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26 mai 2008 1 26 /05 /mai /2008 08:03

La seconde Guerre mondiale à des causes multiples, elle plonge ses racines dans l’idéologie allemande du dix-neuvième siècle, dans les conditions imposées aux vaincus de la « grande guerre » par le traité de Versailles, elle est aussi un des épisodes, toujours renouvelés, des luttes impérialistes pour  la domination de la planète, de ses ressources matérielles et humaines.

Rechercher de nouveaux indices, poursuivre l’analyse est bien sur affaire de spécialistes, mais les éléments d’appréciations dont nous disposons aujourd’hui  permettent au commun des mortels, à conditions de s’en donner la peine, de formuler des appréciations personnelles sur la genèse et le déroulement de ses évènements tragiques de notre passé récent, de situer les responsabilités, les compromissions, parfois la complicité des décideurs de l’époque, l’indifférence de beaucoup, la lucidité de quelques-uns hélas trop peu nombreux.

Il nous appartient à notre niveau, de nourrir cette mémoire, celle du peuple, au-delà même des cérémonies commémoratives qui ne rassemblent que trop peu de participants. C’est à ce prix que nous pourrons apprendre à déjouer les manipulations, sortir des ornières du présent, éviter celles du futur afin de prémunir   les nouvelles générations du retour du fléau…

Cela n’arrive pas qu’aux autres. Mieux vaut prévenir que d’attendre le retour des cercueils,  enterrer les morts, déblayer les ruines, panser les blessures et faire ensuite repentance.

C’est une tâche difficile que de construire une paix durable.

Ci dessous quelques dates et faits marquants. Une énumération vaut mieux parfois que de trop longs commentaires, elle peut être complétée sur :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Chronologie_du_Troisi%C3%A8me_Reich , ou ailleurs

1920  Proclamation du programme du parti Nazi

1925 : Parution de « Mein Kampf », livre de Adolf Hitler, traduit en français en 1934

1933 : 30 janvier Hitler devient chancelier
           21 mars ouverture du premier camp de concentration allemand à Dachau.

1935 : 1° mars la France permet à l’Allemagne de récupérer la Sarre alors administrée par la SDN.
           15 Septembre Lois (antisémites) de Nuremberg  

1936 :   7 mars remilitarisation de la  Rhénanie.
           16 juillet ouverture du premier camp pour tziganes.

1937 :   26 avril bombardement de Guernica. La république espagnole abandonnée par la  France et  l’Angleterre l’aide
            allemande et  italienne assurera la victoire des  Franquistes  

1938 : 13 mars Anschluss (annexion de l’Autriche par l’Allemagne).
           30 septembre Accords de Munich : la France et l’Angleterre livrent la Tchécoslovaquie à Hitler.

1939 :   22 mai pacte germano soviétique.
             1° septembre l’Allemagne attaque la Pologne le 9 elle est aux abords de varsovie.
             3 septembre  la France et le royaume uni déclarent la guerre à l’Allemagne..
            17 septembre l’union Soviétique  entre en Pologne orientale.

1940 : 14 juin entrée des allemands à Paris
           16 juin Pétain devient chef du gouvernement français, il signe l’armistice le 22.
           18 juin Appel à la résistance du Général de Gaulle.
           22 juin l’Allemagne attaque l’Union soviétique.  

1941 : La Solution Finale est mise en œuvre sur une plus grande échelle.
           Les allemand échouent devant Moscou, les soviétiques contre attaquent en  décembre.

            8 décembre les Etats Unis déclarent la guerre au Japon après Perl Harbor.
          11 décembre l’Allemagne et l’Italie déclarent la guerre aux Etats Unis  

1942 : Débarquement en Afrique du nord ;

1943 :   2 février les Allemands capitulent à Stalingrad.
           27 mai première réunion du Conseil National de la Résistance (CNR)

1944 : 15 mai adoption du programme du CNR.
              6 juin débarquement en Normandie.     25 août reddition des troupe nazi à Paris ; « Paris par soi même libéré »
              déclare le lendemain le général de Gaulle ; la France  évitait  ainsi l’humiliation d’un   gouvernorat militaire Américain.


1945 : 8 mai signature de l’armistice.
Cinquante millions de vies avaient été anéanties. « Plus jamais ça » disait l’opinion ! Et pourtant
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19 mai 2008 1 19 /05 /mai /2008 16:23

En 1943 Il y aura 65 ans le 27 mai  le Comité national de la résistance se réunissait dans la clandestinité à Paris  sous la présidence de jean Moulin représentant en France occupée du Général de Gaulle chef de la France libre

 Jean Moulin sera arrêté par les nazis en juin de la même année, torturé il décèdera peu après au cours de son transfert en Allemagne. Lui ont succédé Georges Bidault, démocrate chrétien, puis, à la Libération, le 15 septembre 1944, Louis Saillant, CGT.

  Le CNR regroupait :

              Les représentants des huit grands mouvements de résistance :

Pierre Villon du Front National : Rien à voir avec le FN actuel ¹

Roger Coquoin pour Ceux de la libération

Jacques Lecompte-Boinet pour Ceux de la résistance

Charles Laurent pour Libération-Nord

Pascal Copeau pour Libération Sud

Jacques-Henri Simon pour Organisation civile et militaire

Claude Bourdet pour Combat

Eugène Claudius-Petit pour Franc- Tireur

 Les représentants des deux grands syndicats d'avant-guerre :

Louis Saillant pour la CGT

Gaston Tessier pour la CFTC

Les représentants des six principaux partis politiques de la Troisième République:

André Mercier pour le PCF

André Le Troquer pour la SFIO

Marc Rucard pour les Radicaux

Georges Bidault pour les démocrates –chrétiens

Joseph Laniel pour l’Alliance démocratique  (Droite modérée et laïque)

Jacques Debû- Bridel pour la Fédération républicaine (droite conservatrice et catholique).

Jean Moulin était accompagné de  ses deux collaborateurs, Pierre Meunier et  Robert  Chambeiron seul survivant.

Programme du conseil National de la Résistance

15 mars 1944

   

Née de la volonté ardente des Français de refuser la défaite, la Résistance n’a pas d’autre raison d’être que la lutte quotidienne sans cesse intensifiée.

Cette mission de combat ne doit pas prendre fin à la Libération. Ce n’est, en effet, qu’en regroupant toutes ses forces autour des aspirations quasi unanimes de la Nation, que la France retrouvera son équilibre moral et social et redonnera au monde l’image de sa grandeur et la preuve de son unité.

Aussi les représentants des organisations de la Résistance, des centrales syndicales et des partis ou tendances politiques groupés au sein du C.N.R., délibérant en assemblée plénière le 15 mars 1944, ont-ils décidé de s’unir sur le programme suivant, qui comporte à la fois un plan d’action immédiate contre l’oppresseur et les mesures destinées à instaurer, dès la Libération du territoire, un ordre social plus juste.

I - PLAN D’ACTION IMMÉDIATE

Les représentants des organisations de résistance, des centrales syndicales et des partis ou tendances politiques groupés au sein du C.N.R.

Expriment leur angoisse devant la destruction physique de la Nation que l’oppresseur hitlérien poursuit avec l’aide des hommes de Vichy, par le pillage, par la suppression de toute production utile aux Français, par la famine organisée, par le maintien dans les camps d’un million de prisonniers, par la déportation d’ouvriers au nombre de plusieurs centaines de milliers, par l’emprisonnement de 300.000 Français et par l’exécution des patriotes les plus valeureux, dont déjà plus de 50.000 sont tombés pour la France.

Ils proclament leur volonté de délivrer la patrie en collaborant étroitement aux opérations militaires que l’armée française et les armées alliées entreprendront sur le continent, mais aussi de hâter cette libération, d’abréger les souffrances de notre peuple, de sauver l’avenir de la France en intensifiant sans cesse et par tous les moyens la lutte contre l’envahisseur et ses agents, commencée dès 1940.

Ils adjurent les gouvernements anglais et américain de ne pas décevoir plus longtemps l’espoir et la confiance que la France, comme tous les peuples opprimés de l’Europe, a placés dans leur volonté d’abattre l’Allemagne nazie, par le déclenchement d’opérations militaires de grande envergure qui assureront, aussi vite que possible, la libération des territoires envahis et permettront ainsi aux Français qui sont sur notre sol de se joindre aux armées alliées pour l’épreuve décisive.

Ils insistent auprès du Comité Français de la Libération Nationale pour qu’il mette tout en œuvre afin d’obtenir les armes nécessaires et de les mettre à la disposition des patriotes. Ils constatent que les Français qui ont su organiser la résistance ne veulent pas et d’ailleurs ne peuvent pas se contenter d’une attitude passive dans l’attente d’une aide extérieure, mais qu’ils veulent faire la guerre, qu’ils veulent et qu’ils doivent développer leur résistance armée contre l’envahisseur et contre l’oppresseur.

Ils constatent, en outre, que la Résistance Française doit ou se battre ou disparaître ; qu’après avoir agi de façon défensive, elle a pris maintenant un caractère offensif et que seuls le développement et la généralisation de l’offensive des Français contre l’ennemi lui permettront de subsister et de vaincre.

