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27 mars 2020 5 27 /03 /mars /2020 11:01

Par Dominique Delaware

Sous le titre "Chloroquine - Reprenons les faits, rien que les faits" (de Valérie Bugaud), le texte ci après traite du "médicament miracle".

J’en ai emprunté une très large part à d’autres auteurs et, après les vérifications d’usage, je me suis permis de le commenter.

- Le mari d’Agnès Buzyn, Monsieur Lévy, participe à l’inauguration du laboratoire P4 à Wuhan d’où le virus est pourrait être sorti ;

- avant cela, le mari d’Agnès Buzyn s’est fâché avec Didier Raoult, en refusant les labels del’INSERM au centre de recherche mondialement réputé (IHU) dirigé par le professeur Didier Raoult ;

- le professeur Didier Raoult montre que le médicament classique de la Chloroquine soigne 90% des cas de coronavirus s’ils sont dépistés assez tôt, et si le médicament est dosé avec précaution.
Il s’oppose au confinement généralisé des porteurs sains qu’il juge digne du Moyen-Age. Il prône un dépistage généralisé, et un traitement rapide avec la chloroquine, et avec confinement des seuls malades ;

- la chloroquine coûte 10 centimes le comprimé ; il est sûr que les laboratoire qui financent l’Insermcherchent des solutions bien plus coûteuses (pour faire de l’argent ? ….)

- en octobre 2019, monsieur Lévy, président de l’Inserm et mari de la ministre, a révoqué le statut de « fondation » des IHU, pour reprendre le contrôle sur leur recherche

- le Professeur Raoult qui dirige l’IHU de Marseille est visé directement par cette directive ;

- le 13 janvier 2020, alors que l’épidémie se répand en Chine, Agnès Buzyn classe la Chloroquine (le fameux remède) dans les substances vénéneuses (disponible seulement sur ordonnance), alors que cela fait 50 ans qu’elle est en vente libre ;

- il y a quelques semaine, après avoir qualifié de « vénéneux » en Janvier le seul remède d’urgence envisageable et disponible sur le marché, Agnès Buzyn a déclaré avoir su que ce serait une hécatombe, et qu’il n’y avait pas (ou plus ?) de remède ; elle en aurait, dit-elle, pleuré…. Elle a, au passage, dénoncé la « mascarade » des élections.

- le gouvernement de Macron fait un confinement généralisé de la population, il ne parle pas de la chloroquine ;

- il affirme que les policiers ne doivent pas porter de masques (ils ont été volés pour la plupart, et iln’y en a même pas pour les soignants) ;

- il refuse le dépistage de masse, pourtant pratiqué avec succès en Corée et en Allemagne, ;

- il refuse de fermer les frontières avec les pays contaminés ;

- le journal le Monde et l’Agence d’État de la santé qualifient les recherches du professeur Raoult de Fake News, avant de se rétracter ; (notons au passage la fiabilité de ces deux organismes…..)

- le Professeur François Perrone révèle, il y a quelques jours, sur LCI que le stock de chloroquine de la pharmacie centrale française, a été pillé ;
- ailleurs dans le monde, la semaine dernière, grâce à un tweet d’Elon Musk, en 48h, Donald Trump met la chloroquine à disposition de tous les américains ;

- le Maroc achète les stocks de chloroquine de Sanofi à Casablanca ;
- le Pakistan va accroître sa production de la chloroquine à destination de la Chine ;

- la Suisse exclut, elle aussi, le confinement généralisé de la population, pratique un large dépistage et traitement rapide, et accuse la France de faire de la politique spectacle ;

- la société TEVA en Israël annonce qu’elle va livrer gratuitement plus de 10 millions de doses de chloroquine aux USA ;

- Estrosi, soigné lui-même à la chloroquine et sans réponse du gouvernement, a appelé directement Sanofi pour qu’il livre la chloroquine aux hôpitaux de Nice ;

- un premier test clinique sur 24 patients, dont l’état est jugé compatible avec un traitement à la chloroquine, a été réalisé par le professeur Raoult. C’est un succès. Aucun effet indésirable n’est constaté compte tenu des dosages utilisés.

- sous le lobbying intensif du Professeur Raoult, un test de la chloroquine, à grande échelle, a commencé finalement en France, sous la direction de l’Inserm ( ! ?), qui veut « refaire les expérimentations dans d’autres centres médicaux indépendants ( ?) » : ce qui prendra 6 semaines de plus... avec le nombre de victimes à attendre de ce nouveau délai.

Commentaire DD : Pour moi, ces faits semblent montrer qu’il existe bien un conflit d’intérêts entre le couple Levy-Buzyn, mari et femme, soutenu par des complices au sein de l’appareil d’état, et le professeur Raoult. Il est surprenant qu’un médicament, la Chloroquine, considéré comme la solution d’urgence (à défaut d’autres solutions) dans le reste du monde (USA, Chine, Suisse, Israël entre autres) soit classé comme « vénéneux » par madame Buzyn, encore ministre français de la santé en janvier dernier, alors qu’il était en vente libre depuis 50 ans ( ???)

L’action des lobbies pharmaceutiques (mais pas que ...) et les pressions exercées sur la ministre française sont évidentes. Le problème est que le prix à payer pour ce combat d’arrière garde mené par les lobbies pour « faire de l’argent », se compte en centaines de vies humaines françaises.

On me rétorquera que l’INSERM (sponsorisé par les lobbies pharmaceutiques) et les membres du « conseil scientifique » (eux aussi « sponsorisés » par les labos comme le sont de nombreux médecins en France ….), qui conseillent le président français (lui aussi largement sponsorisé lors de l’élection présidentielle de 2017) ont ordonné une étude indépendante ( ?) qui produira ses résultats dans 6 semaines…..

Personnellement, j’ai une confiance extrêmement limitée dans l’indépendance de l’INSERM, dirigé aujourd’hui par Gilles Bloch, coreligionnaire du couple Buzyn-Lévy, et mis en place par eux à la tête de l’institut. Il ne fait guère de doute que tout sera fait pour diaboliser la Chloroquine et le professeur Raoult. La Chloroquine sera bien présentée comme un « poison » par un groupe d’ experts français » judicieusement choisis …...(et sponsorisés).

Pour tenter de crédibiliser son discours, l’INSERM tentera d’y associer les autorités desanté européennes dont chacun sait, qu’elles sont aujourd’hui, elles aussi, « tenues » par les mêmes lobbies….. Le pauvre « pot de terre » Raoult a du souci à se faire contre le pot de fer « INSERMUE ».

Wait and See : le bras de fer va être amusant car le pot de terre Raoult ne manque pas, lui, de cervelle, de compétences et de ressources. Il ne se laissera pas faire …….

