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30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 16:28

 

Dans une interview au Figaro publée le 18-11-2011 Virginie Gensel dénonce l'accord EELV-PS sur le nucléaire. Pour sa part, Bernard Thibault, le secrétaire général de la confédération syndicale, a critiqué vendredi sur BFM Business un mélange «entre les engagements en matière de politique énergétique et les relations des partis pour former des majorités dans les Assemblées».  

 

LE FIGARO. - Que pensez-vous de l'accord conclu entre les Verts et le PS prévoyant la fermeture de 24 réacteurs nucléaires d'ici 2025 ?


Virginie GENSEL. - C'est un accord irresponsable. On ne peut pas faire reposer la politique énergétique, l'avenir industriel de la France, sur des considérations d'échanges de circonscriptions, de marchandage de coin de table. À la CGT, nous souhaitons un débat véritable sur la politique énergétique globale, dont l'avenir du nuclé­aire. Ce sont des questions complexes qui engagent le pays entier, qui ne peuvent pas être discutées juste à quelques-uns, entre appareils.

 

Avez-vous été consultés par les Verts et le PS ?


Non. Il y a un an, nous avons écrit à tous les partis politiques pour leur faire part de nos propositions en matière d'énergie. Nous avons rencontré les Verts, le Parti de gauche, le PCF, mais ni le PS ni l'UMP ne nous ont répondu.

 

Qu'est-ce que vous trouvez «irresponsable» dans cet accord ?


Derrière la première intention affichée, réduire le nucléaire, il y a la sortie du nucléaire. Nous sommes favorables au développement des énergies renouvelables, mais elles ne sont pas en capacité, en l'état actuel, de répondre aux besoins. Personne ne fait de réelles propositions pour savoir par quoi on remplacerait le nucléaire. Voyez l'Allemagne, où l'on dit que les énergies renouvelables vont être développées : en attendant, les centrales thermiques sont sollicitées, et l'on augmente tranquillement l'effet de serre.

 

Redoutez-vous les conséquences sociales d'un arrêt des centrales ?


Oui, bien sûr, mais pas seulement pour ce qui concerne les emplois du nucléaire. Il y a en France, 3 ou 4 millions de foyers en précarité énergétique, c'est-à-dire qui consacrent une part importante de leurs ­revenus à s'éclairer et se chauffer. Si les prix de l'électricité augmentent, qu'en sera-t-il pour eux ? Le prix bas du courant en France est aussi un élément de compétitivité pour notre industrie.

 

Les effectifs dans le nucléaire font actuellement l'objet d'une incroyable guerre des chiffres. Combien d'emplois sont concernés ?


La filière emploie quelque 125.000 personnes, auxquelles il faut ajouter un chiffre équivalent pour les sous-traitants. Cela fait déjà 250.000 salariés, sans compter plusieurs dizaines de milliers d'emplois indirects. Mais n'opposons pas ces emplois à ceux des renouvelables. Pour les énergies vertes, il s'agit de développer une vraie filière industrielle.

 

Faut-il poursuivre le chantier de l'EPR à Flamanville ?


Il faut terminer ce projet. Le chantier est aujourd'hui tellement engagé qu'il est impensable de revenir en arrière. Ce serait une folie. L'EPR de Flamanville est un prototype, une tête de série dont il sera très important ensuite d'analyser le retour d'expérience. D'une manière générale, la recherche dans l'énergie, mais également dans le nucléaire, est aujourd'hui insuffisamment poussée. S'agissant de la génération IV des réacteurs, des pays comme la Russie et l'Inde sont en avance par rapport à la France.

 

À la suite de la catastrophe de Fukushima , le recours à la sous-traitance par EDF a été évoqué par les experts de l'État comme un enjeu de sûreté. Votre position ?


C'est la CGT qui est intervenue en ce sens. Nous sommes pour que des métiers liés à la sûreté soient réinternalisés et pour un statut de haut niveau pour tous les salariés. Nous avons demandé à Éric Besson, le ministre de l'Industrie, d'ouvrir des négociations sur la sous-traitance.

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29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 15:48

Extrait d’un entretien le vendredi 28 octobre 2005 de Danielle Mitterrand, Présidente de "France libertés" avec Hernando CALVO OSPINA journaliste colombien réfugié en France et collaborateur, entre autres, du Monde Diplomatique. Sa présence dans un avion régulier d’Air-France en avril 2009 effraya à ce point les USA qu’ils lui interdirent le survol de leur territoire et exigèrent son déroutage. Voir : http://www.legrandsoir.info/article8459.html

 

 

Texte repris par http://www.legrandsoir.info/spip.php?page=liste_articles_derniers&debut_articles=20

 

A sa lecture il est facile de comprendre pourquoi, et ce depuis plusieurs années, les médias politiques et d’informations dans leur grande majorité ont essayé de l’ignorer.

 

Hernando Calvo Ospina : Mme. Mitterrand, qu’a signifié pour vous l’arrivée au gouvernement de votre époux François ? Est-ce que les idéaux sociaux et politiques qu’il portait dès sa jeunesse ont été reconnus en ces moments-là ?

Danielle Mitterrand  : Mai 1981 fut un mois de grande activité, car c’était la préparation de l’arrivée au pouvoir de François. J’essayais d’apporter tout ce qu’il y a de meilleur en moi, pour que ces rêves d’avoir une société socialiste, quoique à l’européenne, deviennent réalité. Mais bien vite j’ai commencé à voir que cette France juste et équitable ne pouvait pas s’établir. Alors je lui demandais à François : Pourquoi maintenant que tu en as le pouvoir ne fais-tu pas ce que tu avais offert ? Il me répondait qu’il n’avait pas le pouvoir d’affronter la Banque mondiale, le capitalisme, le néolibéralisme. Qu’il avait gagné un gouvernement mais non pas le pouvoir.

J’appris ainsi que d’être le gouvernement, être président, ne sert pas à grand-chose dans ces sociétés sujettes, soumises au capitalisme. J’ai vécu l’expérience directement durant 14 ans. Même s’il essayait d’éviter le côté le plus négatif du capitalisme, les rêves ont commencé à se briser très rapidement.

HCO : Vous n’avez pas assumé le rôle de « première dame » comme l’« exige » la tradition protocolaire. Était-ce un simple caprice ? Ou à cause de convictions politiques ?

DM : Je n’ai pas voulu être une « première dame » comme toutes les autres, et en conséquence j’ai refusé le protocole qu’on a voulu m’imposer. J’étais l’épouse du chef de l’État, d’un homme que j’aimais, mais j’étais aussi libre d’avoir mes propres convictions. Je n’allais pas accepter d’être la simple image de la femme française typique, représentative d’un secteur social ; de sourire devant les caméras et les personnalités ; ou de servir d’ornement aux oeuvres de bénéfices. Avant tout, mon rôle devait consister en mon apport pour la construction d’une société juste.

J’ai eu mes critères et mes réflexions politiques, qui ont parfois fait choc avec celles de François. Si le gouvernement n’allait pas sur une bonne voie, je me devais de le dire, de le critiquer. Je sais que ce n’est pas le rôle d’une « première dame », car normalement elles ne sont qu’un instrument du pouvoir. Chaque fois que les autres ont voulu s’opposer à mes tâches militantes pour des « raisons d’État », pour n’être pas « diplomatiquement correctes », François m’a soutenue car il voyait qu’elles étaient justes. Il ne pouvait essayer de m’empêcher de faire ce qu’il disait défendre.

HCO : Mme. Mitterrand, vous avez fondé « France-Libertés », qui s’est distinguée par son engagement politique, social et humanitaire...

DM : Je l’ai fondée non pas dans l’intention d’en faire un contre-pouvoir, ni pour qu’elle serve au pouvoir. Je voulais prendre mes propres initiatives de solidarité politique, indépendantes des desseins du pouvoir, même si je m’attendais qu’avec le gouvernement socialiste nous aurions des objectifs proches. Mais je me suis vite rendu compte que ce ne serait pas facile. Est arrivé le moment où « France-Libertés » voulait aider des populations opprimées, mais le gouvernement socialiste français soutenait d’une manière ou d’une autre leurs bourreaux. Rapidement j’ai dû me poser la question : Jusqu’où peut-on aller sans provoquer d’ « incidents diplomatiques » ?

Dans l’Association s’est présenté pour nous un questionnement qui ne m’a pas du tout plu : sa présidente, épouse du président de la République, devait-elle respecter la sacro-sainte loi de non-ingérence dans les affaires de l’État, et se priver ainsi de son droit à la solidarité politique et humanitaire, pour ne pas aller à contre-courant ? J’ai continué avec mon projet car je le croyais juste. Alors, même de vieux amis personnels et de lutte ont commencé à m’isoler. Tout le pouvoir et le poids de la diplomatie française ont tenté de m’écraser, usant de tout pour « réparer » mes actions et mes expressions politiques publiques.

J’ai constaté que je ne pouvais pas exercer ma fonction de manière exemplaire si je ne servais pas le marché, le capitalisme. Que mon devoir n’était pas de me préoccuper des torturés ni des affamés. Que si ceux qui étaient écrasés réclamaient l’éducation, la santé ou du travail, je devais tourner la tête de l’autre côté. J’étais la « première dame » et je devais aider, avec mes sourires dans les cocktails, à ce que les intérêts commerciaux de la France progressent. Quand j’écoutais au cours de mes visites aux ambassades les discours du « commercialement correct », où le tout-puissant marché était ce qu’il y avait de fondamental avant la solidarité entre les peuples, cela me donnait l’envie de partir en courant. Je ne pouvais croire que les « bulldozers » du marché pourraient arriver à recouvrir jusqu’aux fondements mêmes de notre culture. Et ils l’ont fait.

Pourquoi un gouvernement qui se disait de gauche ne pouvait-il pas répondre aux attentes qu’il avait créées durant tant d’années dans l’opposition, tant au niveau national qu’international ? Devait-on accepter les impératifs d’un système mercantile jusqu’à la soumission ?

HCO : Ce système du marché sauvage, du capitalisme, du néolibéralisme, a à sa tête les États-Unis. Est-ce que la France se soumettait aux desseins de ce pays ?

DM : Durant la célébration du Bicentenaire de la Déclaration des droits de l’Homme - juillet 1989 - j’ai pu voir jusqu’à quel point nous étions soumis aux État-Unis. L’État français n’invita pas plusieurs dignitaires, en particulier des Latino-Américains. Comme par hasard c’était ces pays-là que Washington voulait annuler, détruire. Et je ne vais pas citer de noms, mais c’est facile à vérifier. Je me rappelle avoir dit à François : « Jusqu’à quel point allons-nous être dépendants de l’humeur des États-Unis, ne pas pouvoir choisir nos invités pour nos festivités... ? » Ce fut une honte.

HCO : Mme. Mitterrand, si cela arrive en France, vous devez bien savoir ce qu’il en est sous d’autres latitudes...

DM : Je ne suis pas anti-États-Unis, mais je suis avec le peuple de ce pays et non pas avec l’Administration qui le gouverne. Celle qui se sert de ce peuple pour tirer des bénéfices qui servent à quelques uns. Durant toutes ces années de ma vie, spécialement après la Seconde Guerre mondiale, j’ai pu voir comment les États-Unis foulaient aux pieds la liberté et la démocratie des autres pays, particulièrement les pauvres. Ronald Reagan désigna comme terroriste le gouvernement sandiniste du Nicaragua, quand les terroristes, c’était son Administration et cette « contra » qu’il finançait.

