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6 octobre 2018 6 06 /10 /octobre /2018 16:16

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9 septembre 2018 7 09 /09 /septembre /2018 13:23

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8 septembre 2018 6 08 /09 /septembre /2018 08:05

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22 août 2018 3 22 /08 /août /2018 08:26

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9 juin 2018 6 09 /06 /juin /2018 09:39

Souverainisme de conviction,
souverainisme d’opportunité

Par Descartes

repris sur Comité Valmy

 

http://www.comite-valmy.org/IMG/jpg/marianne-souverainete_democratie.jpg

 

Si j’avais écrit ce texte il y a seulement quelques jours, il aurait certainement été très différent. Encore une illustration du fait que, comme disait Harold Wilson, « a week is a long time in politics » (« en politique, une semaine c’est longtemps »). Il y a une semaine, l’alliance souverainiste entre la Lega et le M5S se voyaient refuser la possibilité de former un gouvernement sur le refus du président italien de nommer un anti-euro au ministère de l’économie, et on s’acheminait vers de nouvelles élections qui dans ces conditions avaient tout d’un référendum sur l’Euro. En une semaine, tout à changé : les « souverainistes » ont accepté de mettre de l’eau dans leur vin, nommant un économiste certes eurosceptique mais acceptable pour Bruxelles et pour les marchés au ministère de l’économie. Plus de référence à l’Euro dans le programme, et plus d’élections à l’horizon. Les « souverainistes » auront donc tout le temps de s’user au pouvoir en faisant une politique qui n’est pas la leur.

Je ne suis pas un expert ni même un connaisseur de politique intérieure italienne, et mes propos ne sont donc que ceux d’un observateur attentif et rien de plus. Cependant, on retrouve dans le drame italien des points communs tellement significatifs avec d’autres expériences partout en Europe, qu’il faut s’interroger sur la vraie nature du populisme « souverainiste ». Car ce n’est pas la première fois qu’un parti, qu’une alliance hostile à l’Euro recule devant l’obstacle dès que la perspective d’accéder au pouvoir – et même à un certain pouvoir – est proche. Marine Le Pen, pour ne donner qu’un exemple, a eu la même réaction entre les deux tours de l’élection présidentielle. Un peu comme si la sortie de l’Euro était un rêve dont on se débarrasse dès que la réalité du pouvoir est proche.

La tragédie du souverainisme, c’est qu’il n’y a pas de partis politiques dont le souverainisme soit un souverainisme de conviction. Les partis dits souverainistes n’adoptent souvent cette position pour des raisons purement opportunistes (1). Le rejet de la supranationalité et la défense de la souveraineté nationale n’est pas chez eux une conviction profonde, mais le résultat d’un calcul purement électoral : puisqu’il y a un secteur important de l’électorat – notamment des couches populaires – en déshérence politique et de plus en plus sceptique devant le discours des eurolâtres, des politiciens ambitieux cherchent à le récupérer en tenant un discours souverainiste. Mais sans pour autant adhérer intellectuellement.

Les conséquences de cet état de fait sont dramatiques. Non seulement la pensée souverainiste est portée par éclipses, pervertie pour faire place aux éléments idéologiques disparates portés par les mouvements qui l’adoptent, mais surtout on tend à l’abandonner au fur et à mesure qu’on se rapproche du pouvoir, c’est-à-dire, du moment où il faudra traduire ses paroles en actes. Beaucoup de ces souverainistes en peau de lapin ne veulent pas en leur for intérieur la sortie de l’Euro, ou si l’on veut être plus charitable, ne la croient pas possible. Et dans tous les cas, ils ne sont pas prêts à en prendre le risque.

L’exemple le plus achevé de ce double discours est probablement Jean-Luc Mélenchon. Le chef des « insoumis » est considéré en effet – et cela malgré une histoire politique qui témoigne du contraire – comme un « souverainiste ». Que propose-t-il ? Une « rupture avec les traités européens ». Mais cette « rupture » est-elle le début d’un projet souverainiste ? Que nenni. Cette « rupture » n’annonce en rien le rejet du principe de supranationalité. Mélenchon s’accommode parfaitement d’une Europe supranationale, à condition qu’elle soit « sociale et écologique ». C’est pourquoi il ne propose pas une sortie franche des traités, mais un « plan A » qui consiste à négocier de nouveaux traités établissant une « autre Europe » tout aussi supranationale que celle que nous avons aujourd’hui. Ce n’est qu’en cas d’échec de cette négociation qu’on se résignerait à mettre en œuvre un « plan B » impliquant une sortie de l’UE et de l’Euro. En autres termes, le projet souverainiste n’est pas la solution préférée, mais un pis-aller dans le cas où la solution supranationale serait impossible. Et il y a de bonnes raisons de penser que le « plan B » n’est là que pour attirer les électeurs souverainistes de gauche égarés, et qu’il serait abandonné sans vergogne au cas où le pouvoir approcherait. Et ce n’est pas là un procès d’intention : Dans sa longue vie politique, Mélenchon n’a été « souverainiste » que dans l’opposition, et redevenu eurolâtre chaque fois qu’il a été du côté du pouvoir.

On peut lire les derniers évènements en Italie à la lumière de ce qu’on peut appeler « souverainisme opportuniste ». L’alliance Lega-M5S aurait pu rester ferme et forcer des élections à la fin de l’année qui auraient eu du fait du conflit avec le président Matarella le caractère d’un référendum pour ou contre l’Euro. Mais faire cela, c’était amorcer un processus qui pouvait les conduire à devoir gérer une sortie de l’Euro. Alors que c’est tellement plus commode pour le couple Salvini-Di Maio de profiter des ors de la Répubique tout en faisant ce que font tous les politicards : beaucoup promettre et rien faire ou plutôt laisser faire ceux qui à Bruxelles prétendent faire notre bonheur à notre place.

Plus je le pense, et plus je suis convaincu que la sortie « politique » de l’Euro ou de l’UE ne sera pas le fait de dirigeants politiques sincèrement convaincus que c’est la voie à emprunter, et soutenus par une opinion publique consciente et informée. Le système politico-médiatique tel qu’il est ne laisse aucune place pour les politiciens de conviction. La génération qui aujourd’hui a entre 40 et 60 ans n’aura produit ni un Jean-Pierre Chevènement, ni un Philippe Seguin, eux-mêmes deux politiques marginalisés au sein de leur propre camp. Et elle ne les a pas produit parce que le système de sélection qui conduit aux plus hautes responsabilités écarte impitoyablement ceux qui auraient des convictions. Les convictions, les principes sont des boulets qui vous entrainent inévitablement vers le fond. Pour atteindre le sommet, mieux vaut éviter d’en être lesté. Et ce n’est pas notre président « en même temps » qui me contredira.