Dominique Delaware
25 mars 2020
Réseau International

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18 mars 2020 3 18 /03 /mars /2020 15:36

Les potentialités de la chloroquine

 

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18 mars 2020 3 18 /03 /mars /2020 14:11

(avec taux de mortalité des patients par âge, sexe, et patients atteints de multi-pathologies)

Repris sur ASAF (Association de soutien à l’armée française)

 En réponse aux questions qui m'ont été posées sur le taux de mortalité par âge, sexe et pour les patients atteints de multi-pathologies, je vous adresse aujourd'hui les résultats d'une étude conduite par l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé) sur les 56 000 premiers patients «chinois» traités. L'OMS a envoyé une mission en Chine pour suivre le développement de l'épidémie. Ce rapport a été publié le 27 février 2020 sur le site de l'OMS et se traduit par les tableaux qui suivent.

Ce premier tableau semble indiquer que le risque de décès est infime en dessous de 50 ans, mais qu'il monte rapidement avec l'âge au dessus de 50 ans …

 

 

Les auteurs du rapport expliquent la différence par le fait que les hommes fument beaucoup plus que les femmes en Chine. Être fumeur ne serait pas bon pour combattre le coronavirus …

Pour les multi pathologies voici le tableau statistique :

Coronavirus –statistiques au 17 mars 0h00 GMT

 Il vaut donc mieux être en bonne santé pour affronter le coronavirus avec les meilleures chances de survie.

En clair, si vous êtes une femme de moins de 40 ans et en bonne santé, vous avez beaucoup plus de chances de survie au coronavirus qu'un homme de plus de 80 ans, affecté de problème cardio-vasculaire. On s'en serait douté mais on a des chiffres.

La suite …

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25 février 2020 2 25 /02 /février /2020 15:56

Parallèle… à distance !

Napoléon III et Victor Hugo : duo devenu très vite duel « à mort ». L’empereur encaisse les coups sans répondre, jusqu’à la chute de l’Empire. C’est le poète qui gagnera à la fin.

« Et s’il n’en reste qu’un, je serai celui-là ! »

Victor HUGO (1802-1885), Les Châtiments (1853)

Le prestigieux proscrit témoigne de son opposition irréductible à l’empereur, à présent haï de lui. Le poète qui se veut « écho sonore » et conscience de son siècle refusera de rentrer en France après le décret d’amnistie (1859). À la date où son œuvre est diffusée sous le manteau, l’opposition républicaine est réduite à néant : chefs en prison ou en exil, journaux censurés. Ces mots ont d’autant plus de portée, Hugo devenant le chef spirituel des républicains refusant le dictateur : « Si l’on n’est plus que mille, eh ! bien, j’en suis ! Si même / Ils ne sont plus que cent, je brave encore Sylla ; / S’il en demeure dix, je serai le dixième ; / Et s’il n’en reste qu’un, je serai celui-là ! »

« Louis Bonaparte ne connaissait qu’une chose, son but […] Toute sa politique était là. Écraser les républicains, dédaigner les royalistes. »2222

Victor HUGO (1802-1885), Histoire d’un crime (1877)

Ainsi résume-t-il la politique du nouvel homme fort, entre le coup d’État du 2 décembre 1851 et le rétablissement de l’Empire à son profit, en novembre 1852.

« Louis Bonaparte est un homme de moyenne taille, froid, pâle, lent, qui a l’air de n’être pas tout à fait réveillé […] Les chefs de la droite disaient volontiers de Louis Bonaparte : C’est un idiot. Ils se trompaient. C’est un livre où il y a des pages arrachées. À tout moment quelque chose manque. Louis Bonaparte a une idée fixe, mais une idée fixe n’est pas l’idiotisme. »2245

Victor HUGO (1802-1885), Napoléon le Petit (1852)

Un pamphlet n’est jamais impartial et Hugo en veut d’autant plus à l’homme qu’il l’a d’abord soutenu, dans sa course au pouvoir. Mais ces lignes ne sont pas plus sévères que le jugement de nombreux témoins, Même constat des historiens : Napoléon III, à l’image du Second Empire, est mal aimé, hormis quelques exceptions et de récentes réhabilitations.

« M. Louis Bonaparte a réussi. Il a pour lui désormais l’argent, l’agio, la banque, la bourse, le comptoir, le coffre-fort, et tous ces hommes qui passent si facilement d’un bord à l’autre quand il n’y a à enjamber que de la honte. »2253

Victor HUGO (1802-1885), Napoléon le Petit (1852)

Ralliements nombreux, mais ni plus ni moins choquants que tous les précédents, dans cette France qui ne cesse de changer de régime depuis le début du siècle. Hugo fut ulcéré par le coup d’État du 2 décembre 1851, combattu sans succès comme député à la Chambre et comme manifestant appelant le peuple aux barricades ; ulcéré par l’irrésistible ascension au pouvoir impérial qui a suivi, en 1852. Et d’accuser Napoléon III : « Il a fait de M. Changarnier une dupe, de M. Thiers une bouchée, de M. de Montalembert un complice, du pouvoir une caverne, du budget sa métairie. »

Karl Marx tourne en dérision le « héros Crapulinsky » (Le 18 Brumaire de Louis Bonaparte). Plaies d’argent et vie scandaleuse du personnage exagérées - son analyse des deux prises de pouvoir bonapartistes étant par définition marxiste.

« L’histoire a pour égout des temps comme les nôtres. »2257

Victor HUGO (1802-1885), Les Châtiments (1853)

Il faut être hors de France pour avoir cette liberté d’expression. Il faut être Hugo pour avoir ces mots. Le prestigieux proscrit de Jersey, bientôt de Guernesey, se veut plus que jamais la conscience de son siècle.

Après le pamphlet politique contre « Napoléon le Petit », Les Châtiments sont une œuvre poétique ambitieuse. Suite au crime du 2 décembre et à la répression, Dieu inflige le châtiment et l’expiation. Le Poète, seul face à l’océan, parlant au nom du Peuple, est le messager qui annonce l’espoir, avec la venue de temps meilleurs.

Hugo n’est pas marxiste, mais comme Marx, il dénonce le double crime bonapartiste et rapproche les deux coups d’État, 2 décembre 1851 et 18 brumaire an VIII, où Bonaparte prit le pouvoir par la violence. Les deux faits sont comparables et l’un est la conséquence de l’autre, mais Napoléon est un héros et l’autre un nain qui s’est servi du nom et de la légende.