J’étais au Nicaragua peu de temps avant qu’ils détruisent la révolution. Fonctionnait encore ce qui avait été atteint au niveau de l’éducation et de la santé, des choses qu’avait le peuple nicaraguayen pour la première fois de son histoire. Je me rappelle que Daniel Ortega me disait : « Daniella, dis à François qu’il ne peut pas nous laisser tomber ; que l’Europe démocratique ne peut pas nous abandonner... ». Je le lui ai dit en effet. Et il n’a pu rien faire : les États-Unis avaient décidé que les sandinistes devaient s’en aller avec leurs plans de développement social, pour faire place au néolibéralisme et au retour de la misère pour le peuple. Tandis que nous, nous étions en train de fêter le Bicentenaire de la Déclaration des droits de l’Homme !

HCO : Au cours de ces mêmes années Washington resserrait le blocus contre Cuba, essayant d’en finir avec la Révolution.

DM : Le Nicaragua ne pouvait compter que sur Cuba. Et Cuba aussi était en train d’être étranglée par l’embargo des États-Unis, qui continue jusqu’à présent et qui n’a eu d’autre but que celui d’en finir avec tout ce qu’il y a de merveilleux que cette Révolution a réalisé au niveau social : quelque chose d’unique en Amérique latine ; presque unique dans un pays du Tiers-Monde.

Quand en 1989 Cuba se trouvait déjà seule face à Washington, car elle n’avait plus l’appui de l’Union soviétique, je m’y suis rendue. À mon retour j’ai dit à François : « Tu ne peux pas laisser tomber Cuba. Cette Révolution a beaucoup fait pour le peuple. La France ne peut être soumise aux États-Unis. » Il me disait que la France toute seule ne pouvait pas, et qu’en Europe personne ne la suivrait. Que les États-Unis détenaient tout le pouvoir économique, politique et de la propagande, en plus des contre-révolutionnaires de Miami. Je continue aujourd’hui à dire que cette révolution a mérité de se maintenir, car elle l’a fait et c’est le peuple qui la maintient. Par conséquent les États-Unis n’ont pas pu la faire plier. Je connais Fidel depuis très longtemps. J’ai passé beaucoup d’heures à discuter avec lui, à nous dire ce que nous pensons. Je lui ai fait part de toutes les critiques que j’ai au niveau politique. Une fois je lui ai demandé pourquoi il me supportait. Et il m’a répondu : « Parce que tu es une amie sincère. Et les critiques des amis on les écoute parce qu’elles sont honnêtes, même si nous ne sommes pas d’accord sur certaines choses. »

La dernière fois qu’avec François nous avons reçu officiellement Fidel à Paris, en le saluant je l’ai embrassé publiquement sur la joue. Ce qu’ « interdit » le protocole et les « politiquement corrects ». Mais c’est que non seulement Fidel était notre ami, mais aussi qu’il est latin, et les Latins sont tendres. Ce fut un scandale que la presse me rappelle encore.

HCO : Que pense Mme Mitterrand du président vénézuélien Hugo Chávez et des projets nationaux qu’il essaie de lancer ?

DM : Je n’ai jamais aimé les militaires. Mais Chávez, avant d’être un militaire est un homme, un être humain, et il est arrivé au pouvoir par la voie démocratique, et au point de gagner plusieurs élections. Chávez, au milieu de tous les obstacles que mettent sur son chemin les États-Unis et l’opposition dirigée par les riches, tente de faire avancer les programmes sociaux qu’il a offerts au peuple. Évidemment, le monde capitaliste lui est tombé dessus car il ne veut pas qu’un président du Tiers-Monde démontre que le peuple peut effectivement participer aux décisions de l’État et à son développement.

Que ce peuple, avec son leader, marche de l’avant pour ne plus être exploité, ni être analphabète et avoir droit à la santé. C’est ce qui se passe au Venezuela malgré tout. À cause de cela ils veulent éliminer, effacer Chávez. Peu leur importe si c’est le peuple qui l’a élu, et qui doit décider s’il doit le soutenir ou l’enlever de là. Il existe une espèce de rage de la grande majorité de la presse mondiale contre Cuba et le Venezuela. Et c’est parce que ces gouvernements veulent être indépendants, souverains, dignes. Cela dérange. N’oubliez pas que les médias sont dirigés par de puissants capitalistes.

HCO : Mme Mitterrand, est-ce que la France est un modèle de démocratie ? Est-ce une puissance mondiale ?

DM : En France on élit et les élus font des lois qu’ils n’ont jamais proposées et dont nous n’avons jamais voulu. Est-ce la démocratie quand après avoir voté nous n’ayons pas la possibilité d’avoir de l’influence sur les élus ? Je ne crois pas que dans aucun des pays qui se disent démocratiques, ceux-là qui croient avoir le droit d’imposer « leur » démocratie aux pays pauvres, il existe la démocratie, à commencer par les États-Unis et la France. La France est une démocratie ? Une puissance mondiale ?

Je le dis en tant que Française : Cela ne veut rien dire. Si on le dit pour les niveaux d’éducation, de la recherche ou la santé, c’est nul. Pour être capables d’aider la paix mondiale, les peuples opprimés ? Nul.

Hernando Calvo Ospina.

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24 novembre 2011 4 24 /11 /novembre /2011 17:31

 

Mais qui est responsable de la crise ?  L'invisible loi du marché ou les gens qui nous gouvernent ? Ca on ne nous le dit pas.


Et pourtant ce que disait le petit Nicolas avant l’éclatement de la bulle des sub-primes est révélateur.

 

http://www.dailymotion.com/video/x77efv_les-responsabilites-de-mr-sarkozy-d_news#rel-page-4

http://www.dailymotion.com/video/x7bo1g_discours-de-sarkozy-pour-le-credit_news#rel-page-3

 

Le Mouvement politique d’éducation populaire (M’PEP) nous informe :

 

L’association Réséda  composée de quelques journalistes indépendants indignés de la manière dont la     «grande» presse rend compte de la crise du système bancaire monétaire et financier a   monté une série de vidéos à partir de personnalités non « orthodoxes », afin de mieux comprendre la situation actuelle.

Elle prépare en outre, avec une société coopérative de production, un DVD qui reprendra le même thème avec pour objectif de le vendre à des télés et de l’utiliser comme support dans des réunions militantes.

4 vidéos pour mieux comprendre la crise bancaire, monétaire et financière et prendre conscience que nous sommes les cocus d’un système qui fait la part belle aux profiteurs et spéculateurs:

 

http://www.dailymotion.com/video/xfuw5w_crise-2008-1-la-creation-monetaire_news

 

http://www.dailymotion.com/video/xi0yr7_crise-2008-2-financiarisation-de-l-economie_news#rel-page-1

 

http://www.dailymotion.com/video/xjdswb_crise-2008-3-endettement-ge-ne-ralise_news#rel-page-2

 

http://www.dailymotion.com/video/xl1kzx_crise-2008-4-quelques-perspectives_news#rel-page-3

 

 Pour aider à la réalisation d’un futur film, devenez souscripteurs en envoyant une participation d’un multiple de 10 euros (chèque libellé à l'ordre de l'association Réséda) :

Association Réséda
Appartement 6
11/13 Boulevard Jeanne d’Arc
95 100 ARGENTEUIL


 reseda.association@laposte.net

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17 septembre 2011 6 17 /09 /septembre /2011 10:41

Par Stéphane Bonnéry

Maître de conférences en Sciences de l’éducation à l’Université Paris 8

 

La laïcité à l’école est attaquée, comme elle l’a été depuis la création de l’école publique, mais pas de la même façon qu’alors. Ses adversaires trouvent des espaces là où le service public d’enseignement ne se voit pas doté du projet et des conditions pour répondre aux questions de notre temps. Sa promotion doit s’ancrer dans la réponse à ces défis.

 

L’offensive du privé confessionnel est importante. Davantage que sur de seules convictions religieuses, il recrute surtout sur la peur du manque de qualité de l’école publique. Ainsi, récupérer quelques moyens pour celle-ci en « supprimant les financements publics de l’enseignement privé », si c’est toujours bon à prendre, ne répond pas au coeur du problème, aux raisons pour lesquelles des familles, même celles qui sont militantes de l’école publique, retirent parfois leur enfant de l’établissement du secteur.

La réponse principale doit être la transformation progressiste de l’école pour qu'elle remplisse mieux sa mission de permettre à toute une classe d'âge de s’approprier des outils de l'émancipation intellectuelle et du pouvoir que procurent les savoirs. C’est le défi de l’école unique, avec les mêmes objectifs pour tous depuis la maternelle jusqu’à la fin du collège. Depuis les années 60, on n’a eu qu’une fausse scolarité unique : elle accueille tout le monde, mais les conditions n’ont pas été créées pour que tous les élèves apprennent, comprennent.

Pour relever ce défi, il faut promouvoir la recherche en éducation, la formation des enseignants et les associer à la conception de leur pratique : pour faire l’école selon le modèle de l’enfant qui n’a que l’école pour apprendre.

Ainsi, on couperait l’herbe sous le pied du marché privé qui se développe sur l’aide à la scolarité : l’apprentissage serait entièrement pris en charge par l’école. Pour cela, il faut du temps pour apprendre en classe, au lieu des journées raccourcies que nous propose le ministère sous prétexte de « rythmes », afin d’offrir les après-midi au marché éducatif.

Faire la démonstration que tous les élèves sont capables d’apprendre dans une école unique transformée, en formant les enseignants pour ce faire, c’est s’attaquer au fond de commerce du privé, qui repose sur la peur entretenue de la « baisse du niveau » qu’engendrerait la présence d’enfants de familles populaires.

 

Un autre défi repose dans l’opposition entre croyance et rationalité. On connaît les offensives contre les sciences du vivant de la part des « créationnistes » pour qui l’animalité de l’homme, l’évolution des espèces, seraient à bannir, ou dans un premier temps à ranger au rang d’une hypothèse parmi d’autres, et notamment celle de la création divine de l’être humain. Il faut bien sur combattre ce prosélytisme organisé, mais cela ne suffit pas. Celui-ci ne serait pas bien menaçant si une part des collégiens et lycéens, voire étudiants, n’étaient pas susceptibles de bien les recevoir. Et le fait que des élèves aient une religion n’explique pas tout : nombre d’élèves ont bien du mal à discerner ce qui relève de la croyance en général et ce qui relève de la science ou de la rationalité.

Les élèves en difficultés ne posent pas problème à l’école : ils posent les problèmes que l’école doit résoudre pour avoir une plus grande utilité sociale dans la formation du citoyen. Ainsi ces élèves ont-ils du mal à construire un point de vue réflexif, en pensant qu’ils ne peuvent que « exprimer leur ressenti » de façon brute. Ils ont par exemple du mal à voir en quoi l’expérimentation en sciences, ou la confrontation aux documents d’information (archives, statistiques, etc.)  avec des protocoles rigoureux doit conduire chacun à réviser sa sensation première, à évoluer dans sa réflexion et à ne pas accepter les idées convenues comme des vérités. Ou encore dans les disciplines littéraires du lycée (lettres, histoire, philosophie, SES...) le point de vue élaboré par des auteurs contradictoires ne doit ni conduire à « se soumettre » à l’avis de l’un ou l’autre de ces penseurs qu’il faudrait « croire », ni à les méconnaître, mais à se servir des arguments et points de vue de chacun pour alimenter sa propre réflexion, à se mettre à la place d’un point de vue adverse pour mieux intégrer les contre arguments à son propre raisonnement, etc. Ou encore dans les filières du lycée professionnel, pour le travail en atelier, être guidé non pas par l’obéissance pure à la parole d’autorité, mais par la confrontation au réel grâce à des arguments rationnels et à de la réflexivité sur les pratiques.

