (nord du Liban où réside Sleiman Frangieh) demeure le plus difficile à dénouer… Pour nombre d’observateurs, il est aujourd’hui parfaitement légitime que Sleiman Frangieh attende de recevoir un appel téléphonique du palais de Baabda. Une demande qui, jusque-là, n’a pas encore été envisagée. Selon les mêmes sources, il n’y a aucune raison de voir le chef des Marada abandonner l’un des trois portefeuilles qu’il demande (Télécoms, Travaux publics, Énergie et Eau), renoncement qui – de fait – entérinerait une suprématie artificielle et disproportionnée des FL de Samir Geagea.

 

Se comportant actuellement comme un faiseur de roi, sinon comme un faiseur de gouvernement, celui-ci en rajoute pour donner des leçons à … Bachar al-Assad ! Toujours est-il que le président de la Chambre, Nabih Berry affirme s’opposer à toute tentative de marginalisation de Sleiman Frangieh et des Marada. « Il est dans l’intérêt de M. Assad que le Liban continue d’appliquer sa politique de distanciation, car si le Liban devait prendre position, il serait contre lui », a indiqué Samir Geagea en réponse aux propos du chef de l’État syrien dans les colonnes du journal proche du pouvoir syrien al-Watan.

 

Dans cet entretien fleuve, Bachar al-Assad avait critiqué la politique de distanciation adoptée par le Liban à l’égard des conflits régionaux, estimant que le pays du Cèdre « ne peut être tenu à l’écart du brasier qui l’entoure ».

 

Dans ce contexte, les protagonistes cherchent à s’en remettre au Premier ministre désigné, Saad Hariri, en position de pouvoir délier le nœud. Lors de leur rencontre – le 8 décembre dernier à Aïn el-Tiné -, Saad Hariri et Sleiman Frangieh ont, semble-t-il avancé « des propositions positives susceptibles de dépasser le blocage », précise l’un des conseillers de Saad Hariri.

 

Dans tous les cas de figure, la résistance de Sleiman Frangieh permet de mettre à jour les plans cachés de Samir Geagea qui n’a jamais renoncé « à mettre la main sur la rue chrétienne », explique un diplomate européen en poste à Beyrouth depuis de nombreuses années, « en s’alliant à Gibran Bassil le chef des Forces libanaises, il sait très bien qu’avec la disparition de Michel Aoun, le CPL disparaîtra aussi et qu’il pourra enfin s’imposer comme le leader naturel des Chrétiens du Liban, les FL pouvant ainsi réaliser leur vieux dessein de s’imposer comme le seul parti chrétien du Liban ».

 

La proportionnelle est la « seule solution »

Hassan Nasrallah est parfaitement au courant l’agenda caché de Samir Geagea et c’est pour cette raison qu’il a tenu à conclure son discours en évoquant les élections législatives prévues en mai prochain. « Nous soutenons l’appel à dissocier la formation du gouvernement de l’élaboration d’une nouvelle loi électorale, tel que formulé par le CPL ou d’autres formations », a conclu le secrétaire général du Hezbollah. « Nous appelons à de vrais efforts au niveau de l’élaboration d’une nouvelle loi électorale. Il faut qu’il y ait des élections basées sur une loi qui fait dire aux Libanais que leur voix compte, une loi qui assure une juste représentativité des forces politiques. Ceci est nécessaire pour édifier un vrai État. Voilà le vrai test. Nous ne devons pas élaborer une loi électorale taillée sur mesure. La seule option pour cela est d’adopter la proportionnelle intégrale, non partielle, avec une ou plusieurs circonscriptions ».

C’est en travaillant que l’esclave finit par se libérer, obligeant le maître à revenir au réel, l’obligeant à descendre du trône pour écouter enfin ce que ses sujets ont à dire. Décidément, Hegel a encore bien des choses à nous dire…

Richard Labévière
12 décembre 2016

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10 décembre 2016 6 10 /12 /décembre /2016 17:49
Mère Agnès-Mariam de la Croix dénonce les mensonges médiatiques sur la libération d’Alep

Repris sur "égalité et réconciliation"

Jean-Michel Vernochet a recueilli, le 7 décembre 2016 le témoignage de Mère Agnès-Mariam de la Croix sur la libération d’Alep par l’armée syrienne et les exactions des terroristes – que les médias continuent d’appeler « rebelles » – contre la population civile :

 

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9 décembre 2016 5 09 /12 /décembre /2016 17:36
Le coup d’état final de l’oligarchie

repris sur comité valmy

Progressivement, les pions se mettent en place pour le grand jeu électoral de 2017 en France.

 

Et, progressivement aussi, de plus en plus de gens se rendent compte de la vraie nature de ce jeu. Pour ceux qui n’ont pas encore conscience de l’arnaque qui est en train d’être mise en place, regardez cette vidéo, en gardant à l’esprit que la France, telle qu’elle est aujourd’hui, n’a d’autres possibilités que de mettre en œuvre la politique qui lui a été fixée, à moins de chambouler tout le système.

 

Boris Le Lay

Mise en ligne CV : 4 décembre 2016

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8 décembre 2016 4 08 /12 /décembre /2016 13:43
 Bientôt la fin de la bataille

 

 

 

 

Les destructions dans les vieux quartiers d’Alep

 

Les choses sont allées très vite à Alep. Et il se peut très bien que la bataille d’Alep s’achève avant la fin de l’an, date limite fixée par le gouvernement syrien.

 

A l’heure actuelle ce sont près de 80% des quartiers est qui ont été repris depuis le lancement de la bataille d’Alep il y a trois semaines.

 

« Pour le moment, 47 quartiers d’Alep-Est, assiégés auparavant par les terroristes, sont passés sous le contrôle absolu des forces syriennes. Le 7 décembre, les troupes syriennes ont libéré des djihadistes encore deux quartiers dans la partie est d’Alep et ont également pris une grande hauteur dans le village de Sheikh Lutfi », a annoncé pour sa part le Centre russe pour la réconciliation des parties en conflit en Syrie.

 

Ces dernières heures, ce sont les quartiers Bab al-Nayrab, al-Safsafah, Bab al-Hadid, Agyour, Karam al-Jabal et al-Farafirat qui ont été repris , mais les militaires ne les ont pas encore investis, en attendant l’arrivée des équipes de génie civile chargées de détecter les zones minées et piégées et de les nettoyer.

 

Dans l’après-midi, l’armée arabe syrienne a arboré de nouveau le drapeau syrien sur le bâtiment du Palais de justice situé au sud de la citadelle, a indiqué Média de guerre.

Mardi, l’armée arabe syrienne et ses alliés se trouvaient à 800 mètres de la citadelle historique d’Alep.

 

Ce mercredi ils sont arrivés au nord-ouest de ce fort, bâti depuis l’époque romaine et qui est resté entre les mains des militaires réguliers, malgré les centaines d’attaques des rebelles qu’ils ont encaissées durant ces 5 dernières années.

 

Grande débandade des miliciens

Entre temps ce fut la grande débandade des rebelles : des centaines ont d’ores et déjà déposé les armes et se sont rendus.

 

D’autres ont pris la fuite durant la nuit, désertant entre autre les quartiers de la vielle ville d’Alep, et se retranchant davantage vers les quartiers qui leur restent au sud.

 

Selon l’OSDH, les miliciens rebelles se sont retirés des parties de la Vieille ville qu’ils contrôlaient encore après la reconquête de l’armée des quartiers voisins de Bab al-Hadid and Aqyul, de « peur d’être assiégés ». Mais ils ne devraient pas rester longtemps dans cette partie. Selon les coordinations des rebelles, ces derniers ont finalement pris la décision de se retirer définitivement, notamment vers Idleb. Ils ont dit avoir mandaté des représentants en Turquie pour négocier avec leur sortie l’armée arabe syrienne.

 

Selon Média de guerre, il est également question d’une demande de trêve de 5 jours faite par les rebelles pour évacuer les blessés et permettre aux civils qui le désirent de sortir.

 

Les quartiers qui leur restent étant Kallaseh, Boustane al-Kaser, al-Ansari, al-Machhad, al-Soukkkari, al-Salihine, et Karam al-Daadaa, en allant vers cheikh Said.

 

C’est-à-dire en tout et pour tout 11 km2, sur les 45 km2 initiaux. L’offensive contre ces quartiers se fait à l’heure actuelle à partir de 4 axes.

 

Ce mercredi soir, la nouvelle carte des quartiers est d’Alep encore sous le contrôle des rebelles, en bleu,  se présente comme ci-dessous.

 

 

Selon les dernières informations de Média de guerre, les forces gouvernementales et leurs alliés ont conquis le quartier al-Salihine.

 

Entretemps, les bombardements des quartiers ouest (par les rebelles ndjf) ne connaissent pas de répit.

 

Selon l’agence syrienne Sana, 12 personnes, dont des enfants, ont été tuées et au moins 64 autres blessées dans un pilonnage mené ce mercredi contre cinq quartiers différents.

 

Mardi, 11 personnes avaient été tués par des tirs rebelles à l’ouest d’Alep, dont trois enfants.

 

Les retrouvailles 

Se trouvant à Alep , la correspondante de la télévision russe RT a été témoin des retrouvailles des proches aleppins ayant vécu dans les deux parties de la ville.

 

Ce fut selon elle un moment empli d’émotions pour des gens qui ne  s’étaient vus depuis 2012.

