Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

  • : Villiers sur Orge- La Vie en Blog
  • : Economie, social, environnement, éducation, santé, sciences et techniques, vie dans la cité...Et leurs prolongements politiques, tout peut être sujet d'échanges pour le commun des mortels...Un seul objectif, le dépassement du présent.
  • Contact

Recherche

25 décembre 2019 3 25 /12 /décembre /2019 15:50

Mon état de santé ne me permettant plus d’aller sur le terrain des luttes, que je soutiens, mais  qui nécessitent un minimum d'engagement physique d’une part, d’autre part  les différences  d'approches   des grands problèmes de l'époque  par la droite et la gauche, et leurs extrêmes, plus européistes les uns que les autres, étant de ce fait de  l'épaisseur d'une feuille de papier à cigarettes , pour ne pas écrire identiques, je fais pour un temps l’impasse sur la politique politicienne qui ne présente plus guère d’intérêt à mes yeux pour me tourner vers des sujets plus généraux ainsi que sur l’économie politique et ses conséquences sur la vie quotidienne.

Le nationalisme n’est pas une tare, charbonnier doit rester maître chez lui et ne pas se laisser dicter sa loi par des financiers et des banquiers apatrides et leurs représentants pour lesquels seul compte le profit le plus grand dans le laps de temps le plus court, politique qui fait en sorte que les plus riches, le centile et le décile supérieurs, deviennent encore plus riches  au détriment des autres couches sociales, en particulier les plus basses  réduites à la misère et bien souvent au désespoir en particulier les chômeurs, les précaires et les intermittents auxquels le pouvoir veut imposer un système de retraite par   points qui sera le reflet d’une carrière en pointillés à prolonger indéfiniment pour bénéficier d’une allocation ne permettant pas de garantir une fin de vie décente.

Un système de retraite universel et de bon niveau nécessite d’abord un partage plus équitable des richesses créées par le travail humain, ensuite le retour de la croissance économique  et du plein emploi accompagné  de l’augmentation du pouvoir d’achat non pas pour importer mais pour consommer français tant que faire se peut et rétablir progressivement  une balance des échanges déficitaire qui nécessite le recours à l’emprunt pour rééquilibrer les comptes.

Les arguments les plus fallacieux les uns que les autres sont utilisés pour  faire avaler la couleuvre aux gogos et aux représentants des syndicats dits réformistes  car le projet porté par le premier ministre, son premier commis Delevoye, démissionnaire ,  dont les revenus voisinent ceux des membres du centile supérieur, puis son successeur qui a déjà fait suer le burnou chez Auchan, ne vise  pas à réduire les inégalités sociales en prenant à ceux qui ont trop pour donner un peu plus à ceux et celles qui tirent le diable par la queue, il consiste bien au contraire  supprimer les régimes spéciaux pour tirer l’ensemble des retraites vers le bas.

Ils en arrivent même à clamer la main sur le cœur, leurs faire valoir médiatiques avec eux, que faute d’accepter la limite d’âge de 64 ans des salariés seraient contraints de travailler jusqu’à 67 ans : C’est d’autant plus une absurdité que le financement des retraites dépend plus de la bonne santé d’une économie que du nombre d’années de cotisations c’est ainsi que le législateur a déjà octroyé des prestations retraites à des personnes n’ayant que peu ou jamais cotisé mais travaillé jusqu’à ne plus pouvoir.

Les manifestants n’obtiendront satisfaction qu’avec le soutien de l’opinion qui doit être renforcé sinon les plus jeunes d’entre nous, les générations suivantes, en seront réduits à faire la manche et la queue devant les soupes populaires pour survivre.

Enfin, mais provisoirement, tous ceux et celles qui ont incité à voter Macron,  lui conférant ainsi la légitimité dont il se targue actuellement, au prétexte de faire barrage à l’extrême droite dont l’électorat était et reste composé pour l’essentiel de déçus de la gauche, devraient, ainsi que ceux qui se sont laissés berner, mesurer leur inconséquence car aujourd’hui la gauche étant  marginalisée, la droite et l’extrême droite camouflée sous le label En Marche  contrôlent l’ensemble des rouages de l’Etat.

Ce sont les masses qui tant  par leurs luttes revendicatives  que par  leur laisser faire  font l'Histoire et pendant ce temps là les Financiers les banquiers, les tireurs de ficelles touchent les dividendes. Même s'il y a des laissés pour compte les  politiques font carrière dans leur sillage pour en ramasser les retombées.

 

Partager cet article
Repost0
18 décembre 2019 3 18 /12 /décembre /2019 12:07

L’invraisemblable feuilleton Delevoye constitue une illustration assez consternante de l’état de dégradation des institutions de notre République. Nous avons désormais atteint tel un niveau de corruption, au sens de corrosion, des pouvoirs publics que notre charpente institutionnelle est complètement délabrée.

Nous avons dit dans ces colonnes comment au plan juridique et en particulier pénal, se posait le problème des fonctions de Jean-Paul Delevoye depuis sa première nomination au poste de haut-commissaire il y a maintenant plus de deux ans. Rappelons que dans un premier temps celui-ci a assumé une fonction de « haut-commissaire aux retraites » sous un statut fabriqué ex nihilo par une décision du président de la République, sans théoriquement avoir le statut de « membre du gouvernement ». Cela ne l’a pas empêché de conserver des responsabilités nombreuses dont certaines grassement rémunérées dans la sphère privée. Chargé de la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye en gardant des liens étroits avec le monde des assurances privées particulièrement intéressées par cette réforme s’est mis ainsi en situation plus que probable de « prise illégale d’intérêts », infraction qui sanctionne le mélange des casquettes publiques et privées. On ajoutera que les fonctions rémunérées ressemblent quand même à ce que l’on appelle en général et de façon impropre d’ailleurs des « emplois fictifs ». Du même type par exemple que ceux dont Pénélope Fillon devra répondre au mois de février prochain devant le tribunal correctionnel de Paris. On nous a dit lorsque la presse a révélé le pot aux roses que c’était un oubli, une étourderie, une erreur et qu’il n’y avait là-dedans aucune malice, Jean-Paul Delevoye étant de bonne foi. Est-il possible de plus se moquer du monde ? Comment croire, que pour un poste de cette importance, qui a fait l’objet d’un décret en conseil des ministres, et donc d’une préparation minutieuse par les services, personne ne se soit posé la question des incompatibilités et des risques d’infractions pénales ?