 

Les élèves bien formés à réfléchir et à débattre à partir d’arguments rationnels sont de toute évidence bien plus préparés à ne pas être séduits par la « croyance » et les paroles d’autorité. Force est de constater que le bilan actuel de l’école publique est insuffisant en la matière, même s’il n’est pas non plus un échec total.

Le gouvernement, et ceux qui se rangent à son idée de couper l’école unique en deux avec le socle commun pour les uns et le programme complet pour les autres, renoncent de fait à développer ces dispositions intellectuelles chez tous les jeunes, les uns étant destinés à être dans des tâches de plus bas niveau cognitif où l’exécution sans compréhension sera priorisée, tandis que les autres seront entraînés à de la réflexion, de l’échange argumenté, etc. C’est une réponse défaitiste à un réel défi que nous devons relever : voir réunies les conditions pour développer chez tous les élèves ces capacités. Si tous les élèves en sont capables, ils ne le sont pas à n’importe quelles conditions. Au-delà des conditions déjà évoquées, de recherche, de formation, la question du temps est importante pour que la majorité d’élèves, qui n’a que l’école pour s’approprier cette culture savante, et en faire des arguments pour leur propre pensée et pas seulement pour réussir des examens. Les lamentations télévisuelles sur le nombre d’heures d’enseignement qui seraient trop importantes en France « oublient » que ce n’est pas par hasard : la France est l’un des seuls pays où l’égalité est une mission de l’école. Et la scolarité unique jusqu’à la fin du collège, quels que soient le territoire et la population, est une de ces conditions, pour développer dès le plus jeune âge la réflexion (en même temps que la mémorisation au lieu de les opposer), et préparer tous les jeunes à obtenir le bac et si possible poursuivre au-delà.

 

Même si la critique des adversaires du public est nécessaire, il me semble que l’on relèvera surtout le défi de la laïcité aujourd'hui en réorientant l’école afin de mettre en oeuvre la formule de Brecht : « La culture est une arme, il faut armer le peuple ».

 

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27 juillet 2011 3 27 /07 /juillet /2011 16:10

 

On se souvient de cette image : seul devant les caméras du monde entier, Nicolas Sarkozy annonce une opération militaire en Libye. Elle est d’inspiration française. Le président tient enfin ce qui lui manquait, ce rôle de chef militaire, qui, croit-il, le fait entrer dans l’histoire parce que provoquant un consensus au sein de son opinion publique. De fait, à un an d’une élection présidentielle plutôt mal engagée pour lui – en tout cas jusqu’à la chute de Dominique Strauss-Kahn - il comptait sur 2011 pour asseoir sa dimension internationale, servi par une double présidence du G8 et du G20. Le calcul n’était pas faux. Le Parti socialiste, qui avait attaqué les atermoiements de Nicolas Sarkozy et même son soutien aux régimes en place lors de la chute de Zine El Abidine Ben Ali (le PS feignant d’oublier que le parti de Ben Ali était membre de l’Internationale socialiste) et Hosni Moubarak, a immédiatement approuvé l’engagement militaire français en Libye. « On ne salue pas avec enthousiasme le fait qu'on soit entrés en guerre » mais "c'est une décision grave qu'il fallait prendre », expliquait Benoît Hamon, rappelant que le PS avait soutenu l'idée d'une zone d'exclusion aérienne en Libye. « Je me réjouis de la célérité et de la détermination des autorités françaises appuyées par la communauté internationale », confiait Jack Lang, ancien ministre de François Mitterrand, n'hésitant pas à saluer « un moment historique ». Il est vrai que l’un des hérauts de cette guerre n’est autre que Bernard-Henri Lévy, « philosophe » qui se veut « conscience de la gauche » ! Après son soutien à l’islamiste commandant Massoud en Afghanistan, il s’était empressé de prendre place dans un char israélien nettoyant la bande de Gaza. Qu’il se soit retrouvé à Benghazi n’a, dans ce cadre, rien d’étonnant.

« Des peuples arabes ont choisi de se libérer de la servitude dans laquelle ils se sentaient depuis trop longtemps enfermés », déclarait Nicolas Sarkozy à l'issue du sommet international sur la Libye qu'il avait convoqué à Paris. « L'avenir de ces peuples arabes leur appartient. Au milieu des difficultés et des épreuves de toutes sortes qu'ils ont à affronter, ces peuples arabes ont besoin de notre aide et de notre soutien », précisait-il. Une belle âme désintéressée donc. Et pour mieux faire avaler la couleuvre guerrière, le scénario proposé est toujours le même. En 1999, lors de l’intervention au Kosovo il avait déjà été utilisé : les massacres de populations civiles seraient tels que la seule option, dans un premier temps, est la mise en place d’une zone d’exclusion aérienne avec son corollaire, les bombardements aériens pour protéger les civils. Ainsi fut dit, ainsi fut fait. Au Kosovo comme en Libye. Mais en Libye, comme au Kosovo auparavant, on s’est vite aperçu que les massacres à grande échelle dont on nous parlait relevaient plus de la propagande que de la réalité sur le terrain. Les milliers de morts de Bengahzi se chiffraient en réalité à 250. Déjà trop, mais on n’est plus dans une stratégie de destruction massive des populations. Il fallait un prétexte d’intervention sans provoquer le moindre débat sur les finalités politiques. La « raison humanitaire » se suffisait à elle-même. Les opposants à une telle guerre devenaient des monstres sans cœur. Pis, des alliés de Kadhafi ! Un Kadhafi dont l’élimination pure et simple n’est même plus dissimulée par les Occidentaux et l’Otan.

Quelques mois auparavant, pourtant, le même Nicolas Sarkozy ne trouvait rien à redire en accueillant en grande pompe, le colonel Mouammar Kadhafi, guide de la révolution libyenne. Longtemps paria de la communauté internationale, celui-ci redevenait persona grata. La Libye, ce n’est pas que du sable. On y trouve du pétrole, beaucoup de pétrole, et du gaz. Avec une telle dot, on est rarement difficile quant à la personnalité du marié. Mais ce n’était pas tout. Avec ces multiples frontières (Tunisie, Algérie, Niger, Tchad, Soudan, Egypte), la Libye est l’une des principales portes d’entrée en Europe pour les centaines de migrants notamment de l’Afrique subsaharienne. Tripoli devait devenir le garde-côte de l’Union européenne, en verrouillant cette voie.

C’est peut-être à la fin novembre que le sort de Kadhafi a été scellé. Lors d’un sommet à Tripoli réunissant dirigeants européens et africains, il a réclamé cinq milliards d’euros pour sécuriser ses 5000 kilomètres de frontières et juguler ainsi la migration vers l’Europe. Une demande déjà exprimée au mois d’août lors d’une visite à Rome. Mais l’Union européenne avait jugé que 50 millions sur deux ans étaient largement suffisant. Trois mois plus tard, en février, l’Europe emmenée par Sarkozy soutenait la rébellion qui venait d’éclater à Benghazi. Une aubaine pour tenter de trouver de nouveaux « garde-côtes » qui seront d’autant moins exigeant financièrement qu’ils devront leur place au soutien des Européens, politiquement et militairement.

Ces mêmes dirigeants de la rébellion ne sont pourtant pas des inconnus. La plupart ont siégé avec Kadhafi. C’est le cas du numéro 1, Moustafa Abdeljalil, ancien ministre de la justice, qui avait refusé de commuer la peine de mort prononcée contre les infirmières bulgares. C’est le cas de Mahmoud Jibril, « premier ministre », nommé par Kadhafi à la tête du Bureau national pour le développement économique (NEDB), où il a initié une politique de privatisation et de libéralisation. Nul doute qu’avec lui, les intérêts occidentaux seront en de bonnes mains.

Se profile maintenant, avec les difficultés persistantes sur le terrain militaire, le spectre de la partition de la Libye, le but étant de permettre à la rébellion la maîtrise des zones gazières et pétrolifères, c’est à dire essentiellement l’Est (la Cyrénaïque) et une partie du sud de la Libye. Les véritables objectifs de cette guerre apparaissent ainsi aux yeux de tous.

                     Article paru dans le mensuel Le Réveil des combattants Juin 2011                                                                                       

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23 juillet 2011 6 23 /07 /juillet /2011 14:23

 Les peuples ne doivent pas payer leur crise !


L’Union européenne et les gouvernements utilisent les dettes publiques pour imposer aux peuples d’Europe une véritable purge sociale. Alors que les banques et autres opérateurs financiers n’en finissent pas de spéculer sur les dettes publiques, il faudrait que ce soit les populations qui payent une crise dont les marchés financiers sont les premiers responsables et uniques bénéficiaires.

 

C’est pour cela que les gouvernements de l’Union, la Commission et le Parlement européen, avec la participation active de la Banque centrale européenne et du Fonds monétaire international, veulent imposer une nouvelle gouvernance économique asservie à la finance avec pour objectif de mettre sous surveillance accrue les budgets nationaux, de durcir les sanctions contre les Etats en cas de déficit dit excessif et de réduire les dépenses publiques.

Le pacte « euro plus » utilisait déjà la crise de la dette pour imposer l’austérité, la baisse des salaires des pensions et des retraites, la diminution du nombre de fonctionnaires, la flexibilité du travail, le recul de l’âge du départ en retraite, la casse des systèmes de protection sociale, tout en réduisant les pouvoirs des organisations syndicales. Le tout, au seul bénéfice des actionnaires des grandes sociétés et du système financier international ! Une mesure déjà prise, le « semestre européen », vise à soumettre au Conseil et à la Commission, les budgets des Etats avant même qu’ils soient débattus par les parlements nationaux.

 

Pour essayer de verrouiller totalement ce montage, les gouvernements européens veulent intégrer dans la loi fondamentale des Etats l’objectif de l’équilibre budgétaire, ce que Nicolas Sarkozy appelle « la règle d’or ». Stupide économiquement - que se serait-il passé si cette règle avait été appliquée au moment de la crise financière où les Etats ont renfloué les banques -, cette proposition est une agression contre la démocratie, car les politiques économiques seraient ainsi totalement soustraites au débat politique et à la décision citoyenne. Une telle disposition, adoptée par les parlementaires des deux chambres, ne doit pas être intégrée dans la Constitution française comme le veulent le président de la République et l’Union Européenne.

 

Les citoyens et les citoyennes ne doivent pas payer les dettes qui sont le résultat de la soumission des États aux marchés financiers. Ces dettes sont illégitimes et les peuples ne doivent pas en faire les frais. Il faut exiger aujourd’hui un moratoire et des audits citoyens sur les dettes publiques. Dans l’immédiat, les organisations signataires appellent les citoyennes et les citoyens, leurs organisations associatives, syndicales et politiques à se mobiliser contre la constitutionnalisation de l’austérité et les parlementaires à voter contre ce texte si Nicolas Sarkozy osait malgré tout convoquer le Parlement en congrès à Versailles.