Sources: Média de guerre, AFP, RT,

via: http://french.almanar.com.lb/133923

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7 décembre 2016 3 07 /12 /décembre /2016 14:49

 

La communauté internationale est en train de commettre un crime contre l'humanité et les structures comme l'ONU, la Croix Rouge en sont les complices.

 

Hier, l'opposition dite modérée a bombardé un hôpital militaire russe qui venait juste d'être installé à Alep, au moment où il allait recevoir les civils. Tirs très bien ciblés, les terroristes furent parfaitement informés du lieu et de l'heure. Deux médecins militaires russes sont morts, un est gravement blessé et plusieurs civils ont été touchés. Mais aucune condamnation de la communauté internationale qui se bat à l'ONU pour faire cesser les combats  contre tous les combattants, y compris Al Nusra et Daesh.

 

Alors que les terroristes reculent à Alep et commencent à perdre du terrain, certains groupes ont lancé une attaque sur l'hôpital militaire mobile que la Russie venait d'installer à Alep pour apporter les premiers soins aux civils sortant des griffes des groupes les tenant prisonniers à l'Est de la ville et des habitants de l'ouest tombant sous les bombardements terroristes.

 

Alors que les tentes venaient d'être dressées, que les médecins militaires étaient en place et que les premiers patients arrivaient - heureusement les bus étaient en retard et le gros des civils n'était par hasard pas sur place - le groupe Nureddin-an-Zinkin a bombardé très justement le lieu. Attention, vidéo +18 ans.

 

 

Résultat, 2 médecins militaires russes ont été tués, un sur le coup l'autre suite à ses blessures et un autre est entre la vie et la mort. L'on compte également des blessés civils, mais heureusement aucun mort, grâce au retard des bus devant les conduire sur place. Une heure et demi plus tard, un nouveau bombardement, mais l'évacuation s'est faite très rapidement. Les autorités russes promettent de réinstaller un hôpital dans une zone sécurisée.

 

La réaction de la communauté internationale est d'un cynisme ... sans surprise. La Croix rouge internationale ne trouve rien de mieux à dire que cela démontre l'impossibilité des parties à garantir la sécurité des médecins. Quant au Département d'Etat américain, ils condamnent évidemment toute attaque contre des hôpitaux, mais n'ont aucune information confirmant l'attaque de cet hôpital, en raison de la situation difficile sur le terrain. 

 

Le porte-parole du ministère russe de la défense, lui, n'a pas mâché ses mots:

Le sang de nos militaires repose également sur les mains des commanditaires de cet assassinat. De ceux qui ont créé, fait grandir, armé ces animaux dans des peaux d'homme, les appelant, comme justification devant leur conscience et leur électorat - opposition. Oui oui, sur vous, Messieurs les protecteurs des terroristes, les Etats Unis, la Grande Bretagne, la France et autres organisations et pays sympathisants. 

 

De son côté, la France était manifestement trop occupée à défendre ses intérêts en Syrie, pour réagir à ce qui n'est qu'un détail de l'histoire. Car pendant ce temps, à l'ONU, les grandes démocraties occidentales, la France en tête, soutenaient à bout de bras et à court d'arguments une résolution du Conseil de sécurité sur Alep présentée par l'Egypte, la Nouvelle Zélande et l'Espagne devant permettre l'arrêt immédiat des combats à Alep pendant 10 jours. De tous les combats, c'est-à-dire aussi et surtout contre Al Nusra et Daesh, puisque les groupes de cette merveilleuse "opposition modérée" qui s'y trouvent sont évidemment affiliés à l'un ou à l'autre, autant qu'il puisse y avoir une différence dans les faits. La Russie et la Chine ont opposé un véto: il n'y a aucun sens humanitaire à permettre aux groupes terroristes de se reconstituer et reprendre des forces, récupérer des armes, alors qu'ils sont à bout de souffle.

 

Manifestement, le sort des groupes terroristes inquiètent beaucoup plus cet étrange Occident, dans lequel il devient difficile de se reconnaître, que la vie des civils. Et le soutien qui est apporté à ces groupes qui commettent des crimes sans nom contre les civils, les enfants, les femmes, égorgeant, violant, les mettant enceinte de force, ces crimes commis contre l'homme parce qu'il est homme et non animal. L'Occident se rend coupable, de soutenir, protéger, favoriser la commission de crimes contre l'humanité.  

Publié par Karine Bechet-Golovko

http://russiepolitics.blogspot.fr

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6 décembre 2016 2 06 /12 /décembre /2016 16:02


Contreproductive en matière d’audience, un sabordage idéologique…

 

Pourtant Il y a quelques jours la section économique du PCF et l'un de ses porte- paroles  Denis Durand m’ont adressé deux textes dénonçant les « insuffisances » des propositions du mouvement « La France Insoumise ».

 

1 Des choix profondément contraires à ce pourquoi nous combattons : http://www.economie-politique.org/sites/default/files/leproblemecestleprogramme-rev_0.pdf

 

2 Note de synthèse : http://www.economie-politique.org/sites/default/files/leproblemecestleprogramme-rev_0.pdf

 

Ces documents, qui n’ont fait l’objet d’aucun commentaire car ils doivent passer par la case censure d’un « modérateur », celui que j'ai adressé  en particulier, rendent encore plus incompréhensible l’appel à voter Mélenchon, lancé  par la direction du PCF à l’occasion des prochaines présidentielles Comprenne qui pourra !

 

Voici ma réponse dont certains passages mériteraient de longs développements:

 

« Je n’ai pas attendu votre état comparatif des programmes du PCF et de la France insoumise pour tirer un trait sur Mélenchon, plus communiste que les communistes plus écolo que les écolos; qui multiplie les ambiguïtés et  porte  trop de casseroles à la queue pour être jugé crédible. C’est  un opportuniste de première qui n’hésite pas, après avoir sans vergogne demandé à L’ONU d’autoriser le bombardement des forces libyennes pour laisser le champs libre aux «  djihadistes » manipulés par l’occident, à l’époque principalement Cameron, Blair, Clinton, Obama, Sarkozy puis Hollande à se rapprocher de Poutine pour ce qui concerne son action au Moyen Orient. Le moins qu’on puisse dire est que la lucidité n’est pas son fort.

 

Comme tous les trotskistes,  c’est un globaliste mondialiste, à l’image des néocons étasuniens, défenseurs de la démocratie bourgeoise, mais il y en a aussi beaucoup chez nous, en réalité tous ceux ou presque qui peuvent encore surfer sur la « crise » environ 60 % de la population, pendant que les poussés vers le chômage, la précarité,  l’exclusion crèveraient  la gueule ouverte à défaut de charité populaire.     

 

Lors des  manifestations anti Khomry ( la loi destinée à faciliter les délocalisations) j’ai rencontré suffisamment de militants du parti de gauche pour être convaincu qu’ils n’avaient rien dans le cigare au-delà du – y a qu’à faut qu’on –

 

Je n’ai pas été déçu car je n’attendais rien de leur part sinon confirmation de mon analyse, les communistes n’ont fait que seriner les antiennes sur l’Europe sociale, la leçon venue de plus haut,  que comme sœur Anne nous ne verrons pas venir. L’UE aura éclaté avant qu’ils aient mesuré sa nocivité et compris qu’elle avait été mise sur les fonts baptismaux  pour exacerber la concurrence dite libre et non faussée entre les travailleurs et  conforter la main mise du Capital mondialisé (sens générique) sur les richesses de la planète.  

 

En outre les uns et les autres ont débité le couplet sur le réchauffement climatique qu’ils prétendent d’origine anthropique ce qui, pour un observateur un tant soi peu informé, est manifestement faux. La meilleure solution en matière d’énergie est le recours au projet Myrrha et Guinevere voir https://www.youtube.com/watch?v=lvk4wj_T9v0&feature=youtu.be  et au travaux de même type, pour le développement de générateurs nucléaires, sécurisés par le système ADS, à même de recycler le plutonium plutôt que de l’enfouir, effectués un peu partout dans le monde mais pour cela il faut chercher sur le net. Par ailleurs l’augmentation du co2 n’est pas un handicap mais un atout pour la végétation qui reverdit, les cultures en général…Consulter à ce sujet www.pensee-unique.fr  Rédigé par un scientifique, ce site traque les nombreuses distorsions des connaissances scientifiques en matière de réchauffement climatique et d'autres sujets ...Il vaut mieux commencer par les références de l’auteur mais il y en  a d’autres.

 

Votre état comparatif ne m’apprend rien de plus par rapport à ce que je savais déjà sur la dérive droitière de la direction du PCF. Une lecture rapide m’a permis d’y retrouver les thèses que vous défendiez ( Denis Durand) dans votre bouquin Un autre crédit est possible le temps des Cerises 2005 (ISBN 2-84109-583-5).

 

Nous sommes en 2016, la situation s’est encore aggravée. N’est-ce pas la preuve que l’argumentaire  de l’époque était inopérant ou à tous le moins qu’il n’a pas été jugé crédible ? Et pendant ce temps là Marine Le Pen  a fait son chemin à un point tel qu’au lendemain du premier tour lorsque vous demanderez à tous ceux et celles qui vous ont alerté de faire barrage au Front National, alors  que vous partagez  la responsabilité de sa montée en puissance en filant le train à la social démocratie, je vous rétorquerai tel Jean Sallem : « ELECTIONS PIEGES A CONS » Editions Flammarion Antidote et ne ferai rien pour assurer la présence d’un candidat estampillé de gauche au second tour pour une nième alternance sans changement de politique.

