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22 janvier 2014 3 22 /01 /janvier /2014 11:07

A ce jour quatre têtes de listes  se sont déclarées

 

Elles ne le disent pas quelles sont leurs affiliations politiques.

 

Comme on les comprend.

 

Dans un souci de clarification faisons-le pour elles

 

Madame Leroux, sortante représente l’UMP. Elle a toujours refusé de se démarquer de la politique de l’ex Président Sarkozy qui asphyxiait les finances communales. Elle n’a pas osé dénoncer celle se son successeur qui pousse le bouchon encore plus loin et pourtant elle dispose, encore, d’une majorité pour cela.

 

Monsieur Dhondt lui aussi de droite, élu au sein de l’actuelle majorité municipale, est plus difficile à cerner. Il aurait, paraît-il, plusieurs cartes en poche et tente de surfer sur le sentiment sécuritaire en proposant la création d’une police municipale, il ne chiffre pas l’ensemble de ses propositions.

 

Messieurs Fraysse et Simons ont fusionné, l’un est proche du parti socialiste, du moins aux dernières nouvelles, l’autre en est membre. Ils trouvent que l’actuelle majorité municipale ne réduit pas assez les dépenses de fonctionnement et pourtant !...

 

Monsieur Chevrier, communiste encarté, avance lui aussi masqué. Il est membre d’un parti qui découvre soudain la dérive droitière de la majorité gouvernementale dont il s’est longtemps réclamé, qui multiplie les alliances à la carte, avec l’une ou l’autre des composantes du Front de Gauche et, à Paris avec le PS, pour récupérer quelques stapontins

Hier, il dénonçait l’austérité pour ensuite affirmer dans le foulé qu’une gestion locale n’avait que faire de son environnement politique et économique. Il appelle aujourd’hui au rassemblement contre l’austérité sans proposer la moindre mesure de nature à y remédier. Il fait le pari stupide d’une transformation possible de l’Union Européenne.

 

Il dit vouloir défendre des causes justes et les intérêts communs, lever les obstacles au plan local, alors que les leviers sont ailleurs. Son préposé aux finances prétend que la commune est riche. Ce n’est pas sérieux !

 

Contrairement à ce qu’il tente de faire croire, il s’apprête, comme les autres, à gérer la pénurie. Autant nous proposer de nous résigner face à la libre circulation des capitaux et au dumping social dont nous subissons déjà les ravages, et subirons aussi longtemps que nous resterons assujettis par les traités européens. En outre il faut nous attendre à pire avec le grand marché transatlantique en cours d’élaboration, dans la plus grande discrétion, par des organismes non élus, la commission européenne et des groupes de pression économiques et financiers privés.

 

Ainsi la protection sociale va encore régresser, le chômage augmenter, celui des jeunes, en particulier, condamnés à pointer à l’ANPE jusqu’à 70 ans, pour une retraite de misère, après une carrière professionnelle en pointillés : C’est la loi du marché transcontinental dont nous n’avons actuellement qu’un faible aperçu!

 

En l’état il n’y a pas de divergence fondamentale entre les candidats des deux listes de droite qui ont soutenu la politique du président Sarkozy et leurs concurrents de la droite de gauche et de la gauche de droite, qui cautionnent celle du gouvernement socialiste. Ils sont interchangeables. Les contribuables locaux en feront les frais, les autres aussi.

 

Quand elles ne sont pas accompagnées de mesures adaptées, les paroles s’envolent. Ainsi le « travaillez plus pour gagner plus » de Sarkozy s’est traduit par son contraire : La croissance du chômage, la baisse du pouvoir d’achat et l’érosion de la protection sociale.

 

Le « changement c’est maintenant » de son successeur se situe dans la continuité. Il dit déjà, pour qui sait décoder, la main sur le cœur, « Cinq ans c’est trop court, accordez moi un autre mandat ! », tout en continuant à cirer les bottes de la Chancelière Merkel. Lors de ses vœux pour 2014, traduits en clair, il nous a incités à accepter des sacrifices supplémentaires : le MEDEF en a sauté de joie car il a compris que le deal consiste à faire travailler plus pour gagner moins.

 

Mr. Chevrier Il n’a ni le sens du réel, ni la mémoire de l’Histoire il suit les directives venues d’en haut, omet de dire qu’il partage, pour l’essentiel, les thèses de l’actuelle majorité présidentielle au plan national, y compris sur la réforme Peillon. Il est européiste, comme les autres, aucun des partis auxquels ils adhèrent n’a condamné les dérives néocoloniales en Afrique et au moyen Orient.

 

Trois années en tant que maire, suivies d’un échec électoral, n’en ont pas fait un gestionnaire d’expérience. Il affirme, ne démontre rien, fuit le débat. C’est un sophiste qui ne veut rien savoir des contraintes financières d’une collectivité locale comme la nôtre.

 

De l’UMP au PCF, via le centre, le PS, et les verts promesses, promesses…, mais aucun chiffrage. Les moyens ne suivront pas sauf à augmenter les impôts locaux, et le coût des prestations communales et laisser le patrimoine à l’abandon.

 

De la poudre aux yeux. Autant tirer à la courte paille.

 

Il leur suffirait pourtant d’organiser un débat public, contradictoire, pour faire apparaître leurs différences. J’ y participerais volontiers.

 

Ils n’oseront pas car il n’y en a pas.

                                                                                                   Jack Freychet

                                                                                                   Conseiller municipal

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4 janvier 2014 6 04 /01 /janvier /2014 17:33

I Approbation du Procès Verbal de la séance du Conseil Municipal du 19 septembre 2013

Deux de mes observations n’apparaissant pas au procès verbal j’ai rappelé que je n’avais approuvé le règlement intérieur des études surveillées (page 26) qu’en l’absence de réserves de l’équipe pédagogique et des parents d’élèves et qu’il m’étonnait que je n’aie pas fait état de mon opposition à l’octroi d’un tarif préférentiel pour les locations de salles communales aux élus (pages 28-29)

Madame le maire a répondu qu’elle allait vérifier sur les enregistrements et reporté l’approbation du PV à la séance suivante.

II Elle a ensuite donné lecture des décisions qu’elle avait prises du 19 septembre au 2 décembre 2013 en vertu des délégations qui lui avaient été octroyées par la majorité municipale.

III Points nouveaux soumis au Conseil Municipal:

Affaires Générales:

1 Avis du Conseil Municipal sur le maintien en fonction du 4ème adjoint

Madame le maire ayant retiré sa délégation au Maire adjoint à la petite enfance, à l’enfance et aux affaires scolaires le conseil municipal a décidé à la majorité de ne pas maintenir celui-ci dans ses fonctions. Il ne perçoit plus les indemnités correspondantes.

2 La liste des Adjoints au Maire a été modifiée en conséquence par la majorité municipale dans l’ordre suivant: Monsieur Poinse reste premier adjoint, madame Guillet est en second, madame Deneubourg en 3, madame Martinerie en 4, monsieur Leclerc en 5.

3 Rapport d'activité de la Communauté d'Agglomération du Val d'Orge - Année 2012

Depuis sa création le domaine de compétence communauté d’agglomération s’est étendu au détriment des communes dont elle est devenue un soutien administratif et technique de plus en plus éloigné des habitants et des élus locaux à part quelques personnes plus motivées. Le développement économique est promis sur le long terme, axé vers la recherche, la haute technologie, le commerce de produits à courte durée de vie, donc jetables pour être remplacés par le génération suivante avant même que toutes leurs potentialités aient été utilisées.

Le commerce est roi sur les zones d’activité les articles en provenance le plus souvent de l’étranger, la production manufacturière locale est la parente pauvre c’est dans la logique de la concurrence dite libre et non faussée transfrontières.

On nous promet le développement d’une agriculture « biologique » au sein du projet Val Vert d’ici 2025 sera-t-elle à même de faire face au dumping social, verrons nous les carottes, les choux fleurs, les fruits sur les étals des grandes surfaces concurrencer les produits d’origine étrangère? Rien n’est moins sur.

Qu’elle est la répartition des emplois dans les différents secteurs professionnels sur l’ensemble de l’agglo ? Nous ne le saurons doute jamais sauf à rechercher les réponses nous mêmes

A Villiers sur Orge l’agrandissement de la zone d’activité de la pointe à l’abbé est en panne. Comment pourrait-il en être autrement alors que la crise se nourrit des politiques d’austérité des gouvernements successifs qui réduisent la demande solvable sur le marché.

Le conseil municipal a pris acte de ce rapport… et de ses insuffisances.

3 Mise en oeuvre de la télétransmission des actes soumis au contrôle de légalité

C’est une évolution logique, appelée à se généraliser dans d’autres secteurs d’activités. Il faut cependant noter qu’elle n’a été l’objet d’aucune étude préalable pour en évaluer les conséquences en matière d’emploi. Il faudra donc juger sur pièce et lancer une étude approfondie.

J’ai approuvé la proposition.

Urbanisme, Travaux, Développement durable:

4 Rapport Annuel de la CAVO relatif aux services publics de l'Eau Potable et l'Assainissement- Année 2012

La compétence Assainissement fait partie des compétences transférées à la Communauté d’Agglomération du Val d’Orge depuis le 1er Janvier 2001.

A compter du 1er a Janvier 2010, l’intégralité des réseaux d’assainissement a été gérée en régie directe par la CAVO après la fin des différents contrats de délégation de service.

La gestion de l’eau potable relève de la compétence de la CAVO avec délégation de service à la Lyonnaise sauf pour Leuville confiée à Véolia. Les contrats venant à échéance le 1er mai 2017 il sera alors possible de passer en régie publique. Souhaitons que ce soit le choix des futurs élus. Nous devons agir pour qu’il en soit ainsi.

Ci après adresses des rapports présentés par la CAVO.

https://dl.dropboxusercontent.com/u/1120354/RapportAssainissement2012.pdf

https://dl.dropboxusercontent.com/u/1120354/RapportServiceEaupotable2012.pdf

Ils sont difficiles d’interprétation pour un lecteur et une lectrice non avertis.

Le rapport Assainissement laisse néanmoins transparaître qu’à la date du transfert à la communauté d’agglo Villiers sur Orge était mieux assainie que les autres communes. Celles qui ont délégué le service de l’eau à des entreprises privées avaient au 1° janvier 2013, en moyenne, une facture d’eau + assainissement supérieure de 47 % par rapport à la régie publique des lacs de l’Essonne ( Viry Châtillon –Grigny) sur la base d’ une consommation de 120 m³. C’est loin d’être négligeable.

Souhaitons qu’en mars prochain les élus du Val d’Orge s’engagent résolument dans cette voie. Affaire à suivre.

6. Prorogation de la Convention Publique d'aménagement Opération Centre Ville SORGEM — Avenant n°7 :

Le septième avenant pour une opération lancée en 2004, à laquelle j’ai toujours été opposé, est révélateur des difficultés rencontrées par l’aménageur pour réaliser cette opération objet de multiples recours, qui a de plus nécessité le reclassement d’un espace vert en lot constructible pour rééquilibrer les comptes. La commercialisation de ce lot avait été suspendue début 2013 suite à un nouveau recours. La signature de l’acte de vente est en attente de l’acceptation des prêts bancaires de l’acquéreur.

Tout nouveau retard pouvant déséquilibrer financièrement l’opération et mettre en difficulté le souscripteur du dernier lot qui a vendu son logement précédent j’ai approuvé cet avenant qui octroie les délais nécessaire pour mettre un terme le plus rapidement possible à cette aventure.

7. Transfert de propriété des voiries, espaces extérieurs et équipements Clos de Brinvilliers (2ème tranche) :

Le transfert prévu par les textes et règlements à l’origine de l’opération a été approuvé à l’unanimité.