 

                                                                                                                                        juin 2011

 

ATTAC, CGT-Finances, FASE, Fondation Copernic, GU, Les Alternatifs, Marches européennes, M’PEP, NPA, PCF, PCOF, PG, Union syndicale Solidaires

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23 juillet 2011 6 23 /07 /juillet /2011 14:12

De retour d'une mission d'étude en Tunisie, en Egypte et en Libye, Eric Denécé, directeur du Centre français de recherche sur le renseignement (Cf2R), ancien du renseignement livre une lecture nuancée des événements du début d'année. Sans nier les aspirations des populations, il relativise l'ampleur du changement des équipes dirigeantes. Un prélude à de grandes déceptions.


Quelle lecture faites-vous du « printemps arabe » ?


Il y a dans ces pays une réelle aspiration à plus de liberté, mais pas nécessairement à plus de démocratie. Par ailleurs, je ne crois pas à la spontanéité de ces « révolutions », qui étaient en préparation depuis plusieurs années. Dès 2007-2008, des conférences organisées sous l'égide d'ONG américaines, comme Freedom House, l'International Republican Institute ou Canvas, et où étaient présents la plupart des blogueurs et des leaders de ces mouvements, ont instillé le germe de la démocratie, créant un contexte favorable aux révolutions. Le processus était le même que celui qui a précédé le démantèlement de l'URSS, la Révolution serbe, la Révolution orange en Ukraine ou encore celle des Roses en Géorgie.

 

Mais pourquoi ont-elles éclaté en 2011 ?


Des contestations populaires ou étudiantes dans les pays arabes se produisent régulièrement, mais elles sont à chaque fois réprimées par l'armée et la police. Pour la première fois, l'armée s'est désolidarisée de la police, en refusant de réprimer les soulèvements en Tunisie comme en Égypte, et les mouvements ont été observés par la presse internationale. Mais surtout, dans la semaine précédant les événements, les plus hauts représentants des armées de Tunisie comme d'Égypte se sont rendus à Washington, qui assure l'essentiel du financement de l'armée, pour obtenir le feu vert des États-Unis à un renversement des dirigeants. Ils ne supportaient plus la prédation des clans au pouvoir.

 

Ces révoltes seraient donc des coups d'État militaires prenant le visage de mouvements démocratiques spontanés ? Les manifestants de la place Tahrir n'avaient pourtant pas l'air manipulés ?


En êtes-vous si sûre ? Il est tout de même étonnant que dans ce pays où existent un militantisme islamiste et un net sentiment anti-israélien, aucun slogan anti-israélien ne soit apparu pendant les manifestations. C'est bien l'indice d'une « révolution » sérieusement encadrée. Quant à la « nouvelle équipe » au Caire, elle comprend le chef d'état-major de l'armée ainsi que l'ancien chef du service des renseignements, et s'est immédiatement engagée à respecter les accords internationaux signés, notamment les accords de Camp David auxquels est hostile une large partie de la population.

 

Et en Tunisie ?


Le ras-le-bol face face à l'avidité du clan Trabelsi était profond et touchait l'ensemble de la population confrontée à des difficultés économiques croissantes jusqu'aux entrepreneurs, dont beaucoup devaient « céder » des parts entières de leur business pour ne pas être inquiétés. C'est pour cela que des manifestations se sont produites dans toutes les villes du pays. La révolte y a été plus populaire et plus profonde qu'en Égypte, où les événements se sont, pour l'essentiel, limités à la place Tahrir. Mais comme au Caire, le nouveau gouvernement de Tunis comprend en majorité des collaborateurs de l'ex-président Ben Ali. Dans les deux cas, tout s'est passé comme si les jeunes générations avaient décidé de « faire sauter le bouchon » qui empêchait leur accès au pouvoir, sans changer fondamentalement le système ou le régime. L'imminence d'un coup d'État militaire était évoquée depuis dix-huit mois en Tunisie. Aussi n'est-il pas approprié de parler de « révolution ». L'Iran, en 1979, et l'URSS, en 1991, ont connu de vraies révolutions. Tout y a changé : les hommes, les institutions, les rapports internes, les relations internationales, etc.

Rien de tel dans les événements récents. Il s'agit d'un renouvellement des classes dirigeantes qui ont, avec l'accord de Washington, organisé des coups d'État « en douceur », en profitant d'une vague de contestation populaire qu'elles ont intelligemment exploitée. Ainsi, leur arrivée aux affaires bénéficie extérieurement d'une grande légitimité et donne le sentiment d'une rupture profonde avec le régime précédent. La situation est en réalité bien différente. D'ailleurs, pour Washington, c'est un « changement dans la continuité » modifiant peu l'équilibre régional, ce qui est étonnant pour des révolutions. Washington encourage et appuie les armées d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient pour qu'elles évoluent vers un rôle « à la turque » : c'est-à-dire qu'elles n'occupent pas le pouvoir - sauf cas de force majeure - mais soient les garantes de la stabilité du pays contre l'islamisme, qu'elles contribuent à la stabilité régionale et qu'elles ne manifestent pas d'hostilité réelle à l'égard d'Israël.

 

Comment lisez-vous la situation actuelle ?


Beaucoup de problèmes risquent de surgir : dans les deux pays, un fossé inédit est apparu entre l'armée, qui sort grandie des événements, et la police, qui a longtemps assumé la répression des manifestants. Les forces de l'ordre - surtout en Tunisie - en sont sorties profondément désorganisées. On pourrait voir une recrudescence de la criminalité nuisant à l'équilibre intérieur. Enfin, très vite, une partie de la population va réaliser qu'elle a été flouée. D'où de possibles chocs en retour et une reprise des émeutes. Nous en voyons peut-être déjà quelques signes avant-coureurs à travers les manifestations populaires qui semblent reprendre ici et là. Enfin, les islamistes se sont pour l'instant montrés plutôt discrets. Mais jusqu'à quand ?

 

Propos recueillis par Valérie Segond - 01/06/2011

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20 juillet 2011 3 20 /07 /juillet /2011 14:46

 

Extrait d’une conférence prononcée à Corbeil - Essonne le 6 avril 2011.

 

La Laïcité court aujourd’hui un grand risque de confusion, d’altération et, par là de régression.

 

Certains éprouvent le besoin de la qualifier de positive (Nicolas Sarkozy), ou d’ouverte (Marie George Buffet), ou encore raisonnée (Les verts) comme si elle n’était jusque-là que négative, fermée et déraisonnable.

 

D’autres tiennent à caractériser plusieurs laïcités en fonction des conjonctures géopolitiques : séparatiste, autoritaire, anticléricale, etc. La laïcité serait alors une notion ambivalente (Laïcités sans frontières de Jean Baubero et Micheline Millet).

 

Le Front national, de son côté en fait un argument, à contre-pied de ses fondements idéologiques, en réalité une arme contre « l’islamisation » de la société.

 

Après la campagne sur l’identité nationale définie contre l’étranger, le récent colloque de l’UMP sur la laïcité poursuit le même objectif de stigmatisation d’autant plus aisément que la contre-offensive laïque est insuffisante.

 

Il est donc nécessaire de faire le point sur ce concept qui émerge de notre histoire comme principe fondamental de notre société, qui aujourd’hui comme hier est à l’épreuve des problèmes de la société, mais qui dans cette épreuve des problèmes pose la question de son rôle dans la construction de la citoyenneté et l’hypothèse de son caractère universel.

 

I. L’affirmation historique du principe de laïcité

 

Il s’agit d’un mouvement général des sociétés qui s’inscrit, en France, dans des circonstances particulièrement significatives.

 

Le « désenchantement » du monde

 

L’affirmation de la laïcité comme principe s’inscrit dans l’histoire longue, pluriséculaire. Celle-ci peut être décrite comme une succession de modes de production. C’est le niveau des techniques qui prévaut dans cette analyse caractéristique de la pensée marxiste. Mais cette remarquable analyse ne nous renseigne pas sur la construction et l’évolution des droits individuels et de l’Etat.

 

Dans son ouvrage le désenchantement du monde (qu’il faut comprendre comme la sortie de la société du monde des croyances ou des superstitions qui l’enchantaient), Marcel Gauchet analyse le long effort des sociétés pour s’affranchir de toute vision transcendantale. Mouvement qu’il décrit comme celui de l’hétéronomie (une société sacralisée par le droit divin) vers l’autonomie (affirmation de droits de l’individus et de l’Etat). Son raisonnement est, en résumé, le suivant.

 

En premier lieu, après des siècles de dogmatisme religieux, à la fin du Moyen Age, s’amorce la sortie de la religion, la disjonction d’avec le Ciel. La monarchie absolue tend à séculariser le pouvoir politique.

 

En deuxième lieu, se produit une dépossession de l’incarnation individuelle en la personne du monarque au profit de la collectivité dans le cadre du contrat social développé par Jean-Jacques Rousseau, contrat social qui conduit à une auto-construction de la personne publique remplaçant celle du monarque ; c’est l’affirmation progressive de la nation dont la souveraineté est une version de la souveraineté du peuple adossée à la continuité de la tradition.

 

En troisième lieu, on assiste ensuite à l’affirmation corrélative et conjointe des droits individuels et de l’Etat, instrument représentatif de l’entité politique qu’est la nation. Mais l’Etat n’est pas soluble dans les droits individuels contre la volonté générale exprimée par la loi.

 

En quatrième lieu, sous l’effet de ce mouvement et du développement des forces productives, essentiellement au XIXe siècle, l’affirmation d’une historicité de la société développée pose la question de son avenir et de la façon de le construire. La dialectique de l’individuel et du collectif conduit à la dissociation de l’Etat et de la société et à l’intervention de catégories sociale, voire de classes ou et de masses. La prévalence recherchée de la raison nourrit l’idée d’un changement de société par la réforme ou la révolution.

 

En cinquième lieu, cette expérience débouche donc sur une crise de civilisation. Car l’action des masses ne s’est pas dépouillée du sacré, ce qui a conduit en leur nom à des démarches totalitaires dans l’expression de l’historicité, à la constitution de « religions séculières ». La chute des totalitarismes sape les bases de l’intérêt collectif au nom de la liberté.

 

L’affirmation du principe en France

 

Le « désenchantement » est donc une longue marche que l’on peut « baliser » dans notre histoire de France par quelques dates.

 

Philippe Le Bel installe en 1309 le pape Clément V en Avignon en réplique au prédécesseur de ce dernier, Boniface VIII qui prétendait affirmer la supériorité du pape sur les rois. Il s’agit là d’un acte fort de sécularisation du pouvoir politique et de séparation de l’Etat et de l’Eglise. Il institue également le Conseil d’Etat du roi contribuant à un clivage franc public-privé.

 

Pendant tout le Moyen Age l’asile était le monopole de l’Eglise qui pouvait l’accorder dans ses dépendances à qui elle voulait pour quelque raison que ce soit (Notre Dame de Paris de Victor Hugo) avec la possibilité d’excommunier le souverain qui portait attente à ce monopole. Mais progressivement les autorités religieuses elles-mêmes réduisirent leurs compétences en la matière et, en 1539, par l’ordonnance de Villers-Cotterêts, François 1er abolit l’asile en matière civile.

 

Les guerres de religions vont créer de profonds bouleversements (la St Barthélemy en 1572) et poser la question des rapports de l’Eglise et de l’Etat marquées par l’Edit de Nantes en 1598 et son abrogation en 1685.