 

L’ UE plonge ses racines bien avant la seconde guerre mondiale, une première tentative de concrétisation fut L’AMGOT (Allied Military Government of Occupied Territories ) qui prévoyait la mise de la France sous protectorat étasunien, Giraud pour remplacer De Gaulle ce que le poids de la résistance intérieure n’a pas permis avec le soutien des Soviétiques. Nous sommes aujourd’hui gouverné par les clones de ceux qui ont livré  jean Moulin à la gestapo à cet effet.

 

Que faire ? Sinon  quitter l’Otan, abandonner l’euro en tant que monnaie unique, retrouver notre souveraineté économique et monétaire, exiger le respect de la charte des nations unis bafouée par l’occident et ses valets, dénoncer la cour pénale internationale qui n’est qu’un instrument au service des pays riche de l’occident  au détriment des autres, les plus faibles ( Penchez vous sur les cas Bagbo et Milosevic) et laver  notre linge sale en famille sur une base de classe que le la direction du PCF a déserté alors que les nantis (le 1%) accompagnés des mercenaires à leur solde sonnent la charge  à chaque aube qui se lève.

 

Le crédit est nécessaire,  mais d’abord il faut contrôler tous les organismes financiers prédateurs, emprunter directement à la Banque Centrale Nationale, ensuite éviter les fuites en contrôlant les mouvements de capitaux inutiles. Ma grand-mère en son temps me disais «  ne t’acharnes pas, tu ne rempliras jamais une passoire » affaire  de bon sens…Des mesures protectionnistes sont indispensables mais incompatibles avec les traités européens. Que proposez-vous en la matière?

 

Il est impossible de réduire le déficit de notre balance commerciale, essentiellement avec les pays de l’UE hors énergie, sans relancer notre appareil productif  et recourir aux droits de douane.

 

Pour ce qui concerne les  migrants il y a ceux qui fuient la misère, d’autres la guerre, il faut cesser de nous ingérer dans les affaires des autres pays pour y semer le désordre la mort et les exactions de toutes natures, les assassinats ciblés,chacun aspirant à vivre et travailler au pays ils y resteraient  très majoritairement surtout si nous les aidons dans leur développement plutôt que de piller leurs ressources naturelles et le fruit de leur travail. Originaire du centre de la France j’ai été très jeune témoin direct  du flux et du reflux des gens du nord lors de la seconde mondiale, mes aïeux avaient fait le même constat de lors de la première.

 

Les Africains ne tentaient pas de traverser la méditerranée dans des embarcations de fortune sous Kadhafi.

Les exemples sont légion.

 

La lutte des classes, dont l’enjeu pour les travailleurs est l’appropriation collective  des moyens de productions et d’échanges, ne se décrète pas, elle se pratique au jour le jour, sur le terrain, dans les entreprises, personnellement j’y ai laissé mon déroulement de carrière,  au sein de la vie associative, partout ou une occasion de dialoguer se présente. Le suffrage universel venant a posteriori  valider les acquis consécutifs aux luttes que les contestataires du système, qui doivent comprendre que la condescendance ne leur sera d’aucun secours à priori, doivent mener pour sortir de ce qui n’est qu’un nouvel esclavage.

 

 La lutte des classes est d’un combat quotidien et à baisser la garde de nombreux indices nous montrent que la bête immonde peut encore ressurgir de ses cendres surtout ne pas oublier que si Staline et ses amis  n’avaient pas  industrialisé l’URSS à marches forcées l’Europe serait encore sous la botte nazi, voire au-delà.

 

Lire à ce sujet: la lutte des classes selon Staline dans un entretien avec HG Wells en 1934 http://jafreyvil.over-blog.com/2016/02/entretien-staline-hg-wells.html

 

Pour cela il faut revenir aux fondamentaux,

 

" Dans la production sociale de leur existence, les hommes nouent des rapports déterminés, nécessaires, indépendants de leur volonté; ces rapports de production correspondent à un degré du développement de leurs forces productives matérielles. L'ensemble de ces rapports forme la structure économique de la société, la fondation réelle sur laquelle s'élève un édifice juridique et politique, et à quoi répondent des formes déterminées de conscience sociale. Le mode de production de la vie matérielle domine en général le développement de la vie sociale, politique et intellectuel. Ce n'est pas la conscience des hommes qui détermine leur existence, c'est au contraire leur existence sociale qui détermine leur conscience. À un certain degré de leur développement, les forces productives matérielles de la société entrent en collision avec les rapports de production existants, ou avec les rapports de propriété au sein desquels elles s'étaient mues jusqu'alors, et qui n'en sont que l'expression juridique. Hier encore formes de développement des forces productives, ces conditions se changent en de lourdes entraves. Alors commence une ère de révolution sociale...." Karl Marx, Contribution à la Critique de l'Économie Politique, 1859  ( Repris sur Wikipédia)

 

Nous vivons une période pré révolutionnaire, qui exige des changement fondamentaux encore faudrait-il populariser ce concept ce dont jadis le PCF se chargeait, aujourd’hui il n’en a plus, collectivement, ni la capacité ni la volonté. A de rares individualité près la classe Œuvrière reste l’arme au pied, la plupart des salariés ne se réveille que lors d’une délocalisation pour améliorer les plans sociaux, mais c’est déjà trop tard les emplois son perdus.

 

Toute  pathologie, quelle que soit sa nature nécessite  un bon diagnostic (un état des lieux et de leur environnement) incluant tous les paramètres à prendre en compte pour résoudre  le problème. La thérapie doit être énoncée, pédagogiquement, le plus simplement possible de manière à être comprise du plus grand nombre, la plus brève possible pour de même  être accessible. Pour les présidentielles un recto verso devrait y suffire. Le dossier que vous m’avez adressé est loin du compte, à mon humble avis le remède s’apparente à un cautère sur une jambe de bois.

 

Que diable comme Alexandre de Macédoine tranchez le nœud Gordion qui vous relie à la globalisation mondialisation via  l’Union européenne sinon demain nous seront tous des grecs, des libyens ou des syriens... Ne laissez pas le champ libre à la droite et à ses extrêmes prolongements,  à l’autoritarisme  rose qui les nourrit et  s’accommode des nazis ukrainiens.

 

Je reste bien entendu disponible pour débattre contradictoirement et prolonger la réflexion mais je n’est jamais été un béni oui oui et ne le serai jamais. Aux Etats-Unis j’aurais opté sans hésitation pour Trump ne serait –ce que pour écarter l’extrême calamité Hillary Clinton folle va-t-en guerre.

 

Hélas il n’y a pas en France de personnages de la  trempe d’un  Gaulle ou d’un Poutine et le parti communiste n’est plus celui du Conseil National de  la Résistance à l’occupant.

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4 décembre 2016 7 04 /12 /décembre /2016 11:03
Fidel Castro totalement dévoué à l’émancipation de tous les peuples de la planète

par  Alger republicain

lundi 28 novembre 2016

 

Et même s’il n’en restait qu’un, il serait celui-là,

 

Il le disait lui-même ces dernières années, la traitrise et la couardise étant devenues légion parmi les carriéristes et les opportunistes grisés par les temps où le socialisme était triomphant, à une époque où les capacités de la contre-offensive impérialiste avait été sous-estimée.

 

Il était un vrai dirigeant communiste. Au service de son peuple, attentif à ses espoirs, interprète de son refus de courber l’échine, de sa volonté d’en finir avec tout ordre basé sur l’exploitation et l’oppression de classe, solidaire avec les luttes de tous les peuples de la planète pour abolir les privilèges et la domination des puissants, éliminer les guerres en extirpant leurs racines de classe. Un dirigeant internationaliste.

 

Fidel a fait d’une petite Île, pauvre, sans richesses naturelles particulières, asphyxiée par un blocus criminel, un pays, entravée dans son développement par les conséquences de ce blocus, un pays où les travailleurs mangent à leur faim, n’ont pas à craindre l’angoisse des licenciements, sont soignés depuis leur naissance, ignorent la criminalité et l’insécurité qui caractérisent les sociétés capitalistes et en particulier celles que dominent les USA en Amérique latine, y compris les plus « prospères » d’entre elles.

 

Optant pour une société socialiste, il a fait de son peuple, que les Américains qualifiaient de « coupeurs de canne à sucre », un des peuples les plus éduqués de la fin du siècle dernier et un des peuples les mieux soignés du monde.


Alors que Cuba n’est qu’à quelques encablures du chef de la planète, il a réussi à instaurer un système politique et économique qui terrorise son voisin.

 

Il a montré à tous les peuples du tiers monde, à tous les pauvres et à tous les exploités que l’espoir en un monde où l’exploitation et le mépris peuvent être éliminés peut devenir réalité, qu’un peuple dirigé par des révolutionnaires dévoués à ses aspirations, insensibles au chant des sirènes de la corruption et de l’enrichissement personnel, peut bâtir son avenir avec confiance et résolution.


Il a tenu tête à la plus grande puissance du monde, installée jusque dans l’Île, à Guantanamo illégalement occupé par les USA.

 

Il n’a jamais courbé l’échine devant les puissants de ce monde. Il n’a jamais capitulé même au plus fort de la crise des missiles. Le 27 octobre 1962, le monde était au bord d’une guerre nucléaire, Nikita Khroutchev qui n’en était pas à sa première traîtrise avait décidé de faire marche arrière et adressé un courrier à John Kennedy pour lui proposer de négocier, sans avoir avisé Fidel Castro, ni même semble-t-il les membres du Politburo, alors que le conflit était imminent, que les EU devaient envahir Cuba.

