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  • : Villiers sur Orge- La Vie en Blog
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16 juillet 2007 1 16 /07 /juillet /2007 19:37

mesdames, messieurs les présidents et animateurs

            de la Vie Associative et politique

                       Villiers sur Orge



Madame, monsieur

 

Passant outre l’avis défavorable de la Commission Paritaire le maire de Villiers sur Orge, malgré l’excellence des services rendus, a décidé de poursuivre la procédure de licenciement qu’il avait engagée à l’encontre d’une employée communale en raison de soi-disant problèmes relationnels qu’il s’était engagé à prendre en compte lors de son admission au stage préalable à la titularisation le premier septembre 2006 ainsi qu’en fait foi le dossier en notre possession.

 

Cette personne avait déjà effectué, auparavant, en particulier du 05-09-2002 au 31-08-2006 de nombreuses missions, certaines de longues durées, pour notre collectivité, qui avaient permis de juger de ses aptitudes et de la stagiairiser en connaissance de cause.

 

Nous avons adressé une lettre (publiée sur ce blog) aux élus locaux pour les informer de la situation et leur demander de solliciter un sursis à décision en attendant que cette douloureuse affaire puisse être portée à l’ordre du jour du conseil municipal à la fin de la période estivale.

 

Vous participez activement à la vie de notre cité dans les domaines qui sont les vôtres, vous y faites preuve de beaucoup d’abnégation, de solidarité, vous avez, vous aussi, la possibilité de réclamer un réexamen de ce dossier, sur des bases plus sereines, et d’éviter ce qui peut être qualifié d’iniquité.

 

Engagé politique ou non, qui que nous soyons, simple citoyen  ( e ), animateur de la vie associative nous sommes tous concernés par les décisions qui sont prises par nos représentants à la direction des affaires de la cité et par conséquent coresponsables.

 

Certain de votre compréhension,

 

Veuillez agréer, madame monsieur, mes salutations les meilleures.

 

                                                                               Jack Freychet

 

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12 juillet 2007 4 12 /07 /juillet /2007 14:53

                                                   Lettre ouverte                                                       

                                                                               A                       

                               Mesdames et  messieurs  les élus de Villiers sur Orge

 

 

                  Madame, monsieur.

 

Après plusieurs missions contractuelles qui ne laissaient aucun doute sur ses aptitudes professionnelles un adjoint technique  avait enfin été admis au stage le 1 septembre 2006.

 

Les différentes fiches d’appréciations remplies par sa hiérarchie, contresignées par le maire faisaient ressortir l’excellence des services  déjà rendus, sa disponibilité comme sa ponctualité…

 

L’autorité municipale s’était engagée à faciliter son insertion  parmi ses collègues de travail, là ou il serait affecté.

 

Or, il ne semble pas que sa hiérarchie ait été à même de remplir la mission qui lui avait été assignée, bien au contraire l’aide initialement prévue s’est traduite par un contrôle tatillon, différents comptes rendus rapports faisant état de futilités en témoignent, qui s’est transformé en harcèlement quasi permanent malgré le fait qu’aucune réserve n’ait jamais pu être formulée quant à la qualité des prestations servies.

 

La démarche a  d’autant plus déstabilisé  cette personne, qu’il lui est apparu que l’objectif recherché était son éviction.

 

Ses craintes étaient fondées, le 7 juin 2007 monsieur le maire sollicitait  la Commission Paritaire qui au vu du dossier a émis un avis défavorable au licenciement. L’autorité municipale a décidé de passer outre.

 

Nous tenons l’ensemble du dossier transmis à la CAP à votre disposition.

 

Madame, monsieur,  élu (e), vous avez encore la faculté de ne pas couvrir une iniquité qui pénaliserait durement une famille entière, cet agent communal a deux enfants à charge, et dans un premier temps, de solliciter un sursis à décision jusqu’à ce que cette affaire puisse être traitée en conseil municipal à la fin de la période estivale.

 

                                                                                      Le 11 juillet 2007

 

 

Pierre Campagnac                            Jack Freychet                             Sylviane Emery                                                 

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15 juin 2007 5 15 /06 /juin /2007 09:39

Sarkozy a remporté la présidentielle haut la main. Depuis, multipliant les effets d’annonces, il a préparé le terrain pour les candidats UMP et se trouve en passe d’obtenir, dimanche, après le second tour des législatives, un blanc seing pour mettre en oeuvre son programme social pour gens riches.

 

En somme le pactole pour les uns qui en plus des niches et des paradis fiscaux auront un  bouclier plus large pour préserver leurs profits et leurs patrimoines démesurés , des miettes avec des heures supplémentaires exonérées d’impôt et de cotisations sociales pour quelques CDI à temps plein leurrés par ces promesses fallacieuses, l’ensemble venant plomber les comptes de l’Etat et de la Sécurité sociale de plusieurs dizaine de milliards d’anciens francs

 ( au moins 15 milliards d’euros) et pour les autres, ceux du bas de l’échelle, Rmistes, smicards, petits retraités ,  précaires et  chômeurs la hausse, dite sociale, de la TVA, l’impôt le plus injuste qui soit pour combler les déficits.

 

A ce niveau, ce sont les pauvres qui deviennent solidaires des nantis.

 

La gauche pousse des cris d’orfraie, Strauss Kahn dit qu’il en avait déjà eu l’idée, s’offre à négocier,   non pas au parlement, on n’ est jamais sur de rien, mais en tête à tête.

 

Pourtant, l’objectif de la droite était et reste clair : Préserver l’emploi par la baisse des coûts de productions, pour préserver la compétitivité de nos entreprises par rapport à celle des pays à plus bas salaires. C’est une logique qui n’est pas la mienne mais c’est une logique quand même.

 

 En ce domaine elle est cohérente avec elle-même : Que faire d’autre dans une économie concurrentielle de plus en plus mondialisée ouverte à la libre circulation des capitaux  et des produits manufacturés ?

 

Pour avoir évacué le problème la gauche parlementaire « a ramassé une gamelle », l’autre aussi, elles n’ont toujours pas compris qu’il ne suffisait pas de déshabiller Pierre pour vêtir Paul de ses oripeaux, mais qu’il faudrait taxer lourdement les flux de capitaux spéculatifs, user judicieusement des droits de douanes comme les générations qui nous ont précédé ont su le faire.

 

Réorienter l’Europe, qui n’est qu’un  un avatar de la mondialisation, à moins que ce ne soit l’inverse, et l’ OMC  pour aller vers des harmonisations par  le haut est pour l’heure utopique et le restera longtemps encore. Dans ces conditions ne vaudrait-il pas mieux rendre la main aux citoyennes et aux citoyens pour leur demander, par référendum, s’ils veulent encore souffrir ces carcans qui  laissent,  délocalisation après délocalisation, des  friches industrielles dans les zones d’activités, misère et désespoir  dans les cités et font voler notre protection sociale en éclat ?

 

Retrouver notre libre arbitre ne signifie pas obligatoirement vivre en autarcie mais disposer à nouveau de la faculté de développer d’autres synergies, de nouvelles coopérations, de rechercher des complémentarités mutuellement avantageuses, avec quiconque souhaiterait le faire avec nous, pour satisfaire les besoins du plus grand nombre et non pas les intérêts égoïstes et les appétits de puissance de quelques nantis.     