 

La Révolution française de 1789 constitue une étape marquante de la sécularisation du pouvoir politique avec la Constitution civile du clergé dès 1789, l’appropriation de ses biens, en dépit de la tentative de reconstruction religieuse sécularisée avec le culte de l’Etre suprême assimilé au culte de la Raison. L’article 10 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 dispose que « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre établi par la loi. »

 

Le XIXe siècle qui portera à son origine la marque du Concordat conclu avec la papauté par Napoléon et Pie VII en 1801, verra les aspirations républicaines et socialistes caractérisées par une volonté de rationalisation de la démarche émancipatrice dominée par le marxisme (Manifeste du parti communiste en 1848) tendant à dégager le mouvement social de l’imprégnation religieuse.

 

Et c’est ainsi que l’on parvient aux grandes lois sur la laïcité : loi du 18 mars 1880 sur la collation des grades à l’Etat, loi du 28 mars 1882 établissement la gratuité et l’obligation de l’enseignement sans évoquer pour autant la notion de laïcité. « La cause de l’école laïque » figurera dans la lettre de Jules Ferry aux instituteurs du 27 novembre 1883. La loi du 9 décembre 1905 « concernant la séparation des Eglises et de l’Etat » posera les deux fondements de la laïcité : liberté de conscience et neutralité de l’Etat. Le mot c’est introduit dans la constitution de 1958 : « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale ».

 

II. La laïcité à l’épreuve des problèmes d’aujourd’hui

 

Il est utile, alors qu’aujourd’hui certains proposent de réformer la loi de 1905, de citer ses deux premiers articles :

 

« Article 1er – La République assure la liberté de conscience. Elle garanti le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l’intérêt de l’ordre public.

 

Article 2 – La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte. (…) »

 

Une mise en œuvre contradictoire

 

Jusqu’à la deuxième guerre mondiale prévaut la vigilance dans la défense des règles ainsi posées, la figure de l’enseignant de l’instruction publique, le « hussard noir » de la République, symbolisant cette posture républicaine marquée par de nombreux exemples (interdiction faite par Clemenceau aux membres du gouvernement d’être présents au Te Deum célébré à Notre Dame pour la victoire de la guerre 1914-1918).

 

Néanmoins les exceptions à la règle de neutralité sont nombreuses : situation concordataire de l’Alsace-Moselle, financement public des écoles privées (loi Debré du 31 décembre 1959 intégrant à l’Education nationale les établissements privés sous contrats d’association), jours fériés et chômés d’origine catholique, jusqu’au décret du 16 avril 2009 publiant l’accord conclu entre la République française et le Saint Siège sur la reconnaissance des grades et diplômes de l’enseignement supérieur nonobstant le monopole posé par la loi de 1880.

 

La loi d’orientation sur l’éducation du 10 juillet 1989 (Loi Jospin) propose – dans doute marquée par l’esprit des événements de 1968 – une ouverture sur le monde du milieu scolaire que traduit cet alinéa de l’article 10 : « (…) Dans les collèges et les lycées, les élèves disposent, dans le respect du pluralisme et du principe de neutralité, de la liberté d’information et de la liberté d’expression. L’exercice de ces libertés ne peut porter atteinte aux activités d’enseignement. (…) »

 

La même année, un avis demandé au Conseil d’Etat par le ministre de l’Education nationale sur la question du port du voile islamique à l’école conduit le Conseil à préciser les conditions d’application du principe de laïcité : celui-ci est fondé à la fois sur la liberté exclut le prosélytisme et le port de signes ostentatoires. En cas de contradiction des principes, on a recours à la notion d’ordre public.

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14 juillet 2011 4 14 /07 /juillet /2011 16:39

 

Ordre du jour: Election des délégués sénatoriaux

 

Après avoir fait l’appel des présents et représentés : majorité 15 sur 21, Elan pour Villiers 3 sur 3, renouveau Solidaire 4 sur 4, non inscrit 1 madame le Maire a rappelé le règlement de la consultation puis  procédé à l’appel des candidatures pour la désignation des délégués sénatoriaux:

 

 Villiers Village, le groupe de la majorité, a présenté 15 candidats.

 

 Elan pour Villiers (3élus) Renouveau Solidaire (4 élus) se sont regroupés au sein d’un rassemblement   « Solidaire à Gauche » pour présenter 7 candidats.

 

Les candidats n’ont pas fait état de leurs professions de foi respectives.

 

J’ai alors déclaré :

 

« Tout d’abord il faut relativiser l’importance du scrutin :

 

Les belges n’ont pas de gouvernement depuis un an et ne s’en portent pas plus mal que nous. Depuis des années nos gouvernants et parlementaires se déchargent progressivement de leurs prérogatives et  se bornent pour l’essentiel à transposer des directives et des recommandations venues d’ailleurs, rien ne s’améliore bien au contraire

 

Députés et sénateurs ont remis notre souveraineté nationale entre les mains d‘organisations supra nationales ou non élues :

 

-          l’Union Européenne, Organisation Mondiale du Commerce et du FMI eux-mêmes aux ordres  des lobbies financiers l’ensemble étant supervisé et sous l’autorité d’agences financières de notation privées.

 

-          En France la cour des comptes et la cour constitutionnelle dictent la loi, dispensent les bons et les mauvais points aux parlementaires qui se soumettent sans barguigner aux exigences du capitalisme international au mépris de leurs promesses électorales. Ils organisent le démantèlement de nos acquis sociaux.

 

-          Ils  ont bradé notre souveraineté nationale restaurée par la résistance intérieure et extérieure sous l’autorité du général de Gaulle non seulement contre l’occupant nazi mais également face aux prétentions étasuniennes de transformer la France en protectorat dès 1944.

 

-          Ils privatisent à tours de bras mais  ce ne sont pas les prix qui baissent mais les salaires. La  protection sociale  est  réduite. Tous  nous incitent  à la patience dans l’attente d’une embellie au sein de l’UE qui ne viendra pas dans un avenir prévisible, c'est-à-dire pas avant que les enfants de nos enfants mangent les pissenlits par la racine.

 

 Ce sont là déjà des raisons suffisantes de  m’abstenir ou voter blanc mais il y en a d’autres.

 

 je ne voterai pas pour des gens qui nous bassinent à longueur d’année sur les conséquences d’un réchauffement  climatique plus que contestable dont l’origine anthropique n’est pas démontrée. Les modèles du GIEC  mal paramétrés  aboutissent à des résultats faussés destinés à faire peur.

 

Je ne peux  non plus accorder mon suffrage à ceux qui sont à l’origine du véritable hold up à mains armées auquel se livre l’OTAN en Libye, comme pour les quelques abstentionnistes qui tels Ponce Pilate se sont « courageusement » abstenus lors du vote par le parlement européen de la résolution demandant à l’ONU l’autorisation de bombarder la Libye.

 

Trois griefs adressés à la classe politique dans son ensemble, opposables de l’extrême gauche à de rares exceptions près, à l’extrême droite,  dans ces  conditions je ne sollicite pas de mandat  car je n’aurais  personne à qui accorder mon suffrage dans l’hypothèse ou je serais élu délégué. »

 

La consultation a donné les résultats suivants :

 

Votants  23               Blanc ou nul 1          Suffrages exprimés   22

 

Ont obtenus 

 

Villiers Village                       15  suffrages                                         10 élus                                     5 suppléants      

 

 

Solidaires à gauche        7   suffrages                     5 élus                   1 suppléant                                                                                                            

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5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 14:21

De tous temps les migrations ont eu principalement pour origine le mal vivre et l’absence de perspectives locales, en fait le sous développement, relatif dans le temps et dans l’espace, sous tous ses aspect, l’insécurité et les pillages qui ont traversé les générations pour venir jusqu’à nous. Le colonialisme était censé promouvoir la civilisation il  n’a apporté que misère et désolation pour les « indigènes ».

 

Aujourd’hui au prétexte des droits de l’homme sous couvert du droit d’ingérence nous  tentons à nouveau de les spolier de leurs richesses naturelles, de  contrôler les voies de communication et de transport, j’écris « NOUS » car tous coupables ou presque, les uns pour avoir été à l’origine du crime, d’autres pour l’avoir cautionné, ignoré, laissé commettre sans mot dire en vilipendant ceux qui osaient et osent encore émettre la moindre critique.

 

L’Afghanistan commençait à se développer, l’Irak aussi, l’ex Yougoslavie était en Paix, plus près de nous encore les libyens bénéficiaient, selon l’ONU, d’un indice de développement humain élevé, qu’en restera-t-il ?  La Russie peine à se relever du  recul de civilisation provoqué par le libéralisme Eltsinien initié par Gorbatchev…et j’en passe …

 

Partout ou l’occident est intervenu  les  tueries, massacres jusqu’au génocide, celui des indiens d’Amérique n’est pas l’un des moindres, vols, rapines qu’il a commis sans vergogne, ont provoqué des mouvements de populations fuyant la misère et la violence. Les diasporas, longtemps absorbées par la croissance qui s’en nourrissait et  bénéficiait à tous,  sont là pour en témoigner.

 

Aujourd’hui au nom de la loi du profit et de la concurrence dite libre et  non faussée qui a incité aux délocalisations la croissance s’est évaporée. La quête d’un emploi de plus rare, instable, et mal rémunéré avec comme premières conséquences, la baisse du pouvoir d’achat, nourrit la croissance du sentiment xénophobe dans lequel s’engouffrent la droite et l’extrême droite.

 

Sentiment xénophobe plutôt  que raciste car à fréquenter les centres de soins depuis quelques mois je n’ai pas constaté la moindre animosité envers les personnels d’origines étrangères prenant en charge les patients. Il y a ceux dont on a besoin plus ou moins consciemment les autres sont considérés comme d’insupportables  intrus inassimilables, c’est aussi ça la société de consommation, on prend et on jette. D’ailleurs il y a longtemps qu’il n’y aurait plus de service des urgences s’il n’y avait pas eu recrutement dans nos anciennes colonies de médecins d’infirmières de chercheurs et de techniciens qui serait bien utiles là ou ils sont nés mais que la politique des quotas a interdit de former chez nous pour faire des économies. Il s’agit là aussi de prélèvements indus.

 

A vingt ans comme beaucoup j’aspirais à vivre et travailler au pays, en Creuse. Les conditions économiques de l’époque, dans les années 50, qui n’ont guère changées depuis, me l’ont interdit. Les gens qui empruntent au péril de leur vie des embarcations de fortune pour traverser la méditerranée ont des motivations de même nature. Ceci étant les temps ont changé, les délocalisations conséquences des politiques initiées et mises par la social-démocratie et la droite sont passées par là, la croissance a disparu. A y regarder de près le programme partagé (par qui) du Front de Gauche n’est pas de nature à changer la donne et de toute manière nous n’avons pas les moyens d’accueillir toute la misère du monde. D’autres l’ont écrit avant moi. Par contre l’asile politique et les regroupements familiaux doivent être garantis sans restriction, l’émigration choisie, ségrégative par nature doit être, sauf exception, exclue.

 

 Il est une certitude nous ne ralentirons pas les flux migratoires en provenance des pays du sud en  tentant de les asservir par les armes afin les spolier de leurs ressources naturelles, bien au contraire. Ce faisant nous les accélérons. Nous devons les respecter et les soutenir dans leur élan vers le progrès plutôt que d’anéantir le fruit des efforts qu’ils ont déjà consentis. Mais ça, nous ne sommes qu’une infime minorité à le comprendre.

 

Il est évident que si nous réussissions à stopper la casse de notre industrie, à rééquilibrer nos échanges pour retrouver le chemin de la croissance et aller vers le plein emploi la question se poserait alors différemment voire  même pas du tout si d’autres adoptaient le même démarche.