« Citoyens, j’avais dit : le jour où la République rentrera, je rentrerai. Me voici ! »2335

Victor HUGO (1802-1885), de retour à Paris, gare du Nord, 5 septembre 1870

Actes et Paroles. Depuis l’exil (1876), Victor Hugo

Après dix-neuf ans d’exil, il rentre donc, sitôt proclamée la République. Il a pris le train de nuit de Bruxelles, pour passer inaperçu. Peine perdue. La foule l’attend. La renommée du poète proscrit a encore grandi. Il doit parler. Orateur né pour le peuple, les temps héroïques, la résistance : « Les paroles me manquent pour dire à quel point m’émeut l’inexprimable accueil que me fait le généreux peuple de Paris […] Deux grandes choses m’appellent. La première, la république. La seconde, le danger. Je viens ici faire mon devoir. Quel est mon devoir ? C’est le vôtre, c’est celui de tous. Défendre Paris, garder Paris. Sauver Paris, c’est plus que sauver la France, c’est sauver le monde. Paris est le centre même de l’humanité. Qui attaque Paris attaque en masse tout le genre humain. » Et l’Histoire continue, avec la IIIe République.

 

Victor Hugo et les Etats unis d’Europe par Nicole savy: http://groupugo.div.jussieu.fr/groupugo/94-01-15Savy.htm . Extraits

Note de Jack Freychet à l’intention de ceux et celles qui ne le sauraient pas Badinguet était le pseudo emprunté par Napoléon III lors de son évasion du Fort de Ham.

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11 février 2020 2 11 /02 /février /2020 10:19

L'euro c'est le foutoir actuel: la casse du code du travail, l'alignement des retraites par le bas, le chômage , la précarité, l'intermittence de l'emploi, la casse de notre système de santé, la baisse du pouvoir d'achat, la galère, le flicage et bien d'autres choses encore... La solution passe par le frexit puis l'appropriation collective des grands moyens de productions et d'échanges y compris médiatiques afin que cessent les bourrages de crânes quotidiens. Charbonnier doit redevenir maître chez lui, à défaut nous toucherons le fond les plus jeunes générations encore plus rapidement. Jack Freychet

 

https://www.upr.fr/actualite/soutenons-la-petition-pour-que-le-senat-fasse-le-bilan-de-leuro/

 

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10 février 2020 1 10 /02 /février /2020 18:23

Source le Saker Francophone

https://1.bp.blogspot.com/-9kgOjb0bGiU/XXE2T_L6r0I/AAAAAAAAG80/EiAC7EJvfS8uQ8FBYhXfLzRKy33jmSBZQCLcBGAs/s320/9782376040347_web.jpg

Ce petit livre est à la fois un résumé et une synthèse de son livre précédent, Les raisons cachées du désordre mondial, toujours aux éditions Sigest. Il est aussi un éclairage percutant de la situation géopolitique globale actuelle. En 100 pages, dans un format poche, ce livre vous permettra de profiter d’un large survol de la pensée de l’auteure, qu’elle développe par ailleurs depuis de nombreuses années sur notre blog et dans le livre cité ci-dessus qui est le développement de cette synthèse.

Si vous êtes déjà bien averti, vous pourrez profiter de ce condensé pour en parler autour de vous, texte en main ou pour l’offrir à vos amis et leur laisser l’occasion de monter en gamme. Sinon c’est un excellent marche-pied pour faire un large tour d’horizon des sujets importants à appréhender pour vous faire une meilleure idée de la réalité de notre monde. Pour moins de 10€, il ne faut pas hésiter à le diffuser et à partager les connaissances accumulées par Mme Bugault.

Sur le fond, ce livre appuie l’idée d’un changement de repère orthonormé des analyses de géopolitiques que 95% des analystes ne prennent pas en compte ! Les États ne comptent plus, du moins en Occident, dans la plupart des pays africains, et dans la plupart des pays du Golfe ainsi qu’en Amérique latine et sûrement aussi dans certains pays d’Asie.

Les véritables décideurs ne sont plus les États mais les puissances financières anonymes. Les géopolitologues continuent à faire comme si nous étions dans une ou des luttes d’État à État ! Leurs analyses sont donc, par essence, faussées, tronquées…

L’auteur pousse donc son analyse dans ses retranchements. Les peuples vont-ils laisser la situation se dégrader doucement, avec une mainmise totale sur nos vies et le retour à des formes d’esclavages assumées ou, comme en France avec les Gilets Jaunes, vont-ils pousser pour récupérer leur droit à s’autodéterminer en fonction de leur différents intérêts collectifs qu’il faudra juridiquement déterminer.

Avec ce texte, en bonus, l’auteur a ajouté un lexique très complet des acronymes et des définitions dont vous aurez besoin pour naviguer dans le grand jeu géopolitique de ce début de 21ème siècle. De la loi Le Chapelier, à la BRI, en passant par Bretton Woods, ce lexique est un excellent accélérateur de connaissances historiques, économiques et financières.

Pour accompagner cette note de lecture, on vous propose cette interview de l’auteur sur TV Liberté, datée du 6 Janvier 2020.

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7 février 2020 5 07 /02 /février /2020 10:31

L'avis de l'institut Pasteur:

Dans le cadre de sa mission de surveillance des virus respiratoires sur le territoire français, l’Institut Pasteur mobilise ses équipes, notamment via le centre national de référence (CNR) des virus des infections respiratoires. Son rôle est d’identifier et confirmer les suspicions d’infection respiratoires aiguës liées au nouveau coronavirus apparu à Wuhan, en Chine, en décembre 2019, et dont le bilan s’alourdit chaque jour en ce début d’année. L’épidémie survient, à l’aube du Nouvel An chinois, moment où des dizaines de millions de personnes transitent en Chine et à travers le monde.

- 22 janvier 2020, 10h -

Une pneumonie inconnue est apparue en Chine, en décembre 2019. Le virus en cause est un coronavirus appelé 2019 n-CoV (voir la fiche maladie sur le coronavirus de Wuhan). Il ressemble à un autre coronavirus, celui du SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère), responsable de la première maladie grave et transmissible du XXIe siècle, qui avait émergé en Chine fin 2002 puis avait éclaté au niveau mondial en 2003, faisant plus de 8000 cas et près de 800 morts (voir la fiche maladie Sras). Le coronavirus 2019 n-CoV est identique à 80% au SARS-CoV mais on ne sait pas aujourd’hui s’il sera aussi virulent. « Et comme pour le Sras, on pense que sa source est d’origine animale, mais lequel précisément, on ne sait pas encore », explique Arnaud Fontanet, responsable de l’unité Epidémiologie des maladies émergentes à l’Institut Pasteur, dans Le Parisien1.

Le 21 janvier 2020 à la mi-journée, la Chine a annoncé trois nouvelles victimes du coronavirus 2019 n-CoV, portant le bilan à six morts. Le 22 janvier, on dénombre 9 morts. Les victimes sont pour l’instant des personnes âgées et/ou avec des comorbidités associées. Des cas ont été confirmés au Japon, en Thaïlande, aux Etats-Unis, et des cas suspectés en Australie et aux Philippines. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) doit donc tenir une réunion d’urgence le mercredi 22 janvier. D’autant que des scientifiques britanniques, d’un centre collaborateur de l’OMS, ont annoncé le 17 janvier que près de 1700 personnes pourraient avoir été contaminées2, selon une étude de modélisation.

