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  • : Villiers sur Orge- La Vie en Blog
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16 décembre 2012 7 16 /12 /décembre /2012 17:54

Après les formalités réglementaires l’examen d’une motion contre la baisse des subventions régionales et départementales a été inscrit à l’ordre du jour en tant que question diverse  sur proposition de madame le Maire, le reste sans changement (voir ordre du jour sur ce site).

 

Sur le procès verbal de la séance précédente bas de page 8, dernier paragraphe du document soumis au vote j’ai proposé de faire suivre … réforme de la tarification de l’eau  par  «Ceux qui consomment le moins devraient jusqu’à un certain seuil payer moins cher le m³ d’eau,  le montant du dégrèvement étant reporté sur les autres abonnés car il est prévu que la réforme si elle se réalise soit à coût nul pour les opérateurs et pour l’état »  le document a ensuite été adopté à l’unanimité.

 

Il est à noter à ce sujet que ce système de tarification, impose un solidarité de fait, entre consommateurs, qui permet de contenir le mécontentement des plus défavorisés sans avoir à revaloriser de pouvoir d’achat des salaires , retraites et pensions tout en  préservant  les dividendes versés aux actionnaires. C’est l’antithèse de la justice sociale remplacée, sous couvert de solidarité par un prélèvement obligatoire, en quelque sorte un impôt qui ne veut pas dire son nom.

 

D’année en année la crise s’approfondit les organisation caritative ne peuvent plus faire face aux conséquence du marasme économique, leurs ressources, sic le Téléthon,  se réduisent au rythme de la baisse du pouvoir d’achat autant rendre la « charité » obligatoire par des moyens détournés tout en laissant les grosses fortunes migrer sous des cieux plus cléments en toute impunité au nom de la libre circulation des personnes et des capitaux.

 

Les décisions prises par le maire du 22 septembre au 3 novembre 2012 n’ont pas fait l’objet d’observations notables.

 

Affaires financières :

 

1) décision modificative n° au budget primitif de la commune pour 2012,

 

La loi prévoit un système de solidarité intercommunale envers les collectivités les moins « riches » comme la nôtre  qui doivent, d’autorité, en reverser une partie  à celles qui sont encore plus démunies. C’est  un  processus qui aide également à réduire le déficit du budget de l’Etat. Je n’ai pas approuvé cette démarche cautionnée par la majorité des élus

 

2) Avenant n° 3 – Prorogation du délai de garantie d’emprunt sur l’opération « centre ville » (excentré) rue Jean Jaurès,

 

M’étant opposé à cette opération immobilière sur un terrain ou  aurait pu être implanté une école primaire ou maternelle qui plutôt que de densifier les équipements scolaires existants aurait permis de réduire les embouteillages en centre ville. Je ne pouvait que m’abstenir.

 

Urbanisme - Travaux- développement durable,

 

3) Avenant à la convention d’aménagement du centre ville dito point 2).

 

4) J’ai approuvé le transfert dans le domaine public des voiries et réseaux de l’opération centre ville dans le domaine public et demandé qu’un état des lieux soit effectué avant et après les dernières constructions à réaliser

 

5) Alors que la majorité municipale avait proposé une hausse générale des tarifs de 2 % pour les habitants de Villiers sur Orge 3 % pour les personnes extérieures pour 2013 je me suis opposé à l’augmentation des tarifs de voirie dans une période ou l’austérité est la règle pour les salaires retraites et pensions qui en outre doivent subir des prélèvement supplémentaires en particulier au titre de l’impôt sur le revenu et des taxes locales ainsi que sur les produits de consommation courante.

 

Enfance jeunesse,

 

Sur les points 6) adhésion à l’atelier danse de l’Espace  jeunes,  7)  adhésion à l’espace jeunes et à l’espace multimédia, 8) restauration scolaire, accueils péri scolaire et de loisirs, études surveillées et portage des repas j’ai adopté le même position qu’en 5) pour les mêmes raisons.

 

9) Formation prévention et secours civiques de niveau 1 pour les élèves de 4è du collège de Villemoisson bien que le financement des collèges soit du ressort des conseils généraux compte tenu de l’intérêt de cette formation j’ai approuvé l’octroi d’une subvention (300 euros).

 

10) Classes transplanté maternelle : Six jours, du 18 au 23 mars 2013 à la tranche sur mer (8360),  frais de transports, d’activités, personnel supplémentaire sur le site : La délibération a été adoptée à l’unanimité.

 

11) La délibération concernant l’indemnisation, majorée de 2 % par rapport à 2012, des enseignants,  Atsem (Agent Spécialisé des écoles Maternelles)  et accompagnateurs a été adoptée dans les mêmes conditions.

 

Affaires générales

 

12) Tarif concession cimetière communal : La délibération qui portait sur une revalorisation de 2 % du tarif des concessions mais autorisait également la commune à rembourser les concessionnaires en cas de réduction de corps au-delà de 5 ans pour déplacement hors commune a été adoptée à l’unanimité.

 

13) Locations des salles communales : J’ai voté contre la délibération qui   prévoyait plus 2 % sur des sommes déjà rondelettes tout en réservant un tarif de faveur aux élus que je ne pouvais cautionner.

 

14) Tarif photocopies même hausse proposée même refus.

 

15) rapport d’activité de la Communauté d’Agglomération du Val d’orge : Il s’agissait en fait de prendre acte de la transmission du rapport consultable sur le site Internet de la CAVO http://www.agglo-valdorge.fr/VDG_RA_2011_light.pdf et non d’en faire un examen exhaustif, ni même succinct, j’ai cependant abordé deux point qui semblent préoccuper les villiéraines et les villiérains l’Internet haut débit et l’emploi.

Dans le rapport il est écrit :  « L’accès aux technologies numériques est l’un des axes stratégiques de développement de la Communauté d’agglomération du Val d’Orge qui s’est fixée deux objectifs à l’horizon 2013 : • améliorer l’offre de services haut débit pour les particuliers et les professionnels dans les secteurs résidentiels;  et apporter des services très haut débit performants aux entreprises des zones d’activités économiques d’intérêt communautaire…Un schéma directeur haut débit a été approuvé en ce sens, en juin 2011. » voir  http://www.agglo-valdorge.fr/pdf_journal_49.pdf

 

Monsieur Simons  préposé Internet haut débit de la CAVO lors du précédent mandat  a été remplacé par madame Leroux qui optimiste en 2011 est aujourd’hui dubitative, elle a déclaré que de nouvelles études étaient en cour, que France Télécom et SFR souhaitaient se partager le marché et pendant ce temps là nous en sommes toujours, majoritairement, à nos misérables 512 Ko  et encore, sans perspective d’amélioration sur les court et moyen termes.

 

En matière de développement économique il est écrit dans le rapport : « Partenaire privilégié des entreprises, l’Agglo du Val d’Orge met en œuvre des actions cohérentes destinées à renforcer l’attractivité de ses parcs d’activités et à favoriser le développement économique et la création d’emplois. »

 

Notons au passage que développer l’attractivité des parcs d’activités n’est pas toujours compatible avec le maintien des commerces de centre ville, Villiers en est le douloureux exemple et que l’agglo a surtout mis l’accent sur le commerce qui s’il consiste à distribuer des produits d’importation, comme ce qui  peut être rentable financièrement mais ne peut remplacer la production manufacturière et l’industrie pour assurer la croissance du produit intérieur brut ( BIP), créer des emplois mieux rémunérés et rééquilibrer la  balance commerciale de la france.

 

J’ai demandé en conseil après avoir cherché en vain dans le rapport quel étaient les sommes  engagées par la CAVO dans cette opération et le nombre d’emplois crées dans l’industrie manufacturière et, ou le commerce sur son territoire.

 

16) Extension du périmètre de la communauté d’Agglomération du val d’Orge à la commune de Longpont sur Orge. Il s’agissait d’approuver un arrêté préfectoral daté 4 septembre 2012 portant extension du périmètre de le l’agglo à la commune de Longpont dont les délais de recours étaient expirés la décision étant acquise je me suis abstenu.

 

17) Modification des statut de la CAVO  en vue de l’intégration de Longpont : Cette délibération portant sur l’augmentation du nombre des délégués communautaires des vice- présidents et la répartition des sièges entre les communes ,  a été adopté à l’unanimité mais un arrête  préfectoral devra acter cette modification.

 

18) Fourrière animale : Chaque commune doit  disposer, sur son territoire, ou sur celui d’une commune voisine et en accord avec celle-ci d’une fourrière animale. A ce jour Villiers sur orge était rattaché au centre départemental d’accueil animalier de Ris Orangis. Le conseil général ayant décidé de ne plus en assurer la gestion à compter du premier janvier 2013 madame le maire  a proposé de retenir la SCPA de Souzy la Briche 91580 sur la base d’un contrat de prestations de service qui semble à priori de nature à préserver la gent animale de mauvais traitements. La société n’interviendrait sur le domaine public que sur demande d’un représentant de  la commune, du  gestionnaire pour un ensemble immobilier privatif.

 

La délibération a été adoptée à l’unanimité.

 

Personnel :

 

19) modification du tableau des effectifs  comportant la création d’un poste d’attaché permanant faisant suite à un mouvement de personnel, avec comme corollaire la suppression d’un poste d’attaché principal, la suppression huit postes d’agents recenseurs et au sein de la filière administrative et la modification de deux postes à temps complet de rédacteur chef en rédacteur principal de première classe.

 

L’effectif budgétaire compte 85 postes dont 74, sont pourvus dont 6 à temps non complet. A ma demande madame le maire a précisé que le un poste de directeur du centre de loisirs était pourvu depuis une dizaine de jours.

 

Questions diverses :

 

Motion présentée par madame le maire contre la baisse des subventions de la région et du Département pour les investissements comme pour le fonctionnement :

 

« La commune de Villiers sur Orge qui compte près de 4 000 habitants a été classée par la région et le département, parmi les communes « bâtisseuses ». En effet, cette année, la commune a livré 141 logements dont 22 pass foncier et 64 logements sociaux. En 2013, 71 logements dont 20 sociaux seront livrés et avant la fin du mandat 39 autres logements sociaux seront réalisés. Au total sur la mandature, 251 logements (dont 82 logements sociaux et 22 pass foncier) auront été construits.

Face à l'accroissement de population engendré par ces nouvelles constructions, la commune avait donc planifié d'agrandir les deux écoles de la ville. Le montant des travaux pour ces réalisations s'élève à environ 6 millions TTC.

Deux demandes de subvention ont été déposées l'une en juillet 2011 auprès de la région et l'autre en septembre 2011 auprès du département. Les dossiers ont été très rapidement déclarés complets. Malgré les interventions d'un certain nombre de conseillers régionaux et généraux et les promesses de Monsieur Huchon et de Monsieur Guedj, les dossiers n'ont jamais été présentés en commission permanente, empêchant la commune de se voir accorder les subventions calculées d'après les dispositifs en vigueur à cette époque.

 

Même si la région et le département ont autorisé la commune à commencer les travaux par anticipation pour recevoir les nouveaux petits villiérains, le passage de nos dossiers au plus tôt en 2013 fera perdre à notre commune entre 700 000 et 1 million d'euros, compte tenu des nouvelles règles de calcul des subventions du nouveau dispositif. Cet état de fait met notre ville dans une situation financière très difficile.

A cette diminution de subvention programmée, vient s'ajouter celle du financement des crèches par le département. L'accueil de 20 enfants dans une commune de presque 4 000 habitants représente une charge

importante dans le budget de fonctionnement de la ville.

C'est pourquoi, le conseil municipal de Villiers sur Orge demande aux Présidents de la Région et du Département de prendre la mesure de ces diminutions de subvention et de revoir leurs décisions, d'autant que ces dossiers avaient été déposés bien avant l'annonce du nouveau dispositif. »

 

Si cette déclaration reflétait les conséquences prévisibles, pour la commune, de la modification des critères d’attribution des subventions en matière d’investissement, en cour de définition et mal connus selon madame le maire, elle  faisait par contre silence sur l’origine de cette  situation. J’ai donc  fait la déclaration suivante :

 

«Vous présentez la situation comme un simple problème technique, qui aurait été à l’origine des décisions des président des conseils régional et général qui n’ont plus que des miettes à répartir alors qu’il s’agit  d’un problème de fond, conséquence des politiques d’austérité, mises en œuvre  par la droite depuis des années, poursuivie aujourd’hui par un gouvernement qui n’a de gauche que le nom qu’il s’est arrogé.

 

Les effets   cumulés de cette politique, associés aux transferts de charges non suivis des moyens correspondants, et  à la tentative  de réduire les déficits, objectif inatteignables sur la base des traités européens, assèchent les ressources des collectivités territoriale, à commencer par les fonds de roulement, dont celles des communes qui se trouvent en bout de chaîne.

 

C’est d’une logique extrême, le BA, BA de l’économie. L’austérité réduit les débouchés sur le marché, la  décroissance qui s’ensuit réduit les potentialités de recettes fiscales et on repart pour un nouveau tour de vis dont les conséquences seront toujours de même nature mais aggravées et ainsi de suite.

 

La situation est grave. Elle pourrait être désespérée si nous ne prenions  conscience, pour y remédier, d’un processus qui ne nous laissera bientôt que des friches industrielles à contempler avec des yeux  larmoyants.

 

En ne dénonçant pas le système les majorités régionale, départementale et locales s’en font les complices, les minorités qui restent silencieuses  de même, alors que l’Union des Maires plus réaliste et consensuelle a rappelé récemment que les collectivités locales subiront en 2013, pour la 3ème année consécutive, mais elles ne sont pas les seules, le gel des dotations en euro courant, ce qui représente une diminution conséquente des ressources pour nombre de collectivités.

 

Vous écrivez dans la motion que vous avez rédigée que le  passage de nos dossiers au plus tôt en 2013 fera perdre à notre commune entre 700 000 et 1 million d’euros, compte tenu des nouvelles règles de calcul des subventions du nouveau dispositif  

 

Cet état de fait mettrait certes  notre ville dans une situation financière plus difficile mais j’attire votre attention sur le fait que le projet de loi (déposé par un député de droite) http://www.assemblee-nationale.fr/14/propositions/pion0260.asp visant   à rendre aux communes leur pleine autonomie financière, c'est-à-dire en langage clair la faculté de pousser les feux des impôts locaux, ne serait applicable qu’à compter du premier janvier 2014.

 

Dès lors que vous avez obtenu l’autorisation de commencer les travaux avant l’attribution des subventions la commune n’aurait à supporter que le coût d’un financement relais  ou des intérêts pour retards de paiement, à moins qu’il y  ait d’autres dispositions dont je n’aurais pas connaissance.

 

Il toujours rendre à César ce qui appartient à César, situer les responsabilités là où elles se trouvent. »

 

Après madame le maire qui avait  refusé de pointer du doigt le couple Sarkozy Fillon Monsieur Simons a fait l’apologie du gouvernement Hollande Ayrault,  et indiqué que son groupe n’adopterait pas  la motion proposée par la majorité municipale tout en indiquant que quand il n’y avait plus d’argent on ne pouvait en distribuer à cela j’ai rétorqué que la réductions des moyens octroyés aux collectivités étaient la conséquence des politiques d’austérité des gouvernements successifs et qu’il fallait en changer.

 

Face à l’impasse qui s’annonçait j’ai rappelé que même si je m’étais opposé aux solutions retenues pour faire face à la croissance démographique à Villiers, lorsqu’il avait péril en la demeure il fallait aller à l’essentiel, qu’une motion adoptée par la seule majorité aurait moins  de poids auprès des organismes décisionnels des conseils Régional et Général à majorités socialistes que si elle l’était par l’ensemble des élus, toutes tendances confondues, mais que pour cela il fallait aboutir à un texte de compromis pour demander que les subventions soient déterminées  en fonction des critères existants à la date de dépôt des dossiers, c’est à dire en 2011.

 

Renouveau solidaire s’est rallié à cette proposition, monsieur Simons, après quelques hésitations, a fait de même car il savait que la majorité et moi de même lui reprocheraient de n’avoir rien fait pour éviter la perte de 700 000 à 1 000 000 d’euros par la commune contrainte, dans ces conditions, de recourir à l’emprunt et à la hausse des taxes locales, éventuellement à l’utilisation temporaire de préfabriqués  pour accueillie les élèves.  La majorité a opiné, monsieur Fraysse a jeté quelques lignes sur le papier qu’il a remis à madame le Maire, afin qu’elles soient  transcrites sous forme de délibération demandant au Conseils général et régional de revoir le montant des critères d’attribution des subventions à la date de présentation des dossiers en 2011. Ce document qui n’a pas été adressé officiellement aux élus  ne mentionne pas l’enjeu financier pour notre collectivité qui  serait lourd de conséquences  pour les contribuables locaux en cas d’échec de la requête.