 

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3 juin 2007 7 03 /06 /juin /2007 08:45

         Connaître les pièges de l’ouverture totale du marché du gaz et de l’électricité

                   Elle deviendra effective  le premier juillet 2007 pour les abonnées domestiques

 

Devant la pression des très gros consommateurs industriels auprès  de l'Union Européenne et des Gouvernements Européens afin d’obtenir, espéraient-ils, une baisse significative des prix du gaz naturel et de l’électricité une première directive européenne s’est imposé en France en 2000, 20% du marché français ont été ouverts à la concurrence malgré l'absence  de transposition en droit français qui n’interviendra que  par la promulgation de la loi du 3 janvier 2003).

 

Les directives successives instaureront un seuil progressif de libéralisation du marché de l’énergie :

 

                                      1999 : Seuil d’éligibilité fixé à      100 Gwh.

                                      2000 : Seuil d’éligibilité abaissé à 16 Gwh.

                                      2003 : Seuil d’éligibilité abaissé à   7 Gwh.

.

Voyant les prix augmenter fortement,  les très gros consommateurs,  piégés en faisant valoir leur éligibilité en 2000 et devant l’impossibilité de retour aux tarifs réglementés par l’état, vont alors  exercer à nouveau de fortes pressions sur la Commission Européenne, le Gouvernement Français et la Commission de Régulation de l’Energie en France pour obtenir un abaissement plus rapide des seuils d’éligibilité, convaincus que les prix s’orienteraient enfin à la baisse.

 

L’élargissement de ouverture des marchés du gaz naturel et de l'électricité aux autre clients professionnels le 1er juillet 2004 loin de faire baisser les prix, a au contraire généré des hausses  allant jusqu’à plus de 70%. Pire, certains avaient accepté des offres alléchantes proposées par simple démarchage téléphonique sans possibilité de retour aux tarifs réglementés par l’état.

 

 

Devant le tollé, cette démarche aboutira en France à la mise en place en janvier 2007 d’un tarif de l’électricité dit « de retour » permettant à ceux qui avaient tenté l’aventure de la déréglementation depuis 2000 de bénéficier d’un « Tarif Réglementé Transitoire d’Ajustement du Marché (TARTAM) » instaurée pour une durée limitée à deux ans , à l’intention des premiers piégés dont les usagers domestiques ne pourront bénéficier . Dispositif financé par l’opérateur historique EDF, service public national et donc par ses abonnes domestiques.

 

Le 1er juillet 2007 tous les abonnés, vous aussi par conséquent, auront le choix entre deux types de tarifs.

 

Les Tarifs réglementés (ou régulés, administrés …)

 

Ils s’appliquent à tous les consommateurs de gaz naturel et d’électricité qui n’ont pas exercé leur éligibilité. Cestarifs sont fixés par l’état et dans le cadre de contrats de service public  signés avec EDF et Gaz derance. Ainsi, pour l’électricité, EDF s’est engagé jusqu’au 1er juillet 2012 à ce que l’évolution des tarifs de l'électricité aux particuliers ne soit pas supérieure au taux de l’inflation.

 

Les Tarifs déréglementés (ou dérégulés, libéralisés, éligibles …)

 

Ces tarifs sont totalement libres et fonction de la loi du marché.

 

Ce choix sera irréversible : tout consommateur qui fait valoir son éligibilité, pourra changer de fournisseur mais perdra définitivement son droit au tarif réglementé par l’état et ne pourra bénéficier des dispositions du TARTAM.

 

Exemple 1 : Un consommateur, aujourd’hui client d’EDF pour sa fourniture d’électricité bénéficie et de GDF pour sa fourniture de gaz naturel, changeant d’un seul fournisseur, pourrait perdre le bénéfice du tarif régulé sur l’autre, s’il n’y prend garde, en demandant de conserver une seule facturation.

 

Exemple 2 : Une collectivité territoriale qui choisirait un nouveau fournisseur sur le marché concurrentiel ne pourra plus revenir au régime de prix régulé par l’Etat même si elle décide à nouveau de retenir EDF et, ou GDF.

 

En clair : Le simple fait de changer de fournisseur, quel qu’il soit, conduit le consommateur à la perte de ses droits aux tarifs réglementés par l’Etat sur une des deux énergies, voire les deux.

 

La non ouverture du marché reste le meilleur moyen d’assurer le maintien des tarifs réglementés mais surtout la garantie pour les consommateurs de bénéficier du juste prix du gaz naturel et de l’électricité et de conserver la péréquation tarifaire qui assure les mêmes conditions de facturation sur tout le territoire national comme c’est le cas aujourd’hui.

 

 

L’ouverture des marchés du gaz naturel et de l'électricité pour les usagers professionnels le 1er juillet 2004 comme pour les industriels en 2000 a déjà fait la preuve que la concurrence en ce domaine, comme en beaucoup d’autres, ne fait pas baisser les prix mais au contraire incite à la hausse afin que les capitaux privés qui s’investissent dans le secteur de l’Energie deviennent encore plus rentables, c’est là l’objectif recherché. Ne nous laissons pas piéger par le miroir aux alouettes.

 

D’autres l’ont fait avant nous pour s’en repentir.

 

Le premier mars 2002 à Paris Carl Wood, membre de la commission de régulation de l’électricité californienne a dressé le bilan de l’expérience de cet Etat des Etats-Unis : « les actionnaires des sociétés de distribution ont subi une baisse de 50% des cours, les consommateurs une hausse de 40% des prix, les salariés une réduction de 35% de leurs effectifs et le gouvernement californien un endettement de 9 milliards de dollars pour se substituer aux opérateurs ( qui avaient organisé la pénurie pour faire monter les cours -NDLR-) afin de fournir de l’électricité pendant les quatre mois les plus durs de la crise… »

 

La vétusté des chemins de fer anglais, l’abandon de Galiléo, sont également de beaux exemples des avantages du recours au privé et pour rester à Villiers sur Orge le refus des opérateurs de mettre le réseau à niveau afin que nous puissions bénéficier de l’ADSL dans de meilleures conditions et l’abandon par les élus de la revendication d’une agence postale.

 

Pour en savoir plus : http : // www.indecosa.cgt.fr/article.php3?id article=272  ou vous trouverez les références des textes relatifs à cette réforme.

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30 mai 2007 3 30 /05 /mai /2007 15:02

Que le candidat Sarkozy ait eu le souci de ratisser large est une évidence par contre je doute que le président qui demeure un adversaire de classe, et la caste qu’il représente aient intérêt à faire revenir à la surface des pages oubliées ou presque de notre commune histoire pour peu que nous sachions rappeler ce que fut réellement cette période, qui fut tout à la fois tragique et héroïque,la démission des « élites » d’alors, les sacrifices des autres.

 

Quelles que soient ses motivations, elles nous offrent l’opportunité de rappeler que Guy Môquet, qui pourrait être de nos contemporains,  n’est pas un mythe, mais un être fait de chair et de sang qui est allé, comme ses camarades  jusqu’au bout de ses convictions. Leurs morts n’ont pas été vaines, ne l’oublions pas.

 

Ils étaient de purs produits de l’école de la troisième  république, avec le sens qu’elle donnait au mot Nation. Formés et endurcis dans les luttes politiques et syndicales ils ont accepté le sacrifice suprême non seulement pour la patrie et la communauté qu’elle représentait à leurs yeux mais également pour libérer l’Europe de l’horreur Nazi. Ils étaient tout à la fois internationalistes et patriotes.