 

Pour cela nous devons retrouver notre libre arbitre, nous affranchir des directives de l’UE, du FMI, de l’OMC mais le Front de Gauche ne le prévoit pas, les autres non plus.

 

Il est encore temps de modifier le cours des évènements. Nombre d’économistes jugent l’Euro dépassé et le retour vers des Etats nations inéluctable. Le Front de gauche et la direction du PCF n’ont rien compris au film pour eux Kadhafi est un tyran sanguinaire et corrompu, Staline l’était aussi comme tout ceux qui s’opposent à la volonté hégémonique de l’occident capitaliste, il faut les abattre et les vouer aux gémonies. La droite et la social-démocratie n’attendaient que ça pour occuper le terrain, sans partage.

 

Alors, marxiste ou pas, c’est la lucidité et le bon sens qui doivent prévaloir. Comme disaient les anciens ça urge.

 

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1 juillet 2011 5 01 /07 /juillet /2011 15:24

 

Il y a 66 ans, le 8 mai 1945, l'Allemagne nazie capitulait sans condition. C'était la victoire des Armées alliées, de la Résistance intérieure, au sein de laquelle le parti communiste avait pris une part essentielle,  extérieure avec le Général de Gaulle et ceux qui l'ont rejoint. C’était la victoire des peuples sur le fascisme, le racisme, la xénophobie, une  victoire temporaire de la raison sur l’obscurantisme.

 

En ce jour anniversaire, nous rendons hommage à tous ces combattants  de la liberté. Nous exprimons notre attachement aux idéaux qui les animaient pour plus de justice, de  fraternité et le rétablissement de la souveraineté nationale, valeurs reprises par le grand vent de l’aspiration des peuples à l’autodétermination.

 

La Seconde Guerre mondiale fut le conflit le plus meurtrier de tous les temps avec des dizaines et des dizaines de millions de morts, de blessés, de disparus, d’orphelins et de veuves, avec des atrocités sans nom :

 

L'horreur dans des camps de concentration et d'extermination, ouverts dès l’avènement des nazis au pouvoir, au vu et au su des démocraties occidentales, puis les fours crématoires pour faire disparaître jusqu’à la trace du génocide. Des Lidice et Oradour  par centaines dans les territoires occupés par les nazis. Horreurs minimisées, voire  niées encore aujourd’hui par beaucoup… 

 

Il nous faut inlassablement rappeler ce que fut l’ INHUMANITE de  cette période parmi les plus sombres de notre Histoire afin que la mémoire puisse  résister à l’usure du temps. La civilisation est d’un combat permanent contre la barbarie toujours renaissante.

 

La xénophobie s’étale, des forces néo-fascistes et néo-nazies font patte douce et s’implantent de plus en plus largement en Europe. De nouveaux champs de bataille s’ouvrent ou s’aggravent à travers le monde. La France est engagée militairement dans plusieurs pays.

 

Le droit d’ingérence est invoqué contre quiconque tente de s’opposer à l’impérialisme dominant au prétexte fallacieux de la défense des libertés et le  des droits de l’HOMME qui ne deviendront réalité, urbi et orbi, que lorsque nous aurons atteint le Nirvana. C'est-à-dire bien après que nos enfants et petits enfants aient disparu.

 

Quels sont dans notre pays, asservi à la dictature de l’argent roi,  les droits des chômeurs et des précaires, des mal logés, des SDF, de tous ceux qui sont contraints d’en passer par les restos du cœur ou l’épicerie sociale pour survivre ou de renoncer aux soins de plus en plus mal remboursés.

 

Il n’y a pas assez d’argent pour la santé, l’éducation, le développement humain il y en a pour la production  et l’usage d’armements de plus en plus destructeurs, qui tuent et polluent, afin de spolier les peuples réfractaires de leurs ressources naturelles, l’eau, le pétrole, le gaz, les métaux rares.

 

S’il s’agissait de donner le pouvoir au peuple nous pourrions applaudir. Mais non, il  s’agit de l’attribuer à une caste de privilégiés, tenus en laisse par l’occident, serviteurs zélés des puissants de ce monde avec le concours de SMP, Société Militaires Privées à qui l’argent ne fait pas défaut. 

 

D’Est en Ouest, du Nord au Sud, des régimes ou la démocratie commençait à poindre ont été remplacés par des dictatures.

 

Soulignons l’inanité de la démarche car on ne peut durablement imposer à un peuple, par la force des armes, ce dont il ne veut pas. 

 

Cette politique, néocoloniale, stérilise les moyens qui permettraient de lutter efficacement contre la malnutrition, le manque  d’eau potable,  la maladie, fléaux qui provoquent en une année  autant de décès qu’il y en eut de 1939 à 1945… Victimes innocentes qui ne bénéficieront pas, elles  non plus, des bienfaits présumés du développement durable.

 

Laisserons-nous à notre descendance le soin de faire repentance face à l’hécatombe à venir?

 

Allons nous enfin mettre un terme à l’engrenage de la haine et comprendre que l’élimination de Ben Laden ne mettra pas fin au terrorisme si nous n’agissons pas pour en supprimer les causes. Les criminels nazis avaient eu, eux, droit à un procès à Nuremberg.

 

En ces temps douloureux, qui risquent de l’être plus encore car tout indique qu’ils constituent   les prémices d’une troisième guerre mondiale… En ces temps douloureux ou beaucoup se réclament encore de l’héritage Chrétien, il conviendrait, pour être plus crédibles, de respecter d’abord le cinquième commandement du décalogue : « TU NE TUERAS POINT » ce qui implique en priorité  un désarmement général, progressif et équilibré.

 

Plutôt que de jouer les boutefeux et nous ériger en donneurs de leçons sur des principes que nous n’honorons  plus nous devrions nous inspirer des recommandations  de la déclaration de l’ONU, le 6 octobre 1999,  à l’aube du millénaire.

 

Le document rédigé sur la base des textes fondateurs de l’ONU préconisait :

 

Le respect de la vie, la promotion et la pratique de la non-violence par l’éducation, le dialogue et la coopération;

 

Le respect des principes de la souveraineté, de l’intégrité territoriale et de l’indépendance politique  des États, la non-intervention dans les questions qui relèvent de leurs juridictions.

 

Quel exemple donnons-nous aujourd’hui aux nouvelles générations?

 

A défaut d’un changement de cap, nous laisserons à l’équipage d’un éventuel OVNI venant s’aventurer sur la planète Terre une vision d’épouvante faite de ruines et de squelettes décharnés avec comme seul recours  la science anthropologique pour tenter de déterminer quel était cet étrange et suicidaire bipède.

 

Vive la co-existence pacifique.

 

Vive la France et ses valeurs républicaines, la Laïcité en particulier,  passeport du vivre ensemble, dans le respect mutuel des différences.

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29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 16:51

Réflexions sur Staline par jean Bricmont, à partir du livre de Domenico Losurdo: Staline, histoire et critique d'une légende noire traduit de l'italien par Marie-Ange Patrizio, avec une postface de Luciano Canfora ;  éditions Aden, Bruxelles, 2011. Article paru sur Investig’Action Michel Collon.info.

 

« Oh, mais nous ne sommes pas staliniens ». Un peu comme les catholiques contemporains qui n'ont rien de plus pressé que de rejeter le pape, les communistes actuels se désolidarisent autant qu'ils le peuvent de la période durant laquelle le communisme a été, non pas une simple « hypothèse », mais un mouvement rassemblant des millions de gens, ayant un poids réel dans l'histoire, et qui fut la période de Staline. Le philosophe italien Domenico Losurdo ne partage pas cette forme de fuite face à l'histoire ou d'autophagie des communistes, comme il l'appelle, et c'est sans doute pour cela qu'il a consacré un livre à l'homme qui a été à la fois l'un des plus adulés et des plus haïs du 20ème siècle et qui a incarné plus que tout autre le caractère prométhéen de son époque.

Même si l'auteur démonte la « légende noire » forgée entre autres par Arendt, Conquest, Khrouchtchev et Trotski, ce livre n'est pas une apologie de Staline (bien qu'il sera sans doute accusé d'en être une) mais plutôt une tentative pour faire sortir Staline de la démonologie occidentale, où il occupe une place de choix aux côtés de son « frère jumeau » Hitler, et de le faire entrer dans l'histoire, une histoire certes tragique, mais qui ne se résume pas à la lutte du Bien démocratique contre le Mal totalitaire. L'auteur aborde de front plusieurs questions sensibles, comme la direction par Staline de la guerre patriotique (1941-1945), la famine en Ukraine, les camps, l'industrialisation forcée ou encore l'antisémitisme, et il s'appuie pour cela essentiellement sur des sources non communistes.

Losurdo montre que les pratiques de déportation ou de travail forcé, dénoncées comme « monstrueuses » quand elles étaient dues aux staliniens, étaient parfaitement acceptables pour l'Occident libéral lorsque celui-ci les appliquait aux peuples colonisés. Ce livre offrira peut-être un antidote à la culpabilisation dans laquelle beaucoup de communistes sont enfermés depuis des décennies.

Il devrait surtout permettre de comprendre le régime soviétique comme étant une dictature développementiste, pour utiliser le terme de Losurdo, dont le but principal n'avait rien à voir avec le socialisme, tel qu'il était compris avant 1917, mais visait au rattrapage de l'Occident par un pays arriéré. Tout Staline peut être résumé par ces phrases de Isaac Deutscher (qui ne l'aimait pas) : « il a trouvé la Russie qui travaillait la terre avec des charrues de bois et il la laisse propriétaire de la pile atomique... Un pareil résultat n'aurait pas pu être obtenu sans une vaste révolution culturelle au cours de laquelle on a envoyé tout un pays à l'école pour lui donner une instruction étendue ». (cité par Losurdo, p.12). Deutscher aurait pu ajouter que tout cela s'est fait dans un climat d'hostilité internationale et de sabotage inouï et a été accompagné par la mise sur pied d'une puissante armée qui a vaincu pratiquement seule le fascisme. Bien sûr, ce fut le résultat d'une dictature féroce ; comment a-t-on pu imaginer que cela soit réalisé autrement ? Et comment a-t-on pu jamais imaginer que tout cela fut accompli par le fou sanguinaire, stupide et inculte décrit par la « légende noire » ?

Quelles conclusions politiques tirer du livre de Losurdo ? Bertrand Russell remarquait, déjà en 1920, que « Les bolcheviks se donnent pour être les alliés du socialisme occidental avancé, et, à ce point de vue, ils prêtent le flanc à de sérieuses critiques....Mais comme gouvernement national, une fois dépouillés de leur camouflage et en les considérant comme les successeurs de Pierre-le-Grand, ils accomplissent une tâche nécessaire, quoique ingrate. » L'erreur fondamentale des communistes occidentaux a été de s'être laissé berner par le « camouflage », et d'avoir perverti ainsi l'idée même du socialisme, en l'identifiant à cette œuvre de « successeurs de Pierre le Grand ». Ce faisant, ils ont inauguré une tradition, qui se poursuit aujourd'hui, de méfiance à gauche envers les libertés démocratiques (entre autres, la liberté d'expression), perçues comme « bourgeoises », vu qu'elles avaient été supprimées en URSS, alors qu'avant 1917, les socialistes, toutes tendances confondues, réformistes comme révolutionnaires, avaient défendu ces libertés.