Malheureusement il y a pire. Le 3 septembre dernier, en application cette fois-ci de l’article 8 de la Constitution et sur proposition du Premier ministre Édouard Philippe, Emmanuel Macron a nommé Jean-Paul Delevoye « haut-commissaire aux retraites » membre du gouvernement. Dossier une nouvelle fois préparé par les services du Premier ministre qui avaient nécessairement connaissance de la situation professionnelle du nouvel entrant. Le journal le Monde confirme cette évidence, tout autre présentation étant purement et simplement invraisemblable. On va à nouveau rappeler les conséquences de l’article 23 de la Constitution qui prohibe pour les membres du gouvernement toute autre fonction professionnelle, qu’elle soit rémunérée ou non. Il ne s’agit pas d’une interdiction de cumul de rémunération mais d’une incompatibilité dont l’interdiction du cumul n’est que la conséquence. Lorsque l’on est membre du gouvernement, on ne doit dépendre d’aucun autre lien hiérarchique, d’aucune autre autorité que ceux attachés à ses fonctions, exclusivement dédiées à l’intérêt général national. Cette séparation radicale a été voulue par les constituants de 1958 pour affranchir les ministres de sujétions de nature à parasiter leur engagement gouvernemental, dont le fonctionnement des IIIe et IVe républiques avait donné trop d’exemples. Dans sa nouvelle configuration gouvernementale à compter du 3 septembre 2019, Jean-Paul Delevoye avait deux mois pour régulariser sa situation et abandonner missions, mandats, et rémunérations privées. Il ne l’a pas fait et s’est donc trouvé dans une situation d’incompatibilité qui le rendait démissionnaire d’office à compter du 3 novembre 2019. Jusqu’à la révélation par la presse, cette violation gravissime de la Constitution s’est poursuivie au su, nous l’annonce le Monde, du secrétariat général de Matignon et par conséquent d’Édouard Philippe. Qui n’y a vu semble-t-il aucun inconvénient, pas plus que le président de la République lui-même dont personne ne peut croire qu’il ignorait cette situation. Et s’abriter derrière l’adage latin « de minimis non curat praetor » traduit familièrement par : « le chef ne s’occupe pas des détails » est simplement une insolence. Comme si les incompatibilités prévues expressément dans la Constitution étaient des détails. Il faut être clair, Jean-Paul Delevoye déjà deux fois ministre auparavant, savait très bien quelle était sa situation, Édouard Philippe et Emmanuel Macron aussi. Alors, comment ne pas être catastrophé par la déclaration du président de la république acceptant la démission de son haut-commissaire « avec regret » (!!!). Si l’on comprend bien, Monsieur Macron regrette qu’il soit mis fin à une violation de la Constitution qu’il aurait dû être le premier à constater et à sanctionner en prenant acte lui-même de la démission d’office de Jean-Paul Delevoye à compter du 3 novembre 2019 ? Est-il nécessaire pourtant de rappeler que toujours d’après la Constitution de 1958 dans son article 5, le chef de l’État « veille au respect de la Constitution. Il assure, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l’Etat » ?

Et si, hypothèse invraisemblable, Emmanuel Macron n’avait pas connu cette violation du texte fondamental, l’article du Monde établi qu’Édouard Philippe lui la connaissait. Et le premier ministre a donc permis et couvert une violation de la Constitution et un «  fonctionnement irrégulier des pouvoirs publics ». La responsabilité de veiller au fonctionnement régulier de ces pouvoirs publics, donnée au président de la république par l’article 5 de la Constitution, lui impose évidemment de démettre Édouard Philippe de son poste de premier ministre, ou en tout cas d’exiger sa démission. Ce probable refus d’assumer les responsabilités que lui imposent la loi fondamentale de la république, cette acceptation de sa part de comportements relevant manifestement du droit pénal pour Jean-Paul Delevoye avec la complicité des services du secrétariat général du gouvernement, commencent à bigrement ressembler à des manquements à ses devoirs constitutionnels.

Alors, on peut déplorer ou être scandalisé par le comportement de la Garde des Sceaux Nicole Belloubet, qui se soucie de l’impartialité de la justice comme d’une guigne, et qui vient sur les plateaux donner des ordres au parquet à propos de Jean-Paul Delevoye : « Jean-Paul Delevoye n’a pas triché, il n’a pas voulu tricher ». Circulez, il n’y a plus rien à voir. On peut aussi pouffer devant la niaiserie ingénue de Gilles Legendre, ou ricaner en entendant Sibeth Ndiaye détecter de la « dignité » dans le retrait du multicarte. Mais s’agissant du chef de l’État, c’est tout autre chose.

Cette façon pour Emmanuel Macron d’accepter tranquillement que se déploie autour de lui une incontestable corruption, et ce refus désinvolte de se comporter en garant de la Constitution comme celle-ci pourtant l’exige, pourraient bien inciter certains à relire l’article 68 du même texte….

Régis de Castelnau

Partager cet article
Repost0
17 décembre 2019 2 17 /12 /décembre /2019 16:07

La lettre de madame le maire:

Chères villiéraines, chers villiérains,

 

Lors de la collecte pour la banque alimentaire le 29 novembre nous avons appris que le Petit Casino fermerait ses portes le 31 décembre 2019 ou le 31 janvier 2020. Cette information ne nous avait pas été donnée ni par le gérant ni par la société Casino.

Dès le lundi, j'ai cherché à joindre la direction du groupe Casino par téléphone, sans succès. Je leur ai donc envoyé immédiatement un courrier recommandé. J'ai été rappelé dès le mardi et la personne que j'ai eue au téléphone m'a appris qu'il découvrait comme nous. Le commercial devait reprendre contact avec moi, mais aujourd'hui 9 décembre je n'ai toujours pas de nouvelles. Il m'a cependant été dit que leur intention était de remettre un gérant puisque la société est liée à la commune par un bail de 9 ans dont la première période de trois ans s'arrête au 1er août 2020 et qu'elle ne souhaite pas payer un loyer sans percevoir de chiffre d'affaire. Cette société a cependant jusqu'au 1 er février 2020 pour résilier le bail.