Ils constatent enfin que la multiplication des grèves, l’ampleur des arrêts de travail le 11 Novembre qui, dans beaucoup de cas, ont été réalisés dans l’union des patrons et des ouvriers, l’échec infligé au plan de déportation des jeunes français en Allemagne, le magnifique combat que mènent tous les jours, avec l’appui des populations, dans les Alpes, dans le Massif Central, dans les Pyrénées et dans les Cévennes, les jeunes Français des maquis, avant garde de l’armée de la Libération, démontrent avec éclat que notre peuple est tout entier engagé dans la lutte et qu’il doit poursuivre et accroître cette lutte.

En conséquence, les représentants des organisations de résistance, des centrales syndicales et des partis ou tendances politiques groupés au sein du C.N.R.

Déclarent que c’est seulement par l’organisation, l’intensification de la lutte menée par les forces armées, par les organisations constituées, par les masses, que pourra être réalisée l’union véritable de toutes les forces patriotiques pour la réalisation de la libération nationale inséparable, comme l’a dit le Général De Gaulle, de l’insurrection nationale qui, ainsi préparée, sera dirigée par le C.N.R, sous l’autorité du C.F.L.N, dès que les circonstances politiques et militaires permettront d’assurer, même au prix de lourds sacrifices, son succès.

Ils ont l’espoir que les opérations de la Libération du pays, prévues par le plan de l’état major interallié, pourront ainsi être, le cas échéant, avancées grâce à l’aide apportée par les Français dans la lutte engagée contre l’ennemi commun, ainsi que l’a démontré l’exemple glorieux des patriotes corses.

Ils affirment solennellement que la France qui, malgré l’armistice, a poursuivi sans trêve la guerre, entend plus que jamais développer la lutte pour participer à la libération et à la victoire.

Pour mobiliser les ressources immenses d’énergie du peuple français, pour les diriger vers l’action salvatrice dans l’union de toutes les volontés, le C.N.R décide :

D’inviter les responsables des organisations déjà existantes à former des comités de villes et de villages, d’entreprises, par la coordination des formations qui existent actuellement, par la formation de comités là où rien n’existe encore et à enrôler les patriotes non organisés.

Tous ces comités seront placés sous la direction des comités départementaux de la libération (C.D.L). Ils seront soumis à l’autorité des C.D.L qui leur transmettront, comme directives, la plate-forme d’action et la ligne politique déterminée par le C.N.R.

Le but des ces comités sera, à l’échelon communal, local et d’entreprise, de faire participer de façon effective tous les Français à la lutte contre l’ennemi et contre ses agents de Vichy, aussi bien par la solidarité et l’assistance active à l’égard des patriotes sous l’impulsion et le soutien donnés aux revendications vitales de notre peuple. Par dessus tout, leur tâche essentielle sera de mobiliser et d’entraîner les Français qu’ils auront su grouper à l’action armée pour la Libération.

Ces comités devront, selon les circonstances et en se conformant aux instructions données par les C.D.L, appuyer et guider toutes les actions menées par les Français contre toutes les formes d’oppression et d’exploitation imposées par l’ennemi, de l’extérieur et de l’intérieur.

Ces comités devront :

1) Développer la lutte contre la déportation et aider les réfractaires à se cacher, à se nourrir, à se vêtir et à se défendre, enlevant ainsi des forces à l’ennemi et augmentant le potentiel humain de la résistance ;

2) Traquer et punir les agents de la Gestapo et de la Milice de DARNAND ainsi que les mouchards et les traîtres ;

3) Développer l’esprit de lutte effective en vue de la répression des nazis et des fascistes français ;

4) Développer, d’une part, la solidarité envers les emprisonnés et déportés ; d’autre part, la solidarité envers les familles de toutes les victimes de la terreur hitlérienne et vichyssoise ;

5) En accord avec les organisations syndicales résistantes, combattre pour la vie et la santé des Français pour une lutte quotidienne et incessante, par des pétitions, des manifestations et des grèves, afin d’obtenir l’augmentation des salaires et traitements, bloqués par Vichy et les Allemands, et des rations alimentaires et attributions de produits de première qualité, réduites par la réglementation de Vichy et les réquisitions de l’ennemi, de façon à rendre à la population un minimum de vital en matière d’alimentation, de chauffage et d’habillement ;

6) Défendre les conditions de vie des anciens combattants, des prisonniers, des femmes de prisonniers, en organisant la lutte pour toutes les revendications particulières ;

7) Mener la lutte contre les réquisitions de produits agricoles, de matières premières et d’installations industrielles pour le compte de l’ennemi ; saboter et paralyser la production destinée à l’ennemi et ses transports par routes, par fer et par eau ;

8) Défendre à l’intérieur de la corporation agricole les producteurs contre les prélèvements excessifs, contre les taxes insuffisantes, et lutter pour le remplacement des syndicats à la solde de Vichy et de l’Allemagne par des paysans dévoués à la cause de la paysannerie française.

Tout en luttant de cette façon et grâce à l’appui de solidarité et de combativité que développe cette lutte, les comités de villes, de villages et d’entreprises devront en outre :

a) Renforcer les organisations armées des Forces Françaises de l’Intérieur par l’accroissement des groupes de patriotes : groupes francs, francs-tireurs et partisans, recrutés en particulier parmi les réfractaires ;

b) En accord avec les états majors nationaux, régionaux et départementaux des F.F.I, organisées milices patriotiques dans les villes, les campagnes et les entreprises, dont l’encadrement sera facilité par des ingénieurs, techniciens, instituteurs, fonctionnaires et cadres de réserve, et qui sont destinés à défendre l’ordre public, la vie et les biens des Français contre la terreur et la provocation, assurer et maintenir l’établissement effectif de l’autorité des Comités départementaux de la Libération sur tout ce qui aura été ou sera créé dans ce domaine pour le strict rattachement aux F.F.I dont l’autorité et la discipline doivent être respectées par tous.

Pour assurer la pleine efficacité des mesures énoncées ci-dessus, le C.N.R prescrit de l’état major national des Forces Françaises de l’Intérieur, tout en préparant minutieusement la coopération avec les Alliés en cas de débarquement, doit :

1) Donner ordre à toutes les formations des F.F.I de combattre dès maintenant l’ennemi en harcelant ses troupes, en paralysant ses transports, ses communications et ses productions de guerre, en capturant ses dépôts d’armes et de munitions afin d’en pourvoir les patriotes encore désarmés ;

2) Faire distribuer les dépôts d’armes encore inutilisés aux formations jugées par lui les plus aptes à se battre utilement dès à présent et dans l’avenir immédiat ;

3) Organiser de façon rationnelle la lutte suivant un plan établi avec les autorités compétentes à l’échelon régional, départemental ou local, pour obtenir le maximum d’efficacité ;

4) Coordonner l’action militaire avec l’action de résistance de la masse de la nation en proposant pour but aux organisations régionales paramilitaires d’appuyer et de protéger les manifestations patriotiques, les mouvements revendicatifs des femmes de prisonniers, des paysans et des ouvriers contre la police hitlérienne, d’empêcher les réquisitions de vivres et d’installations industrielles, les rafles organisées contre les réfractaires et les ouvriers en grève et défendre la vie et la liberté de tous les Français contre la barbare oppression de l’occupant provisoire.

Ainsi, par l’application des décisions du présent programme d’action commune, se fera, dans l’action, l’union étroite de tous les patriotes, sans distinction d’opinions politiques, philosophiques ou religieuses. Ainsi se constituera dans la lutte une armée expérimentée, rompue au combat, dirigée par des cadres éprouvés devant le danger, une armée capable de jouer son rôle lorsque les conditions de l’insurrection nationale seront réalisées, armée qui élargira progressivement ses objectifs et son armement.

Ainsi, par l’effort et les sacrifices de tous, sera avancée l’heure de la libération du territoire national ; ainsi la vie de milliers de Français pourra être sauvée et d’immenses richesses pourront être préservées.

Ainsi dans le combat se forgera une France plus pure et plus forte capable d’entreprendre au lendemain de la libération la plus grande œuvre de reconstruction et de rénovation de la patrie.

