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21 janvier 2019 1 21 /01 /janvier /2019 08:34

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19 janvier 2019 6 19 /01 /janvier /2019 17:12

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19 janvier 2019 6 19 /01 /janvier /2019 10:44

Tous les 20.000 ans: paradis verdoyant puis désert et réciproquement

Les modifications de l'axe de la Terre font changer le climat du Sahara par cycle de 20.000 ans, selon une étude réalisée par des chercheurs du MIT.

Nota :Le MIT Massachusetts Institute of Technology (MIT), en français Institut de technologie du Massachusetts, est un institut de recherche américain et une université, spécialisé dans les domaines de la science et de la technologie. Situé à Cambridge, dans l'État du Massachusetts, à proximité immédiate de Boston, au nord-est des États-Unis, le MIT est souvent considéré comme une des meilleures universités mondiales.

L'un des endroits les plus arides de la planète, le désert du Sahara était à une époque une région verte et florissante qui abritait divers foyers de peuplement, relate le portail Naked Science.

Selon ce site, une équipe de chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT) a analysé la poussière qui s'est déposée le long des côtes de l'Afrique de l'Ouest au cours des 240.000 dernières années. Ils ont alors découvert que le Sahara, tout comme l'intégralité de l'Afrique du Nord, alternait entre un climat humide à un aride tous les 20.000 ans.

Les scientifiques estiment que ces changements dépendent des modifications de l'axe de la Terre, lesquelles ont un effet sur la répartition de la lumière solaire sur la planète. Ainsi, tous les 20.000 ans, la Terre commence à recevoir moins (ou plus) de lumière solaire en été.

En Afrique du Nord, plus de rayonnement solaire renforce l'activité de la mousson, ce qui rend le climat du Sahara plus humide, et le désert se couvre de verdure. Lorsque la quantité de lumière solaire diminue, l'activité de la mousson s'affaiblit, et l'aridité s'installe dans la région.

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19 janvier 2019 6 19 /01 /janvier /2019 10:23

Réinformation source plus sure

POOL/AFP / Ludovic MARIN

Le président Emmanuel Macron s'exprime lors d'une rencontre avec quelque 600 maires du Sud-Ouest, le 18 janvier 2019 à Souillac

"Je vous mets en garde, monsieur le président : il ne faudra pas que ce débat devienne le grand bluff !": des maires ont averti Emmanuel Macron vendredi que les mots seuls ne suffiraient pas à mettre fin à la crise des "gilets jaunes", à la veille de l'acte 10 du mouvement.

Le chef de l'Etat avait souhaité mardi un débat "sans tabou". Des élus l'ont pris au mot, lors de la deuxième grande consultation organisée devant plus de 600 maires des 13 départements d'Occitanie, à Souillac (Lot).

Le premier a été le président de l'association des maires ruraux du Lot, Christian Venries, qui a prononcé un sévère réquisitoire contre le président et ses prédécesseurs. Ce grand débat, est-ce "une opération de com', une mascarade, de l'enfumage?", s'est interrogé le maire de Saint-Cirgues, en fustigeant les "lois complètement déconnectées", qui sont "pondues dans les bureaux parisiens".

"J'espère que vous n'êtes pas dans la posture du +dites-moi de quoi vous avez besoin, je vous expliquerai comment vous en passer+". "Il faut arrêter de jeter en pâture les plus faibles", a-t-il lancé au chef de l'Etat, qui prenait des notes, assis au premier rang.

Sur un ton plus mesuré, parfois teinté d'humour, d'autres élus ont égréné les doléances de leurs concitoyens, tout en remerciant le président d'être venu. "Quand on va au contact dans cette terre de rugby, ça a du sens", a salué l'un d'eux.

En introduction, Emmanuel Macron a souhaité que cette consultation nationale ait pour "vocation de recréer par la délibération, cette part de consensus dont nous avons besoin".

https://www.afp.com/sites/default/files/nfs/diff-intra/francais/journal/une/19752455615d4dcd2c94c97ae0292bfd223641d2.jpg

 

AFP / Pascal PAVANI Heurts entre forces de l'ordre et manifestants à Souillac dans le Lot avant l'arrivée d'Emmanuel Macron, le 18 janvier 2019

Au premier rang des préoccupations exprimées par les maires figure l'affaiblissement des services publics dans les campagnes, qui se sentent défavorisées. "L'internet haut débit et la 4G font défaut (...). Malgré les assurances d'Orange, les travaux prennent du retard", a dénoncé Agnès Simon-Picquet, maire des Junies, qui demande à l'Etat de "contraindre les opérateurs à tenir les engagements". Une requête applaudie par l'assistance.

L'émotion a ensuite été palpable lorsque Emmanuel Macron et les 600 maires se sont levés et ont longuement applaudi l'édile de Trèbes, commune de l'Aude frappée en 2018 par un attentat ayant fait quatre morts et une crue ayant tué six personnes en octobre.

- "Macronneries" -

Souillac avait été placée sous très haute sécurité. Ce qui n'a pas empêché des dizaines de manifestants - "gilets jaunes", retraités locaux et jeunes masqués - de venir protester : "Manu, arrête tes macronneries, tu ne vas pas réussir à nous endormir avec ton grand débat", clamait une banderole des "gilets jaunes aveyronnais en colère".