 

Il faut bien sur situer le message de Guy Môquet dans son contexte, dans le cas contraire il perdrait de sa signification mais il doit être adapté en fonction de celui qui lit ou écoute mais n’est-ce pas là aussi le rôle du ou de la pédagogue, des enseignants en général, presque toujours absents lors des cérémonies commémoratives? Mais il est vrai que  pour la presque totalité de nos concitoyens 8 mai et 11 novembre  sont vécus  comme journées destinées à faire les courses dans les grandes surfaces ou à allonger les week-end, et que l’opinion ne s’émeut  véritablement que lorsque les cercueils commencent à être rapatriés.

 

La responsabilité en incombe pour une part aux pouvoirs qui se sont succédés depuis quelques décennies ainsi qu’aux médias à leur service, il fallait bien occulter les responsabilités de la droite et de la social-démocratie dans les guerres coloniales, l’abandon de l’Espagne républicaine, le lâche soulagement de Munich, qui ont ensuite fermé les yeux et se sont tus lors de la reconversion d’anciens nazis dans l’administration allemande d’après guerre pour accorder la priorité à la condamnation du pacte germano-soviétique pourtant postérieur à  Munich et à la dénonciation, aujourd’hui encore, des erreurs d’appréciation de la direction du PCF,qui a fait son autocritique, de son aveuglement, bien réel, à l’égard du grand frère petit père des peuples…

 

Sous la pression l’Ecole s’est progressivement éteinte, a mis en œuvre des programmes édulcorés de l’essentiel (pas seulement en histoire et sans formation appropriée), les parents ont abdiqué comme l’opinion, la transmission orale s’est étiolée face aux étranges lucarnes assénant ce qui paraissait être des vérités premières pour se couler sous les vents dominants. Quiconque, tentant de réagir essuyait le plus souvent un sourire incrédule, parfois méprisant.

 

S’il faut resituer, alors resituons tout, l’éveil des nouvelles générations est à ce prix, le réveil des autres aussi, exigeons du nouveau pouvoir : Tous ensemble enseignants, parents, grand parents, étudiants , lycéens,  qu’il octroie à l’ECOLE les moyens à la hauteur des objectifs déclarés mais de grâce que nul ne jette l’anathème sur l’école de la troisième république ou l’instit radsoc était progressiste alors que le corps enseignant est aujourd’hui devenu majoritairement « conservateur » de l’ordre politique établi.

 

Nul mieux qu’Emmanuel Todd, dans son ouvrage L’illusion économique, essai sur la stagnation des sociétés développées, Gallimard, 1998, n’en a démonté le mécanisme, les lignes suivantes sont pertinentes : « …Les enseignants (ils ne sont pas les seuls- ndlr-), qui constituent l’un des cœurs sociologiques de la gauche, sont faiblement menacés par l’évolution économique. Contrairement à ce que suggère la rhétorique ultra libérale, qui insiste pour que toutes les conduites humaines soient déterminées par l’appât du gain ou la peur de la perte, les professeurs font fort bien leur travail, en l’absence de risque du marché. Mais n’ayant pas à craindre au jour le jour le licenciement ou la perte de leur salaire, ils ne se sentent pas menacés d’une destruction économique, sociologique, psychologique. Ils ne sont donc pas mobilisés contre la pensée zéro. Sans être le moins du monde de « droite », statistiquement, ou favorable au profit des grandes entreprises, ils sont atteint d’un passivisme et peuvent se permettre de considérer l’Europe monétaire et l’ouverture des échanges internationaux comme des projets idéologiques sympathiques et raisonnables. Ils ne sont aucunement « bénéficiaires » car si aucune souffrance économique directe ne les atteint, ils subissent de plein fouet les effets sociaux indirects du chômage à travers des élèves difficiles, rendus violents par le contexte de décomposition familiale et sociale. L’acceptation implicite par cette catégorie sociale de la gestion économique, idéologiquement et statistiquement beaucoup plus important que les « bourgeois » ou les hauts fonctionnaires, assure la stabilité européiste et libre échangiste du parti socialiste, dans ses tréfonds militants et non pas simplement parmi ses dirigeant.

On peut formuler une prédiction de type conditionnel : si les enseignants viraient sur les questions de la monnaie unique et du libre échange, la pensée zéro serait, du jour au lendemain, morte, et l’on verrait se volatiliser les apparentes certitudes du CNPF et de Bercy. » 

 

Tout en étant conscient des limites de l’école libératrice je reste convaincu que le corps enseignant pourrait, en toute objectivité, en dehors des pressions partisanes et sans peine excessive jouer un rôle plus important dans la transmission des faits qui ont jalonné notre passé  car le « voyageur », dans le temps comme dans l’espace, qui ne sait d’où il vient ni ou il est ne peut savoir ou aller. 

 

Le texte de Emmanuel Todd dévoile l’une des raisons, sinon la principale de la désaffection des travailleurs du privé, les ouvriers en particulier, à l’égard de la gauche mais il y a peut-être des avis contraires.

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28 mai 2007 1 28 /05 /mai /2007 16:06

Pourquoi et comment lire la lettre de Guy Môquet ?

Par Philippe Meirieu, professeur à l’université Lumière-Lyon-II

 

Quand un candidat, dans le cadre d’un meeting de campagne, déclare vouloir liquider l’héritage de mai 1968 et « restaurer l’autorité », il est normal qu’on puisse exprimer ses craintes et, même, qu’on évoque les dérives passées de tous les « rappels à l’ordre ». En revanche, quand un président de la République élu qui vient de prendre ses fonctions décide de faire lire à tous les lycéens de France la lettre écrite par Guy Môquet à ses parents en 1941,à la veille de son exécution, on ne peut que saluer le geste symbolique.

 

Cette lettre est celle d’un jeune militant communiste exécuté comme otage et qui demande à ceux qui restent d’être « dignes » des vingt-sept sacrifiés. Elle est particulièrement émouvante et susceptible de permettre à des adolescents de réfléchir sur la manière dont notre nation s’est construite, sur les sacrifices et les combats pour la liberté qui ont jalonné son histoire. Elle ne saurait toutefois se suffire à elle-même.

 

Il faudra expliquer aux lycéens le contexte de cette exécution : le démarrage de la Résistance en août 1941, les ordres de Hitler qui exige, dans le cadre de la lutte contre le "judéo-bolchévisme", l’exécution des otages communistes et juifs, l’assassinat des vingt-sept otages de Châteaubriant par les hommes de Vichy pour sauver les cinquante notables désignés par les Allemands, les déportations massives avec la collaboration du régime de Pétain et la montée en puissance de la Résistance... En réalité, ce qu’il faut transmettre aux lycéens, au-delà de l’immense et nécessaire respect dû à un jeune militant martyr, c’est la capacité de discerner les signes de la montée de la barbarie, où qu’ils soient et d’où qu’ils viennent. Pourquoi Guy Môquet s’est-il engagé ? Pourquoi et à quoi a-t-il résisté ? Qu’est-ce qui pouvait pousser un jeune homme de seize ans, en 1940, à distribuer des tracts du Parti communiste ? Quelles valeurs étaient en jeu ?

 

Il s’agit d’aider les lycéens à comprendre que le combat pour la démocratie et la dignité des hommes n’est pas un combat périmé, que la civilisation est encore bien fragile, que la planète reste menacée par bien des dictatures et que l’engagement pour la liberté n’est pas
seulement un objet de commémoration. Il faut des célébrations. Il faut des actes symboliques. Mais il ne faut pas qu’ils nous exonèrent d’une réflexion de fond et d’une vigilance citoyenne quotidienne.