Affaires financières :

8 Accord de principe pour la prorogation du délai de garantie d’emprunt sur l’opération de centre ville :

Suite logique du point 6 cette décision a été prise à l’unanimité

Enfance / Jeunesse :

9. Octroi d'une subvention à une association par le Conseil municipal des Enfants

Le conseil municipal des enfants a proposé d’octroyer une subvention de 100 euro à une association « Junior » afin d’acquérir des jouets à l’intention d’enfants malades hospitalisés. Les élus ont acquiescé à l’unanimité.

J’ai néanmoins été surpris qu’il faille en passer par une décision du conseil municipal pour l’attribution d’une somme de cette importance alors que madame le maire à partir des délégations qui lui ont été concédée par le conseil municipal engage chaque année les dépenses inscrites à cet effet au budget communal : fréquemment plusieurs milliers d’euros et ne l’en informe qu’à posteriori.

10. Séjour de 14 Jeunes à la Trinité sur mer du 12 au 21 juillet 2014 pour un coût global de 10 500 euros subventionné à 55 % par le commune, 5 % par la Caisse d’allocations familiale les participations des familles étant calculées sur la base du quotient familial avec un abattement de 25 % pour les enfants suivants

La délibération a été approuvée à l’unanimité.

Personnels:

11. Modification du tableau des effectifs.

L’effectif théorique (postes pourvus et non pourvus) passe de 96 à 88. Les postes pourvus 77 dont 6 à temps non complet reste inchangé.

12. Adhésion à la convention de participation du CIG pour les risques à l’incapacité de travail, l’invalidité et de décès des personnels Option de base qui offre 6 garanties au choix de l’agent. La commune versant 1 euro par agent ainsi que pour 2013 une participation de 200 euros au Centre Intercommunal de Gestion pour frais de constitution du dossier.

La délibération qui offre la possibilité d’une meilleure garantie des risques encourus, a condition que les agents y souscrivent et cotisent a été adoptée à l’unanimité.

Il s’agit surtout d’inciter les agents à opter pour une meilleure couverture des risques mais à leurs frais et à taux plein.

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14 décembre 2013 6 14 /12 /décembre /2013 16:14

Beaucoup de larmes de   crocodiles et d’opportunisme

 

Par Manlio Dinucci

Nelson Mandela avait consacré sa vie à la réconciliation nationale plus qu’à la lutte contre l’apartheid. L’hommage que lui ont rendu tous les États qui l’ont combattu, à l’occasion de ses funérailles, était donc sa victoire. Cependant, leur tentative de réécrire l’Histoire en niant ce qui avait précédé jette un doute sur la sincérité de leur démarche. Réseau Voltaire | Rome (Italie) | 11 décembre 2013

Au premier rang de la cérémonie funèbre pour Nelson Mandela, symbole de la lutte contre l’apartheid, il y aura le président et deux ex-présidents des États-Unis et le Premier ministre de la Grande-Bretagne, c’est-à-dire les représentants des États qui soutinrent le plus le régime de l’apartheid, surtout pendant la présidence de Reagan (qui définissait comme terroriste l’organisation anti-apartheid de Mandela) et le gouvernement Thatcher.

David Cameron —qui en habit de Premier ministre britannique exprime aujourd’hui une « extraordinaire tristesse pour la disparition du héros de la lutte anti-apartheid »— quand Mandela était encore en prison, et qu’il était, lui, une étoile montante des conservateurs, effectua en 1989 un voyage en Afrique du Sud, organisé et financé par la société Strategy Network International, un puissant lobby qui s’opposait aux sanctions contre le régime d’apartheid.

Le démocrate Bill Clinton, qui ira en Afrique du Sud pleurer la mort d’ « un vrai ami », essaya de toutes les manières, quand il était président, d’empêcher que Mandela (devenu président d’Afrique du Sud en 1994) se rendit en 1997 en Libye, alors sous embargo, et qu’il invitât Khadafi en Afrique du Sud en 1999. Mandela répondit ainsi : « Aucun pays ne peut prétendre être le policier du monde et aucun État ne peut dicter à un autre ce qu’il doit faire. Ceux qui hier étaient des amis de nos ennemis ont aujourd’hui l’impudence de me dire de ne pas aller rendre visite à mon frère Khadafi », ils veulent « nous faire tourner le dos à la Libye qui nous a aidés à obtenir la démocratie ».

Le républicain Georges Bush, qui ira en Afrique du Sud pleurer la mort de Mandela « grand combattant pour la liberté », a été l’artisan en tant que président de la création de l’AfriCom, l’instrument militaire et politique d’une nouvelle conquête de l’Afrique.

Le président démocrate Barack Obama, qui à la cérémonie funèbre répètera « je ne peux pas imaginer ma vie sans l’exemple donné par Mandela », est celui qui a détruit par la guerre la Libye qui avait aidé Mandela dans les moments les plus durs, et a potentialisé l’AfriCom pour amener le plus de pays possibles dans l’orbite de Washington, en s’appuyant sur les élites militaires africaines (que le Pentagone recrute en leur offrant une formation, des armes et des dollars).

Aux funérailles de Mandela il y aura aussi Hillary Clinton, qui comme secrétaire d’État et aspirante président, a été particulièrement active dans la « promotion de la croissance économique » de l’Afrique. Comme ont fait Cameron, Merkel et d’autres, elle a visité divers pays africains, dont l‘Afrique du Sud, accompagnée par les exécutifs des plus grandes multinationales. Celles qui s’accaparent la moitié du pétrole nigérian, pour plus de 30 milliards de dollars annuels, en laissant plus de la moitié des Nigérians sous le seuil de pauvreté. Celles qui s’accaparent des terres fertiles en Afrique, en expulsant des populations entières, avec une augmentation consécutive de la pauvreté et de la faim.

Le président français François Hollande, qui a fait mettre les drapeaux en berne en signe de deuil, avant d’aller en Afrique du Sud a célébré Mandela à la réunion de 40 leaders africains à Paris. Il y a annoncé que, en plus d’envoyer de nouvelles troupes en Afrique, la France entraînera 20 000 soldats africains par an. Renaissent ainsi les troupes coloniales.

Ces « Africains et autres grands leaders » de l’Occident seront aux funérailles de Mandela, en exhibant en mondovision leur douleur pour la disparition de celui qui a dédié sa vie à la lutte contre le colonialisme et l’apartheid. Alors qu’ils cherchent à imposer à l’Afrique un nouveau colonialisme et un nouveau grand apartheid.

 

 

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14 décembre 2013 6 14 /12 /décembre /2013 14:12

8 décembre 2013
Geoffroy Géraud Legros

« Négros, youpins, ruskofs » ! Ils sont dans le collimateur de la 4ème force politique ukrainienne depuis 2012, le parti nazi et pro-européen ukrainien « Svoboda », locomotive des manifestations qui se déroulent en Ukraine depuis deux semaines. Un premier rôle qui couronne dix années de dédiabolisation — toute formelle... — et obtient un label « révolutionnaire » et « démocratique » grâce aux médias occidentaux.

Un emblème omniprésent : trois doigts de la main couleur or sur bannière azur comme une promesse de victoire renouvelée. Des mots d’ordre et des drapeaux qui claquent au vent. Des porte-parole qui manient avec ardeur et habileté le langage « révolutionnaire ». Le parti « Svoboda » est la locomotive des manifestations qui, depuis deux semaines, secouent plusieurs villes d’Ukraine. Ainsi, ce sont ses militants qui ont fait franchir un cap décisif à la contestation ukrainienne, en occupant la mairie de la capitale, Kiev, transformée par leurs soins en « quartier général révolutionnaire ».

Pas une photographie, pas un reportage télévision qui ne donne à voir les insignes de cette organisation montante. Forte de 37 députés à la Verkhovna Rada (Assemblée nationale), « Svoboda » est devenu en 2012 la 4ème force politique de l’ancienne république socialiste. Une percée électorale et un activisme qui ont imposé Oleg Tiagnibok — au nombre des leaders de l’opposition — au président Viktor Ianoukovitch.

 

L’ancien et le neuf : malgré l’adoption d’un symbole « neutre », les militants de « Svoboda » restent attachés à la rune « Wolfsangel », signe de l’« idée de nation » et insigne de la division SS « Das reich ».

Du nazisme au dialogue

Sobrement identifié comme « nationaliste » par la presse occidentale, le dirigeant de « Svoboda » parade dans les médias, aux côtés d’Arseniy Yatsenyuk, représentant de l’oligarque emprisonnée Ioulia Timoshenko, et de l’ancien boxeur, Vitali Klitchko, revenu d’Allemagne après avoir annoncé sa candidature à l’élection présidentielle. C’est avec ce triumvirat que le ministre allemand, Guido Westerwelle, a souhaité entamer un « dialogue  », après une visite sur la « Place de l’Indépendance » de Kiev (EuroMaïdan) en soutien aux « centaines de milliers de personnes dont le cœur bat en Europe ».

Stratégie de dédiabolisation

Pour « Svoboda », l’accès au leadership de « l’opposition démocratique » encouragée par les chancelleries occidentales couronne une stratégie de dédiabolisation engagée il y a 10 ans. En 2004, le « Parti national-socialiste d’Ukraine » néo-nazi, fondé en 1995, optait pour la dénomination plus consensuelle de « Svoboda » — « Liberté » en langue ukrainienne. Simultanément, la rune « Wolfstangel », symbole de « l’idée nationale » et insigne de la division SS « Das Reich », faisait place aux trois doigts couleur or, évocation « conviviale » du traditionnel trident ukrainien.

Mal acceptée par certains militants attachés à l’emblématique nazie, cette mue symbolique n’a en revanche guère affecté le discours du parti ultra-nationaliste. Ainsi, note la chercheuse, Halyna Bocheva, auteure d’une étude consacrée à l’extrême-droite ukrainienne, « Svoboda articule un discours ouvertement raciste à l’encontre des minorités visibles ».

 « Négros » et « youpins »

Outre les étudiants africains, qui, comme en Russie, constituent des cibles permanentes pour l’extrême-droite, « Svoboda » vise les quelques Noirs et métis du pays, dont la chanteuse « Gaitana », native de Kiev, de père congolais et de mère ukrainienne. Une « négresse », aux yeux de l’extrême-droite, qui « représente un coin quelque part en Afrique », estimait Yuri Syrotiuk, porte-parole du parti. Juifs et Russes, sont quant à eux, selon « Svoboda » les « ennemis naturels de la Nation ».

Un Poutine « pédé » et « enjuivé »

« La « mafia judéo-russe » contrôle le Kremlin », expliquait en 2004 Oleg Tiagnibok. Des Juifs qui seraient, depuis la Révolution bolchévique, les agents de la « russification », mettraient aujourd’hui le pays en coupe réglée via le gouvernement Ianoukovitch aux ordres du « Juif Poutine » et prépareraient un « génocide » contre la population chrétienne du pays. Des thématiques racistes qui expliquent le soutien, a priori paradoxal, que reçoit « Svoboda » d’une partie de l’extrême-droite russe, elle-même en pointe des manifestations anti-Poutine de l’an dernier, laquelle pourfend sans répit un Poutine « pédé » et « enjuivé ».

Elle regrette la « fin de l’Apartheid en Afrique du Sud »

Au nombre de ses soutiens russes, « Svoboda » compte aussi l’ancienne dissidente, Valeria Novodvorskaya, qui, par ailleurs, dit « regretter » la « fin de l’Apartheid en Afrique du Sud ». En 2010, « Svoboda » appelait au boycott d’une exposition consacrée aux massacres de Polonais et de Russes par les Nazis au cours de la Seconde Guerre mondiale : une « provocation judéo-polonaise », selon le bureau du parti, dont le dirigeant dissertait plus tôt, en séance parlementaire, sur la distinction entre « youpins » et « Juifs », « Russkofs » et Russes. Nostalgique de la collaboration ukrainienne, « Svoboda » soutient la réhabilitation de la division SS « Galicie », partiellement composée de volontaires ukrainiens sous l’occupation nazie.