POOL/AFP / LUDOVIC MARIN

 

Emmanuel Macron lors d'une visite surprise dans une école de Saint-Sozy, près de Souillac, le 18 janvier 2019

Le matin, des heurts ont opposé les manifestants aux forces de l'ordre, qui les ont repoussés, parfois à coups de matraque, et procédé à deux interpellations, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Comme mardi dans l'Eure, le chef de l'Etat a effectué avant ce rendez-vous une visite surprise dans la matinée, cette fois dans une école de Saint-Sozy, à une quinzaine de kilomètres de Souillac. Accompagné de deux ministres, il a notamment discuté avec des parents, des élèves de CE1-CE2, et signé des autographes sur les cahiers de cours.

À la sortie de l'école, le président a longuement échangé avec des habitants, notamment une étudiante infirmière, qui l'a interpellé sur le handicap, et des retraités. "Je ne suis pas sourd, c'est pour ça que je vais au contact", a répondu le président à un artisan.

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19 janvier 2019 6 19 /01 /janvier /2019 10:09
«Arrêtez de stigmatiser, d'opposer, de mépriser»

© AFP 2018 Ludovic MARIN / POOL

France

21:15 18.01.2019(mis à jour 21:16 18.01.2019) URL courte

36611

«Casse-toi, pauvre con» et maintenant «des illettrés qui n’ont pas de permis», lors de la deuxième étape du grand débat, un maire a passé en revue les phrases «stigmatisantes» que font entendre des Présidents de la République à l’encontre du peuple. «Mais il faut vraiment arrêter de jeter en pâture les plus faibles», a-t-il demandé.

Le maire de Saint-Cirgues, commune du Lot, Christian Venriès a reproché au Président de la République et à ses prédécesseurs quelques-unes des phrases qu’ils avaient prononcées ou qu’on leur avait attribuées, créant ainsi la polémique. Comme il l’a souligné, ces expressions méprisantes ne suscitent que violence et incompréhension.

«Arrêtez de stigmatiser, d'opposer,  de mépriser  parce que cela ne fait que générer de l’incompréhension et de la violence. Nous avons eu Monsieur Sarkozy («Casse-toi, pauvre con»), nous avons eu monsieur Hollande ("Les sans-dents") et vous maintenant ("Les salariés de GAD, des illettrés qui n'ont même pas de permis"). Une gare, c'est un lieu où l'on croise des gens qui réussissent et ceux qui ne sont rien», a-t-il lancé ce vendredi lors de la deuxième étape du grand débat.

https://fr.sputniknews.com/france/201901181039694393-maire-macron-arretez-stigmatiser/

Et de poursuivre:

 «Vous traitez ceux qui ne sont pas d’accord avec vous de fainéants, de cyniques et d’extrêmes, on doit être nombreux, et cette semaine les gens en situation de difficulté, on va les responsabiliser, car il y a ceux qui vont bien et ceux qui déconnent. Mais enfin, monsieur le Président, mais il faut vraiment arrêter de jeter en pâture les plus faibles, les plus précaires et les plus démunis».

«Je ne stigmatise personne», lui a répondu Emmanuel Macron, ajoutant que, selon lui, la société pouvait «parfois conduire à sortir des phrases de son contexte».

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18 janvier 2019 5 18 /01 /janvier /2019 10:27

Le Grand Débat de monsieur est avancé…
par Descartes

vendredi 18 janvier 2019, repris sur Comité Valmy

 

http://www.comite-valmy.org/IMG/jpg/armes_letales_vs_gl2.jpg

« On ne se refait pas », dit la sagesse populaire, et c’est vrai. La lecture de la lettre du président de la République publiée par l’ensemble des médias et destinée à lancer le « Grand Debat » ne nous apprend rien de bien nouveau sur notre président et ses idées. Ni sur la forme, ni sur le fond ce document ne marque une rupture avec le style, avec la pensée présidentielle. Tout juste peut-on y lire un effort surhumain pour montrer une humilité qui est souvent absente dans ses interventions. Mais pour le reste, rien que du classique. Y compris dans la pauvreté du style.

Le document m’a déçu. Non pas que j’attendisse l’annonce d’un changement de politique, ni même des mesures concrètes répondant à la colère populaire qui se manifeste depuis neuf semaines. Mais je m’attendais au moins à un document ayant un certain souffle, une certaine hauteur, un certain style. Et qu’est ce qu’on a ? Un document dont la première partie est digne d’un – mauvais – devoir scolaire et dont la deuxième partie est une alternance d’affirmations à l’emporte-pièce et d’une litanie de questions qui évitent soigneusement d’aborder les points fondamentaux pour se concentrer sur le symptôme.

Mais commençons par le commencement. C’est-à-dire, le devoir de l’élève Macron sur le thème « Pourquoi il faut être fier d’être Français ». Vous vous souvenez sans doute que l’élève en question, dans des devoirs précédents, avait déjà plusieurs exprimé tout son mépris à l’égard de notre pays et de ses habitants – comparés à des « gaulois réfractaires au changement », vous vous en souvenez sans doute – et qu’il avait manifesté sa volonté de les changer pour en faire des Américains dynamiques – la « start-up nation » en anglais dans le texte – ou des Allemands disciplinés. Il semblerait que le petit Emmanuel ait décidé de faire amende honorable. Celui qui n’a de cesse de nous expliquer que nous devrions faire comme les Américains, comme les Allemands, comme les Finlandais et que sais-je encore nous dit maintenant que « la France n’est pas un pays comme les autres » et que cela est un motif évident d’être « fier d’être Français ». Quitte à surjouer la partition : ainsi, par exemple, on apprend dans cette lettre que dans notre pays « les difficultés de la vie, comme le chômage, peuvent être surmontés (sic), grâce à l’effort partagé par tous », ce qui ne manquera pas de surprendre les chômeurs fort nombreux dans notre pays qui attendent quelquefois plusieurs années avant de « surmonter » cette petite « difficulté de la vie ». Ou bien que « chez nous, l’éducation, la santé, la sécurité, la justice sont accessibles à tous indépendamment de la situation et de la fortune ». Macron vit-il vraiment dans le même pays que le reste de nos concitoyens ?