 

Article paru dans l'édition du 25 mai 2007 du quotidien l’Humanité :

tribune libre

     

http://www.humanite.fr

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18 mai 2007 5 18 /05 /mai /2007 17:10

 

                                                                       Châteaubriant, le 22 octobre 1941

 

Ma petite maman chérie,

Mon tout petit frère adoré,

Mon petit papa aimé

 

Je vais mourir ! Ce que je vous demande, à toi en particulier petite maman, c’est d’être très courageuse. Je le suis et je veux l’être autant que ceux qui sont passés devant moi. Certes j’aurais voulu vivre, mais ce que je souhaite de tout mon cœur, c’est que ma mort serve à quelque chose .Je n’ai pas eu le temps d’embrasser Jean. J’ai embrassé mes deux frères et René ¹. Quant à mon véritable ², je ne peux le faire, hélas ! J’espère que toutes mes affaires te seront renvoyées, elle pourrons servir à Serge qui, je l’escompte, sera fier de les porter un jour.

 A toi petit papa, si je t’ai fait ainsi qu’à ma petite maman bien des peines, je te salue pour la dernière fois. Sache que j’ai fait de mon mieux pour suivre la voie que tu m’as tracée ;

 

 Un dernier adieu à tous mes amis, à mon petit frère qu j’aime beaucoup, qu’il étudie bien pour être plus tard un homme.

 

17 ans et demi ma vie aura été courte, je n’ai aucun regret si ce n’est de vous quitter tous. Je vais mourir avec Tintin, Michels ³ ; Maman ce que je te demande, ce que je veux que tu me promettes, c’est d’être courageuse et de surmonter ta peine.

 

Je ne peux en mettre d’avantage, je vous quitte tous, toutes, toi maman, Séserge, papa, en vous embrassant de tout mon cœur d’enfant. Courage !

 

                                                                               Votre Guy qui vous aime.

 

¹ Jean Mercier, Roger Sémat, Rino Scolari ;

² Serge frère de Guy Môquet

³ Jean Pierre Timbaud, ami de Guy Môquet et Charles Michel, trente huit ans, député communiste de Paris, fusillés à la Sablière le 22 octobre 1941

 

Un court extrait de cette lettre avait été lu lors de la cérémonie commémorative du 8 mai 2006 à Villiers sur Orge.

 

Guy Môquet naît à Paris en 1924.Il poursuit des études secondaires au lycée Carnot lorsque surviennent la déclaration de guerre et l’internement de son père, Prosper Môquet, député communiste du dix septième arrondissement de paris. Militant de la jeunesse communiste, il monte, dès l’été 1940, avec ses camarades des groupes d’impression, de distribution de tracts clandestins et de collage de papillons. Arrêté le 13 octobre 1940 à la gare de l’Est par la police française, il est interné à la santé puis à Fresnes. Libéré le 24 janvier 1941,  il est cependant gardé au dépôt puis transféré, comme interné administratif, à la Santé, à Clairvaux et enfin, en mai 1941, au camp de Choisel (Châteaubriant ). Désigné comme otage, il est fusillé le 22 octobre au matin à la carrière de la sablière, avec vingt-six autres otages.

 

Guy Môquet devient un symbole pour de nombreux groupes de Résistance. Louis Aragon lui consacre, sous son  pseudonyme de  « François la Colère », un chapitre du Témoin des Martyrs, brochure publiée clandestinement. Le poète dédie aussi La Rose et le Réséda, paru dans la clandestinité, à «  Gabriel Péri et Honoré d’Estienne d’Orves comme à Guy Môquet et Gilbert Dru »

 

Extraits de l’ouvrage  LA VIE A EN MOURIR- Lettre de  Fusillés 1941-1944 Ed Taillandier

Présentation par Guy Krivopissko. Préface de Jean Marcot.

L’ouvrage a été réédité en 2006 par les éditions Points-Seuil avec un avant propos de Jean Jack Goldman.

 

« Ce qu’ils incarnent- a déclaré le Président de la République- est invincible. Ils ont dit NON à la fatalité, à la soumission, au déshonneur, à ce qui rabaisse la personne Humaine.Ce NON continuera d’être entendu bien après leur mort, parce que NON, c’est le cri éternel que la liberté humaine oppose à tout ce qui menace de l’asservir. »

 

Même si le plus lourd tribu fut payé par le parti communiste, le parti des fusillés, il y eut « celui qui croyait au ciel, celui qui n’y croyait pas, fou qui songe à ses querelles au cœur du commun combat » des hommes et des femmes de toutes obédiences.Cependant, contrairement à une idées très répandue, cet hommage officiel à Guy Môquet, entré en résistance dès 1940 comme nombre de ses camarades, fusillé en 41, vient à propos rappeler que les communistes ne furent pas des résistants de la dernière heure. Les chemins de l’histoire sont parfois imprévisibles.

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14 mai 2007 1 14 /05 /mai /2007 09:45
                                 

                                                     

                                                                                                              

                                  CEREMONIE DU SOUVENIR A VILLIERS sur ORGE
                                                       le 8 mai 2007

                    Patricia Laura Stéphanie nous ont donné lecture de deux poèmes 

                                                   FRATERNITE         

 

                                      F  rères par la douleur et le sang versé,

                                      R  ivés tels des forçats à l’infamante chaîne,

                                      A  insi, sans distinction de race et de passé

                                      T  ous, les morts, les vivants, ils ont vaincu la haine.

                                      E  t dans l’ardent creuset des camps et des prisons

                                      R  avalés au niveau de la bête soumise,

                                      N  oirs ou blanc et venus de tous les horizons

                                      I   ls ont forgé tout comme on bâtit une Eglise,

                                      E  n silence, ton nom sacré, FRATERNITE.

 

                                                                    Max Segonne

                                                                    Ancien des Forces Françaises Libres

                                                                    Sociétaire de la société des Poètes Français

                                                                    Extrait de Nuit et Brouillard- mars 1984   


                                                                      LA GUERRE

 

                Ville en flamme,  maisons qui brûlent,

                Sur les décombres, une femme qui hurle,

                Cris des sirènes, des seins lourds qui lâchent.

                L’enfant dans ses bras n’aura plus d’âge.

                Lorsque se taisent les armes

                De ceux qui avaient raison

                De ceux qui avaient tort,

                Il ne reste que la mort.

 

 

                Ailleurs, on se met à table, devant la télé:"passe-moi le vin s’il te plait. "

                Une fillette cherche ses rêve, à jamais disparus.

                Ses parents près d’elle, étalés sur la chaussée.

                Et le verbe aimer n’appartient plus qu’au passé.                                   

                Lorsque se taisent les armes

                De ceux qui avaient raison

                De ceux qui avaient tort,

                Il ne reste que la mort.

 

 

                Ailleurs c’est l’heure de se mettre au lit : " Fais de beaux rêves ma chérie."

                Vêtue d’acier, tachetée de sang,

                Piétinant la ville en passant,

                La guerre nourrit sa clientèle,

                De balles, d’obus et d’autres fruits mortels.

                 Lorsque se taisent les armes

                De ceux qui avaient raison

                De ceux qui avaient tort,

                Il ne reste que la mort.

 

                Ailleurs les vacances, les plages les routes, " ce soir en direct un match de foot."

                Orient des larmes, Orient de la souffrance,

                Mon Dieu entends-tu ce silence,

                Qui vient après tous ces vacarmes.

                Lorsque se taisent les armes

                De ceux qui avaient raison

                De ceux qui avaient tort,

                Il ne reste que la mort.