« Voler l’or des Ukrainiens »

Le parti s’inscrit ainsi dans un courant mémoriel et culturel initié par la « Révolution orange » qui, en 2004, a consacré la victoire du tandem pro-européen composé de Viktor Iouchtchenko et de Ioulia Timochenko. Cette dernière avait d’ailleurs en 2004 pris la défense du journal raciste « Isti Visti », auteur — entre autre — d’un article selon lequel « 400.000 Juifs ukrainiens avaient rejoint les troupes nazies pendant la Seconde Guerre mondiale, afin de voler l’or des Ukrainiens ».

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Militants de « Svoboda » lors d’une manifestation pro-européenne. photographie : Oxana Sozanova.

Un nazisme relooké

Outre la réhabilitation de plusieurs nazis notoires et la consécration du collaborationniste, Stepan Bandera, au rang de « héros national », la Révolution orange fut la matrice d’une culture d’extrême-droite underground, qui irrigue la confuse constellation de groupuscules qui, à la faveur de la crise, ont le vent en poupe en Europe : un nazisme relooké, qui mêle antisémitisme, suprématisme blanc, rejet des musulmans, hédonisme, post-modernisme et combine, en fonction des enjeux, discours social, féminisme, ultralibéralisme et appels à la tradition.

Aux portes du pouvoir ?

À la faveur de la crise de la corruption bien réelle du gouvernement en place, et de son recrutement caricaturalement favorable aux russophones, « Svoboda » met en avant des solutions économiques anti-libérales telles que la nationalisation des grandes industries, le protectionnisme économique, la sécurité de l’emploi, la protection de la paysannerie et l’extension du service public. Un agenda qui contredit en tous points le Traité d’intégration à l’Union européenne défendu par le parti, puisque celui-ci, rapporte la revue « Ekspert », exige de l’Ukraine la privatisation de son industrie gazière et le relèvement des tarifs individuels du gaz…

« Svoboda est devenu un acteur décisif du jeu politique ukrainien », observait en septembre dernier l’universitaire, Dustin Christensen, qui, déjà, voyait dans l’éventuel rejet de l’accord d’intégration avec l’Union européenne un facteur de crise politique susceptible de mener le parti de M. Tiagnibok aux portes du pouvoir. Nul doute que le bombardement de son parti au nombre des « forces démocratiques » par les médias occidentaux — et la diplomatie allemande, qui retrouve assez logiquement le fil de la Mitteleuropa — nourrira encore cette dynamique. Geoffroy Géraud Legros

L’auteur de cet article a vécu plusieurs années dans l’aire qu’il est convenu de nommer « Europe centrale et orientale ». Outre ses travaux de recherche, il s’est investi dans la vie civile et politique des pays où il a séjourné — notamment dans l’espace (ex-) yougoslave. C’est l’observation, appliquée à l’Ukraine, de constantes dans la démarche des médias occidentaux, et notamment français, qui a suscité l’écriture de ces quelques lignes.

Non, « Svoboda » n’est pas un « parti nationaliste », comme on peut le lire un peu partout. Non, Oleg Tiagnibok n’est pas le « chef du parti de la Liberté », avec toute l’équivoque que peut comporter, dans le texte, la traduction bien placée d’un label partisan adopté sur le tard.

M. Tiagnibok est un dirigeant nazi, « Svoboda » est un parti nazi, et ce sont des emblèmes nazis et des mots d’ordre nazis que répercutent journaux et télés qui font leurs choux gras de la crise ukrainienne.

De même, les groupes issus du mouvement « Panthères » (Panteri), qui ont assailli le Parlement slovène en 2010, n’étaient pas, comme on a pu le lire, des « jeunes révoltés  » : ce sont des néo-nazis, qui tabassent, voire tuent les « nègres » (Zamorc) et confondent dans leur détestation Juifs, Serbes, Bosniaques, Croates, rassemblés sous le terme de « čefur », lui-même issu du vieux turcisme « čifut » : « youpin ».

Les manifestants-type de Moscou et de Kiev ne sont pas des geek à barbiche et à la coule, des activistes LGBT et des bloggers férus de droits de l’homme : ces gens-là n’existent pas en terme de rapport de force politique — ou existent juste assez pour servir d’idiots utiles à la large masse des néo-nazis, ultranationalistes et nostalgiques de l’ère Brejnev qui occupent les rues et écrivent, par exemple, qu’un tunnel caché relie le Kremlin à des synagogues secrètes où se déroulent des meurtres rituels.

Pire : tout se passe comme si, sans le savoir, nos confrères avaient pleinement intégré les lieux communs de la littérature consacrée aux « transitions » post-communistes — dont la mesure du caractère démocratique d’une société, à sa seule aptitude à garantir le « marché libre et non faussé ».

Ukraine : publicité pour la réhabilitation de la division SS « Galicie ».

Ainsi, l’extrême droite hongroise au pouvoir, active de longue date, raciste, pan-ottomane, qui veut dresser des « listes de Juifs nuisibles à l’État » et affirme que « l’islamisme est la seule chance de l’Europe » n’a commencé à inquiéter les faiseurs d’opinion qu’au moment où il s’est avéré qu’elle pourrait — peut-être — nationaliser certaines entreprises.

À l’inverse, on tend la perche (de micro) à des dirigeants croates qui emprisonnent leurs opposants, font l’apologie du régime nazi des Oustachi, et exigeaient après 1992 de la part de fonctionnaires yougoslaves présents sur le sol du nouvel État la production d’une domovnica — certificat de nationalité impossible à décrocher pour qui n’était pas « purement » Croate.

On préfère zoomer les tresses de Mme Timochenko que les réhabilitations d’anciens nazis qui ont lieu en Ukraine, mais aussi en Estonie, en Lettonie et en Moldavie ; on ne veut pas voir l’édification d’Etats autoritaires en Géorgie, en Serbie, ni, dans un autre registre, les progrès du salafisme dans la Bosnie soi-disant multiculturelle. Tout cela parce que les dirigeants de ces Etats, souvent plus autoritaires encore que leurs prédécesseurs, procèdent à des privatisations favorables aux intérêts des pays occidentaux — ou plus exactement, aux multinationales.

Cette cécité a de graves conséquences : non seulement par le pouvoir de légitimation qui accompagne la parole des médias de l’Ouest dans une Europe orientale qui continue de se vivre, selon la formule de Conrad, « sous l’œil de l’Occident ». Mais aussi, parce que l’extrême droite « moderne », qui, après la Hollande, trouve à l’Est ses fabriques idéologiques et symboliques, profite dans son ensemble de cette mondialisation des symboles, thématiques et postures que lui offre une presse pourtant affairée, chez elle, à traquer antisémitisme, racisme et nazisme jusque dans le coeur ténébreux de l’inconscient et de l’implicite…

 

Ukraine: quand les nazis mènent le bal
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14 décembre 2013 6 14 /12 /décembre /2013 10:08

Par Jacques Sapir

8 décembre 2013

Le colloque « l’Euro contro l’Europa ? » (L’Euro contre l’Europe) qui s’est tenu ce samedi 7 décembre à Rome, organisé par les fondations Nuova Italia et A/Simmetrie, a réuni dans l’ancienne bourse de Rome un auditoire de plus de 300 personnes. Dans ce colloque sont intervenu le professeur Alberto Bagnai (Université de Pescara), Diego Fusaro, philosophe marxiste et chercheur à l’université de Milan, Brigitte Granville (Queen Mary University –Londres) et votre humble serviteur pour la partie scientifique. Le maire de Rome, Gianni Alemanno (ancien ministre de l’Agriculture) et Stefano Fassina le responsable des études économiques du Parti Démocrate (parti de centre-gauche, majoritaire au Parlement) sont intervenus dans le débat politique.

 

L'Euro, système économique ou système politique ?

 

Diego Fusaro a développé deux idées importantes. La première est celle de l’avènement d’un « capitalisme absolu » qui fut en un sens « préparé » par la dimension libertarienne de mouvement de 1968 et qui se veut définitivement dégagé de tous les obstacles à l’établissement d’une « société de marché ». Dans un tel capitalisme, il ne doit y avoir ni institutions ni règles, si ce n’est celle, comme le disent K. Marx et F. Engels dans Le Manifeste Communiste, du « froid paiement au comptant ». Autrement dit le modèle de ce capitalisme est un marché qui a avalé toutes les valeurs humaines. En fait, les résistances à ce processus d’établissement d’un monde sans règle ni institution ont constitué l’épaisseur des luttes sociales depuis près d’un siècle et demi. Il y aurait certes beaucoup à dire sur ce point. Mais, on ne peut nier que l’évolution du capitalisme que l’on qualifie de « néo-libéral » tend bien dans cette direction.

 

La seconde idée importante est celle de la perte par l’Italie de toute souveraineté, ce qui empêche la démocratie, conçue non pas comme une pratique formelle mais comme le processus vivant dans lequel les opinions au sein du peuple se confrontent et d’où se dégagent des majorités capables de décisions, d’exister. Sur ce point, on est parfaitement en accord avec Diego Fusaro, ne serait-ce que parce que l’on a développé des idées relativement similaires dans un ouvrage publié en 2002[1]. En réalité, quand on regarde le statut de ce projet de dépolitisation de la décision économique on voit qu’il a des sens différents selon les écoles.

 

Le statut de dépolitisation est ontologique chez les néo-classiques, il est instrumental chez les Autrichiens comme von Mises et Hayek[2]. Le résultat est cependant le même, un « hold-up » anti-démocratique[3]. C’est ce qui fait de la souveraineté un concept clef dans la lutte pour la démocratie, non qu’elle soit suffisante mais parce qu’elle est incontestablement nécessaire[4]. Ceci tend à substituer à la politique une organisation de la société en apparence dominée par la « technique ». Mais, cette « technique » est tout sauf neutre, et elle est au service d’une domination de classe dont les effets sont d’autant plus redoutables qu’ils s’avancent masqués et ne se donnent pas pour ce qu’ils sont. Ainsi, pour Diego Fusaro, l’Euro n’est pas avant tout une monnaie, mais une forme de gouvernance anti-démocratique qui camoufle son apparence sous l’aspect monétaire.

 

Ceci semble profondément juste et permet d’expliquer l’attachement quasi viscéral de certains milieux (et de certains publicistes) à l’Euro. Ce dernier leur fournit une possibilité de mettre la démocratie entre parenthèses. On retrouve ici une reformulation du principe de la « Constitution » économique. Il faut ici s’interroger sur la convergence entre Marx et Hayek dans cette volonté de mettre fin à la politique. Elle révèle une méfiance instinctive envers l’État et les médiations politiques, qui oblige ces deux grands auteurs, pourtant si opposés en bien des points, à tenter le même coup de force théorique pour donner une cohérence à leur système : l’affirmation qu’une solution à un problème complexe peut être en même temps une société simple du point de vue des représentations qu’elle engendre.

 

Le futur se manifeste alors sous la forme du réemploi du passé le plus archaïque, qu’il s’agisse du communisme primitif comme modèle du communisme chez Marx, ou l’idée d’une simplicité des normes et valeurs empruntée aux sociétés passées chez Hayek. Si on récuse ce coup de force théorique, dont les conséquences pratiques pour qui prendrait au pied de la lettre les conceptions antiétatiques et de Marx et de Hayek le conduirait dans l’impasse d’une refiguration des solutions sociales du passé, alors la cohérence d’une société hétérogène devient le produit d’une démarche politique consciente de ses membres, même si la forme que peut prendre cette cohérence peut être assez éloignée des intentions initiales. La question de l’État, et par voie de conséquence la politique, reprend dès lors toute son importance, et la démocratie s’avère alors non la meilleure mais la seule solution praticable aux problèmes posés par l’impossible connaissance parfaite et l’hétérogénéité.

 

L'économie politique de l'Euro.