J’ignore si le mouvement des « gilets jaunes » sauvera la France, mais il a en tout cas déjà fait au moins un miracle : grâce aux « gilets jaunes », Macron s’est mis à aimer la France. Fini le Macron qui fustigeait le conservatisme français qui empêche les « réformes », l’égalitarisme français qui empêche les « premiers de cordée » de réaliser leur potentiel, les spécificités françaises qui empêchent l’insertion du pays dans la globalisation à l’anglo-saxonne. Grâce à l’occupation des ronds-points et les manifestations hebdomadaires, Macron a découvert la richesse qu’est notre passion égalitaire, notre réactivité toute gauloise… D’autres, plus cyniques, diront que le président a su faire de nécessité vertu, que ce n’est pas la conviction mais la peur qui a provoqué ce changement de discours, qu’il ne faut pas confondre avec un changement d’opinion. Des méchants, sans doute…

Mais une fois qu’on a été fiers ensemble, il faut passer aux choses sérieuses, c’est-à-dire, au « grand débat ». Grand débat qui se trouve qualifié dans le texte présidentiel de « national ». Comme quoi, la nation semble faire son grand retour dans le discours macronien, alors que l’Europe sort discrètement par la porte de derrière. C’est d’ailleurs l’élément le plus remarquable de cette « lettre », celui qui montre peut-être le mieux une prise de conscience : alors qu’il n’y a pas si longtemps Macron ne voyait pas d’autre avenir pour notre pays qu’une intégration de plus en plus étroite dans l’Union Européenne, la question est totalement absente de la lettre. Le texte ne contient aucune référence à la construction européenne, à l’Union européenne, aux institutions européennes, à la construction européenne, aux traités européens. Et si on fait référence ici ou là timidement à notre « projet national et européen » ou au fait de porter nos questions « au niveau européen et international », aucune des questions posées pour orienter le débat ne porte sur ce sujet. Si pour Macron le fait d’être « fier d’être Français » s’impose comme une évidence, il est clair que la fierté d’être Européen n’est plus à l’ordre du jour.

Mais la question que la lettre ne permet pas de trancher est celle de savoir ce que son auteur entend précisément par « débat ». Car les mots ont un sens : un « débat » est une confrontation dans laquelle les participants échangent arguments et contre-arguments, dans le but d’exposer une démonstration et de convaincre un auditoire. Ce n’est ni une « consultation », qui est du registre de l’expression, ni un « vote », qui est du registre de la décision. Le problème, c’est que l’auteur de la lettre a beaucoup de mal à choisir entre ces trois registres.

Ainsi, à certains moments la lettre semble indiquer que l’objectif du « grand débat » est la consultation des citoyens : « C’est votre expression personnelle, correspondant à votre histoire, à vos opinions, à vos priorités, qui est ici attendue, sans distinction d’âge ni de condition sociale. C’est, je crois, un grand pas en avant pour notre République que de consulter ainsi ses citoyens. Pour garantir votre liberté de parole, je veux que cette consultation soit organisée en toute indépendance (…) » (c’est moi qui souligne). On se situe donc dans une logique de consultation : les citoyens sont appelés à une « expression personnelle » de leurs opinions, leurs priorités. Il ne s’agit pas d’argumenter et de convaincre, mais d’exprimer une vérité subjective qui, comme toute vérité subjective, est hors du champ de l’argumentation et donc du débat.

A d’autres moments, on semble se placer dans une logique de décision : « Ce débat devra répondre à des questions essentielles qui ont émergé ces dernières semaines ». Car répondre à une question implique de choisir parmi toutes les réponses possibles celle qui sera retenue. Mais comment un « débat » au sens véritable du terme pourrait « répondre à une question » ? Certains argumenteront une position, d’autres argumenteront une position contraire. Et à la fin du débat, certains auront changé d’avis, d’autres pas. Mais il y aura toujours plusieurs réponses possibles à la question posée. Comment le « débat » pourrait-il trancher entre toutes ces réponses ? Alors que l’objectif fixé implique une décision, aucune procédure de ce type n’est prévue. Pire, elle est exclue, puisqu’il est explicitement indiqué que le « débat » n’est « ni une élection, ni un référendum » et que les conclusions du « débat » seront tirées par le gouvernement.

En fait, à la lecture de la lettre on s’aperçoit que le processus proposé est tout sauf un véritable « débat ». L’idée d’argumentation, de conviction, de persuasion est totalement absente du texte. Le rôle décisionnaire étant exclu, il ne reste plus du « grand débat » qu’un grand forum d’expression. Cet exercice, inédit selon ses organisateurs, est en fait dans la droite ligne des grands et petits débats publics organisés régulièrement partout en France sur les sujets les plus divers depuis des années. Et a chaque fois, c’est le même scénario : une suite d’interventions, généralement préparées à l’avance et par conséquence n’apportant ni argumentation ni contradiction les unes aux autres. Ce sont des exercices d’expression ou chacun vient pour exposer sa marotte, pour dire sa vérité, pas pour écouter celle des autres. Et pour peu qu’on pratique souvent, on finit par connaître par cœur les gens qui s’expriment, car c’est toujours les mêmes : militants politiques locaux, associatifs, enseignants… et comme leurs marottes changent peu, on sait ce qu’ils vont dire avant qu’ils ouvrent la bouche. On imagine mal comment, à partir de tout ce matériel – on peut imaginer le travail de rédaction du compte-rendu d’une telle réunion – on arrivera à produire quelque chose.

