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25 août 2009 2 25 /08 /août /2009 13:03

 

                                                                                   

Objet/ tarifs dérégulés                                                                              Le 15 juillet 2009

 

 

                      Madame le maire

 

 

En réponse à mon courrier du 19 juin dernier vous m’avez remis copies du procès verbal de la commission d’appel d’offre concernant l’exploitation des installations de chauffage et de production d’eau chaude sanitaire des bâtiments communaux, de l’acte d’engagement de l’entreprise retenue et ses pièces annexées objets de la délibération n° 2007-051 du 16 octobre 2007 ainsi que de  avenant n°1 à ce marché, délibération 2008-05 du 21 janvier 2008. Je vous en remercie.

 

Je tiens toutefois à attirer votre attention sur le fait que ces documents ne permettent pas d’apprécier, au plan économique,  le bien fondé de ces décisions.

 

Conformément aux dispositions du CGCT je vous serais très obligé de bien vouloir me transmettre les renseignements complémentaires  accompagnés des pièces justificatives,  permettant d’apprécier le coût des prestations fournies, maintenance des installations et fourniture de gaz avant et après le 10 janvier 2008 date d’entrée en vigueur du nouveau contrat  confié à l’entreprise Dalkia.

 

En particulier

 

Copies factures, relevés de consommation…

Eventuellement les dates  des mises en service de chaufferies dans des bâtiments neufs. 

La liste et le montant  des travaux de renouvellements à la charge du budget communal.

 

En fait tous les documents nécessaires à l’établissement d’un état comparatif des dépenses supportées par la ville  en la matière  durant les exercices 2005, 2006, 2007, 2008 et début 2009.

 

Enfin lors du conseil municipal du 19 mai dernier, vous nous avez confirmé que la commune avait abandonné le tarif régulé du gaz  et opté pour le prix du marché, je réitère par la présente ma demande de transmission d’une copie de la décision correspondante.

 

Avec mes remerciements pour votre compréhension,

 

Veuillez agréer madame le maire mes salutations les meilleures.

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30 juin 2009 2 30 /06 /juin /2009 11:46

                          

I Examen du Procès verbal séance du conseil municipal du 19 mai:   Ce document affiché sur les panneaux communaux a été remis tardivement aux élus et n'est toujours pas sur le site de la commune, tout comme les deux précédents :   http://www.villiers-sur-orge.fr/spip.php?article83

 

Il appelle plusieurs commentaires entre autres : Il ne répond pas aux questionnements posés lors de la séance, pour certains réitérés maintes fois, en particulier sur les dépenses engagées pour la maintenance et le fourniture de gaz des chaufferie communales et sur le bilan prévisionnel du projet d'aménagement du Plateau des Mollières en effet faute d'engagement sur des objectifs précis le promoteur privé, en cas de difficultés financières  fera le siège de la commune pour obtenir l'autorisation d'augmenter le nombre de logement prévus et réduire les prestations.

 

II Ordre du jour du conseil : Usant de leur droit discrétionnaire madame le maire et sa majorité ont refusé d'inscrire à l'ordre du jour les deux points suivants :

 

Motion contre la loi  la loi Carle qui  vise à "garantir la parité de financement entre les écoles élémentaires publiques et privées sous contrat lorsqu'elles accueillent des élèves scolarisés hors de leur commune de résidence". Il s'agit  de reconnaître, de fait, une mission de service public aux écoles privées qui sont pourtant des entreprises n'ayant aucune des obligations des écoles publiques (laïcité, obligation d'accueil de tous les élèves, continuité de service et gratuité pour les familles) et de contraindre les communes à financer des écoles privées en dehors de leur territoire.

 

Motion  demandant au parlement de légiférer afin que les usagers  du gaz et de l'électricité (particuliers, entreprises, collectivités territoriales puissent revenir aux tarifs régulés par l'Etat dans un délai de 6 mois après un changement de contrat

.

 Le motif invoqué : ce sont des problèmes nationaux dont les communes et le contribuable local n'auraient que faire encore faut-il s'exécuter, subir les conséquence de décisions prises sous le mandat précédent et  payer sans mot dire...

 

 

III  Décisions du maire.

 

Interrogée sur le taux de rémunération du  Bureau d'études chargé d'élaborer  le projet d'aménagement de la voie des Prés, entre la rue des Rios et le stade, c'est à  dire au droit du centre  de Culture et de Loisirs,  madame le maire répond que le montant des travaux prévus est d'environ 220 000 euros et que par conséquent il est  aisé de  déduire du quotient 15697 : 220 000 que le taux de rémunération est de 7 % et que des opérations de cette nature sont très faiblement subventionnées.

 

Ces informations nous permettent d'apprécier les services, moins onéreux  que ceux de cabinets privés, qui étaient rendus par les services de l'équipement dont la disparition a précédé les coupes sombres qui interviennent dans les services de l'Etat avec la mise en œuvre de la Réforme Générale des Politiques Publiques.

 

Madame le maire avait d'ailleurs judicieusement rappelé lors d'une réunion de commission que la DASS  (Direction des Affaires Sanitaires et Sociales n'avait plus les moyens de faire face à ses missions (cas d'un appartement insalubre à la résidence la Seigneurie) et qu'il fallait faire appel à des organismes privés pour faire le constat.

 

 

IV Convention avec le Centre Intercommunal de gestion :

 

Après une lecture rapide nous aurions pu dans un premier temps penser qu'il s'agissait de pourvoir à la décapitation du service travaux urbanisme, il n'en est rien car tout semble fonctionner normalement malgré le départ de deux agents. Il s'agit en fait d'une mesure d'ordre général.

 

Compte administratif :

 

Les dépenses de personnels atteignent toujours un niveau record soit plus de 55 % des recettes réelles de fonctionnement auquel il convient encore d'ajouter le montant des contrats passés avec le privé pour l'entretien des espaces verts et le ménage dans les écoles.

 

Pour ce qui concerne les dépenses liées à la fourniture de gaz et à l'entretien des chaufferies communales madame le maire a cité deux montants l'un de 15927,00 euros pour le P2 (maintenance chaufferies) l'autre de 84 789 Euros  pour le P1 (fourniture gaz),  mais n'a toujours pas l'état comparatif des exercices 2006- 2007-2008.

 

 Je me suis abstenu  sur le vote du compte administratif qui est  une décision politique par contre j'ai donné quitus  au trésorier principal pour l'excellent travail qu'il effectue pour la commune.

 

N'ayant pas approuvé le budget primitif, j'ai fais de même pour ce qui concerne les décisions modificatives.

 

VI  Travaux :

 

Avenants au marché de construction du Centre de culture et de loisirs

 

Un problème de forme ne changera donc rien au vote négatif que j'avais exprimé lors de la dernière réunion du conseil.  Quelques observations cependant :

 

L'évolution des indices BT 01 et TP 01  ne suffit pas à évaluer les surcoûts éventuels d'une opération , il convient aussi d'apprécier le contenu de la mission confiée aux organismes chargés d'élaborer le projet d'ensemble ainsi que tous les documents nécessaires à la consultation des entreprises.

 

L'appréciation des coût s'apprécie également en fonction du programme élaboré par la maîtrise d'œuvre  (Architecte  let bureau d'études) sur la base d'un cahier des charges précis. Les éléments de ce dossier avaient semble-t-il disparu de la mairie quelques jours avant le conseil et n'ont pu être consultés en temps utile.

 

Ils ont  enfin été retrouvés.

 

Annulation de la troisième opération du contrat régional (agrandissement de la mairie). C'était une urgence, la salle du conseil est obsolètes, ridicule part rapport aux besoins, nous n'avons plus de salle des mariages digne de ce nom, la mairie n'est pas accessible aux handicapés, elle  est remise aux calendes grecques, c'est le fait d'une très mauvaise gestion de ce dossier qui est à imputer non seulement à cette majorité mais également à celle qui a précédé. Je vous laisserai le soin de l'annuler.

 

VII Contrat de mixité sociale :

 

Que l'Etat en vienne à une mise en demeure, après constat de carence, montre le peu d'empressement  manifesté depuis 2001  pour satisfaire  aux orientations de la loi SRU en matière de mixité sociale. Aujourd'hui, la commune est  contrainte de passer sous les fourches Caudines et de verser des pénalités, en hausse de 79 %, portées à 47 000 euros pour non respect de la législation en vigueur et de s'engager sur un programme précis sur six ans, pour atteindre en 2015 une population de 4500 habitants et l'effectif scolaire correspondant. Ces chiffres sont en concordances avec les estimations que j'avais mises en ligne ().

 

Jusque là pas de problème les objectifs des deux prochains contrats triennaux seront atteints par contre  il restera encore 400 logements à construire pour satisfaire aux recommandation le la loi SRU ce qu'à omit de préciser  madame Guillet dans son exposé.

 

En effet le contrat, que j'approuve par obligation, faute de mieux, car il était possible de faire autrement, porte également sur le long terme il suffit de se reporter à l'article 4 du contrat: les engagements fonciers

 

Paragraphe  diagnostic :  sic

 

Le PLU de Villiers sur orge étant daté de 2007 le diagnostic foncier est à jour (identification, caractéristique des terrains vierges). Une révision du PLU sera réalisée, ultérieurement pour définir l'aménagement des terrains constructibles disponibles. Qu'est à dire, sinon que de nouvelles zonez devront être ouvertes à l'urbanisation.

 

Pourquoi ? Pour le savoir il suffit de se reporter à l'alinéa suivant :

 

Paragraphe acquisitions foncières: id

 

La commune s'engage à user de son droit de préemption urbain pour acquérir les parcelles repérées dans le diagnostic et pour se saisir des opportunités foncières favorables au développements de projets de logements sociaux qui se révèleraient sur son territoire, afin, notez bien, de permettre l'atteinte de l'objectif plancher de 20 % de logements locatifs sociaux fixé par la loi SRU.