II - MESURES À APPLIQUER DÈS LA LIBÉRATION DU TERRITOIRE

Unis quant au but à atteindre, unis quant aux moyens à mettre en œuvre pour atteindre ce but qui est la libération rapide du territoire, les représentants des mouvements, groupements, partis ou tendances politiques groupés au sein du C.N.R proclament qu’ils sont décidés à rester unis après la libération :

1) Afin d’établir le gouvernement provisoire de la République formé par le Général de Gaulle pour défendre l’indépendance politique et économique de la nation, rétablir la France dans sa puissance, dans sa grandeur et dans sa mission universelle ;

2) Afin de veiller au châtiment des traîtres et à l’éviction dans le domaine de l’administration et de la vie professionnelle de tous ceux qui auront pactisé avec l’ennemi ou qui se seront associés activement à la politique des gouvernements de collaboration ;

3) Afin d’exiger la confiscation des biens des traîtres et des trafiquants de marché noir, l’établissement d’un impôt progressif sur les bénéfices de guerre et plus généralement sur les gains réalisés au détriment du peuple et de la nation pendant la période d’occupation ainsi que la confiscation de tous les biens ennemis y compris les participations acquises depuis l’armistice par les gouvernements de l’axe et par leurs ressortissants, dans les entreprises françaises et coloniales de tout ordre, avec constitution de ces participations en patrimoine national inaliénable ;

4) Afin d’assurer :

L’établissement de la démocratie la plus large en rendant la parole au peuple français par le rétablissement du suffrage universel ;

La pleine liberté de pensée, de conscience et d’expression ;

La liberté de la presse, son honneur et son indépendance à l’égard de l’Etat, des puissances d’argent et des influences étrangères ;

La liberté d’association, de réunion et de manifestation, l’inviolabilité du domicile et le secret de la correspondance ;

Le respect de la personne humaine ;

L’égalité absolue de tous les citoyens devant la loi ;

5) Afin de promouvoir les réformes indispensables :

a) Sur le plan économique :

L’instauration d’une véritable démocratie économique et sociale, impliquant l’éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l’économie ;

Une organisation rationnelle de l’économie assurant la subordination des intérêts particuliers à l’intérêt général et affranchie de la dictature professionnelle instaurée à l’image des Etats fascistes ;

L’intensification de la production nationale selon les lignes d’un plan arrêté par l’Etat après consultation des représentants de tous les éléments de cette production ;

Le retour à la nation des grands moyens de production monopolisée, fruits du travail commun, des sources d’énergie, des richesses du sous-sol, des compagnies d’assurances et des grandes banques ;

Le développement et le soutien des coopératives de production, d’achats et de ventes, agricoles et artisanales ;

Le droit d’accès, dans le cadre de l’entreprise, aux fonctions de direction et d’administration, pour les ouvriers possédant les qualifications nécessaires, et la participation des travailleurs à la direction de l’économie.

b) Sur le plan social :

Le droit au travail et le droit au repos, notamment par le rétablissement et l’amélioration du régime contractuel du travail ;

Un rajustement important des salaires et la garantie d’un niveau de salaire et de traitement qui assure à chaque travailleur et à sa famille la sécurité, la dignité et la possibilité d’une vie pleinement humaine ;

La garantie du pouvoir d’achat national pour une politique tendant à une stabilité de la monnaie ;

La reconstitution, dans ses libertés traditionnelles, d’un syndicalisme indépendant, doté de larges pouvoirs dans l’organisation de la vie économique et sociale ;

Un plan complet de sécurité sociale, visant à assurer à tous les citoyens des moyens d’existence, dans tous les cas où ils sont incapables de se le procurer par le travail, avec gestion appartenant aux représentants des intéressés et de l’État ;

La sécurité de l’emploi, la réglementation des conditions d’embauchage et de licenciement, le rétablissement des délégués d’atelier ;

L’élévation et la sécurité du niveau de vie des travailleurs de la terre par une politique de prix agricoles rémunérateurs, améliorant et généralisant l’expérience de l’Office du blé, par une législation sociale accordant aux salariés agricoles les mêmes droits qu’aux salariés de l’industrie, par un système d’assurance conte les calamités agricoles, par l’établissement d’un juste statut du fermage et du métayage, par des facilités d’accession à la propriété pour les jeunes familles paysannes et par la réalisation d’un plan d’équipement rural ;

Une retraite permettant aux vieux travailleurs de finir dignement leurs jours ;

Le dédommagement des sinistrés et des allocations et pensions pour les victimes de la terreur fasciste.

c) Une extension des droits politiques, sociaux et économiques des populations indigènes et coloniales.

d) La possibilité effective pour tous les enfants français de bénéficier de l’instruction et d’accéder à la culture la plus développée, quelle que soit la situation de fortune de leurs parents, afin que les fonctions les plus hautes soient réellement accessibles à tous ceux qui auront les capacités requises pour les exercer et que soit ainsi promue une élite véritable, non de naissance mais de mérite, et constamment renouvelée par les apports populaires.

Ainsi sera fondée une République nouvelle qui balaiera le régime de basse réaction instauré par Vichy et qui rendra aux institutions démocratiques et populaires l’efficacité que leur avaient fait perdre les entreprises de corruption et de trahison qui ont précédé la capitulation.

Ainsi sera rendue possible une démocratie qui unisse au contrôle effectif exercé par les élus du peuple la continuité de l’action gouvernementale.

L’union des représentants de la Résistance pour l’action dans le présent et dans l’avenir, dans l’intérêt supérieur de la patrie, doit être pour tous les Français un gage de confiance et un stimulant. Elle doit les inciter à éliminer tout esprit de particularisme, tout ferment de division qui pourrait freiner leur action et ne servir que l’ennemi.

En avant donc, dans l’union de tous les Français rassemblés autour du C.F.L.N et de son président le général De Gaulle !En avant pour le combat, en avant pour la victoire afin que VIVE LA FRANCE ! 

                                                                    LE CONSEIL NATIONAL DE LA RÉSISTANCE

Une grande partie de ce programme a été  appliquée après la guerre, sécurité sociale et retraites généralisées, contrôle des féodalités économiques à la Libération, droit à la culture pour tous, presse écrite délivrée de l'argent et de la corruption, lois sociales agricoles…. Ce programme constitue le socle des conquêtes sociales aujourd'hui  en cours de démantèlement.».

          « Défaire méthodiquement le programme du Conseil National de la Résistance »

C’est sous ce titre que Denis Kessler, ancien n°2 et idéologue du MEDEF, écrivait le 04/10/2007  dans un éditorial du journal Challenge:

« Le modèle social français est le pur produit du Conseil national de la Résistance. [...] Il est grand temps de le réformer, et le gouvernement s’y emploie... 

Le gouvernement et sa majorité s’y emploient : Il n’est d’autre alternative que de résister et contre attaquer.

¹ le front National pour la libération de la France a été crée le 21 mai 1941 par le parti communiste français : http://fr.wikipedia.org/wiki/Front_national_%28R%C3%A9sistance%29

 

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16 mai 2008 5 16 /05 /mai /2008 08:48

Les cultures d’ OGM en plein champ posent de nombreuses questions irrésolues, en particulier sur les impacts à long terme des OGM sur la santé, l’environnement, les pratiques agricoles. Tout montre que là où les OGM sont cultivés à grande échelle, la liberté et le choix de produire et consommer sans OGM sont irrémédiablement perdus.

Le Grenelle de l’environnement avait conclu à la nécessité d’une loi OGM qui garantisse le droit et la liberté de produire et consommer sans OGM. Cette conclusion a été modifiée par le droit et la liberté de produire et consommer avec ou sans OGM, et c’est ce paradoxe qui est inscrit dans la loi OGM,qui sera débattue en seconde lecture à l’Assemblée Nationale le 13 mai prochain.

Amendement 252. Lors du débat en première lecture, un amendement proposé par le député Chassaigne (le fameux amendement 252) visait à protéger les structures agricoles, les écosystèmes locaux et les filières de production qualifiées sans OGM de la contamination génétique. L’adoption de cet amendement de bon sens, qui répond à la demande des citoyens et consommateurs français, ainsi que des acteurs des filières de qualité, a provoqué de grands remous au sein de la majorité présidentielle et du gouvernement, qui ont imposé au Sénat un sous-amendement très confus à propos de la définition du « sans OGM », renvoyé aux réglementations européennes (qui n’existent pas dans ce domaine) ou à des décrets ultérieurs.

 Nous pensons au contraire qu’il est très important que les termes « Sans OGM! »  soient définis dans la loi, et la définition du sans OGM doit être effectivement sans OGM (c'est-à-dire pas d’ OGM, autrement dit sous le seuil de détection) et non pas « un peu d’ OGM ». C’est la seule définition possible (juste)…

 

pour signer la pétition

http://www.greenpeace.org/france/detectivesOGM/

http://www.stop-ogm.org/

http://write-a-letter.greenpeace.org/332

Mais aussi

http://petition2.yeppa.org/index.php

 

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9 mai 2008 5 09 /05 /mai /2008 14:34
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25 avril 2008 5 25 /04 /avril /2008 15:25

Ci-dessous, des extraits de son Discours sur le colonialisme (1950).