En France, l’Institut Pasteur est prêt à l’éventualité d’un cas qui surviendrait sur le territoire, avec son CNR des virus respiratoires et sa Cellule d’intervention biologique d’urgence (CIBU). « La Chine a rapidement séquencé l’ADN du virus dont elle a communiqué les spécificités pour que chaque pays s’organise, mette au point un diagnostic et identifie, le cas échéant, les sujets porteurs », explique Sylvie Behillil, responsable adjointe de ce CNR à l’Institut Pasteur, dans le journal Les Echos3. L’Institut Pasteur est capable d’identifier 2019 n-CoV parmi la grande famille des coronavirus. Il peut répondre 24h sur 24 et 7 jours sur 7 à la demande des autorités sanitaires. « Il pourrait y avoir sans doute une contamination interhumaine, donc nous pouvons envisager la survenue potentielle d’une épidémie », précise Vincent Enouf, responsable adjoint du CNR à l’Institut Pasteur, dans un reportage sur TF14.

  • La situation internationale est suivie avec attention par les autorités sanitaires françaises et un point régulier est fait afin de partager l’analyse de risque avec l’ensemble des acteurs nationaux. Un point épidémiologique est publié régulièrement sur le site de Santé publique France.
  • En France, toute personne présentant une infection respiratoire aiguë (fièvre, toux, difficultés à respirer) dans les 15 jours après être revenue d’un séjour en Chine doit faire le 15 qui décidera de la conduite à tenir.

    - Conduite à tenir au 22 janvier 2020 -

Dans le cadre des missions définies par l’arrêté du 7 mars 2017 (fixant les modalités de désignation et les missions des CNR), le CNR des virus des infections respiratoires (dont la grippe) « est désigné par le ministère en charge de la santé, et plus particulièrement par la direction générale de la santé et par Santé publique France​, pour apporter une expertise sur les principaux virus respiratoires responsables de syndromes grippaux pouvant constituer des diagnostics différentiels de la grippe », mission que rappelle la page consacrée à ce centre national de référence sur pasteur.fr.

Rappelons qu’en 2003, grâce à une mobilisation internationale sans précédent, motivée par l’alerte mondiale déclenchée par l’OMS, l’agent causal du Sras, un coronavirus inconnu jusqu’alors, avait pu être rapidement identifié, et l’épidémie être endiguée par des mesures d’isolement et de quarantaine. L’épidémie actuelle de 2019 n-CoV rappelle celle du Sras : « Il s’agissait de pneumopathies probablement plus sévères que ce que l’on voit aujourd’hui avec ce virus. Il est difficile de savoir encore aujourd’hui quelle efficacité aura la transmission interhumaine et donc à quelle vitesse l’épidémie va progresser », a indiqué Arnaud Fontanet dans une interview sur Europe 15.

le point par institut Pasteur le 19 mars 2020: https://www.pasteur.fr/fr/centre-medical/fiches-maladies/coronavirus-wuhan

 

 

  1. Arnaud Fontanet, responsable de l’unité Epidémiologie des maladies émergentes à l’Institut Pasteur, dans Le Parisien, le 20 janvier 2020.
  2. Estimating the potential total number of novel Coronavirus (2019-nCoV) cases in Wuhan City, China. Natsuko Imai, Ilaria Dorigatti, Anne Cori, Steven Riley, Neil M. Ferguson. WHO Collaborating Centre for Infectious Disease Modelling MRC Centre for Global Infectious Disease Analysis, J-IDEA, Imperial College London, UK.
  3. Sylvie Behillil, responsable adjointe du CNR des virus respiratoires (dont la grippe) à l’Institut Pasteur, dans le journal Les Echos, 20 janvier 2020.
  4. Vincent Enouf, responsable adjoint du CNR des virus respiratoires (dont la grippe) à l’Institut Pasteur, dans un reportage sur TF1 le 19 janvier 2020.
  5. Arnaud Fontanet, responsable de l’unité Epidémiologie des maladies émergentes à l’Institut Pasteur, sur Europe 1, le 21 janvier 2020.

 

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1 février 2020 6 01 /02 /février /2020 12:23

Par Roland Weyl

Le débat sur l’identité nationale aura tendu à enfermer la notion même de référence nationale dans un piège dont il est urgent de la libérer pour lui restituer la valeur démocratique et même révolutionnaire qu’elle a acquise au fil des luttes et que la mondialisation capitaliste rend plus actuelle que jamais à condition d’en élucider l’approche et, comme cela s’était déjà posé à propos du procès du souverainisme, de tordre le cou à toutes les confusions sémantiques.

Première question : pourquoi les mêmes qui ont fait la guerre en Yougoslavie au nom du droit des peuples à l’indépendance nationale nous prêchent d’accepter la soumission à l’Europe de la finance parce que la souveraineté nationale est un vieux machin ?

Deuxième question : est-ce qu’il y a identité entre revendication nationale et nationalisme ?

Il est de fait que depuis son éclosion la valeur nation a toujours été un enjeu disputé entre les défenseurs de ses valeurs de progrès libérateur et les artisans de sa dénaturation confiscatrice.

Cette dénaturation confiscatrice peut être identifiée dans deux types de démarche: D’une part celle de la bourgeoisie française des débuts du XVIIIe siècle  : le concept de souveraineté de la nation était utilisé contre celui de souveraineté populaire. Les révolutionnaires n’ont cessé de revendiquer de donner à la démocratie un contenu de souveraineté populaire (1848, la Commune) et la bourgeoisie y opposait la souveraineté de la nation qu’elle était censée représenter.

D’autre part, la déviance nationaliste a fait du critère national, diverti en chauvinisme, une valeur antagoniste des autres nations. Ces dérives ne doivent pas conduire pour autant à répudier la valeur nation, mais à lui donner son véritable contenu, en prenant en compte qu’elle est objet de combat.

Ce n’est d’ailleurs pas nouveau. Toute l’histoire du PCF, et sans doute facteur exceptionnel de ses racines populaires, est marquée par ses combats pour l’indépendance nationale, par opposition au cosmopolitisme capitaliste, dénoncé comme n’ayant pas d’autre patrie que l’argent, comme la monarchie avait sombré avec les émigrés de Coblence contre les sans-culottes de Valmy, et comme d’autres plus tard allaient dire « plutôt Hitler que le Front populaire ».

Et ce n’est pas par hasard si aujourd’hui le capitalisme mondialisé, même si, comme souvent, il est complété par des nihilismes à la phrase révolutionnaire, emploie ses moyens de domination idéologique à périmer l’idée de nation, au moment même où la charte des Nations unies lui a, pour la première fois, conféré une valeur universelle, précisément sous le drapeau de la notion de souveraineté nationale. C’est que la notion de souveraineté nationale est aussi diamétralement antithétique du souverainisme que du nationalisme.