 

Alberto Bagnai a insisté quant à lui sur les incohérences qui entourent la constitution et l’exercice de la zone Euro. Celle-ci fut créée pour, selon ses concepteurs, protéger l’Union Européenne des désordres économiques mondiaux. Or, confrontée à un désordre (la crise économique et son apparence la plus immédiate, la crise de la dette souveraine) la Zone Euro n’a rien de plus pressé que de détruire le grand marché qu’elle a prétendu créer. Car, c’est bien à une destruction de ce marché à laquelle on assiste par le biais des politiques dites de « dévaluation interne » et dont le résultat immédiat est de rendre les pays qui s’y livrent encore plus dépendant du marché extérieur à la zone Euro. En fait, on peut considérer que la zone Euro, et plus généralement l’Union Européenne, ont été le principal vecteur de la mondialisation en Europe. C’est au nom de la zone Euro que les différents obstacles à l’unification du marché monétaire mondial furent levés. C’est grâce à la zone Euro que les banques européennes ont pu disséminer au sein de l’Union Européenne les actifs américains dits « toxiques ». On mesure l’étendu du mensonge quand on voit que la part de l’Euro comme monnaie de réserve à l’échelle internationale n’a, au mieux, que dépassé de peu la part des anciennes monnaies des pays qui composent cette zone Euro. Une autre démonstration peut être fournie par le fait que l’Euro vient de rétrograder de la seconde à la troisième place (derrière le Dollar et désormais le Yuan) comme monnaie de transaction financière. Gianni Alemanno a insisté, sur la base de son expérience de ministre, sur le fait que l’Union Européenne n’est nullement un facteur de résistance aux autres pays (Etats-Unis, Chine) dans les négociations commerciales internationales.

 

Brigitte Granville est intervenue sur la dynamique politique que l’on a au sein de la zone Euro. À partir d’un raisonnement de théorie des jeux, dans lequel on apercevra la notion de « coercive deficiency » qui fut élaborée au début des années 1960 par Thomas Schelling[5], elle a développé l’idée que dans le duopole entre l’Allemagne et la France, c’est en réalité ce dernier pays qui devrait logiquement être dans la meilleure position de négociation. Ceci mérite explications. En fait, la France est potentiellement (et d’ores et déjà dans les faits) débitrice par rapport à l’Allemagne. Or, dans une relation « débiteur-créditeur », c’est en réalité le débiteur qui a la main s’il est assez gros pour menacer d’emporter avec lui le créditeur. Or, cette condition est bien remplie, et de fait encore plus si l’on ajoute à la France le poids de l’Espagne et de l’Italie.

 

Je suis arrivé pour ma part à des conditions identiques par un cheminement un peu différent. Mais il faut alors constater que jamais le gouvernement français n’a utilisé l’avantage que lui donnait potentiellement sa position. Que l’on se souvienne de la proposition que j’avais faite avant les élections, et à laquelle j’avais conditionné mon soutien pour le second tour, que le candidat François Hollande procède à un référendum sur le projet du TSCG. On sait qu’il n’en fut rien. On prétendit « négocier » et, comme à Munich en 1938, « devant un gangster qui exigeait 20 livres on se contenta de lui donner 19 livres et autant de schilling ainsi que d’une assurance qu’il ne reviendrait pas ». Ces mots terribles sont de Churchill. On sait aussi qu’il a dit au sujet de cette honteuse reculade « nous avions le choix entre la honte et la guerre. Nous avons choisi la honte ; nous aurons la guerre ».

 

L'Euro ou comment e sortir.

 

Pourtant, il est clair que la clef de la décision de dissoudre la zone Euro se trouve non pas à Berlin, mais à Paris et à Rome. Que la France ou l’Italie annonce qu’elle a décidé de quitter unilatéralement l’Euro et immédiatement l’Euro est mort. Compte tenu tant de la proximité de ces économies que des liens existant entre le pays, on n’imagine pas un instant que l’Italie et l’Espagne (ce qui implique aussi le Portugal et la Grèce) puissent rester dans l’Euro si la France le quitte. Réciproquement, que l’Italie annonce sa décision de sortir de l’Euro, et la France et l’Espagne sont, de fait, contraintes de la faire, entraînant avec le Portugal et la Grèce. De plus, devant la sortie des 2ème, 3ème et 4ème économies de la zone Euro, l’Allemagne y réfléchira à deux fois avant de maintenir l’Euro sur la partie « nord » de la zone. Outre le fait qu’une sortie des pays dits « du Sud » entraînerait automatiquement celle de l’Autriche, de la Slovénie et de la Croatie (ne serait-ce que pour s’aligner sur les taux de change dévalués des pays sortants) le problème se pose à l’Allemagne de savoir si elle peut minimiser le choc économique. Si elle s’entête à refuser toute négociation, elle court le risque de dévaluations extrêmement importantes de certains pays. C’est ce que l’on a appelé dans l’étude réalisée avec Philippe Murer et Cédric Durand le scénario... Pour consulter l'article dans son intégralité  suite.

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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 17:35

à 19 h 30 Salle du Conseil

 

ordre du jour

 

I Approbation du Procès-Verbal de la séance du Conseil Municipal du 19 septembre 2013

 

II Décisions prises par Le Maire pour la période allant du 19 septembre 2013 au 2 décembre 2013

 

III Points nouveaux soumis au Conseil Municipal:

 

Affaires Générales:

 

1. Avis du Conseil Municipal sur le maintien en fonction du 4ème adjoint

2. Actualisation de la liste des Adjoints au Maire

3. Rapport d'activité de la Communauté d'Agglomération du Val d'Orge - Année 2012

4. Mise en oeuvre de la télétransmission des actes soumis au contrôle de légalité

 

Urbanisme! Travaux! Développement durable:

 

5. Rapport Annuel de la CAVO relatif aux services publics de l'Eau Potable et l'Assainissement- Année 2012

6. Prorogation de la Convention Publique d'aménagement Opération Centre-Ville SORGEM — Avenant n°7

7. Transfert de propriété des voiries, espaces extérieurs et équipements Clos de Brinvilliers (2ème tranche)

 

Affaires financières :

 

8. Accord de principe pour la prorogation du délai de garantie d'emprunt sur l'opération centre-ville

Enfance / Jeunesse :

9. Octroi d'une subvention à une association par le Conseil municipal des Enfants

10. Séjour Espace Jeunes — Eté 2014

Personnels:

11. Modification du tableau des effectifs

12. Adhésion à la convention de participation du CIG pour le risque prévoyance

 

IV Points d'information:

 

  • Résidence de la Seigneurie : convention tripartite et convention APL - avancement des travaux
  • Opération Centre-Ville : état des ventes
  • Avancement des travaux des écoles et de la médiathèque
  • Création de l'éclairage extérieur des terrains de tennis
  •  

v Questions diverses

 

                                                                                        Le Maire

                                                                                       Thérèse LEROUX LAMARE

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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 14:58

 

            Lors d’une visioconférence organisée par le Département d’Etat des Etats-Unis le 29 octobre 2013, une dissidente cubaine a regretté le rôle « marginal » de la femme à Cuba. 

Voici quelques vérités à ce sujet qui contredisent son point de vue. 

Par salim Lamrani

1.      Depuis le triomphe de la Révolution en 1959, l’Etat cubain a fait de l’émancipation de la femme l’une de ses principales priorités, avec la création en août 1960 de la Fédération des femmes cubaines (FMC) fondée par Vilma Espín, qui compte aujourd’hui plus de 4 millions de membres. 

2.      Avant 1959, les femmes ne représentaient que 12% de la population active et recevaient une rémunération sensiblement inférieure à celle des hommes pour un emploi équivalent.  

3.      Aujourd’hui, à travail égal, la législation cubaine impose que le salaire de la femme soit strictement le même que celui de l’homme. 

4.      Cuba est le premier pays au monde à avoir signé la Convention sur l’Elimination de toutes les formes de discrimination contre la femme, et le second à l’avoir ratifiée. 

5.      Des 31 membres du Conseil d’Etat cubain, 13 sont des femmes, soit 41,9%. 

6.      Il a 8 femmes ministres sur 34, soit 23,5%. 

7.      Au Parlement cubain, sur les 612 députés, 299 sont des femmes, soit 48,66%. 

8.      Cuba occupe le troisième rang mondial du plus grand pourcentage de femmes élues députés. Les Etats-Unis occupent le rang 80. 

9.      María Mari Machado, une femme, occupe la vice-présidence du Parlement cubain.  

10.  Sur les 1268 élus aux Assemblées provinciales, 48,36% sont des femmes. 

11.  Les femmes cubaines président 10 des 15 Assemblées provinciales du pays, soit 66,6%, et occupent la vice-présidence dans 7 d’entre elles, soit 46,6%. 

12.  Il n’existe aucune loi à Cuba obligeant à la parité pour les postes politiques. 

13.  Sur les 115 membres du Comité Central du Parti Communiste cubain, 49 sont des femmes, soit 42,6%. 

14.  La secrétaire du Parti communiste Cuba pour la province de La Havane, la plus importante du pays, est une femme noire de moins de cinquante ans nommée Lázara Mercedes López Acea. Elle est également vice-présidente du Conseil d’Etat et du Conseil des Ministres. 

15.  Sur les 16 dirigeants syndicaux provinciaux de la Confédération des travailleurs cubains (CTC), 9 sont des femmes, soit 56,25%.  

16.  Près de 60% des étudiants cubains sont des femmes. 

17.  Depuis 1980, les femmes actives disposent en moyenne d’un niveau de formation supérieur à celui des hommes actifs. 

18.  A Cuba, les femmes représentent 66,4% des techniciens et professionnels du pays de niveau moyen et supérieur (enseignants, médecins, ingénieurs, chercheurs, etc.). 

19.  Le taux de fécondité (nombre d’enfants par femme) est de 1,69, soit le plus bas d’Amérique latine. 

20.  Les mères cubaines ont la possibilité de s’occuper à temps plein de leur nouveau-né tout en percevant l’intégralité de leur salaire un mois et demi avant l’accouchement et trois mois après la naissance de l’enfant. Le congé peut durer un an avec une rémunération égale à 60% de leur salaire. Au bout d’un an, elles sont automatiquement réintégrées dans leur travail. 

21.  Cuba (depuis 1965) est le seul pays d’Amérique latine, avec le Guyana (depuis 1995) et l’Uruguay (depuis 2012) à avoir légalisé l’avortement. 

22.  Le taux de mortalité infantile est de 4,6 pour mille, soit le plus bas du continent américain – Canada et Etats-Unis compris – et du Tiers-monde. 

23.  L’espérance de vie des femmes est de 80 ans, supérieure de deux ans à celle des hommes. 

24.  La femme peut partir à la retraite à 60 ans ou après avoir cotisé pendant 30 annuités, contre 65 ans pour les hommes. 

25.  La femme cubaine joue ainsi un rôle prépondérant dans la société et participe pleinement au développement du pays. 

Docteur ès Etudes Ibériques et Latino-américaines de l’Université Paris IV-Sorbonne, Salim Lamrani est Maître de conférences à l’Université de La Réunion, et journaliste, spécialiste des relations entre Cuba et les Etats-Unis. Son nouvel ouvrage s’intitule Cuba. Les médias face au défi de l’impartialité, Paris, Editions Estrella, 2013 et comporte une préface d’Eduardo Galeano.

http://operamundi.uol.com.br/conteudo/babel/32770/+25+verdades+para+yoani+sanchez+sobre+el+papel+de+la+mujer+en+cuba.shtml

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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 09:41
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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 08:56

Only you

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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 17:21
Il est désormais clair que l’année prochaine s’annonce sous de lugubres auspices.