« Il faudrait d’abord étudier comment la colonisation travaille à déciviliser le colonisateur, à l’abrutir au sens propre du mot, à le dégrader, à le réveiller aux instincts enfouis, à la convoitise, à la violence, à la haine raciale, au relativisme moral, et montrer que, chaque fois qu’il y a au VietNam une tête coupée et un oeil crevé et qu’en France on accepte, une fillette violée et qu’en France on accepte, un Malgache supplicié et qu’en France on accepte, il y a un acquis de la civilisation qui pèse de son poids mort, une régression universelle qui s’opère, une gangrène qui s’installe, un foyer d’infection qui s’étend et qu’au bout de tous ces traités violés, de tous ces mensonges propagés, de toutes ces expéditions punitives tolérées. de tous ces prisonniers ficelés et interrogés, de tous ces patriotes torturés, au bout de cet orgueil racial encouragé, de cette jactance étalée, il y a le poison instillé dans les veines de 1’Europe, et le progrès lent, mais sûr, de l’ensauvagement du continent. [...]
J’ai relevé dans l’histoire des expéditions coloniales quelques traits que j’ai cités ailleurs tout à loisir.
Cela n’a pas eu l’heur de plaire à tout le monde. Il paraît que c’est tirer de vieux squelettes du placard. Voire !
Etait-il inutile de citer le colonel de Montagnac, un des conquérants de l’Algérie :

" Pour chasser les idées qui m’assiègent quelquefois, je fais couper des têtes, non pas des têtes d’artichauts, mais bien des têtes d’hommes. "

Convenait-il de refuser la parole au comte d’Herisson :

"Il est vrai que nous rapportons un plein barils d’oreilles récoltées, paire à paire, sur les prisonniers, amis ou ennemis. "

Fallait-il refuser à Saint-Arnaud le droit de faire sa profession de foi barbare :

"On ravage, on brûle, on pille, on détruit les maisons et les arbres."

Fallait-il empêcher le maréchal Bugeaud de systématiser tout cela dans une théorie audacieuse et de se revendiquer des grands ancêtres :

"Il faut une grande invasion en Afrique qui ressemble à ce que faisaient les Francs, à ce que faisaient les Goths."

Fallait-il enfin rejeter dans les ténèbres de l’oubli le fait d’armes mémorable du com­mandant Gérard et se taire sur la prise d’Ambike, une ville qui, à vrai dire, n’avait jamais songé à se défendre :

"Les tirailleurs n’avaient ordre de tuer que les hommes, mais on ne les retint pas ; enivrés de l’odeur du sang, ils n’épargnèrent pas une femme, pas un enfant... A la fin de l’après-midi, sous l’action de la chaleur, un petit brouillard s’éleva : c’était le sang des cinq mille victimes, l’ombre de la ville, qui s’évaporait au soleil couchant."

Oui ou non, ces faits sont-ils vrais ? Et les voluptés sadiques, les innommables jouissan­ces qui vous friselisent la carcasse de Loti quand il tient au bout de sa lorgnette d’officier un bon massacre d’Annamites ? Vrai ou pas vrai ? [2] Et si ces faits sont vrais, comme il n’est au pouvoir de personne de le nier, dira-­t-on, pour les minimiser, que ces cadavres ne prouvent rien ?

Pour ma part, si j’ai rappelé quelques détails de ces hideuses boucheries, ce n’est point par délectation morose, c’est parce que je pense que ces têtes d’hommes, ces récoltes d’oreilles, ces maisons brûlées. ces invasions gothiques, ce sang qui fume, ces villes qui s’évaporent au tranchant du glaive, on ne s’en débarrassera pas à si bon compte. Ils prouvent que la colonisation, je le répète, déshumanise l’homme même le plus civilisé ; que l’action coloniale, l’entreprise coloniale, la conquête coloniale, fondée sur le mépris de l’homme indigène et justifiée par ce mé­pris, tend inévitablement à modifier celui qui l’entreprend ; que le colonisateur, qui, pour se donner bonne conscience, s’habitue à voir dans l’autre la bête, s’entraîne à le traiter en bête, tend objectivement à se transformer lui-­même en bête. C’est cette action, ce choc en retour de la colonisation qu’il importait de signaler. »

Notes

[1] Aimé Césaire a été maire de Fort de France (1945 - 2001) et député de la Martinique (1945 - 1993) ; il a obtenu la départementalisation de la Martinique en 1946.

[2] Il s’agit du récit de la prise de Thouan-An paru dans le Figaro en septembre 1883 et cité dans le livre de N. Serban : Loti, sa vie, son oeuvre. « Alors la grande tuerie avait commencé. On avait fait des feux de salve-­deux ! et c’était plaisir de voir ces gerbes de balles, si facilement dirigeables, s’abattre sur eux deux fois par minute, au commandement d’une manière méthodique et sûre... On en voyait d’absolument fous, qui se rele­vaient pris d’un vertige de courir ...Ils faisaient un zigzag et tout de travers cette course de la mort, se retroussant jusqu’aux reins d’une manière comique... et puis on s’amusait à compter les morts...
Nb: D'autres  savaient ou aurait pu savoir la majorité a toujours cautionné le crime. JF
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17 avril 2008 4 17 /04 /avril /2008 19:43

Extrait

…Amnesty International reconnaît que le gouvernement chinois a le droit et le devoir de défendre les personnes et les biens contre les actes de violence, et elle déplore les attaques à fondement raciste qui ont eu lieu.
Le droit international requiert cependant des autorités qu’elles réagissent à ces violences en ayant recours à des méthodes qui respectent les droits humains les plus élémentaires, et qu’elles se conforment aux principes de nécessité et de proportionnalité lorsqu’elles ont recours à la force…
http://www.amnesty.fr/index.php/amnesty/s_informer/actualites/la_situation_au_tibet

...

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15 avril 2008 2 15 /04 /avril /2008 08:48

Le Tibet est-il moins libre aujourd’hui  qu’il ne l’était lors de l’attribution des jeux olympiques ? Evidemment non alors pourquoi ce tapage médiatique ?

La première des choses lorsque un tel dossier arrive sur le devant de la scène est de s’informer. Le net est  assez vaste, des témoins oculaires existent pour qu’un esprit critique puisse tenter de démêler la part du vrai et du faux et par  conséquent  de déceler les tentatives de  manipulations.

Il est aujourd’hui communément admis que l’Irak n’avait plus d’armes de destructions massives avant la dernière guerre du golfe ce qui n’excuse en rien les crimes de Saddam Hussein, le bras armé de l’occident qui partage la responsabilité du gazage d’un village Kurde contre les Iraniens,

Il est également aisé de vérifier, à condition de s’en donner la peine, que l’éclatement de l’ex Yougoslavie a été provoqué par des ingérences occidentales, allemandes et Etasuniennes en particulier, que d’autres ont tolérées, et que si atrocités il y eut elles furent largement partagées par les belligérants. Nous savons maintenant que Kouchner et Izetbegovic ont avoué avoir menti dans l’affaire des prétendus camps d’extermination serbes. La yougoslavie était un obstacle vers l’est, elle devait disparaître.

On sait que sous couvert d’apporter la liberté au Nicaragua les Etats-Unis ont armés les Contras avec l’argent de la drogue, bombardé les centres de santé et les coopératives pour chasser les Sandinistes, qu’en Colombie ils soutiennent un régime qui a fait assassiner 4000  des FARC qui avaient déposé les armes pour s’insérer dans la vie politique de leur pays les survivants n’ayant d’autre alternative que la mort ou le retour dans la jungle.

Est-il besoin de rappeler les cadavres sortis de la morgue à Timisoara pour faire accroire qu’il s’agissait d’un massacre. On pourrait multiplier les exemples presque à l’infini : En Afghanistan avant l’arrivée des talibans armés par les Etats-Unis la femme commençait à s’émanciper, elle porte aujourd’hui le tchador ; en Irak, elle avait un statut,  la guerre s’enlise  les catholiques sont assassinés ou contraints à l’exil. C’est la pax América.

Questions subsidiaires : Qui a provoqué la disparition des régimes progressistes au moyen orient, en Egypte, en Iran, en Syrie…Qui a cautionné les centaines de milliers d’assassinats de communistes et de progressistes indonésiens sinon les mêmes… qui fait obstacle à la mise en œuvre des résolutions de l’ONU en Palestine ? Qui a utilisé la bombe atomique alors que le Japon était à genoux ? Qui fait subir un embargo à Cuba  qui est le pays d’Amérique du sud ou les droits de l’homme sont les mieux respectés (sic Amnesty international), et qui obtient en matière d’éducation et de santé des résultat supérieurs à ceux des etats Unis.

Plus près de nous qui a laissé faire le génocide Rwandais ?

Evitons les appréciations hâtives, Eltsine bradant à l’encan les entreprises publiques et les ressources naturelles de son pays était qualifié de démocrate, Poutine tentant de mettre au pas les oligarques qui se les étaient appropriées pour une bouchée de pain serait un dictateur. Tout n’est pas blanc ou noir, bon ou mauvais.

En toutes circonstances, avant d’analyser, d’absoudre ou de condamner il convient de s’en tenir aux faits, passés, plus récents car qui ne sait d’où il vient ni ou il est, ne peut savoir ou aller ni même ou placer ses pas. J’avoue que la lecture de tout ce fatras d’opinions souvent partisanes, y compris et surtout de la part de prétendus historiens, qui devraient tendre vers plus d’objectivité au lieu de se livrer à un bourrage de crâne avec leurs vérités révélées. Quels mauvais pédagogues ! L’Histoire est décidemment une discipline sinistrées dans le pays de France.

Il m’a donc fallu me rabattre sur le témoignage oral du  voyageur et rechercher sur Internet.

Qui veut savoir le peut. Prétendre que les religieux sont persécutés aujourd’hui en Chine est une hérésie. Au Tibet les temples ont été remis en état ou reconstruits, le nombre de moines, qui ne sont pas cloîtrés, témoigne de la vitalité du Bouddhisme. Dans les écoles l’enseignement est bilingue, les tibétains bénéficient, comme les autres minorités ethniques d’une sorte de discrimination positive lors des examens, ils peuvent avoir plusieurs enfants, les Hans un seul.