 

Fidel Castro, fidèle à ses convictions, avait alors donné l’ordre d’abattre l’avion américain qui avait survolé l’Île avec à son bord le commandant qui avait détecté les missiles soviétiques dans la mer des Caraïbes.


Le 28 octobre, le politburo avait adressé une autre lettre à John Kennedy remettant en cause la décision de négociation prise par Khroutchev.


L’intervention du Politburo avait remis les événements à leur place : toute invasion de Cuba conduira à une guerre totale.


Les Américains ne devaient plus rien tenter contre Cuba : ce ne furent que des promesses légères car Fidel Castro, tout au long de sa vie, aura à déjouer de nombreux attentats.
La suite on la connaît, les Soviétiques retirent leurs missiles de Cuba. Mais les Américains durent en faire de même en Turquie et en Italie. Cuba ne fut pas envahie.


Fidel Castro avait donc dû prendre une décision de la plus haute importance en abattant un avion américain survolant son territoire. il avait compris le jeu trouble de Khroutchev …

Aujourd’hui son peuple le pleure, ainsi que tous les peuples opprimés car il a été un allié fidèle et clairvoyant : aucun rapprochement ne peut se faire avec l’impérialisme.

Qu’en est-il réellement aujourd’hui, alors que les drapeaux américains flottent à Cuba ?

Les peuples espèrent que Raoul continuera l’œuvre de Fidel. A Cuba d’innombrables héritiers de Fidel Castro veillent. Le combat continue dans la voie tracée par le dirigeant révolutionnaire disparu.

 

Alger républicain adresse au peuple cubain, à ses dirigeants, ses condoléances et expriment sa certitude que Cuba poursuivra son chemin dans la voie pour laquelle Fidel a consacré toute sa vie.

AR

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2 décembre 2016 5 02 /12 /décembre /2016 18:12
la «route de la mort» libérée par l’armée arabe syrienne
Repris sur réseau international

Photo: Des officiers et des ambulances dans un couloir humanitaire réservé aux civils près de la route du Castello  

 

 

L’armée arabe syrienne a libéré la route stratégique du Castello, considérée par de nombreux médias comme la «seule voie» pour fournir de l’aide humanitaire à Alep. Dans la ville, les unités du génie s’emploient à reconstruire les infrastructures vitales.

 

«À la suite des actions efficaces menées par les forces gouvernementales syriennes, la route du Castello est maintenant complètement libérée. Ainsi, il n’y a plus aucun obstacle à l’acheminement de l’aide humanitaire à la population d’Alep», a annoncé le 30 novembre le lieutenant-général Sergueï Rudskoï, chef du Commandement opérationnel des Forces armées russes.

 

L’annonce de la libération de la route a également été exposée par Vitali Tchourkine, l’ambassadeur de la Russie aux Nations Unies : «Suite aux récents développements, la route du Castello peut être utilisée pour les livraisons d’aide à Alep-Est sans aucune restriction, négociation spéciale ou accord. Dès lors que les travailleurs humanitaires sont prêts, ils peuvent utiliser la route.»

 

La route stratégique du Castello, qui reliait les quartiers d’Alep occupés par la rébellion à la Turquie, a été surnommée «la route de la mort» par les médias occidentaux. Le contrôle de cet axe était cité comme l’un des principaux obstacles pour l’acheminement de l’aide humanitaire dans Alep.

 

Des unités du génie déjà en action dans les quartiers libérés 

Selon le ministère russe de la Défense, la situation dans les zones d’Alep reconquises par le gouvernement syrien est terrible. En quittant les quartiers, les rebelles ont saboté les systèmes de communication et autres infrastructures vitales, laissant les civils sans eau ni électricité.

 

Le lieutenant-général Sergueï Rudskoï a indiqué que des unités du génie de l’armée arabe syrienne ont «immédiatement» commencé à déminer la zone. Le ministère russe de la Défense a également précisé que des militaires russes avaient été déployés pour réparer les infrastructures vitales.

 

Selon le responsable militaire russe, le service public d’approvisionnement en eau a déjà été remis en marche dans certains quartiers. Le ministère russe a ajouté qu’il cherchait à fournir des installations pour permettre un retour à une vie paisible le plus tôt possible.

 

Sergueï Rudskoï a par ailleurs précisé : «En réponse à une demande des autorités syriennes, des spécialistes du ministère russe de la Défense examineront les zones de production et d’entrepôt d’armes chimiques dans les districts d’Alep libérés des terroristes.»

 

Ces deux derniers jours les forces gouvernementales syriennes ont beaucoup progressé à travers les quartiers libérés des djihadistes à Alep.

Origine: https://francais.rt.com/international/29929-responsables-russes-route-mort-syrie

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1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 17:45
L’armée arabe syrienne annonce que la ville  sera libérée d’ici la fin de l’année

origine Réseau international  par Valentin Vasilescu

 

 

Au cours des deux dernières semaines, l’armée nationale syrienne a réussi à libérer la majeure partie de la ville d’Alep, occupée par des mercenaires islamistes Jaish al-Fatah (l’ancien al-Nusra, la branche syrienne d’Al-Qaïda). Les actions de l’offensive de l’armée arabe syrienne ont mené à l’encerclement d’un groupe islamiste de 7000 mercenaires dont les possibilités de résistance sans renforts ne peuvent excéder deux ou trois semaines.

 

A l'adresse suivante il est possible d'agrandir cette carte,

http://reseauinternational.net/wp-content/uploads/2016/11/2811-50-aleppo-city2-1024x689.jpg

 

L’Etat-major de l’armée arabe syrienne a déployé des forces supplémentaires à l’est de la ville d’Alep pour pouvoir exécuter des manœuvres d’enveloppement des dispositifs de défense des mercenaires islamistes afin de faire céder l’ensemble de leur ligne défensive. Une nouvelle opération offensive est en cours et son axe principal vise à couper en deux la poche créée par l’encerclement des mercenaires islamistes à l’est d’Alep. Dans cette opération terrestre, un soutien aérien est assuré par l’aviation syrienne et les bombardiers légers russes de la base de Hmeymim.

 

En même temps que cet objectif principal, une avance considérable a été réalisée sur un axe secondaire dans le Nord de la poche d’encerclement où sont concentrées les principales forces rebelles, par des attaques en direction du quartier de Handariyah. Les attaques sont exécutées par des groupes tactiques de la 42ème Brigade blindée de l’armée arabe syrienne renforcée par le 102ème bataillon de la garde républicaine iranienne et deux bataillons palestiniens (Liwa al-Qods et le Hezbollah). À la suite de ces attaques, plusieurs groupes de mercenaires islamistes ont préféré cesser les combats, certains se rendant, d’autres essayant de se mêler à la foule des réfugiés civils. Ces succès importants obtenus par l’armée arabe syrienne sont le résultat de son processus de modernisation, lancé conjointement par des experts militaires russes et iraniens, basé sur l’expérience  du combat du Hezbollah [[1]].

 

Une fois que la moitié nord de la poche encerclée sera  neutralisée, les lignes de défense des mercenaires islamistes dans la moitié sud de la poche, désormais soumis à des attaques concentriques, devront succomber. Toute la partie Est de la ville d’Alep sera libérée par l’armée arabe syrienne dans les 5-7 jours maximum.

 

Simultanément à ces attaques contre cette poche à l’Est de la ville d’Alep, les groupes tactiques de la 40ème brigade chars de l’armée arabe syrienne, renforcés par les bataillons des forces spéciales Guépard et des blindés légers appartenant aux Forces de défense (NDF), ont déclenché des attaques contre les lignes de défense des mercenaires islamistes à la périphérie du nord-ouest et à l’ouest de la ville d’Alep. Ces attaques bénéficient du soutien aérien de l’aviation russe embarquée sur le porte-avions Amiral Kuznetsov et des missiles lancés depuis le porte-avions, le croiseur Pierre le Grand, les destroyers et frégates du groupe naval russe déployé en Méditerranée orientale. Le groupe naval russe a, en effet, pour mission d’empêcher les mercenaires islamistes d’apporter des renforts dans la ville d’Alep depuis la zone de concentration du gouvernorat d’Idlib, située à 30-40 km de la ville d’Alep. [[2]]. Après la liquidation de la poche de l’Est d’Alep, prévue le 3 ou 4 Décembre 2016, toutes les unités de l’armée arabe syrienne et de ses alliés, se déploieront à l’ouest d’Alep pour la libération complète de la ville des mains de mercenaires islamistes.

Valentin Vasilescu

Traduction AvicRéseau International


En savoir plus sur http://reseauinternational.net/larmee-syrienne-annonce-que-la-ville-dalep-sera-liberee-dici-la-fin-de-lannee/#bk7Xpq8CMzOHu8Si.99

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30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 13:52
la Russie sur ses gardes
Par MK Bhadrakumar repris sur
Comité Valmy

Ironie du sort, c’est maintenant au tour du président russe Vladimir Poutine de reprendre ce que feu Ronald Reagan avait un jour conseillé à propos des relations soviéto-américaines : « Faire confiance, mais vérifier ». Poutine pourrait cependant introduire une légère modification : « Faire confiance, mais prudemment ». Reagan a prononcé ces mots célèbres après avoir décidé qu’il pouvait faire des affaires avec Mikhaïl Gorbatchev – en fait pour insister spécifiquement auprès de ce dernier sur les procédures étendues de vérification qui permettraient aux deux parties de surveiller la conformité du Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire signé le 8 décembre 1987.