 

Points d’information :

 

En réponse à mon courrier daté 19 novembre ( voir sur ce site) l’informant d’anomalies et de disfonctionnements sur les réseaux d’adduction d’eau et d’assainissement madame le maire a indiqué qu’elle s’était mise en relation avec le Président de la communauté d’agglomération qui devait rédiger une réponse. (La réponse m’a été remise le 13 décembre.)

 

 

Elle a été un peu plus prolixe sans aller au fond, sur le CLSH (ALSH) suite à la pétition et au tract distribué par les «  parents inquiets » et à la lettre que je lui avais adressée le 03 décembre (voir également sur ce site).

 

Elle a indiqué que contrairement aux assertions des parents la majorité municipale avait élaboré un Projet Educatif Local qui avait été rendu public sur le site de la commune : http://www.villiers-sur-orge.fr/spip.php?article307 , que le taux de fréquentation n’était pas excessif mais qu’un agrément a été sollicité pour augmenter la capacité d’accueil en fonction des places disponibles et qu’une directrice venait d’être recrutée…

 

Quelques remarques cependant de ma part : D’abord tous les parents n’ont pas accès à internet. Ce PEL que j’ai été le seul à ne pas approuver si mes souvenirs sont exacts, entend promouvoir l’esprit européen dont nous subissons déjà les méfaits comme  celui d’entreprendre sans doute dans le cadre de la concurrence dite libre et non faussée alors qu’il aurait été préférable d’insister sur la nécessité de développer l’esprit critique  et les capacités d’initiatives non pas pour exploiter son prochain mais pour satisfaire ses besoins quant à l’éco citoyenneté gageons qu’elle n’avait pas pour objectif de sortir des sentiers battus par le GIEC dont les thèses sont de plus en plus contestées (pour en savoir plus  http://www.pensee-unique.fr/ ). En fait c’est un programme politique orienté à droite, élaboré par des élus qui prétendent ne pas faire de politique. Il a été  élaboré en 2009, modifié en 2010 mais  n’a jamais été réellement actualisé. L’évolution démographique résultant des nouvelles constructions n’y est pas portée, les prévisions sont contestables, le centre de l’enfance atteint ses limites, rien n’est envisagé pour y remédier. Le chapitre consacré au CLSH est réduit à la portion congrue, son programme pédagogique est absent.  Le comité de pilotage du PEL, chargé de valider les projets pédagogiques des différentes structures, ne s’est pas aperçu du vide.

 

Sur les 15 membres du comité de pilotage il y a deux représentants  des associations de parents d’élèves aucun du personnel autre que les responsables désignés.

 

Sur la réhabilitation de la résidence de la Seigneurie madame le maire a renvoyé au service urbanisme qui consulté ne disposait que du dossier de demande du permis de construire portant sur le remise en peinture des bâtiments, l’aménagement  d’accès pour handicapés le marquage au sol des places de stationnement…

 

Le responsable du service qui ne dispose d’aucun diagnostic de l’existant pouvant servir de support à des travaux d’isolations thermique  et acoustique a déclaré qu’il allait demander au  maître d’ouvrage, AEDIFICAT,de  lui transmette les dossiers de consultation des entreprises pour la passation des marchés de travaux. Affaire à suivre…

 

Des échanges sont en cours entre les représentants de la commune et l’association Loisirs et culture en vue d’optimiser l’utilisation des emprises destinées à la danse et à la médiathèque. Enfin chacun en se rendant sur les lieux peut apprécier l’état  des travaux de voirie rues de Verdun et des Troènes.

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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 18:10

 

I  Approbation du Procès Verbal de la séance du Conseil Municipal du 25  septembre 2012

 

II  Décisions prises par Le Maire pour la période allant du 25 septembre 2012 au 3 décembre 2012  

 

III Points nouveaux soumis au Conseil Municipal:

 

Affaires financières:

 

1. Décision Modificative n°2 au Budget Primitif de la Commune de l'année 2012

2. Avenant n° 3 - Prorogation du délai de garantie d'emprunt sur l'opération « Centre-Ville »

Urbanisme 1 Travaux / Développement durable:

3. Avenant n°6 à la convention publique d'aménagement de l'opération « Centre-Ville »

4. Transfert de propriété des voiries et espaces verts de l'opération d'aménagement « Centre-Ville 52154 rue Jean Jaurès »

5. Tarifs droits de voirie et d'occupation du domaine public — Année 2013

Enfance / Jeunesse:

6. Tarifs d'adhésion à l'Atelier Danse de l'Espace Jeunes — Année 2013

7. Tarifs d'adhésion à l'Espace Jeunes et à l'Espace Multimédia - Année 2013

8. Tarifs cantines, d'accueils périscolaires, d'accueils de loisirs, d'études surveillées et de portage de repas

9. Formation Prévention et Secours Civiques de niveau 1 pour les élèves de 4ème du Collège

10. Organisation d'une classe transplantée pour des élèves de l'école maternelle en mars 2013

11. Indemnité d'enseignant, Atsem et accompagnateurs pour classe transplantée 2013

 

Affaires Générales:

 

12. Tarifs appliqués au cimetière - Année 2013

13. Tarifs de location des salles communales - Année 2013

14^ Tarif des Photocopies en Mairie — Année 2013

15. Rapport d'activité de la Communauté d'Agglomération du Val d'Orge - Année 2011

16. Extension du périmètre de la Communauté d'agglomération du Val d'Orge à la commune de Longpont-sur-Orge

17. Modification des statuts de la Communauté d'Agglomération du Val d'Orge - intégration de la commune de Longpont-sur-Orge

18. Fourrière animale - signature d'un contrat avec la SACPA

Personnels:

19. Modifications du tableau des effectifs

 

Questions diverses:

 

Points d'information :

 

Information sur le financement par le conseil général des logements sociaux de 'opération centre-ville.  Recours d’un riverain contre l’opération

Etat d'avancement des travaux Aedificat

Etat d'avancement des opérations d'extension/réhabilitation écoles P. Brossolette et A. Malraux

Etat d'avancement de l'opération d'aménagement de la médiathèque et de la salle de danse  Etat d'avancement de opérations de voirie rue des Troènes et rue de Verdun

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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 17:16

Freychet Jack                                                                                             le 16 novembre 2012

Villiers sur Orge 91700

J.freychet@wanadoo.fr

Conseiller municipal. 

 

                                                                                                    Madame le maire

                                                                                                    Hôtel de ville

                                                                                                    Villiers sur Orge

 

 

Madame le Maire

 

 

Par mail du   5 novembre vous nous   avez informé  de la tenue d’une séance du conseil le 04 décembre qui sera précédée d’une  réunion préparatoire en commission travaux urbanisme qui devrait être, du moins c’est mon souhait,  l’occasion  d’aborder un certains nombre d’incidents qui n’ont fait l’objet d’aucune  information en direction des élus, voire de vous-même ou de votre adjoint aux travaux.

 

Depuis quelques mois la Lyonnaise des eaux a dû intervenir à six reprises pour effectuer des réparations sur 120 mètres environ de canalisation de distribution d’eau potable, rue Anne Frank, parfois après un retard de plusieurs jours pendant lesquels les fuites ont déstabilisé l’assise de la voirie.  Le nettoyage des chantiers a été le plus souvent laissé aux aléas des intempéries, sans que nul ne s’en émeuve à part bien sur les riverains. Les agents de la lyonnaise interrogés sur les causes ont  répondu que la tuyauterie  utilisée en 1977 n’avait qu’une durée de vie limitée à 30 ans ce qui laisse supposer que d’autres fuites pourraient se produire sous peu. Remplacer l’ouvrage serait moins onéreux que de multiplier les rustines. 

 

A l’occasion de ces travaux, la Lyonnaise et un représentant de la CAVO ont constaté qu’un  exutoire  était encombré de laitier de ciment et de déchets  qui faisaient obstacle à l’écoulement des eaux de pluies. Dans un premier temps elles  ont refusé d’intervenir au motif que la rue Anne Frank   n’auraient pas été intégrée au domaine public et vous ont sollicité. En l’absence du cadre responsable   vous m’avez fait contacter par un agent administratif auquel j’ai répondu que c’était chose faite depuis 1998 et donné la date de l’enquête publique qui avait précédé la décision du conseil municipal.

 

Quelques jours plus tard, ayant sans doute constaté après consultation de leurs archives que les réseaux d’assainissement étaient bien du domaine public et qu’il s’agissait d’un problème de communication, étranger à la commune,  le fermier et la CAVO   ont ordonné un passage caméra et  découvert  l’Etat déplorable de la canalisation, qui n’avait pas été curée depuis les travaux de remise en état effectué avant l’intégration des VRD dans le domaine public.

 

La remise en état a duré plusieurs jours, la partie basse de la rue Guy Môquet a également été visitée et traitée. La CAVO doit être est aujourd’hui en mesure de nous transmettre les rapports des interventions effectuées sur ces tronçons de canalisations et les conclusions qui en ont été tirées.

 

En début de semaine 45 remontant la rue Guy Môquet j’ai constaté que des eaux usées en provenance du regard de branchement sis à l’angle de la rue pierre Sémard se répandaient sur la chaussée et appris par la même occasion qu’il s’agissait du troisième incident de cette nature en 2012. Il aisé d’en conclure que les précédents ont été traités par-dessus la jambe, ce qui est d’autant plus  scandaleux, que semble-t-il un  pavillon d’habitation aurait à chaque fois été inondé.

 

Je vous rappelle pour mémoire le déversement occasionnel d’eaux usées dans la boële (le fossé), située dans le prolongement de la rue Guy Môquet qui se jette ensuite dans l’Orge. Il est indispensable d’en  rechercher l’origine afin d’y remédier.

 

Je reste persuadé que vous saurez recueillir les informations relatives à ces différents désordres afin de les transmettre à tous les élus lors du prochain conseil municipal car ils  ont tous reçu mandat pour intervenir dans le gestion de notre cité et doivent par conséquent rendre des comptes  aux villiéraines et aux villiérains.

 

Par ailleurs depuis des années  la facture de l’eau, fourniture et traitement, s’envole et devient insupportable pour un nombre grandissant de consommateurs. L’effet masse qui aurait pu découler du transfert de compétence  à la CAVO, n’a pas joué bien au contraire. Les collectivités qui ont écarté la Délégation de Service Public au privé et opté pour une régie publique ont vu baisser le prix de l’eau jusqu’à 45% pour certaines.

 

DSP ou gestion directe, un choix s’impose,  les élus de Villiers sur orge, doivent s’exprimer pour demander à minima que les études envisagées par la communauté d’agglo soient confiées à un organisme public, indépendant des groupes de pression privés  tels que La Lyonnaise, Suez, Véolia qui ont intérêt au maintien du statu quo. Ce point doit être évoqué en commission puis inscrit à l’ordre du jour du prochain conseil municipal ainsi d’ailleurs que la reforme envisagée de la tarification dont il était prévu qu’elle soit à coup nul pour les opérateurs et les pouvoirs publics ce qui laisse supposer qu’il ne s’agira que de transferts de coûts entre différentes catégories de consommateurs.

 

L’eau est un bien public et doit être traitée comme telle de l’adduction au traitement en passant par le transport et la distribution.

 

Certain de votre compréhension et dans l’attente de vos initiatives pour en meilleur suivi des interventions effectuées sur le territoire communal en particulier dans le cadre des transfert de compétences à la communauté d’agglomération,

 

Veuillez agréer, madame le maire, mes salutations les meilleures.

 

 

 

 

 

 

 

Copies aux élus ainsi qu’à monsieur le Président de la communauté d’agglomération.

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3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 20:11

Freychet Jack                                                                                                      le 03 décembre 2012

Villiers sur Orge 91700

j.freychet@wanadoo.fr

Conseiller municipal.

 

 

                                                                                                                       Madame le maire

                                                                                                                       Hôtel de ville

                                                                                                                       Villiers sur Orge

 

 

 

Madame le Maire

 

 

A la suite de plusieurs disfonctionnements constatés au CLSH, municipalisé à la fin des années 70 alors que j’étais maire de la commune, des parents, légitimement inquiets, ont élaboré et fait signer une pétition, mise en ligne ultérieurement, pour  demander le renforcement de l’équipe pédagogique en vue palier aux absences pour arrêts maladies, congés formations et à l’ augmentation des effectifs d'enfants dans les écoles dont vous avez prévu l’agrandissement des capacités d’accueils maternel et primaire.

 

Cette démarche ne préjugeait  en rien, me semble-t-il, la mienne non plus, des dispositions que  vous-même et votre équipe auriez envisagées de mettre ou non en œuvre pour faire face  à ces nécessités.

 

Subodorant, a quinze mois des élections municipales, quelque arrière pensée politicienne de la part des parents vous avez répondu par une fin de non recevoir tout en les accusant de troubler  l’ ordre public pour occupation indue  de trottoirs et de parkings dont pourtant nul ne s’est plaint.

 

J’espère qu’il ne  s’agit que d’une malencontreuse  tentative d’intimidation en contradiction toutefois avec  la réglementation en vigueur qui garantit les  libertés de circulation et d’expression.

 

J’aurais  pu signer ce texte. J’ai préféré recueillir des informations complémentaires tout à la fois sur la réalité des faits incriminés,  les assertions des uns et des autres, les règles qui président au fonctionnement des CLHS, leurs mises en œuvre sur le terrain en et hors périodes scolaires en fonction des activités qui y sont pratiquées.

 

Egalement sur l’adéquation des besoins actuels et prévisibles pour l’accueil des enfants primaires et maternels par rapport aux moyens mis à disposition tant en ce qui concerne les locaux que  l’encadrement.

 

J’ai bien noté, sur le dernier compte rendu de la réunion de bureau, que vous aviez sollicité un nouvel agrément en vue d’augmenter la capacité des CLSH : Quel est-il aujourd’hui, quel est le taux de fréquentation, reste-t-il des places disponibles ? Dans quelle mesure la structure actuelle permettra-t-elle de faire face à l’accroissement de la population scolaire ainsi d’ailleurs que du nombre d’enfants de moins de trois ans.

 

Il est évident que  toute augmentation du nombre d’enfant accueillis en CLSH, va générer des dépenses supplémentaires qui pour une part toujours plus importante devront être imputées sur le produit des taxes locales habitation et foncier bâti tout en se traduisant par une hausse des prestations servies par la commune dans une période ou le pouvoir d’achat s’étiole.

 

Les aides au fonctionnement octroyées par la Caisse d’Allocation Familiale se sont déjà amenuisées.

 

 La politique d’austérité du gouvernement Sarkozy Fillon  poursuivie par le premier ministre  Ayrault sous l’égide du Président Hollande ne va pas manquer d’aggraver la situation financière des collectivités territoriales qui devront supporter des transferts de charges accrus si rien ne change.

 

La participation de l’Etat  aux dépenses de fonctionnement des communes est  gelée pour la troisième année consécutive. Les subventions d’investissement vont être réduites.

 

Même si les conditions d’accueil  concernent au premier chef les parents à titre individuel et collectif, les incidences financières sont l’affaire des villiéraines et des villiérains dans leur ensemble. En tant que citoyens et contribuables ils doivent être informés  de la situation, de la teneur des échanges, afin d’être à même d‘apprécier le bien fondé des décisions qui seront prises en leur nom. Sans oublier les élus qui ne se peuvent se satisfaire d’un simple énuméré des points traités en bureau municipal et ne sont pas destinataires des comptes rendus des commissions dont ils ne sont pas membres.

 

Je souhaite bien entendu, dans des délais raisonnables, une réponse, au fond, qui aborde l’ensemble des points évoqués dans le présent courrier comme dans les écrits des « parents inquiets », de nature à mettre fin à ce  qui ressemble déjà à une polémique stérile.

 

Cependant,  dès à présent il est impératif de :

 

- Créer les conditions pour un meilleur contrôle des accès au  CLSH  avec la mise en place d’un système de double porte l’une en position d’ouverture verrouillant l’autre en fermeture car, selon la rumeur, ce ne serait pas la première fois qu’un petit enfant ait quitté le centre subrepticement.