Et pourtant, je suis optimiste. Parce que, comme disait Lénine, les faits sont têtus. Chaque jour qui passe montre de façon plus éclatante l’échec du projet d’une Europe supranationale. Et cet échec conduit probablement à une crise qui provoquera l’effondrement de l’édifice malgré tous les efforts pour le sauver. La seule question sera alors de savoir si nos politiques sont suffisamment intelligents pour se préparer à l’inévitable, ou s’ils persisteront à se boucher les yeux et les oreilles au risque d’être balayés par la crise.

Pour ceux que mon discours laissera sceptiques, je propose quelques considérations, quelques indicateurs qui montrent qu’une crise est devant nous. Pour commencer, il y a la question de la dette. En effet, la politique d’austérité voulue par les Allemands et voulue par la Commission n’a pas réussi à endiguer la montée des dettes publiques. Pratiquement tous les grands pays de la zone Euro ont vu leurs dettes publiques augmenter en proportion de leur PIB malgré les tours de vis successifs. Même la Grèce, soumise pourtant à une austérité drastique, voit sa dette dériver pour atteindre 180% de son PIB. L’Italie avec 130%, la France et l’Espagne frôlant les 100% sont à peine moins bien loties. Et rien n’indique que le processus doive s’arrêter. Lorsque la conjoncture se retournera – et beaucoup d’indicateurs montrent qu’on arrive à la fin du cycle de croissance – cette dette deviendra un fardeau insupportable. Et tôt ou tard il faudra que les créanciers se résignent au fait que leurs créances ne seront pas payées. Car il n’y a pas d’exemple dans l’histoire ou des dettes d’une telle proportion aient été remboursées.

Mais il y a aussi une crise de confiance, et pas seulement dans les couches populaires. Même le patronat le plus libéral commence à s’apercevoir que le projet européen échoue à protéger leurs intérêts. Ce qui est en train de se passer en Iran est de ce point de vue très intéressant. Malgré les rodomontades de la « diplomatie européenne » avec ce « ministre des affaires étrangères » qu’on nous avait tant vanté lors de la signature du traité de Lisbonne, les entreprises françaises quittent l’une après l’autre – hier c’était Total, aujourd’hui c’est Peugeot – l’Iran, effrayées par les sanctions que les Américains pourraient leur infliger en représailles. Mais, me direz-vous, qu’est devenu cette « Europe de 350 millions de citoyens », ce « premier marché du monde », dont la puissance devait protéger les intérêts de nos entreprises là où la France toute seule serait impuissante ? De toute évidence ni Total, ni Peugeot, ni la BNP n’y croient. Si ces entreprises quittent l’Iran, c’est parce qu’elles anticipent – et l’expérience va dans leur sens – que l’Europe ne fera absolument rien pour les protéger. L’Europe est un continent de vieux riches, qui n’aspire qu’à la tranquillité et ne veut pas d’ennuis. Or, la volonté de peser sur les affaires du monde, cela coute de l’argent et amène des tracas. Autant se trouver un protecteur puissant qui vous assurera la paix en échange de votre soumission. « L’Europe qui protège » n’existe que dans l’imagination de ceux qui veulent y croire.

Les républicains de conviction ne pesaient pas grande chose en 1789. Quelques années plus tard, on coupait la tête au roi. Les régicides de 1792 n’étaient pas tant des républicains de conviction que des républicains d’opportunité, qui après avoir fait tous les efforts pour essayer de sauver la monarchie ont compris qu’il n’y aurait pas de paix civile aussi longtemps que Louis XVI serait vivant. En cela ils étaient les dignes descendants des régicides qui en 1649 avaient exécuté Charles Ier d’Angleterre pour les mêmes raisons et qui n’étaient eux non plus des républicains de conviction. Dans les deux cas, la monarchie de droit divin ne s’est jamais remise. Il se pourrait bien que le projet supranational ait le même sort, abattu non pas par des souverainistes de conviction, mais par des opportunistes entraînés par les circonstances. C’est moins satisfaisant pour l’intellect, mais qu’importe le flacon…

Descartes
http://www.comite-valmy.org/IMG/png/logo_drapeau_descartes.png

"pro rege saepe, pro patria semper"

(1) L’exception ici est l’Angleterre, où il existe un courant souverainiste de conviction qui s’exprime d’ailleurs dans tous les partis politiques, et qui repose sur une vision des rapports de l’Angleterre avec le reste du monde qui façonne l’histoire britannique depuis le temps d’Elizabeth Ière…

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29 mars 2018 4 29 /03 /mars /2018 10:13

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21 janvier 2018 7 21 /01 /janvier /2018 17:17

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7 octobre 2017 6 07 /10 /octobre /2017 10:22

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30 septembre 2017 6 30 /09 /septembre /2017 12:53

A propos de la rubrique nécrologique du bulletin municipal numéro 160 de Villiers sur Orge

 

Un peu d'histoire

Jack Freychet                                                         Le 28 septembre 2017

4, rue Anne Frank

91700 Villiers sur Orge

j.freychet@comcable.fr

Maire de 1977 à 83 puis de 89à fin1998

Tel : 0160164604

 

                                                                A

 

                                                                                                   Madame Leroux 

                                                                                                   Directrice de publication

                                                                                                   du bulletin municipal,

                                                                                                    Maire de Villiers sur Orge 

                                                                                                    Copieà tous les élus

Madame

 

 

Non monsieur Alcamo n’a pas réalisé le terrain et les vestiaires de Football inaugurés bien avant son élection. Sous son mandat (1983-1989) l’aménagement du lotissement du Garenau fut un fiasco, il fallut 10 ans de plus pour que l’opération soit  conduite à son terme en 1999. La réalisation du tennis couvert et de ses annexes n’est pas à mettre à son crédit, il y a également beaucoup à écrire sur ses approches du Gymnase et autres dossiers…

 

Je vous prie de bien vouloir, à minima, faire insérer ces quelques lignes en italiques au titre du droit de réponse au sein du prochain bulletin municipal mais vous avez également la faculté d’y publier ce texte in extenso ne serait-ce que par souci d’honnêteté intellectuelle.

 

Cependant quelques rappels s’imposent à l’intention celles et ceux qui sont soucieux   de vérité historique ne serait-ce qu’à l’échelon local. Ne dit-on pas que ce sont les petits ruisseaux qui font les grandes rivières.