 

Gorbatchev aurait répondu : « Vous répétez cela à chaque rencontre », à quoi Reagan a répliqué : « J’aime ça. » Poutine doit avoir un échange jovial de ce genre avec le président élu américain Donald Trump, mais l’ambiance est frappante.

 

Poutine doit jauger que Trump fait juste des déclarations correctes à propos des liens avec la Russie, la dernière étant son interview avec le New York Times jeudi, où il a dit :

 

« J’aimerais pouvoir bien m’entendre avec la Russie et je pense qu’ils aimeraient bien s’entendre avec nous. C’est dans notre intérêt mutuel. Et je n’y vais pas avec une idée préconçue, mais je vous dirai, je dirais – quand on disait pendant la campagne que Donald Trump aime Poutine, et Poutine aime Donald Trump, j’ai dit, ouais, ce serait bien, je l’ai dit face à des milliers de gens, ne serait-ce pas bien que cela se passe vraiment comme on l’a dit, ne serait-ce pas bien si nous nous entendions effectivement avec la Russie, ne serait-ce pas bien si nous nous attaquions ensemble à ISIS, qui en plus d’être dangereux, coûte très cher, et d’ailleurs, ISIS n’aurait jamais dû être autorisé à exister, et que les gens se lèvent et me donnent un coup de main massif. Vous savez qu’on pensait que c’était mal que je m’entende avec Poutine ou que je croie fermement ce serait positif si nous pouvions nous entendre avec la Russie. C’est une grande chose que nous puissions nous entendre non seulement avec la Russie mais avec d’autres pays. »

 

Mais ensuite, Trump n’a pas osé appeler cela une saine remise à zéro, plaidant que la réticence est admise « après ce qui s’est passé auparavant » (sous l’administration Obama). Trump a réussi à donner une impression de bonhomie, d’alchimie personnelle et de lutte contre ISIS – rien de plus, rien de moins.

 

En tout cas, Moscou vient de faire deux annonces importantes, qui vont dans le sens de renforcer la dissuasion stratégique de la Russie contre tout mouvement militaire belliciste des États-Unis. Premièrement, Moscou a annoncé mardi dernier le déploiement de missiles sol-air de pointe S-400 et de missiles nucléaires Iskander à Kaliningrad en réponse au renforcement des capacités militaires de l’OTAN aux frontières occidentales de la Russie.

 

Les analystes militaires considèrent le système Iskander comme supérieur à tous ses analogues américains ou étrangers en termes de mobilité stratégique, de furtivité, de mission de vol et de capacité à remplir des missions de combat sous le feu et les contre-mesures électroniques. Effectivement, toute l’Europe devient maintenant une cible facile. La durée de vol d’un Iskander de Kaliningrad à Berlin sera à peu près de trois minutes.

 

Sur le plan politique, la Russie surveille l’OTAN, ce qui signifie surveiller l’administration étasunienne. Poutine a laissé entendre récemment dans une interview avec Oliver Stone que les décisions de l’OTAN sont prises à Washington.

 

Deuxièmement, mardi, les médias russes ont révélé le déploiement de systèmes de missiles côtiers sol-mer dernier modèle, dénommés Bal et Bastion dans les îles Kouriles contestées de l’Extrême-Orient. Le Bal a une portée de 130 kilomètres et le Bastion de 300 kilomètres.

 

Moscou maintient que le déploiement ne devrait pas nuire aux pourparlers avec Tokyo pour la signature d’un traité de paix. En effet, le déploiement aux Kouriles doit être vu dans le contexte de l’essai par les États-Unis d’un missile intercepteur conçu avec l’aide de la technologie japonaise, ainsi que de l’essai du missile standard SM-3 américain et du système de défense antimissile AEGIS.

 

La coopération américano-japonaise dans la défense antimissile est censée être uniquement dirigée contre Pyongyang, mais Moscou rejette cet argument comme spécieux. Bien sûr, le déploiement dans les Kouriles est une rebuffade pour le Japon et un signal à Tokyo que Moscou ne fera aucune concession territoriale, mais sur le plan stratégique, c’est le positionnement américain dans l’Extrême-Orient russe – sous le prétexte de la menace nord-coréenne – et l’alliance du Japon et des États-Unis qui préoccupe la Russie. (Lire un commentaire russe : Russia-Japan Territorial Dispute : Security, Defense Missile Issue Come First.)

 

Fait intéressant, le Kremlin s’est empressé de rechercher la compréhension du Japon. Poutine doit s’y rendre le 15 décembre.

 

Ces déploiements russes dans ses zones frontières occidentales et orientales ont été mis en place même avant que Poutine et Trump ne se rencontrent. À l’évidence, Moscou s’attend à ce que la normalisation des liens avec les États-Unis prenne du temps. Le porte-parole du Kremlin a dit mercredi : « Nos relations bilatérales sont au plus bas donc il est difficile de les rendre pires, mais nous espérons assurément la reprise d’un dialogue (avec la présidence de Trump) et nous allons entamer un processus lent et difficile pour faire reprendre un cours constructif à nos relations. »

 

L’élément important est que Moscou sera prudent. Malgré les signes prometteurs émis par Trump jusqu’à présent – y compris son interview au Times –, il doit vaincre la résistance acharnée des milieux de l’establishment américain dans la politique étrangère et stratégique et dans l’idée même d’améliorer les relations avec la Russie. La timidité de Trump à utiliser le mot de « remise à zéro » pour caractériser ce qu’il a à l’esprit, sera remarquée à Moscou.


– Le 24 novembre 2016
– Source : Indian Punchline

Traduction le Saker francophone

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29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 14:25
"La politique économique de François Fillon freinera (encore plus note de JF)) la croissance"

Par Challengesoir Le 25.11.2016 à 16h56

Eric Heyer, économiste à l’institut de conjoncture OFCE, de tendance keynésienne, analyse l’impact du programme économique du favori de  la primaire de droite.  Pour lui, sa politique de rigueur abaisserait la croissance française de 0,7 point chaque année. Un choc détonnant…

 

François Fillon veut couper de 100 milliards dans les dépenses publiques et aussi baisser de 50 milliards les prélèvements, quel impact cela aura-t-il sur l’économie française?

 

Sans la présenter ainsi, Fillon propose une politique d’austérité, puisqu’il veut serrer la vis sur les dépenses, et ne redistribuer que la moitié de l’argent en baisses d’impôts et charges. Son impact s’estime avec les calculs, désormais bien établis, de multiplicateur budgétaire. Ainsi, on sait que la baisse des dépenses publiques (qui implique une moindre consommation des agents publics) a un effet dépressif sur l’économie d'au moins 1, ce qui veut dire que 1 euro en moins dépensé par les administrations publiques est égal à 1 euro de moins apporté au PIB français, soit -100 milliards. De l'autre côté, les baisses de prélèvements (qui rendent de l’argent aux agents privés) ont un effet dynamisant sur l’économie, mais un peu moindre, autour de 0,8. D’autant que là, la baisse de pression fiscale est ciblée, elle ne profite pas à tout le monde. Car Fillon veut alléger massivement les charges et impôts des entreprises, alléger également la note fiscale des ménages aisés (suppression ISF, moindre taxation des revenus du capital, relèvement quotient familial, rétablissement allocations familiales pour les plus riches…) mais, en contrepartie, il veut faire grimper la TVA de 2 points, ce qui frappe le portefeuille de tous les Français, notamment les plus modestes. Or, pour relancer la consommation et donc l'activité, il vaut mieux au contraire redonner du pouvoir d’achat aux classes populaires et moyennes, car les plus riches, quand on les ponctionne moins, ont plus tendance à épargner qu’à consommer! Les expériences passées de relèvement de TVA ont d’ailleurs montré qu’il y a toujours un impact négatif sur la consommation, même s'il s'efface dans le temps. Avec un multiplicateur un peu en-dessous de 0,8, la baisse de prélèvements génèrerait autour de +30 milliards. D’un côté, 100 milliards en moins, de l’autre 30 milliards en plus, cela fait -70 milliards, donc environ -14 milliards par an soit, alors que 1 point de PIB vaut 20 milliards, autour de -0,7 point de PIB retranché à la croissance chaque année. C’est un sacré frein! Or, sous 1,3% de croissance par an, l’économie ne crée pas d’emplois.

 

Pourtant, François Fillon a donné ses prévisions de croissance pour le quinquennat à venir et compte bien redynamiser la croissance grâce à son programme, qu’il anticipe à 1,6% en 2019, 1,9% en 2020, 2,1% en 2021 et 2,3% en 2022…

François Fillon a pris le parti de mener une politique de l’offre volontariste. En favorisant largement les entreprises (baisse de charges mais aussi flexibilisation du marché du travail), il espère les pousser à investir et doper leur compétitivité à l’international. Il compte ainsi faire basculer le modèle de croissance français, pour qu’il soit moins basé sur la consommation (qui pèse pour environ 60% du total aujourd’hui), et plus sur l’investissement et le commerce extérieur. C’est un pari très risqué. D’abord parce que les entreprises n’investissent pas simplement parce que leur santé financière s’améliore grâce aux baisses de charges, et donc qu’elles retrouvent les moyens de le faire. Elles investissent surtout si ça devient nécessaire pour répondre à la demande, si leur carnet de commande gonfle et qu’il y a des débouchés… en bref, c’est surtout le dynamisme de la consommation qui pousse à l’investissement. Ou alors, il faut espérer que, grâce à la baisse des coûts, les produits tricolores soient désormais plus compétitifs et donc plus achetés sur les marchés étrangers, que la demande extérieure supplée la faiblesse de la demande intérieure… Un sacré défi alors que, jusqu’ici, la France n’a fait que perdre des parts de marché à l’international.