Par Jacques Sapir

28 novembre 2013

La consommation intérieure n’est plus aujourd’hui soutenue que par un mouvement de désépargne qui touche plus particulièrement les classes populaires. La contraction du volume du Livret A en est la preuve. Par ailleurs, l’environnement économique international s’avère bien plus sombre que ce que l’on pouvait penser au début de 2013. Les Etats-Unis auront une croissance plus faible que prévue, ceci résultant tant de la baisse des gains de productivités (tombés autour de 1% par an) que d’une lente remontée des taux d’intérêts qui pénalisent fortement la demande. En Europe, la situation est catastrophique. L’Italie continue d’être en récession et si l’Espagne semble voir sa situation économique se stabiliser, on ne voit aucun signe de reprise. Par ailleurs, le fait que les prix aient baissé est très inquiétant. Le spectre de la déflation plane sur la péninsule ibérique. Quant à l’Allemagne, les croyants seront déçus : le gouvernement de coalition n’a nullement l’intention de se livrer à une relance salariale importante. Le SMIC, accepté du bout des lèvres par Angela Merkel, ne sera finalement mis en place qu’en…2017. Cela, les réalistes le savaient. Le gouvernement français va donc faire face à trois risques majeurs.

 

Les trois risques

 

Le premier de ces risques est celui de la déflation. Certes, l’inflation est toujours positive, mais elle est de plus en plus faible. D’ores et déjà sa baisse rapide entraîne une forte hausse des taux d’intérêts réels, qui sont désormais revenus au-dessus du niveau qu’ils avaient lors de la mise en place de l’Euro. D’ores et déjà, on commence à noter les signes de pressions patronales visant à la baisse nominale des salaires. Les effets d’une telle baisse ont toujours été catastrophiques. Quand bien même les prix des produits baisseraient à la même vitesse que les rémunérations, les frais fixes (charges d’endettement) garderaient leur valeur nominale et verraient donc leur poids augmenter en termes réels. Mais l’on sait bien que dans un mécanisme de déflation, les salaires baissent plus rapidement que les prix, contractant d’autant la demande. Que l’on se souvienne que la politique de déflation du chancelier Brünning en Allemagne (1930-1932) fit passer le taux de chômage de 16% à 32% de la population active.

 

Le deuxième risque est celui de ruptures graves dans le système productif français. Ces ruptures seront provoquées par la combinaison d’une contraction de la demande et d’une concurrence internationale accrue contre laquelle nous restons sans protection, que ce soit monétaire (taux de change) ou tarifaire (droits de douanes). Elles ne prendront que secondairement la forme de la faillite spectaculaire d’une entreprise importante. Bien plus sûrement, c’est par la faillite de sous-traitants, voire de sous-sous-traitants, que se manifesteront ces ruptures.On estime déjà que les plans sociaux à venir dans l’industrie vont concerner 250 000 salariés. Dans le cas d’une chute brutale de la consommation, ce chiffre pourrait être doublé. Par ailleurs, pour tout emploi industriel détruit, il faut compter de 1,2 à 1,5 emplois connexes détruits. Le nombre de chômeurs pourrait ainsi augmenter de 500 000 dans l’année 2014.

 

Le troisième risque est un risque politique. Le gouvernement est déjà confronté à des mouvements de révoltes, certes pour l’instant relativement segmentés, mais qui devraient progressivement faire tache d’huile. Quand il deviendra clair, au début de 2014, que l’on ne voit nulle inversion de la courbe du chômage, la colère sera à la mesure des espérances déçues et des mensonges proférés par le Président. Mais, ce qui se passe en France pourrait bien n’être que le premier acte d’une crise politique européenne majeure. Aujourd’hui l’Euro tue l’Europe. On en aura la preuve avec les élections européennes. Le risque prendra la forme d’un gouvernement acculé, le dos au mur, au niveau intérieur et confronté à des crises graves en Europe.

 

A nouveau sur l'hypothèse chevènement

 

Le moment de la décision arrivera. Il se produira entre les élections municipales (mars 2014) et l’été 2014. Il est possible que le Président ne réagisse pas. Son caractère d’ailleurs le pousse à temporiser, toujours et encore, à espérer un je ne sais quoi qui lui sauverait la mise. Dans ce cas, la France entrera dans une période de crise qui n’a pas de précédents. Face à des révoltes populaires de plus en plus violentes, la police ou l’armée ne pourront pas être une garantie permanente. Il peut aussi se décider à agir. J’ai exposé les différentes hypothèses possibles dans une note publiée au début du mois de novembre. L’une de ces hypothèses mérite que l’on s’y attarde, c’est celle de la nomination de M. Jean-Pierre Chevènement au poste de Premier Ministre. L’écho qu’elle a reçue dans la presse et les médias m’a surpris. J’avais évoqué cette hypothèse comme une des issues logiques à la crise actuelle, mais non comme une issue probable. L’aggravation de la situation, et plus encore la détérioration que l’on connaîtra au premier semestre 2014, m’invitent à y revenir.

 

Je pars du postulat suivant : François Hollande constatera l’échec de sa politique, mais ne pourrait ni ne voudrait assumer « l’autre politique ». Je fais l’hypothèse qu’il veut se représenter, et espère avoir des chances raisonnables, en 2017. Il doit donc organiser l’équivalent d’une cohabitation, mais sans provoquer d’élections anticipées. L’appel à un politicien de droite est exclu, compte tenu de sa majorité. Mais, Jean-Pierre Chevènement fait techniquement partie de ce que l’on appelle la « majorité présidentielle ». Quant au poste de Premier Ministre, on a tendance à oublier que, dans la Constitution, il est d’une grande importance puisque le Premier Ministre « dirige l’action du Gouvernement » (1) et que ce même Gouvernement “…détermine et conduit la politique de la Nation” (2) suivant le texte même de la Vème république. Le Président pourrait ainsi se mettre « entre parenthèses » pour une période de dix-huit mois à deux ans, de juin 2014 à juin 2016, revenant progressivement dans le jeu un an avant l’élection. Si la politique de Jean-Pierre Chevènement est un succès, il sait que ce dernier ne se présentera pas à l’élection présidentielle de 2017. Il pourra alors assumer la continuité avec cette politique, tout en lui donnant un tour à la fois plus libéral (on sait que Jean-Pierre Chevènement n’est pas spécialement en phase avec la politique boboïsante) et plus européiste. Bien sûr l’Euro aura été dissous entre temps, mais, en homme intelligent le Président, sait que l’on ne fait pas d’omelettes sans casser des œufs. Si cette politique ne rencontre pas tout le succès espéré, il pourra se démarquer de son Premier Ministre et se présenter comme une « alternance » au sein de son propre quinquennat.

 

Une question se pose : Jean-Pierre Chevènement aurait-il la majorité à l’Assemblée Nationale ? Il est clair qu’une partie – voire la totalité – des députés de EELV passerait dans l’opposition (même si on ne doit pas exclure des contorsions personnelles dont les Verts nous ont donné moult exemples pour rester dans la majorité au point que l’on pourrait dire que les Verts sont désormais avancés…). Mais, les députés du Front de Gauche (lisez les députés communistes) soutiendraient le gouvernement, et celui-ci pourrait même compter sur le ralliement d’au moins 30 députés de l’UMP dont les positions anti-Euro sont connues. Il n’est d’ailleurs pas impossible que Jean-Pierre Chevènement ouvre son gouvernement à des personnalités tant communistes que de la droite (on pense ici à Nicolas Dupont-Aignan, mais d’autres noms sont aussi possibles), considérant que sur un sujet de l’importance de la sortie de l’Euro, une union nationale s’impose. Notons enfin que dans une telle hypothèse, les plus embêtés seraient les dirigeants du Front National. Devraient-ils conserver leur ligne d’opposition absolue, et s’allier de fait avec la fraction la plus européiste de l’UMP, ou appelleraient-ils à une neutralité, voire à un soutien critique ? Ce serait l’occasion de tester, en vrai grandeur, la réalité de la nouvelle ligne du Front National.

 

D’autres hypothèses sont possibles, mais elles présentent toutes de graves inconvénients pour le Président. Une dissolution et c’est la perspective d’un gouvernement de véritable cohabitation, qui n’aura de cesse d’obtenir sa démission. Mettre Vals au poste de Premier Ministre, outre que c’est une opération hautement hasardeuse vue l’inanité des réponses du Ministre de l’Intérieur face à la crise, fait prendre le risque à François Hollande d’installer son futur successeur à Matignon. La logique montre que l’hypothèse d’un gouvernement Chevènement est celle qui minimise les risques pour François Hollande tout en lui assurant les meilleures chances pour tenter de se faire réélire. Elle est aussi celle qui offre le plus d’opportunités à la France, qui lui permettrait une sortie de crise « par le haut », mais il n’est pas sûr que cet argument porte sur le Président. Pourtant, l’on sait aussi que la logique est, en politique, une des choses les moins partagées.

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3 novembre 2013 7 03 /11 /novembre /2013 09:15

Un triste sort attend désormais les citoyens grecs qui ne sont pas d'accord avec les structures, les institutions, les représentants, les mesures ou les instruments de l’Union européenne.

Depuis le jeudi 24 Octobre, le Code pénal hellène a introduit l'article 458, qui est une mesure relative à la "violation du droit communautaire", dans lequel il est prévu un emprisonnement pouvant aller jusqu'à deux ans pour les citoyens qui agissent contre les structures européennes, mais aussi, pour ceux qui protestent ou expriment un désaccord comme l’opposition aux sanctions. Deux ans de prisons aussi pour ceux qui vont à l’encontre des gouvernements et des représentants de l'UE.

Vous l‘aurez compris, toute personne qui entrave la politique de l'UE risque la prison !

Après les 2 millions d’euros dépensés par le Parlement européen pour bloquer les blogs, sites web et autres affiches eurosceptiques, aujourd’hui, en Grèce, pour pouvoir s’exprimer librement, il faut ne pas avoir peur de passer derrière les barreaux.

La liberté d’expression est donc morte, et avec… la démocratie, puisque avec cet article, c'est l'ensemble des grecs qui est visé, et pas seulement les opposants politiques.

C’est confirmé, l’UE est une dictature…

Aux citoyens des autres pays d’Europe, préparez-vous, parce que l’Union Européenne n’existe pas pour vous, elle vous combat, dans un unique but financier.

Alexander Doyle pour WikiStrike

http://aggiornare1.altervista.org/2013/10/28/reato-penale-di-opinione-anti-ue-in-grecia/#

Via Comité Valmy

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24 octobre 2013 4 24 /10 /octobre /2013 15:58

mercredi 23 octobre 2013


par  mcb animatrice du réseau communiste du Rhône, ancienne secrétaire de la section PCF de Vénissieux

 

La séquence parisienne concernant les élections municipales est fort instructive. Elle confirme en effet que le "Front de gauche" a du plomb dans l’aile et c’est bien pour cela que les directions du PCF et du PG multiplient les grandes déclarations affirmant le contraire aussitôt démenties par la réalité.

 

Cette réalité confirme malheureusement ce que nous avons dit à plusieurs reprises : la ligne "Front de gauche" vendue aux militants comme le meilleur moyen de s’émanciper du PS après la cruelle expérience de la gauche plurielle n’atteint pas son résultat.

 

Pire, pour se dégager d’un partenaire devenu embarrassant, le PCF n’a pas trouvé d’autres moyens à Paris que de s’en retourner vers le PS lui donnant ainsi un sacré satisfecit dans la ville centre alors même que celui-ci multiplie les listes, les critiques et les entraves au rassemblement dans les villes à direction communiste, sans que cela ait semblé gêner ceux qui ont signé l’accord à Paris. Et bien sur tout cela n’empêchera pas la candidate parisienne de draguer l’électorat centriste et le Modem, n’oublions pas qu’à Paris comme à Lyon, c’est la "classe moyenne " qui fait l’élection quand dans nos villes c’est la classe ouvrière qui compte, telle qu’elle est aujourd’hui.

 

Le spectacle a de quoi affliger tous ceux qui ont compris que l’abstention sera le principal ennemi des communistes aux élections municipales dans leur bataille pour conserver et reconquérir des municipalités précieuses pour les populations et les salariés et le plus grand ami du Front national et de la droite.