J'ai également pris contact avec Cœur d'Essonne agglomération pour essayer de trouver une solution. Notre volonté est bien de garder un commerce de proximité en centre ville. Je vous tiendrai au courant de l'évolution de ce dossier.

Bien à vous,

Thérèse LEROUX

Premiers commentaires de Jack  Freychet,  à cette annonce:

Comme à son habitude Madame le maire rencontre moult difficultés pour apprécier une situation donnée ce qui la conduit à multiplier les contradictions, les approximations pour  proposer de fausses solutions qui, les mêmes causes produisant toujours les mêmes effets, ne règleront en rien le problème posé.

En particulier lorsqu’elle  écrit « Il m'a cependant été dit (par le groupe casino) que leur intention était de remettre un gérant puisque la société est liée à la commune par un bail de 9 ans dont la première période de trois ans s'arrête au 1 août 2020 et qu'elle ne souhaite pas payer un loyer sans percevoir de chiffre d'affaire. Cette société a cependant jusqu'au 1 er février 2020 pour résilier le bail. » elle n’apporte rien à la compréhension du dossier.

En fait il s’agit d’un bail de location du type 3-6-9, avalisé par l’actuelle majorité, la première période prend fin au  1 Août 2020 qui logiquement devrait être assortie d’une clause de tacite reconduction. Par quelle étrange aberration Casino aurait-il la possibilité de le dénoncer en février 2020.

La réponse passe par la publication de ce bail ainsi que du document d’informations précontractuelles et des termes du contrat entre le franchiseur (Casino) et le titulaire de la franchise.

En l’absence nous en sommes réduits à des conjectures à partir des dires et des écrits des uns et des autres par contre il est possible d’affirmer que les rapports entre le franchiseur et ses exigences, Casino en l’occurrence-le franchisé et ses obligations, tels que définis par la Loi Doubin et ses textes d’application sont on ne peut plus déséquilibrés car ils  s’apparentent à la lutte du pot de fer contre le pot de terre.

La Franchise est un attrape  « couillons » à l’intention des naïfs qui y voient une alternative à leurs difficultés alors qu’en réalité c’est une fausse planche de salut qui s’avère rapidement pourrie, en fait une escroquerie avalisée par le législateur que les gens informés et honnêtes doivent combattre afin qu’elle soit éradiquée de notre environnement qu’il soit local ou national.

Le sauvetage de la supérette est inconcevable dans le cadre de ce système, dont nous avons hérité des Etats Unis, qui interdit au franchisé de s’approvisionner auprès d’un grossiste de son choix qui pourrait lui laisser une marge correcte lui permettant d’assurer sa subsistance, éventuellement d’embaucher et de diversifier ses offres pour satisfaire la demande de sa clientèle tout en restant relativement compétitif par rapport à la concurrence extra muros.

La commune conservant in fine la faculté de donner un coup de pouce en réduisant le montant du loyer du local.

Je doute que la majorité actuelle en ait la volonté, son opposition, virtuelle, dans les startings en prévision de la prochaine élection municipale, ne propose actuellement rien sinon d’autres attrapes nigauds et en seraient réduits, si rien ne change, à gérer la pénurie comme leurs prédécesseurs.

Il reste également que les villiéraines et les villiérains,  au-delà des clivages politiques, ont la faculté de mener un combat identique à celui qui a permis le sauvetage de la pharmacie. J’en étais. Beaucoup peuvent encore en témoigner.

La relève tarde à  se manifester mais pourtant la solution passe par la mobilisation  des villiéraines et des villiérains au seuil d'une consultation électorale qui peut s'avèrer déterminante.

 

La franchise et la législation

L'essentiel à savoir sur la loi Doubin

 L’article L 330-3 du Code de Commerce, anciennement Art 1° de la loi du 31 – 12 –1989, dite loi Doubin et son décret d’application du 4 avril 1991, inséré à l’article R 330-1 du Code de Commerce instaure l'obligation pour le franchiseur de remettre un Document d'Information Pré-contractuel (DIP) au candidat à la franchise, 20 jours au moins avant la signature du contrat de franchise.

L’article L 330-3 du Code de Commerce, anciennement Art 1° de la loi du 31 – 12 –1989, dite loi Doubin a été votée dans le cadre d'un train de lois visant au développement des entreprises commerciales et artisanales et à l'amélioration de leur environnement économique, juridique et social.

Cet article, et son décret d'application du 4 avril 1991, concernent globalement toutes les formes de commerces organisés sous contrat (et non pas seulement la franchise), dès lors qu’est transmise, au titre du contrat, une enseigne et/ou une marque en contrepartie d’un engagement d’exclusivité ou de quasi-exclusivité.

Qu'apporte la Loi Doubin ?

Jusqu'au vote de la Loi Doubin, les contrats commerciaux de type franchise n'étaient soumis àaucune obligation spécifique en matière d'information préalable du franchisé. Si le Code européen de déontologie posait bien des exigences de transparence du franchiseur envers les candidats à la franchise, l'obligation n'avait rien de formelle.

L'information préalable à la signature du contrat des candidats était donc laissée au bon vouloir des franchiseurs tant sur la forme que sur le fond. L'écrit n'étant pas obligatoire pour le contrat de franchise définitif, les candidats et les franchisés s'engageaient à l'aveugle dans une aventure de création.

 Avec la Loi Doubin, les choses changent non seulement sur l'information préalable, mais aussi par ricochet sur le contrat définitif en lui-même. En effet, la Loi Doubin instaure l'obligation pour le franchiseur de remettre un Document d'Information Pré-contractuel au candidat à la franchise avant signature du contrat définitif. « Toute personne qui met à la disposition d’une autre personne un nom commercial, une marque, une enseigne, en exigeant d’elle une exclusivité ou une quasi exclusivité pour l’exercice de son activité, est tenue, préalablement à la signature de tout contrat conclu dans l’intérêt commun des deux parties de fournir à l’autre partie un document donnant des informations sincères qui lui permette de s’engager en connaissance de cause ».