 

- Palier aux absences  pour arrêts maladies, congés, formations afin d’assurer en permanence un  encadrement conforme à la législation en vigueur, si ce n’est déjà fait.

 

 -Entendre les observations et suggestions du personnel encadrant les activités et des parents.

 

J’attire également votre attention sur le fait qu’en  vertu du Décret du 03/05/2002, art 1, 2, 3, chaque  parent doit être destinataire du  projet éducatif et du document pédagogique définissant et régissant les Activités de Loisirs Sans Hébergement ( ALSH, nouvelle appellation des CLSH) comme les centres de vacances ; des parents disent que ces documents leur auraient été refusés.

 

Je vous remercie d’avance pour votre compréhension et dans l’attente de vos décisions  et commentaires qui devront  être portés à la connaissance des élus, pour examen, lors d’une prochaine séance du conseil municipal, éventuellement des réactions de monsieur Dhondt au nom  de la commission enfance dont il est vice président,

 

Veuillez, agréer madame le Maire mes salutations les meilleures.

 

NB : Ce courrier sera porté à la connaissance des élus et des parents dès qu’il vous aura été remis et publié sur mon Blog : Villiers sur Orge la Vie en Blog  accessible à partir de l’invite google

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18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 09:20

Il existe actuellement deux partis communistes syriens, utilisant le même titre. Ils sont nés d'une scission ayant eu lieu en 1986 à propos de l'analyse de l'évolution de l'ex-URSS avec Gorbatchev. Les deux partis semblent toutefois suivre aujourd'hui une même ligne politique. N'ayant pas à prendre position pour l'un ou pour l'autre, il est intéressant d'écouter ce qu'a à dire le secrétaire général d'un de ces deux partis. Lepcf.fr

 

Auteur Ernesto Gómez Abascal, écrivain et journaliste cubain, ex-ambassadeur dans différents pays du Proche-Orient: Entretien  avec le Dr. Ammar Bagdache, secrétaire général du Parti communiste Syrien et membre du Parlement de la République Arabe de Syrie. 4 oct. 2012

 

" Les forces révolutionnaires et progressistes internationales doivent soutenir les gouvernements et les partis anti-impérialistes et antisionistes"

 

Ernesto Gómez AbascalComment le Parti Communiste de Syrie (PCS) juge t-il le gouvernement de Bachar Al Assad ?

Ammar Bagdache : Pour le Parti Communiste de Syrie, c’est un gouvernement patriotique, anti-impérialiste et antisioniste, malgré son modèle économique clairement capitaliste. Même si le Parti Baas -qui était et est toujours la force dirigeante du gouvernement- a proclamé le socialisme arabe en Syrie, il n’est pas socialiste au sens marxiste du terme. Cependant, le PCS fait partie du Front Progressiste composé aujourd’hui de 10 partis.

Nous avons un ministre dans le gouvernement et nous considérons, qu’à cette étape du parcours, c’est la meilleure option. Nous sommes et nous avons toujours été disposés à améliorer le système. En 2005 nous nous sommes opposés à des changements calqués sur le modèle néolibéral, nous avons la preuve aujourd’hui qu’ils ont donné naissance à une catégorie de marginaux que l’opposition armée a su s’attirer. Des erreurs ont été commises, maintenant il faut les corriger.

EGA : Y a-t-il des forces et des partis de gauche parmi ceux qui combattent pour renverser le gouvernement de Bachar Al Assad ? Face au gouvernement actuel, existe-t-il une alternative de gauche ?

AB : Quelques personnes qui étaient de gauche, y compris des marxistes, vivent à l’extérieur du pays depuis pas mal de temps, mais elles ont changé. Certains avaient fait de la prison en Syrie, aujourd’hui ils ont renoncé au marxisme, plusieurs ont même rejoint les Frères Musulmans, d’autres sont devenus les agents des monarchies du Golfe.

En Syrie, il y a des gens qui se considèrent de gauche qui veulent des changements et des réformes, mais ce sont des individualités, pas des partis ou des forces politiques organisées, ils sont tout de même opposés à l’intervention étrangère. Le gouvernement que nous avons en Syrie a une position constructive pour réaliser des changements importants, ils commençaient à être adoptés mais l’intervention armée étrangère empêche, pour le moment, leur mise en application normale.

Si le gouvernement actuel venait à être renversé, la seule éventualité serait la prise du pouvoir par les Frères Musulmans, ce qui constituerait un grand bond en arrière pour un peuple qui, depuis pas mal d’années, bénéficie d’un système laïque moderne, ne connaît pas le sectarisme et n’a jamais vécu avec de telles tensions. Mais nous sommes optimistes, même si la lutte dure encore un certain temps, nous sommes certains qu’ils ne pourront pas nous vaincre.

 

EGA : Sur la situation militaire, comment voyez-vous la suite ?

AB : Plus le temps passe, plus il est clair qu’ils ne pourront pas nous vaincre. Ils [l’opposition armée, NdT] n’ont pu prendre le contrôle d’aucune ville importante, malgré leur plan initial et l’arrivée de milliers de mercenaires extrémistes et salafistes, assistés des services spéciaux US et leurs alliés de l’OTAN qui travaillent depuis la Turquie, pays avec qui nous partageons une longue frontière. Le Qatar et l’Arabie saoudite leur apportent également le soutien économique et militaire. Bien sûr, notre gouvernement est soutenu par la majorité de la population. Les forces armées de la nation et les milices populaires restent unies et en ordre combatif. Malgré la situation compliquée dans laquelle se trouve le pays, les institutions fonctionnent.

EGA : Pensez-vous qu’en Libye, il y avait la possibilité de soutenir quelque force révolutionnaire ou progressiste pour une alternative au gouvernement de Kadhafi ?


AB : Le cas de la Libye est totalement différent à celui de la Syrie. Même si le peuple libyen jouissait du meilleur niveau de vie d’Afrique, avec le PIB par habitant le plus important, la personnalité de Kadhafi était très contestée, il était très incohérent dans ses positions et il a souvent abusé de méthodes anticommunistes. Il s’était réconcilié avec l’occident, mais il n’existait ni parti ni aucune force organisée connue, avec un programme révolutionnaire, progressiste ou anti-impérialiste, qui aurait pu recevoir un soutien en tant qu’alternative au gouvernement de Kadhafi.

Le positionnement approprié des révolutionnaires était de laisser les libyens résoudre leurs problèmes et s’opposer par tous les moyens à l’intervention de l’alliance impérialiste et la réaction arabe. Notre parti n’avait aucune sympathie pour Kadhafi, mais c’est l’OTAN qui l’a renversé et non le peuple libyen. Aujourd’hui, le gouvernement installé à Tripoli est assujetti aux intérêts des impérialistes.

EGA : Comment le PCS caractérise t-il le Hezbollah et l’Iran, un parti et un pays à caractère islamique ?

AB : Nous voyons qu’ils maintiennent des positions patriotiques, contre l’impérialisme et le sionisme, par conséquent ils sont des alliés. Le Hezbollah au Liban dirige un mouvement dans lequel participent aussi des partis et des organisations chrétiennes, sunnites et même marxistes. Il y a des musulmans de sensibilités politiques différentes et notre parti, part du principe qu’avec la situation actuelle dans la région, la place d’une force politique est d’être du côté des intérêts du peuple, d’être anti-impérialiste et antisioniste. C’est pourquoi nous considérons Hassan Nasrallah, le leader du Hezbollah, comme étant un véritable révolutionnaire.

EGA : Pensez-vous qu’un parti ou une force de gauche puisse parvenir au pouvoir dans un pays de la région ?

AB : Nous n’écartons pas cette possibilité, cela dépend des masses, du peuple. En 1958, je crois que peu de gens dans le monde avait prévu qu’une révolution allait triompher à Cuba, et deux ans plus tard qu’elle proclamerait le socialisme. Le rôle d’un leadership est également très important et on ne peut pas l’exclure totalement.

EGA : Le président égyptien Mohammed Mursi, des Frères Musulmans, a tenu un discours, lors de la dernière assemblée générale de l’ONU il y a quelques jours, qui semble montrer que ce grand pays est en train de reprendre la main sur sa politique extérieure. Qu’en pensez-vous ?

AB : Je pense qu’il agit selon la volonté des masses, du peuple égyptien qu’il ne peut ignorer. Ce qu’il déclare ne doit pas faire plaisir aux USA et encore moins à Israël. Il est possible que Mursi travaille à redonner à l’Égypte le leadership du monde arabe. De plus, il est impossible d’être plus grande marionnette de l’impérialisme que Moubarak, ce serait très difficile. À l’Assemblée Générale de l’ONU, s’il a déclaré qu’il était opposé à une intervention extérieure contre mon pays, c’est parce qu’il a vu que le peuple syrien organise la résistance contre l’agression que lui soumettent l’occident et les pays du golfe, cela peut influer ses positions. Il faudra voir par la suite s’il maintient une ligne contraire aux USA et Israël.

EGA : Quelle devrait être la position de la gauche internationale, des révolutionnaires, par rapport à l’intervention manifeste de l’impérialisme et la réaction arabe pour produire des changements de régime ?

AB : Notre parti estime que les forces révolutionnaires et progressistes internationales doivent soutenir les gouvernements et les partis anti-impérialistes et antisionistes face à l’agression de la réaction, de l’impérialisme et sa politique interventionniste et d’ingérence qui transgresse les lois internationales. De nos jours, c’est cela qui caractérise une position de principes et révolutionnaire.

 

On ne peut se réclamer de gauche ou se dire progressiste et révolutionnaire et en même temps adhérer à ce que disent et font les Hillary Clinton, les monarques corrompus du Golfe et les dirigeants de l’OTAN.

 

Trad. Jilata

Source : "Conversación con el Dr. Ammar Bagdache..."

Article publié le  2 octobre 2012 par Rebelión.org

Publié par Jilata à l'adresse 21:53

Libellés : Ammar Bagdache, Parti Communiste Syrien, PCS, Proche-Orient, Syrie

 

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22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 20:13

Pour s’assurer de l’éviction de Sarkozy il  fallait voter Hollande. C’est chose faite, de justesse, grâce aux marchandages préélectoraux du PS avec les Chevènementistes et les verts.

 

Oubliant la réalité tant du point de vue de la qualité de vie qui se détériore que du risque d’embrasement du Moyen Orient qui ne nous laisserait pas indemnes, les médias  s’adonnent à nouveau à la politique spectacle tout en nous assurant, la main sur le cœur, qu’il n’est d’autre solution pour résoudre la « Crise de la dette » que de consentir à de nouveaux abandons de souveraineté nationale, au profit d’une Europe fédérale, pour s’abandonner au diktat des financiers et des banquiers via les hiérarques de l’Union Européenne . Qu’auraient-ils à dire s’ils ne se faisaient l’écho de la voie de leurs maîtres. De cet aspect c’est la continuité. Nous n’avons pas gagné au change.

 

 A part les effets d’annonces, les premières mesures, plutôt le  saupoudrage,   reportées au lendemain des législatives  ne sont pas le signe qu’elles seront orientées vers la relance du pouvoir d’achat et de l’emploi.

 

En l’absence de croissance, interdite par les traités européens, à part quelques ajustements  fiscaux mineurs, qu’elle autre solution  que de poursuivre la politique d’austérité développée par son prédécesseur et de transférer les dépenses de l’Etat vers les collectivités territoriales et par conséquent le contribuable local ?

 

Par contre en matière de politique internationale il n’a pas attendu en expulsant l’ambassadrice Syrienne, qui il est vrai ne porte pas le tchador, sur des informations dont il aurait pu vérifier la véracité auprès des services de renseignements français ou sur des sites documentés, pour montrer qu’il se situait, et son gouvernement avec  lui,  dans le camp de l’impérialisme colonialiste  occidental  qui tente, après la Libye, de détruire l’Etat laïc Syrien à l’aide de mercenaires étrangers liés à Al Qaïda et aux intégristes islamistes  qui y commettent des crimes plus atroces les uns que les autres. Son conseiller pour le Moyen Orient n’est autre chargé d’Affaires de la France auprès des Nations unies du temps de Sarkozy, en quelque sorte un clone de BHL

 

Ci après, quelques articles pour mieux appréhender la réalité syrienne : Témoignage d'un religieux français,  massacres "préparés" pour torpiller le processus politique, la liste n’est pas exhaustive. Il y a également la conférence de presse de l’ambassadeur de Syrie à l’ONU et ce que dit ou ne dit pas le conseil de sécurité de l’ONU. Ou encore La Syrie demain sera-t-elle à l’image de la Libye dévastée par l’OTAN avec l’aval de la gauche européenne, française y compris ².

 

Alors même que dans une lettre adressée au Conseil, Ban Ki-moon écrivait : « si les circonstances exactes des évènements ne sont pas encore connues, nous pouvons confirmer que des tirs d'artillerie et de mortier ont été effectués. D'autres formes de violence sont également à déplorer, notamment des tirs à bout portant et de graves violences physiques¹.» Lors de son intervention télévisée de 29 le président Hollande n’a pas exclu une intervention militaire en Syrie dès lors qu’elle serait autorisée par l’ONU en l’absence de veto russe et Chinois, ainsi les troupes françaises pourrait passer d’Afghanistan en Syrie avant de rentrer en métropole, du moins les survivants. Ce  n’est pas là faire preuve d’une très grande originalité par rapport à son prédécesseur, c’est une fois de plus la preuve que la France  est inféodée aux va-t-en guerres de l’impérialisme occidental, ses dirigeants ont abdiqué toute souveraineté et nous en font payer le prix.

 

Ils sont bien les dignes héritiers de ceux qui,  élus pour faire la paix,  avaient envoyé le contingent en Algérie pour y faire la guerre avant que le général De Gaulle ne revienne au pouvoir pour y mettre un terme (attention ne pas confondre : L’expression actuelle du gaullisme Historique  et celle de la droite financière c'est-à-dire de l’UMP.

 

De la traite négrière à nos jours le bilan de l’impérialisme français, seul ou en association avec ses alliés européens et étatsuniens est lourd  de dizaines millions de victimes, tuées , déportées, torturées, « génocidées » auprès desquelles celles du stalinisme ne sont qu’un infime détail de l’Histoire et ça continue, pour l’heure au Moyen Orient, en Afrique et ça reprendra en Amérique du sud, en Europe centrale et en Asie si l’OTAN c'est-à-dire les mêmes réussissent à supprimer la Syrie et l’Iran de la carte géopolitique de la planète pour en faire des valets serviles à leurs ambitions économiques et à l’appétit des bourgeoisies compradores héréditaires sur lesquelles les colonialistes se sont toujours appuyés. 

 

Les personnes intéressées peuvent également se documenter sur Internet, à partir de l’invite Google, pour en avoir le détail et se documenter sur l’origine des opération Northwoods, Moctingbird, Sarkozy et les tentatives de déstabilisation des pays de l’Est avant et après la chute du mur de Berlin et l’éclatement de l’Union Soviétique, les « révolutions » colorées et les dessous du 11 septembre par exemple. A condition de bien chercher on peut tout savoir.

 

N’oublions pas non plus que « …Tout au long de la Seconde Guerre mondiale, les propagandistes nazis ont fait passer leurs agressions militaires destinées à la conquête de territoires, pour des actes justes et nécessaires de légitime défense. Ils ont décrit l’Allemagne comme une victime effective ou potentielle d’agresseurs étrangers, comme une nation attachée à la paix, mais obligée de prendre les armes pour protéger sa population et défendre la civilisation européenne contre le Communisme. Les objectifs de la guerre affichés pratiquement à chaque étape des hostilités camouflaient presque systématiquement les véritables intentions d’expansion territoriales nazies et leurs luttes raciales... » Extrait d’un article de Tony Cartalucci (landdestroyer.blogspot.com)  repris par mondialisation.ca le premier juin 2012.

 

Les méthodes sont toujours les mêmes mais cette fois les occidentaux  ont pris le relais. Le ventre est encore fécond d’où a surgi la bête immonde disait Brecht… Elle emprunte aujourd’hui des chemins où on ne l’attendait pas. A quoi cela servirait-il de commémorer Le 19 mars, La déportation et La Shoah, Le 8 mai 1945, Le 18 juin si nous ne dénoncions encore et encore la genèse de ces  drame car les nouvelles générations font preuve d’autant de naïveté que celles qui les ont précédé. Pendant ce temps nos dirigeants brandissant  d’une main le petit livre des droits de « l’hommniste »ont  l’autre crispée sur les boutons de largage des armes de destruction massives sur tous ceux qui tentent de  résister à leur tentative d’expansion planétaire.