 

Personne ne peut se satisfaire d’un vote qui partage le parti quasiment en deux et surtout d’une posture initiale qui renonçait à rassembler toutes les forces populaires autour d’un programme ambitieux dans la capitale, ce qui ne pouvait se construire par un accord de sommet.

 

Car c’est bien d’un accord de sommet qu’il s’agit entre Anne Hidalgo et Pierre Laurent : la première gagne une caution de gauche, le deuxième un coup de main existentiel à tous les sens du terme.

 

Mais pouvait-il en être autrement après plus de 15 ans de renoncement à jouer un rôle central en France ? Et la candidature Mélenchon aux élections présidentielles était-elle une si bonne idée au regard de l’exigence historique de faire vivre et renforcer le PCF pour ouvrir une issue ?

 

Les avancées programmatiques mises en avant à Paris font sourire parce qu’il est certain qu’elles n’engagent que ceux qui y croient et qu’elles sont lointaines (2030 pour les 30% de logements sociaux alors que c’est une urgence).

Surtout nous esquivons la question centrale. Il n’y a pas d’un côté des socialistes de droite qui gouvernent le pays et de l’autre des socialistes de gauche plus fréquentables qui dirigeraient les communes. Le parti socialiste a renoncé à réformer la société pour adoucir les effets du capitalisme. Il construit au gouvernement l’adaptation de la France au "tout capital"aux ordres de l’UE. D’où une politique détestable qui aggrave la situation de millions de gens et s’en prend aux collectivités locales avec le gel des dotations et l’Acte 3 de la décentralisation.

 

Parlons franchement aux citoyens : si nous voulons conserver des communes facteurs de résistance à l’austérité, de citoyenneté, de démocratie et d’égalité, il va falloir un engagement et une bataille citoyenne d’un haut niveau, et c’est pour cela que nous voulons rassembler largement et faire élire des candidats de combat.

 

Ceux qui se contenteront de décliner des programmes locaux sans faire le lien avec la politique gouvernementale et le rapport de force réel dans le pays ne feront pas de la politique mais de la communication et de l’agitation autour de leurs candidats. Les citoyens risquent fort de dire qu’ils en ont déjà assez vu et que cela n’a que trop duré.

 

Quel sera l’effet des déclarations contradictoires des uns et des autres sur des électeurs déjà peu enclins à se déplacer ?

Jean-Luc Mélenchon, après avoir annoncé la fin du front de gauche pendant plusieurs jours finit par dire que tout cela n’est pas si grave, à se demander si la situation dérange vraiment le PG.

 

Le secrétaire fédéral de Paris explique sans gêne aucune que ce n’est pas parce qu’on ne part pas sur la même liste qu’on ne peut pas être dans le même groupe.

 

Plus à gauche qu’Anne Hidalgo tu meurs, jusqu’à manifester contre l’expulsion de Léonarda, comme si le Maire de Paris n’était pas un cadre dirigeant principal du PS.

 

Mais n’est ce pas Gérard Collomb à Lyon qui nous explique tout le mal qu’il pense de ce gouvernement dont il a pourtant tenu la plume pour écrire la Loi sur les métropoles que nous combattons ?

 

Au final, cela donne un sentiment " d’arrangements entre amis" qui n’est pas de nature à mobiliser l’électorat.

 

La colère contre le gouvernement s’exprimera d’une manière ou d’une autre dans ces élections et d’abord au travers de l’abstention et ce sera encore plus vrai dans l’électorat populaire donc dans nos villes. Empêcher le retour de la droite et l’avancée du Front national exige de porter efficacement cette colère en faisant vivre l’atout que représentent les villes à direction communiste et les élus communistes pour résister au grand lessivage du capital qui s’abat sur le pays. Le moins qu’on puisse dire, c’est que dans cette situation, Paris pour l’instant n’aide pas la France !

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22 octobre 2013 2 22 /10 /octobre /2013 15:16

Compte rendu succinct et commentaires sur la séance.

 

I le procès verbal de la séance a été approuvé à l’unanimité sans observation particulière.

 

II Madame le maire a énuméré les décisions qu’elle a prises du 21 juin au 19 septembre notamment un contrat d’un montant de 39 851,42 euros conclu avec une entreprise privée pour  l’entretien de bâtiments communaux en fonction des pouvoirs qui lui ont été délégués par le conseil municipal.

 

III Points nouveaux à l’ordre du jour :

 

Affaires financières :

 

1. décision modificative n°2 :

 

Selon la note de présentation il s’agissait  de corriger les écritures de régularisations déjà votées lors du précédent conseil, de régulariser la clôture de la ZAC du Garenau,de prévoir la cotisation au Comité National d’Action Sociale (CNAS), d’affilier les élus bénéficiaires d’indemnités cumulées supérieure à 50 % du  plafond de la sécurité sociale soit 1543 euros mensuels au régime génaral de la sécurité sociale. A Villiers deux élus sont concernés.

 

Quatre  décisions, sans rapports, regroupées au sein d’une même délibération. J’aurais sans hésitation approuvée la première et la seconde.

 

La troisième  n’aurait du être soumise au vote qu’après adhésion au CNAS.

 

 J’aurais voté contre  la  quatrième  car si apparemment elle peut  dans certaines conditions apporter une aide financière aux élus concernés elle exige un suivi pointu  pour éviter que les indemnités versée par un organisme ne le soient pas  par un autre.

 

 Pour en savoir plus consulter  ici  les documents de références.

 

Je me suis donc globalement abstenu.

 

2. Adhésion de la commune  au Comité National d’Action Sociale :

 

Le CNAS est une association loi de 1901 à laquelle peuvent adhérer

  • les communes
  • les départements
  • les régions
  • leurs établissements publics (établissements publics de coopération intercommunale EPCI, centres communaux d’action sociale CCAS, caisses des écoles, centres départementaux de gestion CDG, centres de formation, offices publics de l'habitat OPH, offices publics d’aménagement et de construction OPAC, caisses de crédit municipal, services départementaux d'incendie et de secours SDIS, établissements publics fonciers EPF, etc.)

Les associations et comités gérant sur le plan local, départemental ou régional des œuvres sociales pour le compte de ces collectivités et établissements publics.

CNAS comprenait, en 2012, 19 757 adhérents  représentant 623 139 bénéficiaires et redistribué en fonction des charges de familles et des ressources pour 92,2 millions d’aides diverses soit, en moyenne, environ 148 euros pour chacun.

La proposition d’adhésion a été approuvée par l’ensemble du personnel. La cotisation communale pour 2013, 4910,86 euros viendra en déduction de la subvention au Comité des Œuvres Sociale du Personnel.

 

Les années suivantes elle sera calculée  selon la formule suivante : CA N-1 x 0, 86 %  ce qui génère une    

                                                                                                                  Effectif N-1

cotisation d’environ 14 701 euros  sur la base du compte administratif de 2012 soit l’équivalent de 200 euros  que représente  la réduction  de la subvention au COS divisée par le nombre d’agents  bénéficiaires à Villiers (à comparer au 148 euros mentionnés précédemment versés en moyenne aux adhérents du CNAS). 

 

Le personnel ayant donné son aval j’ai approuvé l’adhésion ainsi que la convention en fixant les modalités.  Cette délibération  a été adoptée l’unanimité.    

                                                                                                                                                                         

 3. Convention d’objectifs avec le Comité des Œuvres Sociales du personnel communal :

La subvention du COS étant déduites du montant des cotisations versées au CNAS les nouvelles compétences ont été définies d’un commun accord et fait l’objet d’une convention qui doit être approuvée par les parties.

Le conseil municipal a autorisé, à l’unanimité, madame le Maire à signer la  délibération et le contrat d’objectif l’accompagnant.

 

4. Subvention exceptionnelle à l’association Locale de Villiers et ses environs (CLCV) à laquelle la commune n’avait pas accordé de subvention au motif qu’elle en avait reçu  une de la communauté du Val d’orge or il s’agissait d’une erreur d’appréciation car la CAVO avait attribué sa subvention à la CLCV Val d’Orge.

En conséquence le conseil a décidé à l’unanimité d’octroyer uns subvention de 230 euros à CLCV Villiers.

Urbanisme/ Travaux / Développement durable : 

 

Urbanisme/ Travaux / Développement durable:

 

5 Modification n° 2 du Plan Local D’Urbanisme :

Selon les intentions affichées par la majorité municipale il s’agissait d’intégrer les évolutions réglementaires et législatives en particulier les dispositions du SDAURIF ( Schéma d’Aménagement et d’Urbanisme de la Région Ile de France) qui poussent à la densification quant il n’y a pas dans ce domaine la contribution des élus qui, par exemple lors du mandat précédent ont généralisé le coefficient d’occupation de sols de 0,25 à 0,35 sur les zones UH,  ainsi, aujourd’hui il est possible , si les marges de reculement et les limites de hauteurs sont respectées , de construire deux maisons de 115 m2 de surface habitable  sur 600 m2, trois sur 900m 2  ce qui s’ajoute à l’urbanisation du plateau. Vu le prix du foncier certains s’en satisfont, vendeurs ou acquéreurs, je pourrais opiner si dans le même temps Villiers sur Orge ne confortait pas dans ces conditions son statut de ville  dortoir. Ne vaudrait-il pas mieux construiresur plusieurs niveaux, rez-de-chaussée plus trois  étage et aménager des espaces verts commun au sol comme à la résidence du parc ?, et surtout faire en sorte de que la population de Villiers sur Orge reste en deçà de 5000 habitants ce qui sur 178 hectares serait suffisant et ménagerait le caractère champêtre de notre cité déjà mis à mal par tous ceux qui n’ont que le mot Villââââge à la bouche.

 

Le document objet de la modification n° 2 de l’aveu même de ses promoteurs qui ont écrit dans la note de présentation, le maintien des dispositions actuelles ne modifiera pas les possibilités de densification, n’y changera rien.

 

Les équipements de proximité sportifs, lieux de rencontres  sont insuffisants, soumis à la concurrence le commerce local cerné de toute part par les grandes surfaces peine à subsister et ne peut se diversifier, les services publics sont absents et par conséquent difficile d’accès y compris par téléphone ou par Internet.

 

Pire encore les réserves foncières déclassées ou bradées ont disparu :

 

Construire un troisième groupe scolaire est devenu  impossible autrement que sur la zone 2 AU sur le lieu dit du bois de la Seigneurie, aménageable seulement dans le cadre d’un plan d’ensemble, en particulier pour y  construire les nouveaux logement sociaux imposés par La SRU. Il  y serait excentré par rapport aux besoins.

 

L’emprise  réservée pour la réalisation  d’un centre de santé pluridisciplinaire  face à la mairie, répondant aux normes d’accessibilité pour handicapés,   déclassée  offre au privé  la possibilité d’une juteuse opération. Il est à noter que le coefficient d’occupation des sols n’est pas opposable en dehors des marges de reculement et des limites de hauteurs imposées aux établissement d’intérêt  collectif ce qui permet de  construire  un centre de santé et soins de 500 m2 en r.d.c., l’équivalent  sur un étage plus combles aménagées soit 6 à 8 logement selon leur superficie respective c'est-à-dire une opération dont la commune a perdu la maîtrise d’ouvrage avec la modification du PLU, qui  nécessiterait à minima une vingtaine de places de stationnement.

 

J’avais attiré l’attention du commissaire enquêteur sur cet aspect du dossier il n’a pas semblé  accorder  l’attention nécessaire  à mon courrier (copie ci après en italique),  la municipalité non plus.