Mais ce que la gauche occidentale « radicale » est devenue, avec la déstalinisation et surtout après mai 68, un mélange de subjectivisme et d'utopisme est, à bien des égards, pire que ce qu'étaient les PC occidentaux à l'époque « stalinienne ». Cette gauche a progressivement admis l'idée que la fin de l'URSS signifiait la fin du socialisme (ce qui revenait à perpétuer sous forme inversée l'erreur fondamentale des staliniens) et a renoncé à tout projet radical de transformation socio-économique. Ce faisant, elle a abandonné peu à peu la majorité du peuple, en se concentrant exclusivement sur les « exclus » : minorités sexuelles, sans papiers, personnes issues de l'immigration. Le discours tenu envers la majorité n'a plus été un discours tourné vers l'avenir (« construire le socialisme ») mais vers le passé, et ne cherche pas à rassembler mais à culpabiliser : sur l'holocauste, le colonialisme, le racisme, l'empreinte écologique ou, pour ce qui concerne les rares défenseurs de la gauche classique, à les culpabiliser sur le stalinisme. Les mythes européistes ou alter-européistes, justifiés eux-mêmes par la culpabilisation anti-nationaliste, ont éliminé toute réflexion politique réelle et nous enferment dans une régression sociale sans fin. L'internationalisme « prolétarien » a été remplacé par le « droit d'ingérence humanitaire ». Le contrôle du discours, au nom de l'antiracisme et de l'antifascisme, est encore plus totalitaire qu'avant : pour la gauche actuelle, il est bien plus grave de prononcer une phrase raciste que de privatiser une banque publique.

Malgré tous leurs défauts, les communistes occidentaux « staliniens » se battaient pour des causes généralement justes : la lutte contre le fascisme, les politiques de progrès social et la décolonisation. Aujourd'hui, la gauche occidentale est, avec sa rhétorique grandiloquente sur les droits de l'homme, sans projet, sans avenir et totalement en marge de l'histoire réelle.

Le livre de Losurdo permettra peut-être aux communistes, en se réappropriant une vision réaliste de leur histoire, de commencer à se réinventer un avenir.

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21 avril 2011 4 21 /04 /avril /2011 13:27

Débat d’orientation budgétaire : Le vote du budget ayant  été retardé, le débat d'orientatation budgétaire  du 28 janvier est devenu caduque il a  donc dû être repris. J'ai rappelé les termes de ma déclaration portée au PV du 28 ci après pour mémoire:

 

D’emblée le document d’introduction qui nous a été remis situait les contraintes financières aggravées que subiront les collectivités territoriales dans les années à venir du fait de l’incertitude (je cite) quant à l’évolution de la croissance économique encore faible et incertaine et la volonté gouvernementale et de sa majorité de réduire les déficits au travers la poursuite d’un plan drastique d’austérité initié depuis déjà plusieurs années.

 

La DGF est gelé, le rapport Carrez préconise de privilégier la péréquation horizontale, c'est-à-dire de picorer dans la gamelle des voisines. Des mesures destinées à les pousser vers une intégration accrues dans des organismes  supra communaux sont prises, à ce jeu là la majorité est experte, regrettons que Elan pour Villiers et Renouveau Solidaire lui emboîte le pas sans barguigner, bientôt la commune de Villiers sera vidée de ses prérogatives, il ne restera plus que les indemnités du maire et de ses adjoints à réduire avant de les supprimer.

 

Il y aura donc dans les années à venir moins d’argent de l’Etat pour les communes. Restriction qu’il faudra compenser par une hausse du coût des prestations servies ainsi qu’il a été  déjà fait en décembre, en attendant une nouvelle revalorisation des impôts locaux qui ne saurait tarder, par obligation, à laquelle s’ajouteront dans les semaines  qui viennent les conséquences de la flambée spéculative sur les céréales et les matières premières que rien ne justifie. Pas même le prétendu réchauffement climatique dont nous serions coupables.

 

Hausse des prix programmée et baisse du pouvoir d’achat sont les deux mamelles qui nourrissent la décroissance et par conséquent la crise qui a encore de beaux jours devant elle si un changement de cap n’intervient pas rapidement. Sinon la dynamique à laquelle vous faites allusion restera durablement baissière.

 

Mois de janvier, mois des vœux : Aux personnes qui m’ont présenté les leurs j’ai répondu invariablement 2011, sera pire que 2010. En 2011 les salariés et pensionnés perdront 3 points de pouvoir d’achat. C’est presque déjà fait

 

Il est à craindre qu’en 2012 nous touchions le fond à moins bien entendu d’un mouvement social d’envergure ou d’un changement politique significatif.

 

Pour une très large majorité de nos concitoyens l’écart entre recettes et dépenses va se creuser en négatif. Pour la commune vous prévoyez en moyenne annuelle 1,2 % d’augmentation de 2010 à 2014 pour les recettes  contre 3,3 % pour les dépenses dont 4,6 % pour les charges de personnels malgré les transferts de compétences vers l’agglo. Un audit s’avère nécessaire dans ce domaine,  de la part de la majorité, à défaut par un cabinet spécialisé.

 

La situation va devenir intenable, vous en avez conscience car hier lors de la commission des finances vous avez laissé entendre qu’il faudrait plafonner les aides du CCAS à l’intention des familles en difficulté. Que faites-vous pour y remédier, sinon répartir les miettes, pressurer vos administrés, comme vous l’avez fait il y a deux ans tout en  les incitant à la résignation. 

 

En ajoutant toutefois  que s’il y a de l’argent pour des interventions coloniales en Libye, en Côte d’Ivoire, en Afghanistan et le sauvetage des banques spéculatrices il n’y en avait pas pour les collectivités locales, pour la santé, les retraites, la protection sociale en général, l’école et le financement des polices préventives de proximité.

 

Garantie d’emprunt OPIVOIE (qui rachète les logements sociaux sur le plateau) : J’ai déclaré que si nous avions retenu l’Athégienne qui finançait sur fonds propres la commune n’aurait pas eu à garantir d’emprunt. Madame le maire a répondu que c’est l’Athégienne qui avait fait défection, j’ai rétorqué que ce n’était pas le sens des informations que j’avais obtenues

 

Acquisition de parcelles rue des Sables : j’ai observé que les propriétaires sortiraient grandis par l’acceptation d’une cession gratuite qui aurait dû être mentionnée dans l’autorisation de lotir accordée sous le mandat Alcamo-Simons (1983-89).

 

Compte épargne temps : Le  personnel communal n’y trouvant rien à redire je ne pouvais être plus royaliste que le roi. Mais en  tant qu’ancien salarié je ne vois pas l’intérêt d’une telle mesure. Madame le maire a répondu que le compte épargne temps permettait aux salariés de partir plus tôt en retraite. J’ai observé que 50 jours étaient bien peu par rapport au report de plusieurs années de l’âge ouvrant droit à la retraite décidé par le gouvernement UMP. C’est un marché de dupes.

 

Accueil d’un apprenti : J’ai demandé quel était le niveau de culture générale  du candidat car le recours à l’apprentissage est trop souvent la conséquence d’échecs scolaires d’autant plus importants  après la disparition des enseignants (RASED) chargés du soutien aux élèves en difficultés. Ce n’était semble-t-il pas le cas mais  le questionnement a provoqué une hilarité générale qui dénote une méconnaissance du sujet par les élus. Je leur laisse la responsabilité de cette réaction.

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3 avril 2011 7 03 /04 /avril /2011 14:52

La vérité, toute la vérité mais rien que la réalité.

 

Dans toute assemblée, la décision appartient à la majorité après débat contradictoire dont la relation doit être aussi fidèle que possible afin chacun puisse être informé de la réalité de la gestion communale, et apprécier le bien fondé des décisions prises au nom de la collectivité. C’est une des conditions  d’une gestion démocratique, sinon la première.

 

C’était tant bien que mal la pratique communément admise à Villiers sur orge depuis plusieurs mandats. Un compte rendu exhaustif était rédigé sous la direction du Maire approuvé par le conseil à la séance suivante et affiché sur les panneaux communaux ou chacun avait la faculté d’en prendre connaissance. Depuis quelques mois ce  compte rendu a été réduit comme peau de chagrin, vidé de sens, très éloigné de la réalité des interventions, ou la part du lion est réservée à la majorité, la portion congrue à l’opposition qui représente pourtant près de 60 % de l’électorat..

 

Nul ne peut être opposée à la synthétisation des interventions dans un souci d’efficacité, de gain de temps, et d’économies  de papier et de colle à la condition toutefois qu’elles ne soient pas tronquées mais rapportées dans l’esprit ou elles ont été prononcées, ce qui nécessite évidemment l’aptitude à déceler la substantifique moelle des plus longs discours pour aller à l’essentiel dans un français accessible à tous.

 

Qui plus est,   même si c’est parfaitement légal,  n’afficher que  le compte rendu, sur un seul panneau, mesquinerie supplémentaire, constitue une rétention flagrante de l’information car le procès verbal n’est consultable en mairie que sur demande, droit que beaucoup de nos concitoyens ignorent encore, pour les uns,  et dont d’autres n’oseront user.

 

Pendant que Sarkozy règne sans partage, au mépris du suffrage universel, dépense sans compter pour bombarder la Libye, afin de  spolier les habitants de ce pays des ressources pétrolières, alors qu’il n’y aurait plus d’argent pour la santé, les retraites, le pouvoir d’achat, ses amis de la majorité transfèrent les compétences de la commune  vers la communauté d’agglo jusqu’à en faire un ensemble bientôt réduit à l’inauguration des chrysanthèmes et multiplient les stratagèmes afin que les villiéraines et les villiérains ne puissent avoir connaissance des propos tenus par ceux qui dénoncent leur politique.

 

Lors du  conseil municipal qui s’est tenu le 3 mars, ou j’avais été désigné secrétaire de séance par madame le maire,   l’opposition a rejeté le document présenté comme étant non conforme à la réalité des échanges de la réunion du 28 janvier,   demandé qu’il soit rectifié avant d’être soumis une nouvelle fois au élus à la séance suivante.

 

 Elle se tiendra  le 5 avril et devra se prononcer également sur le « procès verbal »  du 3 mars. Disons de suite qu’il présente lui aussi de nombreuses insuffisances de même nature que le précédent. Logiquement une première mouture, rédigée par le personnel communal aurait dû être soumise  au secrétaire de séance pour observations avant d’être adressé aux élus dans les délais prescrits  par le CGCT soit 5 jours francs or le document  m’est  parvenu  le  29 mars à 15 h 10, j’ai transmis mes remarques à 18 h 16 à madame le maire mais les convocations avaient déjà été postées, cachet de la poste en faisant foi.

 

La majorité ne respecte pas la réglementation en vigueur.

 

C’est une démarche  qu’il m’est impossible de cautionner car  dans ces conditions il est superfétatoire de désigner un secrétaire de séance. C’est le fait du prince qui prévaut.

 

La séance du 3 mars portait essentiellement sur l’organisation du conseil municipal :

 

1 Avis  sur le maintien en qualité de maire adjoint d’un membre du conseil municipal

2 Election de maires Adjoints

3 Désignation des membres de commissions

4 Elections des représentants de la commune en qualité de délégués communautaires Du Val d’Orge

 

Sur les points 1-2-3 l’opposition a unanimement estimé qu’il s’agissait d’une affaire interne à la majorité et par conséquent  refusé de s’exprimer.

 

Sur le point 4 monsieur Fraysse  a présente sa candidature pour chacun des deux postes à pourvoir.