 

La suite est à l'avenant.

 

Tout ceci pour conclure que Villiers Village et l'élan pour Villiers ont engagé, par leurs refus et tergiversations, un processus, qui conduira Villiers à accueillir 2200 résidences principales, 5800 à 5900 habitants, voire plus si de futurs élus n'y mettent le holà,  accompagnés des effectifs scolaires primaires et maternels correspondant et qu'en conséquence il faut dès à présent  prévoir des locaux pour les accueillir, de préférences sur d'autres sites que Brossolette et Malraux.

 

Il n'est pas inutile de rappeler que  les élus de la liste de Rassemblement des forces de gauche avaient prévus de contenir l'évolution démographique en deçà de 5000 habitants.

 

Nous sommes ainsi très loin des objectifs affichés par l'actuelle majorité comme des assurances données par monsieur Simons qui prétendait que nous n'atteindrions jamais 20 % de logement sociaux à Villiers sur orge.

 

VIII Urbanisme :

Le PASS-FONCIER permet de payer en deux temps :

D'abord la construction de la maison. Ensuite le terrain, lorsque le prêt principal souscrit pour la construction est remboursé.

L'opération bénéficie d'un taux de TVA à 5,5, l'acquéreur d'une aide de la collectivité locale sous forme de subvention ou bonification d'intérêts, qui  peut être prise en charge par la communauté d'agglo qui encaisse les pénalités consécutives aux manquements de la commune à la loi SRU.

Le remboursement de la maison se fait sur une durée de 18 à 25 ans, le paiement du terrain peut être différé, son montant est actualisé,  son prix est alors relayé par le fonds du 1% logement jusqu'à extinction du premier prêt; il est  remboursable sur une durée allant de 10 à 15 ans. Soit un fourchette de 28 à 40 ans !  Avec tous les aléas que cela suppose en cette période d'incertitude en matière d'emploi et de pouvoir d'achat.

Le ménage bénéfice toutefois, à tout moment pendant la durée du bail à construction, de la possibilité de lever l'option d'achat portant sur le terrain.

Sans être défavorable à ce genre d'opérations il est néanmoins douteux qu'elles puissent contribuer à la disparition de la crise du logement.

Montant des aides

Montant par logement

ZONE A*

ZONE B*

ZONE C*

Aide de la collectivité locale

Minimum pour 3 personnes et moins

Minimum pour 4 personnes et plus

4000 €



5000 €

3000 €



4000 €

3000 €



4000 €

PASS-FONCIER® 

Maximum

50 000 €

40 000 €

30 000 €

IX Règlement intérieur multi accueil

Il est mentionné page 2: Les enfants sont accueillis  de 3 mois  jusqu'à l'entrée à l'école maternelle et plus loin, sous la rubrique types d'accueils, il est précisé : les enfants sont accueillis de 3 à 4 ans...

Cette formulation  constitue une remise en cause de la scolarisation dès 3 ans à fortiori d'enfants plus jeune qui auraient la maturité nécessaire pour entrer en maternelle.

Il n'est pas possible de cautionner cette démarche. Le texte a été adopté à une très large majorité. Rappelons sur ce point que la réussite scolaire est directement proportionnelle au temps passé à l'Ecole maternelle.

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29 juin 2009 1 29 /06 /juin /2009 11:08
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26 juin 2009 5 26 /06 /juin /2009 08:28
                                                                                 

  Madame le maire                   


 Depuis le 1er août 2000, le marché français de la fourniture de gaz naturel et d'électricité dont la tarification par les opérateurs historiques est, à l'exclusion du Royaume Uni, la plus basse d'Europe, a été progressivement ouvert à la concurrence.

 La dernière étape est intervenue le 1er juillet 2007 avec l'éligibilité du marché des particuliers.

Toute renonciation aux tarifs régulés deviendra irréversible à compter du premier Juillet 2010.

Dans ce contexte,votre prédécesseur, monsieur Simons a, semble-t-il, usé de cette faculté en 2007, lors de la passation de contrat avec l'entreprise Dalkia pour la maintenance et la fourniture de gaz des chaufferies communales ainsi que vous l'avez confirmé lors de la dernière séance du conseil municipal, abandonnant ainsi  le bénéfice du tarif régulé pour une tarification  qui a  déjà fait flamber le montant des charges liées à la fourniture d'énergie pour les entreprises, comme pour les particuliers qui se sont laissé abuser par les sirènes du marché.

Selon la réglementation en vigueur  dans le cas où une collectivité choisit l'éligibilité, elle quitte définitivement les tarifs réglementés. Elle négocie alors un contrat au prix de marché avec le fournisseur de son choix après mise en concurrence suivant les règles d'achat public.

 

Je vous demande de bien vouloir me transmettre copie de la décision correspondante.

 

Cette situation est dommageable pour les collectivités territoriales, les particuliers et les entreprises aussi je vous demande de bien vouloir soumettre  la proposition suivante à l'appréciation des élus locaux, je résume :

 

«  Le conseil municipal après en avoir délibéré demande au parlement de légiférer afin que les usagers du gaz et de l'électricité puissent revenir aux tarifs régulés par l'Etat dans un délais de six mois après le changement de contrat».

 

Restant à votre disposition pour tout échange,

 

Veuillez agréer, madame Le Maire, mes salutations les meilleures.

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6 juin 2009 6 06 /06 /juin /2009 14:25

Par Laura, jordy,  Emel, Cléo et Ines



*Aux hommes*

 

                          Tous ceux qui prendront l'épée

                          périront par l'épée.

                         (Evangile selon Matthieu)

 

           Troupeaux obéissants,

           troupeaux d'hommes en guerre

           les uns contre les autres, sans savoir pourquoi.

           Pour la Patrie, pour Dieu, pour l'Humanité,

           ou pour d'autres fantômes:

           Ecoutez-moi.

           Non pas tous ensemble, comme une foule, comme une armée

           mais chacun, comme un homme écouterait un homme:

 

          Tu ne peux pas te faire la guerre à toi-même

          tu ne peux pas désirer ta propre mort...

          Tu crois te battre pour la Patrie,

          mais la patrie est en toi, la patrie n'est qu'en toi.

          Tu offres tes combats à Dieu,

          mais Dieu n'est qu'en toi, le seul dieu c'est toi. 

          Tu crois en tuant sauver l'Humanité,

          mais l'humanité c'est toi, ce ne peut être que toi...

          Soldat, ô assassin de toi-même

          L'Univers n'existe qu'en toi.

          Chaque ennemi abattu

          est un peu de toi-même qui meurt,

          le sang du troupeau est un peu de ton sang,

          et chaque jour qui passe et chaque mort qui tombe

          te rapproche du néant.

 

         Je sais, tu vas me dire:

         il y a les lois, les juges et les gardes

         les prisons et les bagnes

         et les pelotons d'exécution.

 

         Je sais.

 

         Il y a tous les mauvais chiens

         qui mordent au jarret les bêtes au troupeau.

 

         Mais je sais aussi

        que tu n'as pas su choisir entre les risques.

 

        Ecoute:

        Je ne t'enseigne point l'apostolat, ni le martyre

 

        mais simplement la Vie

        et l'amour de toi-même.

        Tu ne possèdes pas et je n'ai pas moi-même

        la grandeur des statues éternelles.

 

        Je ne te demande point d'être l'Exemple

        dressé avec ta chair, malgré ta peur,

        pour l'immortel enseignement

        de tes frères les hommes...

        Je ne t'enseigne point l'apostolat, ni le martyre

        mais simplement la Vie

        et l'amour de toi-même.

 

        Ne sais-tu pas que le monde est immense?

        Et puisque tu n'as pas cet héroïsme

        qui grandit les esclaves et abat les tyrans

        puisque ton égoïsme est si petit

        qu'il ne sait qu'obéir, et ruser, et feindre,

        servir sans foi, se défiler sans colère:

 

        Humblement, modestement,

 

        Va-t'en!

                                           Genold


 

La bête revient...

Je ne vois plus vos noms sur les pages des livres
Et le lierre étouffe les pierres de vos ruines.
Les foules effacent la mémoire du crime
Car le froid souvenir les empêche de vivre.

Postons des guetteurs
Alertons les témoins,
Montons sur les hauteurs
Pour éclairer demain !

J'entends des bruits sourds de maraude
Et rouler les tambours;
Et la peur me taraude
À la tombée du jour.

Postons des guetteurs
Alertons les témoins,
Montons sur les hauteurs
Pour éclairer demain !

Je dis la saison revenue
De la fin des marelles
Et des cloches fêlées,
Des paroles gelées,
Des affreuses nouvelles
Et des voix inconnues.

Postons des guetteurs
Alertons les témoins,
Montons sur les hauteurs
Pour éclairer demain !

Phares de notre bout du monde,
Éclairez les marais,
Balayez les forêts
Pour débusquer LA BÊTE IMMONDE !"


Le Chœur d'Hommes d'Anjou
Texte : Gérard BOUSSION
Musique : Thierry DECHAUME


 

 La complainte de la paix -

 

La foudre frappe et la pluie tombe, le vent apporte les nuages,
mais la guerre ce n'est pas le vent qui l'apporte au monde.

La Paix exhale ses vapeurs dans l'ivresse du printemps,
le ciel se fait haut et calme.

Peuples vous êtes vous mêmes le destin du monde
Souvenez vous de votre force !

Ils sont quelques uns qui possèdent l'âne
et la charrue n'offre pas d'intérêt pour eux,
et rien n'est suffisant pour eux.

Ils comptent les hommes, ils comptent l'argent,
et la guerre est au bout de ce calcul.

Peuples vous êtes vous mêmes le destin du monde
Souvenez vous de votre force !

Mère ! Il s'agit de ton enfant à toi, défends toi, ne permets pas cela.
Nous les millions d'hommes, serons nous plus puissants que la guerre ?

C'est le grand choix qui s'offre à chacun.
Et si nous disons tous non !
Alors la guerre sera la paix et la paix l'avenir.