 

Jack Freychet                                  à                                            Monsieur le commissaire enquêteur

                                                                                                     Modification PLU de Villiers sur Orge

 

Si le projet en cours d’enquête ne modifie pas l’économie générale du PLU il n’en remet pas moins en cause l’orientation initiale pour ce qui concerne un parcelle   sise face à la mairie actuellement en réserve pour la réalisation de logements aidés et reclassée UAc au document qui nous est soumis en prévision de la réalisation d’un centre de santé d’initiative et d’usage privés en rez-de-chaussée accompagné  de logements en étage (s). Le règlement prévoit un COS de 0,50 qui appliqué à la superficie du terrain 970 m² autoriserait une surface de plancher de 485 m², hors annexes.

 

Or l’article UA14 stipule sans plus de précisions: « Dans le sous-secteur UAc, les coefficients d’occupation du sol* (COS) applicables sont différenciés selon l’affectation des constructions :

 

Le premier chiffre est affecté à toute occupation. Le deuxième chiffre affecté aux commerces et services est ajouté éventuellement au précédent : le COS est fixé à 0,50 + 0,20.

 

Toutefois, le coefficient d’occupation du sol* n’est pas applicable aux locaux destinés au stockage des ordures ménagères nécessaire au tri sélectif, ni aux constructions ou aux travaux d’aménagement des constructions nécessaire à un service public ou d’intérêt collectif. »

 

C’est un texte sujet à interprétation qui suscite plus interrogations qu’il n’apporte de réponses : faut-il en déduire que le cos global peut être porté à 0,5+0,2 soit à 0,70 ou que la surface de plancher du centre de santé en r.d.c.,  service sans doute considéré d’intérêt général mais non plus public, puisse s’ajouter à celle des logements en étages, 485 m², éventuellement sur deux niveaux supplémentaires autorisés par la hauteur au faîtage, 13,5 mètres.

 

Seule une réponse claire et sans ambiguïté pourrait permettre de déterminer le nombre de places de stationnement à imposer au promoteur de l’opération.

 

Par ailleurs s’il est  louable de prévoir l’agrandissement du centre de l’enfance au  lieu d’une maison de retraite privée, il convient de souligner que l’emplacement réservé (A) est séparé de l’actuelle structure par une voie publique ce qui pourrait nuire au fonctionnement. En outre la concentration  d’équipement de même nature peut générer des problèmes de circulation et de stationnement sans même parler de la longueur des déplacements pour les parents et des pertes de temps pour les personnels.

 

Tout ce qui précède n’a bien sur rien d’exhaustif, je pourrais ajouter l’ex future coulée verte (Zone N au nord de la commune) qui bute pour l’instant sur le Route de Chasse, sans perspective de prolongement comme il était envisagé initialement mais ce n’est pas nouveau.

 

En vous remerciant de l’attention que vous porterez à ces quelques lignes, etc, etc…

En conclusion  le PLU modifié ne deviendra pas opposable aux tiers avant le début 2014, peut être pas s’il est l’objet d’un recours en légalité, n’eut-il pas mieux valu laisser la main à la nouvelle équipe municipale qui devra pour sortir de l’impasse mettre à nouveau Le PLU en révision.

 

J’ai voté contre le dossier soumis aux suffrages des élus. Il n’a été adopté que  par une voix de majorité (12 contre 11).

 

6. Compte rendu d’activité de la SORGEM, société d’économie mixte dont capital est réparti entre la CAVO, les villes de Sainte Geneviève des bois et Brétigny, la caisse de dépôts et consignations, la Lyonnaise des eaux : Les élus en ont pris acte.

 

7. Tarifs des droits de voirie et d’occupation du domaine public pour 2014 :

 

ça devient rituel, la municipalité UMP, à décidé d’augmenter les prestations offertes par la commune du montant de l’inflation soit 1,5% mais a toujours refusé de dénoncer l’érosion des aides de l’Etat sous Sarkozy, aujourd’hui  elle serait prête à le faire alors que les majorités gouvernementale, Régionale et Départementale poursuivent la même politique tout en l’aggravant mais la tendance socialiste locale refuse de la stigmatiser.

 

J’encourage très fermement les villiéraines et les Villiérains à rester vigilants face aux promesses électorales, d’où qu’elles émanent,  qui ne manqueront pas de fleurir tout au long de la campagne électorale qui s’annonce, Chacun le sait elle n’engagent que ceux qui naïvement les gobent car elle seront impossibles à tenir dans le cadre de l’actuelle politique d’austérité sans augmentation des impôts locaux comme du coût des prestations servies, la vente du partie du patrimoine ou la réduction des travaux de maintenance du patrimoine.

 

Je rappelle que les impôts locaux  et le produit des services rendus  en constante augmentation représentent

aujourd’hui  74 % des recettes de fonctionnement de la commune qui verra son endettement doubler en 2014 et devra faire face aux conséquences de la réforme Peillon, de plus en plus contestée, au cas  ou elle serait maintenue. Si les enseignants et les parents  sont concernés tous  les contribuables locaux le sont aussi.

 

Dans ces conditions, face à l’indifférence et à la passivité des autres composantes du conseil municipal, en signe d’avertissement et de protestation, je ne pouvais approuver cette délibération.

 

8. Demande d’attribution d’un fonds de concours d’investissement de 7285,65 euros auprès de  la CAVO pour l’enfouissement de réseaux rue de la Division Leclerc assortie d’une convention:

 

La délibération a été adoptée à l’unanimité.

 

Enfance/ jeunesse :

 

9. Tarifs des prestations restauration, d’accueils périscolaires, de loisirs, d’études surveillées et de portage des repas,

 

10. tarifs d’adhésion aux Espaces jeunes et multimédia,

 

11. tarifs d’adhésion à l’Atelier danse de l’Espace jeunes,

 

Sur ces trois points j’ai exprimés les mêmes réserves que sur le point 7.

 

12. règlement intérieur des structures sportives :

 

Le document ayant été élaboré en concertation avec le COV et les associations sportives qui ne semblent pas avoir formulé d’objections je ne pouvais qu’approuver.

 

 13. Règlement intérieur des études surveillées :

 

J’ai noté, articles 2 et 3, que les chargés d’études n’avaient pas d’obligation de résultat  et que la taille des groupe, de 12 à 20 enfants, leur permet (sic) de répondre au mieux aux besoins d’attention et de concentration des enfants ce qui revient à laisser entendre qu’avec 27, 28, 30 élèves par classe ce ne serait plus possible et pourtant …. Dans ce domaine il appartient à l’équipe pédagogique et aux parents de se prononcer,

 

En l’absence d’avis contraire de leur part j’ai approuvé ce règlement intérieur.

 

Affaires Générales :

 

14. Tarif des photocopies

15. tarifs concessions funéraires

 

Les délibérations faisant toujours référence à l’inflation prévisionnelle sans même prévoir que le trop perçu puisse être remboursé ou réduit l’année suivante, si elle restait inférieure aux 1,5 % fatidiques,  et  formulé les mêmes observations que pour les points précédents  de même que pour la revalorisation du tarif de locations des salles en ajoutant toutefois  que je restais opposé à l’octroi d’un tarif préférentiel aux élus locaux.

 

La délibération a été une fois de plus adoptée à la seule majorité.

 

17. Signature d’une convention avec l’Office français de l’Immigration et de l’intégration (OFII) :

 

En fonction de la nouvelle législation en vigueur loi n° 2011-672 du 16 juin 2011 le maire est chargé de la vérification des conditions d’hébergement et de ressource des étrangers. S’il s’agissait de les améliorer il serait possible d’opiner. Le maire conserve   toutefois la possibilité de confier dans le cadre d’une convention, cette mission à l’OFII, qui lui retourne un rapport sur lequel le maire dispose de 15 jours pour remettre son avis.

 

Si le maire a réalisé ou fait réaliser l’enquête sous sa responsabilité, ne l’a pas rendu dans les délais impartis L’OFII a la faculté de diligenter des enquêtes complémentaires pour s’y substituer.

 

Je n’ai pas jugé utile d’approuver cette démarche qui conduit à passer outre l’avis du maire en cas de désaccord entre les parties.

Il est à noter  que  de 1945 à 2007, l'OFII a toujours été placé sous la tutelle des ministères sociaux (travail, santé et affaires sociales). En 2008, il relève du nouveau Ministère de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du codéveloppement, créé par le décret du 18 mai 2007,  dont Brice Hortefeux était chargé. En janvier 2009, ce ministère devient le Ministère de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du développement solidaire avec la nomination d’Eric Besson. Selon wikipédia  depuis le 16 novembre 2010, l’OFII dépendait  du Ministère de l’intérieur, de l’outre-mer et des collectivités territoriales. D’après une dépêche de l’AFP du 09-03-2012 il serait aujourd’hui sous la tutelle du ministère de l’intérieur. Difficile de savoir qui a réellement les ficelles en mains.

 

Personnel :

 

18. Modification du tableau des effectifs à la suite de la création d’un poste d’agent d’animation de deuxième classe ce qui porte l’effectif à 77 agents.


IV Points d’informations :

 

Madame le maire a déclaré que les travaux des écoles avancent comme prévu avec cependant quelques nuisances sonores de courte duré.

 

Pour ce qui concerne le haut débit (ADSL) la fibre optique devrait arriver en limite de propriétés en à la fin  du premier semestre 2014 pour être commercialisée à compter du 1° juillet.

 

Les travaux  sont effectués par la société Tudor retenue  par la CAVO. Il est à noté que France Télécom et la SFR ont prévu de développer également leurs réseaux, dans quel intérêt ? Concurrence, concurrence quand tu nous tiens, mais triple dépense en prévision !...

 

Sur l’opération dite de Centre Ville, rue jean Jaurès, à l’équilibre financier précaire, le 8ème lot à été vendu. Pour ce qui concerne les logements sociaux, après discussion avec le bailleurs social, la DDT (Direction Départementale des Territoires) a accepté une légère augmentation des loyers que  le conseil général a accepté que le logement jeune soit transféré sur une autre opération. Il a été remplacé  par un  logement bénéficiant du 1% patronal.

 

Pour ce qui concerne le nouvel ensemble social rue de la Seigneurie la répartition entre les différent types de logement été revue, la convention tripartite entre la ville, le bailleur et la DDT modifiée en conséquence, le document était à la date du conseil en attente de la signature du Préfet.

 

Toujours à la date du conseil et selon madame le maire les premiers travaux nécessaires pour l’aménagement de la salle de danse d l’Espace Colette,   terrassement et  préparation de reprise des structures porteuses à l’intérieur du sous sol ont commencé.

 

Commentaire : On ne peut que souligner que l’imprévoyance des initiateurs de cet immeuble lors du mandat précédent.

 

Le contentieux du centre de l’enfance Villiers contre SBM se poursuit, l’entreprise contre attaque, la commune répond, à suivre…

 

Les terrains d’assiette de la coulée verte,  qui n’en est plus une puisqu’elle bute sur la Route de Chasse (ndlr), appartenant à Nexity seront cédés à l’euro symbolique à la communauté d’agglo qui par délibération en décembre prochain d’autorisera son président à signer les   actes ; une étude d’aménagement serait lancée dans la foulée.

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21 octobre 2013 1 21 /10 /octobre /2013 13:04

 RAPPORT D’INFORMATION

extraits ci dessous


DÉPOSÉ PAR LA COMMISSION DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES

PRÉSENTÉ PAR MM. Alain BOCQUET et Nicolas DUPONT-AIGNAN

Rapporteurs

 

La guerre contre les paradis fiscaux est déclarée. A tout le moins par deux députés français, Alain Bocquet (Gauche démocrate et républicaine), et Nicolas Dupont-Aignan (non-inscrit, gaulliste). Un communiste et un gaulliste unis comme aux temps glorieux de la Résistance, aiment à rappeler les acolytes, qui ont présenté il y a quelques jours devant la presse leur rapport à quatre mains: "Lutte contre les paradis fiscaux. Si l'on passait des paroles aux actes".


60 à 80 milliards d'euros. C'est le montant de la perte fiscale que coûte chaque année la fraude, soit une bonne partie de notre déficit public qui a atteint 98,2 milliards d'euros en 2012. Pourquoi continuer à faire peser la pression fiscale sur les ménages, alors que "60 Etats voyous sont en train de pomper la richesse mondiale"?