J’ai déclaré que cette candidature aurait dû être précédée d’une profession de foi et que   la règle du consensus étant appliqué par la communauté d’agglo je ne voyais pas quelle pouvait être l’intérêt de l’élection d’un membre d’une l’opposition qui depuis trois ans n’avait jamais manifesté une réelle divergence de vue, par rapport à la majorité, sur les transferts de compétences de la commune vers l’agglo. Mon bulletin à été comptabilisé nul à deux reprises.

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3 avril 2011 7 03 /04 /avril /2011 09:37

Communiqué de presse de la Fédération CGT de l'Energie du 01 avril 2011

 

Ce vendredi 1er avril voit encore les usagers du gaz subir une hausse injustifiée des tarifs : 5,2 % soit 20 % sur un an et plus de 60 % depuis l’ouverture de capital de Gaz de France en 2004

 

INJUSTIFIEE car GDF SUEZ (après Gaz de France) accumule année après année un résultat de plusieurs milliards d’euros qui sont redistribués essentiellement aux actionnaires !

 

Pour 2010, l’effet prix sur les ventes et l’hiver froid, à eux seuls, ont permis à GDF SUEZ d’engranger 600 millions d’euros supplémentaires.

 

La restitution de ces sommes aux consommateurs aurait permis une baisse de tarif de 8 % !

 

INJUSTIFIEE car les modalités de fixation des tarifs ont été modifiées successivement (*) pour permettre à Gaz de France de capter une marge toujours croissante sur les consommateurs.

 

Le but était de rendre l’entreprise rentable financièrement pour pouvoir la privatiser.

 

Aujourd'hui, cela alimente les dividendes dont bénéficie aussi l'Etat.

 

Et cela, bien sûr, sans aucune transparence !

 

On peut pour le moins s’étonner de l’augmentation prétendue des contrats d’approvisionnement à long terme de GDF SUEZ dans un marché gazier en surcapacité.

 

INJUSTIFIEE car elle pèse lourd sur les ménages qui subissent des pertes de pouvoir d’achat

 

D’un côté, le gouvernement prend des mesures pour les plus démunis en créant l’observatoire de la précarité énergétique et dans le même temps, il accepte les hausses successives qui gonflent les factures.

 

Quelle hypocrisie !

CA SUFFIT !

 

La FNME-CGT exige un moratoire sur les hausses des tarifs gaz !

 

La FNME-CGT revendique la mise en place d’une commission intégrant les représentants des usagers, des élus et des salariés, dans laquelle la transparence des coûts réels serait de rigueur pour la fixation des tarifs réglementés, ce qui permettrait un juste retour vers les consommateurs des politiques d’optimisation d’approvisionnement.

 

Pour la FNME-CGT l’arrêt annoncé de façon « électoraliste » des augmentations du gaz ne peut en aucun cas remplacer la BAISSE DES TARIFS GAZ NECESSAIRE, POSSIBLE ET URGENTE ! 

 

(*) Jusqu’en 2002, les tarifs domestiques étaient basés sur les coûts comptables réels, ce qui permettait que l’achat du gaz au meilleur coût par Gaz de France bénéficie aux usagers. 

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2 avril 2011 6 02 /04 /avril /2011 13:51

 

On espère que le coup de colère de Danielle Bleitrach réagissant à la furie militariste médiatique sur la Libye ne sera pas le dernier. On peut discuter de sa conclusion sur l’utilité du vote en France. En tout cas, la claque mise à tous les partis politiques par une abstention qui bat tous ses records devrait interpeller et sur ce point, le coup de colère de Danielle peut aider les communistes à réfléchir sur le niveau d’abstention...

Mais il semble qu’à Marseille (malheureusement comme dans trop d’endroits !), les directions du PCF n’aiment pas les débats dérangeants pour leur "ligne" politique. Ils n’ont gardé de l’histoire du PCF que cette pratique que Lucien Sève dénonçait avec raison comme le "centralisme autocratique".

Si le réseau "Faire Vivre et Renforcer le PCF" était engagé partout pour le vote communiste au premier tour et pour battre la droite et le FN au second, le coup de colère de Danielle nous intéresse, car il illustre ce qui est une souffrance pour de nombreux militants constatant la tenace transformation de leur parti en un "truc de gauche".      Lepcf.fr


Pas un commentaire sur le mur commun, toujours les mêmes conneries, l’impossible dialogue, on parle de n’importe quoi, on se passe des photos des disques, pas un cri d’indignation, serai-je la seule à éprouver de la colère, de la peur vers où on nous conduit inexorablement, rien de ce qui est secondaire ne vous est étranger. La France, la Grande-Bretagne et les États-Unis ont obtenu ce qu’ils cherchaient depuis le début, intervenir en Libye, utiliser la force, et on ne peut que frémir en lisant ce "par tous les moyens". Ils ont appliqué cette saloperie néo-colonialiste intitulé "devoir d’ingérence" au nom duquel ils jugent de qui mérite d’être "secouru"

Non seulement le risible Bernard Henri Levy est venu, comme prévu, hurler sur les plateaux de télévision, mais il a illustré par sa seule présence ce que la médiacratie française imposait à une opinion débile, incapable de la moindre réaction, des citoyens en état de coma dépassé civique. Son cri de hyène qui a accompagné toutes les aventures mensongères de l’empire, cet individu parfaitement déconsidéré par ses mensonges au Nicaragua, en Afghanistan, en Bosnie, son entrée triomphale dans Gaza martyr m’est insupportable en tant que Française, mais il me l’est encore plus en tant que juive. Il est celui qui légitime toutes les horreurs de l’antisémitisme, ce racisme terrible qui un jour se terminera inexorablement par un bain de sang pour un peuple israélien victime et désormais bourreau parce qu’incapable de choisir la justice, le dialogue, se réfugiant dans la fausse sécurité de la force et le mensonge et je pleure déjà tout ce que ce peuple issu de la Shoah et de la volonté colonialiste des occidentaux sur les peuples arabes. Je suis envahie d’une immense pitié non pas pour les palestiniens, car je sais qu’inexorablement ils vaincront, mais pour ces gens à courte vue qui creusent leur tombe. Choisir de se ranger derrière un Bernard Henri Levy, c’est se condamner à finir dans les poubelles de l’histoire, souvenez-vous de ce que disait Einstein, je cite de mémoire : "Si nous ne sommes pas capable de tirer partie de ce que 2000 ans de martyr nous ont enseigné et tout faire pour une entente avec nos voisins arabes, alors nous mériterons ce qui nous arrivera". Et je sais que le jour du massacre, si je suis encore en vie, moi qui me suis battue toute ma vie pour le choix du respect, du dialogue, d’un destin commun avec les Palestiniens, j’irai me ranger à vos côtés pour dire que s’il existe un seul juste et il en existe beaucoup que les BHL font taire, les juifs égarés sur la terre de Palestine, conduits par de mauvais bergers doivent être sauvés.

Ce que l’on fait des juifs en ce moment, voici qu’on le fait des français, les moutons derrière les appétits du capitalisme, derrière les choix impérialistes. Peu importe qui est Kadhafi, le vrai problème est l’avidité du monde occidental pour l’énergie, le refus de changer de pouvoir et de mode de vie, la manière dont dans le fond comme au temps du colonialisme on a su rallier les masses occidentales à l’exploitation coloniale. Pour conserver vos gadgets, vous êtes capables de n’importe quoi, du meurtre, de feindre de ne pas voir l’évidence..

Oui mais vous semblez oublier que le monde n’en peut plus et vous refusez de voir que ce qui se passe au Japon est prémonitoire, cette centrale comme une cocotte minute, cette énergie privatisée, ce désordre généralisé et les chaînes de production de gadgets électroniques arrêtées, un peuple qui se réfugie à Hiroshima, tout cela n’est-il pas à l’image du futur que ce système engendre tandis que nous enfonçons la tête dans le sable. En attendant Godot, ah ! les beaux jours de l’ultime domination colonialiste. Ou ils iront jusqu’à faire sauter la planète, ou les peuples l’emporteront et leur colère sera aussi terrible qu’un tsunami.

Vous inventez que vous soutenez le vent de liberté qui s’est répandu sur le monde arabe comme s’il avait surgi d’autre chose que du corset terrible de la politique néolibérale que vous imposez aux plus pauvres, à une jeunesse sans avenir, vous voulez dire que cette jeunesse rêve de vos gadgets, que facebook est à l’origine de ces révoltes pour mieux effacer cette note de chômage, d’impossibilité de se loger, de trouver un travail à la mesure de leur formation que cette jeunesse vous présente. Vous croyez qu’ils aspirent à votre "démocratie", vous qui ne savez que piller, étouffer, et vous osez comme Juppé revendiquer cette révolte contre vous, votre domination, vos pillages, vos humiliations, vos guerres.

Vous avez trouvé un nouveau bouc émissaire, mais vous accordez au même moment votre aval aux vieillards immondes qui tiennent le destin du Golfe, vous acceptez que les troupes saoudiennes viennent traquer jusque dans les hôpitaux des manifestants ouvriers désarmés qui ne réclament qu’une véritable citoyenneté.

Et de ce fait vous avancez déjà vos pions vers l’Iran, vers une guerre chiite-sunnite qui risque de ce terminer par une monstrueuse déflagration. Tous les imbéciles qui s’agitent en ce moment autour d’un référendum sur la sortie du nucléaire sont incapables de poser la question du nucléaire militaire et du fait qu’il y a désormais assez de bombe pour faire sauter la planète et que pour le grand bonheur des trusts de l’armement on continue à en fabriquer. Vous revendiquez un référendum là-dessus alors que vous êtes incapables de protester contre le fait que l’on peut vous faire entrer en guerre, une guerre qui peut conduire à la nuit nucléaire et qui déjà en Afghanistan coûte des milliers de morts civils, de femmes, d’enfants et dit-on un million d’euros par jour. Vous acceptez d’être dessaisi de vos prérogatives citoyennes face à ce qui peut devenir une guerre nucléaire avec l’Iran, vous cautionnez les assassins saoudiens et vous trouvez un bouc émissaire pour mettre un doigt dans l’engrenage, vous acceptez la manipulation, non pas parce que vous êtes totalement cons mais parce que vous êtes complices, depuis des siècle vous avez accepté que le monde crève pour que vous puissiez pourrir dans vos gadgets et comme aujourd’hui le chômage, la mal vie, gagne une part croissante de la population française sur le fond vous êtes déjà d’accord avec Marine Le Pen ou Rocard : la France ne peut pas accueillir toute la misère du monde. A la seule différence près que la France a sa part dans cette misère et que cela ne date pas d’aujourd’hui, que son rôle hier à l’ONU est dans le prolongement, le tout enveloppé du papier kraft de notre grande révolution française.

Je méprise les Israéliens qui se rangent derrière l’extrême-droite, les Bernard Henri Levy et autres salopards qui semblent ne pleurer que sur les enfants israéliens en oubliant que les enfants du monde, ceux des palestiniens sont les nôtres tout autant, mais je méprise tout autant les français, plus encore qui hier ont été capable d’applaudir majoritairement la poignée de main de Montoire, la rafle du Vel d’hiv et aujourd’hui applaudissent de la même manière au rôle immonde de leur pays et se donnent de surcroît des prétextes hypocrites et imbécile.

Je sais que dimanche je n’irai pas voter parce que ce cirque électoral est une hypocrisie de plus quand on me dépouille à tel point de ma citoyenneté.                                                                          Danielle Bleitrach

 

Pour en savoir plus sur les manigances http://0z.fr/GVXI3

 



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