Peuples vous êtes vous-mêmes le destin du monde Souvenez vous de votre force ! 

 

                                                                 Berthold Brecht

 

 

Le message de l'Union Française des Associations de Combattants et de Victimes de Guerre lu par Fanny

 

Soixante-quatre ans nous séparent du 8 mai 1945 qui a vu la capitulation sans condition des armées nazies, moment déterminant mettant un terme à la guerre en Europe et annonçant la fin proche de la Seconde  Guerre mondiale.

 

Soixante-quatre années pendant lesquelles l'Union Française des Associations de Combattants et de Victimes de Guerre (UFAC) avec, en particulier, ses Associations issues de la Résistance et de la Déportation, n'ont eu de cesse - au travers de leurs messages et de leurs actions - d'appeler à une vigilance de tous les instants pour que le monde ne revive pas les horreurs vécues au cours de cette sombre période, la plus meurtrière et la plus destructrice que l'humanité ait connue.

 

En ce 8 mai 2009, la guerre est loin d'être éradiquée, même si l'Europe - grâce à cette vigilance et  la volonté des hommes et des femmes soucieux de bâtir un monde sans haine - est épargnée par des conflits généralisés.

 

Les guerres qui se déroulent dans d'autres régions, sur d'autres sols, sur d'autres continents nous alarment, car elles sont dangereuses pour l'avenir de l'Humanité.

 

Le 8 mai 1945 apportait un immense espoir d'émancipation, de libération, de solidarité et de coopération.

 

La Charte des Nations Unies adoptée le 26 juin 1945, appelait à la construction d'un monde nouveau basé sur le respect de l'Homme et de la Paix. Hélas, soixante-quatre ans après, le fracas des armes demeure une réalité quotidienne.

 

L'Union Française des Associations de Combattants et de Victimes de Guerre (UFAC) condamne le recours à la force, à la violence, à la haine. Elle rend hommage au sacrifice de tous les combattants de la Résistance et des Forces alliées pour que la France vive libre.

 

La guerre n'est pas inéluctable car seul, le recours à la négociation, est de nature à contribuer efficacement à la résolution des conflits.

 

Tous ensemble, jeunes et moins jeunes, n'attendons pas, agissons pour construire une ère de paix et de fraternité.





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5 juin 2009 5 05 /06 /juin /2009 11:12

Message de l'ARAC

 

Le 8 mai 1945 dans les ruines de Berlin s'effondrait le rêve insensé d'une Europe Hitlérienne, xénophobe et raciste fondée sur la domination de soi-disant surhommes sur des millions d'esclaves.

 

Ainsi s'achevait le cauchemar commencé en 39 pour le peuple de France mais qui avait déjà plongé dans l'horreur les démocrates Allemands, Autrichiens tchèques et polonais, mis l'Espagne à feu et à sang dans l'indifférence des puissances occidentales avant de s'abattre sur l'Europe tout entière et de dresser contre lui la plus formidable coalition de peuples dans une lutte contre la barbarie.

 

Pendant quelques années encore, personne n'osera se réclamer de systèmes qui avaient favorisé et financé des mouvements d'obédience fasciste et la montée en puissance du nazisme comme l'a si bien montré le film de Visconti « les damnés ».

 

Systèmes et organisations qui dans notre pays avaient conduit une part importante du grand patronat, des banquiers et des classes dirigeantes, hantées par le Front Populaire, dans une démission puis une collaboration honteuse.

 

1945, c'était le temps de l'espoir revenu ou l'on stigmatisait ces gens qui avaient livré au bourreau, juifs et démocrates, Guy Môquet, Pierre Brossolette, Pierre Sémart, Pierre Médéric, autant de noms de rues de notre cité qui honorent ceux qui les ont retenus et apposés.

 

C'était l'époque ou l'on stigmatisait aussi cette droite extrême qui allait pourtant poursuivre son action pernicieuse du Petit Clamart au putsch des généraux en passant par le terrorisme qui ensanglanta la France et l'Algérie et qui pousse aujourd'hui l'affront jusqu'à nier l'ampleur du génocide.

 

François Mauriac glorifiait l'armée, écrivait-il, rouge du sang versé pour la défense des libertés, d'autres cette résistance intérieure qui avait permis la restauration de la souveraineté nationale que les Etats Unis voulaient mettre sous tutelle.

 

Très vite, hélas, la guerre froide, la relance des guerres coloniales allaient inverser le courant progressiste et démocratique né de la victoire contre le fascisme.

 

Il n'en reste pas moins cette leçon de l'Histoire, confirmée lors de période plus récente, que l'on ne peut rien construire de durable sans l'assentiment des peuples à fortiori contre eux. Que toute tentative fondée sur  le bellicisme, l'esprit de domination, la liquidation des Nations est vouée tôt ou tard à l'échec.

 

L'Europe à laquelle nous aspirons ne saurait naître sous l'égide du fond monétaire international, de l'atlantisme et de l'OTAN.

 

La communauté à laquelle nous aspirons c'est celle du développement humain, de l'amitié, de la coopération entre les peuples, de la solidarité avec le tiers monde et non pas de l'archaïsme du libéralisme et de la concurrence sauvage qui conduisent chaque jour un peu plus aux délocalisations et au chômage, à la casse des acquis sociaux, au mal vivre et à la désespérance qui a déjà nourri le ventre de la bête immonde.

 

 

60 millions de vies anéanties, des atrocités innommables, l'effroyable bilan de la seconde guerre mondiale nous à déjà montré que les chants désespérés n'étaient pas toujours les plus beaux ; il nous rappelle à la vigilance, à l'indispensable devoir de mémoire à l'égard des victimes, de tous ceux qui ont lutté le plus souvent jusqu'au sacrifice suprême pour renouer le fil ténu de la liberté et de la démocratie.

 

De cela nous ne voulons plus ni pour nous ni pour notre jeunesse, le futur ne peut se  conjuguer au passé, il nous appartient de faire en sorte qu'il en soit ainsi sans attendre, pour s'émouvoir, le retour des cercueils au pays...

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5 juin 2009 5 05 /06 /juin /2009 10:19


 

Ils voteront FRONT DE GAUCHE

 

 

Le 7 juin nous serons appelés à élire nos députés européens.

 

Cette consultation est d'une importance primordiale pour l'avenir de l'Europe et de ses populations

Elle se déroulera dans un contexte de casse des acquis sociaux et  d'une  crise économique, financière et sociale qualifiée d'historique  qui est  la conséquence de déréglementations généralisées, menées par la droite et la social démocratie sous la pression des financiers et des firmes multinationales, qui ont  placé la rentabilité financière des capitaux et la concurrence au dessus de toute considération humaine. 

L'Union européenne s'est totalement engagée dans ce modèle néolibéral capitaliste au fil des vingt dernières années. Une exigence émerge de cette expérience: Il faut réorienter sa construction pour harmoniser les protections sociale par le haut, retrouver le plein emploi, dire non à l'euro de la vie chère, au chômage généré par la concurrence libre et non faussée qui conduit aux délocalisations et rééquilibrer de manière concertée nos échanges avec nos partenaires.

Cette exigence ne cesse de grandir en France, en  Europe mais également à travers les continents. Aujourd'hui des millions d'hommes et de femmes se mobilisent pour faire entendre leur soif de justice,  de changement, plus de solidarité. 

Les forces  progressistes sont ainsi confrontées à un triple défi : celui de se montrer utiles aux peuples dans une situation qui s'annonce comme devant être de plus en plus dramatique, celui d'être capables de gagner la bataille des idées sur les choix politiques et économiques  à proposer pour s'attaquer aux racines de la crise, celui de réussir à rassembler, autour de ces choix, suffisamment de femmes et d'hommes pour ouvrir une perspective de changement dans le cadre d'un développement durable. 

Nous soutenons cette démarche unitaire mais elle ne peut  aboutir qu'avec votre contribution active. 

Voter Front de Gauche le 7 juin ce sera:

- Dire non à la politique rétrograde conduite par Nicolas Sarkozy et l'UMP, voulue par le MEDEF, sous l'égide de l'Union Européenne et  faire de ce vote l'expression d'un NON au traité de Lisbonne, réincarnation du projet de traité  constitutionnel, que le Président de la République a fait ratifier  par la Chambre des députés et le sénat  après que la constitution ait été modifiée au Congrès de Versailles par les parlementaires de droite (UMP et Modem) avec hélas la complicité de la majorité des parlementaires socialistes, verts et radicaux de gauche au mépris du référendum de mai 2005...

 - Donner un coup d'arrêt au déclin social, en élisant des députés qui se feront le relais des luttes sociales auprès de l'instance Européen et  proposent   de redonner la parole aux peuples pour redéfinir un projet européen et les nouvelles institutions qui l'accompagneront. Ils exigeront en outre la mise au point d'un véritable plan de relance qui profite aux salariés et non aux banques et  soit autre chose que de la poudre aux yeux...

- Manifester votre  soutien à cette gauche, fidèle à ses valeurs fondamentales, qui nous propose de construire, dans la diversité des sensibilités, un rassemblement à la hauteur de l'enjeu, c'est-à-dire la remise en cause du libéralisme dont nous mesurons chaque jour les effets dévastateurs.

Ce sont là les bases, nécessaires,  d'une véritable politique de changement au service des familles et de leurs enfants, du monde du travail, des retraités et pensionnés,  de tous ceux qui souffrent,  avec  d'avantage de moyens pour les services publics, la santé pour ne pas avoir à payer plus pour se soigner moins, l'école aussi pour interdire la disparition programmée des petites sections maternelles et la remise en cause de la laïcité...