 

                                                                Sara Alexander

                                                                Chanteuse israélienne

                                                                Paru dans L’Humanité du 13-02-2003

    

                          
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4 mai 2007 5 04 /05 /mai /2007 11:58

Une chose est certaine, avec autant d’aplomb l’un que l’autre, les deux candidats à la présidentielle, forts de leurs certitudes, se sont emmêlés les pédales dans leurs argumentaires respectifs, lapsus disent-ils.

 

 Ségolène, dit-on, y a gagné ses galons de chef d’état. Par contre  Sarkozy a menti effrontément, sans être contredit, en se réclamant de pays à gouvernance social-démocrate, ou les chiffres du chômage sont pour le moins manipulés, pour justifier sa future politique de l’emploi

 

En Angleterre comme au Danemark  la précarité  est plus importante, la durée du  travail plus courte, les préretraites, les mises en invalidité, le traitement social largement utilisés pour réduire  artificiellement le nombre des demandeurs d’emplois qui dépasserait 14 % au Danemark avec des critères identiques aux nôtres. (Pour en savoir un peu plus : http://travail-chomage.site.voila.fr/index2.htm).

 

Dans ces conditions plus d’heures supplémentaires c’est plus de chômage induit, moins de protection sociale. Le contrat unique de travail c’est  la précarité pour tous et l’alignement par le bas alors que ce devrait être l’inverse et, par conséquent, plus de difficultés dans la vie quotidienne pour un plus grand nombre. En somme c’est la poursuite de la politique actuelle avec la répression aveugle qui ne peut satisfaire que ceux et celles qui y trouvent encore leur compte, mais pour combien de temps encore, sans même se soucier de ce qu’il adviendra de leur progéniture.

 

Ne nous laissons pas prendre par le miroir aux alouettes. L’heure n’est plus aux tergiversations.

 

A la veille du second tour Ségolène Royal  devient le rempart contre les dérives extrêmes de Nicolas Sarkosy et de ses amis. Je lui accorderai donc mon suffrage, sans état d’âme, mais pas de chèque en blanc comme à quiconque d’ailleurs.  

 

Ainsi lundi se lèverait, peut être,  un autre jour porteur d’espoirs avec la perspective d’une majorité législative représentative des forces progressistes et antilibérales venant en soutien d’un mouvement social redynamisé.

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24 avril 2007 2 24 /04 /avril /2007 21:46

Quelques réflexions à chaud.

Perdre une bataille n’est pas perdre la guerre cependant la situation est préoccupante, nous sommes le dos au mur.

 

Vu l’ampleur de la participation  les résultats de ce sondage grandeur nature sont révélateurs de l’état de l’opinion, de sa dépolitisation, de l’ignorance dans laquelle elle se trouve sur les réformes à mettre en œuvre pour retrouver les chemin du progrès économique et social compatible avec un développement durable.

 

Seconde évidence un  glissement à droite des électorats, des socio démocrates, d’autres peut- être, voyant en Bayrou le moyen d’éviter les excès Sarkoziens, la gauche de la gauche volant au secours de Ségolène abandonné par une partie les siens qui doit selon un sondage plus de la moitié des suffrages qu’elle a recueilli à ce  vote dit utile  alors que son programme ne contenait pas la moindre mesure à même de répondre aux impatiences populaires y compris dans les banlieues.

 

Ainsi que le déclarait Marine Le Pen dimanche soir, à quelques jours de la commémoration de la journée de la déportation il ne faut pas l’oublier, même si le front national sort diminué de ce scrutin en voix et en pourcentage, ses thèses, reprises par le candidat de l’UMP, la xénophobie et l’eugénisme en particulier banalisées dans l’opinion, n’ont jamais été aussi vivaces, elles ne semblent pas effrayer près d’un électeur  et d’une électrice sur deux (44 %, quand même) .

 

La formule de Sarkozy, apparemment anodine: «  la France ne peut accueillir toute la misère du monde » aurait mérité plus d’attention. Elle a fait mouche comme ses rodomontades sécuritaires, ses heures supplémentaires en guise de pouvoir d’achat qui feront croitre le chômage et la précarité tout en asséchant les ressources de la sécurité sociale.

 

Ce n’est pas avec le total des voix de gauche du premier tour, 36 %, que la candidate socialiste peut espérer bousculer la droite. Deux possibilités s’offrent à elle soit adopter une dérive encore plus droitière en se rapprochant  du candidat UDF, soit revenir vers le camp antilibéral pour tenter de convaincre ceux et celles qui peuvent l’être encore, en conscience, sur l’échiquier politique et préparer une opposition forte qui pourrait se traduire dans les urnes lors des prochaines législatives pour venir en soutien des mouvements sociaux qui par la force des choses chose viendront à se  développer et pourquoi pas l’emporter.

 

Par ailleurs  pouvons-nous nous satisfaire d’un grand écart de sa part ? Faire barrage à Sarkozy soit ! Mais c’est aussi de contre attaque dont nous avons besoin.

 

On mesure mieux aujourd’hui ce que nous a coûté la division du camp antilibéral : Il pouvait être présent au second tour.

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19 avril 2007 4 19 /04 /avril /2007 17:09

                      «  J’ai voté '' oui 'à l’euro (…)  mais je n’ai pas voté '' OUI '' à l’euro pour avoir cet  euro là, je ne comprends pas , ce qui se passe. »

                                                                    

                                                                          Nicolas Sarkozy

                                                        (candidat UMP à la presidentielle)

 

Ou de l’art à repérer les embûches ! Qu'a-t-il fait ces dernières années pour l'éviter?


Une séance de perfectionnement s’impose à moins qu’un déficit neuronal hérité…

 

C’était pourtant prévisible. Le bon président que nous risquons d’avoir là.

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17 avril 2007 2 17 /04 /avril /2007 17:41

Tous ceux et celles qui n’ont pas oublié que l’Europe et la mondialisation ne sont jamais que la réponse du capital à la baisse relative du taux de profit, profit qui néanmoins a toujours augmenté et augmente toujours plus vite que les salaires, savent qu’il n’est pas de futur possible sur la planète sans remise en cause de la liberté d’exploiter sans frontière.

 

Pour cela deux conditions à remplir sans lesquelles il est vain d’espérer ralentir les délocalisations à fortiori promouvoir l’emploi tous azimuts:

 

1, contrôle des mouvements de capitaux, levée du secret bancaire, publication des comptes des entreprises, taxation forte des mouvements spéculatifs, aller vers la suppression des paradis fiscaux… 

 

2, utilisation sélective des droits de douane.

 

Si l’Europe ne veut le faire, ce n’est pas sa raison d’être, nous  devons nous affranchir de ses contraintes comme de celles de l’OMC, nous ne serions pas seuls, d’autres peuples y aspirent.

 

 A défaut les luttes contre les délocalisations, dans des économies ouvertes, ne peuvent être que des manœuvres en recul ou les préretraites sanctionnent aussi des pertes d’emplois. Les batailles syndicales ont toujours des limites dans ce cadre là.

 

Comment y parvenir sinon en créant les conditions de l’évolution des rapports de forces tant au plan syndical, avec l’unité d’action retrouvée ne serait-ce que pour un temps, que politique en apportant les bonnes réponses aux vraies questions, l’un se nourrissant ensuite  de l’autre et réciproquement.