 

Mais avant de  tresser  une couronne de lauriers ou de   jeter l’opprobre à cet édile encore aurait-il fallu rappeler le contexte de l’époque ce que manifestement l’auteur de l’insert paru dans le bulletin municipal numéro 160 de septembre 2017 ne s’est pas donné la peine d’effectuer à moins qu’il ne s’agisse une nouvelle fois de manipuler l’opinion au mépris de la réalité.

 

Rappelons tout d’abord que la liste d’Union de la Gauche que je conduisais, élue en 1977, avait succédé à une majorité dite de droite, qui cependant était loin d’être monolithique. Malgré les réserves que nous avions formulées sur son action, elle n’avait rien commis d’irréparable, nous avions  hérité d’une situation saine ce que ne pourrons prétendre les élus de demain.

 

 Le bilan du mandat précédent, malgré les chausses trappes de la tendance socialiste  augurait d’une réélection facile :

 

Sans entrer dans les détails

 

- Un  terrain de football accompagné de vestiaires avait été réalisé.

- Un centre de loisirs municipal était en service. 

-  La concertation en vue d’acquérir les terrains nécessaires à l’implantation d’une salle de salle de sport était sur le point d’aboutir à un compromis équitable tant pour les propriétaires que pour la commune. Les élus socialistes refusèrent, sic, tout compromis, avantageux ou pas, ni aujourd’hui avec le plus grand propriétaire de Villiers, ni demain avec un promoteur quel qu’il soit pour ensuite, une fois   devenus majoritaires satisfaire des demandes des indivisaires tout en obtenant moins que ce qui était envisageable.

 

Dans ces conditions nous avons été contraints d’engager une procédure d’expropriation, obtenu l’ordonnance exécutoire en août 1982, notifiée en septembre, après  les formalités d’usage sans pour autant fermer la porte à la recherche d’un accord amiable avec les 5 indivisaires, dont le nombre relativisait la part de chacun.

 

A la veille des élections municipales de mars 1983 tout était encore possible dans cadre de la reconduction de l’équipe municipale d’Union de la Gauche.

 

A l’époque le panachage étant la règle  dans les communes ou la population locale était inférieure à 3500 habitants, ce qui était le cas de Villiers sur Orge, des responsables socialistes locaux ont utilisé cette faculté pour éliminer tous les candidats n’appartenant pas à leur mouvance c’est alors que monsieur Alcamo s’est retrouvé, sans l’avoir postulé, premier magistrat de la commune, à la suite d’un hold- up organisé par ses amis politiques au risque de perdre la majorité au bénéfice de la droite  au sein du conseil municipal. Si nous n’avons pas la preuve qu’il y ait participé  il en a pour le moins bénéficié mais ne disposera que d’une voix de majorité  (12 contre 11). Les Fédérations départementales Socialiste et communiste  avalisèrent  cette opération politicienne. Villiers sur Orge servit-il de monnaie d’échange ? Il est encore permis de s’interroger !

 

Restait à honorer le programme commun de la liste des  candidats de l’union de la gauche que j’avais conduite. Il avait été validé par le suffrage universel.

 

Quelques observations sur les actions du nouveau maire qui n’était qu’un homme de paille manipulé par quelques activistes locaux:

 

Sur le gymnase

 

Les exigences des propriétaires qui, lors de la révision du Plan d’occupation  des sols, demandaient que soient définis, sur le terrain leur appartenant,  cinq lots privatifs dont 3 constructibles supplémentaires n’étaient pas démesurées eu égard les compensations que pouvait obtenir notre collectivité en matière de maîtrise foncière pour l’aménagement progressif d’un complexe sportif cohérent. L’aménagement de la zone aurait du faire l’objet d’études préalables. Le gymnase tel qu’implanté  a interdit un aménagement rationnel.

 

Il est à noter que si l’équipe Alcamo donna satisfaction aux propriétaires indivis elle  n’obtint que des contreparties dérisoires en matière d’acquisition foncières.

 

Le Tennis couvert et son annexe ont été réalisés bien après son départ. Il n’a aucun mérite à cela ses amis politiques non plus.

 

La « construction du lotissement du garenau » est l’exemple type du passage en force de l’équipe Alcamo au mépris de la démocratie et des réserves conseil juridique de la commune qui fut vite remplacé. Objet de multiples recours, en panne à notre retour en avril 1989, en déficit prévisionnel l’opération fut annulée en mai 1989 par le tribunal administratif. Il fallut la recréer de toutes pièces, amener l’aménageur à la raison  obtenir des financements supplémentaires, rééquilibrer les comptes jusqu’à dégager un excédent certes réduit mais bien réel. Elle ne verra son achèvement qu’en 1999.

 

Ce que corrobore  un courrier du 11 octobre 1994 enregistré le 12 en mairie sous le numéro 4666 ou l’aménageur  indiquait qu’il était peu probable d’envisager la présentation d’un quitus avant janvier 1995 finalement il ne transmettra le projet de liquidation que fin novembre 1999 quitus lui fut donne à la majorité du conseil municipal  le 17 décembre suivant plus de 10 ans après la fin du mandat de monsieur Alcamo, 14 ans après qu’il ait lancé l’opération.

 

L’aménagement de la place Suzanne Simon  fait suite au legs à la commune de la famille du même patronyme que les anciens ont bien connu, elle demandait  en contrepartie l’entretien de son caveau qui est négligé depuis des années, comme d’ailleurs celui du cimetière.

 

Je suis mesure de justifier mes écrits à partir des copies de dossiers en ma possession, elles sont à la disposition de quiconque  m’en ferait la demande,  vérifiables à partir des archives communales pour peu qu’elles n’aient  pas été l’objet d’un classement vertical.

 

Dans l’attente des rectificatifs qui s’imposent …

 

Recevez, madame mes meilleures salutations

 

                                                                                  Jack Freychet   

 

Courrier enregistré en mairie de Villiers sur Orge le 29 septembre 2017.

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21 septembre 2017 4 21 /09 /septembre /2017 09:22
la France doit, d’urgence,se retirer de l’Otan pour ne pas être entraînée dans un conflit mortel pour la civilisation,
par Jean LEVY 
Comité Valmy

 

 

Aux Nations-Unies, Donald Trump vient de prononcer un violent discours de guerre. Il s’est dit prêt à "détruire la Corée du Nord" et s’est fait provocant à l’égard de l’Iran. Ces propos sont source d’inquiétude pour tous les peuples épris de paix, pour notre peuple. Tournant le dos à ses propres discours électoraux prônant le retrait des Etats-Unis de leur interventionnisme à l’égard des autres pays, le président américain cède ainsi au puissant lobby militaro-industriel, un secteur clef de l’oligarchie américaine, qui n’accepte pas la nouvelle réalité du monde d’aujourd’hui.