En effet, sa donnée essentielle, qui est bien évidemment la première occultée, est son contenu populaire, qui lui aussi est le contraire du populisme. Le populisme consiste à flatter le peuple pour obtenir de lui la délégation du pouvoir à un ou des hommes providentiels. La souveraineté populaire consiste pour le peuple à exercer le pouvoir lui-même par ses représentants élus, et qui lui sont subordonnés. Le caractère révolutionnaire de la charte tient à ce qu’elle fonde tout sur le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, c’est-à-dire à être les maîtres de leurs affaires, leurs gouvernements ne devant être que leurs instruments de souveraineté.

Et la notion de souveraineté nationale intervient alors pour prendre en compte qu’il n’y a pas un seul peuple mondial homogène, mais des peuples, avec chacun son implantation géographique, ses besoins et possibilités différents qui en découlent, et son histoire, la souveraineté populaire devant alors s’exercer par chaque peuple, mais dans l’obligation du respect mutuel de leurs différences. Alors, la souveraineté nationale n’est rien d’autre que la référence d’identification de ses compétences territoriales d’auto-administration.

De contenu fondamentalement démocratique, elle suppose que, sur un territoire où cohabitent plusieurs peuples, ceux-ci exercent ensemble leur souveraineté par le moyen d’un État multinational, et la notion de souveraineté nationale est si peu assimilable au nationalisme que l’histoire française des luttes populaires, à contenu manifestement national, s’est illustrée par la promotion de Schiller comme citoyen d’honneur, le Polonais Dombrowski comme héros de la Commune, et ceux de l’Affiche rouge. La notion de souveraineté nationale n’est donc pas une référence conflictuelle, mais un aliment d’essor personnalisé. Sinon, comment pourrait-on revendiquer le droit pour les Palestiniens ou les Sahraouis à leur indépendance ?

Il est clair que les données objectives de mondialisation génèrent des échanges qui tendront de plus en plus à interpénétrer les composantes nationales respectives et il est possible (probable  ?) qu’un jour viendra où il y aura un seul peuple mondial, mais nous n’en sommes pas là, et pour le moment, outre qu’une partie des échanges tient aux migrations forcées de ceux dont l’épanouissement national est opprimé, la négation nationale ne peut que servir à l’écrasement de la personnalité des peuples, de la richesse de leurs différences, au service de leur exploitation universelle. Ne nous y prêtons pas.

Texte publié dans l’Humanité du 11 février 2010. Roland Weyl est avocat, né le 18 mars 1919 à Paris, est un avocat, résistant et militant politique français.. Inscrit au barreau de Paris en 1939, interdit d'exercice pendant l'Occupation, il est doyen de l'ordre des avocats de Paris depuis 2010.

Note de JF : Hélas les responsables actuels du PCF pas plus que les dirigeants du journal l’Humanité n’ont rien retenu de ce texte.

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31 janvier 2020 5 31 /01 /janvier /2020 16:29
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27 janvier 2020 1 27 /01 /janvier /2020 11:50

Par Valérie Bugault − Le 23 janvier 2020

A l’heure où certains commencent en France à se lever face aux risques de «sanctions» que les lois extraterritoriales américaines font peser sur les entreprises « françaises », il faut être bien clair sur les sous-jacents de cette dérisoire rébellion.

Cette « guerre du droit » qui émerge, tardivement, dans la conscience collective française n’aura pas lieu. En effet, depuis la

décennie des années 1990, tout est, en France, mis en œuvre pour «anglo-saxonniser» le droit, c’est-à-dire pour faire disparaître tous les fondamentaux juridiques du droit continental traditionnel. Le Code civil, jusqu’alors qualifié de « droit commun » est, depuis cette époque, en voie de « modernisation » afin de le fusionner avec les principes commerçants, jusqu’alors et depuis l’avènement du Code de commerce de 1807, qualifiés de « dérogatoires ».

Ainsi, depuis les années 90, les « milieux autorisés » (universitaires, juridiques et politiques, tous metteurs en scènes des volontés économiques hégémoniques) sont partis en guerre contre le droit civil français afin de l’accommoder à la sauce anglo-américaine globaliste ; il s’agit, ni plus ni moins que de transformer les principes du droit civil en principes commercialistes. Il serait fastidieux d’énumérer toutes les « modifications-modernisations-simplifications » qui ont eu lieu depuis lors et qui concernent toutes les branches du droit (droit de la famille et des personnes, tant patrimonial que biologique, droit contractuel, droit des biens, droit des sociétés…), toutes ont pour point commun d’être motivées par la domination et l’accaparement des principaux propriétaires de capitaux. Plus précisément il s’agit, pour les dominants monétaro-économiques, de valider juridiquement – par le « droit » donc – leur accaparement définitif sur tous les biens tangibles alors que les valeurs financières immatérielles sont condamnées – par ceux-là mêmes qui les ont créées – à une très prochaine disparition.

La domination économique des principaux propriétaires de capitaux se transforme dès lors en domination juridique. Parmi la multitude d’application de ce phénomène, citons la transformation du « droit de propriété » en « droit de propriété économique », laquelle connaît actuellement un nouveau développement avec le projet de redéfinition du droit de propriété foncier. Nous pourrions également citer la mise en œuvre, en droit français des sociétés, de la théorie de l’Agence…

Ayant déjà longuement écrit sur la question, je ne reviendrai pas ici sur ce qu’il faut entendre par « droit anglo-saxon », rappelons simplement que le prétendu « droit » d’origine anglaise n’est que la mise en forme règlementaire de la domination des puissants sur les faibles et qu’il n’a en conséquence rien – strictement rien – à voir avec le concept juridique de « droit » tel que traditionnellement compris en France.

La France était encore, jusqu’à il y a peu, la flamboyante porte-voix du droit continental, lequel est en retour sa raison d’être, rappelons par exemple :

Que la Chine désigne la France par un idéogramme signifiant « pays de la loi »,

Que le Code civil a été le plus grand succès français à l’exportation.

Or c’est précisément le droit continental, dont la France a été l’interprète accomplie, qui est à l’origine de la                  « civilisation européenne». Le « droit » anglais, qui s’est, à partir de 1531, développé en toute autonomie, n’a été qu’une coquille formelle dépourvue de sens civilisationnel; ce droit anglais n’a jamais eu pour objectif de porter et développer les principes d’intégrité et de justice mais au contraire de développer l’emprise des puissances, devenues financières, sur la Société, c’est-à-dire sur les populations. Le « droit anglais » est en lui-même, depuis le XVIème siècle, porteur du concept juridique « d’esclavagisme ».