 

        Marc DESJOURS                                                                                Sarah MULLER 

        VILLEMOISSON                                                                                 LONGJUMEAU


       JacK FREYCHET                                                                                 Idir CHABANE  

       VILLIERS SUR ORGE                                                                          EPINAY SUR ORGE 

 

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1 juin 2009 1 01 /06 /juin /2009 09:20

  Les élections Européennes du 7 Juin 2009 revêtent, pour tous les Gaullistes, une importance essentielle. Conformément à ce que De Gaulle a toujours affirmé, une Europe indépendante et réellement Européenne, fondée sur le respect des Etats et des peuples qui la composent, constituera un jour une grande force dans le monde,

Nous refusons par conséquent toute approche strictement nationaliste. Nous estimons que la France doit conserver et même retrouver le rôle essentiel conforme à sa vocation sur la scène internationale. Nous refusons la pseudo Europe fédéraliste, ultra libérale, atlantiste et antidémocratique que des institutions dépassées régissent et que le Traité de Lisbonne prolonge.

L'Assemblée Européenne est l'un des lieux où peuvent et doivent s'ouvrir et se poursuivre les débats nécessaires à la naissance de la véritable Europe telle que la souhaitait le Général De Gaulle. C'est pourquoi la participation de tous les Gaullistes au choix des membres de cette Assemblée est nécessaire, l'abstention, le vote blanc ou nul laissent le champ libre aux adversaires d'un projet Républicain.

Nous ne pouvons pas accepter que la défense des Nations de l'Europe dépende d'une puissance hégémonique extérieure et notamment de l'OTAN qui en est le bras armé, organisation qui n'a plus de raison d'être et dont nous exigeons la dissolution.

Nous ne pouvons accepter que l'Europe serve de caisse de résonance à des individus, même chefs d'Etat, qui s'auto glorifient de résultats pourtant très mitigés et qui se gardent bien d'associer les peuples aux décisions qui les concernent en s'abstenant de toute consultation démocratique.

Nous ne pouvons pas accepter que le débat européen nous entraîne vers un détestable et très dangereux choc des civilisations.

Nous pensons en revanche qu'il faut que l'Europe se dote des moyens de protéger son économie des effets désastreux des mouvements aujourd'hui mondialisés des capitaux flottants.

Nous pensons que les règles sociales et salariales doivent être harmonisées en Europe et progressivement alignées sur les normes les plus protectrices et non sur la loi du profit maximum au bénéfice d une oligarchie toute puissante qui ignore l'intérêt général.

Ces principes nous semblent être largement respectés, dans le cadre du débat actuel, par les listes du FRONT DE GAUCHE, même si, et c'est inévitable, des divergences peuvent exister. C'est la raison pour laquelle, le 7 Juin, nous appelons à voter massivement pour ces listes car la souveraineté du peuple s'exerce principalement dans les urnes. Le CNGG  26 mai 2009

Pour tout contact Gilles Bachelier, Etienne Tarride, Paul Violet.

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28 mai 2009 4 28 /05 /mai /2009 08:07

Après l'échec de la ratification du Traité Constitutionnel Européen suite aux résultats des référendum hollandais et français, un certain nombre de dirigeants européens, Sarkozy en tête, ont inventé un subterfuge pour contourner le vote populaire : Un mini traité modifiant les traités antérieurs, mais  qui ne serait plus constitutionnel, qu'on éviterait donc autant que possible de soumettre au verdict des peuples : Le traité de Lisbonne, adopté par les chefs d'état en octobre 2007 et destiné à l'origine à être adopté par tous les états avant les élection s de 2009.

 

D'abord, il s'agit d'un texte  volontairement embrouillé : il y a deux parties, mais les propositions de lois et les règles du jeu constitutionnelles sont éparpillées dans les deux parties ;  on ajoute des articles à des articles ; on fractionne les thèmes, on insère des protocoles additionnels. Comme le dit un expert, Giscard d'Estaing, on a camouflé la plupart des innovations du Traité Constitutionnel  en les faisant éclater en plusieurs textes. Mais c'est la même chose que le TCE


Ce traité  a fait l'objet en France d'un déni de démocratie, puisque Sarkozy l'a fait passer en force, en refusant la procédure référendaire et en le faisant adopter au Parlement réuni en Congrès, grâce au vote positif et à l'abstention bienveillante de parlementaires socialistes, verts, et radicaux de gauche. Heureusement, le seul peuple à avoir été consulté par référendum, L'Irlande, à répondu par la négative. Il reste encore la république Tchèque  et la signature de la Pologne que son Président lie à l'accord de l'Irlande. On s'apprète donc à faire revoter les irlandais en ajoutant un protocole additionnel leur faisant un certain nombre de concessions. Mais, l'approbation du traité ne pourra intervenir avant les élections de Juin 2009. D'où l'importance du résultat de ces élections comme signal apporté aux dirigeants européens. A noter que le Manifeste du PSE et que les Verts préconisent la ratification rapide et la mise en œuvre du traité de Lisbonne, et que le PS le considère comme « une donnée » !

 

L'analyse politique


Quelques améliorations en trompe l'oeil sont bien apportées à la situation actuelle. Mais d'une part, un examen détaillé des textes montre que ces améliorations peuvent être aisément niées ou détournées par la Commission, et par-dessus tout, le traité ne modifie en rien la doctrine de l'actuelle Union Européenne qui privilégie la concurrence plutôt que la solidarité et la coopération ; les peuples sont toujours écartés de la construction européenne et du fonctionnement des institutions, la recherche d'harmonisations sociales et fiscales par le haut est toujours impossible, l'orthodoxie monétaire et budgétaire est renforcée, la laïcité est mise à mal,... ; l'Europe reste avant tout un grand marché au service des entreprises multinationales, avec quelques hochets pour annihiler toute contestation.

 

Le traité de Lisbonne, s'il était adopté, parce qu'il persiste à privilégier la promotion de la concurrence empêcherait de répondre correctement à la crise économique et financière

Il ajoute aux compétences de l'UE  l'union douanière, la politique monétaire pour les Etats membres dont la monnaie est l'euro et la concurrence : « L'Union dispose d'une compétence exclusive dans [...] l'établissement des règles de concurrence nécessaires au fonctionnement du marché intérieur ». Ces pouvoirs élargis peuvent permettre à l'UE de s'opposer à des politiques résolument sociales et  anti- licenciements et de nationalisations  qui seraient menées en France.

 

Il n'apporte aucun élément d'encouragement à la solidarité européenne, et naturellement ne revient pas sur les points les plus controversés des récentes politiques sectorielles européennes comme par exemple la « directive de la honte »

 

La position du Front de Gauche

Elle consiste évidemment à s'opposer à ce traité qui ne fait que consolider les pratiques les plus néfastes de l'Union Européenne. Nous proposons avant tout un autre logiciel pour la construction européenne qui reposera sur les principes suivants :

 

- La recherche de normes communes conduisant l'Europe à rechercher une convergence par le haut, permettant un renforcement des protections juridiques accordées aux travailleurs, et non pas à s'aligner sur le plus petit dénominateur commun aux législations nationales.

- Le principe de non-régression doit le garantir : aucune mesure européenne ne pourra remettre en cause les droits sociaux et fondamentaux reconnus par telle ou telle législation nationale.

- La coopération, la solidarité et la définition démocratique des besoins et des droits sociaux doivent, seules, être des objectifs et des normes supérieures de l'Union. Ni la concurrence, ni le libre-échange, n'occuperont cette place prépondérante

 

Nous sommes pour une Europe levier pour changer le monde! Pas plus que nous ne pouvons accepter le traité de Lisbonne, nous ne pouvons nous contenter des traités actuels. C'est pourquoi dès leur élection au parlement, les députés du Front, au sein du groupe de la Gauche Unitaire Européenne,  qui sera un groupe de référence pour les progressistes de l'Europe et du monde, proposeront de redonner la parole aux peuples pour redéfinir un projet européen et les nouvelles institutions qui l'accompagnent. Ils demanderont de plus l'appui de toutes les organisations de progrès pour exiger la mise au point d'un véritable plan de relance européen qui profite aux salariés et non aux banques et qui soit autre chose que de la poudre aux yeux pour tenter de sauver le capitalisme destructeur

 

http://www.frontdegauche.eu/index.php?option=com_content&view=article&id=160:sopposer-a-la-ratification-du-traite-de-lisbonne&catid=83:notes-de-campagne&Itemid=120

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20 mai 2009 3 20 /05 /mai /2009 15:01

Le Front populaire est né le 14 juillet 1935 lors d'un rassemblement antifasciste de communistes, socialistes, radicaux, socialistes indépendants, syndicalistes de la CGT et de la CGTU, membres d'une association d'anciens combattants, du Comité de vigilance des intellectuels antifascistes, du Mouvement contre la guerre et le fascisme, de la Ligue des droits de l'Homme. Puis, un « comité national pour le rassemblement populaire » élabora un programme commun et des accords de désistement dans la perspective des élections du printemps 1936. Les législatives des 26 avril et 3 mai donnaient la victoire au Front populaire...

Le Front de Gauche, lui aussi, a vocation à s'inscrire dans l'Histoire. Il est loin d'avoir révélé tout son potentiel. Pour y parvenir, trois objectifs sont à atteindre dans des délais très brefs : offrir un débouché politique aux luttes sociales, réduire les votes de diversion et endiguer l'abstention.

OFFRIR UN DÉBOUCHÉ POLITIQUE

L'élection européenne peut être un référendum anti-Sarkozy si nous lui donnons le souffle d'un renouveau politique en créant l'union à la base : celui qui lie mouvement social unitaire dans la rue et combat dans les urnes. Les citoyens veulent une vraie gauche, anticapitaliste, fière, qui transmet son histoire et regarde vers l'avenir. Une gauche qui mène un combat acharné pour l'égalité, internationaliste, qui ne renonce ni à la souveraineté populaire et nationale, ni à la laïcité. Une gauche qui protège et inscrit les droits au cœur de ses objectifs : santé, retraite, logement, emploi et même plein emploi...