 

En effet, les Etats-Unis qui croyaient, à l’aube du nouveau siècle, faire de celui-ci le siècle américain, sont contraints de constater que la place de leader mondial lui est disputée par la Chine, que la Russie s’est relevée de la déchéance où l’avait entraînée la défaite de l’Union soviétique pour redevenir une puissance mondiale , que Pékin et Moscou coopèrent de plus en plus étroitement, que nombre Etats - tels l’Iran, la Syrie, la Corée du Nord, Cuba, le Venezuela - n’acceptent plus une domination étrangère.

 

Avec l’arrivée de Trump à la Maison Blanche, il était possible de penser que Washington, mesurant ces changements historiques, s’en serait tenu à la politique annoncée par le nouveau président. C’était sans compter avec "l’Etat profond" US, ses forces impérialistes dominantes, qui n’ont pas accepté le verdict populaire et la nouvelle politique annoncée. Ces forces ont repris le chemin de la guerre, après avoir " fait prisonnier" le Président, privé de son entourage électoral, Certes, Trump n’a pas offert de résistance, le pouvait-il d’ailleurs ?

 

Aujourd’hui, les Etats-Unis, pris de vertige dans leur nouvel environnement mondial, veulent mordre pour défendre leur suprématie. Le président s’est mué en un nouveau Dr Folamour.

 

C’est un danger pour le monde, pour la France en particulier, qui par son appartenance à l’Otan, se trouverait engager automatiquement dans une guerre aux côtés des Américains. Certes, le Président de la République s’est, dans son discours à l’ONU, déclaré en faveur du multilatéralisme, de relations internationales apaisées. Mais que valent ces déclarations alors que dans le même temps notre pays est lié militairement aux Etats-Unis ?

 

Le danger de guerre est là, à notre porte. L’impérialisme américain, fort d’un budget militaire équivalant à la totalité de ceux des autres Etats, peut réagir d’une manière irresponsable et déclencher un conflit sur n’importe quel continent : en Corée du Nord, où le gouvernement se veut, dans ces conditions, doté d’une force nucléaire défensive , en Iran riche en pétrole qui échappe aux compagnies US, dans l’Europe de l’Est contre la Russie, dans le Pacifique contre la Chine...

 

La France doit prendre des initiatives de paix en conviant l’ensemble des Etats du monde à une conférence internationale visant au désarmement nucléaire général, à la fermeture totale de toutes les bases militaires des Etats hors de leurs frontières, à la coopération mutuelle des peuples au profit de leur économie et de leur niveau de vie.

 

Et, comme première mesure de sauvegarde, le retrait total des structures de l’Otan...

 

Jean LEVY
Membre du Bureau national du Comité Valmy
20 septembre 2017

 

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2 août 2017 3 02 /08 /août /2017 10:54

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31 juillet 2017 1 31 /07 /juillet /2017 09:59

Publié par Venezuela infos dans déstabilisation et violences de la droite, Etats-Unis, Guerre économique, secteur privé 7 juillet 2017

 

Ce lundi, le banquier Fortunato Benacerraf Saias, directeur de la banque « 100% Banco » a été arrêté et mis en examen pour ses liens avec deux autres entrepreneurs dans le cadre de l’enquête sur le vaste sabotage informatique contre le Conseil National Électoral pour saboter l’élection de l’Assemblée Constituante du 30 juillet prochain. Cet exemple rappelle qu’au Venezuela la rébellion est celle des riches.

 

Benacerraf, leader en vue d’une famille de trois générations de banquiers, s’ajoute à une liste croissante de chefs d’entreprises de divers secteurs de l’économie qui ont participé activement et directement aux déstabilisations visant à renverser le gouvernement de Nicolas Maduro, élu président de la république en 2013.

 

Bien que la grande bourgeoisie vénézuélienne et ses opérateurs politiques, associés en une coalition complexe de partis appelée «  Plateforme de l’Unité », ont toujours tenté de maintenir un voile discret sur leurs représentants, ils n’ont pu occulter le rôle opérationnel des premières fortunes d’un pays où le secteur privé contrôle 80% de l’économie.

 

Le banquier dont l’arrestation est annoncée aujourd’hui, est lié à Aristides Moreno et à Roberto Picon accusés de programmer une attaque cybernétique contre le réseau de l’organisme électoral, dans le but d’empêcher l’élection des participants à l’Assemblée Nationale Constituante prévue pour le 30 de ce mois. Moreno est le PDG (CEO) et le fondateur d’un conglomérat de services financiers : Inversur. Il est aussi président d’une compagnie de distribution de gaz pour les particuliers à Caracas : Domegas. De plus il appartient à la direction d’une autre enseigne de commercialisation de produits d’hygiène et de services de fumigation : Fuller de Venezuela. Picon, lui, est directeur et sociétaire d’une entreprise dans le domaine des technologies de l’information : Consultores e Ingenieros (Consein) ; celle –ci opère au Venezuela et au Panama et est le principal allié commercial de Microsoft. Dans cette dernière entreprise, le principal actionnaire est Isaac Saias Eseyeg, de la famille du dit Fortunato Benacerraf, et directeur de « 100% Banco ».

 

Notons que dans les médias privés, majoritaires au Venezuela, Moreno et Picon ont toujours été présentés comme conseillers de la MUD (plate-forme de l’opposition de droite) sans que jamais on nous informe sur leur fonction de patrons, sans doute dans le but de réduire l’impact public de ce renseignement.

 

Une des actions les plus importantes des groupes économiques pendant l’étape la plus violente de la confrontation a été l’apport de fonds pour financer ce type d’activité. Pour cela, ils ont organisé des programmes de collecte de dons sur des pages internet spécialisées et les réseaux sociaux.

 

Une analyse des trois initiatives les plus marquantes qui, en dix jours, ont réussi à collecter près de cent mille dollars, pour l’achat de casques, boucliers artisanaux et produits médicaux pour les manifestants, révèle la participation de jeunes héritiers de familles fortunées résidant dans des villes des Etats-Unis comme New York et Miami. C’est le cas de Hector Castro Gaspard, résident à Miami, de Aurora Kearney Troconis et Nelly Guinand, établies à New York.