 

Il faut de nouveaux droits pour les salariés sans aucun doute, mais auparavant il faut les gagner dans les urnes comme sur le terrain, en  attendant faire vivre ceux qui nous nous restent et manifester plus de solidarité au sein des entreprises en particulier à Chinon et ailleurs ou la détresse tue faute de mains tendues. Pareille hécatombe n’aurait pu se produire il y a 30 ans sans que les agents des services publics et privés ne posent, au moins, leurs fesses sur la caisse à outils.

 

Pour l’heure  la cour des comptes contrôle l’utilisation des subsides des comités d’entreprises quand ils en ont mais cautionne les turpitudes  capitalistiques des dirigeants de ces mêmes entreprises. C’est çà la lutte des classes pratiquée par  les les puissants qui la dénient aux autres pour qui « tout le monde il est un peu trop beau, un peu trop gentil ». Ne baissons pas les bras.

 

Afin que la messe ne soit pas dite revenons aux fondamentaux : Salaires, prix, profits chers à Karl Marx son analyse est toujours vraie.       

 

Dimanche dernier, sur un marché, à la question « que proposez-vous pour lutter contre les délocalisations » un bayrouiste et un militant socialiste m’ont répondu « on n’y peut rien c’est la mondialisation ». La solution n’est pas non plus chez eux.

 

D’autres prétendent que le rétablissement du  contrôle des capitaux pénaliserait l’économie française ce qui est manifestement faux il suffit de consulter le tableau ci-dessous, source INSEE pour s’en convaincre.

 

 

                                                                       Investissements Directs

                                                       En milliards d’euros                                   

                                           

Années

   2003

  2004

  2005

Etrangers en

France

   37,7

  25,3

   51,1

France à l’étranger

   47,1

  45,9

   93,3

Solde

   -9,4

 -20,6

  -42,2

 

Avant c’était pareil, aujourd’hui ça l’est encore.

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17 avril 2007 2 17 /04 /avril /2007 09:07

A l’instant où il faut payer plus, pour ceux qui le peuvent ou se soigner moins, pour les autres, quelques solutions qui permettraient  de  rééquilibrer les comptes de la sécu puis de dégager  des excédents pour soulager les entreprises de main d’œuvre:

 

 1, Créer des emplois.

 

Un millions d’emplois, avec un salaire moyen proche du salaire médian (1500 euros mensuels) soit 9 milliards d’euros de recettes supplémentaires permettraient déjà  de résorber le déficit de la sécu et des caisses de retraites avec en prime la réduction des indemnités chômage correspondantes. C’est facile à vérifier.

 

2, Prendre en compte, outre les salaires, l’ensemble de la valeur ajoutée des entreprises pour la taxer, ainsi que leurs revenus financiers, au même niveau que les salaires c’est déjà de l’excédent

 

3, L’augmentation du pouvoir d’achat qui offrirait en outre des débouchés supplémentaires pour les entreprises,  c’est  la cerise sur le gâteau. J’écris bien « pouvoir d’achat » et non pas croissance salariale rognée par l’inflation. + 1 % représente 3 milliards en plus pour la sécu.

 

 Si je fais des erreurs de calcul qu’on veuille bien me l’écrire.

 

Où est le problème ? Sinon dans le fait que pour gagner la bataille de l’emploi il faut mettre en oeuvre quelques mesures de bon sens.

 

Remettre en cause la libre circulation des capitaux.

 

Instaurer, au niveau européen, en cas de refus à nos frontières, une taxation sélective des importations pour éviter le dumping social.

 

Récupérer toutes les aides publiques versées aux entreprises qui délocalisent.

 

La droite quant à elle entend préserver l’emploi par la baisse des coûts ce qui, tant que la concurrence libre et non faussée perdurera, sans doute des décennies si nous n'inversons pas le rapport des forces politiques,  est somme toute logique.

 

Il faut donc dès cette année, ainsi que le propose Marie George Buffet retirer la signature de la France du projet de constitution européenne conformément à la volonté des électrices et des électeurs exprimée le 29 mai 2005 et remettre ensuite l’ouvrage sur le métier pour jeter les bases d’une harmonisation sociale par le haut dans une Europe démocratique, écologique pour un développement durable, facteur de paix et de solidarité dans le monde.

 

Si cela s’avère impossible sur le court terme dans le cadre européen nous devrons nous affranchir de cette Europe tout comme des contraintes du FMI, de la banque mondiale et de l’OMC.

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31 mars 2007 6 31 /03 /mars /2007 17:35

Cet article ne fait que survoler le sujet, ce n’est pas celui d’un pro, il n’a d’autre objet que de provoquer des questionnements et, au-delà, des recherches sur des sites  spécialisés et documentés sur le Net ou ailleurs, éventuellement des réactions.

 

Des changements climatiques sont annoncés. La calotte glacière fond. La planète se réchauffe dit-on. Quelles en sont les causes ? Influences extra terrestres qui nous échappent ou conséquences d’actions humaines qui génèrent une augmentation régulière  des émissions de gaz à effet de serre? Peut être les deux à la fois. Des avis divergent, d’autres sont plus nuancés, quelques-uns se veulent rassurants.

 

Dans le premier cas, nous n’y pouvons guère, sinon nous préparer à les rendre moins dommageables possibles pour la faune et la flore. Dans le second, par contre nous avons le devoir de stopper puis de réduire ces émissions qui sont consécutives à l’utilisation de combustibles d’origine végétale fossiles jusqu’à les diviser par quatre disent les spécialistes. Ils faudrait alors, et à condition d’agir rapidement, plusieurs siècles pour annuler les dérives passées et toujours actuelles dans de nombreux pays.  

 

Des économies sont possibles. Encore ne faut-il pas verser dans la décroissance comme le proposent les démagogues et les nantis car il  faut permettre aux pays sous développés de se développer, à d’autres de poursuivre leur rattrapage, sans oublier les pauvres des pays riches qui aspirent à mieux vivre.

 

Dans ce domaine nous pouvons citer:

 

L’isolation thermique, l’utilisation de lampe de plus faibles consommations...

Le développement du ferroutage et des transports en communs.

Le rapprochement des emplois des lieux de vie et réciproquement.

Le recentrage les économies de tous les pays pour la satisfaction des besoins intra-muros qui aurait comme corollaire la diminution de la pollution maritime et aérienne et une meilleure sécurité des marins pêcheurs sur le rail d’Ouessant en particulier.

 

Le développement durable passe aussi par l’économie, le non gaspillage des matières premières  par le recyclage qui nécessite de l’énergie qu’il est encore possible d’économiser en substituant le solide aujourd’hui réservé aux riches au jetable destiné aux pauvres et en produisant au plus près possible des consommateurs ce qui éviterait les pollutions induites par les transports.

 

Energies renouvelables, nucléaire? Le débat est engagé, il est nécessaire. Les uns ont déjà tranché. D’autres proposent un référendum. La question est-elle bien posée ? Il est nécessaire de s’informer, d’évaluer les conséquences des décisions que nous pourrions être amenés à prendre avant de rendre la sentence définitive.

 

L’une et l’autre,  l’une ou l’autre ? 

 

L’une et l’autre en ce qu’elles ont de complémentaire, des panneaux solaires pour un chauffage d’appoint ou, associés a une éolienne, éventuellement un groupe thermique pour des secteurs isolés. L’éolien ni le solaires énergies intermittentes ne peuvent constituer une réponse globale car l’électricité ne peut être  stockée autrement qu’en très petite quantité il faudrait donc prévoir une source d’énergie de remplacement à base de gaz, d’hydrocarbure ou de charbon, par conséquent polluante, avec en outre des investissements supplémentaires. pour tenir compte de la variation des vents, les éoliennes ne fonctionnant qu’entre 20 et 80 km heure. Pour obtenir guère plus de   1mw utile en moyenne, il faut 5 mw de puissance installée.