RÉDUIRE LES VOTES DE DIVERSION

Pourtant près d'un tiers des électeurs ayant voté NON en 2005 s'apprêteraient à voter pour le PS et les Verts. Mais voter pour les listes de l'UMP, du PS, du MoDem et des Verts, revient à voter OUI au Traité de Lisbonne. Existe-t-il une seule raison pouvant expliquer ce revirement ? Non. Le Traité de Lisbonne est la copie du Traité constitutionnel européen. Il est incompatible avec une politique de gauche, au niveau européen et au niveau de chaque nation. Il est même fait pour rendre incontournables les politiques libérales.
Opter pour le NPA, le parti chouchou des grands médias, qui ne fait que du « y a qu'à », refuse de gouverner et dont la religion consiste à faire des génuflexions devant Platon - pour citer Michel Onfray - est le deuxième vote de diversion qu'il faut combattre.

ENDIGUER L'ABSTENTION

Les raisons de l'abstention (qui progresse, en France, de 39,3 % en 1979 à 57,2 % en 2004) sont connues : les citoyens rejettent les politiques néolibérales et le fonctionnement antidémocratique de l'Union européenne (UE), et ne croient pas que le Parlement européen (PE) puisse s'y opposer.
Certes, il est inexact de prétendre que le PE ne dispose d'aucun pouvoir. La « codécision » a mis sur un pied d'égalité le Conseil et le Parlement dans certains domaines. En cas de désaccord sur un texte, il n'est pas adopté. Le meilleur exemple est celui du projet de directive de libéralisation des services portuaires rejeté par le PE.
Cependant, comparé aux autres institutions (Conseil, Commission, Cour de Justice, Banque centrale), le PE est celle qui a le moins de pouvoir. Ecarté des domaines essentiels (politiques monétaire, économique, commerciale, étrangère et de sécurité commune), le PE est un rouage du système surplombé par les traités libéraux : il ne peut pas changer les traités et seule la Commission est habilitée à proposer des projets de règlement ou de directive.

Certains craignent que le rappel de ces vérités démoralise les électeurs, qu'il faudrait donc laisser croire que le PE peut changer l'Europe. C'est l'inverse qui est attendu ! Les électeurs veulent un discours de vérité.
En réalité, il faut oser dire qu'un gouvernement de gauche devra refuser de transposer en droit français les directives européennes de libéralisation. Et qu'il fera ainsi de la « désobéissance européenne » par respect du peuple qui l'aura élu !

POLITISER LES ÉLECTIONS

Outre l'affaiblissement des partisans du Traité de Lisbonne, l'élection du 7 juin doit constituer une étape dans la reconstruction de la gauche en France. Des députés du Front de gauche seront indispensables pour freiner l'eurolibéralisme, diffuser les informations utiles aux luttes sociales, former un groupe indépendant et créer des liens internationaux.

Telles sont les conditions à réunir pour donner au Front de Gauche dynamisme, ouverture, enthousiasme et sens politique et créer ainsi les conditions d'une véritable union à la base : celle qui résiste et coopère à la construction d'alternatives politiques.

Michèle Dessenne et Jacques Nikonoff, porte-parole du Mouvement politique d'éducation populaire (M'PEP) anciens secrétaire générale et président d'Attac.

 

Article chargé sur le site du FRONT de GAUCHE

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14 mai 2009 4 14 /05 /mai /2009 15:25


Par le Mouvement politique d'éducation populaire (M'PEP)

Le 12 mai 2009.

Le M'PEP poursuit  les explications concernant les raisons de son appel à voter pour le Front de Gauche le 7 juin.

1.- Pour s'engager en politique

« Si tu ne t'occupes pas de politique, la politique s'occupe de toi ». Certains peuvent avoir tous les griefs de la terre contre les partis politiques ou contre la politique elle-même, mais s'ils restent à pester dans leur coin cela ne sert à rien, les choses n'avancent pas pour autant. Voter pour les listes du Front de Gauche n'exige pas un accord sur tous les sujets. La preuve : le M'PEP a de nombreuses différences avec le Front de Gauche, mais aussi des points d'accords qui justifient son soutien ! Dans un « front », il faut de la diversité ! Ceux qui considèrent que le Front de Gauche va dans le bon sens doivent donc s'y engager. Par exemple, ne serait-il pas cohérent que le mouvement alter mondialiste appelle à ne pas voter pour les partisans du traité de Lisbonne (UMP, PS, Modem, liste Europe écologie), sans pour autant appeler à voter ?

2.- Pour affaiblir électoralement les partis pro système

Le 7 juin 2009, voter pour les listes de l'UMP, du PS, du Modem et des Verts, ce sera du pareil au même. Tous ces partis étaient hier favorables au Traité constitutionnel européen, tous sont aujourd'hui des adeptes du Traité de Lisbonne qui en est la copie conforme. Il faut faire barrage aux listes des partis    pro systèmes en ne votant pas pour elles aux élections européennes.

3.- Pour mettre un grain de sable dans le système européen

L'élection de beaucoup de députés du Front de Gauche ne permettra évidemment pas de changer d'Europe. Mais ces élus seront les relais et les vigies des luttes sociales qui s'opposeront aux directives libérales élaborées par la Commission européenne.

4.- Pour ne pas disperser ses voix

Pour être efficaces, encore faut-il que les électeurs de gauche concentrent leurs voix sur les listes qui présentent la perspective politique ayant le maximum de potentiel, en écartant les listes de division qui conduisent à l'impasse comme celles du NPA et de LO.

5.- Pour soutenir les analyses et propositions du Front de Gauche

Le Front de Gauche appelle à « Changer d'Europe ». Il s'agit d'un appel à refonder toute la construction européenne, sa conception même, et non plus simplement de tenter de la faire bouger en s'inscrivant dans son cadre actuel. Pour le M'PEP, cette question est centrale, car se sont bien les fondements de la « construction » européenne qui doivent être revus, et non simplement ses politiques.

6.- Pour encourager la seule initiative unitaire

Ce dont a besoin la gauche de gauche, avant tout, c'est d'unité. La gauche de gauche doit faire preuve d'intelligence politique et admettre qu'elle ne parviendra pas à surmonter ses divergences d'un coup de baguette magique ; alors, en attendant, il faut s'unir sur des bases acceptables par tous afin de faire face à la droite. C'est ce que semblent avoir compris les partis fondateurs du Front de Gauche, et ils sont les seuls à avoir lancé une démarche unitaire à la gauche du Parti socialiste.

7.- Pour progresser dans la reconstruction de la gauche

Après le désastre de l'élection présidentielle de 2007, l'heure est à la reconstruction de la gauche. Cette reconstruction doit porter sur deux aspects : rétablir des repères idéologiques solides ; réorganiser les alliances. L'élection européenne est une étape importante dans cette perspective.

VOTEZ ET FAITES VOTER
POUR LE FRONT DE GAUCHE !

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22 avril 2009 3 22 /04 /avril /2009 13:47

A surfer sur le web il est aisé de constater que la  gauche qui se veut plus radicale, éclatée en autant de tendances que de groupuscules, étale son impuissance face au MEDEF et à l'UMP qui pourtant se fissure.

 

La direction du PCF accrochée aux basques du PS pour tenter de préserver un peu de son influence électorale tente aujourd'hui de s'en affranchir de concert avec le parti de gauche de jean Pierre Mélanchon pour constituer un nouveau pôle de rassemblement.

 

Les uns et les autres souhaitaient y accueillir les alternatifs et autre rénovateurs ainsi que l'ex LCR Besancenot,  qui boosté par les médias joue aujourd'hui face au Front de gauche, peut- être à son corps défendant,  le rôle naguère dévolu à Le Pen et au FN face à la droite républicaine pour tenter de l'affaiblir.  

 

Il est vain de penser que nous puissions gommer, d'un coup, jusqu'à les  taire, nos différences et divergences d'appréciations, d'ailleurs ce ne serait ni souhaitable ni sérieux, car elles sont le terreau sur lequel notre futur doit s'enraciner lorsque nous serons parvenu à dépasser, les unes après les autres, nos propres contradictions. Il y faudra du temps, autant que pour tendre vers  l'utopie, mais l'Humanité vient de loin...

 

 En attendant nous devrons gérer les affaires courantes, lutter encore et encore pour résister à la casse des acquis sociaux, contre attaquer pour reconquérir ce que nous avons perdu et risquons de perdre si nous restons l'arme au pied car nous n'avons pas touché le fond. Faute de prolongements politiques les luttes ne sont pas encore à la hauteur des enjeux, la solidarité avec les palestiniens et nos compatriotes des DOM TOM ne l'ont pas été.

 

Plus encore que la bataille des idées perdue pour ne pas avoir été conduite à mettre à son débit, la gauche, encartée ou non, qui se veut révolutionnaire, s'en remet au mouvement social, assiste à l'implosion du parti communiste dont les dirigeants ne sont plus en phase avec la réalité de l'opinion, ne serait ce que pour mieux l'appréhender et trébuchent  sur la cohérence des réformes à  engager pour retrouver le chemin du progrès social.

 

Même si beaucoup à gauche l'ont oublié, la lutte des classes ne date pas d'hier, le cordon sanitaire autour de l'Union soviétique, dont les réminiscences actuelles au moyen Orient et en Asie devraient faire réfléchir, non plus. Face à l'obsolescence du système capitaliste nous vivons une période qui nécessite, non pas un grand chambardement, (que mettrions-nous à la place ? Et serions-nous entendu ?), mais de revenir aux fondamentaux pour de profondes transformations. Nous sommes dans uns situation prérévolutionnaire mais sans en avoir  conscience.

 

Mais avant d'en arriver à la thérapie encore faut-il effectuer le bon diagnostic sinon nous pourrions nous retrouver avec un cautère sur une jambe de bois avec ou sans la gauche plurielle avec le retour en pleine figure (cf. 2002) d'une droite encore plus dure sinon extrême.