La France n’existe, c’est-à-dire n’a de justification politique historique, que dans sa vocation à développer le « droit » au sens civilisationnel que ce terme comporte. Or, depuis l’avènement en France :

Du parlementarisme dit représentatif (Révolution Française),

De la Banque centrale (1800),

Du virage compradore de ses élites financières au début des années 1920,

De l’éviction par ses mêmes élites de De Gaulle (1969),

Du virage compradore des « élites » politiques post-De Gaulle,

La France a d’elle-même consciencieusement renoncé à ses fondamentaux historique, c’est-à-dire qu’elle a volontairement renoncé à exister. Il ne faut donc pas s’étonner aujourd’hui de la volonté, ferme et définitive, des différents « gouverne-e-ment » français de faire disparaître l’entité politique française, en tant qu’État-nation, en la scindant et en la fusionnant dans le magma – dont la vocation est ab initio fédéraliste et globaliste – appelé « Union Européenne ». Cette Union Européenne n’est rien d’autre qu’une imposture institutionnelle chargée de valider politiquement la domination irrémédiable des puissances d’argent sur les populations.

Elle est le premier pas institutionnel vers le Gouvernement Mondial. D’autres pas institutionnels existent, comme celui vers la création d’une monnaie mondiale dématérialisée contrôlée par les banquiers et leurs affidés…

Valérie Bugault

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27 janvier 2020 1 27 /01 /janvier /2020 10:14

GLI F4 : Christophe Castaner annonce le « retrait immédiat » d’une grenade qui n’est plus commandée depuis deux ans et alors même que les stocks sont probablement épuisés..

par Syndicat France Police - Policiers en colère

Depuis 2017, la société Alsetex à Précigné dans la Sarthe a probablement cessé la production de la GLI F4. La grenade controversée à base de TNT a été remplacée par un autre modèle ne contenant pas d'explosif, la GM2L.

La disparition de la GLI F4 n'est donc pas un scoop !

Depuis 2018, le ministère de l'Intérieur annonce de manière constante que la GLI F4 n'est plus commandée, tout en précisant que la grenade sera utilisée jusqu'à épuisement des stocks.

Et vu l'usage massif de cette grenade "miracle" contre les Gilets jaunes, il y a fort à parier que les stocks sont vides..

Ce qui pose problème, ce ne sont pas les armes en elles-mêmes (LBD 40) mais bien leur usage.

Le syndicat France Police - Policiers en colère réclame en vain depuis plus d'un an que la justice précise si les ordres donnés par les Préfets de faire usage des LBD 40 et des GLI F4 pour disperser de simples attroupements, respectent le principe de proportionnalité..

Mais étonnamment, des avocats préfèrent exiger la tête d'un policier ayant lancé un pavé ou ayant fait un croche-pied plutôt que d'interroger la justice sur la gestion des maintiens de l'ordre par le gouvernement..

Pour rappel, depuis 2018, 17,5 millions d'euros sur 4 ans doivent être consacrés à fournir la police et la gendarmerie en grenades lacrymogènes et en lanceurs.

Syndicat France Police - Policiers en colère | 26 janvier 2020 à 17 h 31 min | Catégories : Non classé | URL : https://wp.me/p7V30P-1dR

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26 janvier 2020 7 26 /01 /janvier /2020 11:05

Ou la perpétuation des inégalités socio-culturelles d'origine. Aujourd'hui comme hier, ça n'a pas changé:

Tels père ou mère tel fils, telle fille document INED publié en 1978 dans le mensuel l'Ecole et la Nation

 

Aujourd'hui

Les élèves parviennent à des niveaux très différents selon leur profil scolaire à la fin de l’enseignement primaire

Ces écarts de trajectoires, avant ou après le bac, reflètent en partie des écarts de niveaux qui ont parfois débuté bien en amont dans la scolarité. Les enfants de milieux sociaux favorisés ont dès la 6e de meilleurs résultats scolaires. Ainsi, aux épreuves d’évaluation à l’entrée en 6e, les trois quarts des enfants de cadres font partie de la moitié des élèves qui ont le mieux réussi, contre à peine un tiers des enfants d’ouvriers (figure 5). 47 %des enfants de cadres sont même dans le quartile supérieur (le quart des élèves ayant obtenu les meilleurs résultats) contre seulement 13 % des enfants d’ouvriers.

Or, les compétences des élèves en primaire sont primordiales pour leur trajectoire scolaire à venir. Les jeunes qui arrivent au collège avec un an d’avance, ou bien ceux qui ont réalisé les meilleurs scores aux épreuves d’évaluation de 6e suivent le plus souvent une trajectoire marquée par la réussite : neuf sur dix sont devenus bacheliers et huit sur dix sont diplômés de

l’enseignement supérieur. Ils se distinguent par le niveau auquel ils parviennent : respectivement 46 %des jeunes entrés en 6eà 10 ans et 39 %de ceux dont les performances en français et en mathématiques les situaient dans le quartile supérieur sont sortis du système éducatif avec un diplôme de niveau bac+5 ou plus. Les deux tiers de ceux qui ont obtenu un diplôme de ce niveau appartenaient à l’entrée en 6e au quartile supérieur. L’écart est très important avec les élèves du 3e quartile (ceux qui ont obtenus des scores moins élevés mais tout de même supérieurs à la médiane) : les plus nombreux ne sont sortis qu’avec un diplôme de niveau bac+3 ou bac+4. À l’inverse, les jeunes arrivés au collège avec un an de retard (ou plus) ou dont les performances en français et en mathématiques les plaçaient parmi les élèves les plus faibles (1er quartile), ont rencontré dans leur scolarité secondaire des difficultés qui leur ont rarement permis d’atteindre le baccalauréat : seul un sur dix a obtenu un diplôme d’enseignement supérieur et quasiment aucun d’entre eux n’est parvenu au niveau bac+5.

Mais les écarts de compétence en 6e n’expliquent pas tout. À niveau scolaire équivalent à l’entrée en 6e, les trajectoires se différencient par la suite : parmi les élèves ayant un niveau supérieur à la moyenne, 94 %des enfants de cadres obtiennent in fine le bac contre 79 % des enfants d’ouvriers. L’écart est plus marqué pour les enfants dont le niveau en 6e  est inférieur à la moyenne : 74 % des enfants de cadres ont alors le bac, contre 36 % des enfants d’ouvriers ;

Entre les générations 1989 et 1995, peu d’évolution dans l’accès au diplôme, avec toutefois un léger recul pour les enfants d’ouvriers

Depuis le milieu des années 2000, la proportion de diplômés a légèrement augmenté mais la composition sociale dans l’enseignement supérieur de la population étudiante demeure assez inégalitaire et les facteurs de réussite restent très marqués par le parcours scolaire antérieur3.

Le système français plus performant que la moyenne des pays de l’OCDE !

Même s’il n’est pas aisé de comparer des systèmes d’enseignement supérieur parfois très différents d’un pays à l’autre, la mise en perspective des données françaises avec celles de pays pour lesquelles on dispose de données comparables s’avère riche d’enseignements.