Cette obligation de remise d'un Document d'Information Pré-contractuel (DIP) et d'un projet de contrat de franchise replace l'écrit, et donc l'engagement formel du franchiseur sur de nombreux points, au cœur de la démarche de franchisage.

Quelles informations pré-contractuelles ?

La Loi Doubin, impose à tout franchiseur de remettre un DIP au franchisé sur le point de s'engager. Ce document doit être remis à l'entrepreneur au moins vingt jours avant la date de signature du contrat ou avant le versement de toute somme d'argent. Le contenu du DIP selon la loi, doit donner des informations sincères permettant au candidat à la franchise de s'engager en connaissance de cause, et de décider ou non si la proposition de collaboration lui convient. Sachant que la remise du DIP n'implique aucun engagement de la part du franchisé, le document remis par le franchiseur doit préserver la confidentialité des éléments relevant du savoir-faire. Les informations fournies dans le cadre de la remise du DIP sont légalement opposables en cas de litige après signature du contrat. De nombreuses jurisprudences s'appuient sur les termes du DIP pour faire valoir les droits d'un candidat. Les informations fournies doivent être « sincères », c'est-à-dire qu'elles doivent être en phase avec la réalité du réseau et de son marché.

Le décret d’application de la Loi Doubin du 4 avril 1991 précise les choses. Dans son article premier, il dresse la liste des informations minimum à faire figurer dans le DIP. 6 grandes parties à renseigner par le franchiseur :

•La première partie renseigne sur l'identité physique et juridique de l'entreprise et du chef d'entreprise (adresse du siège, nature des activités, forme juridique, identité du chef d'entreprise s'il s'agit d'une personne physique ou des dirigeants s'il s'agit d'une personnemorale, montant du capital).

•La seconde partie renseigne sur la marque et les enregistrements de l'entreprise (N° de RC ou de RM, date et numéro d'inscription correspondant au registre national des marques avec pour les contrats de licence, l'indication de la durée pour laquelle la licencea été consentie).

•La troisième partie renseigne sur la domiciliation bancaire de l'entreprise.

•La quatrième partie renseigne sur l'historique et l'expérience du franchiseur depuis 5 ans minimum (date de création de l'entreprise, rappel des principales étapes de son évolution, indications permettant d'apprécier l'expérience professionnelle acquise par l'exploitant ou par les dirigeants).

•La cinquième partie renseigne sur le marché (présentation de l'état général et local du marché des produits ou services devant faire l'objet du contrat et des perspectives de développement) et les comptes annuels des deux derniers exercices ou, pour les sociétés faisant publiquement appel à l'épargne, les rapports établis au titre des deux derniers exercices.

•La sixième et dernière partie renseigne sur le réseau d'exploitants (liste des entreprises franchisées, adresses des entreprises franchisées, date de conclusion ou de renouvellement des contrats, nombre d'entreprises franchisées qui ont quitté le réseau au cours de l'année précédant la remise du DIP avec mention des conditions du départ, présence s'il y a lieu, d'un établissement offrant les produits et services de l'enseigne sur la zone d'activité de l'implantation prévue par le contrat proposé).Dans cette partie, le DIP doit également indiquer la durée du contrat proposé, les conditions de renouvellement, de résiliation et de cession, ainsi que le champ des exclusivités. Le document doit, en outre, préciser la nature et le montant des dépenses et investissements spécifiques à l'enseigne. Si le franchiseur ne se conforme pas à la loi, il s'expose à des peines d'amendes prévues par les contraventions de la cinquième classe.

Ce qu'il faut retenir :

•La Loi Doubin instaure l'obligation pour le franchiseur de remettre un Document d'Information Pré-contractuel et un projet de contrat au candidat franchisé au moins 20 jours avant la signature du contrat de franchise à toutes fins que celui-ci puisse décider en toute connaissance de cause de la pertinence de son engagement ou non dans le réseau.

•La Loi Doubin pose la liste des informations minimum qui doivent figurer sur le DIP.

•La Loi Doubin impose au franchiseur la transparence et la sincérité sur les informations pré-contractuelles fournies dans le cadre du DIP.

•La remise du DIP n'implique aucun engagement de la part du franchisé.

Partager cet article
Repost0
15 décembre 2019 7 15 /12 /décembre /2019 14:18

Cet article est reposté depuis ....

Partager cet article
Repost0
10 décembre 2019 2 10 /12 /décembre /2019 17:33

Selon nos estimations provisoires à 15h, environ 1 million de personnes se trouvent actuellement dans la rue partout en France.

Si notre système de retraites est de plus en plus déficitaire, c'est en raison de la diminution des effectifs et du chômage. En effet, dans le système par répartition, ce sont les actifs qui payent pour les retraités. Et moins il y a d'actifs, moins il y a de financements..

En orchestrant depuis des décennies des plans massifs de réduction d'effectifs dans la fonction publique et, notamment dans la police nationale, la social-démocratie a organisé la gabegie du système de financement de nos retraites.

Si dans la police nationale nous partons plus tôt en retraite, c'est en raison de la pénibilité du métier mais aussi et surtout parce que nous cotisons plus que les salariés du privé. Pour espérer partir plus tôt, nous subissons ainsi une perte mensuelle de salaire tout au long de notre carrière..

Le syndicat France Police - Policiers en colère regrette que les trois principaux syndicats de police de gardiens de la paix mobilisent actuellement les collègues exclusivement sur la question des retraites. La destruction de notre régime spécial n'est qu'une goûte d'eau dans l'océan des maux actuels de notre profession. Les revendications portées en intersyndicale le 2 octobre dernier ont été totalement occultées par les syndicats de police Alliance, Unsa-police et Unité SGP FO.. Les policiers jugeront..

Se dirige-t-on vers une nouvelle trahison des syndicats ? A l'évidence, dès que le premier ministre Edouard Philippe lâchera quelques miettes, la CFDT s'empressera de se coucher devant son maître et entraînera dans son sillage toutes les organisations professionnelles complices du pouvoir politique en place et du patronat. Nous risquons fort de ne pas échapper à la règle dans la police nationale où nous avons déjà, semble-t-il, renoncé à toutes nos revendications d'octobre dernier..