 Par contre subsistent des inégalité dues au retard de développement qui s’enracinent dans l’arriération de la société  féodale qui a régit les rapports « sociaux » jusqu’au dernier tiers du siècle dernier sous l’égide du Dalaï Lama avec le soutien de la CIA. Elles commencent à s’estomper mais il y a encore aujourd’hui des nostalgique de cette période bénie pour les riches dont la plupart ont migré et constituent le fer de lance de la contestation antichinoise et sont mobilisés, avec leurs descendants, pour une possible restauration de leurs  privilèges.

 La Chine n’est pas un parangon de démocratie (Au fait et l’Arabie Saoudite !), rien n’y est parfait. Echappons –nous à la règle alors qu’à chaque échéance électorale nous nous laissons berner par des promesses électorales jamais tenues et que par ailleurs, dans notre pays, les droits les plus fondamentaux de l’Hommes se réduisent comme peau de chagrin : Droits à la santé, à l’éducation, à un logement décent, à un emploi correctement rémunéré, remise en cause des retraites, reconduites à la frontière, que beaucoup ne subsistent qu’avec la  soupe populaire... Dans tous ces domaines nous régressons, la Chine progresse, elle accumule, capitaux et savoirs faire, il suffit de consulter les statistiques du PNUD pour s’en convaincre. Elle fait en quelque sorte ses trente glorieuses, elle est l’usine du monde elle tend à devenir son bureau d’étude, elle n’est pas la seule en Asie qui ne nous  laissera sur le court terme, que quelques strapontins sur les échiquiers politique et économiques mondiaux ce que les dirigeants occidentaux et les transnationales ne peuvent supporter c’est pourtant  la loi du marché qu'ils vénèrent quand il leur est favorable, celle du profit le plus grand dans le laps de temps le plus court .

Certains rétorqueront, l’argent n’a pas d’odeur, le profit qu’il soit Chinois, asiatique ou occidental, c’est du pareil au même. Si ce n’était que ça, pourquoi tenter de déstabiliser le régime Chinois, de l’affaiblir par un morcellement de son territoire ? La lutte des classes passe  par là aussi, les puissants de ce monde le savent, les Bobos leur emboîtent le pas la gauche française à de rares individualités près  l’a oublié ou s’en voile la face.

La raison en est simple et  saute aux yeux de qui ne se prend pas pour le nombril de l’univers.

Financiers et capitalistes, leurs représentant dans les gouvernements, constatent que de jour en jour une part de gâteau plus importante leur échappe car   si la Chine a adopté un mode de développement mixte de type keynésien 40% privé, 60 % public, la pénétration des capitaux étrangers est très faible, moins de 5% et contrôlée de même. C’est là ou le bât blesse. Pour pénétrer ce marché, en pleine expansion il faut casser ce carcan comme on casse chez nous les acquis sociaux issus du Programme du Conseil National de la Résistance. L’exemple pourrait faire tache d’encre, toutes les  manipulations sont bonnes pour tenter d’y mettre un terme.

Qu’on ne se méprenne pas. Je ne prétend en aucune façon que la Chine s’est engagée dans la voie royale qui mène droit au socialisme. La commune de Paris a survécu quelques semaines, le régime  soviétique 70 ans (à l’échelle de l’Humanité c’est infinitésimal) faute d’avoir été à même de se renouveler. Que deviendra le régime Chinois, se laissera-t-il rattraper et dépasser par  le capital qu’il accumule, nul ne le sait, une chose est certaine cette expérience sera riche des enseignements retirés des erreurs commises, d’autres suivront pour peu que la guerre des étoiles préparée par les Etats-Unis nous en laisse le loisir.

 A Lhassa, en ce mois de mars 2008, des émeutiers ont lapidés, lacérés avec des couteaux de bouchers, brûlé vives cinq jeunes filles, tués vingt deux personnes appartenant aux communautés Han et Hui, fallait-il leur laisser le champ libre et leur tresser des couronnes de laurier ? Faillait-il laisser s’installer le désordre, les guerres civile et religieuse ?

Par ailleurs, laïc convaincu et militant, je reconnais aux autres les droits qu’ils sont prêts à octroyer au mécréant que je suis mais de grâce laissons au Dalaï Lama et à ses disciples le domaine de compétence qui est le leur car un régime de type confessionnel ne peut être au mieux que condescendant à l’égard de ceux qui ne  sont pas de même obédience ou athées.

pour en savoir plus sur le Tibet et l'état de l'opinion:

http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2008-03-28%2006:21:41&log=invites.

 

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11 avril 2008 5 11 /04 /avril /2008 09:50

Flash-back. Eté 92, guerre en Bosnie. Bernard Kouchner et ses « Médecins du monde » diffusent dans la presse et sur les murs de Paris une pub, frappante et coûteuse. La photo - montage présente des « prisonniers » d'un camp serbe en Bosnie. Derrière des barbelés. Kouchner y accole l'image d'un mirador d'Auschwitz. Son texte accuse les Serbes d' « exécutions en masse ».

Info ou intox ? Intox, reconnaît Kouchner douze ans plus tard. Son récent livre autopublicitaire, Les guerriers de la paix, relate une entrevue avec Izetbegovic (le dirigeant nationaliste musulman au pouvoir à l'époque à Sarajevo), sur son lit de mort :

- Kouchner : C'étaient d'horribles lieux, mais on n'y exterminait pas systématiquement. Le saviez-vous ?
- Izetbegovic : Oui. L'affirmation était fausse. Il n'y avait pas de camp d'extermination quelle que fût l'horreur des lieux. Je pensais que mes révélations pourraient précipiter les bombardements.

Ce média mensonge a effectivement fait basculer l'opinion vers le soutien aux bombardements. Toute la presse occidentale l'avait diffusé massivement. Mais le récent démenti a été passé sous silence. Le public ne peut savoir qu'il a été roulé.

Le demi-aveu de Kouchner et ce silence médiatique posent des questions cruciales :


1° Kouchner savait-il bien plus tôt ?: Oui. Dès 1993, un journaliste de France 2, Jacques Merlino, révélait la supercherie dans un bouquin au titre éloquent « Toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire ». Il y interviewait le directeur de Ruder Finn, agence US de relations publiques. Lequel, très fier, avouait avoir monté de toutes pièces la campagne des « camps d'extermination...

Pour en savoir plus

http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2005-03-28%2019:13:34&log=articles


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5 avril 2008 6 05 /04 /avril /2008 11:24

Qui ne souscrirait à l’appel lancé, par les ministres des affaires étrangères de l’Union Européenne, pour la préservation de la langue, de la culture, de la religion et des traditions Tibétaines, s’il ne s’agissait que de cela.

Mais pour ce qui concerne les traditions il conviendrait de préciser s’il s’agit d’en revenir à la société féodale et  au servage des années 40 du siècle dernier sous l’égide du Dalaï Lama ou d’aller vers une société plus avancée.

 A voir et entendre les réactions des gouvernements occidentaux, tempérées seulement par la crainte de perdre des parts de marché en Chine, je  crois plutôt qu’il s’agit d’une provocation, de type néo colonial destinée à affaiblir cette puissance émergente, jusqu’à la faire éclater, car elle devient, grâce au poids que lui confère un niveau de croissance élevé, un obstacle à l’hégémonie Etats-unienne, donc capitaliste, sur l’économie mondiale.

 Mais que s’est-il donc réellement passé au Tibet ? A lire l’Humanité je n’ai pu le savoir, et pourtant quelques clics sur Internet voire la lecture du Parisien permettent d’en découvrir beaucoup sur le sujet.

" …De jeunes Tibétains déchaînés ont caillassé et battu des Chinois et ont mis le feu à des boutiques, avant que l'armée ne restaure le calme à Lhassa, la capitale du Tibet, ont raconté des touristes qui arrivaient de la région himalayenne."

«C'était une explosion de colère des Tibétains contre les Chinois et les musulmans», a rapporté à l'AFP John Kenwood, un Canadien de 19 ans qui a décrit des scènes d'une violence extrême. » Le Parisien d’après l’AFP 18 mars 2008.

Ces émeutes allaient faire une vingtaine de morts, dont cinq jeunes filles brûlées vives, un quartier musulman était dévasté. Fallait-il laisser le champ libre ?

Pour en savoir plus : http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2008-03-28%2014:10:11&log=invites

 Que Bush en appelle à la modération contre ces émeutiers, qui servent sa politique, on pourrait comprendre, que Marie George Buffet adopte un discours voisin m’inciterait plutôt à penser que la direction PCF du a perdu tout sens commun à moins qu’elle ne soit infiltrée par la CIA qui depuis des décennies est de toutes les manipulations médiatiques. Souvenons –nous de Timisoara et des cadavres exhibés sortis de la morgue, des armes de destruction massive de Saddam Hussein, de la casse des centres de santé et des coopératives au Nicaragua, de l’anticommunisme primaire...