Il n’y a aucune raison de penser que le « grand débat national » auquel on est conviés par le président de la République puisse être autre chose. Tout simplement parce que le vrai débat, qui met en jeu argument et contre-argument, nécessite une longue préparation, une formation des participants, et n’est donc raisonnablement concevable que sur une question très précisément délimitée. Cela suppose par exemple de fournir aux « débatteurs » des dossiers analysant les questions mises sur la table, les explications des experts – éventuellement leurs désaccords. Le débat sur le Traité constitutionnel européen en 2005 eut cette qualité, et on a pu observer d’ailleurs comment les arguments des uns et des autres ont emporté la conviction et changé le résultat. Mais imaginer qu’on puisse en deux mois faire un débat productif sur des questions aussi vastes que l’organisation de l’Etat ou la fiscalité, sujets en plus extrêmement techniques… non, ce n’est pas sérieux.

La préparation d’un véritable débat exige par ailleurs une rigueur dans le traitement des faits et des concepts. On ne peut pas commencer le débat avec des affirmations approximatives ou fausses. Exemple : pour préparer les questions sur la transition écologique, le président écrit : « Faire la transition écologique permet de réduire les dépenses contraintes en carburant, en chauffage, en gestion des déchets et en transports ». Cette affirmation est tout simplement fausse : pour le moment, les moyens de chauffage, les carburants et les transports « sales » sont moins coûteux que les alternatives « propres ». A performance égale se chauffer au charbon est moins cher que se chauffer au bois bio ou que faire des dépenses d’isolation, conserver son vieux diesel est plus économique qu’acheter une nouvelle voiture fut-elle électrique. Raconter que la transition écologique permet de gagner sur le plan environnemental à coût nul, c’est se moquer du monde.

Quant aux questions posées pour guider le débat… elles sont surtout intéressantes par le nombre de prémisses cachées qu’elles contiennent, et qui illustrent assez bien les préjugés qui sont ceux de Macron mais aussi de la classe à laquelle il appartient. L’exemple le plus amusant concerne la fiscalité. La question est ainsi libellée : « Comment pourrait-on rendre notre fiscalité plus juste et plus efficace ? Quels impôts faut-il à vos yeux baisser en priorité ? ». Pour le rédacteur de cette question il est évident que pour « rendre notre fiscalité plus juste et plus efficace » il faut réduire les impôts. L’idée qu’on pourrait réduire certains impôts et en augmenter d’autres ne semble pas l’avoir effleuré…

Comme souvent, les questions les plus révélatrices sont celles qui manquent. Rien sur la rémunération du travail – comme si le pouvoir d’achat était une simple question de fiscalité. Rien sur l’éducation, l’industrie, la recherche, la sécurité, le cadre de vie. Rien sur les rapports avec les institutions européennes. La législation du travail, les politiques de l’emploi et la lutte contre le chômage, sont absentes en dehors d’une question cryptique sur « Comment mieux organiser notre pacte social ? Quels objectifs définir en priorité ? ». On aurait bien envie d’ailleurs de savoir ce qu’est ce « pacte social » qu’il s’agirait de mieux organiser (1).

En d’autres termes, si l’on suit le questionnaire proposé par le président on ne parlera surtout pas des thématiques lourdes qui touchent la vie et l’avenir des Français, les plus modestes comme les autres. A la place, on pourra utilement échanger sur des sujets aussi vitaux pour notre avenir que le fait de savoir si le vote blanc doit être reconnu, si le vote doit être rendu obligatoire, quelle est la bonne dose de proportionnelle et s’il faut limiter le nombre d’élus, tous sujets qui passionnent les militants et les élus mais qui laissent parfaitement indifférents les neuf dixièmes de nos concitoyens. Sur l’immigration, on nous propose de débattre sur l’intégration – mais surtout pas sur l’assimilation – et sur l’intérêt de fixer des quotas pour l’immigration légale, vieille mesure poudre aux yeux venue de la droite alors que le véritable problème se situe du côté de l’immigration clandestine et du regroupement familial.

Mais le plus glaçant sans doute est de constater qu’au détour d’une phrase le président expose une vision de la citoyenneté particulièrement étriquée : « Être citoyen, c’est contribuer à décider de l’avenir du pays par l’élection de représentants à l’échelon local, national ou européen ». Non, monsieur le président, être citoyen c’est bien plus que ça. C’est participer à la vie démocratique dans un parti, dans un syndicat, dans une association. C’est de contrôler l’action des gens qu’on a élus en usant du droit de pétition, de manifestation, de grève. C’est aussi se présenter aux élections et exercer un mandat – car, aussi surprenant que cela puisse vous paraître, les élus sont aussi des citoyens. C’est enfin, last but not least, de remplir les devoirs qui sont attachés à la qualité de citoyen. Car même si cela peut vous surprendre, être citoyen, ce n’est pas seulement avoir des droits…

le 15 janvier 2019

Descartes
http://www.comite-valmy.org/IMG/png/logo_drapeau_descartes-6.png

"pro rege saepe, pro patria semper"

(1) On se croirait revenus aux années 1960, quand travail et capital se partageaient les fruits de la croissance sous la houlette d’un Etat-arbitre. Mais de ce « pacte » il ne reste plus rien : nous avons aujourd’hui un capital qui dicte sa loi, et un Etat dont la fonction essentielle est d’expliquer au monde du travail qu’il faut accepter le diktat sous peine de perdre la bataille de la « compétitivité » et donc de perdre des emplois. De quel « pacte social » parle-t-on quand des salariés sont mis devant le choix entre sacrifier leurs salaires et leurs conquêtes sociales ou le chômage ?