 

¹ les traces de violences physiques et les tirs à bouts portants démontrent bien que ce ne sont pas les forces gouvernementales syriennes qui en sont responsables et qu’il s’agit encore d’une tentative de manipulation de l’opinion.

 

² Melenchon sans doute échaudé par ses prises de positions en faveur du bombardement de la Libye par l’OTAN vient quand même de déclarer qu’il était opposé à une intervention militaire en Syrie. Les dizaines  de milliers de victimes  libyennes, tuées, torturées poussées à l’exil lui  sauront gré d’avoir sollicité de l’ONU  l’autorisation de bombarder la Libye…Très peu de députés européens sont sortis grandis de cette affaire. 

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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 20:12

 

 

On ne pourrait qu’applaudir face à cet acharnement, de la droite et de la gauche, à surfer sur l’opinion en période électorale pour récupérer des voix, au prétexte de réduire  le réchauffement climatique s’il était réel et d'origine anthropique.

 

Or rien n’est moins sur. Des scientifiques de très haut niveau de plus en plus nombreux estiment, par calculs et par mesures, que si réchauffement il y a, il n’est pas de l’importance dont le GIEC nous rebat les oreilles, mais ne serait que de quelques dixièmes de degré d’ici la fin du siècle, d’ailleurs depuis une dizaine d’années nous sommes dans une phase de refroidissement,  bref l’opinion commence elle aussi à douter.

 

D’autres prétendent que l’augmentation des  gaz à effet de serre ne serait pas l’origine du réchauffement climatique mais sa conséquence.

 

Dans ces conditions ne faudrait-il pas  chercher ailleurs  l’origine des chauds et froids, de la crue et la décrue des océans  que la planète  subi depuis des millénaires, voire des millions d’années, par exemple du côté des  rayonnements cosmiques,  du volcanisme et  des dérives induite des plaques tectoniques contre lesquelles nous n’avons pas de pouvoir sinon  construire en hauteur, aménager des digues, comme en Hollande, pour contrer la montée des eaux, produire ailleurs sur des terres qui deviendront cultivables par la force  du phénomène et  isoler thermiquement les bâtiments, réduire la longueur et la durée des déplacements individuel par le rapprochement des emplois des lieux de vies, etc...

 

Sans ces évolutions climatiques les dinosaures comme de nombreuses espèces animales végétales ou animales n’auraient pas disparu et nous ne serions pas là à nous lamenter alors qu’il n’y a pas péril en la demeure.

 

Il ne s’agit pas d’ignorer les énergies renouvelables mais de déterminer celles qui pourrait être utiles à l’Humanité dans des conditions économiques et environnementales satisfaisantes pour le consommateur lambda ou l’industrie, auxquelles le nucléaire civil  répond également lorsqu’il s’inscrit dans le cadre de la maîtrise publique de son développement et de son exploitation, les générateurs de quatrième génération, qui multiplient les potentialité du minerais d’uranium par un facteur 100 et réutilisent les déchets des réacteurs précédents nous laissent largement le temps nécessaire au développement  de solutions complémentaires ou alternatives selon les besoins qui s’expriment et s’exprimeront dans le futur.

 

Le plus urgent étant aujourd’hui de faire face à la réduction des réserves fossiles d’hydrocarbures.

 

On connaissait les agro carburants de première et seconde générations, ils sont rapidement devenus obsolètes, mais entre temps ils ont détourné des cultures vivrières de leur destination première, poussé à la déforestation, qui relâche le carbone dans l’atmosphère sous forme de gaz carbonique. Ils ont eu comme conséquence inéluctable la pénurie alimentaire qui a provoqué les émeutes de la faim dans nombre de pays sous développés en poussant  le prix des céréales à la hausse. Dénommés abusivement  BIO, il fallait des engrais, de l’eau douce déjà en quantité insuffisante dans de nombreux pays, des engins agricoles mécanisés et par conséquent des carburants avec en bout de chaîne productive un bilan carbone non négligeable.

 

Les algocarburants mis en avant aujourd’hui pourrait constituer une alternative aux hydrocarbures  fossiles qui doivent être réservés pour les industries de transformations et de recyclage plutôt que brûlés. Par contre leur bilan carbone, moins 15 % par rapport aux hydrocarbures, et le coût prévisible  ne les place pas en position de force face au nucléaire qui n’en produit pas ou très peu et fournit le kilowatt le moins cher. Cultivées dans des eaux de saumure,  les algues  n’empiéteraient pas sur les terres destinées à l’élevage et aux productions alimentaires.

 

Par contre il reste bien des obstacles à surmonter avant de parvenir à démonter la faisabilité de cette opération dans des conditions économiques et environnementales satisfaisantes. Les investissements initiaux seront lourds auxquels il convient en outre  d’ajouter les dépenses de fonctionnement, engins motorises, énergie, engrais…

 

La recherche fondamentale ne fait que commencer, le projet SHAMASH : n’a été lancé qu’en 2006. L’absence d’articles de vulgarisation sur  Internet, permet difficilement d’apprécier l’état d’avancement des études qui progressent lentement, de nombreuses inconnues demeurent,  des obstacles sont à surmonter,  des paramètres à inclure, des hypothèses à vérifier.

 

Des algues doivent être sélectionnées en fonction de leurs perspectives de rendement. Des manipulations génétiques sont envisagées avec tous les dangers que la dissémination peut faire courir aux écosystèmes planétaires. Le principe de précaution doit rester la règle.

 

Le rendement peut encore être optimisé par le mode de culture retenu, les intrants utilisés, l’ensoleillement, les lieux d’implantation, leur réponse au stress provoqué, qui peut les conduire à «  l’obésité », pour fournir encore plus d’huile, ou à la dégénérescence et à la mort: Les spécialistes en attendent une production  de 10 à 30 fois supérieure à celle des plantes utilisées pour la filière des agro carburants les coûts de production en  varieraient d’autant. C’est encore le flou, sans aucune garantie. Pour en savoir plus  …

 

Souhaitons néanmoins que les micros algues puissent être substituées aux hydrocarbures fossiles, mais ce n’est encore qu’un vœu pieux. Ne nous emballons pas. Commençons par la réduction des gaspillages qui passe aussi par la fin des produits éphémères jetables, le recours au bois, renouvelable dans le cadre d’une saine gestion des forêts, plutôt que par l’utilisation de produits dérivés  des hydrocarbures pour la fabrication du mobilier mais également le chauffage…sans oublier le recyclage qui nécessite cependant une énergie la plus compétitive possible comme le nucléaire civil …

 

 A ce propos je n’ai pas entendu les verts protester contre l’utilisation par les occidentaux de munitions à uranium appauvri en Irak, dans l’ex Yougoslavie et en Libye ou remettre en cause la radio thérapie sinon en Iran. Mais ils ne sont pas les seuls.

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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 14:44

 

 

 

BUREAUX

 

 

1

2

3

TOTAL

%

INSCRITS

1024

911

898

2833

 

VOTANTS

609

569

584

1762

62,20

BULLETINS BLANCS ET NULS

10

10

6

26

1,48

SUFFRAGES EXPRIMÉS

599

559

578

1736

98,52

 

 

 

 

 

 

Ont obtenu

 

 

 

 

 

Nathalie Kosciusko-Morizet    UMP

212

221

220

653

37,62

Olivier LEBRETON                LO Ext. G

4

1

1

6

0,35

Olivier THOMAS                    PS

215

205

218

638

36,75

Gabriel NGUYEN                    MODEM

13

7

16

36

2,07

Dominique BARDY                 FG

33

28

30

91

5,24

Aldric DERRE                          Ext. Dr.

2

0

0

2

0,12

Martine CROIZET                   DLR

6

4

2

12

0,69

Jacques Lucien SERNA           EEV

12

15

20

47

2,71

Mohamed BOURICHI              ME

4

2

0

6

0,35

Melissa ZANETTE                   NPA

4

3

2

9

0,52

Alex LACOMBE                      AEI

7

7

3

17

0,98

Brigitte DUPIN                         FN

87

66

66

219

12,62

 

 

RAPPEL DES RESULTATS VSO 1er tour
DIMANCHE 10 JUIN 2007

 

 

   Nombre  % Inscrits
      Inscrits    2736      100
 Abstentionnistes      995       36,37
Votants    1740       63,63

 

  Nombre % Votants
Blancs ou nuls 20 1,15
Exprimés 1721 98,85

 

 

Avaient obtenu

 

 

 

Nuance

Voix

% exprimés

Patrick    GAMACHE

Mouvement pour la France

16

0,93

Olivier    LEBRETON

Extrême gauche

17

0,99

Régis      ORIENT

Extrême droite

8

0,46

Alex       LACOMBE

Ecologiste

28

1,63

Michèle  LOEBER

Les Verts

66

3,83

Nathalie  Kosciusko-Morizet

UMP

796

46,25

Cyril       KEHL

Front National

49

2,85

Alain      VEYSSET

Extrême gauche

6

0,35

Patrice    WACH

Extrême gauche

45

2,61

Monique LE PEUTREC

Communiste

79

4,59

Olivier    THOMAS

Socialiste

398

23,13

Isabelle   THELLIER

Divers

3

0,17

Philippe  ECHEVIN

Divers droite

3

0,17

François  PELLETANT

UDF-MODEM

195

11,33

Tarek      BEN HIBA

Extrême gauche

12

0,70

 

 Commentaires et analyse

 

En 2012, à Villiers sur Orge la participation, de peu supérieure à la moyenne nationale,  n’est que très légèrement inférieure à celle de 2007, moins 1,17 %, les votes blancs ou nuls n’ont pas explosé.

 

Par contre des glissements de voix significatifs ont eu lieu :

 

En 2007 le parti communiste recueillait 4,59 l’extrême gauche 4,65 % des suffrages exprimés,  aujourd’hui elle ne pèse plus que 0,87 %. Le Front de Gauche, qui regroupe le parti communiste le Parti de Gauche et une fraction du NPA, recueille  5,24 %. Le total des voix de l’extrême gauche plus le FDG  passe  de 159 à 106, de 9,24 % des suffrages exprimés à 6,11 %  , malgré un nombre plus élevé d’inscrits et de votants. La différence s’est pour une part abstenue, l’autre a dérivé vers sa droite.

 

Force est de constater que sur ce plan l’effet Mélenchon n’a pas produit les résultats escomptés par ses thuriféraires.

 

Le candidat du parti socialiste a réussi un bon score, 36,75 %, qui le place en position favorable par rapport à la sortante qui passant de 46,25 à 37,62 % perd près de 9 points et ne dispose guère de forces d’appoints, en effet l’UDF- Modem a subi lui aussi une forte érosion de 11,33 à 2,07 %.

 

Dans notre commune, au vu  du premier tour, le potentiel des deux candidats présents au second  se situe autour de 43 %. Dans ces conditions le résultat  peut dépendre  du comportement des électeurs et des électrices du FRONT NATIONAL, 12,62 % (2,85 en 2007 Sarkozy avait déjà ratissé large). Marine Le Pen appelle à battre Kosciusko-Morizet, c’est une arme à double tranchant qui peut jouer contre son adversaire.

 

Il est à noter qu’au niveau qu’au niveau de la circonscription madame Kosciusko-Morizet est en retrait par rapport au candidat présenté par le PS alors qu’elle disposait d’une large avance en 2007.

 

En dernier ressort les abstentionnistes du premier tour trancheront.  Ensuite ce sera au mouvement  social d’entrer dans la danse sinon nous deviendrons tous des grecs… Il est vain d’espérer que les dirigeants allemands acceptent de négocier l’abandon de  la poule aux œufs d’or. Nous devons donc nous attendre à de nouveaux abandons de souveraineté en contre partie de la monétisation d’une fraction des dettes publiques par la banque centrale. européenne.

 

La France perdant son libre arbitre serait ainsi rayée officiellement de la carte politique de l’Europe. Ce ne serait pas pour autant la fin de l’austérité et de la poursuite de l’harmonisation des protections sociales par le bas mais l’alignement sur le modèle anglo-saxon.

 

C’est la raison d’être de l’Union Européenne et des différents traités empilés comme les poupées russes, le suivant n’annule pas le précédent mais il le conforte à notre détriment. Dans tous les secteurs de la vie courante il faut payer plus pour ceux qui le peuvent encore, les autres doivent faire des choix douloureux.

 

C’est la règle d’or de la concurrence dite libre et non faussée qui préside à notre destinée.

 

Et pendant ce temps là, les grands médias et la quasi-totalité des politiques, de miracle en miracle, Irlandais, portugais, espagnol, tchèque ou slovaque qui fondent comme neige au soleil,  nous en vantent pourtant les bienfaits. Le dernier en date « révélé » lors de l’euro de foot est polonais.

 

Continuons ! nous sur la bonne voie, disent les augures alors que allons vers le précipice… Il est grand temps d’appuyer sur le frein sinon les plus jeunes parmi nous ne s’en remettront pas..

 

Mais en attendant un éventuel Grand Soir, qui ne se décrète ni ne s’interdit, nous allons subir une cure d’austérité estampillée cette fois « courroie de secours »  du capitalisme avec la probabilité d’une nouvelle intervention militaire contre le régime laïc syrien, qui embrasant la région et même au delà ne nous laisserait pas indemne.

 

L’extrême droite restant  en embuscade afin de  brouiller les cartes et de  récupérer la donne par défaut.

 

 

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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 14:40

 

par Dan Glazerbrook

Mondialisation.ca, Le 28 mai 2012

 

Counterpunch.org

 

La destruction du pouvoir régional indépendant qu’était la Libye a pavé la route pour la reconquête militaire de l’Afrique. 

L’étendue de la tragédie que l’OTAN et ses alliés ont engendrée en Libye devient de plus en plus tristement évidente avec chaque jour qui passe. Les estimation sur le nombre des victimes varient, mais il semble qu’il y en ait eu au moins 50 000 ; à vrai dire, le ministère de la Défense britannique se vantait déjà en mai dernier que la massacre avait fait 35 000 morts. Mais ce chiffre ne cesse d’augmenter. La destruction des forces de l’état par le blitzkrieg Anglais, Français et Etasunien a laissé le pays dans un état de totale anarchie - au pire sens du terme.

Les anciens "rebelles", qui n’avaient rien d’autre pour les unir que la volonté temporaire de servir de soldats au sol à l’OTAN, se retournent les uns contre les autres. 147 ont été tués au cours d’un conflit interne dans le sud de la Libye plus tôt dans l’année, et ces dernières semaines des bâtiments gouvernementaux - dont les quartiers du premier ministre - ont été attaqués par des "rebelles" qui réclamaient leurs salaires. 1,4 milliards de dollars leur ont déjà été versés - ce qui prouve une fois de plus que c’étaient les forces coloniales de l’OTAN, et non Kadhafi, qui employaient des "mercenaires" - mais les règlements ont été suspendus le mois dernier à cause du népotisme généralisé. La corruption devient générale - 2,5 milliards de revenus du pétrole qui devaient être remis au trésor public se sont évanouis. Les ressources libyennes sont maintenant pillées à la fois par les multinationales pétrolières et par une poignée de familles issues des nouvelles élites du pays ; un schéma néocolonial classique. L’utilisation des ressources pour de grands projets d’infrastructure comme la Grande Rivière Artificielle (1) ainsi que la hausse massive du niveau de vie des habitants pendant les quatre dernières décennies (l’espérance de vie des Libyens est passée de 51 à 77 ans depuis l’arrivée au pouvoir de Kadhafi en 1969) ne sont apparemment déjà plus que des souvenirs, hélas.

Mais malheur à celui qui oserait le dire aujourd’hui. Il a été décidé il y a longtemps qu’aucun partisan de Kadhafi ne serait autorisé à participer aux élections à venir mais des décisions encore plus drastiques viennent d’être prises. La loi 38, que le nouveau gouvernement imposé par l’OTAN a votée le mois dernier, a créé un nouveau crime : la "glorification" de l’ancien gouvernement ou de son leader est punie d’une peine qui peut aller jusqu’à l’emprisonnement à vie. Un commentaire aussi vague que de dire que les choses allaient mieux sous Kadhafi tombe-t-il sous le coup de la loi ? La loi est volontairement assez vague pour permettre toutes les interprétations. C’est la porte ouverte à la persécution étatique institutionnalisée.