 Dès le 13 janvier 1947, George R. Merrel, chargé d’affaires américain à New Delhi, écrivait au Président américain Truman pour attirer son attention sur l’ « importance stratégique inestimable » de la région toit du monde : « Le Tibet peut donc être considéré comme un bastion contre l’expansion du communisme en Asie ou du moins comme une île de conservatisme dans un océan de bouleversement politique ». De plus – ajoute le diplomate américain – il ne faut pas oublier que « le haut plateau tibétain […] en ces temps de guerre de missiles peut s’avérer le territoire le plus important de toute l’Asie ».

 http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2008-04-02%2023:07:29&log=lautrehistoire

 Les dirigeants Etats-uniens ont décidemment de la suite dans les idées, à les laisser faire nous avancerions  inéluctablement vers la troisième conflagration mondiale.

La chine n’est certes pas un parangon de démocratie, elle n’a pas, d’ailleurs, l’outrecuidance de le prétendre, mais elle avance dans ce domaine comme dans beaucoup d’autres alors que nous régressons. Proportionnellement, elle compte cinq fois moins de prisonniers que les Etats-Unis qui s’autoproclament champions de la liberté... d’exploiter sans frontières, par la force des armes de destructions massives que ses dirigeants tournent vers la Russie, sous le fallacieux prétexte Iranien, et la Chine, ennemie déclarée.

 

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31 mars 2008 1 31 /03 /mars /2008 14:43

Culture et Développement Durable, quels rapports?

 

A première vue pas grand' chose et pourtant !

Paul Langevin écrivait il y a plus de soixante années: " La culture générale...c'est ce qui permet à l'individu de sentir pleinement sa solidarité avec les autres Hommes, dans l'espace et dans le temps, avec ceux de sa génération comme avec les générations qui l'ont précédé et avec celles qui le suivront"
N'est-ce pas, là, la définition du développement durable ?

C'est l'un des principes fondamentaux du plan Langevin Wallon "... La formation du travailleur ne doit en aucun cas nuire à la formation de l'homme. Elle doit apparaître comme une spécialisation complémentaire d'un large développement humain. "Nous concevons la culture générale, dit Paul Langevin, comme une initiation aux diverses formes de l'activité humaine, non seulement pour déterminer les aptitudes de l'individu, lui permettre de choisir à bon escient avant de s'engager dans une profession, mais aussi pour lui permettre de rester en liaison avec les autres hommes, de comprendre l'intérêt et d'apprécier les résultats d'activités autres que la sienne propre, de bien situer celle-ci par rapport à l'ensemble."

La culture générale représente ce qui rapproche et unit les hommes tandis que la profession représente trop souvent ce qui les sépare. Une culture générale solide doit donc servir de base à la spécialisation professionnelle et se poursuivre pendant l’apprentissage de telle sorte que la formation de l'homme ne soit pas limitée et entravée par celle du technicien. Dans un état démocratique, où tout travailleur (doit être) est citoyen, il est indispensable que la spécialisation ne soit pas un obstacle à la compréhension de plus vastes problèmes et qu'une large et solide culture libère l'homme des étroites limitations du technicien...
...C’est pourquoi le rôle de l'école ne doit pas se borner à éveiller le goût de la culture pendant la période de la scolarité obligatoire, quelle qu’en soit la durée. L'organisation nouvelle de l'enseignement doit permettre le perfectionnement continu du citoyen et du travailleur. En tout lieu, des immenses agglomérations urbaines jusqu'aux plus petits hameaux, l'école doit être un centre de diffusion de la culture. Par une adaptation exacte aux conditions régionales et aux besoins locaux, elle doit permettre à tous le perfectionnement de la culture. Dépositaire de la pensée, de l'art, de la civilisation passée, elle doit les transmettre en même temps qu’elle est l'agent actif du progrès et de la modernisation. Elle doit être le point de rencontre, l'élément de cohésion qui assure la continuité du passé et de l'avenir..."

C'est un texte qui date de l'après guerre, jamais mis en application,une bonne orientation pour l'école de la république...future.

Il est possible de télécharger le plan Langevin Wallon, dans son intégralité

 

http://0z.fr/rfS6E

 

Culture et développement durable 

 

 

LANGEVIN (Paul), professeur au Collège de France, président du Groupe français d'Education nouvelle (1944-Déc.1946).

WALLON (Henri), professeur au Collège de France, président de la Société française de Pédagogie.

 


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30 mars 2008 7 30 /03 /mars /2008 09:18

La politique, c'est vraiment simple.

Il suffisait d'y penser, Michel Collon y a pensé.

Si on simplifiait tout ça ?
par

MICHEL COLLON

http://www.michelcollon.info/

Quelles sont exactement les règles qui président au droit à la séparation et, plus généralement, à ce qu'on appelle l'autodétermination des peuples ? Certains nous disent s'y perdre un peu. Et en effet, à en croire nos grands médias...

En Asie, les Tibétains y ont droit. Mais pas les Irakiens, ni les Afghans.

Au Moyen-Orient, les Israéliens y ont droit. Mais pas les Palestiniens, ni les Kurdes.

En Afrique, les généraux mafieux de l'Est du Congo y ont droit. Mais pas le Sahara occidental.

En Amérique Latine, les riches provinces (de droite) de Bolivie et du Venezuela y ont droit. Mais pas les Indiens du Chili, du Mexique, etc...

Dans les Balkans, les Albanais du Kosovo y ont droit. Mais pas les Serbes du Kosovo, ni ceux de Bosnie.

En Europe occidentale, les Flamands y auraient droit, mais pas les Irlandais du Nord, ni les Basques.

Compliqué, en effet. Si on simplifiait tout ça ? N'auraient droit à l'autodétermination que ceux qui sont « avec nous ». Pas les autres.

Et tant qu'on y est, remplaçons aussi le mot « démocrate » par « avec nous » et le mot « terroriste par « contre nous ».


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23 mars 2008 7 23 /03 /mars /2008 18:07

Etre Doyen peut être le pire et la meilleure des choses, j’en retiendrai le meilleur.

Evidemment, l’âge aidant, l’horizon se rétrécit  mais je ne commencerai pas, ce matin, comme don Diègue, celui du Cid, clamant « Oh, rage, Oh désespoir, Oh vieillesse ennemie » car je ne sens pas encore, du moins intellectuellement, du poids des ans l’irréparable outrage.

J ’apprécie, pour sur, à sa juste mesure le privilège que m’offrent les textes officiels de présider  cette partie de séance consacrée à l’élection du maire en l’occurrence une dame, il faut le souligner, qui a su attendre son heure pour empocher la mise, avec son équipe, après avoir souffert elle aussi du  reniement des engagements pris et de  basses manipulations qui déshonorent leurs auteurs.

 De tels agissements sont hélas monnaie courante à Villiers sur Orge depuis près de trente années, toujours de la part des mêmes ou de leurs clones.

Mes amis et moi en avions été victimes  lors des municipales de  1983 comme nous le sommes en permanence des pires outrances : Calomnions, calomnions il en reste toujours quelque chose.

Il en a été ainsi d’un des derniers tracts de campagne avec la relation, bien loin de la réalité des faits , d’une péripétie de gestion  pour faire accroire  que nous avions, la liste renouveau solidaire à gauche, un prévaricateur dans nos rang. C’est  un mensonge éhonté que dis-je, une infamie, dont nous aurions dû faire litière.

Cet ancien Maire n’a commis d’autre crime, après avoir très largement consulté la concurrence,  que de retenir l’entreprise la moins disante, c’est à dire la moins chère pour la réalisation des travaux de réhabilitation de l’ex futur point Poste, rue Jean Jaurès, alors qu’il aurait dû relancer une procédure conduisant inéluctablement  à la surenchère.

Comparé aux gaspillages du mandat qui s’achève ça méritait une réélection, brillante, ainsi que fut celle du Maire de Bordeaux après qu’il eut purgé sa peine. 

Mordant la ligne jaune, il avait enfreint la loi ? Il a été jugé responsable d’un vice de forme et sanctionné comme tel

Il n’en a tiré aucun bénéfice, son parti non plus. D’ailleurs si tel avait été le cas gageons que l’affaire aurait eu la Une de la presse. Une si belle occasion de se farcir le parti communiste après l’UMP ou ses prédécesseurs et le Parti Socialiste pensez donc. Par contre le recours engagé contre lui à l’initiative de messieurs Simons et Théron, ce sont là des termes génériques,  a grevé les finances de la commune.

N’en déplaise au code des marchés publics,  Claude Chevrier a fait réaliser des économies à sa commune. L’affaire ayant été jugée si peu importante qu’il est resté éligible, il n’y a pas d’inscription sur son casier judiciaire.

Son erreur, celle de ses conseillers fut de ne pas en avoir fait état publiquement. Il a été traîné dans la boue sans raison la veille du second tour, nous aussi par conséquent, ça demanderait réparation sur le pré ; nous nous contentons d’un tour de table.

Je mets au défi quiconque, pièces en mains y compris monsieur Simons, qui est un éminent sophiste, de démontrer le contraire. 

Il  existe une locution populaire qui en donne une définition   précise du sophiste. Je  pourrai vous la donner en aparté.