 

Après l'essor des trente glorieuses sur la base des orientations du Conseil National de la Résistance, le capital,  dans les années soixante dix, face  à la baisse dite tendancielle du taux de profit, a redéployé des moyens dans les pays en voie de développement, ou sous développés,  en fait partout ou le taux de change était plus favorable, la protection sociale plus faible voire inexistante  pour retrouver des marges qui n'étaient plus assurées dans les pays développés.

 

Pour cela il fallait abolir tout ce qui s'opposait à  circulation des capitaux qui, une fois libérés ont également nourrit l'effervescence  du capitalisme financier, et réduire de manière drastique les droits de douanes pour favoriser l'entrée dans les pays développés des produits manufacturés  extra muros tout en autorisant cependant les exportations dans les PSD en particulier dans le domaine agroalimentaire pour une concurrence nuisible aux  cultures vivrières locales pour le plus grand profit des transnationales.

 

C'est ainsi que progressivement, les travailleurs, les ouvriers en particulier, des pays riches ont vu leurs conditions de vie se dégrader, le chômage croître et les riches des pays pauvres s'enrichir, que la mal vie s'est étendue pendant que la bulle financière enflait jusqu'à éclater pour ne nous laisser que la facture à honorer.

 

Le diagnostic à lui seul incite à ne pas poursuivre dans cette voie c'est pourtant ce que préconisent  sans barguigner les gens qui nous gouvernent et ont fait pression, avec la droite européenne sur le peuple irlandais pour qu'il valide enfin le traité de Lisbonne dont le congrès de Versailles avait permis l'adoption au mépris du suffrage universel. Ainsi après avoir rejeté  le traité constitutionnel lors du Référendum de mai 2005 nous y serions à nouveau confronté ainsi que le prévoit la version consolidée sur le traité de fonctionnement de l'Union Européenne :

 

Article 56

(Ex-article 49 TCE)

Dans le cadre des dispositions ci-après, les restrictions à la libre prestation des services à l'intérieur de l'Union sont interdites à l'égard des ressortissants des États membres établis dans un État membre autre que celui du destinataire de la prestation.


Article 63

(Ex-article 56 TCE)

1. Dans le cadre des dispositions du présent chapitre, toutes les restrictions aux mouvements de capitaux entre les États membres et entre les États membres et les pays tiers sont interdites.

2. Dans le cadre des dispositions du présent chapitre, toutes les restrictions aux paiements entre les États membres et entre les États membres et les pays tiers sont interdites.

 

N'est-ce pas là le retour en force de la concurrence libre et non faussée ? Avec en outre  en prime de nouveaux abandons de souveraineté programmés. Les quelques miettes accordées au parlement n'y changeront rien face aux prérogatives de la commission.

 

La droite milite en ce sens, c'est sa nature, il en est de même pour la social démocratie qui n'est jamais si bonne que dans l'opposition mais gère loyalement les affaires du capital quand elle est au pouvoir.

 

A  quelques semaines de l'élection européenne le « Front de Gauche »  préoccupé par la constitution d'un contre poids à l'hégémonie du PS   propose de réorienter l'UE de l'intérieur ce qui  est proprement irréaliste, du moins pour plusieurs décennies, alors que l'urgence est extrême car les chants les plus désespérés ne sont pas toujours les plus beaux.

 

Ni les uns ni les autres ne veulent entendre parler de protectionnisme, ce qui est compréhensible de la part de la droite et des financiers; certes le terme   peut paraître excessif à tous ceux et celles que leur  l'œcuménisme exacerbé empêche  de voir qu'il est à la base de l'essor de la xénophobie et que le chômage sans réponse adaptée remplit les charters en retour.

 

Mais le protectionnisme n'est pas l'autarcie, et peut consister essentiellement au rééquilibrage concerté de nos échanges avec l'Europe en général, l'Allemagne en particulier, avec la Chine ainsi qu'à la réduction de la facture énergétique par le recours au nucléaire, aux énergies renouvelables et à l'isolation thermique:

 

 Selon la note de conjoncture de l'INSEE de mars 2008 sur les échanges extérieurs : En 2007, le solde commercial en valeur s'est dégradé de près de 10,5 milliards d'euros, pour atteindre le niveau record de -39,2 milliards d'euros (FAB-FAB). Le déficit des produits manufacturés est à l'origine de cette dégradation : il s'est accru de 13,4 milliards d'euros, atteignant plus de 18 milliards en 2007. D'une part, l'excédent commercial dans l'automobile a presque disparu, tombant à 0,8 milliard d'euros, après 5,6 milliards en 2006. D'autre part, le déficit des échanges de biens intermédiaires s'est accru de 5,1 milliards d'euros en 2007, pour atteindre 13,0 milliards sur l'année. En revanche, la facture énergétique de la France s'est légèrement réduite en 2007, à 45,5 milliards d'euros, après avoir culminé à 46,3 milliards en 2006.
Vis-à-vis des pays européens, le déficit s'est nettement amplifié, passant de 19,3 milliards d'euros en 2006 à 27,8 milliards en 2007. La dégradation est particulièrement marquée vis-à-vis de l'Allemagne, premier partenaire commercial de la France. Le déficit avec ce pays atteint 18,1 milliards d'euros en 2007 après 13,8 milliards en 2006. Le déficit des échanges avec les pays asiatiques s'est de nouveau creusé en 2007, d'un montant similaire à celui constaté en moyenne depuis 2003 (2,0 milliards d'euros). Le déficit atteint 25,7 milliards d'euros en 2007, dont 17,7 milliards en considérant uniquement les échanges avec la Chine.

 

Nota pers : En 2008 le déficit est de 55,568 milliards d'euros, une paille, il est vrai que le pétrole est aussi passé par là mais l'industrie, automobile en particulier, a pris une nouvelle claque et ne s'en relèvera pas malgré les milliards de Sarkozy car tous les pays importateur tendent à développer leurs productions intra-muros.

 

Nous devrions dans les années à venir assister à un recentrage local des appareils productifs, il pourrait se faire sans nous ; il  aurait pour mérite en désengorgeant les rails d'Ouessant, et d'ailleurs, des portes conteneurs et en diminuant le nombre d'avions cargo de protéger tout à la fois les océans et l'air ambiant des pollutions induites à moins, bien entendu que l'occident n'engage une nième « guerre de l'opium, du pétrole de l'eau et des matières premières » pour faire valoir ses intérêts auquel cas nous serions tous responsables pour ne pas avoir fait ce qu'il fallait faire quand il le fallait.

 

Aujourd'hui être en phase avec l'opinion c'est prendre en compte l'intensité du raz le bol à l'égard de l'euro de la vie chère et de cette Europe qui aggrave tout, l'ignorer c'est laisser le champ libre à la droite et à la social-démocratie, au libéralisme, et démultiplier le nombre des abstentionnistes en juin prochain : toutes celles et ceux qui n'attendent rien de l'UE au plan social, les ouvriers qui craignent pour leur emploi quand ils en ont encore un, qui attendent qu'on leur propose une liste dotée d'un programme alternatif à la soumission au libéralisme.

 

J'ai peut être une vision simpliste mais si Alexandre (celui de Macédoine) n'avait pas été capable de trancher le nœud Gordion il ne serait jamais arrivé en Asie. Quand il y a urgence il faut savoir parfois prendre des raccourcis. Qui osera le faire ?

 

Il n'est  peut être pas  trop tard pour définir en quelques phrases le dénominateur commun à tous ceux et celles qui aspirent au progrès économique et social durable qui permettrait au forces qui aspirent réellement au changement de se compter au soir du scrutin du 7 Juin ou à défaut d'infléchir les orientation du Front de Gauche qui selon les sondages actuels ramasserait une gamelle.

 

Il serait alors possible de franchir une nouvelle étape...

 

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16 avril 2009 4 16 /04 /avril /2009 16:37

 

Ceux qui attendaient du G20 des mesures concrètes pour résoudre la crise économique mondiale en sont pour leurs frais. Il ne s'agissait ici que de parler finance et de donner des moyens accrus au FMI et à la Banque mondiale pour poursuivre leur politique d'exploitation du tiers-monde. En brisant les résistances, la crise offre une « opportunité » inespérée aux tenants du capitalisme pour accélérer a globalisation du système. Damien Millet et Éric Toussaintdressent leur bilan de ce sommet.

 

Les effets d'annonce ne manquent pas autour du sommet des 20 pays industrialisés et émergents (G20) réuni à Londres les 1er et 2 avril pour apporter des solutions à la crise. Mais bien avant la clôture du sommet, les conclusions sont connues : le G20 ne sera pas à la hauteur de l'enjeu.

 

Au-delà de la publication dans la presse spécialisée d'un projet de communiqué final très insuffisant, la raison en est simple : le sommet du G20 n'a pas été mis en place pour apporter de véritables solutions, il a été convoqué à la va-vite une première fois en novembre dernier pour sauver la mise des puissants et tenter de colmater les brèches d'un capitalisme en pleine crise. Impossible, dès lors, qu'il apporte aux peuples du monde entier des alternatives suffisamment radicales pour inverser la tendance. Initié par ceux qui profitent du rapport de forces actuel, le sommet du G20 est structurellement incapable de choisir des pistes de nature à modifier en profondeur ce rapport de forces. Quand un chef d'État ou le directeur d'une institution internationale est arrivé à son poste grâce au soutien des grands créanciers et des multinationales, il ne va pas chercher à fragiliser le pouvoir de ses précieux soutiens.

 

Comme la situation est intenable du fait de la crise financière internationale, le G20 va chercher à limer les dents de ce système prédateur au lieu de le mettre hors d'état de nuire. L'opinion publique va donc être priée de regarder dans deux directions qui doivent servir à cristalliser l'exaspération : les paradis fiscaux et les rémunérations des dirigeants de grandes entreprises.