La loi 38 est encore plus révélatrice du mépris du gouvernement pour l’état de droit - un gouvernement, souvenez-vous, qui n’a toujours pas le moindre mandat populaire et dont le seul pouvoir repose sur les forces armées coloniales. Cette loi accorde l’immunité à tous ceux qui ont commis des crimes dans le but "de promouvoir ou de protéger la révolution". Les responsables du nettoyage ethnique de Tawergha - telle que "la brigade pour purger le pays des noirs" comme elle s’est elle-même nommée - peuvent tranquillement continuer leur chasse aux réfugiés de la ville sachant qu’ils ont la loi de leur côté. Les responsables des massacres de Syrte et d’ailleurs n’ont rien à craindre. Ceux qui ont participé à la torture généralisée des prisonniers peuvent continuer à le faire en toute impunité -tant que cela "protège la révolution" - autrement dit tant que cela maintient la dictature de l’OTAN et du Conseil National de Transition (CNT).

Voilà la Libye d’aujourd’hui : la guerre civile y fait rage, les ressources sont pillées, la société s’effondre et le fait d’exprimer le regret du temps où la Libye était prospère et en paix est puni comme un crime tandis que le lynchage et la torture ne sont pas seulement permis mais encouragés.

De plus le désastre a dépassé les frontières. La déstabilisation de la Libye s’est propagée au Mali où elle a engendré un coup d’état et la fuite d’innombrables réfugiés - notamment parmi les noirs immigrés en Libye - vers les pays voisins ; ces réfugiés en essayant d’échapper à la fois aux attaques aériennes et au lynchage ont ajouté aux difficultés économiques d’autres pays. De nombreux combattants libyens qui ont fini leur travail en Libye sont maintenant transférés en Syrie par leurs maîtres impérialistes pour y répandre aussi leur violence sectaire.

Et chose plus inquiétante encore pour le continent africain, AFRICOM - le commandement militaire étasunien - progresse dans le sillage de l’agression contre la Libye. Ce n’est pas par hasard que seulement un mois après la chute de Tripoli - et au cours du mois où Kadhafi a été assassiné (octobre 2011) - les Etats-Unis ont annoncé qu’ils envoyaient des troupes dans pas moins de quatre pays africains -la République Centre Africaine, l’Ouganda, le Sud-Soudan et la République Démocratique du Congo. Et AFRICOM vient d’annoncer 14 importantes manoeuvres militaires conjointes dans les pays africains en 2012, ce qui ne s’était jamais vu. La reconquête militaire de l’Afrique est en bonne voie.

Rien de tout cela n’aurait été possible avec Kadhafi au pouvoir. En tant que fondateur, principal donateur et ancien président élu de l’Union Africaine, il exerçait une grande influence sur le continent. C’est en partie grâce à lui que les Etats-Unis ont été forcés d’installer le quartier général d’AFRICOM à Stuttgart en Allemagne quand l’organisme a été créé plutôt qu’en Afrique ; ils avaient offert de l’argent et des investissements à des gouvernements africains mais ces derniers ont refusé d’accueillir leurs bases. On estime que la Libye du temps de Kadhafi avait investi à hauteur de 150 milliards de dollars en Afrique et la proposition libyenne, avec un apport de 30 milliards de dollars à la clé, de mettre en place une Banque de développement de l’Union Africaine aurait sérieusement diminué la dépendance financière de l’Afrique à l’Occident. Bref, la Libye de Kadhafi était le seul obstacle notable à la pénétration d’AFRICOM en Afrique.

Maintenant qu’il n’est plus, AFRICOM met les bouchées doubles. L’invasion de l’Irak et de l’Afghanistan ont montré les guerres qui faisaient des victimes occidentales n’étaient pas populaires en Occident ; AFRICOM est conçu pour que, dans les guerres coloniales qui seront lancées contre l’Afrique, ce soient les Africains eux-mêmes qui se battent et meurent et non des Occidentaux. Les forces de l’Union Africaine doivent être intégrées à AFRICOM sous commandement étasunien. Kadhafi ne l’aurait jamais accepté ; c’est pourquoi il devait être éliminé.

Et pour avoir une idée de ce que sera l’Afrique sous la tutelle d’AFRICOM, il suffit de regarder la Libye, le modèle africain de l’OTAN : un état condamné à des décennies de violence et de traumatisme et complètement incapable de nourrir sa population et de contribuer à l’indépendance de la région ou du continent.

Il faut absolument mettre un terme immédiat au nouveau colonialisme militaire en Afrique.

 

Dan Glazerbrook

Article original en anglais: http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=31053

Traduction : Dominique Muselet pour Le Grand Soir

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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 13:21

Ce qu'on lui fait dire, ce qu'il ne dit pas.

 

Les mécanismes de la propagande

 

Article publié sur mondialisation.ca le 29 mai


C’est  un artifice classique de propagande de présenter une opinion particulière comme une vérité consensuelle, de sorte que ceux qui la contestent ont l’impression de se marginaliser. Appliquant ce mécanisme à la Syrie, la presse occidentale et du Golfe attribue mensongèrement à l’ONU toutes sortes de positions qui ne sont pas les siennes. En réponse à des courriels de lecteurs, Thierry Meyssan pointe quelques manipulations de vocabulaire.

Les médias occidentaux et du Golfe ont, depuis longtemps, pris l’habitude d’employer l’expression « communauté internationale » pour désigner le groupe d’États conduits par les États-Unis, au mépris de tous les autres. On lit ainsi que, à propos de la Syrie : « La Russie et la Chine s’opposent à la communauté internationale » (sic).

Une étape suivante dans la désinformation a été d’inclure un refrain dans toutes les dépêches d’agence : « La répression a fait plus de 10 000 morts selon l’ONU ». Or, jamais l’ONU, n’a avancé de tels chiffres. Ceux-ci proviennent de certains experts qu’elle emploie : ceux du Haut Commissariat aux Droits de l’homme et du Conseil des Droits de l’homme pour être précis. Si l’ONU avait validé leurs rapports, le Conseil de sécurité aurait autorisé une intervention internationale.
Seule l’Assemblée générale et subsidiairement le Conseil de sécurité sont habilités à parler au nom de l’ONU :

Voici que maintenant les médias occidentaux et du Golfe déforment la position de la Russie en l’accusant de se contredire. Selon eux, Moscou a mis en cause l’opposition syrienne pour le massacre de Houla alors qu’il a adopté hier une déclaration du président du Conseil de sécurité reconnaissant la responsabilité de l’État syrien.

Ceci mérite une explication de texte.

Le fait de condamner le massacre de Houla ne signifie pas que l’on accuse le gouvernement syrien d’en être coupable. En ce qui le concerne, le gouvernement de Damas a été le premier à condamner ces atrocités qu’il impute à son opposition armée. Une manifestation contre les crimes des groupes armés a immédiatement été organisée dans la capitale par des pro-Assad. Pour le moment, tous les protagonistes ont condamné le massacre, aucun ne l’a revendiqué.

Le fait d’affirmer que le gouvernement syrien est responsable du massacre ne signifie pas qu’on l’accuse d’être coupable. En vertu du principe d’indépendance et de souveraineté, un gouvernement est responsable de tout ce qui se passe sur son territoire. L’affirmation de cette responsabilité est une reconnaissance de ses prérogatives pour répondre à l’événement. Le propos du Conseil de sécurité signifie exactement l’inverse de ce que feignent de croire les médias : il affirme que le gouvernement syrien a le devoir d’intervenir pour protéger sa propre population, que l’usage de la force est légitime.

Sommer le gouvernement syrien de ne pas faire usage d’armes lourdes dans les zones peuplées en vertu des résolutions 2042 et 2043 ne signifie ni qu’on le rend responsable des massacres commis dans ces zones, ni qu’on lui interdit de réprimer les crimes de l’opposition armée, mais qu’on lui demande d’user de la force de manière proportionnée. Le Conseil de sécurité appréhende les troubles à l’ordre public en Syrie comme des problèmes de police et non comme une guerre civile. Dès lors, il attend des autorités syriennes qu’elles rétablissent l’ordre sans faire usage de l’artillerie —laquelle fait inévitablement des victimes collatérales—, même si les rebelles disposent aussi d’armes lourdes.

Les déclarations du Conseil de sécurité sont le fruit d’un consensus entre grandes puissances. Le vocabulaire utilisé doit être compris dans son sens le plus strict. Toute autre interprétation est abusive. Le Conseil n’a pas validé les imputations de la Haut-commissaire des Droits de l’homme accusant le gouvernement d’avoir tué plus de 10 000 manifestants pacifiques en un an. Le Conseil n’a pas attribué la culpabilité du massacre de Houla au gouvernement syrien. La Russie n’a pas varié dans ses positions.


Thierry Meyssan

Ne laissez pas les médias déformer la réalité : écrivez aux journalistes qui rapportent incorrectement les positions de l’ONU et priez les de corriger leurs articles. Intervenez sur les forums internet des médias pour rectifier les citations tronquées ou erronées.

Thierry Meyssan : Intellectuel français, président-fondateur du Réseau Voltaire et de la conférence Axis for Peace. Il publie des analyses de politique étrangère dans la presse arabe, latino-américaine et russe. Dernier ouvrage en français : L’Effroyable imposture : Tome 2, Manipulations et désinformations (éd. JP Bertand, 2007).

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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 09:41

 

En réponse à la déclaration des Nations Unies concernant le massacre d’al-Houla

 

Transcrit [1] et traduit de l’anglais par JPH pour silviacattori.net


En Syrie il y a eu un crime épouvantable, horrible, injustifié, et injustifiable. Ce massacre a été condamné par mon gouvernement dans les termes les plus forts. Et sur ce point, la version de la condamnation de mon gouvernement a rejoint exactement la formulation adoptée il y a quelques minutes par le Conseil de Sécurité.

Je voudrais également condamner ici, au nom de mon gouvernement, le tsunami de mensonges qui ont été dits, il y a quelques minutes, par certains membres du Conseil qui ont tenté de vous induire en erreur en disant que leur manière de lancer des accusations contre mon gouvernement était basée sur ce qu’ils ont affirmé être des « preuves ». Ils ont tort et ils vous induisent en erreur. Ni le Général Mood, ni qui que ce soit d’autre n’a dit au Conseil de Sécurité et à la session informelle qu’il blâmait les forces du gouvernement syrien pour ce qui est arrivé. Il est vraiment pitoyable et regrettable que certains membres du Conseil soient sortis -quelques minutes après que le Général Mood ait terminé son exposé- pour vous induire en erreur et vous dire des mensonges sur ce qui s’est passé.

Je vous invite tous à regarder ce qui s’est passé à al-Houla dans son intégralité. Dans ce tableau complet, ce qui s’est passé hier al-Houla se situe dans un contexte que nous devons comprendre pour saisir et comprendre qui a perpétré ce crime.

Hier, après la prière du vendredi, deux cents à trois cents hommes armés se sont réunis vers deux heures de l’après-midi. Ils se sont réunis en fait en plusieurs points, et ensuite ils se sont déplacés pour se regrouper en un seul endroit, à al-Houla. Ils avaient des voitures pick-up chargées d’armes lourdes comme des missiles anti-chars, des mortiers et des mitrailleuses, à la manière libyenne que vous avez pu voir il y a quelques mois, et ils ont commencé à attaquer les forces de l’ordre qui étaient positionnées dans la région en cinq endroits différents ; les attaques armées ont duré de deux heures de l’après-midi jusqu’à onze heures du soir.

Donc, ici, nous ne parlons pas d’une attaque armée qui aurait eu lieu et se serait terminée en une demie heure. Il s’agit d’une opération armée d’envergure planifiée à l’avance avec de nombreux objectifs. Après avoir attaqué les positions des forces de l’ordre, les groupes armés se sont tournés vers les civils, puis ils se sont rendus dans un autre village qui est tout proche d’al-Houla, à une distance d’un kilomètre, où ils ont brûlé l’hôpital national, ils ont brûlé les récoltes des agriculteurs et ils ont brûlé des maisons. Ils ont aussi tué des dizaines de civils innocents dans un autre village, également proche d’al-Houla, appelé Shomaria. Donc, ici, nous ne parlons pas d’un seul incident qui aurait eu lieu dans un endroit précis, nous parlons d’un théâtre d’opérations qui a englobé beaucoup de petits villages de la région.

Mon gouvernement a nommé une Commission nationale d’enquête qui a pour mission de découvrir qui sont les auteurs de cet horrible massacre afin qu’ils soient traduits en justice. Ceux qui ont commis ce crime en seront tenus responsables par les autorités syriennes, devant la loi de notre pays.

Le communiqué de presse adopté aujourd’hui par le Conseil de Sécurité, a adopté en quelque sorte la version des évènements présentée par le Général Mood. Si vous regardez la formulation du communiqué de presse, vous constaterez que rien n’indique que le Conseil rejette le blâme sur les forces du gouvernement syrien pour les meurtres et la perpétration des massacres. Au contraire il identifie d’autres éléments dans ce tableau qui peuvent être responsables de ce qui s’est passé. Je dis cela parce que le communiqué de presse dit que le Conseil de Sécurité condamne dans les termes les plus forts les meurtres confirmés par les observateurs des Nations Unies. Je confirme également ici au nom de mon gouvernement que des dizaines de civils ont été tués, cent quatorze – et ensuite une attaque qui a impliqué des tirs d’artillerie et de chars sur un quartier résidentiel.

Ensuite, les membres du Conseil de Sécurité ont également condamné le meurtre de civils par des tirs à bout portant et par de graves violences physiques. La plupart des meurtres qui ont eu lieu à al-Houla sont dûs à ce genre d’assassinats, des gens tués à bout portant, et non en raison des tirs d’artillerie, car des tirs d’artillerie n’auraient pas laissé les corps des victimes dans l’état où vous les avez vus. Nous parlons ici du style de meurtres qu’a connu l’Algérie au début des années nonante.

Mon gouvernement ne ménagera aucun effort, quels qu’ils soient, afin de trouver les auteurs de ces massacres, et de les traduire en justice.

Je voudrais ajouter à cela, que le Conseil de Sécurité devrait se réunir également pour identifier ceux qui arment les groupes terroristes en Syrie, qui les accueillent, qui les suscitent et les incitent à la violence, et qui les protègent, et appeler à ce qu’ils soient également traduits en justice. Certains membres du Conseil, leurs fonctionnaires l’ont dit publiquement. Certains d’entre eux sont des membres permanents. Leurs hauts fonctionnaires ont dit publiquement qu’ils ne ménageraient pas leurs efforts pour fournir des armes à l’opposition syrienne, et certains d’entre eux ont parlé d’ « armes non-létales », je ne sais pas ce que cela signifie. Mais le résultat immédiat de cette militarisation de l’opposition s’est traduit sous la forme de l’enlèvement des pèlerins libanais revenant d’Irak au travers du territoire turc, et sous la forme d’attentats-suicides et de l’infiltration du territoire syrien par al-Quaida.

Nous n’avons donc pas besoin d’un double langage au Conseil de Sécurité. Nous devons tenir chacun responsable devant la justice, même si nous touchons à certains membres permanents. Ceux qui disent avoir grand intérêt à arrêter la violence et à la réussite du dialogue national en Syrie devraient cesser de s’ingérer dans nos affaires intérieures, cesser d’armer, d’héberger, de financer et de protéger les groupes terroristes armés dans mon pays. On ne peut pas être en même temps pyromane et pompier. Et Malheureusement, c’est exactement le cas de certains membres de ce Conseil de Sécurité. Les dimensions arabe, régionale et internationale de la crise syrienne ne sont pas la situation la plus trouble, et chacun sait ce dont nous parlons.

Je suis à votre disposition.

Question : Dans la déclaration il est dit « Les attaques ont comporté des tirs de l’artillerie et des chars du gouvernement syrien sur des quartiers résidentiels ». Êtes-vous en désaccord avec cela ?

Bashar Al-Ja’afari : Je suis en désaccord avec l’interprétation qui vous a été fournie de cette phrase par l’ambassadeur allemand, l’ambassadeur britannique, et d’autres. L’interprétation était erronée. Il appartient au Général Mood de présenter les faits. Et pas à l’ambassadeur allemand, ou l’ambassadeur britannique, ou d’autres ambassadeurs.

Question : Mais le fait qu’il y a eu des bombardements gouvernementaux sur un quartier résidentiel, était-ce un fait ?

Bashar Al-Ja’afari : Le Général Mood n’a pas dit cela.

Question : Vu que les circonstances n’étaient pas claires, le Général Mood est-il plus factuel que le Secrétaire Général ?