 

On remarque aussi l’existence d’une bande organisée qui a attaqué au mortier de type bazooka les installations de la base aérienne La Carlota. Les frères Ricardo et José Gabriel Adib Yatim, propriétaires d’entreprises, de fabriques de meubles par exemple, y ont agi en collaboration avec Andrés Sena Pereira, représentant d’une entreprise d’importation de produits alimentaires qui a reçu, en 2014 seulement, plus de 10 millions de dollars préférentiels de l’Etat vénézuélien. De même, l’un des hommes qui a participé au lynchage du jeune Orlando Figuera, brulé vif le 20 mai à Altamira, est Enzo Franchini Oliveros, 32 ans, sociétaire et administrateur d’une compagnie de la construction liée au géant brésilien Odebrecht.

 

Il existe d’autres histoires au sujet de la participation de membres des classes aisées, dans ce cas agraire ; par exemple celle d’un grand propriétaire de Barinas qui a prêté une machine excavatrice pour faciliter les pillages et destructions de bâtiments publics dans la ville de Socopo. Cependant que dans l’état de Mérida, des informations ont été réunies sur les agissements d’un éleveur qui a financé avec nourriture, boissons alcoolisées et armes ceux qui pratiquaient la violence dans la municipalité de Obispo Ramos de Lora.

 

Ces exemples confirment que la supposée « rébellion démocratique » au Venezuela est réellement dirigée et mise en œuvre par une partie des dirigeants d’entreprises qui ont vu leurs intérêts menacés par les politiques d’inclusion sociale et de redistribution de la rente pétrolière développées par le président Hugo Chavez et continuées par l’actuel chef de l’état, Nicolas Maduro.

Source : http://latabla.com/venezuela-la-rebelion-de-los-ricos

Traduction : Marie-Claire Richard

URL de cet article : http://wp.me/p2ahp2-2MB

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8 juillet 2017 6 08 /07 /juillet /2017 11:11

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16 juin 2017 5 16 /06 /juin /2017 17:36

Comment en sommes-nous arrivés là ?

 

C’est une évidence : Par plusieurs tours de passe- passe destinés à enfumer l’opinion.

 

Déjà au premier tour des présidentielles, monsieur Macron qui avait obtenu 24 % des exprimés mais seulement 18,19 des inscrits n’aurait jamais été en tête du scrutin, et n’aurait pas été qualifié pour le second s’il n’avait bénéficié du ralliement de Bayrou et des partisans de Juppé déçus que leur poulain ait été supplanté par Fillon lors des primaires de la droite dont chacun devrait savoir qu’il suffisait de déclarer partager ses valeurs pour être autorisé à voter.

 

A n’en pas douter de nombreux sympathisants ou adhérent socialistes se sont précipités aux urnes pour éliminer un candidat jugé dangereux pour le clone de Hollande, fondé de pouvoir des transnationales financières et économiques. (A Villiers sur orge la base socialiste, comme ceux qui les encadrent, quittant le navire en perdition, sont devenus sans vergogne les plus fervents supporters de Macron.)

 

Parallèlement, les médias sous l’emprise des puissances d’argent, ont jeté le discrédit sur Marine le Pen et sur Fillon, usant de méthodes que n’aurait pas désavoué l’inquisition moyenâgeuse, pour des pratiques dont il n’a pas été démontré elles étaient illégales, elle ont d’ailleurs été déclarées simplement amorales, sont par ailleurs courantes, et touchent plusieurs courants d’opinion ainsi que des développement plus récents en témoignent.

 

Le tour était joué ou presque il suffisait alors d’en appeler à faire barrage à la droite qualifiée d’extrême pour conforter, mais pas tant que ça, le succès du représentant du parti de l’Etranger.

 

Tous les autres partis politiques, les syndicats, y compris ceux qui avaient ferraillé contre les lois El Khomry et Macron, subjugués par cet apparent bon sens, les ONG, les autres candidats, tous européistes à l’exception de Asselineau, tels des moutons de Panurge ont emboîté le pas.

 

C’est ainsi que le délégué du club de Bilderberg s’est imposé au second tour déclarant illico, être prêt à régner par ordonnance sans attendre les résultats des élections législatives dont le premier tour n’a rien d’un plébiscite en faveur des candidats qu’il a présenté comme d’ailleurs de sa politique économique et antisociale ce qui logiquement devrait l’inciter à un peu de retenue si la pudeur ne lui est pas étrangère.

 

Quelques chiffres du premier tour des législatives

 

Les candidats REM ont obtenu

% des inscrits

abstentions

France entière

13,43

51,30

4 ème circonscription Essonne

18,39

52,79

Villiers sur Orge 91700

18,86

49,70

Longpont sur Orge

18,28

51,83

Longjumeau

15,60

52,84

Epinay sur Orge

18,72

47,11

au delà

 

 

Saint Germain les Arpajon

15,19

55,07

 

 

 

Sainte Geneviève des Bois

13,27

51,27

Saint Michel sur Orge

14,23

50,30

 

 

 

La Souterraine Creuse

Site d’implantation de GM & S

16,84

46,95

 

Il est à noter :

 

  • Une abstention massive et générale qui tient, au delà du Rassemblement En Marche (REM), à l’absence de crédibilité des propositions des autres candidats, tous européistes à l’exception d’Asselineau , brillant conférencier, mais dont le discours, trop exclusivement axé sur les traités constitutionnels européens, n’a pas été décrypté par les adhérents (26000 environ) de l’UPR pour être ensuite être confronté aux réalités quotidiennes de terrain au niveau des entreprises et de la vie locale y compris au sein des luttes. Dans ces conditions l’UPR ne pouvait mobiliser un électorat potentiel et atteindre un pourcentage de suffrages lui permettant de bénéficier des subventions ad hoc jusqu’à la fin du mandat présidentiel.