 

Il faut abolir les paradis fiscaux, cela va de soi. C'est facile à décider. Il suffit d'interdire aux entreprises et aux résidents d'avoir des actifs dans ou d'entretenir des relations avec des partenaires situés dans des paradis fiscaux qui sont tout à fait identifiables. Les pays de l'Union européenne qui fonctionnent comme des paradis fiscaux (Autriche, Belgique, Grande-Bretagne, Luxembourg...) et la Suisse, qui est signataire des accords de Schengen, doivent lever le secret bancaire et mettre fin à leurs pratiques scandaleuses. Mais telle n'est pas l'orientation prise par le G20 : quelques cas emblématiques seront sanctionnés, des mesures minimales seront demandées aux pays concernés, et une liste noire des territoires « non coopératifs » soigneusement épurée (la City de Londres, le Luxembourg ou l'Autriche ont obtenu de ne pas y figurer  sera dressée. D'ailleurs, une telle liste existait déjà, mais au fil du temps, la quasi-totalité des pays en avait été rayée. On va donc reprendre les mêmes et recommencer.

 

Par ailleurs, les rémunérations des dirigeants des grandes entreprises, incluant parachutes dorés et bonus divers, sont proprement scandaleuses. En période de croissance, le patronat affirmait qu'il fallait récompenser ceux qui prenaient des risques et apportaient tant de profits aux sociétés (nous ne parlons pas là des travailleurs, vous l'aurez compris !) afin qu'ils ne partent pas ailleurs. Maintenant que la crise est solidement installée et que les entreprises creusent leurs pertes, les mêmes continuent de justifier des revenus faramineux. Le G20 va « encadrer » ces rémunérations, pour une durée limitée (jusqu'à fin 2010 en France). La logique elle-même n'est pas remise en cause, on en gomme juste l'aspect insupportable pour la faire perdurer.


Au-delà des questions des paradis fiscaux et des super-bonus des patrons, pour lesquelles aucune sanction éventuelle n'est spécifiée, les pays du G20 vont continuer de renflouer les banques, mais sans en prendre le contrôle pour imposer d'autres orientations que celles qui ont échoué depuis plusieurs décennies et qui ont conduit à la crise actuelle. Le G20 ne manque pas de rappeler qu'il va lutter contre le protectionnisme, comme s'il était inadmissible de vouloir protéger les secteurs vitaux de son économie. Le libre marché et la dérégulation forcenée ont conduit au fiasco, le G20 en tire des conclusions que les populations ne peuvent accepter : il cherche à sauvegarder coûte que coûte ce libre marché, apanage des puissants qui ne veulent rien lâcher de leur domination face aux plus faibles.


Peu importe au G20 si le FMI a été un acteur central dans l'imposition des politiques d'ajustement structurel depuis les années 1980, au contraire, le G20 veut le remercier d'avoir été le grand ordonnateur des privatisations à outrance, de la libéralisation de l'économie, de l'ouverture des marchés et de la réduction drastique des budgets sociaux. Le FMI, bien que discrédité et délégitimé au niveau mondial, va être remis au centre du jeu politique et économique grâce à un apport de fonds d'ici 2010.Source:

 

Un petit coup de peinture sur un monde en ruines, voilà la démarche du G20. Seule une forte mobilisation populaire pourra permettre de bâtir des fondations solides pour construire enfin un monde dans lequel la finance est au service des êtres humains, et non l'inverse. Les manifestations du 28 mars furent importantes : 40 000 personnes à Londres, des dizaines de milliers à Vienne, Berlin, Stuttgart..., sur le thème « Que les riches paient pour la crise ! ». La semaine d'action mondiale convoquée par les mouvements sociaux du monde entier lors du Forum social mondial (FSM) de Belem en janvier a donc eu un écho de tout premier ordre. Ceux qui ont annoncé la fin du mouvement altermondialiste se sont trompés, celui-ci démontre qu'il est parfaitement capable de réussir de grandes mobilisations. En France, les 29 janvier et 19 mars derniers, les salariés, les sans-emplois, les jeunes ont affirmé avec force qu'ils veulent d'autres solutions à la crise que celles qui consistent à sauver les banquiers et à obliger ceux d'en bas à se serrer une fois de plus la ceinture.

 

En contrepoint du G20, le président de l'Assemblée générale des Nations unies, Miguel d'Escoto, a convoqué une réunion générale des chefs d'Etat pour le mois de juin et a demandé à l'économiste Joseph Stiglitz de présider une commission qui fera des propositions pour répondre à la crise globale. Selon certains documents préparatoires, les solutions proposées sont inappropriées, mais elles auront le mérite d'être soumises à la discussion de l'Assemblée générale des Nations unies. Pourquoi la presse fait-elle le silence autour de cette démarche ? Pourquoi le quotidien Le Monde participe-t-il à une campagne de discrédit international à l'encontre de Miguel d'Escoto qui a eu le courage de saluer l'importance du FSM de Belem, qui a pris activement parti pour la défense du peuple palestinien et s'est prononcé contre toute attaque contre l'Iran sous prétexte de mettre fin à son programme nucléaire ? [1] Poser la question, c'est y répondre.

 

Une nouvelle crise de la dette est en préparation au Sud, elle est la conséquence de l'explosion de la bulle de la dette privée immobilière au Nord. La crise qui touche aujourd'hui l'économie réelle de tous les pays du Nord a provoqué une chute des prix des matières premières, ce qui a réduit les recettes en devises avec lesquelles les gouvernements des pays du Sud remboursent leur dette publique externe. De plus, le credit crunch a provoqué une hausse du coût des emprunts des pays du Sud. Ces deux facteurs provoquent déjà des suspensions de remboursement de la dette de la part des gouvernements des pays les plus exposés à la crise (à commencer par l'Équateur). D'autres suivront.

 

La situation est absurde : les pays du Sud sont des prêteurs nets à l'égard du Nord, à commencer par les États-Unis qui ont une dette extérieure totale de plus de 6 000 milliards de dollars (le double de la dette externe des pays du Sud). Les banques centrales des pays du Sud achètent des bons du Trésor des États-Unis. Ils devraient au contraire former ensemble une banque du Sud démocratique afin de financer des projets de développement humain. Ils devraient quitter la Banque mondiale et le FMI qui sont des instruments de domination. Ils devraient développer des relations de solidarités Sud-Sud comme le font les pays membres de l'ALBA (Venezuela, Cuba, Bolivie, Nicaragua, Honduras, Dominique). Ils devraient réaliser un audit des dettes qu'on leur réclame et mettre fin au paiement des dettes illégitimes.

 

Le G20 va veiller à préserver l'essentiel de la logique néolibérale : il est déterminé à rétablir la sacro-sainte croissance, dont le contenu n'est jamais interrogé, et à « résister au protectionnisme ». Les principes erronés sont de nouveau martelés : le G20 réaffirme son attachement à « une économie mondiale ouverte basée sur les principes de marché », donc son soutien au dieu marché n'est pas négociable. Le reste n'est qu'illusion.

 

http://www.voltairenet.org/article159642.html

 

Damien Millet

Damien Millet est secrétaire général du CADTM France (Comité pour l'Annulation de la Dette du Tiers Monde). Dernier livre publié : Dette odieuse (avec Frédédric Chauvreau), CADTM/Syllepse, 2006. .

Éric Toussaint

Éric Toussaint est président du CADTM Belgique (Comité pour l'Annulation de la Dette du Tiers Monde). Dernier livre publié : Banque du Sud et nouvelle crise internationale, CADTM/Syllepse, 2008.

 

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16 avril 2009 4 16 /04 /avril /2009 15:08
                   La politique du renard libre dans un poulailler libre :


   L'Union Européenne s'en remet aux banquiers pour régler la crise

 

Il pourrait sembler évident que les décideurs européens ne demandent pas aux responsables de la crise actuelle les solutions pour en sortir : c'est pourtant ce qu'il font.

Un groupe de "sages" a été nommé par la Commission pour lui donner son avis sur les solutions à mettre en œuvre face à la crise, ce qu'il a fait le 25 février dernier. On trouve dans ce rapport le florilège des mesures néolibérales qui démontrent chaque jour leur incurie. Il s'agit d'une réforme graduelle de la supervision financière au sein de l'Union européenne : entre autres, la mise en place d'un conseil européen du risque systémique dirigé par la Banque centrale européenne (on ne change pas une équipe qui perd), avec la mise en place d'un système "effectif" du risque ; créer un système européen de superviseurs financiers, ainsi que quelques mesures de réformes des institutions. Ces mesures ne sont pas seulement insuffisantes, elles démontrent qu'aucune leçon n'a été tirée par le milieu bancaire de la crise. Comment s'en étonner ?

Présidé par Jacques de Larosière, ancien gouverneur de la Banque de France et ancien directeur général du Fonds monétaire international, ce comité de "sages" comprend, sur huit membres, quatre qui sont directement impliqués dans la crise financière par leurs fonctions dans les groupes bancaires : Rainer Masera (Lehman Brothers), Otmar Issing (Goldman Sachs), Jacques de Larosière (BNP Paribas) et Onno Ruding (CitiGroup). Le cinquième, Callum McCarthy, a présidé l'Autorité des services financiers britannique, dont le laxisme dans le contrôle des milieux financiers est notoire. Le sixième, Leszek Balcerowicz est surtout connu pour s'opposer à toute régulation.

Demander leur avis à certains de ceux qui sont responsables de la crise est symptomatique de cette volonté politique de ne pas y porter remède réellement : non seulement, cet épisode montre que l'Union européenne fonctionne d'une manière opaque et antidémocratique, mais encore que le système ne compte pas se réformer seul et ne le fera pas spontanément. À l'heure de l'aggravation constante de la crise, de la succession de "plans de sauvetage" toujours plus colossaux les uns que les autres et visiblement toujours aussi inefficaces, Attac rappelle que la crise que nous traversons est systémique, qu'elle est en même temps sociale, environnementale, alimentaire et pas seulement financière, et que seules des mesures radicales pourront permettre d'en sortir.