 

Cette politique de compétitivité tirant parti de la mondialisation a cependant fait la réussite, célébrée, de l’Allemagne…

C’est exact mais il faut se souvenir que quand l’Allemagne a entamé sa politique de rigueur et de réformes, en 2000, sa croissance en a été dans un premier temps très affaiblie, sous 1% de 2002 à 2005, inférieure de quasi 2 points au reste de l’Europe. Ce n’est que plus tard que l’effet des réformes lui a profité. Ensuite, ce modèle de croissance par les exportations convient bien à l’Allemagne car c’est une Nation avec une industrie puissante, performante, et qui a des points forts dans des secteurs, comme les machines-outils, justement tirés par le dynamisme des pays émergents. Le « made in France » est bien moins prisé. Enfin, le succès de cette stratégie allemande a été rendu possible parce que c’était le seul pays à cette période, à mener cette politique de fourmi alors que ses voisins jouaient les cigales. Du coup, les Européens ont nourri la croissance des Allemands. Mais si tous les pays serrent la vis en même temps, comme cela a été le cas dans la zone euro entre 2011 et 2015, cela ne fait qu’anémier la croissance de la zone sans qu’aucun pays n'en tire vraiment parti.

 

La meilleure chance de réussite, pour le plan de Fillon, c’est peut-être que justement, le FMI et l’Union européenne sont dernièrement revenus sur leur doxa inflexible d’orthodoxie budgétaire. L’Espagne, le Portugal, la Grèce en profitent pour lâcher du lest, alors que l’Allemagne a aussi desserré sa contrainte budgétaire depuis deux-trois ans. Et le Royaume-Uni post-Brexit de Theresa May est également moins dur sur l’austérité que celui de David Cameron. La France peut donc peut-être jouer à son tour au passager clandestin, qui pourra profiter de l’expansionnisme des autres pour mener son austérité à moindre frais. Pour autant, les prévisions de croissance de François Fillon semblent quand même très optimistes…

 

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28 novembre 2016 1 28 /11 /novembre /2016 15:45
par Bruno Guigue

Origine Comité Valmy

 

 

Fidel Castro vient de partir dans l’autre monde, et déjà on entend la rumeur mensongère propagée par les calomniateurs de service. Les chacals de la presse bourgeoise tournent autour de sa dépouille avec gourmandise. Ceux qui couvrirent Hugo Chavez de leurs ordures sont là, décidés à repasser à table. Pas de doute. Ces journaleux à la solde de leurs maîtres, ces chiens de garde du capital vont le clamer sur tous les tons : Fidel Castro était un tyran.

 

Un tyran, celui qui risqua sa vie dans la fleur de la jeunesse, balaya la dictature de Batista, restaura la souveraineté nationale, restitua sa fierté au peuple cubain, rendit la terre aux paysans, éradiqua la misère, fit taire le racisme, libéra la femme cubaine des chaînes du patriarcat, créa le meilleur système de santé du Tiers Monde, réduisit la mortalité infantile dans des proportions inconnues dans le reste de l’Amérique latine, élimina l’analphabétisme, offrit l’éducation à tous, et résista victorieusement avec son peuple à l’agression impérialiste ?

 

Ils ne vous diront pas que Fidel Castro était un tyran parce que c’est vrai. Ces affabulateurs vous le diront parce que le castrisme incarne tout ce qu’ils détestent. L’amour de la liberté, l’exigence avec soi-même, la fierté de n’obéir à personne, l’éthique révolutionnaire alliée au sens du réel, l’élan généreux qui triomphe de l’indifférence, la solidarité sans faille à l’intérieur comme à l’extérieur, le patriotisme qui n’éloigne pas de l’internationalisme, au contraire, mais en rapproche. Tout cela, c’est le castrisme. Un illustre combattant de la libération africaine en savait quelque chose.

 

Lorsque Nelson Mandela quitte sa prison sud-africaine, son premier voyage est pour La Havane. Il vient remercier le peuple cubain qui a versé son sang pour terrasser l’apartheid. En vingt ans, 300 000 Cubains combattirent le colonialisme en Afrique. L’armée sud-africaine repoussée à Cuito Cuanavale, l’indépendance de la Namibie arrachée à Pretoria, l’ANC dotée d’une base-arrière et confortée par la solidarité communiste internationale, la chute finale de l’apartheid rendue inéluctable : ces pages de l’histoire africaine ont aussi été écrites avec du sang cubain. Nous l’avons oublié. Les Sud-Africains et les Cubains, eux, s’en souviennent.

Les intellectuels en service commandé, bien sûr, vous diront avec une moue dédaigneuse que Castro était communiste. Il l’était, en effet ! Parce que l’Union soviétique s’était rangée au côté de cette révolution cubaine que les Etats-Unis voulaient étouffer, parce que l’idéologie communiste soulevait les affamés et les humiliés, parce qu’elle signifiait un avenir meilleur que l’enfer capitaliste. Au cours de son histoire, l’URSS a commis de lourdes erreurs, mais elle fut souvent du bon côté de la barricade.


Oui, Castro était communiste, et il avait bien raison. Lénine fut le premier à proclamer le "droit des nations à disposer d’elles-mêmes" (1916).

 

L’URSS liquida le nazisme au prix de 20 millions de morts, elle joua un rôle décisif dans la décolonisation de l’Asie du sud-est, elle aida les Arabes face à l’agression sioniste en 1967 et 1973, elle soutint la lutte pour les indépendances africaines et donna le coup de grâce à l’apartheid en fournissant un appui décisif à l’ANC. Ce n’est pas si mal. Ennemis jurés de Castro, les USA ont tué Lumumba et Allende, destitué Mossadegh, massacré deux millions de Vietnamiens et un million d’Irakiens, soutenu l’agression sioniste, livré Mandela, assassiné Che Guevara et créé Al-Qaida.

 

Fidel Castro avait vu juste. Fidèle à ses idéaux, Fidel le bien-nommé est désormais entré dans l’Histoire par la grande porte.

Bruno Guigue, ancien élève de l’École Normale Supérieure et de l’ENA, Haut fonctionnaire d’Etat français, essayiste et politologue, professeur de philosophie dans l’enseignement secondaire, chargé de cours en relations internationales à l’Université de La Réunion. Il est l’auteur de cinq ouvrages, dont Aux origines du conflit israélo-arabe, L’invisible remords de l’Occident, L’Harmattan, 2002, et de centaines d’articles.

 

 

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26 novembre 2016 6 26 /11 /novembre /2016 17:22

Origine réseau Voltaire

 

L’armée de l’Air russe avait été contrainte par le président Vladimir Poutine de stopper ses bombardements des jihadistes d’Alep-Est durant la fin de la campagne électorale états-unienne ; étant entendu que toute intervention russe aurait pu favoriser l’élection d’Hillary Clinton. L’Otan en a profité pour tenter d’envoyer des renforts en provenance d’Idleb vers Alep-Est. Le Hezbollah, pris en tenaille entre les deux groupes jihadistes est parvenu —seul— à tenir sa position et à empêcher la jonction.

 

Très impressionné par cette victoire, l’armée russe a demandé à rencontrer le Hezbollah pour étudier ses techniques de combat. Un premier contact entre Russes et Libanais avait déjà eu lieu lors de la bataille de Deraa.

 

Outre le fait que ces techniques seront désormais enseignées dans les académies militaires russes, une coordination permanente devrait être mise en place entre l’armée russe et la Résistance libanaise.

 

Ce rapprochement tardif pourrait avoir à terme un impact au Liban où est stationné le chef régional de la diplomatie russe, Alexander Zasypkin, et en Iran dont les liens avec le Hezbollah se distendent.

 

Actuellement, la Russie n’entretient aucun contact permanent avec des partis politiques libanais, à l’exception du Parti démocratique du prince Talal Arslane —un allié du Hezbollah—. La vie politique libanaise est partagée entre l’Arabie saoudite, les États-Unis, la France et Israël.

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25 novembre 2016 5 25 /11 /novembre /2016 16:42

par Jacques Sapir

Extrait

 

...C’est donc sur le versant économique que le projet politique de François Fillon pêche le plus. Il n’y a eu aucune autocritique sur les politiques qu’il a conduites en tant que Premier-ministre, si ce n’est pour exprimer des regrets de ne pas avoir fait plus d’austérité. Pire, son programme nous annonce un renforcement de ces mesures néfastes. Prenons ainsi les 5 premières mesures de son programme :

 

  1. 100 milliards d’euros d’économies en 5 ans sur les dépenses publiques.
  2. 40 milliards de baisse des charges pour les entreprises et 10 milliards d’allégements sociaux et fiscaux pour les ménages.
  3. Fin des 35 heures dans le secteur privé et retour aux 39 heures dans la fonction publique.
  4. Suppression de l’ISF pour aider au financement des entreprises,
  5. Recul de l’âge de la retraite à 65 ans et unifier tous les régimes de retraite pour maintenir le pouvoir d’achat des retraites
  6.  