 

  • Des disparités en termes de participations en fonction de la composition sociologiques et par conséquent des revenus des populations avec l’espoir de gains supplémentaires de la part des couches  supérieures, et moyennes supérieures : La participation a été plus élevée à Paris, vidé des plus défavorisés par la cherté des loyers, et le coût des constructions neuves, qu’ailleurs, les résultats obtenus par En Marche également. Au niveau de la Quatrième circonscription on peut faire le même constat à partir des résultats comparés de Villiers sur Orge, Epinay sur Orge, Longpont, Lonjumeau ce que confirment ceux de Saint Germain les Arpajon, Sainte Geneviève des Bois et Saint Michel sur Orge. Les plus aisés, disposant d’un emploi stable et mieux rémunéré ont plus voté pour le REM, sans état d’âme sans se soucier de ce qu’il adviendra après la disparition du code du travail et le laminage des acquis sociaux, la réduction drastique du pouvoir d’achat pour les couches inférieures qui se sont très majoritairement et à juste raison pas senties concernées par ce simulacre de consultation

 

  • Le cas particulier de la Souterraine -23- ou est implantée l’entreprise GM & S menacée de fermeture montre en outre que les salariés de l’entreprise, et la population de la cité, n’ont pas accordé crédit aux promesses fallacieuses du président et de son ministre de l’économie et après avoir repris temporairement le travail, lassés, déçus mais lucides ils ont à nouveau bloqué l’entreprise car ils ont compris que sic Macron « Libération du Travail » signifie liberté de licencier et au moindre coût pour précariser et favoriser les délocalisations.

 

A Villiers sur Orge madame marie Pierre Rixain et son mentor nous promettent la lune, accompagnée la baisse des cotisation patronales, celles des salariés, indépendants et fonctionnaires, la suppression de la taxe d’habitation, des dépenses supplémentaires, du genre demain on rasera gratis mais ou prendront-ils le financement sinon en augmentant la CSG, la TVA et l’impôt sur un revenu salarial en diminution. Evren (LR) sous une formulation différente dit la même chose en ajoutant simplement qu’elle n’acceptera pas une hausse de la CSG se satisfaisant sans doute de nous faire avaler les autres couleuvres.

 

D’autres ailleurs en appellent à l’alliance de la carpe et du petit lapin pour un sursaut démocratique, en réalité pour sauver quelques strapontins et les prébendes qui y sont attachées.

 

Dimanche, placé devant une telle alternative je n’userai pas les semelles de mes godillots même pour déposer un bulletin blanc ou nul dans l’urne.

 

Pourquoi voter alors que déjà les médias annoncent déjà un nouveau record d’abstention accompagné d’un raz de marée REM à la chambre des députés, pour une prise de pouvoir incontestable, c'est-à-dire absolu, d’un parti de étranger et antisocial. Dans l’attente du prochain mouvement de révolte qui ne manquera pas de survenir, affaire de temps, le seul recours, lors de ce second tour, est de faire en sorte que le pourcentage des suffrages exprimés en faveur des suivants de monsieur Macron soit encore plus réduit qu’au premier afin de leur ôter toute légitimité.

 

Décidément une réforme devient de plus en plus urgente afin de redonner sens à nos consultations électorales dans le cas contraire autant les supprimer pour revenir officiellement au fait du Prince.

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15 juin 2017 4 15 /06 /juin /2017 10:48

Le retour du renard libre dans le poulailler libre

13 juin 2017Régis de Castelnau 1 Comment

 

https://i2.wp.com/www.vududroit.com/wp-content/uploads/2017/06/renard.jpg?resize=640%2C261

 

 

La destruction programmée des fondements du droit du travail français.

La France vient de vivre une séquence politique assez extraordinaire. Une présidentielle à six tours, l’élection, à l’aide de méthodes ahurissantes, d’un inconnu fabriqué et lancé comme une savonnette, la destruction des deux grands partis qui structuraient la vie politique depuis 40 ans et pour finir un parlement improbable fruit d’une abstention électorale massive. 80 % des Français en âge de voter restant dans l’expectative…

 

Que va nous faire le jeune roi ? Contraints jusqu’à présent à la conjecture, nous recevons quand même quand même des signaux passablement inquiétants. Le premier chantier annoncé, est celui qualifié par Jean-Luc Mélenchon de « destruction du code du travail », qui devrait être mis en œuvre par ordonnance, et au mois d’août, période évidemment plus facile pour faire avaler la purge. L’inquiétude se renforce à la lecture des fuites parues dans la presse qui donnent une petite idée de ce qui attend les salariés.

 

On ne discutera pas ici de la nécessaire évolution du Code du Travail, devenu dans certains de ses aspects, inadapté. Et parfois instable du fait du rôle joué par la jurisprudence qui peut rendre l’application de certaines normes trop imprévisibles. Cela étant, la destruction programmée des fondements mêmes du droit du travail français, parce qu’il s’agit bien de ça, montre l’objectif poursuivi : faire de la baisse des rémunérations et la disparition des protections dont bénéficient les salariés, la preuve que la France est bien décidée à en passer par les conditions de l’Europe financière et du capitalisme actionnarial.

 

Qu’entendre par « destruction programmée des fondements du droit du travail français » ? C’est ce qui résultera inéluctablement de ce que l’on appelle « l’inversion de la hiérarchie des normes ». Se cache derrière cette formule obscure, un débat théorique de très grande importance qui concerne tous les domaines du droit et qui oppose deux écoles philosophiques celle du «Jusnaturalisme » et celle du « positivisme juridique ».

 

Hiérarchie des normes et positivisme juridique.

Jusqu’à présent, le droit du travail français relevait du positivisme juridique qui fait que l’ensemble des règles pouvait être organisé dans un dispositif hiérarchique de forme pyramidale. Le grand théoricien de cette organisation est le juriste américain d’origine autrichienne Hans Kelsen. Au sommet se trouve la norme la plus élevée, c’est-à-dire la Constitution, en dessous la loi organique, puis la loi ordinaire, ensuite, toujours en descendant, le règlement (décrets et arrêtés pris par l’exécutif), les conventions collectives aujourd’hui appelées « accords de branche », les accords d’entreprise, et enfin le contrat de travail au sein duquel se révèle la force normative de l’ensemble. Le principe qui guide cette construction, et c’est essentiel, est que chaque règle inférieure doit être conforme ou compatible avec la règle supérieure. En droit du travail, cela veut dire que la norme inférieure ne peut pas accorder au salarié moins que ce que prévoit la norme supérieure. Ce qui fait que la norme ultime, celle qui inscrit l’ensemble juridique dans le réel, c’est-à-dire le contrat de travail, pourra prévoir plus et mieux que l’accord d’entreprise, plus et mieux que l’accord de branche, plus et mieux que les décrets, que la loi etc.

 

L’autre principe de ce dispositif de hiérarchie des normes, est qu’à chacune d’entre elles correspond un niveau d’élaboration et d’adoption. Pour la constitution, c’est le peuple directement ou indirectement, pour la loi c’est le Parlement, pour les décrets le gouvernement, pour les accords de branche les partenaires sociaux institutionnels, pour les accords d’entreprise idem au niveau de l’entreprise, pour le contrat de travail, le salarié et le patron.