Après une année de crise des Gilets jaunes, les prix à la pompe atteignent des records. Pour faire passer la pilule, le gouvernement justifie ces hausses au nom de l'écologie punitive alors qu'une publicité sur quatre à la télévision incite les Français à acheter une voiture neuve ou d'occasion..

On nous prends vraiment pour des cons ! Bonne manifestation à toutes et à tous !

Force et honneur !

Syndicat France Police - Policiers en colère | 10 décembre 2019 à 15 h 28 min | Catégories : Non classé | URL : https://wp.me/p7V30P-1bf

Partager cet article
Repost0
9 décembre 2019 1 09 /12 /décembre /2019 13:29

Cet article est reposté depuis ....

Partager cet article
Repost0
7 décembre 2019 6 07 /12 /décembre /2019 13:35

Lettre ouverte à

Messieurs les secrétaires généraux, des autres syndicats de policiers

Le 2 octobre dernier, nous avons réuni à Paris 27.000 collègues pour une marche de la colère sur la base d'une série de revendications prioritaires communes, définie ensemble, lors des réunions préparatoires de l'intersyndicale.

Fidèle à nos engagements, le syndicat France Police - Policiers en colère s'associe depuis hier aux actions de grogne sociale menées conjointement avec vous dans les services de police, partout sur le territoire.

Mais à vous écouter et à lire vos tracts, il semblerait que nos actions communes ne portent plus que sur une seule et unique revendication, celle des retraites.

Le verdict rendu dans l'affaire de nos collègues brûlés vifs à Viry-Châtillon en 2016, la vague de dépressions et de suicides dans nos rangs ou encore l'humiliation subie de nous payer une infime partie de nos heures supplémentaires à un taux horaire proche du Smic, démontrent, si besoin en était, que la destruction de notre régime spécial de retraite n'est qu'une goûte d'eau dans l'océan de nos maux actuels.

Les actions débutées hier conjointement ensemble ont-elles pour objectif d'obtenir satisfaction sur la totalité des revendications portées par l'intersyndicale le 2 octobre dernier ? Ou les principaux syndicats de police comptent-ils encore se coucher dès que le gouvernement aura fait quelques concessions concernant nos retraites ou que la CFDT aura dit amen à monsieur Delevoye ?

Le syndicat France Police - Policiers en colère appellent les grands leaders syndicaux dans la police nationale à clarifier leur ligne et à dire précisément aux policiers pourquoi on leur demande de se mobiliser.

Avant l'acte 1 du 17 novembre 2018, vous étiez, pour la plupart, tous Gilets jaunes, appelant même à la grève des PV en soutien du mouvement.

Mais face aux casseurs infiltrés, rarement interpellés ou bénéficiant de sanctions pénales très clémentes, vous avez immédiatement changé votre fusil d'épaule. Bilan ? Les policiers ont perdu sur tous les tableaux.

Les Gilets jaunes n'ont pas obtenu gain de cause sur des revendications qui auraient pourtant profité à tous nos collègues. Et nous avons dû subir une année professionnelle cataclysmique avec des milliers de policiers blessés ou se retrouvant sous la menace de sanctions administratives et pénales en raison de la gestion des maintiens de l'ordre.

En décembre 2018, au plus fort de la crise des Gilets jaunes, nous aurions pu tout obtenir du gouvernement. Mais trois d'entre vous ont fait le choix de vendre les collègues pour un plat de lentilles en signant, à la va-vite, un protocole d'accord très mal négocié.

C'est pourquoi il faut éviter de retomber dans les pièges et les erreurs du passé. Nous devons définir ensemble une stratégie commune claire et le dire haut et fort. C'est le minimum de transparence que nous devons à nos collègues.

Dans l'attente de vous lire, recevez, mes chers collègues, l'expression de mes sincères amitiés syndicales et toute l'affection de nos militants.

Michel Thooris, secrétaire général du syndicat France Police - Policiers en colère.

Syndicat France Police - Policiers en colère | 6 décembre 2019 à 17 h 49 min | Catégories : Non classé | URL : https://wp.me/p7V30P-1b4

 

Partager cet article
Repost0
5 décembre 2019 4 05 /12 /décembre /2019 11:45

Ou la grande truanderie par Michel Collon

 

Partager cet article
Repost0
20 novembre 2019 3 20 /11 /novembre /2019 11:59

Cet article est reposté depuis ....

Partager cet article
Repost0
20 novembre 2019 3 20 /11 /novembre /2019 11:52

Cet article est reposté depuis ....

Partager cet article
Repost0
17 novembre 2019 7 17 /11 /novembre /2019 16:47

Cet article est reposté depuis ....

Partager cet article
Repost0
11 novembre 2019 1 11 /11 /novembre /2019 20:19

Cet article est reposté depuis ....

Partager cet article
Repost0
30 octobre 2019 3 30 /10 /octobre /2019 11:31

Cet article est reposté depuis ....

Partager cet article
Repost0
5 octobre 2019 6 05 /10 /octobre /2019 12:39

Cet article est reposté depuis ....

Partager cet article
Repost0
2 août 2019 5 02 /08 /août /2019 07:29

Oligarque, membre d’une oligarchie.

 Définition Oligarchie selon le Larousse :

Système politique dans lequel le pouvoir appartient à un petit nombre d'individus constituant soit l'élite intellectuelle (aristocratie), soit la minorité possédante (ploutocratie), ces deux aspects étant fréquemment confondus ; ce groupe.

Accaparement d'un pouvoir ou d'une autorité par une minorité.

 

Le ou les pouvoirs occultes

Qu’est-ce que les oligarques ont en tête pour nous ?

Par Joel Kotkin – Le 19 juin 2019 – Source Quillette.com

 

« Il ne semble pas y avoir de raisons valables pour qu’une dictature rigoureusement scientifique puisse être renversée. » Aldous Huxley, Le Meilleur des mondes

Le récent mouvement d’enquête sur l’oligarchie technologique actuelle en vue de son éventuel démantèlement, a trouvé un soutien des deux côtés de l’Atlantique, et même sauté par-dessus le fossé béant qui fracture la politique américaine. Les préoccupations immédiates concernent des choses comme le contrôle des marchés clés par une ou deux entreprises, l’énorme concentration de la richesse s’accumulant entre les mains de l’élite technologique et, de plus en plus, le contrôle de l’oligarchie sur les canaux d’information ainsi que leur manipulation.