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14 janvier 2019 1 14 /01 /janvier /2019 17:44

C'est noyer le poisson le débat est déjà corseté  vidé de sa substance: L'ISF ne sera pas rétabli. Donner  toujours  plus au plus riches, à ceux qui n'investissent pas en France, rechercher le maximum de profit  à l'étranger et courir les paradis fiscaux creuse le déficit de la balance commerciale.

Soyons lucides. L'économie française souffre de l'insuffisance du pouvoir d'achat qui pousse à l'achat de produits importés et du taux de l'euro qui handicape nos exportations. Il nous faut impérativement retrouver notre souveraineté monétaire.

Secondement la transition énergétique est un leurre, un piège à cons. Il y a toujours eu au fil des âges des variations de températures sur la planète qui n'avaient rien d'entropiques, ça n'a pas changé. Depuis 25 ans la température est restée stable malgré l'augmentation de gaz à effet de serre, n'oublions pas non plus l'optimum médiéval. Lutter contre les pollutions oui, réduire la part du nucléaire est une ânerie il faut par contre développer la recherche dans ce domaine pour développer des technologies toujours plus sures. La recherche est d'ailleurs sur le point d'aboutir  mais nos dirigeants n'en parlent pas.

Macron et ceux qui le conseillent, les transnationales économiques et financières, sont des hommes et des femmes de la droite la plus radicale c'est à dire extrême. Les partis dits de gauche ont tous perdu leurs repères.

Il nous faut rapidement jeter les bases d'une alternative économique ainsi que nous y incitent confusément les  gilets jaunes. Ce n’est plus de l’ordre du débat mais une nécessité.

Addendum: Ce texte a été remis ce jour 14/01/2919 en mairie de Villiers sur orge à une employée administrative j'y avais préalablement indiqué manuscritement que j'étais disponible pour tout échange. J'ai demandé si d'autres interventions avaient été réceptionnées il m'a été répondu par l'affirmative par contre  il m'a été refusé de les consulter le dossier étant entre les mains de madame le maire absente. Il s'agit de toute évidence d'un déni de démocratie, d'une  censure, l'un et l'autre étant inscrits dans les gènes de madame Leroux.

Jack Freychet

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14 janvier 2019 1 14 /01 /janvier /2019 10:31

 

 

par Karine Bechet-Golovko

dimanche 13 janvier 2019, repris sur  Comité Valmy

Christophe Dettinger, après s’être rendu à la police et avoir regretté publiquement les coups portés aux forces de l’ordre qui tabassaient des Gilets Jaunes à terre, le gazage et les grenades de désencerclement n’ayant pas été suffisants pour faire reculer la foule, il a été immédiatement placé en détention provisoire par décision du tribunal correctionnel. Si juridiquement la décision est plus que surprenante et semble emporter un renversement du principe de liberté au profit de celui de la répression, stratégiquement elle s’explique tout à fait : au-delà des grands discours bisounours d’un monde merveilleux sans violence, historiquement seule la violence a jamais permis d’inverser un cours politique. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle elle est réhabilitée pour les forces de l’ordre, non pas pour défendre l’Etat, mais le cours politique antiétatique radicalisé par le régime de Macron.

Les systèmes juridiques libéraux sont caractérisés par le principe de liberté. Toute atteinte qui lui est portée ne peut être qu’exceptionnelle et juridiquement justifiée. Tel est, en tout cas, le postulat théorique. Ainsi, l’article 144 du Code de procédure pénale souligne bien le caractère dérogatoire de la mise en détention provisoire, uniquement si toute autre mesure moins restrictive comme le contrôle judiciaire ou l’assignation à résidence avec bracelet électronique, ne peut permettre de garantir la protection des preuves, des témoins, d’éviter que les complices ne s’entendent, ou à l’inverse en vue de la protection de la personne mise en examen, pour empêcher qu’elle ne se défile et n’échappe à la justice ou, enfin, qu’elle ne réitère les faits litigieux. Le dernier élément, mettre fin à un trouble grave et persistant à l’ordre public n’est pas ici applicable, car il ne concerne pas le correctionnel (les délits).

En réfléchissant à ces éléments, la mise en détention provisoire de Christophe Dettinger est quelque peu ... surprenante, du point de vue juridique. Le magistrat a estimé qu’un contrôle judiciaire ou une assignation à domicile n’était pas suffisant pour empêcher 1) qu’il n’échappe à la justice et 2) qu’il ne répète les faits.

Or, il s’est lui-même présenté à la police, certes deux jours après, mais il n’a pas été nécessaire de le rechercher. Il n’a pas été en fuite, il était avec sa famille, il n’a pas quitté son emploi à la mairie. Il n’y a donc aucun élément qui laisse entendre que Christophe Dettinger ait voulu se soustraire à la justice.

En ce qui concerne la réitération des faits, il a présenté ses excuses au tribunal, il a regretté comme il se doit le recours à la violence contre les forces de l’ordre. Par ailleurs, il a expliqué son acte par la révolte de voir un homme et une femme à terre se faire tabasser. Christophe Dettinger n’est pas une petite crapule, qui aime à jouer des poings après avoir arrêté la boxe. C’est un père de famille, qui n’a jamais eu de problèmes avec la justice, qui travaille dans les services municipaux. Il vit sa vie tranquillement. Mais n’a pas aimé l’injustice et a défendu le faible contre le fort.