Nous avions traité ce texte par le mépris, nombreux sont celles et ceux, de tous bords qui ont fait de même, 642 électrices et électeurs nous ont conservé leur confiance Qu’ils en soient remerciés. 

Les auteurs ont été durement sanctionnés par le suffrage universel. Une partie de notre électorat,   déstabilisé, s’est abstenu.

J’ajoute que les mêmes se sont permis d’affirmer que le tennis couvert était truffé de malfaçons. En admettant que cette assertion soit avérée pourquoi n’ont-t-il pas fait jouer la garantie décennale qui est aujourd’hui devenue caduque ? Un de leurs soutiens incapable de déchiffrer les comptes du centre communal d’action sociale a eu l’outrecuidance de suggérer dans un tract que les crédits destinés à l’aide sociale avaient été multipliés par trois. C’est un fieffé menteur. 

Je pourrais multiplier les exemples, ce n’est pas le jour, si vous souhaitez en savoir plus je reste disponible, y compris sur Internet.

En aucun cas la FAIM de Pouvoir ne peut justifier des moyens de cette nature. L’assainissement des mœurs politiques est la condition sine qua non du recul de l’abstentionnisme, un peu de clarté, un souffle d’air pur leur seraient bénéfique. Fermons la parenthèse.

 Madame Leroux, au soir du second tour vous avez dit, à peu de chose près : « je suis prête à travailler avec les différents groupes ». Je vous en sais gré, nous serons au rendez-vous ; néanmoins une coopération fructueuse ne peut  prendre naissance et se développer sur la base  de non-dits.

 Je passerai sur le réflexe de peur que vous avez tenté de susciter, les hommes à la faucille et au marteau, au couteau entre les dents, une réminiscence du passé, mais vous n’étiez pas  seule.

 Une très large majorité de Villiéraines et de villiérains ont pu constater qu’en 18 années de mandat nous n’avons mangé personne et que notre sens du relationnel, comme du respect d’autrui  était bien réel sinon nous n’aurions pu durer.

D’ailleurs l’appartenance politique ne fut pas un des critère déterminant pour la constitution de la liste renouveau solidaire à gauche qui ne comprenait que huit encartés, encore n’étaient-ils pas tous en position d’éligibilité,  sur vingt sept candidats de sensibilités diverses mais tous progressistes, la plupart connus pour leur engagement dans la vie locale, leur capacité à travailler avec quiconque leur rendrait la pareille et surtout leur volonté de bien faire au service de leurs concitoyens.

Mais il y aurait peut être, aujourd’hui encore, comme du temps de l’occupation de mauvais français ? A l’époque, le général de Gaulle, condamné par Vichy, eut le courage et l’honneur d’être  un des leurs.

Je ne sais plus qui a dit seule la vérité est révolutionnaire, même si le qualificatif ne vous agrée pas, le mot Vérité a pour vous aussi, j’en suis persuadé, un sens !

Vous avez écrit dans un tract : « Sur le site Internet du groupe  renouveau Solidaire à gauche de monsieur Fraysse : nous constatons qu’il veut changer le Plan Local d’Urbanisme afin d’augmenter la population jusqu’à 5000 habitants »

Les 5000 habitants peuvent être atteints, voire dépassés avec le PLU actuel. Vous abstenant lors du vote qui a conduit à son approbation, vous ne l’avez pas désavoué. Par contre nous avons écrit que nous mettrions le PLU en révision pour interdire l’urbanisation du plateau agricole à l’est de la route de Chasse afin que notre commune ne puisse atteindre les 7 ou 8000 habitants annoncés par Schmit et Pelletan. Ce n’est pas la même chose.

Mais nous aurons l’occasion d’y revenir!

Pour terminer, du moins provisoirement, je souhaite, que  nos relations futures, malgré des différences d’appréciations bien normales  restent, au-delà des propos un peu vifs que nous pourrions être amenés  à échanger, empreintes de courtoisie et de respect mutuels et que nous prenions la peine de nous écouter à défaut de nous entendre.

C’est la première fois qu’une femme est en posture d’être élue Maire à Villiers sur Orge, la gent féminine grignote ainsi un peu du terrain dont elle avait été spoliée par une remise en cause des acquis sociaux, déjà, en des temps reculés mais pas si lointains à l’échelle de l’humanité, lors du passage de la famille de droit maternel ou la femme occupait une place prédominante, à la famille de droit paternel.

Ce changement, ou plutôt cette mutation, allait jeter les bases, qui de  la propriété privée des moyens de production et par conséquent de l’assujettissement de la femme  à l’Homme, conduiront progressivement au système capitaliste, qui tend aujourd’hui vers ses limites mais règne par défaut et casse les acquis sociaux, hérité du programme du conseil national de le Résistance au prétexte qu’il faudrait se soumettre à la mondialisation du même nom.

 Si la parité conduit à bouleverser l’ordre établi, j’en serai fort aise. Il n’y a de pire que l’immobilisme. Comme chantait Ferrat,  la femme est l’avenir de l’Homme. A une candidate près la liste renouveau solidaire à gauche a failli basculer au féminin mais nous ferons mieux la prochaine fois.

Encore une fois mes félicitations pour votre succès, celui de votre équipe, mais comme disait mon grand père, en bon  creusois, c’était un spécialiste : « c’est au pied du mur qu’on jauge le maçon ».

Merci de votre attention.

                                      le 22 mars 2008
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19 mars 2008 3 19 /03 /mars /2008 18:10

 

 

Au lendemain de l’hommage rendu par la nation aux victimes de la grande guerre, ayons, une pensée respectueuse et émue à l’intention  de Lazare  Ponticelli le dernier survivant de cette immonde boucherie.Il  avait souhaité qu’il en soit ainsi. 

Souvenons nous également de Jean Jaurès  assassiné en 1914 pour avoir dénoncé l’Union Sacrée des fauteurs de guerre et prévu l’hécatombe qui s’ensuivrait. 

Plus proche de nous, plus accessible à nos mémoires Aimé Césaire, le poète de la négritude disait en 1950 : 

 « Il faudrait d’abord étudier comment la colonisation travaille à déciviliser le colonisateur, à l’abrutir au sens propre du mot, à le dégrader, à le réveiller aux instincts enfouis, à la convoitise, à la violence, à la haine raciale, au relativisme moral, et montrer que, chaque fois qu’il y a au Viet Nam une tête coupée et un oeil crevé et qu’en France on accepte, une fillette violée et qu’en France on accepte, un Malgache supplicié et qu’en France on accepte…Il y a  une régression universelle qui s’opère, une gangrène qui s’installe, un foyer d’infection qui s’étend et qu’au bout de tous ces traités violés, de tous ces mensonges propagés, de toutes ces expéditions punitives tolérées. de tous ces prisonniers ficelés et interrogés, de tous ces patriotes torturés, au bout de cet orgueil racial encouragé, de cette jactance étalée, il y a le poison instillé dans les veines de l’Europe, et le progrès lent, mais sûr, de l’ensauvagement du continent. » 

C’était quatre ans  avant la toussaint 1954 date du déclenchement des hostilités en Algérie pour une guerre qui devait durer 8 années.

Le récitant  donnait ensuite lecture du message de l'Association Républicaine des Anciens Combattants et victimes de guerres, combattants pour l'amitié, la solidarité, la mémoire, l'antifascisme, la Paix

 Ce 19 mars 2008 marque le 46ème anniversaire du Cessez-le-feu officiel des combats d’Algérie, de Tunisie et du Maroc, le 19 mars 1962.

30.000 soldats français y laissèrent la vie, 300.000 en sont revenus blessés et malades, meurtris dans leur chair et dans leur esprit, et tous traumatisés. Plus d’un million d’Algériens furent tués ou sont disparus. Cette guerre a eu des conséquences douloureuses pour les Français d’Algérie qui furent déracinés et des conséquences dramatiques pour les harkis qui subirent un sort cruel.

Cette fin de la guerre d’Algérie aurait dû marquer l’achèvement de l’époque colonialiste de la France. Elle aurait du ouvrir l’ère de possibles échanges et coopérations entre la France et l’Algérie.

L’ARAC n’a cessé d’agir durant cette guerre pour que ce drame soit résolu par la négociation avec les Algériens en lutte. Elle a d’ailleurs été la seule association d’anciens combattants à renouer dès 1975 des relations bilatérales avec les anciens combattants algériens. C’est pourquoi elle estime aujourd’hui indispensable que s’établissent des relations durables avec le gouvernement d’Algérie et d’amitié avec son peuple.

Mais il reste tout de même un obstacle à éliminer. En effet la loi du 23 février 2005 dont nous continuons à exiger l’abrogation, vante les soi-disants bienfaits du colonialisme, sert de justification aux nostalgiques de l’OAS et institutionnalise le 5 décembre comme date commémorative de la fin des combats d’Algérie, Tunisie et Maroc. Elle est toujours en vigueur. C’est un retour en arrière inadmissible.