Ce qui a été beaucoup moins discuté, c’est l’objectif des oligarques : quel genre de monde nous destinent-ils ?

Leur vision de ce à quoi notre société devrait ressembler n’est pas celle que la plupart des gens, de gauche ou de droite, aimeraient voir. Et pourtant, à moins d’être mise sous contrôle, elle pourrait bien dessiner le monde que nous habiterons, et en particulier nos enfants.

Il y a près de 40 ans, dans son livre La troisième Vague, le futuriste Alvin Toffler décrivait la technologie comme « l’aube d’une nouvelle civilisation » impliquant de vastes possibilités de croissance sociétale et humaine. Mais au lieu de cela, nous nous dirigeons vers ce que Taichi Sakaiya a appelé « un Moyen-âge de haute technologie ». Dans son ouvrage phare de 1973, The Coming of post-industrial Society, Daniel Bell prédit qu’en donnant le pouvoir économique et culturel ultime à un petit nombre de technologues et de financiers la possibilité de monétiser chaque aspect du comportement humain et de son émotion, nous leur donnerions la chance d’accomplir « le rêve d’un alchimiste social : celui de contrôler la société de masse. »

La nouvelle aristocratie

Comme les princes barbares qui prirent le contrôle de l’Europe occidentale après la chute de Rome, les oligarques ont arraché le paysage numérique aux anciennes firmes industrielles et ont concentré leurs efforts pour le distribuer entre toujours moins de mains. Comme l’aristocratie médiévale, l’oligarchie technologique dominante, incarnée par des entreprises comme Amazon, Google, Facebook, Apple et Microsoft, n’a jamais produit de manifeste politique cohérent exposant sa vision technocratique de l’avenir. Néanmoins, il est possible de se faire une idée de ce que croit l’élite numérique et, plus révélateur, de discerner les contours du monde qu’elle veut créer.

Cette mince tranche de l’humanité, qui intègre un effectif relativement restreint de financiers, d’ingénieurs, d’analystes des données et de spécialistes du marketing, contrôle maintenant l’exploitation de nos données personnelles, que Jack Ma, fondateur d’Alibaba, appelle « l’électricité du XXIe siècle ». Leurs « super plates-formes », comme l’a fait remarquer un analyste, fonctionnent maintenant comme des « gardiens numériques » qui exploitent des « e-monopsones » contrôlant eux-mêmes d’énormes parts de l’économie. Leur pouvoir croissant, selon une récente étude de la Banque mondiale, est fondé sur des « monopoles naturels » (sic, NdT) inhérents aux entreprises du Web. Il a contribué à élargir encore davantage les divisions de classes non seulement aux États-Unis, mais partout dans le monde.

Les dirigeants habitant la Silicon Valley ou son jumeau, le Puget Sound, représentent maintenant huit des 20 personnes les plus riches de la planète. Soixante-dix pour cent des 56 milliardaires de moins de 40 ans vivent en Californie, dont 12 à San Francisco seulement. En 2017, l’industrie des techs, principalement en Californie, a produit 11 nouveaux milliardaires. La région de la baie de San Francisco compte plus de milliardaires sur la liste Forbes 400 que toute autre région métropolitaine à l’exception de New York, et plus de millionnaires par habitant que toute autre grande métropole.

Dans une industrie autrefois connue pour être concurrentielle, le niveau de concentration est remarquable : Google contrôle près de 90% de la publicité liée aux requêtes, Facebook près de 80% du trafic social mobile, et Amazon environ 75% des ventes d’e-books aux États-Unis et, ce qui est peut-être le plus important, près de 40% du « cloud business » mondial. À eux deux, Google et Apple contrôlent plus de 95% des logiciels d’exploitation pour les appareils mobiles, tandis que Microsoft représente toujours plus de 80% des logiciels sur les ordinateurs personnels à l’échelle mondiale.

La richesse générée par ces quasi-monopoles finance la volonté de l’oligarchie technologique de s’approprier les industries existantes telles que le divertissement, l’éducation et la vente au détail, ainsi que celles de l’avenir, comme les voitures autonomes, les drones, l’exploration spatiale, et surtout, l’intelligence artificielle. À moins d’être mis sous contrôle, ils auront accumulé le pouvoir de réaliser ce qui pourrait être considéré comme un avenir « post-humain », dans lequel la société est dominée par l’intelligence artificielle et par ceux qui la contrôlent.

Que veulent les oligarques ?

Les oligarques sont en train de créer un « système scientifique de castes », semblable à celui décrit dans le roman dystopique d’Aldous Huxley en 1932, Le meilleur des Mondes. Contrairement aux anciens dirigeants de l’ère industrielle, ils trouvent peu d’utilité dans le travail des gens de la classe moyenne et de la classe ouvrière : ils n’ont besoin que de leurs données. La quasi-totalité de leurs efforts en matière de recrutement de compétences sont axés sur le maintien d’une poignée de spécialistes de la technologie.

Le logiciel, a déclaré Bill Gates à Forbes en 2005, est une entreprise fondée sur le QI. Microsoft doit gagner la guerre du QI, sans quoi nous n’aurons pas d’avenir.

Peut-être le meilleur aperçu de la mentalité de l’oligarchie technologique vient-il d’un admirateur, le chercheur Greg Ferenstein, qui a interviewé 147 fondateurs d’entreprises numériques. Le monde émergent de la technologie laisse peu de place pour la mobilité ascendante, a-t-il constaté, excepté pour ceux qui vivent dans le cercle enchanté au sommet de l’infrastructure technologique. La classe moyenne et la classe ouvrière sont, comme à l’époque féodale, de plus en plus marginalisées.