Bashar Al-Ja’afari : C’est exactement ce que je voulais dire à votre collègue. Le Général Mood a dit cela, que les circonstances n’étaient pas claires en ce qui concerne qui était à blâmer pour ces attaques. Oui, il a dit cela, mais dans ce contexte, pas dans le contexte qui vous a été fourni par certains ambassadeurs.

Question : Pensez-vous que cette lettre du Secrétaire Général est plus proche de la déclaration des ambassadeurs allemand et britannique ou de la déclaration faite par le Général Mood dans les consultations ?

Bashar Al-Ja’afari : Plus encline à sympathiser avec les ambassadeurs allemand et britannique, bien sûr.

Question : Qu’en est-il de l’enquête ?

Bashar Al-Ja’afari : Il y a une coopération étroite entre le gouvernement syrien et l’UNSMIS [United Nations Supervision Mission in Syria] en Syrie. Bien sûr après avoir nommé la Commission nationale syrienne d’enquête, les autorités syriennes vont partager avec le Général Mood le résultat de ces enquêtes, et ensuite, naturellement, le Général Mood va partager cette information avec le Conseil de Sécurité et M. Kofi Annan.

Un point important, messieurs : vous-vous souviendrez peut-être que chaque fois que le Conseil de Sécurité avait prévu une session pour discuter de la crise syrienne, quelque chose devait se produire en Syrie. Ou un attentat-suicide, ou une attaque terroriste, ou une forme de massacre, celle que, malheureusement, nous discutons aujourd’hui. Donc, ce n’est pas une coïncidence fortuite que ce massacre ait eu lieu seulement un jour avant l’arrivée de M. Kofi Annan en Syrie. Cette dimension est très importante parce qu’elle jette des doutes sur les motivations réelles de ceux qui ont perpétré ce crime horrible. Ils cherchent l’escalade, ils cherchent à mobiliser le Conseil de Sécurité contre le gouvernement syrien. Aucun gouvernement que ce soit ne massacrerait ses propres citoyens pour parvenir à une victoire politique sur ses opposants. L’utilisation de l’artillerie et les tirs de chars et de missiles n’auraient pas tué ces civils innocents de la façon dont ils ont été tués. Et cela a été notifié par la déclaration de presse du Conseil de Sécurité qui dit qu’ils ont été tués à bout portant. Cela signifie que c’est un pur assassinat, il ne s’agit pas du recours à l’artillerie et aux tirs de chars.

Question : Vous dites que ce n’est pas le gouvernement syrien, mais qui l’a fait ?

Bashar Al-Ja’afari : Les groupes terroristes armés ont lancé ce type d’attaques terroristes depuis le début de la crise en Syrie. Ce n’est pas ici le premier incident qui a eu lieu en Syrie. Bien sûr, ce qui s’est passé hier est un crime horrible, épouvantable, injustifié et injustifiable. Mais aucun gouvernement sur terre ne commet ce type de meurtre. Il s’agit de groupes armés, il s’agit d’un crime terroriste. Nous ne pouvons pas le décrire avec d’autres termes. Ceux qui ont commis ce crime seront tenus responsables devant la justice syrienne, et la Commission nationale d’enquête nommée hier par le gouvernement devra présenter son rapport dans les trois jours à compter d’aujourd’hui. Donc, assurément, nous allons savoir qui est derrière ce crime horrible ; c’est une affaire de trois jours.

Question : Ne serait-ce pas un prétexte pour blâmer le gouvernement qu’ils donnent par procuration aux membres du Conseil de Sécurité ?

Bashar Al-Ja’afari : Comme je l’ai dit au début, nous devrions regarder le tableau dans son intégralité. La question n’est pas d’aller dans les détails. Parfois les détails sont importants mais parfois ils ne le sont pas. La question est d’avoir le bon jugement sur ce qui s’est passé. Et pour avoir le bon jugement vous devez considérer le tableau dans son intégralité dans son contexte historique, avec ses dimensions géopolitiques. Comme je l’ai dit, il y a une dimension arabe, il y a une dimension régionale et une dimension internationale de la crise syrienne. Et certains pays disent publiquement qu’ils vont appuyer – et ils ont déjà appuyé – la branche militaire syrienne de l’opposition avec des armes. Les gens devraient être très prudents en lisant la carte de ce qui se passe en Syrie.

Question : Serait-ce pour pousser à augmenter la taille de l’UNSMIS, peut-être pour armer son personnel, pour une sorte d’internationalisation ?

Bashar Al-Ja’afari : C’est peut-être un des objectifs visés par ceux qui ont commis ce crime. Cela pourrait être une des raisons. Une raison très importante pour perpétrer ce genre de crime horrible : accentuer l’internationalisation de la crise syrienne, et augmenter le personnel de l’UNSMIS.

Merci.

URL de cet article :
http://www.silviacattori.net/article3266.html

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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 14:13

 Le scénario qui se déroule en Syrie est devenu un classique que mérite d'être enseigné dans les écoles de sciences politiques. A la veille de chaque échéance susceptible de faire avancer le processus de règlement politique, les groupes extrémistes terroristes, financés, armés et manipulés par les Etats-Unis via leurs agents du Golfe et la Turquie, provoquent une flambée de violence. Bénéficiant ensuite d'une couverture médiatique planétaire, ils provoquent un tapage d'enfer, destiné à imposer leur propre agenda. Depuis des mois que cela dure, leur objectif n'ont jamais été atteint. Mais cela ne les empêche pas de réessayer encore et encore...

Heureux hasard du calendrier, les nouveaux massacres imputés aux forces gouvernementales ont eu lieu à la veille de l'arrivée à Damas de l'émissaire international Kofi Annan, dont la visite avait été annoncée en premier lieu par le président Bachar al-Assad, dans une interview accordée il y a deux semaines à la télévision russe Rossia 24. M. Assad avait affirmé qu'il poserait des questions à M. Annan sur le fait que les violences commises par les extrémistes sont systématiquement passées sous silence. L'émissaire de l'Onu était censé examiner les moyens de mettre en œuvre la deuxième phase de son plan en six points, qui consiste à mettre sur les rails la solution politique, basée sur le dialogue. Un dialogue que le Conseil national syrien (dont il ne reste plus grand chose après la démission de son chef Burhane Ghalioun) et l'Armée syrienne libre (ASL), la milice auxiliaire des services de renseignements turcs, de la CIA et des pays du Golfe, n'ont jamais officiellement accepté, pas plus que le plan Annan.

Les officines de l'opposition commencent tout à coup à évoquer la situation à Houla, parlant de "massacres perpétrés par les forces gouvernementales". Les images de corps ensanglantés et meurtris sont diffusés sur les médias du réseau planétaire. Pour des militants "bombardés au canon de tank et à l'artillerie et pourchassés par les troupes du régime", on remarquera qu'ils ont eu le temps de filmer les corps tranquillement. Les indignations fusent de toutes parts, les condamnations aussi. Le ministre britannique des Affaires étrangères, William Hague, annonce que son pays projetait de saisir le Conseil de sécurité de l'Onu. L'ASL affirme ne plus être engagée par le plan Annan (qu'elle n'a toujours pas officiellement accepté) et envoie "en enfer" l'initiative de l'émissaire international.

Les observateurs internationaux se rendent à Houla (au Nord d'Alep) et constatent l'ampleur de la tragédie: au moins 32 enfants de moins de dix ans morts et 60 adultes. Le chef des observateurs, Robert Mood, fait une déclaration dans laquelle on peut retenir une phrase très significative: "Ceux qui ont provoqué ces violences, ceux qui ont riposté et ceux qui sont responsables...". Le général norvégien parle donc de provocation.

La version du gouvernement syrien, que personne ne prendra la peine de diffuser, est la suivante: des groupes extrémistes armés de mortiers et de missiles antichars ont attaqué les troupes régulières qui ont riposté. Les terroristes ont ensuite commis les massacres pour provoquer l'exode des habitants (qui a effectivement eu lieu) pour faire assumer aux troupes régulières  la responsabilités de ces atrocités.

Le gouvernement syrien avait fait état de deux autres massacres commis dans les localités de Taldou et de Choumariya, où des "groupes d'Al-Qaïda" ont massacré les membres de deux familles, 18 personnes au total.

Le ministre des Affaires étrangère, Walid Moallem, a contacté M. Annan pour lui expliquer la réalité des faits, rapportés en détail par le porte-parole du ministère, Jihad Makdessi. Mais les médias internationaux ont-ils des yeux et des oreilles autre que pour les officines de l'opposition, financées par les grandes démocraties wahhabites du Golfe?  

 

                                                                                                                                            28 mai 2012


 Articles de Pierre Khalaf publiés par Mondialisation.ca 

 

neworientnews.com

 

 

 


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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 13:26

 

 La paix en Syrie pourrait être sauvée si chacun disait la vérité. De retour à Damas en ce mois de mai 2012, il me faut bien constater qu’après une année de conflit, la réalité du terrain ne cesse de s’éloigner du tableau catastrophiste qu’en imposent les mensonges et la désinformation occidentale.

Le mois de février a marqué un coup d’arrêt aux provocations des islamistes radicaux. Les troubles, en majorité circonscrits à Hamma et à Homs, auraient d’ailleurs été plus vite résorbés si la pression internationale n’avait freiné l’intervention de l’Armée. Les zones frontalières de la Turquie , de la Jordanie et du Liban – par lesquelles s’infiltrent les mercenaires – restent encore sensibles. Dans la capitale, ce que l’on appréhende le plus sont les voitures piégées et les attentats à la bombe, la plupart du temps, le fait de kamikazes alléchés par l’appât du gain, le désir du paradis d’Allah, ou bercés du rêve sunnite de la fin des alaouites au terme de 40 ans de règne et l’avènement de Jésus au haut du minaret, accompagné du dernier prophète Al Mahadi pour le Jugement dernier.

Il faut dire et redire que l’idéologie fanatique est d’importation étrangère et que la Syrie n’a jamais été confrontée à un cycle de manifestations/répression, mais à une déstabilisation sanguinaire et systématique par des aventuriers qui ne sont pas syriens. Cette information, qui va à l’encontre des journaux et des reportages télévisés, l’ex-ambassadeur de France, Éric Chevallier, n’avait eu de cesse de la faire entendre à Monsieur Juppé ; mais le ministre français refusa toujours de tenir compte de ses rapports et falsifiait sans vergogne ses analyses pour alimenter la guerre contre la Syrie.

Nos lecteurs ont encore en mémoire l’invitation du Patriarche maronite à Paris, Sa Béatitude Bechara Raï, par Nicolas Sarkozy qui, s’étant renseigné sur le nombre des chrétiens au Liban et en Syrie, lui proposa de les installer en Europe. La réponse indignée et courageuse du haut prélat qui prit la défense de Bachar Al-Assad – et qui devait, selon le protocole, être décoré de la légion d’honneur – lui valut d’en recevoir l’écrin de la main sèchement tendue de l’ex-président français.

Arrivée à Damas

L’on respire à Damas un autre air qu’on voudrait nous le faire croire partout ailleurs.

Certes, depuis quatre mois, dans la banlieue, les voitures piégées ont fait de sanglants dégâts ; plusieurs fanatiques suicidaires se sont fait exploser dans la foule d’innocentes victimes. L’on entend parfois, la nuit, des échanges de coups de feu, c’est l’armée qui veille à la protection des habitants et parvient souvent à empêcher les attentats meurtriers. Ces jours-ci, deux minibus bourrés de TNT ont explosé simultanément selon un schéma terroriste désormais classique. Toujours disposée à proximité d’une cible d’intérêt stratégique, la première charge est destinée à semer la panique et à attirer le plus grand nombre d’intervenants pour déclencher la seconde explosion. Cette fois-ci, c’était le Quartier Général du contre espionnage syrien, où avaient été détenus les étrangers pris les armes à la main et que les salafistes projetaient de faire évader. Leur tentative échoua mais se solda par un bilan terrible : 130 morts (dont 34 chrétiens), 400 blessés et autant de logements endommagés.

La consternation est générale, le chagrin indescriptible et les nombreuses funérailles déchirantes. Pourtant, en ce mois de Marie les églises abondamment fleuries se remplissent chaque soir et j’ai vu les mosquées bondées le vendredi à midi ; la concentration de la prière aux Omeyyades évoquait pour moi celle des coptes en Égypte ; tandis que les espaces verts sont régulièrement envahis par des familles heureuses de se retrouver pour des piqueniques qui se prolongent tard dans la nuit. Le peuple syrien est un peuple simple et enjoué. Malgré l’insécurité et les dramatiques difficultés économiques engendrées par les sanctions internationales (l’inflation de la livre syrienne, l’anéantissement total du tourisme, la croissance du chômage et la cherté grandissante des denrées de base), la vie continue normalement.

Les chrétiens vivent en paix

Bien que partageant avec leurs congénères l’inquiétude générale, les chrétiens avouent volontiers qu’ils ne se sont jamais sentis aussi libres par le passé. Ils attribuent ce sentiment à la pleine reconnaissance de leurs droits lors de l’accession à la présidence de la famille Assad. Certains s’estiment même mieux traités aujourd’hui qu’à l’époque où ils étaient pris entre les deux feux des partisans opposés de De Gaulle et de Vichy. Un ami damasquin évoque pour moi le souvenir de son grand-père qui, suivant une coutume alors répandue, avait échangé le sang d’une légère blessure faite à la main avec celui d’un cheikh musulman pour devenir frères de sang ; il me confie : « Les ennemis de la Syrie ont enrôlés les Frères Musulmans dans le but de détruire les relations fraternelles qui existaient depuis toujours entre les musulmans et les chrétiens. Pourtant, à ce jour, ils n’y sont pas parvenus : ils ont même provoqué une réaction contraire et rapproché comme jamais auparavant tant les communautés que les individus. »

Petit rappel historique. La conquête de la Syrie par les arabes (636) n’a jamais été sanglante. À Damas, tandis que les chrétiens byzantins tentaient de leur résister, les chrétiens syriaques leur ouvraient les portes de la ville et leur offraient spontanément leurs services pour construire des habitations. Sait-on que pendant 70 ans, chrétiens et musulmans prièrent ensemble dans l’Église Saint Jean-Baptiste ? Quand celle-ci fut devenue trop petite, sur la demande des musulmans, elle devint la Mosquée des Omeyyades (705) que l’on admire encore aujourd’hui ; et pour dédommager les chrétiens, les musulmans leur construisirent les quatre premières églises damascènes.

La première impression qui me frappe est donc de retrouver Damas pareille à elle-même, son charme désuet, ses souks hauts en couleurs aux effluves d’épices, l’animation égayée des ruelles de la vieille ville et sa circulation qui n’a rien à envier à celle du Caire ; dans les quartiers verdoyants des bords du Barada, les restaurants sont pleins. La seconde, c’est la dignité et la modestie du petit peuple de la rue : guère de mendicité, d’apitoiement ou de plainte de la part des pauvres qui fourmillent pourtant et cachent bien leur misère derrière leurs murs lézardés. On n’imaginerait jamais ici personne dormant dans la rue, comme à Paris.

Sur le terrain

L’Armée n’est intervenue que plusieurs mois après le commencement des événements. L’insurrection s’est caractérisée par une cruauté d’une sauvagerie oubliée en Syrie depuis les massacres de 1860 où 11’000 chrétiens furent assassinés par des fanatiques mahométans encouragés par les ottomans.

Les turcs d’alors étaient pires que les salafistes d’aujourd’hui. Petite évocation historique. Qui se rappelle qu’en 1859, la maladie du ver à soie avait provoqué la disparition de sa culture tant en Chine qu’en France ? Seule la Syrie avait échappé au fléau. (Le brocart, inventé par la famille Boulad avait déjà conquis le monde). Or tous les soyeux syriens étaient chrétiens. Il n’en fallut pas plus pour que le gouvernement français du Second Empire « suggère » à l’occupant ottoman de provoquer – par musulmans exaltés interposés – les troubles sanglants que l’on sait et la persécution contre les chrétiens qui se solda par l’expatriation de tous les soyeux vers la France et le rachat à bas prix de leur production.

Un militaire, actuellement sous les armes au sud du pays, me fait part de sa stupéfaction quand il s’est trouvé affronté à des combattants qui n’étaient pas syriens mais étrangers, et me rapporte quelques faits surprenants dont il a été témoin : « Quand nous avons commencé à nous battre, nous avons trouvé en face de nous des Libyens, des Libanais (mercenaires sunnites de Saad Hariri), des Qatari, des Saoudiens et, bien sûr, des Al Qaeda. Quand nous avons fait des prisonniers, nous avons constaté que beaucoup d’entre eux ne parlaient pas l’arabe, c’étaient des Afghans, des Français, des Turcs ». Chacun s’attend, ici, à des révélations de nature à mettre en porte-à-faux bien des pays.