Ainsi, le taux de sortants sans diplôme de l’enseignement supérieur français est inférieur d’environ dix points (19% contre 30%) à la moyenne des pays de l’OCDE pour lesquels on dispose de l’information [OCDE ; 2012. ( note de JF : Ce qui permet d'en déduire que notre système éducatif qui précède l'enseignement supérieur est plus ségrégatif chez nous que dans la moyenne des pays de L'OCDE)

Par ailleurs, les inégalités de réussite selon l’origine sociale (appréhendée pour les besoins de la comparaison par le biais du diplôme obtenu par les parents) apparaissent du même ordre de grandeur en France et dans la moyenne des pays de l’OCDE. Dans les pays de l’OCDE, en moyenne, 66 % des personnes dont au moins l’un des deux parents est très instruit ont terminé avec succès leurs études supérieures (73 %en France), contre 37 % seulement chez ceux dont les parents ne  sont pas allés au-delà du deuxième cycle de l’enseignement secondaire ou post-secondaire non tertiaire (43 % en France). En France, un enfant de parents très diplômés a donc 1,7 fois plus de chances d’obtenir un diplôme du supérieur qu’un enfant de parents peu diplômés, ce rapport…      

L’article complet : https://www.insee.fr/fr/statistiques/fichier/1374040/FPORSOC12c_VE2_educ.pdf

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15 janvier 2020 3 15 /01 /janvier /2020 09:06

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13 janvier 2020 1 13 /01 /janvier /2020 09:01

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29 décembre 2019 7 29 /12 /décembre /2019 10:40

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26 décembre 2019 4 26 /12 /décembre /2019 13:55

D’abord un état des lieux sans excès de précipitation :

Même s’il y a des pauvres et des familles en difficultés, un taux de chômage officiel voisin le la moyenne national, une population, majoritairement  aisée, il suffit  de quelques clics jusqu’ici  pour s’en convaincre, paradoxalement notre commune, Villiers sur Orge, est en difficulté financière.

Le constat de madame le Maire publié dans le bulletin municipal de septembre 2019 est sans appel et devrait interpeler tous ceux et celles qui piaffent d’impatience dans l’attente de l’élection municipale prochaine. Je ne lui connaissais pas une telle lucidité dont il faut cependant regretter qu’elle ne la traduise pas en actes pour faire reculer le pouvoir en place.

 Qu’on en juge :

Le montant de la dotation globale de fonctionnement versée par l’état, ramené à l’habitant, qui était de 159 euros en 2005 n’est plus que 70 euros desquels il convient encore de déduire l’inflation, environ 20%, durant la même période. Les mêmes causes produisant toujours les mêmes effets Il y a gros à parier que la compensation de la suppression de la taxe d’habitation subira une érosion identique encore plus rapidement une fois Macron réélu, à moins qu’il ne se fasse remplacer par un de ses pairs sortis du même moule ou qu’il soit submergé par la droite traditionnelle requinquée car en France aujourd’hui il n’y pas de gauche autre que collaborationniste.

Les subventions de la caisse d’allocations familiales ont subi le même sort.

La suppression des emplois aidés  a également réduit les recettes de fonctionnement, il en a résulté  augmentation des restes à charge  au détriment des bénéficiaires des prestations servies par la commune qui est  endettée, peine à entretenir son patrimoine du moins ce qu’il en reste : Cimetière, voirie et réseaux divers qui sont encore de sa compétence comme à aider la vie associative et les familles en difficultés.

La communauté d’agglo elle-même ne roule pas sur l’or, ses dépenses de fonctionnement, encadrées par l’Etat ne devront pas augmenter de plus de 1,2 % en 2020, non  content d’asphyxier financièrement les collectivités territoriale il leur impose des règles antidémocratiques qui leur interdit toute alternative, autant supprimer le suffrage universel. Un rapide survol du compte rendu du dernier conseil municipal, nous apprend que dans l’hypothèse ou la coulée verte serait aménagée l’agglo ne pourrait  l’entretenir correctement.

De cet aspect il convient d’observer que  notre parlement, chambre des députés et sénat,  n’ à plus d’autre compétence que d’intégrer en droit français  les directives européennes, qui règlent notre quotidien, pour  les répercuter ensuite  sur les différents échelon territoriaux contraints de les approuver, autre  déni de démocratie qui  constitue un surcroît  de travail inutile pour le personnel administratif.

 En outre  il saute aux yeux que les adaptations  successives  n’ont pas empêché une imperméabilisation excessive des sols dans les nouveaux lotissements, pas plus que l’harmonisation des coefficients d’occupation des sols (COS) par le haut dans les plus anciens. L’augmentation du nombre de logement sociaux n’a pas fait en sorte que les personnes proches ou en deçà du seuil de pauvreté, 14,2 % à Villiers, puissent  y accéder plus facilement faute de ressources adéquates. Tout compte fait la Résidence du Parc avec 186 logements sur 4,5 hectares réalisée au début des années 1960, alors que la droite républicaine était aux commandes  est un ilot de verdure en centre ville.

L’entreprise  Amazon attendue comme le Messie coute cher à installer, là ou elle est déjà en action elle détruit plus d’emplois qu’elle n’en créée, elle ne répondra pas aux attentes de ceux et celles qui ont gobé les élucubrations  d’élus  semeurs d’illusions.

La situation est grave si grave que les élus locaux en sont réduits à racler les fonds de tiroir. Ils ont décidé, le 5 décembre, à l’unanimité, moins trois Absent(s) excusé(s) et non représenté(s): G. BERTRAND; V. SIMON; C. CHEVRIER, de réduire le nombre des jours de congés du personnel, ils en escomptent une économie de 110 000 euros, l’équivalent de 4,5 emplois au SMIC.  Compte rendu du cm du 5 décembre 2019

La mesure sera appliquée aux cadres communaux dès 2020 pour les autres en 2021, après études complémentaires. A ce jour aucune réaction du petit personnel qui a deux mois pour exercer un recours auprès du TA, si la décision est maintenue il passera lui aussi au tourniquet. Etant bien entendu qu’une réallocation des emplois peut être utile en fonction des nécessités de service pour un meilleur rendu à la population.

Extrait du CR sic: Par ailleurs, le coût supporté par la commune en matière de « jours offerts » aux agents, représente aujourd’hui 110 000 € par an. La corrélation avec la maitrise de la masse salariale et des dépenses en matière de personnel est de fait ! On ne peut être plus explicite.

Par contre vu le peu d’intérêt que les élus  portent à notre collectivité, les indemnités qu’ils perçoivent pourraient  être divisées par deux voire plus et compensées par du bénévolat. Je doute que cette proposition leur agrée. C’est pourtant ce que j’ai pratiqué pendant près de 16 ans pour ne récupérer que les frais que j’avais engagés personnellement.