 

Égalité et tradition syndicale.

Cette organisation est la conséquence de deux traits spécifiques à la société française procédant de traditions culturelles enracinées et séculaires. On commencera par le fameux culte de l’égalité, celle-ci ne s’arrêtant pas à celle des droits et devoirs. Le contrat de travail n’est pas considéré, à juste titre, comme un contrat ordinaire passé entre deux sujets de droits égaux, le patron et l’employé. Le premier recherche une marchandise, la force de travail du second, qui n’a que ça à vendre. Et dont l’achat par le patron lui assure la survie. Déséquilibre des forces qui imposent d’encadrer la conclusion et l’exécution de ce contrat dans des règles qui rétablissent l’égalité dans l’expression des volontés. Sinon c’est une situation décrite par la célèbre formule : « le patron libre face aux employés libres, c’est comme le renard libre dans le poulailler libre ».

 

Le deuxième trait particulier résulte à la fois du rôle de l’État et des traditions syndicales dans notre pays. La France a une tradition d’État fort, à la fois outil de domination mais aussi de représentation, qui s’est très tôt attribué une fonction d’arbitre dans l’élaboration des normes encadrant le travail. La tradition syndicale a longtemps été celle de la lutte des classes. Tout en revendiquant leur indépendance vis-à-vis de l’action politique, les grandes organisations ont toujours entretenu des rapports étroits avec la chose politique. Et d’ailleurs il est assez significatif de constater que les forces syndicales françaises ont une influence vis-à-vis des sommets de l’État sans commune mesure avec les niveaux d’adhésion qu’elles pourraient revendiquer. Les compromis s’élaborent peu au niveau des entreprises, mais plutôt au travers de grandes négociations qui rassemblent les trois angles de cette figure géométrique particulière. Cela vaut pour les négociations historiques de 1936, ou de mai 68, les grandes avancées syndicales au Parlement, jusqu’aux accords de branche à qui l’État donne force exécutoire par arrêté. C’est à ces niveaux que vont jouer les rapports de force. Les libéraux fanatiques vous diront que ce n’est pas le boulot de l’État d’organiser le travail, et qu’il faut laisser les « partenaires » sociaux se débrouiller. Faisant à cette occasion un contresens, l’État n’étant en la circonstance, que l’arbitre du conflit, et le formalisateur du compromis.

 

Et c’est ainsi qu’en introduisant l’essentiel des mesures de protection du salarié dans les normes supérieures, on protège celui-ci en réduisant le périmètre du contrat de travail susceptible d’être négocié à la base. Et à cela s’ajoute le principe « des droits acquis » qui impliquent que l’on ne peut revoir à la baisse les droits accordés à un salarié sans son accord. C’est sur cette tradition qui remonte à loin, ces modes de fonctionnement, que les socialistes français ont voulu revenir, qui s’ils sont sûrement perfectibles ont joué un rôle positif pour la condition ouvrière et salariée dans notre pays. Emmanuel Macron a donc décidé de s’en débarrasser.

 

Le retour de Léon Dessertine.

Il aurait été tout à fait possible, par la négociation ou par des mesures législatives ou réglementaires de modifier le contenu normatif de la pyramide qui le méritait. La voie choisie est celle de faire de l’accord d’entreprise la norme principale, les règles législatives et réglementaires se contenteront du minimum comme le salaire du même nom, plus quelques détails. L’essentiel se passera dans l’entreprise ou comme chacun sait, le rapport de force en faveur des salariés est beaucoup plus difficile à construire qu’au niveau national. Rémunérations, temps de travail, statuts, évolution des carrières, discipline etc., tout ce qui fait l’essentiel du rapport de travail sera décidé au niveau de l’entreprise.

 

Chacun sait que le taux de syndicalisation à la base est faible, et en cas d’échec des négociations, le patron pourra soumettre au référendum l’accord refusé par les syndicats de l’entreprise, s’il y en a. On imagine la force du levier du chantage à l’emploi et des autres pressions. Il y a plus de Léon Dessertine qu’on imagine dans les PME françaises.

 

Pour faire bonne mesure on nous annonce que les contrats de travail pourront être révisés à la baisse si l’accord d’entreprise passé dans ces conditions le permet. Vous receviez 2500 € par mois pour le poste que vous occupiez, si l’accord d’entreprise adopté par référendum prévoit 1500 pour le poste, vous pourrez être ramenés à cette somme du jour au lendemain. On ne rentrera pas dans le détail de ce qui nous attend mais on peut déjà trouver de belles illustrations.

 

On comprend, que la CFDT, plus présente dans les PME du secteur privé, et armée de sa culture de collaboration se réjouisse de cette agression. Elle y trouvera son compte sur le plan syndical, et pourra ainsi aider à la mise en place du système que l’UE et Merkel exigent, et qui a son accord.

 

Emmanuel Macron avait intitulé son livre programme « Révolution ». C’est bien de cela qu’il s’agit, une révolution juridique pour un retour non pas aux conditions de travail du XIXe siècle mais aux pratiques qui y avaient cours. Le renard est de retour dans le poulailler et il semble qu’il ait grand-faim.

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30 mai 2017 2 30 /05 /mai /2017 14:05
repris sur Comité Valmy

Quand Daech ajoute des victimes à sa tragique litanie d’attaques par des « loups solitaires » et/ou des « réseaux » – à Manchester, à Paris, Londres, Nice, Berlin – l’Occident fulmine contre ces « perdants malfaisants » (copyright Donald Trump).

 

Quand la formidable machine militaire de l’Occident ajoute des victimes à sa tragique litanie de « dommages collatéraux » – à travers la Libye, le Yémen, la Somalie, les zones tribales du Pakistan – le silence règne. Pas de noms de victimes musulmanes en Unes.

 

Quand les forces par procuration de l’OTAN-CCG ajoutent des victimes à leur litanie de massacres prémédités – à travers la Syrie, l’Irak – les responsables sont excusés parce que ce sont « nos » rebelles « modérés » et des « combattants de la liberté ».

 

Cette logique perverse, inexorable, ne changera pas. Au contraire, s’y est ajouté un déni de réalité supplémentaire quand le président Trump a déclaré à un monde effaré, via son rédacteur de discours, l’islamophobe Stephen Miller, que tout est de la faute de l’Iran.

 

Trump a émis cette profession de foi en prêtant serment sur un globe terrestre lumineux niché à Riyad, la matrice de toutes les formes de terrorisme wahhabite ou salafiste.