Cela montre comment ils perçoivent l’évolution de la société. Ferenstein fait remarquer que la plupart des oligarques croient « qu’une part de plus en plus grande de la richesse économique sera générée par un groupe de plus en plus étroit de personnes très talentueuses ou originales. Tous les autres vivront de plus en plus grâce à une combinaison de « petits boulots » à temps partiel dans des entreprises et d’aide gouvernementale. » Or ce type de travail à temps partiel a connu une croissance rapide, représentant environ 20 % de la main-d’œuvre aux États-Unis et en Europe, et devrait connaître une croissance importante, estime McKinsey.

Naturellement, les oligarques n’ont pas plus l’intention de céder leur pouvoir et leurs richesses au prolétariat que les Commissaires après la Révolution de 1917 en Russie. Au lieu de cela, ils préfèrent fournir ce que Marx a déjà décrit comme un « aumône prolétarienne » pour subventionner le logement des travailleurs et fournir des prestations d’aide sociale à leurs serfs dans le cadre toujours en expansion des « petits boulots ». L’ancien dirigeant d’Uber, Travis Kalanick, était un fervent partisan d’Obamacare, et de nombreux cadres de la haute technologie, dont Mark Zuckerberg, Sam Altman le fondateur de Y Combinator et Elon Musk, plaident en faveur d’un revenu annuel garanti pour dissiper partiellement les craintes de « perturbation » de la part d’une main-d’œuvre en insécurité potentielle.

Leur vision sociale ressemble à ce qu’on pourrait appeler le socialisme oligarchique, ou ce que la gauche corbynienne appelle « communisme de luxe entièrement automatisé ». Comme le modèle bolcheviste original, la technologie et la science, ainsi que le suggère l’investisseur et milliardaire Naval Ravikant, provoqueraient « la rupture de la structure familiale et de la religion » tout en préparant l’hégémonie d’un individualisme de gauche basé sur l’identité.

La vie dans un monde dominé par de tels oligarques s’écarterait du modèle de capitalisme démocratique et concurrentiel qui a émergé au cours du dernier demi-siècle. Plutôt qu’espérer la mobilité ascendante et une chance d’accéder à la propriété, la nouvelle génération sera en grande partie reléguée au statut de serfs de location. Pour la prochaine génération, cela promet un avenir non pas de mobilité ascendante et de propriété immobilière, mais d’appartements loués et de stagnation sociale. Ici, en Californie, Facebook est à l’avant-garde de ce type de logement, où les serfs et les techno-coolies peuvent se perdre dans ce que Google appelle l’« informatique immersive ». Les pauvres, dont la plupart veulent tout simplement des opportunités, seront relégués au statut permanent de personne à charge.

Le monde qu’ils sont en train de créer

Pour avoir un aperçu de la société que les oligarques veulent créer, le meilleur endroit à observer est celui où la domination oligarchique est la plus complète. Antonio Garcia Martinez, du magazine Wired, a qualifié la Silicon Valley de « féodalité avec des techniques de ventes améliorées ». Selon Martinez, la nouvelle classe aristocratique est un « parti intérieur » de capitalistes d’affaires et de fondateurs d’entreprises. Bien au-dessous, il y a le « parti extérieur » composé de professionnels qualifiés, bien payés, mais condamnés à une vie de classe moyenne ordinaire en raison du montant élevé des logements et des impôts. Encore au-dessous se trouve la vaste population de travailleurs à la demande, que Martinez compare aux métayers du Sud : « les serfs qui répondent au message d’un smartphone plutôt qu’à un ordre d’un superviseur ». Encore plus bas, on trouve encore ceux qui constituent, selon l’expression de Martinez, « la caste des Intouchables : sans-abri, toxicomanes et/ou criminels ».

La Californie, et en particulier la région de San Francisco, reflète déjà cette réalité néo-féodale. Adapté à la variable des coûts, mon État d’adoption affiche le taux de pauvreté global le plus élevé du pays, selon le Bureau du recensement des États-Unis. Un bénéficiaire de l’aide sociale sur trois vit en Californie, où vivent à peine 12 % de la population du pays, alors qu’une étude de United Way en 2017 a montré que près d’une famille sur trois dans l’État est à peine capable de payer ses factures. Aujourd’hui, huit millions de Californiens vivent dans la pauvreté et cela inclut deux millions d’enfants. Environ un enfant californien sur cinq vit dans une grande pauvreté, près de la moitié vivent à peine au-dessus.

Malgré toutes ses professions de foi progressistes, l’État doré souffre maintenant de l’un des GINI les plus élevés de tous les États (le taux de GINI mesure l’écart entre les plus riches et les plus pauvres). L’inégalité croît plus rapidement que dans presque tous les États. Elle dépasse maintenant celle du Mexique et elle est plus proche de celle des républiques bananières d’Amérique centrale, comme le Guatemala et le Honduras, que de celle des pays développés comme le Canada et la Norvège. On assiste même au retour des maladies du Moyen-Âge telles que le typhus en raison du nombre croissant de campements de sans-abri. Nous pourrions même bientôt assister au retour de la peste bubonique, bien que les médias grand public se préparent à en blâmer le changement climatique, comme la plupart des maux, plutôt que l’échec de la politique sociale.

Le site CityLab a décrit la région de la baie de San Francisco, si riche en technologie, comme « une région d’innovation où règne la ségrégation », où les riches prospèrent, où la classe moyenne diminue et les pauvres vivent dans une misère de plus en plus inexorable. Quelque 76 000 millionnaires et milliardaires habitent les comtés de Santa Clara et de San Mateo. À l’autre extrémité se trouvent les milliers de personnes qui luttent pour nourrir leur famille et payer leurs factures chaque mois. Près de 30 % des habitants de la Silicon Valley dépendent déjà de l’aide publique ou privée.

Pas plus tard que dans les années 80, la région de San Jose constituait l’une des économies les plus égalitaires du pays. Mais dans le boom actuel, les salaires des travailleurs de la classe moyenne, des Latinos et des Afro-Américains de la Silicon Valley, ajustés en fonction des coûts, ont en fait chuté. De nombreuses minorités travaillent dans le secteur des services, par exemple comme agents de sécurité, embauchés par des sous-traitants pour environ 25 000 dollars par an. On assiste à une ségrégation toujours croissante envers les familles à faible revenu et celles des minorités, les travailleurs forcés de dormir dans des parcs de mobil homes ou dans leur voiture, ou encore dans certains des plus grands camps de sans-abri du pays. Selon la Brookings Institution, au cours de la dernière décennie, San Francisco, de plus en plus dominé par la tech-économie, a dans le même temps souffert de la croissance la plus rapide des inégalités alors que la famille de classe moyenne se dirige, quant à elle, vers l’extinction.