 

L’éolien est par contre une excellente affaire pour les financiers, qui obtiennent un retour sur investissement en quatre ans, y compris impôt, sur le dos des abonnés  EDF.

 

Certains objecteront la biomasse.

 

Pour remplacer ne serait ce que les 50 millions de tonnes d’équivalent pétrole utilisées, en France, dans les transports, il faudrait  l’équivalent du territoire national pour produire l’huile de colza nécessaire, 1,18 fois la même superficie pour le tournesol, 1,2 fois pour l’éthanol de betterave (après consommations intermédiaires, travaux agricoles, engrais,  retraitement des déchet et pollution induite)

 

Ce ne peut être une réponse globale mais à l’intention du monde agricole qui consommant environ 4 millions de TEP par an verrait ses charges allégées.

 

 L’utilisation du  bois dont la combustion génère des gaz à effet de serre nécessite des programmes de replantations pour la « recaptation ».

 

En outre nous tendons vers les limites en matière de site hydrauliques exploitables au fil de l’eau ou par barrages et, les centrales marées motrices, n’ont pas la faveur des environnementistes, pas plus que les pylônes électriques alors que les éoliennes !....

 

Le recours au  géothermique est possible mais pas en tous lieux.

 

Le nucléaire civil, de la fission à la fusion en passant par la surrégénération parait donc inéluctable pour produire de l’électricité, qui plus est bon marché,  à condition que le privé soit écarté, garantir la sécurité de la distribution, avec une production de gaz à effet de serre négligeable  qui est le but recherché.

 

Le nucléaire, même en comptant Tchernobyl a fait moins de ravages que les barrages hydrauliques ou l’industrie chimique sans en référer à Bophal. Generaliser la production d’électricité à partir du nucléaire dans les seuls pays disposant de l’arme atomique permettrait de réduire de 25  % les émissions de gaz à effet de serre. Le volume des déchets rodioactifs sur le long terme est minime, les autres peuvent être retraité avec la surrégénération.

 

 Il est à craindre que ceux qu’y s’y opposent, chez nous, en particulier au développement de l’EPR, ne jouent inconsciemment ou non le jeu de l’industrie des Etats Unis prête à prendre la relève le moment venu.

 

Quant à la pile à combustible, qui à plus de cent ans d’âge, des progrès sont à réaliser,

produire de l’hydrogène qui n’existe par à l’état nature sur la planète nécessite de l’énergie

pour sa production : nucléaire ou hydrocarbures avec gaz à effet de serre ? Il faut choisir, il est

en outre, compte tenu de sa volatilité très coûteux à transporter. Il faut également  des

métaux rares pour la catalyse.

                                                                    Jack Freychet

                                                                              

Pour en savoir plus : www.manicore.com, auquel j’ai emprunté nombre de données, ou  ailleurs...

 

                                                                 

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27 mars 2007 2 27 /03 /mars /2007 09:30
 

 

                                    Interview de la sociologue belge corinne Gobin par

                                    Jacques Coubard, paru Dans le    journal l’Humanité

                                                                    le 23 Mars 2007.            

 

Dès l’origine, le « modèle social européen » est devenu une machine de guerre contre les droits des salariés, la solidarité, la démocratie et a conduit à un éclatement de la société soumise à la loi du marché. Corinne Gobin, directrice du Groupe de recherches sur les acteurs et leurs discours Internationaux (GRAID), Institut de sociologie, université libre de Belgique, répond aux questions de l’Humanité.

Quand a commencé, selon vous, le processus de construction d’une Europe libérale, au sens où on l’entend aujourd’hui, une Europe dont les promoteurs promettaient la prospérité, l’emploi, la démocratie et la paix ?

Corinne Gobin. Dès que l’Europe se met en place, elle promet la prospérité, l’emploi, la démocratie et la paix. Ce n’est pas parce que cette promesse est identique aujourd’hui qu’il n’y a pas eu une rupture extrêmement forte au moment du passage de la Communauté du charbon et de l’acier à la Communauté européenne. Il ne faut pas oublier que l’ensemble de la dynamique européenne ne peut être dissocié à son origine du climat de guerre froide, de l’antisoviétisme qui se met très vivement en place. Que ce soit dans le modèle CECA ou dans le modèle CEE, on a, à chaque fois ces promesses de prospérité, d’emplois. Il fallait montrer comment on peut faire du progrès social à partir du marché.

Dans quelles conditions s’est produite la rupture que vous identifiez ?

Corinne Gobin. La CECA s’est bâtie dans l’après-guerre alors qu’une partie des gens accablés connaissait une période de tensions en 1945-1946. Ils voulaient absolument éviter de recommencer le système des années trente. Il existait alors des gouvernements d’union nationale où les partis communistes étaient associés au gouvernement. Il y avait des politiques de nationalisations. À ce moment, il y avait une alliance entre une certaine politique de droite et une certaine politique de gauche. Selon une vision qui place le pouvoir politique au coeur de la société, d’un pouvoir démocratique qui peut tout faire, y compris organiser l’économie.

Et la CEE, c’est vraiment le début d’une rupture par rapport à cette idée. La société est alors vue davantage comme une dynamique naturelle, qui ne relève pas de la politique des hommes mais qui serait une sorte de système équilibré basé sur des relations individuelles, sur des contrats de droit civil. C’est une rupture de philosophie politique.

Quelles en sont les conséquences dans la conception de la politique ?

Corinne Gobin. Ce type de rupture traverse la gauche comme la droite. C’est aussi pour cela que le néolibéralisme a pu si facilement s’implanter. Dans une tradition d’une partie de la gauche, il y avait aussi la croyance, la vision qu’une société pouvait être administrée plutôt que gouvernée. La CEE, c’est vraiment la mise au rancart de la dynamique d’un pouvoir qui fait une politique économique, intervient et contrôle le secteur privé, développe son secteur public. Imaginez que dans le traité CECA il y avait quand même un article qui disait clairement qu’il était interdit d’exercer une concurrence à partir de ce qu’on appelle aujourd’hui la diversité salariale. Donc, les salaires étaient protégés. Ce qui se met en place à partir de 1958, c’est pour moi plus que du libéralisme, c’est un esprit de type technocratique, une rupture complète avec la démocratie qui est nécessairement l’idée du gouvernement des hommes, la reconnaissance d’un pluralisme, d’un projet de société. On discute, on débat. C’est essentiellement la reconnaissance du conflit et de la délibération collective.

Avec la nouvelle conception, une limite est fixée. Ce sont des techniciens du marché, de la finance qui eux savent comment on administre la société. Finalement, les hommes politiques n’ont plus qu’à trouver les recettes politiques pour mettre en oeuvre les grandes lignes directrices fixées par ces grandes élites des organisations internationales. Keith Dixon, un politologue britannique, a fort bien décrit ce qui s’est passé ces cinquante dernières années dans un petit ouvrage intitulé les Évangélistes du marché. Il explique que le grand combat philosophique des années trente a lieu entre les idées de Keynes et celles d’Hayek, qui devient père du néolibéralisme. Ce dernier va tout faire pour créer des sortes de lobbies qui vont se déployer après la guerre, essaimant grâce à des colloques, des conférences d’intellectuels antikeynésiens, qui vont se réunir en France, aux États-Unis... Petit à petit, une intelligentsia internationale va être mise à l’honneur à travers des prix Nobel d’économie, le FMI, la Banque mondiale.