 

Et il a émis cette profession de foi juste après avoir vendu un nouveau stock d’armes, pour plusieurs millions de dollars, à la clinquante maison théocratique totalitaire des Saoud.

 

Ces armes seront utilisées par la maison des Saoud pour effacer le Yémen de la carte ; aggraver une guerre fratricide entre sunnites et chiites sur tous les fronts possibles, et donner un pouvoir de nuisance accru à leurs « combattants de la liberté » en Syrie.

 

Il n’est jamais superflu de répéter, encore et encore, que Daech et la maison des Saoud sont les deux faces cadavériques de la même pièce frappée de la même tête de gorgone ; une théocratie totalitaire à imposer nolens volens, y compris par le djihad.

 

Les « élites » et l’État profond des USA, aussi bien que du Royaume-Uni, ne l’admettront jamais. Tant de contrats de ventes d’armes, si peu de temps.

 

Et qui, dans le monde occidental, paie au prix du sang la dépravation de ce cercle vicieux ?

 

Des jeunes filles à Manchester. Des jeunes filles à Manchester. Pour citer tristement Morissey et Marr, des Smiths, au sommet de leur gloire : « Des landes fraîchement fleuries de lilas/ne peuvent pas cacher la puanteur de la mort ».

 

Le califat déterritorialisé

Les stratèges de Daech se moquent éperdument du globe terrestre lumineux – le centre de contre-information – de Riyad (et la maison des Saoud aussi, au passage). Terrés dans une salle d’attente du désert du « Syrak », impatients de recevoir leur tout nouveau matériel américain – appelons ça le tunnel clandestin saoudien – ils ont imaginé de nouvelles tactiques.

 

Que ce soit à Mossoul ou Raqqa, Daech n’est par resté oisif à attendre son extermination. Protégés par des tribus locales loyales et pieuses, des ingénieurs expérimentés et des techniciens ont été envoyés au milieu de nulle part, dans le désert qui s’étend à travers le « Syrak ».

 

La stratégie a été mise au point à Sirte, en Libye, dans les montagnes du Sinaï, et aujourd’hui dans le « Syrak ». Parce que le champ de bataille privilégié, aujourd’hui, est la terre infidèle d’Europe.

 

Sur le front occidental, Daech peut compter sur des myriades de résidents de l’UE prêts à se muer en djihadistes, radicalisés sur Internet, et à travers un réseau de mosquées et de madrassas financées par les habituels riches et généreux donateurs du Conseil de coopération du Golfe.

 

L’auteur de l’attentat de Manchester correspond à un profil bien défini : né au Royaume-Uni, d’ascendance libyenne, avec une connexion indirecte (des supposés voyages secrets en Libye) avec l’acheminement clandestin du Takfiristan Libye-Syrie approuvé en son temps par Hillary Clinton. La connexion implique un passage d’al-Qaïda à Daech, parce que la route clandestine originelle était le fait du Groupe islamique combattant en Libye (GICL), une entité affiliée à al-Qaïda et totalement soutenue par Washington et Londres.

 

Et ensuite, Daech peut compter sur les spécialistes qui dirigent en arrière-plan.

 

Toutes les agences de renseignements occidentales avaient prévu qu’il y aurait quelque chose comme un total de 6000 djihadistes tués en Libye à cette étape. En fait, pas vraiment ; seulement quelques centaines. C’est la conséquence d’une retraite organisée – qui a libéré Daech et lui a permis de mener des missions de recherche et de destruction ciblées ; de la guérilla du désert. A mesure de l’avancée de la guerre civile en Libye, Daech trouvera des moyens sûrs de transférer de nouvelles vagues de djihadistes expérimentés à travers la Méditerranée.

 

Ceux qui ont été abandonnés à leur sort à Mossoul posent un problème différent. Des documents trouvés dans l’université de Mossoul détaillent un programme artisanal de production d’armes chimiques, développé sur place, y compris avec des expériences sur des prisonniers. Pour conduire de telles expériences, il faut des spécialistes – dont nombre peuvent être occidentaux. Où sont-ils ? Ils ont été transférés vers le milieu de nulle part, dans le désert du « Syrak », entre Deir ez-Zor et Al-Qaïm.

 

La propagande reste omniprésente. La dernière vidéo de Daech, sortie la semaine dernière, montre des djihadistes occidentaux, y compris un Américain, Abou Hamza al-Amriki. Ils en appellent à la vengeance après que des « femmes et des enfants aient été tués par des bombardements sauvages américains ». Ainsi, selon leur logique, il est « juste » de tuer des civils occidentaux – y compris des filles de Manchester.

 

La vidéo montre aussi du nouveau matériel artisanal de Daech fabriqué dans la région de Mossoul – de drones jusqu’à des lance-roquettes faits maison.

 

Ainsi, stratégiquement, Daech s’adapte vite à un nouveau champ de bataille ; tout est dorénavant une question de combattre les missiles et les bombes au phosphore des « croisés » avec des vagues de plus en plus importantes d’attentats-suicides menés par des terroristes isolés.

 

Daech peut bien avoir été expulsé, ou être en voie d’expulsion, de Falloujah, Sirte, Mossoul et Raqqa. Arrive le califat déterritorialisé ; des cellules fantômes dans des zones désertiques au long de l’Euphrate, dans le désert libyen, dans les montagnes du Sinaï.

 

Cela va beaucoup plus loin qu’une bataille de Mossoul ou qu’une bataille à Raqqa.

 

Cela va beaucoup plus loin qu’une politique de Flingues-contre-Dollars menée par l’administration Trump au profit d’un complexe militaro-industriel avide de dollars.

 

Cela va beaucoup plus loin qu’un Trump ignare à un point létal, qui croit qu’un « OTAN arabe » sunnite composé de despotes du pétrodollar obsédés par la destruction de l’Iran chiite – et de leurs alliés – est destiné à ouvrir la voie à la « paix » entre les Arabes et Israël.

 

Daech se moque de toutes ces nuances géopolitiques. Les fils prodigues du djihadisme salafite-wahhabite sont aujourd’hui des Morts-vivants déterritorialisés. Pour une habile répartition des tâches, c’est une habile répartition des tâches ; pendant que leurs progéniteurs se goinfrent d’armes américaines, leur mission d’extension de la puanteur de la mort se développe à travers l’Occident.

Pepe Escobar
26 mai 2017

Paru sur Sputnik News sous le titre Daesh and the West’s Solid Stench of Death

Traduction Entelekheia
 

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