Le juge, sans grande surprise, a suivi à la lettre le procureur, qui ne voulait pas du contrôle judiciaire, mais exigeait le placement en détention provisoire, puisque lors de sa garde à vue (par la police) Christophe Dettinger a refusé de s’expliquer sur les faits ... Si réellement un procureur de la république a pu avancer une telle argumentation, le niveau de la justice a sombré dans les méandres du politique. Rappelons, quand même, cette règle processuelle venue des Etats-Unis, les Miranda Rights, introduite en France sous la notion de droit de garder le silence en 2000, qui s’impose dès le début de la garde à vue. Rappelons également que, en conséquence de cela, le droit français a consacré, toujours dans la logique américaine, le droit de ne pas s’incriminer dès la garde à vue (et d’être averti de ce droit), c’est-à-dire de ne pas donner des éléments pouvant être utilisés contre soi. Or :

 

Conformément aux réquisitions du parquet, le tribunal correctionnel a toutefois ordonné son placement en détention provisoire afin d’« empêcher la réitération des faits et une soustraction à la justice », le prévenu ayant refusé en garde à vue « de s’expliquer sur les raisons de sa fuite ».

L’argumentation du procureur, repris par le magistrat, au regard du droit français en vigueur, surprend. Si parce qu’un individu ne s’explique pas devant les policiers, mais devant le magistrat, il faut le placer en détention provisoire, alors il serait souhaitable de modifier le Code de procédure pénale ...

L’absurdité juridique de la situation oblige à voir cette mise en détention sous un autre angle, la question devenue très sensible du recours à la violence. D’un côté, toute violence est bannie dans notre société, ce culte du non-violent est très récent mais bien ancré, et chacun de s’excuser d’avoir eu un accès (humain) de violence, une réaction de ras-le-bol. De s’excuser de n’avoir pas pris sa dose quotidienne de Lexomil, de ne pas l’avoir augmentée, pour voir comme le monde est beau, gentil, peuplé de bisounours tous doux et plein de calinoux. Les révolutions doivent alors se faire en fleurs et en bonbon - pour ne pas se faire. Pour que finalement rien ne change. Et, à ce jour, ça marche.

D’un autre côté, le recours à la violence par les forces de l’ordre s’intensifie sans cesse, car dans le monde réel, pas celui des bisounours, il est évident que seule la violence permet de maintenir en place un système idéologique minoritaire - ou de le faire tomber.

Les canons à eau sont réhabilités et ne discutent même pas. En hiver, parfois contre une petite poignée de manifestants. Les tirs de flash ball à hauteur de visage - normal. Frapper les gens à terre, les coincer contre les murs et frapper - normal. Lancer des grenades de désencerclement non pas en les faisant rouler à terre, mais en les lançant en l’air pour qu’elles retombent dans la foule - normal. Le gazage systématique - normal. Les aérosols que les policiers pulvérisent sur les visages des manifestants, comme on arrose les insectes dont on veut se débarrasser - normal.

La police est en légitime défense. Perpétuelle. A priori en légitime défense, car a priori lancée contre le peuple. Et d’une certaine manière, c’est vrai. Seulement, cela n’a rien à voir avec la légitime défense dans le sens juridique du terme, qui obligerait les policiers, au cas par cas, à recourir à ces moyens techniques uniquement pour se défendre. Or, usage en est fait de manière offensive. L’attitude est agressive. Et cela n’a rien à voir avec le rôle de la police, du maintien de l’ordre, de la protection de l’Etat. Les ordres donnés déshonorent les forces de l’ordre. Leur application déshonore les policiers.

Et cette violence-là est acceptée. Expliquée. Normalisée. Le système se défend, il maîtrise le discours et sait parfaitement que seule la violence permet d’obtenir des résultats. C’est pourquoi Christophe Dettinger a dû être écarté immédiatement. Il présente un danger. Car il peut recourir à la violence contre la violence et par là même montrer le caractère illégitime de la violence dirigée contre un peuple désarmé et le fait même de cette violence. Mais étrangement, l’on ne retrouve pas les casseurs professionnels, ni la racaille sur le banc des accusés, car eux ne représentent aucun danger pour le système. Ils sont même très utiles pour tenter de justifier la réaction disproportionnée de la police. Pour discréditer la violence du côté des manifestants et la réhabiliter du côté du régime. Un régime qui se maintient grâce à ce mythe de la non-violence.

Karine Bechet-Golovko
dimanche 13 janvier 2019

http://www.comite-valmy.org/IMG/jpg/Karine_Bechet_Golovko-235.jpg

Russie politics

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10 janvier 2019 4 10 /01 /janvier /2019 12:15

L’Humanité  Mardi, 17 Janvier, 1995

Toutes proportions gardées quels rapports  avec le mouvement des gilets jaunes et sa répression par l’Etat représentatif de la classe au pouvoir en France.

Le 15 janvier 1919, à Berlin, l'assassinat de Karl Liebknecht et de Rosa Luxemburg portait un dernier coup mortel aux soulèvements révolutionnaires qui, depuis plusieurs semaines, embrasaient l'Allemagne. Des documents inconnus jusqu'ici, et qui viennent d'être publiés, précisent les conditions dans lesquelles le double crime a été perpétré.<br><br>

L'HOMME qui prit les dernières dispositions en vue du meurtre de Karl et de Rosa, un certain commandant Waldemar Pabst, siégeait alors à l'hôtel Eden, à Berlin, où était installé l'état-major de la division de cavalerie de la garde. Des extraits des Mémoires qu'il avait entrepris d'écrire sont maintenant révélés. La rédaction de cette autobiographie resta inachevée, Pabst étant mort en 1970, à l'âge de quatre-vingt-neuf ans. Dans les fragments connus aujourd'hui (1), Waldemar Pabst rapporte qu'il avait agi sur l'injonction directe du personnage qui, en janvier 1919, commandait les troupes gouvernementales allemandes, le dirigeant social-démocrate Gustav Noske.