A dix semaines des élections municipales quel crédit devons nous apporter aux concurrents de madame Leroux dont les protestations les plus véhémentes de son opposition n’ont jamais franchi le seuil de la salle du  conseil municipal à part :

  • Le reproche fait   à la majorité de ne pas avoir taxé suffisamment les promoteurs des nouveaux lotissements plateau des Molières, repris comme une antienne par Simons qui oublie que toute contribution de cette nature est in fine   supportée par l’acquéreur du logement ou se traduit par un surcout  pour le locataire.
  • Le report du projet d’aménagement dit du sentier des Sénillières présenté par la majorité en vue de la réalisation d’un centre d’accueil, à caractère privé pour personnes âgées, sans jamais que soit abordé autrement que superficiellement le problème de fond c'est-à-dire la vente de 5000 mètres carrés, propriété collective des villiéraines et des villiérains, à  vocation de satisfaire leurs besoins.

Notons sur ce second point que le nez de monsieur Dhondt, tel celui de Pinocchio, s’allongera jusqu’à rayer le bitume aussi longtemps qu’il énoncera des contres vérités.  S’il  a changé les apparences il  a conservé le fond, il vendra le demi-hectare en réserve pour n’y réaliser que 25 logements  encore du bitume et du béton. Un joli pactole au prix auquel se négocie le terrain à bâtir à Villiers.  Mais il est vrai qu’il s’est entouré de spécialistes en la matière urbanistes, financiers auto proclamés,  marchands du temple!

Plutôt que de réinventer la commune mieux vaudrait ne pas laisser péricliter ce qui fait encore sa qualité de vie faute des ressources  indispensables pour son maintien et son développement. De cela il n’en a cure car il lui faudrait lui aussi  dénoncer la malfaisance de ses amis politiques.

Il ne répond pas aux questions qui lui sont posées voir ici ou botte en touche sous des prétextes les plus fallacieux.

Récapitulons :

Quels sont les élus locaux encore présent sur le devant de la scène, depuis  et après  l’ère mitterrandienne,  qui ont dénoncé les turpitudes des gouvernements successif, sous les présidences de Chirac qui avait conservé quelques accents gaulliens, puis de Sarkozy, Hollande, et maintenant Macron tant au plan national qu’international ?

Je n’en connais pas. Quelles que soient leurs sensibilités respectives ; ils ont tous été des béni oui- oui des directives venues d'en haut!

Quels sont ceux qui se sont interrogés sur l’origine des difficultés rencontrées par le gérant de la supérette ?

Il n’y en a pas non plus !

Quels sont ceux qui se sont inquiétés du forcing fait par Enedis pour remplacer le compteur traditionnel de consommation électrique, qui  depuis 1906 (rectif.) est propriété de la commune, par un nouveau système dit Linky ?

Aucun, aucune !

Le  projet de réforme des retraites les laisse apparemment indifférents alors que des plus âgés aux plus jeunes nous sommes tous concernés y compris les générations à venir mais il patent que nombre de parents ne s’inquiètent pas du devenir réservé à leur progéniture, après eux le déluge, alors que c’est pourtant la solidarité intergénérationnelle qui a fait ce que l’Humanité est devenue mais ne restera pas…

A croire qu’ils vivent sur une autre planète.

Plutôt que conclure une charte intercommunale pour lutter contre des constructions illégales, marginales,    ne vaudrait-il pas mieux que la commune révise ses documents d’urbanismes pour premièrement interdire toute nouvelle opération d’urbanisme autre que publique sous la maîtrise d’œuvre de la commune ce qui serait de nature  à préserver le sentier des Sénilières, secondement  réfléchisse  à une nouvelle réglementation que limiterait l’emprise au sol des nouvelles constructions à caractère public qui s’avéreraient  indispensables ce qui rendrait vaine toute tentative de  spéculation foncière et immobilière.

Je ne sais ce que seront exactement  les programmes qu’ils soumettront aux suffrages des lectrices et des électeurs en mars prochain mais tout laisse à pense qu’après avoir bradé le reliquat du patrimoine communal ils en seront rapidement conduits à tarifer les prestations servies par la commune au prix coutant,  à réduire l’aide sociale à la portion congrue et enfin accepter l’intégration de Villiers sur orge dans une  collectivité territoriale  plus importante dans le cadre de  l’Europe supranationale des Länder à l’Allemande, programmée  dans les années 30 par Hitler et Mussolini avec le concours de Walter Halstein, qui fut le premier président de la commission européenne, ou la France et ses valeurs se dissolvent.

Le foyer Henri Macquigneau et les locaux du CCAS étant conservés pour accueillir occasionnellement les représentants de l’organisme de tutelle, quel qu’il soit,  l’ancienne mairie et son Parc pourront alors  être cédés à un promoteur  immobilier pour y réaliser une structure d’accueil pour personnes âgées dépendantes, éventuellement  solder la dette.

En l’état de l’opinion locale et des premiers écrits  des candidats à la future élection municipale, condamnés dans le contexte économique actuel à gérer la pénurie, il n’y a pas  d’autre issue possible à moins qu’un virus des gilets jaunes et rouges ne surgisse…

Les 72,81 % des électrices et les électeurs de Villiers  qui ont accordé leurs suffrages à Macron  au second tour de l’élection présidentielle,  en toute bonne conscience, et en connaissance de cause car il avait dit et écrit ce qu’il ferait une fois élu. Il a tenu les engagements qu’il avait pris face à  l’opinion. Les plus riches y ont gagné, des fortunes se sont accrues, les autres ont fait preuve d’une naïveté dont ils payent le prix. Ce scrutin est en outre à l’origine de la légitimité dont Macron  prévaut lors de  la mise en œuvre de ses réformes.

 Les faits sont têtus mais  n’en déplaise aux esprits chagrins seule la vérité (la réalité clairement énoncée, autant que faire se peut) est révolutionnaire.

Je souhaite évidemment qu’une alternative à l’actuelle gestion communale soit rendue possible,  en  concertation, au-delà de clivages politiques bornés, et que mes prévisions à l’image des dernières nouvelles de demain de Geneviève Tabouis mais pessimistes en l’occurrence, soient démenties par des lendemains qui chantent. Mais cela nécessite un  réveil des consciences !

Ainsi que l’Appel du général de Gaulle le 18 juin 1940 à la radio de Londres à bouter l’ennemi hors de France  ce texte  n’épuise pas le sujet mais l’enjeu est le même. Aujourd’hui il s’agit  de recouvrer notre libre arbitre indépendamment  des forces qui s’agitent pour nous assujettir encore plus intimement à la loi du profit capitaliste sans partage autre qu’entre les plus pauvres dont la manne est rétrécie réforme après réforme.

Ce n’est pas ça la justice sociale.

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