C’est pourquoi l’ARAC demande à nouveau cette abrogation et exige plus que jamais la fixation de la commémoration officielle de la fin des combats d’Algérie, Tunisie et Maroc le 19 mars de chaque année, seule date historique valable et susceptible de rassembler tous les anciens combattants en Afrique du Nord, supplétifs et harkis compris.

Enfin l’ARAC entend contribuer à faire du 19 mars 2008 une journée-symbole par une nombreuse participation des anciens combattants, victimes de guerre et de toutes celles et tous ceux qui veulent voir s’instaurer de manière stable des pratiques de coopération, de solidarité et d’ amitié entre la France et l’Algérie, dans la paix retrouvée.


Le message de la FNACA a été lu par le président de sa section locale.

 

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10 mars 2008 1 10 /03 /mars /2008 17:25

 Le 11 mars à 21 heures ARTE diffusera le film:

"Le monde selon Monsanto, de la dioxine aux OGM, une multinationale  qui vous veut du bien"

 de Marie-Monique Robin.


Une enquête rigoureuse et  approfondie sur une multinationale  productrice de l'agent orange (défoliant contenant de la dioxine en dosage   pathogène et mortel utilisé par les Américains pendant la guerre du Vietnam), productrice également  du round up, des OGM, de l'hormone de croissance et de semences stériles.

      Les  résultats de l'enquête, menée depuis quatre ans, sont implacables. Nous vous invitons à faire circuler  l'information, à soutenir ce film et le livre (plus  complet) qui va paraître aux Editions de la Découverte le 6 mars.

      Bien sûr, la réalisation du film et sa  diffusion ne sont pas du goût de Monsanto, qui dispose de nombreux moyens de  pression et n'hésite pas à se débarrasser de ses opposants, d'une manière ou  d'une autre comme l'illustre le film : sa diffusion la plus large possible sera  une première garantie pour la réalisatrice et l'avenir du film. Le DVD va être disponible dès le 11 mars  en exclusivité sur arteboutique.com et dans les magasins Nature et  Découverte.

En attendant, ne ratez pas la diffusion  sur ARTE le 11 mars à 21 heures, faites circuler l'information

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7 mars 2008 5 07 /03 /mars /2008 18:47

Monsieur Simons, joue son va-tout, il  vient d’étaler ses soutiens extérieurs à la une de sa dernière publication.

Monsieur Englander, inamovible président du SIVOA depuis des décennies avait rendu la vallée de l’orge accessible, il fait en sorte aujourd’hui qu’elle retourne à sa vocation première et redevienne marécageuse sans même se soucier des allées piétonnes qui sont impraticables lors des pluies saisonnières entre Villiers sur Orge, longpont et Sainte geneviève des bois. Certes faire et défaire c’est toujours travailler, mais que d’argent gaspillé en pure perte. 

Pourquoi ce soutien ? Ne cherchez pas, monsieur Simons n’est guère exigeant auprès de ses pairs des syndicats intercommunaux, c’est un gage de sérénité pour eux  de conserver un homme de si bonne composition, qui se contente de peu, pour ses administrés. 

C’est pourquoi, très obligeamment, le président de la communauté d’agglomération du Val d’Orge, Pierre Champion, concède pudiquement, du bout des lèvres qu’ils ont évoqué récemment les enjeux de l’Internet  haut débit alors qu’ils ont, ensemble, gardé le dossier sous le coude  pendant près de deux ans. 

Nous épargnerons monsieur Berson (il ne peut tout savoir), qui ne connaît notre édile que par l’entremise de madame Marianne Louis, première secrétaire fédérale de l’Essonne du parti socialiste qui écrivait il y a quelques semaines : «  Pour conserver notre ADN (sans le tester), progrès, justice, solidarité, pour affronter une droite qui n'a pas changé, injuste, dure, conservatrice, il est inutile de s'embarrasser des bandes molletières du MoDem. A contrario, nous ne pouvons nous priver de l'énergie, des idées et de la culture de toute la gauche, des citoyens mobilisés, des forces vives de nos villes ».ps91.unblog.fr/f

Que monsieur Simons soit à nouveau l’allié de la droite et soutenu par elle, elle n’en a cure, mais il est vrai, que dans leur  dernier tract, les membres de l’Elan pour Villiers ont omis de préciser que la signataire du courrier qu’ils ont reçu, madame Boulay-laurent, est adjointe et seconde de liste, pour le prochain scrutin, du Sénateur Maire de Corbeil l’UMP Serge Dassault.

Par ailleurs laisser entendre (page 2) que le montant des aides  aux personnes en difficulté a été augmenté  au rythme de l'évolution du   budget du CCAS, porté de 59 000 à 180 000 euros en sept ans, est un mensonge éhonté.

                                                                                              Jack Freychet

 

Dernière : 

Sans même avoir attendu notre réponse, joseph Simons avait annoncé par tract du 27 février que nous avions décliné son invitation à débattre lors d’une réunion publique qu’il organisait le jeudi 6 mars à l’occasion de la présentation de son programme, nous nous y sommes rendus mais avons été empêchés de développer notre argumentaire. Les rares personnes présentes pourront en témoigner.
 

En fait nous avons eu, une fois encore, confirmation qu’il est impossible d’échanger avec des sophistes, qui plus est, adeptes du monologue.

 

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7 mars 2008 5 07 /03 /mars /2008 10:29

                                  Lettre  à Monsieur Simons
                                  Maire sortant de Villiers sur orge

 

Vous avez fait paraître, sur votre site , quelques commentaires sur le texte ou j’ai rendu publiques, il y a quelques semaines, les raisons de mon engagement dans la campagne électorale des municipales.  

www.elan-pour-villiers.fr/spip.php

Pour l’essentiel, vous y apportez les confirmations que nous attendions à savoir que: 

Le nouveau quartier des Mollières ressemble à quelques détails près aux avant projets présentés en 1998 alors que j’étais encore Maire : L’aménageur avait présenté six variantes tenant compte des préconisations du commissaire enquêteur. Il est faux de prétendre que le projet avait été annulé. 

Le centre de l’enfance et le futur centre culturel ont bien été mis sur les rails lors des mandats précédents : acquisitions foncières, études, demandes de subventions ; ces projets ne vous doivent, ainsi d’ailleurs qu’à l’équipe dirigées aujourd’hui par madame Lamarre-Leroux, que les surcoûts consécutifs aux retards accumulés. 

En prenant en compte le transfert à des entreprises privées du ménage dans les bâtiments scolaire et l’entretien d’une partie des espaces verts les dépenses de personnel ont bien  doublé. Ce n’est pas la maison de l’enfance qui en est la cause, mais la gestion calamiteuse de ces sept dernières années. 

Les indemnités versées aux élus se sont  envolées 48 % depuis 2001, écrivez-vous ! Pour plus de précision ajoutons que par rapport à la moyenne des années 97-98-99 cette hausse est de 52%  et de 62 % par rapport à 1997. Les chiffres sont têtus. 

L’accueil des jeunes de 18 à 25 ans a été supprimé à la suite de la vente des locaux qui les accueillaient, rue Louise Michel, depuis c’est le statut quo. 

Pour ce qui concerne le ménage dans les écoles, l’entretien de la voirie, des espaces verts, point n’est besoin de commentaires, les Villiéraines et les Villiérains ont déjà dit, parents d’élèves ou non, ce qu’il en pensaient. 

Monsieur Simons, arrivé à Villiers sur Orge en 1975, vous savez très bien que c’est à la suite du refus de vos amis, en 1979, de poursuivre les négociations avec le plus grand propriétaire terrien de la commune ( disaient-ils), en vue d’une cession amiable, que nous avions été, devenus minoritaires,  dans l’obligation d’initier une procédure d’expropriation. 

Par ailleurs, les terrains que nous avons acquis n’étaient que partiellement inondables. Il eut été facile de les utiliser en retrouvant des capacités de rétention d’eau équivalentes, sinon plus, d’une part en implantant un bassin de dimensions réduites le long du mort Rû, d’autre part en créant, ainsi qu’il a été fait à Viry Châtillon, une structure de rétention d’eau sous un aménagement de plein air,  terrain de football  ou autre, à proximité d’équipements déjà existants, vestiaires, parking…ce qui aurait minimisé les coûts, au prix actuel du foncier, par rapport à la réalisation d’un nouvel ensemble sur le plateau.¹

Enfin vous vous  targuez d’avoir acquis des emprises foncières : Ou sont-elles situées ?  Quelles ont été les contreparties ? Non pas que nous en contestions l’opportunité mais afin que  nos concitoyens soient informés des conditions réelles des transactions, en toute transparence. CQEN… 

Dans l’attente de votre réponse, Veuillez agréer monsieur le maire mes salutations les meilleures. 

                                            jack Freychet

  Ce qui suit n’était dans mon texte initial. Personnellement « J’aurais préféré un second terrain de foot mais il est évident que si la réalisation d’un engazonnement artificiel est la condition de la survie de la section il faudra le faire sans hésiter mais ça ne permettra pas d’augmenter l’amplitude d’utilisation, remonter une structure sur le plateau demandera du temps et encore plus d’argent. C’est un exemple de gestion à la Simons et Paillet, imprévoyance et compagnie. Que d’occasions gâchées !

 

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