S'adressant à Pabst, Noske lui avait en effet clairement demandé d'intervenir contre Karl Liebknecht et Rosa Luxemburg. «Il faut que quelqu'un mette enfin ces fauteurs de troubles hors d'état de nuire», s'était-il écrié. ( Note de JF : ce que réclame aujourd’hui  la quasi-totalité de la classe politique à l’encontre des gilets jaunes)

Waldemar Pabst fit alors appréhender Karl et Rosa. Ils lui furent livrés à l'hôtel Eden. Pabst écrit: «Je me retirai dans mon bureau pour réfléchir à la façon de les exécuter. Qu'il faille les tuer, ni M. Noske ni moi-même n'en avions le moindre doute».

Pabst appela Noske au téléphone pour le consulter. «S'il vous plaît, donnez  moi des ordres m'indiquant comment procéder.»

«Comment?» répondit Noske. «Ce n'est pas mon affaire. C'est au général (probablement von Lüttwitz) de le dire; ce sont ses prisonniers».

Selon un autre témoignage (2), Pabst aurait objecté qu'il n'obtiendrait rien de von Lüttwitz. Et Noske aurait conclu: «Alors, à vous de prendre la responsabilité de ce qu'il faut faire».

Un second document, inédit jusqu'ici, est une lettre que Waldemar Pabst avait écrite à l'éditeur Heinrich Seewald, qui était intéressé à l'éventuelle publication des Mémoires du commandant. On y lit: «Si j'ouvre la bouche après m'être tu pendant cinquante ans, ça va faire un raffut destructeur pour le parti social-démocrate.»

Dès leur arrivée à l'hôtel Eden, Karl et Rosa y avaient été accueillis par des hurlements injurieux et par des brutalités. Des coups de crosse de fusil avaient blessé Karl au visage et il saignait abondamment.

Deux commandos d'exécution

Après sa communication téléphonique avec Gustav Noske, Pabst rassembla parmi ses hommes deux commandos de tueurs. Liebknecht fut remis entre les mains du premier que commandait le lieutenant Pflugk-Hartung. Le second, qui était aux ordres du lieutenant Vogel, prit en charge Rosa. A quelques minutes d'intervalle, deux voitures enlevèrent les deux prisonniers et se dirigèrent vers le bois du Tiergarten.

La première s'arrêta bientôt. Karl fut sommé d'en descendre. Il fut abattu d'une balle dans la nuque. Son corps fut ensuite transporté à la morgue, où on le fit admettre sous la mention: «Cadavre d'un inconnu».

Quant à Rosa, dès le départ de l'hôtel Eden, un coup de feu lui perfora la tempe. Au pont de Lichtenstein, elle fut jetée dans le Landwehrkanal. Son corps ne fut repêché que plusieurs mois plus tard, et l'autopsie ne permit pas de dire si les brutalités, le coup de feu ou la noyade furent la cause du décès.

Les assassins ne furent pratiquement pas inquiétés. Six d'entre eux eurent seulement à comparaître devant un tribunal composé d'officiers prussiens qui acceptèrent sans difficulté la version selon laquelle Karl Liebknecht aurait été tué «au cours d'une tentative de fuite», et Rosa, victime d'un «septième homme» inconnu.

Gustav Noske qui, entre-temps avait été nommé ministre de la Reichswehr, n'avait plus rien à redouter d'une «enquête» ainsi bâclée.

Le chien sanguinaire

Qu'il ait fallu mettre au compte de Noske l'effroyable répression opposée à la révolution allemande de 1918, nul n'en pouvait douter. Il avait déclaré lui-même à l'époque: «Il faut que quelqu'un soit le chien sanguinaire, et je n'ai pas peur de cette responsabilité.»

Le dernier article de Karl Liebknecht, écrit quelques heures avant sa mort et intitulé «Malgré tout», accusait d'ailleurs explicitement Noske. Karl écrivait: «La bourgeoisie française a fourni les bourreaux de 1848 et de 1871. La bourgeoisie allemande n'a pas à se salir les mains; les sociaux-démocrates accomplissent sa sale besogne; son Cavaignac, son Gallifet s'appelle Noske.»

Les nouveaux documents rendus publics établissent sans aucun doute possible que Noske aura été l'instigateur direct du meurtre de Karl et de Rosa. Un crime déterminant pour l'orientation politique ultérieure de l'Allemagne et les effroyables tragédies qui devaient en résulter dans le monde.

(1) Publiés par l'hebdomadaire allemand «Stern» du 12 janvier 1995.

(2) Rapporté dans un livre de Klaus Gietinger, «Eine Leiche im Landwehrkanal», paru en janvier 1993, aux éditions L. Dekaton, à Mayence.

YVES MOREAU

 Note de Jack Freychet  : Ou les compromissions de la social démocratie. L’article de l’Humanité date de 1995 depuis les dirigeants du journal comme ceux du PCF ont bien changé et s’adaptent aujourd’hui fort bien aux exigences du capital, des transnationales économiques  et financières via l’Union Européenne. Ils sont devenus des réformistes au petit pied tels les anciens et nouveaux sociaux démocrates.