La première de ces mesures pose la question de la croissance. De telles réductions des dépenses publiques, environ 1% du PIB par an en moyenne, cela est maintenant admis par une majorité des économistes, y compris les économistes du Fond Monétaire International[1], auront un impact très négatif sur la croissance, et donc sur l’emploi. On ne demande certes pas à un homme politique de lire des travaux d’économistes. Mais, à tout le moins, ceci prouve qu’il est fort mal conseillé, et surtout qu’il n’a tiré nulle leçon de sa précédente expérience du pouvoir. D’ailleurs, le programme de François Fillon est en complet décalage avec ce que proposent les conservateurs anglais avec Mme Theresa May, ou ce que promet Donald Trump. Et cela, pour le coup, on est bien fondé à le lui reprocher. Non qu’il ne faille réviser l’orientation des dépenses. Le budget de l’Etat délaisse l’investissement de compétitivité du territoire au profit de dépenses clientélistes. Il faut donc réallouer une partie des dépenses publiques et non supprimer.

 

La « baisse des charges », qui est la deuxième mesure, est en réalité une baisse des cotisations. Il faudra donc baisser d’un même chiffre les prestations sociales OU faire payer aux salariés (ou aux contribuables) ce qui ne le sera plus par les entreprises. Ce qui exercera, là encore, un effet profondément dépressif sur la croissance et l’emploi. L’effet dépressif de ce choc fiscal, que François Fillon veut faire passer par la TVA, l’emportera sur les aspects positifs d’une baisse de la contribution des entreprises. Ici encore, c’est l’investissement qui sera la première victime, car les entreprises, pour construire leurs prévisions d’investissements, se fondent sur les perspectives de la consommation.

 

La troisième mesure est la fin des 35 heures, ce qui représente une des « vaches sacrées » de la Droite en France. Mais, faire travailler à 39h dans toutes les professions, cela se traduira par une diminution des heures supplémentaires et donc une baisse du revenu des ménages, avec par conséquence une baisse de la croissance et de l’emploi.

 

La quatrième mesure, la suppression de l’ISF, est elle aussi une des « vaches sacrées » de la Droite. Non que ce dernier impôt soit parfait. Il est évident qu’il nécessite des modifications. Mais, là aussi, Fillon jette le bébé avec l’eau du bain.

 

Quant à la cinquième mesure, elle porte non seulement sur le recul de l’âge de la retraite à 65 ans mais aussi sur l’unification des régimes de retraites, et donc la fin des régimes spéciaux. Cette dernière mesure à l’apparence de la « justice » pour elle ; mais l’apparence seulement. En effet, dans les régimes spéciaux, on a des fonctionnaires dont les conditions de travail se sont profondément aggravées depuis une vingtaine d’années, et en particulier les fonctionnaires qui sont « au contact du public » comme on dit, et qui sont constamment en buttes aux incivilités, quand ce n’est pire. Retirer les droits particuliers dont ils bénéficient aujourd’hui ne peut que conduire à une profonde démotivation de ces fonctionnaires, que ce soit les policiers, les personnels de santé ou les enseignants, au moment même où ces fonctionnaires donnent des signes inquiétants d’épuisement. Soit on remontera de manière très significative (au moins 30%) leurs rémunérations, et l’on s’engagera à embaucher plus dans ces secteurs, soit il faut s’attendre à un effondrement de ces services fondamentaux, sur lesquels l’Etat et la République s’appuient. Ces mesures, en apparence dictée par la « justice » contiennent en réalité une injustice si criante qu’elles pourraient bien aboutir à une crise majeure de l’Etat. François Fillon prend ici, et l’on pèse ces mots, le risque d’être – s’il est en mesure d’appliquer son programme – l’homme qui aura détruit la République et l’Etat.

 

Un européisme fondamental

Fondamentalement, François Fillon est conscient du déficit de compétitivité qui s’est établi entre la France et ses principaux partenaires. Mais il raisonne « comme si » on pouvait parler de cette question sans aborder le problème des parités de change, c’est à dire le problème de l’Euro. La cécité dont il fait preuve à cet égard est assez étonnante. Il le fait parce qu’il ne veut sous aucun prétexte remettre en cause la monnaie unique. Or, l’existence d’un écart lié à la fois à la sous-évaluation de la monnaie allemande dans le cadre de l’Euro et à la surévaluation de la monnaie française est indéniable. Une étude du FMI, encore lui, l’évalue à 21%[2]. On peut considérer cette évaluation comme juste, tout comme on peut considérer qu’elle tend à sous-estimer l’ampleur du problème.

 

En fait, sans un écart du taux de change d’au moins 25% entre l’Allemagne et la France (et sans doute plus, de l’ordre de 30%), la France n’est pas compétitive. Mais, comment peut on obtenir un tel écart dans un régime qui fixe les parités monétaires, tout comme l’étalon-Or des années vingt et trente du vingtième siècle le faisait ?

 

Alors cet écart peut, bien sûr, être obtenu en faisant baisser les salaires en France et en espérant que ces mêmes salaires augmentent en Allemagne. Mais, même en espérant, ce qui est en réalité illusoire, une hausse réelle de 10% en Allemagne, cela implique une baisse de 15% en France, avec les effets dévastateurs qu’aura une telle politique sur l’économie française, et ce d’autant plus que nous sommes, et selon les propres mots de François Fillon, dans une situation grave, avec un très fort chômage et une baisse de l’investissement.

 

L’autre solution, qui serait non seulement incontestablement moins coûteuse, mais aussi dont la garantie de succès est considérablement plus élevée, consisterait à sortir de l’Euro, à laisser le « nouveau » Franc se déprécier d’environ 10% tandis que l’Euro allemand (et plus certainement encore le DM, car une sortie de la France ferait exploser la zone Euro) se réapprécierait d’environ 20%. Cette solution est en réalité la seule qui permette à la fois de résorber une partie du chômage de masse que nous connaissons (entre 1,5 et 2,0 millions à court terme), et de rééquilibrer nos comptes sociaux (moins de chômage signifiant plus de cotisations et moins de prestations) mais aussi nos comptes publics.

 

On a donc le sentiment que François Fillon promet à la France une politique qui va s’avérer extrêmement douloureuse et ceci sans aucune garantie de succès, alors qu’il pourrait proposer une autre politique dont le succès, lui, est garanti. On est bien ici en présence d’un aveuglement idéologique, d’une clôture autistique, qu’il partage – il faut l’ajouter – avec ses adversaires de la primaire de la Droite et du Centre, mais aussi avec les candidats potentiels de la gauche traditionnelles.

 

François Fillon, de Gaulle et Jean Monnet

La raison en est que François Fillon n’arrive pas à couper les ponts avec l’européisme, qu’il a pourtant critiqué que ce soit aujourd’hui ou dans le passé. Il reste soumis à cette idéologie et incapable de voir qu’elle détruit non seulement la France mais aussi l’Europe toute entière. L’aveuglement de François Fillon sur ce point a des conséquences extrêmement profondes et graves sur le reste de son programme. Il ôte toute cohérence à l’effort qu’il veut faire pour restaurer la souveraineté de la France, et assurer les conditions de sa véritable indépendance. François Fillon prétend parler comme de Gaulle, mais il pense comme Jean Monnet.

 

Derrière le discours gaullien qu’il affectionne et derrière la posture d’héritier qu’il se donne, il faut reconnaître la réalité de la soumission aux règles européennes, une soumission qui, en définitive, détruira ce que la coopération avec les autres nations a pu construire de positif. Car, la coopération ne se construit jamais dans la soumission, et cette vérité historique, François Fillon semble l’avoir décidément oubliée.

 

[1] Blanchard O. and Daniel Leigh, Growth Forecast Errors and Fiscal Multipliers, IMF Working Paper, Janvier 2013, Washington DC. Voir aussi, Baum A., Marcos Poplawski-Ribeiro, and Anke Weber, Fiscal Multipliers and the State of the Economy, IMF Working Paper, décembre 2012, Washington DC.

[2] IMF, 2016 EXTERNAL SECTOR REPORT, International Monetary Fund, juillet 2016, Washington DC, téléchargeable à : http://www.imf.org/external/pp/ppindex.aspx

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24 novembre 2016 4 24 /11 /novembre /2016 17:25
  explication pour les nuls

Par Pepe Escobar 24 novembre 2016

 

Bienvenue dans le meilleur des mondes politico-économiques de Trump.

 

Cela ne signifie pas la cessation du racket des changements de régime de Soros, ni celle du déploiement de ses multiples tentacules, parallèlement à la domination du Parti Démocrate par Clinton via le DNC. Le plan A – un Maïdan made in USA – n’est pas exactement populaire parmi les masses. Ainsi, le plan B – un harcèlement à long terme – a-t-il été décidé le week-end dernier, lors d’un sommet dans un hôtel de Washington.

 

Les pleurnicheries incessantes des bisounours immaculés – nous avons perdu l’élection présidentielle à cause des vilains FBI, WikiLeaks, Russes, etc. – était prévisible. Pourtant, parmi les DNC [bureaucrates du Parti démocrate] corrompus jusqu’à la moelle, il semble qu’aucun apparatchik n’ait jamais lu la Société du spectacle de Guy Debord ou soit familier avec la façon dont le showbiz – et les débats radiophoniques – fonctionnent.

 

Paris est sans doute la capitale mondiale de la pensée critique. Les cercles intellectuels parisiens perplexes ont au moins constaté que la crise pan-occidentale actuelle ne concerne pas seulement l’économie, la politique, les finances, la sécurité et l’immigration. C’est le discours politique lui-même qui est en cause.