On recherche : une alliance de progressistes et de conservateurs contre l’oligarchie

Les Américains, favorables à l’esprit d’entreprise, ont d’abord été lents à voir dans l’oligarchie technologique une menace pour l’avenir de la république. Mais le scepticisme du public envers les seigneurs de la technologie, notamment en Californie, grandit progressivement. Beaucoup de gens des deux côtés de l’éventail politique les voient comme des versions modernes des magnats de l’Âge doré, manipulant avec succès le système politique pour éviter la réglementation, les actions contre les ententes et les impôts.

Mais mettre les oligarques au pas ne sera pas facile : bien plus que les vieux géants industriels, ils jouissent d’une influence sans précédent grâce à leur manipulation des canaux d’information, comme en témoigne largement le déréférencement des opinions conservatrices dans des médias comme Facebook, YouTube et Twitter. Près des deux tiers des lecteurs reçoivent maintenant leurs nouvelles par Facebook et Google et la domination parmi les jeunes générations est encore plus écrasante. Comme l’a écrit le Guardian : « Si ExxonMobil tentait de s’immiscer dans tous les moments de notre vie de cette manière, il y aurait un mouvement populaire concerté pour limiter son influence ».

À cette influence, les oligarques ont ajouté le contrôle sur ce qui reste des médias traditionnels qu’ils ont contribué à saper. En les achetant souvent au plus bas, ils ont été en mesure d’acheter des médias prestigieux, dont The New Republic en 2012, le Washington Post en 2013, The Atlantic en 2017, et Time l’année dernière.

Dans la tempête politique qui s’annonce, les oligarques conservent aussi des partisans de gauche et de droite, tous assistés par une énorme opération de lobbying, croissante et politiquement hermaphrodite. Certains progressistes californiens ont soutenu les oligarques sur les questions de vie privée et la Sénatrice Kamala Harris, l’un des principaux candidats Démocrates, a obtenu un large soutien des oligarques. Dans le même temps, à droite, certains libertariens dans des endroits comme le Wall Street Journal et des think-tanks conservateurs, continuent de défendre les oligarques comme les légitimes gagnants d’une concurrence économique acharnée.

Mais ces défenseurs bien placés ne suffiront peut-être pas à repousser les assauts de la réglementation, puisque de plus en plus de gens reconnaissent que le monde créé par les élites technologiques offre peu d’opportunités pour la classe moyenne, la démocratie ou la libre pensée. Plutôt que les sauveurs que beaucoup ont vus en eux, les oligarques représentent maintenant un danger évident et direct pour les principes les plus profonds de notre démocratie. S’opposer à eux constitue le grand impératif de notre époque.

Joel Kotkin est co-président de Urban Futures à l’Université Chapman et Directeur exécutif au Center for Opportunity Urbanism. Son dernier livre est The Human City: Urbanism for the Rest of Us (Agate, 2017).

Traduit par Stünzi, relu par jj pour le Saker francophone

Partager cet article
Repost0
31 juillet 2019 3 31 /07 /juillet /2019 16:40

Tant que Christophe Castaner restera ministre de l’Intérieur, la police nationale sera systématiquement soupçonnée de bavures. Si monsieur Castaner a le sens des responsabilités, il doit en tirer les conclusions qui s’imposent

par Syndicat France Police - Policiers en colère

Selon Edouard Philippe, Christophe Castaner ne serait pas fragilisé. Si le ministre de l'Intérieur n'est pas fragilisé, en revanche, la police nationale est elle, bel et bien fragilisée.

Il est regrettable de ne pas avoir retrouvé le corps de la victime plus tôt. La découverte très tardive de la dépouille a un impact sur les opérations de médecine légale et par conséquent sur la manifestation de la vérité.

L'état de dégradation très avancé du corps ne permettra pas de connaître l'heure exacte de la noyade.

Il est regrettable de ne pas s'être donné les moyens de retrouver le corps plus rapidement. On arrive à retrouver un avion disparu au milieu de l'Atlantique mais on a mis plus d'un mois pour retrouver un corps dans un fleuve à quelques dizaines de mètres du lieu de la disparition..

Rien n'indique qu'il existe un lien de causalité entre la chute de monsieur Caniço et l'intervention policière selon les conclusions de l'enquête de l'IGPN.

Quoi qu'il en soit, la maire de Nantes Johanna Rolland porte une lourde part de responsabilités dans cette tragédie.

Avoir autorisé la tenue d'une telle manifestation musicale à quelques mètres de la Loire est criminel.

Le quai Wilson n'offrait pas les garanties de sécurité suffisantes pour un tel rassemblement.

Avec seulement 2 agents de sécurité et un barrièrage partiel, le dispositif de sécurité était inadapté.

Au moins dix personnes sont tombées à l'eau. Dans ces conditions, c'est presque un miracle qu'il n'ait eu qu'une seule victime.

Les organisateurs ont également une responsabilité puisqu'ils ont refusé de couper le son à l'heure prévue, tout comme les individus ayant jeté des projectiles sur nos collègues à leur arrivée.

On n'ignore pour l'heure les circonstances réelles dans lesquelles Steve Caniço est tombé à l'eau. Chute accidentelle? Poussé volontairement à l'eau par une tierce personne qui lui voulait du bien?

L'enquête ouverte pour homicide volontaire y répondra peut-être ou pas.

Quoi qu'il en soit, le gouvernement est intransigeant en terme d'ordre public lorsqu'il s'agit des Gilets jaunes ou de jeunes fêtards alcoolisés.

Par contre, l'exécutif est inexistant lorsqu'il s'agit de rétablir l'ordre républicain dans les quartiers.

La fusillade d'Ollioules sur fond de guerre des gangs pour le contrôle du marché du trafic de stupéfiants à la Seyne-sur-Mer en dit long sur les priorités de ce gouvernement..

 

 

Partager cet article
Repost0