Parmi ces étrangers, me dit-il, «bon nombre d’entre eux ne savent pas où ils sont : on fait passer les Libyens par le Golan à proximité de la frontière israélienne pour leur montrer le drapeau israélien et les convaincre qu’ils sont bien sur la route de Gaza où ils vont combattre avec leurs frères musulmans… À Homs, a été arrêté un Libyen persuadé de se trouver en Irak pour combattre les Américains. »

Près de la frontière israélienne, de nuit, des voitures télécommandées bourrées d’explosifs ont pu être interceptées, exemple parmi d’autres des interventions sporadiques de commandos qui traversent chaque jour les frontières jordanienne, israélienne, libanaise et turque.

Homs, ville martyre

À Homs, il est faux de dire que les alaouites centralisent dans leurs mains tous les pouvoirs ; au nombre de 24, les notable comptent 18 sunnites, 4 chrétiens et 2 alaouites.

Homs a toujours été la ville du pays la plus peuplée de chrétiens. Ceux-ci occupaient à 98% deux quartiers, Bustan El Diwan et Hamidieh (le Vieux Souk), où se trouvent toutes les églises et les évêchés. Le lacis de ses ruelles et les nombreux passages souterrains rouverts pour la circonstance ne permirent pas aux mercenaires d’y pénétrer avant la reprise de Baba Amro. Le spectacle qui s’offre maintenant à nos yeux est celui de la plus absolue désolation : l’église de Mar Élian est à demi détruite et Notre-Dame de la Paix saccagée (près de laquelle on a trouvé plusieurs personnes égorgées) est encore occupée par les rebelles. Les maisons, très endommagées par les combats de rue sont entièrement vidées de leurs habitants qui ont fui sans rien emporter ; le quartier d’Hamidieh constitue encore aujourd’hui le refuge inexpugnable de bandes armées indépendantes les unes des autres, fournies en armes lourdes et en subsides par le Qatar et l’Arabie Saoudite.

Tous les chrétiens (138’000) ont pris la fuite jusqu’à Damas ou au Liban ; ceux qui n’y avaient pas de parents se sont réfugiés dans les campagnes avoisinantes, chez des amis, dans des couvents, jusqu’au Krak des Chevaliers. Un prêtre y a été tué ; un autre, blessé de trois balles dans l’abdomen, y vit encore ainsi qu’un ou deux autres, mais ses cinq évêques se sont prudemment réfugiés à Damas ou au Liban. On dit que les chrétiens amorcent un timide mouvement de retour.

Aujourd’hui, mis à part quelques coups de feu nocturnes, la ville a retrouvé le calme. C’est le cas d’Arman, quartier où les alaouite sont aussi proportionnellement plus nombreux que dans les autres villes, où l’on peut circuler en voiture. Quant au quartier sunnite, on peut y pénétrer (même un étranger, s’il est accompagné d’un sunnite), mais c’est à ses risques et périls car les tireurs isolés ne sont pas rares. Les magasins sont fermés et les destructions impressionnantes. Je trouve étrange de n’apercevoir dans toute la ville aucune présence militaire, aucun soldat en armes. Ceux-ci se contentent d’en contrôler les accès et d’occuper des casernes, à l’extérieur.

Les villages chrétiens de la campagne d’Homs

Puisqu’on n’est pas éloigné de la frontière du Liban, les points de contrôle et les barrages sont nombreux, ainsi que le mouvement des véhicules de l’armée loyaliste. Du haut de ses sept ans, Jacques s’époumone auprès de moi : « Dieu protège l’armée ! » ; je le verrai ce soir prier pour elle comme il le fait chaque jour avec ses frères et sœurs. Dans le village chrétien où je passe les nuits, les grand-mères se font un devoir de porter de la nourriture aux soldats. Un habitant me confie : « Si l’armée quitte notre village, nous risquons d’être égorgés. Si la répression sauvage dont l’accusent vos médias était réelle, pourquoi les militaires seraient-ils les bienvenus dans nos villages ? ». Ils sont, j’ai pu le constater de mes yeux, sous la protection attentive des troupes fidèles au Président Bachar. Pourtant, le jour de l’Ascension, une roquette est arrivée dans le jardin, heureusement sans faire de dégâts, mais l’explosion a terrifié les enfants. Le village, pour la première fois, a été la cible de trois RPG dont l’un a provoqué la mort d’un grand-père et de ses deux petits enfants (14 et 13 ans).

La campagne jouit donc d’un calme très relatif. On entend des échanges de tirs, la nuit : c’est que nous ne sommes qu’à une quinzaine de kilomètres de la frontière libanaise. Douze personnes qui se rendaient à Kafr Nam en minibus ont été kidnappées contre rançon. Un autobus a été mitraillé sur la route. Au village, un cousin a été enlevé quelques heures, le temps de lui voler son taxi (habilité à passer la frontière libanaise). Tout cela relève d’actions isolées des bandes armées.

Rappel des faits récents…

On se souvient que pendant huit longs mois, les Homsiotes avaient réclamé l’intervention de l’Armée, qui se refusait à prendre le risque d’atteindre la population civile.

Après avoir essayé sans succès de s’établir à Daraa, (près de la frontière jordanienne), puis à Idleb (près de la frontière turque) dont ils furent également délogés, les opposants au régime avaient choisi Homs pour sa proximité avec le Liban, comme Quartier Général. Dès lors, on ne compta plus les exactions et les crimes d’une férocité tout-à-fait étrangère au comportement syrien. Pour exemple, l’enlèvement de 200 alaouites, en août de l’an dernier, à fin de les égorger pour la fête de l’Aid al-Adha. En provenance du Liban, un armement sophistiqué considérable, suffisant pour approvisionner toute la rébellion, avait été stocké dans le quartier de Baba Amro autoproclamé Émirat Islamique Indépendant. De nombreux combattants y avaient d’ailleurs été enrôlés de force, sous menace d’éliminer leur famille. Parmi des atrocités sans nom, on a retrouvé les corps de 48 jeunes hommes égorgés parce qu’ils voulaient rendre les armes ; c’est ce que m’a personnellement raconté un survivant qui avait perdu dans cette circonstance son père et ses deux frères. Il faut savoir que, pour le fanatique sunnite extrémiste, égorger son ennemi manifeste sa fierté d’être en Guerre Sainte ; et c’est un acte de vertu qu’il offre aux yeux d’Allah.

Lorsque des terroristes veulent vérifier l’identité religieuse d’un suspect, s’il se dit chrétien, ils lui font réciter le Je crois en Dieu et le laissent partir (les chouans l’exigeaient en latin). S’il se dit ismaélite, il lui est demandé de donner les généalogies qui remontent à Moïse. S’il se dit sunnite, ils exigent qu’il récite une prière dont les alaouites, eux, ont retiré un passage. Les alaouites n’ont aucune chance de s’en tirer vivant. Nombre d’entre eux ont été kidnappés sur simple présentation de leur carte d’identité ; quand des chrétiens l’ont été, c’était par erreur. Depuis les temps immémoriaux, en effet, les chrétiens vivent en paix dans les quartiers sunnites et alaouites, heureux de leur présence.

Toujours au contact avec la population, Bachar Al-Assad (dont on sait que la mère a été l’élève d’un collège de Latakieh tenu par des religieuses) s’est rendu personnellement sur place après les événements et a promis de reconstruire les quartiers martyrs.

Le dessous des événements

Que l’on nous permette de revenir quelque peu sur les événements d’Homs présentés par la presse française et internationale à la honte du « barbare » Bachar El-Assad.

9 février 2012. Après épuisement de toutes les tentatives de médiation, l’Armée loyaliste syrienne donne l’assaut à « l’Armée syrienne libre » qui s’était emparé du quartier de Baba Amro et avait pris ses habitants en otage. Lorsqu’au terme de batailles qualifiées de « répression sanguinaire » par la presse internationale, les Forces gouvernementales vinrent à bout des rebelles, une partie d’entre eux trouva refuge dans le labyrinthe du quartier chrétien, tandis que les derniers éléments armés de l’Émirat prenaient la fuite, en massacrant les chrétiens des deux villages qu’ils traversèrent avant de trouver refuge au Liban. Mais qu’advint-il des journalistes-combattants de l’émirat islamique autoproclamé ?

Deux y trouvèrent la mort, Marie Colvin et Rémi Ochlik qui furent identifiés sur des vidéos par les ambassadeurs de France et de Pologne, en tenue de combat. Le « photographe » Paul Conroi appartenait à une agence de renseignement britannique ; Édith Bouvier était entrée clandestinement en Syrie aux côtés des rebelles. Elle, qui aurait dû tomber sous le délit d’immigration illégale, osa à l’époque manipuler la compassion des téléspectateurs français en réclamant la création d’un « couloir humanitaire », se faisant la porte-parole d’Alain Juppé qui cherchait par là à exfiltrer les mercenaires de l’Armée Syrienne Libre et leurs instructeurs occidentaux. D’autres éléments laissent à imaginer que l’envoyée du Figaro Magazine travaillait pour la DGSE.

La veille de l’assaut final, s’échappant nuitamment les dits journalistes gagnèrent le Liban où ils furent récupérés à un point de passage illégal par l’ambassadeur de France à Beyrouth, Denis Pietton, le même qui avait insolemment pris position contre Sa Béatitude Bchara Raï, trop bacharisé à son goût. Sous le faux prétexte de visiter les alentours de Baalbek, à l’est du Liban, le diplomate avait rejoint le nord de la Bekaa, (région frontalière limitrophe de la province de Homs) avec une équipe sécuritaire française. Là, il récupérait les exfiltrés français ; comme, en vertu de la Convention de Vienne, les voitures diplomatiques ne peuvent être perquisitionnées, le convoi ramena les agents français à l’ambassade, au nez et à la barbe de la police.

La frontière évanescente du Liban

L’Armée Nationale syrienne renforce son dispositif pour empêcher les infiltrations. Mais des combattants étrangers se regroupent toujours aux frontières turque et jordanienne ; après avoir transité par Amman, des centaines de Libyens d’Al-Qaïda takfiristes (ex-groupe islamique agressif en Libye) continuent d’affluer, tandis que plusieurs milliers d’autres sont rassemblés à Hattay (en Turquie) et encadrés par l’Armée turque ; ces jours-ci, sont arrivés en renfort plus de 5’000 Libyens.

Les incidents se multipliant, on dit que l’Armée libanaise aurait démantelé un camp de regroupement et une base de communication sur son territoire. Pourtant les preuves prolifèrent sur la responsabilité de certains milieux libanais dans la transformation du Liban en base arrière pour frapper la Syrie et y commettre des actes de violences. En collaboration avec des ambassades occidentales, un vaste trafic d’armes a été mis en place via Tripoli (où arrivent par cargos des milliers de tonnes d’armement lourd) grâce à l’installation de bases logistiques et médiatiques notamment animées par le Courant du futur de Saad Hariri et les Forces libanaises de Samir Geagea. La tâche de ces cellules est de former et d’entraîner les groupes terroristes syriens. Tout se passe comme si, sur décision américaine, le Liban était devenu une plateforme pour agresser la Syrie.

Damas, une écharde dans la chair

Alors que la Syrie semblait trouver sa place dans le concert des nations, voici qu’un nombre inattendu de protagonistes s’intéresse à elle, pas toujours de façon cordiale ou désintéressée. L’homme de la rue se demande si une nouvelle guerre mondiale n’a pas commencé dans son pays. Et les conjectures vont bon train.

La Russie n’a-t-elle pas besoin de la région comme débouché indispensable vers les mers libres ? Comment l’Amérique pourrait-elle supporter l’idée de son émergence au rang des puissances mondiales ? La Chine elle-même ne nourrit-elle pas le projet d’une ligne de chemin de fer en direction du Golfe et de l’Afrique ? L’acheminement du pétrole et du gaz iraniens à destination de Banyias se fait à travers l’Irak, mais les hydrocarbures du Qatar à destination d’Haïfa ne seraient-ils pas programmés pour transiter par la Syrie ? Poursuivant le plan sioniste ourdi de longue date de découpage confessionnel du Moyen-Orient, Israël considère que sa sécurité exige à n’importe quel prix la chute de Bachar, dont la force est devenue une menace. Nul n’ignore que lorsqu’il devint premier ministre, le sunnite Saad Hariri (dont la fortune doit beaucoup aux fonds américain, saoudiens et qataris) n’était libanais que depuis huit ans. Son alliance avec l’Arabie Saoudite s’explique aisément par le fait qu’il est le fils de l’épouse que son père, Rafic, a offert en présent au roi Abdallâh. Saoudiens et Qataris sont alliés des USA qui les soutiennent à cause du pétrole mais leur tiennent la bride courte, en menaçant – par des troubles populaires qui ont déjà commencés – la stabilité de leurs trônes. On peut noter qu’il y a aussi du pétrole dans la région de Deir Ezzor, à l’est de la Syrie (où vient d’exploser un véhicule contenant 1000 kg de TNT), et beaucoup de gaz dans la région de Qara et au large des côtes de Latakieh. En fait, tout ce beau monde ne s’est-il fédéré contre la Syrie que lorsqu’elle a commencé d’émerger au niveau des grandes puissances et Washington ne provoquerait-il les changements de régime du monde arabe que pour réaliser ses objectifs géopolitiques concernant la maîtrise de l’énergie ?

Quand – à l’appui de la Russie et de la Chine, au soutien de l’Iran et celui du Hezbollah libanais (qui menace directement Israël) – la Syrie ajoute sa puissance de feu et l’efficacité de la protection de son territoire (par des moyens électroniques capables d’intercepter toutes communications ou de mettre en panne tout appareillage électronique), Bachar devient une écharde insupportable dans la réalisation du plan sioniste de dépècement du Moyen-Orient destiné à assurer la survie d’Israël.

Les chrétiens ne sont pas persécutés comme en Égypte

Mon hôte me dit : « Avant le commencement des événements, nul n’aurait jamais eu l’idée de revendiquer son appartenance religieuse. On vivait tous ensemble, sans toujours savoir quelle religion l’autre pratiquait. On était syrien, et cela nous définissait. C’est en 2011 que tout a commencé de changer et que nous y avons prêté attention. »

On pourrait presque dire que les malheurs des chrétiens relèvent des dommages collatéraux. En effet, les incidents dont ils ont été victimes ne se sont produits que dans la région d’Homs, (précédés des affrontements entre sunnites et alaouites), mais l’on n’en déplore à ce jour aucun dans les autres provinces.

Ils sont inquiets, bien sûr, mais leur peur n’a vu le jour qu’avec le Printemps arabe et la crainte de la prise du pouvoir par les Frères musulmans. Avec l’immense majorité des Syriens, ils aiment leur Président dont on sait aujourd’hui qu’il ne tient plus au pouvoir mais, ne voulant pas céder à la pression actuelle, attend les élections de 2014 sans intention de se porter candidat. Ils jugent enfin les bandes armées fanatisées pour ce qu’elles sont, la plupart du temps, composées de jeunes délinquants entre 18 et 26 ans à peine sortis de prison. Avec tous les Syriens et comme le Président lui-même, ils désirent des réformes. Mais pas sa chute qui entraînerait immédiatement l’irakisation de la Syrie (qui a accueilli, faut-il le rappeler, plus de trois millions de réfugiés irakiens).

Il a fallu attendre cette guerre pour que les chrétiens soient personnellement menacés par des combattants salafistes encouragés et excités chaque soir à la télévision par le « cheikh » Al Araour. Ancien officier de l’Armée syrienne, ce personnage peu recommandable a été jugé et condamné aux geôles syriennes pour ses mœurs dépravés ; mais il a pris la fuite et s’est réfugié au Qatar d’où il ne cesse d’inciter ses troupes à massacrer alaouites et chrétiens.

Il y a, pour l’observateur, une évolution évidente des « révolutions ». Les troubles avaient commencé en Tunisie, puis ce fut le tour du Yémen, de l’Égypte et de la Libye, avec le « succès » que l’on sait. Il restait la Syrie. Pourtant il faut reconnaître ceci : si les chrétiens ne sont pas directement persécutés dans leur pays, c’est leur existence même qui est menacée de l’extérieur par les alliés du Golfe et les prises de position iniques de nations comme la France, à la remorque des États-Unis, eux-mêmes assujettis à Israël.