Consulter en,  en particulier,  renvoi 32 en début du rapport http://www.assemblee-nationale.fr/14/rap-info/i1423.asp#P416_72612

 

 

Extraits (Très courts): A l'intention de tous ceux qui ne pourront plus dire qu'ils ne savaient pas et à ventiler le plus largement possible.

 

Les manipulations de prix de transfert sur les biens, notamment pour le pillage des ressources naturelles et produits de base des pays en développement


La première forme d’utilisation des paradis fiscaux par les entreprises est la manipulation des prix de transfert. Un exemple traditionnel en est donné par le T-shirt, comme l’illustre le schéma suivant disponible sur Internet à la date de la rédaction du présent rapport :

 i1423-6.gif

 

 

Même l’Etat est atteint par ce phénomène et fait preuve d’une schizophrénie coupable et de double langage.

Un article publié par le quotidien économique néerlandais Het Financieele Dagblad (FD) et repris par Courrier International (janvier 2013) explique comment « les entreprises comme EDF, GDF Suez, France Télécom, Thales ou encore Veolia… dont l’État est actionnaire, utilisent des filiales financières aux Pays-Bas. »


Celles-ci permettent de bénéficier des accords fiscaux bilatéraux entre les Pays-Bas et d’autres pays, afin d’optimiser au mieux leurs impôts sur les bénéfices.


France Télécom a ainsi placé aux Pays-Bas les bénéfices de ses activités en Espagne, en Suède, en Irak, en République démocratique du Congo et en Moldavie, au sein d’un groupe financier administré par une société fiduciaire.

 

EDF a trois holdings à Amsterdam, dont deux créées fin 2011, concernant, selon les informations publiées, deux centrales en Pologne reprises à EnBW.


Par ailleurs, GDF Suez a soumis en 2012 à son comité d’entreprise le projet d’une filiale, basée au Luxembourg, chargée de gérer les revenus provenant de Storengy, une autre filiale chargée du stockage souterrain du gaz à l’international.


Quant à EADS, c’est une société anonyme de droit néerlandais. L’argument du terrain neutre entre la France et l’Allemagne ne saurait être invoqué sérieusement ; la raison est plutôt à chercher du côté des avantages fiscaux offerts par les Pays-Bas lorsque la holding s’y est installée en 2000 - notamment les cessions de participations en exonération de plus-values.

 

Il est très regrettable que l’État français, en acceptant l’installation d’EADS au Pays-Bas, ait paru encourager l’optimisation fiscale pour ses propres entreprises.


Comment dans ces conditions, peut-il demander aux entreprises françaises de ne pas se lancer dans l’optimisation fiscale ?

 

 

i1423-16.gif

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18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 16:06

 

Par Michel Raimbaud ex Ambassadeur à la retraite

Membre de la coordinatuon pour la souveraineté de la Syrie et contre l'ingérence

origine Comité valmy



Michel_Raimbaud-copie-1.jpg

 

Nous vivons actuellement un moment historique majeur, d’une importance sans doute comparable à la chute de l’Union Soviétique. Entraînant la dissolution du bloc communiste et ayant pour effet immédiat d’instaurer l’hégémonie sans partage de l’Amérique et de ses alliés occidentaux, la disparition de l’URSS allait amener plus de vingt ans de malheur et d’extrême injustice pour le reste de la planète.

 

L’évènement qui a dominé le récent Sommet du G20 à Saint-Pétersbourg, fruit d’une gestation de deux ans dans le sillage de la crise syrienne, referme cette parenthèse dramatique. Confirmant la renaissance de la Russie et l’émergence du bloc des BRICS à direction russo-chinoise, il symbolise la recomposition de la vie internationale sur de nouvelles bases : le « moment unipolaire américain », qui consacrait le triomphe des « grandes démocraties » et de leur « économie de marché », est terminé. C’est le glas qui sonne pour la plus grande escroquerie politique de l’ère contemporaine : la « communauté internationale » franco-anglo-américaine est agonisante.

 

Le double accord conclu entre la Russie et l’Amérique au sujet de la Syrie est l’acte fondateur de cette mutation. Le Mur de Berlin apparaissait comme le symbole du triomphe du « monde libre » et de « la fin de l’Histoire ». En cet automne 2013, c’est le mur de l’arrogance qui a été brisé, le ci-devant « Axe du Bien » apparaissant dans toute sa splendeur, sur fond de soleil couchant. Loin d’être finie, l’Histoire continue.

 

C’est une belle leçon de diplomatie qu’a prodiguée la Russie (soutenue sans défaillance par la Chine, par ses autres partenaires « BRICS » comme le Brésil, l’Inde et l’Afrique du Sud, mais aussi par une bonne partie du monde) en réussissant à faire prévaloir la légalité internationale et les grands principes onusiens contre les partisans de l’ingérence à tout va. Ne nous y trompons pas : pendant quelques jours, le monde a bel et bien frôlé la catastrophe et la guerre mondiale. Que Russes et Américains se soient mis d’accord sur le principe d’une solution politique et diplomatique ne peut que réjouir les gens de bonne volonté qui prônent et espèrent depuis de longs mois l’amorce d’un processus de négociation en Syrie. En espérant que la dynamique de paix sera contagieuse…

 

Il convient bien entendu de saluer la « Syrie réelle », c’est-à-dire tous ceux qui ont misé une fois pour toutes sur le dialogue pour mettre un terme à la guerre universelle à laquelle est confronté leur pays. C’est en effet grâce à leur détermination et leur lucidité que la mère de notre civilisation a pu résister – résiste toujours - aux terribles épreuves infligées par ses « faux frères » d’Orient et ses « faux amis » d’Occident : plus de 100 000 morts, huit millions de réfugiés et déplacés, soit un Syrien sur trois, plus de la moitié du pays en ruines, y compris la ville martyre d’Alep, capitale économique livrée au pillage, les infrastructures dévastées, écoles et hôpitaux inclus, des zones entières à la merci de combattants d’un autre âge. Sans oublier des millions et des millions de vies brisées…La communauté internationale, l’universelle, celle qui représente la majeure partie de la planète, ne sera-t-elle pas fondée à demander des comptes à ceux qui entretiennent, en notre nom par-dessus le marché, cette entreprise de massacre et de destruction, comme jadis en Irak et naguère en Libye ?

 

Certes, voir la grise mine de quelques « amis » bien connus du peuple syrien devant une perspective de solution pacifique a de quoi nous réjouir, mais nous ne pouvons dissimuler notre tristesse et notre colère de voir la France brader ses intérêts nationaux, ruiner son crédit moral en affirmant une préférence marquée pour le mauvais côté de l’Histoire. A l’heure où les uns et les autres se félicitent de voir la raison l’emporter et redisent leur engagement en faveur d’une issue politique négociée en Syrie, la France ne manifeste pas un enthousiasme délirant – c’est un euphémisme – pour l’option de la paix et du droit, dont la diplomatie russe s’est faite le symbole.

 

On aurait plutôt, jusqu’ici, l’impression qu’elle choisit de se retrancher dans le camp de la guerre en compagnie des financeurs du djihad. Pourquoi a-t-elle tant tenu à court-circuiter le Conseil de Sécurité dont elle est l’un des membres permanents et pourquoi, se plaçant dans une logique d’ingérence, a-t-elle mis tant de constance à bafouer les principes du droit onusien dont elle se réclamait. Quel dommage et quel ravage !

 

Le gouvernement français fait grand cas des votes du Congrès américain et bon marché de l’opinion majoritaire des Français. Il a grand tort. Sa politique est aussi injuste qu’immorale et la part de culpabilité qui est la sienne dans l’atroce tragédie syrienne n’a d’égale que son écrasante responsabilité dans notre enfermement et notre terrible humiliation. Pesant mes mots (comme un ministre bien connu qui pourtant rate toutes les occasions de se taire), je souhaite plein succès à ce Genève II que les vrais amis de la Syrie appellent de leurs voeux : il est grand temps que la voix de la diplomatie se substitue au fracas des armes, que la stabilité et la paix reviennent en Syrie.

 

Et puis, faut-il rappeler l’évidence ? C’est aux Syriens et à eux seuls qu’il appartient de décider de leur destin en toute souveraineté et en toute indépendance. Les dirigeants étrangers, de Paris ou de Washington, de Riyad ou d’Ankara, n’ont aucune légitimité pour le faire à leur place, et il leur faut un fabuleux toupet pour établir des « feuilles de route » concernant l’avenir ou la reconstruction d’un pays qu’ils auront tout fait pour anéantir.

 

 

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17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 16:30

(Extraits de l’opuscule de présentation)

 

 L'eau n'est pas une compétence comme les autres pour notre Communauté d'Agglomération (Viry- Châtillon – Grigny). Comme l'air, elle est un élément naturel indispensable à la vie. L'eau n'est pas une marchandise. Elle est un bien commun de l'humanité. Nous sommes dans le domaine du vivant. Trois jours sans boire et nous sommes morts.

 

C'est ce postulat qui a conduit la Communauté d'Agglomération Les Lacs de l'Essonne à travailler à la mise en place d'une gestion originale. Le règlement du service de la Régie a été élaboré en concertation avec les usagers et a débouché sur plusieurs points en totale rupture avec les années précédentes, et ce qui se fait partout ailleurs

 

• la gratuité des premiers mètres cubes, indispensables à la survie (3 litres par jour et par personne) ;

 

• la baisse de 37% du tarif d'accès au mètre cube pour l'usage familial de l'eau (base de consommation 120m3/an)

 

• une tarification progressive selon la consommation;

 

• la suppression de l'abonnement payant et la mise à disposition des compteurs gratuitement;

 

• les tarifs différenciés selon l'usage familial ou professionnel ;

 

• la participation de représentants d'usagers au conseil d'exploitation de la Régie

 

• un investissement sur le réseau 6 fois plus important que précédemment, sachant que les fuites sur le réseau représentent à peu près 20%, pourtant payés dans la facture des usagers et qui n'arrivent donc jamais au robinet!

 

Historique de création de la Régie

 

Une fois la décision politique prise, les obstacles administratifs levés tout est allé très vite,

 

Novembre, décembre 2009

 

Étude des modes de gestion de la distribution Eau potable

 

Transfert de la compétence eau des villes de Grigny et Viry-Chatillon à la Communauté d'Agglomération Les Lacs de l'Essonne

 

16 mars 2010

 

Arrêté préfectoral acceptant le transport et portant retrait du Syndicat des Eaux d'île-de-France (SEDIF) de la commune de Viry-Chatillon,

 

12 à 19 juin 2010

 

Votation citoyenne sur le mode de gestion avec la participation de 70 % des titulaires de compteurs et 95,58 % en faveur d’une régie publique,

 

1° juillet 2010

 

Création de la régie et adoption des statuts par le conseil d'agglomération,

 

20 septembre 2010

 

Installation du conseil d'exploitation,

 

1° octobre à décembre 2010

Recrutement des personnels de la régie,

 

1° janvier 2011

 

Prise en main des installations de distribution par la régie publique Eau des Lacs de l'Essonne.

 

Ndjf: D’autre part et afin d’anticiper l’échéance des contrats de délégation sur le territoire,2017 pour les communes sauf une Leuville 2018, la Communauté d’Agglomération du Val d’Orge a engagé un programme d’étude devant lui permettre de disposer de l’ensemble des éléments juridiques, techniques et économiques pour définir le mode de gestion de son service public d’eau potable mais n'a pris aucun engagement sur sa nature public ou privé.


Les résultat sont en attente il reste à peser pour qu'à l'avenir la gestion de l'eau soit réalisée dans le cadre d'une régie publique et non pas d'une délégation de Service à une entreprise privée ainsi que le permettent les traités européens. L'eau est un bien public qui ne doit pas être livré aux appétit des transnationales.

 

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