 

Le diagnostic facile – style café chic – veut que la victoire de Trump soit le symptôme de la distorsion de la réalité par le langage, en manipulant les émotions. Il est vrai que le discours rationnel complexe ne paye plus. Les masses ne lisent pas des articles de 3 000 mots. C’est réservé aux élites et aux experts auto -proclamés. Mais ils répondent à des tweets outrageants. Plus que jamais, la perception est en effet devenue réalité.

 

D’où l’amalgame entre Trump et le Front National (FN) en France, dirigé par Marine Le Pen, elle aussi communicante magistrale, capable de transformer les émotions primaires en réalités politiques. Pas étonnant si le site internet «suprématiste blanc» Breitbart News – le ministère informel de l’information de Trump – va augmenter son exposition en France et soutenir Le Pen.

 

Là où le débat parisien a raison, c’est que l’isolationnisme nationaliste en Occident – en utilisant l’amalgame et les raccourcis terminologiques intelligents – est devenu une solution crédible pour soigner l’identité nationale. Ainsi l’attrait, pour de nombreux Européens, d’abandonner l’UE comme alternative crédible au chômage et pour accroître la sécurité. C’est un syndrome Trump remixé. Le barbelé – métaphorique ou autre – comme choix possible pour relancer la croissance économique.

 

En analysant la victoire de Trump comme une défaite du discours politique, ou une victoire de la subversion des mots, le débat de Paris a tout faux. Il avance, comme seule solution, de nobles exhortations à «se réconcilier avec la complexité». Le défi est de savoir comment nuancer et aborder la complexité avec des slogans.

 

Paroles, paroles, paroles…

Ce que les analyses intellectuelles sophistiquées ne comprennent  pas, c’est que l’équipe de Trump a élaboré une stratégie de mise en scène mettant en avant – quoi d’autre ? – une marque. Le dialogue a été maintenu à un minimum absolu – le tweet. Trump lui-même l’a dévoilé : «Ce ne sont que des mots». La machine à sous de Clinton est tombée dans le piège et a pris ces mots à la lettre. Ceux-ci étaient en fait des métaphores – compréhensibles par un écolier de CM2 et délivrées par un adulte personnifiant un écolier de CM2.

 

Dans son interview sur CBS dimanche dernier, Trump a admis l’évidence. Il a gagné à cause de la puissance des réseaux sociaux, en dépit de la machine à sous de Clinton «qui a dépensé beaucoup plus d’argent que moi». Trump a plus de 28 millions de followers combinés sur Twitter, Facebook et Instagram. Cette soi-disant «minorité cachée» a déjoué tous les modèles de sondages disponibles. Et en dehors de Washington et de Hollywood, ils étaient partout.

 

Trump a perfectionné l’art du discours politique simplifié, court-circuitant les intermédiaires, tout en réduisant les médias de masse, dans le processus, à n’être plus qu’un bruit de fond pathétique. Le New York Times – qui ne contient  «que les nouvelles dignes d’être imprimées» – a fourni un spectacle désolant en soi, promettant publiquement de «relater plus précisément les nouvelles du monde».

 

Ce n’est pas que Trump n’avait pas, officiellement, envoyé un avertissement : «Je suis très instruit. Je connais les mots. J’ai les meilleurs mots.» Et il sait comment obtenir le maximum d’effet d’un investissement minimal en mots. Le méga-investisseur Peter Thiel a tout pigé, en expliquant au National Press Club à Washington, comment «les médias prennent toujours Trump au pied de la lettre».

 

Thiel a souligné, peu de temps avant les élections, que «beaucoup d’électeurs qui votent pour Trump le prennent au sérieux, mais pas littéralement, alors quand ils entendent des choses comme le commentaire sur les musulmans ou le mur, leur question n’est pas ‘Ce mur sera-t-il comme la Grande Muraille de Chine ?’ ou bien : ‘Comment exactement allez-vous renforcer les contrôles ?’ Ce qu’ils entendent, c’est que nous aurons une politique d’immigration plus saine et plus judicieuse.»

 

Et alors, où est le problème si Trump tuait la syntaxe par ses tirades puissantes et inarticulées ? Le sens était toujours clair. L’accumulation de dispositifs rhétoriques explosifs visait toujours à exploiter l’émotion brute. Ainsi, l’avalanche de «nous et eux», d’«énoooormes» superlatifs – «incroyable», «immense potentiel», «merveilleux» – toutes sortes d’hyperboles, de répétition sans arrêt, un bégaiement calculé pour améliorer sa marque de commerce d’«improvisateur»,  et une mer d’euphémismes – «attraper les femmes par la chatte ?» Nah, tout simplement le vieil «argot de vestiaire».

 

Les bisounours immaculés ont sans cesse été  réconfortés par leur interprétation standard d’un Trump escroc inventé par les médias, qui a d’abord excellé dans la télé-réalité et a ensuite transformé la politique en un cirque. Ils ne l’ont pas vu capitaliser sur l’attractivité de son monstrueux ratio d’efficacité publicitaire par rapport aux dollars dépensés. Ils ne voyaient pas que, plus les médias – détestés – l’attaquaient, plus il cherchait la minorité invisible. Ils n’ont pas vu comment la marque Trumpienne de «réalisme magique» a joué toutes sortes de manigances avec la réalité.

 

Le darwinisme social [que le meilleur gagne] devenu fou furieux

Zygmunt Bauman, le meilleur conceptualisateur de la modernité nomade – qui a exercé une énorme influence sur mon livre de 2007 Globalistan – a correctement observé comment Trump a offert une condamnation unique et sans appel – à vivre une fois dans sa vie – de tout le système politique.

 

Bauman se rend compte de la façon dont des mécanismes traditionnels, tels que la répartition du pouvoir entre le pouvoir exécutif, le pouvoir législatif et le pouvoir judiciaire de type Montesquieu, ainsi que les contrôles et les équilibres anglo-saxons de type checks and balances, peuvent être de plus en plus privés de sens, au profit d’une agrégation de puissance en mode autoritaire.

 

Bauman a parfaitement compris comment Trump a marié l’angoisse de l’identité à l’angoisse économique – condensant tous les aspects de l’angoisse existentielle, qui consume ce qui reste de la classe ouvrière et de la classe moyenne. D’où le succès de la solution éclair rapide – l’expulsion de la diversité ethnique.

 

L’électorat américain qui a pris la peine de voter – massivement, 43% d’abstention – peut avoir apprécié, selon Bauman, un homme fort non pas comme un poison mais comme un antidote. Un battant, capable de déployer des solutions instantanées avec des effets immédiats. Si, et comment il sera capable de l’assurer, est une autre histoire.

 

Ce qui est certain, c’est que la balançoire en Occident entre les conservateurs et la social-démocratie n’est plus une scie. Lorsque celle-ci était au pouvoir, tout le monde reproduisait de légères variations du néolibéralisme.

 

Maintenant, comme on l’a vu, le libéralisme a reçu un sérieux coup au corps,  même si la soi-disant gauche progressiste a totalement échoué à vendre aux masses une critique sérieuse et historique du néolibéralisme.

 

Pendant ce temps, la guerre civile – nationale et mondiale – est maintenant âpre, partout. Le darwinisme social se déchaîne. Nous avons un mur atlantique – du Brexit au Rio Grande – en voie d’érection contre le Sud global. Nous avons l’homme blanc en déclin contre les minorités qui, dans bien des cas, sont devenues majoritaires. Nous avons des élites occidentales opposées à l’islam – une absurdité, parce que le véritable ennemi est le djihadisme-salafiste, une déviation du wahhabisme. Et finalement, nous avons l’Ultime Prédateur – l’Homme – décimant sans relâche la nature.

 

Au sens de Gramsci, l’ordre ancien s’est complètement effondré, mais le nouvel ordre n’est pas encore né. Il pourrait s’agir d’un nouvel ordre basé sur les BRICS, principalement la Russie, l’Inde et la Chine. La gauche progressiste doit trouver la feuille de route conceptuelle pour en faire partie – et l’influencer.

 

Pendant ce temps, nous vivrons parmi la myriade de débris provenant de l’Engin explosif improvisé que seront les politiques de Trump. L’Amérique a inventé le politiquement correct. Trump a bombardé le politiquement correct. L’Amérique est fière des médias de masse. Trump a bombardé les médias de masse. Ce sont déjà deux victoires importantes.

 

Trump a lancé une OPA sur la Maison Blanche. Maintenant, il est le PDG. Si – et c’est un si important – il parvient à la gérer comme une entreprise saine, cela peut être une bonne affaire, non seulement pour les États-Unis, mais pour la planète entière.

Pepe Escobar

Pepe Escobar est l’auteur de Globalistan : How the Globalized World is Dissolving into Liquid War (Nimble Books, 2007), Red Zone Blues : a snapshot of Baghdad during the surge (Nimble Books, 2007), Obama does Globalistan (Nimble Books, 2009), Empire of Chaos (Nimble Books) et le petit dernier, 2030, traduit en français.

Traduit et édité par jj, relu par nadine  pour le Saker Francophone

Article original paru dans Strategic-Culture

source: http://lesakerfrancophone.fr/trump-et-la-politique-explication-pour-les-nuls

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23 novembre 2016 3 23 /11 /novembre /2016 17:47

Sur le terrorisme, les responsabilités des uns et des autres

 

A voir et revoir, à chacun de juger

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