Selon vos analyses sur les évolutions qui s’opèrent dans les textes des sommets européens, vous soulignez qu’on en arrive même à ne plus employer le mot de salaire. Que cache cette disparition ?

Corinne Gobin. La seule fois où l’on parle de salaire dans les textes de la CEE, c’est à la demande de la France, avec l’article 79 qui consacre l’égalité de rémunération entre hommes et femmes, pas du tout par féminisme mais pour éviter un écart salarial trop grand entre les six pays et la crainte que la concurrence des rémunérations tellement basses de la main-d’oeuvre féminine de l’Italie du Sud puisse perturber le niveau de rémunération française.

Dans le traité de Maastricht, il y a un article dans le chapitre consacré à la politique sociale, où le salaire comme le droit de grève, le droit d’association sont mis hors la loi. On ne peut pas faire de politique européenne qui protégerait les salaires, pour faire en sorte que toutes les lois européennes priment sur les lois nationales et on s’efforce de créer un cadre totalement concurrentiel, qui devient la variable d’ajustement structurel global.

Il y a là un combat syndical essentiel, d’autant plus avec le processus d’élargissement, quand on voit les salaires minima légaux actuels : le plus élevé étant le luxembourgeois, dont le rapport est de 1 à 18 avec le minimum bulgare. Le rapport est tel que les salaires belges et français ne peuvent que baisser à cause de cette très forte concurrence.

La grande rupture définitive qui a permis de consacrer le retour du libéralisme, le - retour à la doctrine du XIXe siècle, comme étant la doctrine des gouvernements européens, s’opère véritablement en 1965-1966. Vous avez le plan Barre de 1966, puis la montée au pouvoir de Margaret Thatcher...

Pour moi toute cette réaction est mise en place à cause du mouvement d’émancipation qui se répand dans le monde entier. Il n’y a pas eu que mai 68 en France, la contestation était internationale. Elle a même réussi à percer dans les pays extrêmement rigides et contrôlés du bloc soviétique. C’était un courant de pensée en faveur de l’émancipation qui remettait en cause toutes les hiérarchies.

Le projet de constitution sanctifiant le néolibéralisme de la concurrence sans entrave s’est heurté à de fortes résistances, avec le « non » en France et en Hollande. Ces contradictions ne sont-elles pas susceptibles de changer les choses ?

Corinne Gobin. Je ne suis pas du tout optimiste. Une partie des opinions opposées à ce qui se fait n’est pas audible et les élites passent leur temps à les sous-évaluer. Si les gens sont contre, c’est parce qu’ils ont peur et qu’ils n’ont pas de projet. Pour les technocrates, il ne peut y avoir qu’une seule voie, celle qu’ils ont élaborée. Ils ne peuvent jamais se tromper. Et si les gens n’ont toujours pas compris, il faudra utiliser l’ordre. On est parti dans cette dynamique-là. Pour moi, on va vers des clashes. Le libéralisme lorsqu’il veut s’imposer comme système de construction d’une société est extrêmement dangereux. Il détruit la société. Il est incapable de penser les rapports sociaux collectifs. On est en train de construire une société dont la dynamique se fonderait sur l’initiative individuelle. Or, ça ne peut pas fonctionner. La sociologie nous apprend depuis cent ans que la société se construit sur la base de rapports sociaux de solidarité. Le libéralisme peut s’accommoder de projets extrêmement autoritaires, très dangereux.

Entretien réalisé par Jacques Coubard

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18 mars 2007 7 18 /03 /mars /2007 17:08

 

Nous  écarterons d’emblée le recours aux heures supplémentaires exonérées de cotisations sociales, cher à Sarkozy, ce n’est qu’un attrape nigaud, antithèse de la solidarité, qui conduirait à l’augmentation du chômage et à la baisse des recettes de la sécu. Quelques-uns y trouveraient leur compte les autres pas.

 

Par contre, de l’ampleur des besoins non satisfaits dans de nombreux domaines tels que la santé, l’éducation, le péri scolaire, la gériatrie, en passant par  l’état de sous effectif dans lequel se trouvent de nombreux services publics comme certaines entreprises privées, il n’est qu’a voir le stress accumulé par les salariés qui les conduit de plus en plus souvent à des actes désespérés, jusqu’à l’érosion de l’emploi  suite aux délocalisations en cours ou à venir si rien change, tout indique qu’il est nécessaire de  travailler plus mais pas à la manière sarkozienne.

 

D’abord en transformant les temps partiels en temps complets, en donnant dans le même temps la garantie de l’emploi aux précaires, en en créant de nouveaux emplois pour couvrir les besoins non pris en charge aujourd’hui.

 

Quatre moyens  pour y parvenir :

 

1 :   S’en prendre aux pouvoirs de l’argent et par conséquent des actionnaires et de leurs valets politiques. (L’élection présidentielle nous offre cette faculté). L’argent est à notre portée, il suffit de créer les conditions, en particulier le rapport de forces, qui permettront de  s’en saisir, Maurice Allais, prix Nobel d’éco. , n’écrivait-il pas, dès 1988, que pour un dollar  de dépenses utiles 34 allaient à la spéculation sur les places boursières de la planète soit à l’époque, journellement, l’équivalent du budget annuel de la France. Aujourd’hui c’est encore pire.

 

2 :   Taxer les importations sans contrepartie en commençant par les produits réimportés des entreprises qui délocalisent. Il faut remettre en avant la proposition de loi soumise par le groupe communiste et apparentés et rejetée par le parlement en janvier (les socialistes- à ma connaissance ne l’ont pas voté, la droite non plus), il prévoyait, notamment, l’instauration d’un prélèvement sur les importations fondé sur la différence des coûts salariaux avec la France pour dissuader le dumping fiscal et social et enclencher une harmonisation progressive par le haut des législations européennes et mondiales.

 

3 : Réactiver la formation continue

 

4 : Instauration d’un statut avec garanties de revenus et des droits sociaux entre deux périodes d’activité.

 

Le point 4 pouvant faire la spécificité du projet de sécurisation emploi formation, étant précisé que la formation continue ne doit pas être réduite aux seules périodes de chômage qui dans un avenir proche doivent devenir l’exception qui confirme la règle.

 

Si la construction européenne et la mondialisation ne peuvent être réorientées dans le bon sens, sur le court terme, il faudra sortir du cadre défini à Bruxelles comme de l’OMC.

 

Tant qu’il restera un seul chômeur les heures supplémentaires doivent être limitées. L’indexation de l’ensemble des salaires sur un SMIC revalorisé, porté rapidement à 1500 Euros nets,  constituerait une formidable bouffée d’oxygène pour l’économie française, les petites entreprises en particuliers.

 

Dans les mêmes conditions reculer l’âge ouvrant droit à la retraite serait une aberration, d’ailleurs avoir le droit de quitter la vie active à 50, 55 ou 60 ans, à taux plein, selon la pénibilité de la profession ne signifie pas en user systématiquement pour ceux et celles qui se sentent encore en capacité de rendre des services à la collectivité. Si nous manquions de bras je retournerais au charbon malgré mes 70 balais, mais ce n’est pas le cas, priorité aux plus jeunes.

 

Que les contradicteurs s’expriment.

 

   Jack Freychet        j.freychet@wanadoo.fr

 

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