Attac France produira, avant le prochain G20, deux rapports sur les paradis fiscaux et les taxes globales.

 

                                                                                                   Attac France,
                                                                                                   Montreuil, le 4 mars 2009

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14 avril 2009 2 14 /04 /avril /2009 13:02

 

Aujourd'hui lundi 14 avril 2009 le procès verbal du conseil municipal qui s'est tenu le 30 mars est affiché mais n'a pas été transmis aux élus. Il est pourtant révélateur, pour ceux qui pouvaient encore en douter,  de l'attitude adoptée par la majorité.

 

Le 30 mars, en début de séance, Elle a refusé d'ouvrir aux enseignants et parents d'élèves la commission de travail qu'elle avait été dans l'obligation de créer afin d'évaluer les conséquences de la croissance démographique à Villiers sur l'évolution de la population scolaire et par conséquents les moyens à mettre en œuvre pour accueillir les élèves supplémentaires. Cette étude se déroulera donc en catimini ....

 

Elle a, en outre, rejeté ma proposition visant à définir les conditions d'utilisation des salles communales par les organisations politiques locales : Actuellement les demandes déposées ne reçoivent pas de réponse, au motif qu'à Villiers seuls les partis politiques camouflés en associations ont le droit d'utiliser gratuitement les salles communales alors que :

 

- Selon l'art. L2144-3 du CGCT (code général des collectivités territoriales): Des locaux communaux peuvent être utilisés par les associations, syndicats, ou partis politiques qui en font la demande.

Le maire détermine les conditions dans lesquelles ces locaux peuvent être utilisés compte tenu des nécessités de  l'administration communales, du fonctionnement des services et du maintien de l'ordre public.

Le conseil municipal fixe en tant que de besoin la contribution due à raison de cette utilisation.

 

 - Le maire ne peut fonder son refus sur le seul motif que l'association qui présente une demande de prêt de salle aurait un caractère politique  (Conseil d'Etat 30 avril 1997 n° 157115)

 

-  S'il n'y a pas de tarif délibéré préalablement le prêt ne peut être que gratuit.  (Association des maires).

 

A ce jour les demandes de prêt qui ont été  refusées, l'ont  été indûment, ce qui constitue une discrimination susceptible de recours.

 

Vote des taux  et budget : Lors des voeux qu'elle avait présentés en janvier madame le maire avait déclaré qu'il fallait savoir vivre avec ses moyens, son projet de budget pour 2009 présenté en hausse de près de 20 % par rapport aux résultats de l'année précédente va bien au-delà des moyens actuels des contribuables locaux dont le pouvoir d'achat stagne quand il ne régresse pas...

 

 La majorité municipale n'en a cure et vient de voter une augmentation de 6 % des  taxes locales, soit un prélèvement global supplémentaire de 109 000 euros sur les ménages qui s'ajoutera à la revalorisation des bases prévues par la loi des finances pour 2009, + 2,5 pour la taxe d'habitation, + 1,5 pour le foncier bâti.

 

Les Villiéraines et les Villiérains verront ainsi à situation familiale identique leurs feuilles d'impositions s'alourdir de 8,5 % (TH) et de 7,5% (FB). Les raisons en seraient la crise et les dépenses engagées inconsidérément  par  l'équipe municipale précédente.

 

 A cela il est aisé de rétorquer que  la crise n'est jamais que le produit des politiques menées depuis des années par les gouvernements successifs,  partagées, soutenues, poursuivies et aggravées par les gens actuellement au pouvoir qui ont soutenu la majorité municipale pendant sa campagne électorale et d'autre part que madame le maire, ainsi que l'a souligné monsieur Simons dans un tract de février 2009 récent a, sic, «voté POUR l'ensemble du projet, lors du dépôt du contrat régional(centre de loisirs et de culture, salle des fêtes, réaménagement mairie ndlr ), ensuite lors de l'autorisation des marchés (18 juin 2007) et enfin elle n'a fait aucune observation lors de l'appel d'offres du 5 octobre 2007. »

 

Malgré cela l'inflation des impôts locaux n'avait rien d'inéluctable. Une estimation plus rigoureuse des dépenses prévues tant en investissement qu'en fonctionnement aurait permis de l'annuler.

 

La majorité n'a pas voulu faire la chasse aux gaspillages comme elle y a été incitée. Prétextant l'absence d'un cadre communal en congés elle a été incapable d'apporter la moindre réponse à les questions posées  pourtant depuis des mois sur l'évolution du montant des dépenses relatives à la maintenance et la fourniture de gaz des chaufferies communales dans le cadre des contrat passés avec Dalkia et ne sait pas si  la commune bénéficie encore du tarif régulé.

 

Les charges de personnel sont toujours en augmentation, + 5 %, et représentent  57 % des dépenses de fonctionnement prévisionnelles hors virement à la section d'investissement, 50 % par rapport aux dépenses réelles de fonctionnement, auxquelles il convient d'ajouter les prestations transférées à des entreprises privées : l'entretien d'une partie des espaces verts et le ménage dans les écoles ; quels en sont les montants ?

 

Contrairement à ses prétentions affichées la nouvelle équipe municipale est loin de maîtriser les dépenses de personnel. Un audit sur le fonctionnement des services devient urgent ainsi que renouveau solidaire l'avait proposé lors des dernières élections.

 

Le chapitre 14 atténuations de produits, c'est un paradoxe, croît de + 91 %. Il s'agit de l'augmentation des pénalités au titre de la loi SRU que nous devrons honorer jusqu'à ce que le nombre de logement sociaux représente  20 des résidences principales. Nous avons déjà dit ce que nous en pensions.

 

Malgré les transferts de compétences et par conséquent de responsabilités à la communauté d'agglo les indemnités servies aux élus n'ont pas régressé.

 

Les charges financières s'envolent, + 58 %, mais  le plus dur est à venir, raison supplémentaire de resserrer les boulons.

 

Les 50 000 euros (320 000 de nos francs dits lourds) de provisions pour contentieux, chapitre 68,  témoignent de la gestion  aventureuse  du mandat précédent néanmoins ce montant pouvait être réduit. Il conviendrait, aussi, de rechercher un conseil juridique moins onéreux.

 

Les 120 380 euros de dépenses imprévues (?) du chapitre 022, montant supérieur aux conséquences de la hausse des taux d'impositions locales, pouvaient également être rognées. Enfin il était possible  de réduire de manière substantielle les crédits inscrits au chapitre 023 - 606 000  euros - pour virement à la section d'investissement, montant, de l'aveu de madame le Maire, d'un niveau jamais  atteint par le passé, a lui seul il pouvait également éponger les hausses prévues.

 

Voici quelques pistes  sur lesquelles il était possible de travailler pour ensuite faire de même sur la section d'investissement du budget communal. 

 

IV Section d'investissement : 

 

Tout d'abord une remarque d'ordre général : L'utilisation des crédits ouverts au budget, à l'intention des fournisseurs comme des prestataires de services  dépend de la vigilance des négociateurs délégués par la commune qu'ils soient élus ou non. Même sans être un adepte de la concurrence libre et non faussée il est nécessaire, en toutes circonstances, de rechercher le meilleur rapport qualité prix. Là aussi des économies sont réalisables d'autre auraient pu l'être, l'éclairage public de la route de chasse par exemple ne s'imposait pas sinon pour les piétons.

 

Secondement, à part les grands travaux, les dépenses d'investissement sont un fourre tout  ou les dépenses prévisionnelles sont diluées dans une multitude d'articles mais ce sont les petites dérives additionnées qui font les grandes crues financières.

 

Les dépenses cumulées dans le domaine de l'informatique, logiciels, matériels, mobilier sont évaluées 29 227,00 euros est-ce si nécessaire et si urgent de même que le réaménagement de l'état civil pour 12 280 euros ?

 

Arguant de l'obtention de subvention de l'état (DGE) madame le maire a prétendu ne pas pouvoir étaler les programmes pourtant, la réglementation est claire, les textes d'application stipulent que  les opérations de cette nature doivent recevoir un commencement d'exécution dans les deux ans et  être achevée en quatre ans à compter de la date de démarrage de l'opération. La prorogation de ces délais, par le préfet est possible. Y avait-il urgence ?

 

En outre il y a peut être une autre manière d'aborder les problème d'accessibilité voirie et bâtiment pour les handicapés que de passer par des études qui se montent à 16 500 euros.

 

Pourquoi est-il nécessaire de prévoir le désembouage du circuit de chauffage du centre de l'enfance en service depuis deux ans ? Encore un contentieux en cours !

 

Qu'est-ce qui justifie 56 780 euros, plus de 370 000 francs destinés à la mise en sécurité du gymnase? Question de sécurité (nous dirions plutôt insécurité) nous a-t-on répondu, aujourd'hui c'est devenu une antienne.

 

En fait il s'agit d'un projet  de budget inachevé qui aurait dû être retravaillé, encore aurait-il fallu en avoir la volonté...mais ce sont les contribuables, et les usagers qui paieront l'addition.  

 

Questions diverses : Madame le maire et sa majorité ont a refusé de réexaminer les problèmes,  évoqués par une famille Villiéraines : Circulation rue des Senilières et stationnement place des fêtes. Tout restera en l'état, les animaux de cirque brouteront encore, en toute quiétude, les plantations de « l'aménagement paysager » réalisé par la commune.

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14 avril 2009 2 14 /04 /avril /2009 10:37

 

                                                         1er mai 2009

 

 

                DENFERT ROCHEREAU - BASTILLE

 

                                            14 heures

 

 

  Ordonnancement du cortège :

 

CGT - UNSA - CFDT - FSU - FO - CFTC - Solidaires -  CEF/CGC

 

 

  Banderole de tête :


   Ensemble face à la crise défendons l'emploi, le pouvoir d'achat et les services publics.

       Arrêt des suppressions d'emploi et augmentation des salaires et des retraites

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