Bilan des victimes, la torsion des chiffres

Au début du mois, la presse officielle faisait état d’un Rapport de la Syrie à l’ONU daté du 21 mars qui recensait les victimes du conflit depuis le début des affrontements.

Le nombre des victimes des rebelles s’élevait à 6’000 et se décomposait ainsi : 3’000 soldats de l’Armée régulière et 3’000 civils, (500 policiers abattus, 1’500 enlèvements et 1’000 disparus). Dans le même temps, l’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme évaluait le nombre de Syriens tués à 11’000. Les rebelles – rebaptisés « déserteurs » par l’OSDH – ne comptabilisaient que 600 pertes et ne mentionnaient évidemment pas les nombreux combattants étrangers tombés en martyrs du djihad.

Même compte tenu de la difficulté de l’exactitude en la matière, la marge entre les deux chiffres était démesurée. Mais la manipulation ne s’arrêtait pas là puisque la responsabilité des 11’000 morts devait incomber à la répression gouvernementale, les médias de masse occidentaux se faisant immédiatement l’écho indigné des chiffres de l’OSDH.

Printemps syrien

Il plane dans le petit peuple chrétien le sentiment qu’une renaissance doive suivre les événements actuels, leurs ennemis conjugués n’ayant obtenu d’autres résultats que des destructions partielles et celui de souder les Syriens autour de leur président ; les attentats des derniers kamikazes sont même perçus comme des combats d’arrière-garde.

C’est sous les murs de Damas que saint Paul, futur Apôtre des Nations, a été saisi par le Christ Jésus, Lumière du Monde. Ni à Jérusalem, ni autre part.

Et le terme singulier d’orientalité (proche d’authenticité) n’exprimerait-il pas la qualité de convivialité historique qui a toujours existé entre chrétiens et musulmans ? On sait que la Mosquée des Omeyyades abrite le crane de saint Jean-Baptiste, que vénèrent côte-à-côte chrétiens et musulmans. Mais sait-on que beaucoup de musulmans cultivés prient le Christ ? Pèse-t-on à leur juste mesure les visites régulières du président Bachar au monastère de Notre-Dame de Sayidnaya, comme à l’humble Sanctuaire de Saint Ananie où il a lui-même demandé de l’huile bénite ? ; et sait-on que l’image miraculeuse de la Vierge de Soufanieh – devant laquelle viennent se recueillir des cheikhs musulmans – fut rapportée du Kazanska, où musulmans et chrétiens honorent depuis toujours l’icône prodigieuse de Notre-Dame de Kazan ?

Enfin, ne faudrait-il détruire la Syrie que parce qu’elle apparaît comme le cœur d’un Islam modéré ? Pour justifier sa politique de domination, l’Occident ne veut avoir affaire qu’à l’Islam pur et dur qu’il suscite, alimente et bouffit. En opposant au monde occidental (soi-disant chrétien) un monde de barbus fanatiques, il peut justifier sa guerre pour le pétrole.

Les politiciens font des plans. L’ultime raison d’espérer des chrétiens de Syrie – comme de tout le Proche-Orient – repose sur leur foi dans le plan du Seigneur. La terre d’Orient est gorgée d’Espérance. N’a-t-elle pas engendré au cours des siècles passés des victoires aussi fulgurantes que mystérieuses : David face à Goliath, Cirrus face à Nabuchodonosor, Gédéon face aux Madianites ? N’oublions pas que le sort du monde se joue autour du mont Moriah, à portée de canon de Damas.

 

Mgr Philippe Tournyol du Clos
Archimandrite Grec-Catholique Melkite
Damas, le 20 mai 2012

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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 16:21

 

Il y a 67 ans, le 8 mai 1945, l'Allemagne nazie capitulait sans conditions devant les Armées alliées.

 

Le fascisme hitlérien qui conduisit les peuples européens au désastre, était vaincu. La guerre en Europe prenait fin, mais la Seconde Guerre mondiale n'allait se terminer qu'après la capitulation, le 2 septembre 1945, du militarisme japonais.

 

N’oublions pas que ce jour anniversaire fut aussi rendu possible, en France, par l’Union des forces de la Résistance intérieure dont certaines luttaient depuis 1940 et qui surent se regrouper sous l’autorité de la France Libre du Général de Gaulle.

 

C’est le 27 mai 1943 – il y a 69 ans – que se constitua rue Dufour, dans Paris occupé par l’armée nazie, le Conseil National de la Résistance, présidé par Jean Moulin, le CNR qui – dès 1944 – mettait en œuvre un programme (intitulé « Les jours heureux ») qui allait amplifier la lutte intérieure contre l’occupant, puis permettre – dans une France exsangue, aux industries détruites, à l’économie ruinée – de se redresser, de reprendre pied parmi les grandes puissances alliées (les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et l’Union Soviétique) et aussi de placer à cette époque notre pays au 1er rang des conquêtes sociales au service des hommes et des femmes de notre peuple.

 

En ce jour anniversaire, rendons donc hommage aux innombrables victimes civiles et militaires des combats meurtriers, des bombardements aériens, de la captivité, de l'internement, de la déportation, des exécutions, des exterminations et des génocides.

 

Il y a soixante-dix ans, le 8 novembre 1942, les Forces alliées, sous le commandement du général Eisenhower, débarquaient au Maroc et en Algérie. Les armées françaises stationnées en Afrique du Nord, jusque-là sous l'autorité du gouvernement de Vichy, rejoignaient celles de la France Libre qui avaient répondu dès le mois de juin 1940, à l'Appel du général de Gaulle.

 

Durant ce temps, l’Union Soviétique supportait le poids de la guerre et sa résistance allait renverser le cours des combats jusqu’ici victorieux des armées nazies. Celles-ci étaient mises en échec devant Moscou où la bataille fit rage d’octobre 1941 à janvier 1942.

 

A Leningrad, l’un des sièges les plus longs de l’Histoire allait durer 872 jours (près de 3 ans), du 8 septembre 1941 au 27 janvier 1944, faisant 1.800.000 morts dont plus d’un million de civils.

 

A Stalingrad, la bataille avait commencé le 17 juillet 1942 et se terminerait par la reddition de l’armée allemande du Général Von Paulus, le 8 février 1943, véritable tournant de la guerre et départ des offensives soviétiques qui allaient les conduire jusqu’à Berlin, qui tomba le 2 mai 1945 après 16 jours de combats, précipitant ainsi la capitulation sans condition du 8 mai 1945 que nous célébrons aujourd’hui.

 

La campagne d'Italie des Alliés avec notre Armée d'Afrique et son Corps expéditionnaire sous les ordres du général Juin, le débarquement du 6 Juin avec "ceux de Leclerc" en Normandie, du 15 août avec "ceux de De Lattre" en Provence, furent autant d'opérations militaires auxquelles la Résistance française contribua grandement – par son action permanente sur le terrain – jusqu’à la capitulation du 8 mai 1945.

 

Saluons le courage et le sacrifice de tous ces soldats de Métropole et d'Outre-mer, des Alliés et des Résistants de tous les pays.

 

Souvenons-nous ! Pour qu’ils n’aient pas sacrifié leur vie en vain.

 

Vive la République                                                                               Vive la France

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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 14:59

 

 

 

 

                    BUREAUX

 

 

 

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       779

 

      755

 

       362

 

   83,6106

 

BULLETINS BLANCS ET NULS

 

          68

 

        39

 

        42

 

       149

 

   6,30821

 

SUFFRAGES EXPRIMÉS

 

        760

 

       740

 

       713

 

     2213

 

   93,6918

 

 

ONT OBTENU                                                                                              TOTAL            %

 

 

François HOLLANDE

 

        379

 

        365

 

        360

 

      1104

 

    49,887

 

Nicolas SARKOZY

 

         381

 

         375

 

        353

 

       1109

 

     50,113

 

Résultats premier tour

 

Nationalement ceux qui pavoisent ne tarderont certainement pas à déchanter, d’autres plus lucides, pour qui l’essentiel étaient d’empêcher la   poursuite de la casse de nos acquis sociaux l’objectif semblerait atteint si Sarkozy adepte des sauts de carpes n’avait déjà jeté le doute sur son retrait définitif   annoncé de la vie politique.

 

Pour ce qui concerne les promesses du président nouvellement élu nous jugerons sur pièces mais il a gros à parier, si nous ne prenons pas nos distances avec l’Union Européenne et l’euro,  que le traitement  qui nous est réservé,  sera le même que celui que les  grecs  subissent aujourd’hui à haute dose. Ils sont  de plus en plus nombreux à guigner vers la soupe populaire quand ils ne s’y précipitent pas, le nombre des suicides augmente.

 

Un récent sondage montre qu’au  second tour les reports  sur Sarkozy dont été plus importants que prévus initialement :

 

58% des électeurs de Le Pen du premiet tour se seraient reportés sur lui, 14% sur Hollande, 28% abstenus.

 

40% des électeurs de Bayrou sont allés vers Sarkozy, 28% vers Hollande, 32 % se sont abstenus.

 

Les électeurs de Melenchon se sont également dispersés. Si 74 %d’entre eux se sont reportés sur Hollande, 5% sont allés vers Sarkozy, 19 % se sont abstenus ce qui n’était pas de nature à garantir le renvoi du sortant dans ses foyers.

 

A Villiers sur orge la participation a été plus importante de 4 points, les suffrages exprimés inférieurs de 5 voix. Les votes blancs ou nuls sont plus importants qu’au plan national, 6,308 % contre 5,72 ; Au bureau numéro 1, la mairie,  8,21 des votants ont renvoyé les candidats dos à dos, c’est sans doute comme en pareilles circonstance l’un des aspect du vote protestataire qui s’exprime au premier tour en faveur du Front National du côté de la Seigneurie.

 

Les résultats montrent qu’entre les deux tour Sarkozy a plus mobilisé que son adversaire. Notre  commune reste donc, électoralement, majoritairement, de très peu il est vrai, à droite (5 voix).

 

Mais il est aussi patent que les militants se réclamant de la gauche,  rencontré sur le terrain, à Villiers  ou sur les communes environnantes semblaient plus préoccupés de porter la parole venue d’en haut que  de répondre aux interrogations de leurs interlocuteurs en  proposant une réelle alternative à la politique antisociale,  que nous subissons à des degré divers, selon notre position sur l’échiquier social, da la part des pouvoirs qui se succèdent depuis trente ans qu’ils soit  RPR, UMP ou socio libéraux  laissant ainsi une partie majoritaire  de l’opinion à la merci des  extrémistes de droite, qui ne sont pas qu’au Front National, et des illusionnistes de « gôche ».

 

Veillons qu’à l’instar de Mitterrand,  Hollande  ne nous laisse pas en héritage un clone du sortant après avoir transféré des dépenses vers les collectivités territoriales et par conséquent les contribuables locaux pour réduire le déficit de l’Etat.

 

Indignez-vous disent certains qui ont encore les ressources nécessaires pour surfer  sur la crise ! Non révoltez-vous, il en restera toujours quelque chose, plutôt que d’élire, comme en Grèce,  des néo-nazis à la chambre des députés.

 

 Ce n’est pas en tentant de légitimer le vote Front national comme l’ont fait les candidats pour tenter de récupérer quelques voix qu’il sera possible d’éviter ce dangereux écueil mais en montrant ce que furent les bilans du nazisme et du fascisme japonais des années 20 jusqu’à la fin de la seconde guerre mondiale, allant crescendo, des contres vérités assenées, de  l’intimidation physique jusqu’au génocide et à l’atrocité des expériences médicales et chirurgicales à vif.

 

Ainsi que l’a écrit Bertold Brecht : Le ventre est encore fécond d’où a surgit la bête immonde. L’Humanité est capable de produire le meilleur, elle produit trop souvent  le pire.

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25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 17:26

Résultats , analyse et premiers commentaires

 

 

 

 BUREAUX

 

 

1

2

3

TOTAL

%

INSCRITS

1023

908

894

2825

 

VOTANTS

796

   739

711

2246

79,5044

BULLETINS BLANCS ET NULS

   9

     5

14

28

1,24666

SUFFRAGES EXPRIMÉS

787

  734

697

2218

98,7533

 

 

 

 

 

 

Ont obtenu

 

 

 

 

 

Eva  JOLY     

  23

    22

12

57

2,56988

Marine LE PEN

147

  103

91

  341

15,3742

Nicolas SARKOZY

200

204

193

597

26,9161

Jean-Luc MELENCHON

   90

    86

  82

  258

11,6321

Philippe POUTOU

    9

     7

   2

   18

0,81154

Nathalie ARTHAUD

    3

     4

   2

    9

0,40577  

Jacques CHEMINADE

    2

     1

  2

     5

0,22543

François BAYROU

  85

   90

 98

  273

12,3084

Nicolas DUPONT-AIGNAN

   15

   19

   6

    40

1,80343

François HOLLANDE

  213

  198

 209

  620

27,9531

 

 

 

 

 

 

 

   787

  734

  697

  2218

100

 

Eva JOLY Europe                        Europe  Ecologie les Verts

Marine LE PEN                            Front National (extrême droite)

Nicolas SARKOZY                     UMP

Jean-Luc MELENCHON             Front de Gauche (PCF- PG-FASE- partie NPA)

Philippe POUTOU                       Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA)

Nathalie ARTHAUD                   Lutte Ouvrière

Jacques CHEMINADE

François BAYROU                      MODEM

Nicolas DUPONT-AIGNAN       A quitté l’UMP  en 2007. Préside Debout la République 

                                                      d’inspiration gaulliste.

François Hollande                         Parti Socialiste

 

 

Bureau 1   Mairie.

Bureau 2   Ecole primaire André Malraux.

Bureau 3   Ecole maternelle Pierre Brossolette.

 

 Par rapport aux élections régionales de 2010 il y a 63 inscrits supplémentaires au bureau I, 7 au bureau II, 25 au bureau III ou l’impact des nouveaux lotissements est encore à venir.

 

Le taux de participation 79,5044 % est inférieur à 2007 88,25 %, pour résultats complets (2ème et 1° tour) voir ici mais supérieur à 2002  69,47 %  .

 

De 2007 à 2012 Sarkozy, dont le mandat écoulé démontre qu’il est, dans les faits,  un extrémiste de droite, champion de l'austérité pour les couches moyennes, les plus défavorisée, et de l'abondance pour les plus riches,qui n’aura de cesse de faire disparaître ce qui subsiste de nos acquis sociaux. Il clame c’est la faute à la crise mais c’est sa politique, celle des ses amis qui la nourrissent. Il fera pire si nous ne l’arrêtons pas en chemin.

 

Il a perdu 250 voix. Malgré une moindre participation Hollande en a obtenu 22 de plus que Ségolène Royal en 2007, il est en tête.

 

En 2007 la gauche de la gauche Besancenot, Buffet, Laguiller totalisait  148 suffrages. En 2012 elle obtient 285 suffrages l’essentiel revenant à Mélenchon: 258 voix - Poutou + Arthaud 27.

 

Les candidats se réclamant de la gauche, ce qui ne revient pas à écrire que leurs propositions sont globalement de nature à résoudre   la crise, mais ce n’est pas l’objet de cet article, ont cumulé 962 suffrages qui constituent déjà  un matelas protecteur en prévision du second tour face à Sarkozy qui plafonne à 597.

 

Entre les deux, Cheminade et Bayrou ont recueilli ensemble  375 voix. A l’extrême droite Marine LE PEN obtient 199 voix. La question est de savoir  quelles seront les consignes de vote et dans quelles proportions les reports se feront sur les candidats en lice au second tour.

 

Reste Nicolas DUPONT-AIGNAN, le seul qui ait véritablement dénoncé l’Union Européenne et préconisé l’abandon de l’euro, n’a que 40 voix, alors qu’il en avait obtenu 59 lors des régionales de  2010 avec un taux de participation inférieur à 50 %. Il a sans doute commis l’erreur de ne pas mettre un peu plus l’accent sur sa sensibilité gaulliste. Il aurait  fait mieux.

 

A Villiers sur Orge il y a donc, même si les motivations sont parfois contradictoires, transfert avéré de suffrages de la droite vers la gauche en général. La gauche de la gauche y trouve également son compte. Mais tout ça ne fait pas encore un programme crédible, de nature à nous aider à remonter la pente. Mais l'essentiel nous devrons le faire.

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