Soutenons les gilets jaunes, participer serait encore mieux sinon nous subirons le sort des spartakistes allemands  et les dérives qui en ont découlé : Ceux qui vivent ce sont ceux qui luttent mêmes s’ils n’ont pas toujours  très clairement conscience des enjeux.

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9 janvier 2019 3 09 /01 /janvier /2019 09:17

par Bruno Guillard

mercredi 9 janvier 2019, repris sur Comité Valmy

 

Voir en ligne : Europe Verte et Gilets Jaunes : - Valentin Martin et Jacques Maillard

http://www.comite-valmy.org/IMG/jpg/Centrale_nucleaire_du_Bugey_et_tournesol.jpg

Le 8 octobre dernier, le GIEC a publié un rapport dont les médias généralistes n’ont pas parlé. Dans ce rapport, le GIEC fixe un objectif : faire en sorte de ne pas dépasser 1,5 °C d’augmentation de la température moyenne de l’atmosphère terrestre. Comme nous l’avons écrit dans un précédent article, la pertinence des affirmations concernant l’origine anthropique de ce « réchauffement », qui s’est évanoui depuis vingt ans, est très discutable, mais ce qui est intéressant, dans ce rapport, c’est que le GIEC conseille aux décideurs d’investir massivement dans le nucléaire de façon à multiplier par six la capacité mondiale de production nucléaire d’électricité d’ici 2050 ! On aurait aimé connaître la réaction des écologistes français dont la principale motivation, depuis plus de quarante ans, est la lutte contre l’énergie nucléaire, mais ils sont très silencieux.

Emmanuel Macron a annoncé, le mardi 27 novembre, que 14 des 58 réacteurs du parc nucléaire français devraient fermer d’ici 2035, dont 4 à 6 d’ici 2030, de façon à ramener à 50 % la part du nucléaire dans la production nationale d’électricité. Il a ajouté que 71 milliards d’euros seraient consacrés au soutien des énergies renouvelables (solaire, éolien, biogaz…) d’ici 2029, c’est-à-dire, principalement, à des équipements énergétiques intermittents (22 % du temps pour l’éolien et 12 % pour le solaire) qui devront être doublés par des équipements susceptibles de pouvoir être mis en service très rapidement (fonctionnant très probablement au gaz, comme c’est le cas au Danemark ; les Allemands, eux, font monter en puissance, quand il n’y a pas assez de vent ou de soleil, des centrales thermiques fonctionnant au lignite, lequel est le plus polluant de tous les combustibles !). Malgré tout ce que nous savons des défauts des éoliennes liés à l’intermittence, au bruit, à la pollution esthétique, Emmanuel Macron veut tripler le nombre de ces machines. Par ailleurs, il vient d’annoncer que nous allions abandonner les moteurs thermiques pour les moteurs électriques, c’est-à-dire augmenter considérablement nos besoins en électricité !

Le président de la République vient de créer un nouveau comité Théodule baptisé Haut Conseil pour le climat (pas moins !), auquel Jean-Marc Jancovici a accepté de se joindre. Ce polytechnicien, qui enseigne l’énergétique à l’École polytechnique, a expliqué dans plusieurs ouvrages les raisons qui l’ont amené à penser que l’énergie nucléaire était la seule solution permettant de surmonter le défi posé par la disparition inévitable des hydrocarbures et de limiter les émissions de gaz carbonique (CO2), sans avoir l’inconvénient majeur de l’intermittence, ce qu’il a confirmé au cours de l’émission d’Yves Calvi sur LCI du 27 novembre 2018. Jean-Marc Jancovici a montré que les énergies intermittentes (éolien et solaire électriques) étaient de très mauvaises solutions qui provoqueraient la multiplication par dix du prix de l’électricité, compte tenu du coût exorbitant des équipements de stockage (essentiellement hydrauliques et, donc, très difficiles à créer en France parce que tous les sites se prêtant au stockage hydraulique sont déjà utilisés) qu’il faudrait construire dans l’hypothèse où nous déciderions de ne plus utiliser que des sources d’énergie intermittentes en plus des équipements hydrauliques existants.

Le gouvernement a opté simultanément pour la diminution de notre capacité de production d’électricité nucléaire et l’augmentation de la consommation d’électricité pour les transports (ce qui a généré la crise politique en cours du fait de la taxation « écologique » des carburants). Il a l’intention de remplacer les centrales nucléaires par des équipements dont le fonctionnement sera intermittent. Ce choix, qui ne tient pas compte des récentes recommandations du GIEC, se traduira par une augmentation importante du prix de l’électricité et des émissions de CO2 !

Bruno Guillard
31 décembre 2018

http://www.comite-valmy.org/IMG/png/Logo_Boulevard_Voltaire-9.png

http://www.bvoltaire.fr/le-giec-opte-pour-le-nucleaire/

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27 décembre 2018 4 27 /12 /décembre /2018 18:02

 

Telle que nous la connaissons  ou plutôt subissons aujourd’hui

 Le parcours de  Walter Hallstein, premier président de la commission européenne,  selon la gazette française :

https://gazettefrancaise.com/2015/12/14/lhistoire-de-walter-hallstein/  

Comment se fait-il que la classe politique française, les directions syndicales et j'en passe aient à ce point perdu le sens de l'orientation.... Politique jusqu'à confondre droite et gauche?

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15 décembre 2018 6 15 /12 /décembre /2018 11:03

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8 décembre 2018 6 08 /12 /décembre /2018 10:18

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8 décembre 2018 6 08 /12 /décembre /2018 08:35

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13 novembre 2018 2 13 /11 /novembre /2018 11:59

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10 octobre 2018 3 10 /10 /octobre /2018 09:06

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