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16 avril 2022 6 16 /04 /avril /2022 13:13

Utilisées en Russie, dédaignées en France

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12 avril 2022 2 12 /04 /avril /2022 09:25
Les deux sans distinction

 

 

par Kiril Vichinsky.

Les objectifs de l’opération militaire russe en Ukraine sont clairement énoncés. Les troupes russes ne partiront pas tant que le pays ne sera pas démilitarisé et dénazifié. Si les politiciens ukrainiens sont prêts à accepter le premier – lors des négociations, la partie ukrainienne est prête à accepter le futur statut neutre du pays dans le cadre des garanties de sécurité internationales, y compris de la France – c’est plus difficile pour la dénazification.

Les politiciens ukrainiens sont « sincèrement » surpris – où voyez-vous les nazis ? Nous avons des lois qui interdisent à la fois la propagande communiste et nazie. Par conséquent, on ne peut pas parler de dénazification – ce n’est pas un sujet de négociation. Nous, en Ukraine, nous avons le patriotisme, voire le nationalisme, mais il n’y a pas de nazisme – nous avons même un président juif, il s’appelle Zelensky !

Eh bien, voyons ce qui est commun entre le nationalisme ukrainien et le nazisme. Simplifions les choses, pour ne pas entrer dans des discussions scientifiques, le nazisme est une pratique politique qui forme une nation politique unique basée sur certains principes. Chez les nazis allemands, le grand principe était la pureté de la race. Cette pratique avait ses propres outils. Le parti est une association de partisans du nazisme qui sont d’accord avec ses principes. Cela s’appelait le NSDAP, le parti national socialiste des travailleurs allemands. L’appareil de violence et de répression de la dissidence s’appelait la SS. Avec les formes et les pratiques de répression de la dissidence – camps, chambres à gaz, guerre. En effet, en Ukraine, il n’y a pas de NSDAP – un parti unique du nazisme.

Cependant, l’idéologie nationaliste était présente dans le bloc Notre Ukraine du président Iouchtchenko (2004-2009) – il a simplement été effrayé par l’intolérance de Tyagnibok, le dirigeant du parti Svoboda, qui faisait partie du bloc, et l’a expulsé pour avoir pris la parole lors d’une réunion dans les Carpates. Là- bas, Tyagnibok a parlé de ceux dont les membres de son bloc devraient prendre exemple : « nos héros qui ont toujours combattu avec les juifs et les Moscovites ». Dans le même temps, Iouchtchenko lui-même, à la fin de son mandat, a donné les titres de héros de l’Ukraine à Shukhevych et Bandera, qui étaient précisément les dirigeants idéologiques et politiques de « nos héros qui ont combattu les juifs et les moscovites ». Bien sûr, il y avait des éléments d’idéologie nationaliste dans le parti  « Batkivshchyna », « notre Patrie » de Ioulia Timochenko. Mais elle est rusée, elle a toujours présenté cela comme des déclarations émouvantes : en 2004, elle a proposé de clôturer le Donbass avec des barbelés et d’en faire une réserve. Oui, notre cheffe est émotive, disaient ses partisans, elle peut aller trop loin, bien que ces idées puissent être sérieusement réfléchies…

Un nationaliste ukrainien au franc-parler est Petro Porochenko (président en 2014-2019) et son parti Solidarité, devenue plus tard Solidarité européenne. Il a simplement déclaré l’objectif – la formation de la nation politique ukrainienne. Pas sur le principe de pureté raciale – cela ne serait pas compris en Europe au XXIe siècle, mais sur le principe de loyauté envers cette nation. Par conséquent, au fait, un terme « judéo-bandériste » est apparu, pour parler des Juifs qui ont activement soutenu la formation d’une nouvelle nation ukrainienne. « En même temps », l’identité et la forme du crâne ne sont pas importantes, par contre la fidélité aux symboles de la nation est importante.

Le fait que Stepan Bandera soit devenu un tel symbole – un homme qui, pendant la première moitié du XXe siècle, a instauré la pratique de tuer des dizaines de milliers de juifs, de Polonais et des Russes – dans l’Ukraine moderne, ne gênait ni les juifs, ni même de nombreux Russes de l’Est de l’Ukraine. Porochenko a également créé les outils pour la formation d’une nouvelle nation ukrainienne. Son principal slogan politique est « La foi. La langue. L’Armée. » La Foi, bien sûr, avec sa propre Église orthodoxe ukrainienne. Pourquoi les Ukrainiens ont-ils besoin de leur propre église ? Parce qu’elle doit être différente de celle de Moscou ». Mova, c’est-à-dire la langue – il est évident à qu’elle sert à ne pas parler russe. À quoi sert une armée forte ? Afin réprimer les régions déloyales, dont les habitants ne veulent pas appartenir à une nation ukrainienne. Et il y amènera une nouvelle église, et il y enracinera la langue. C’est une idéologie. Et la pratique alors ? Où sont les camps, les chambres à gaz et les autres attributs du nazisme ?

Sous Porochenko, les pratiques nazies sont également apparues. Pendant sa présidence, des partis ont été interdits – les communistes ukrainiens, le « Parti des régions » qui étaient particulièrement populaires dans les régions russophones d’Ukraine, ces régions qui avaient besoin d’être ukrainisées pour former une nouvelle nation politique. Des dissidents ont été assassinés, comme les journalistes Buzina et Sheremet, et aussi des politiciens de l’opposition. Avec les meurtres de dissidents, Porochenko a tout arrangé très astucieusement. Ils n’ont pas été tués par les autorités – mais par des activistes militants nationalistes radicaux. Certes, les autorités ne punissent pas les assassins, mais ce ne sont pas elles qui tuent …

Et alors, où sont les camps ? Voici un très grand camp, il s’appelle le Donbass. Au début (pendant 8 ans) il a été terrorisé non pas par l’arméé, mais par des bataillons nationalistes. Ces mêmes troupes SS allemandes, si nous faisons une analogie. C’est juste que nous vivons au XXIe siècle et que des analogies directes et visibles avec les camps nazis seraient inappropriées – l’Europe ne comprendrait pas. Mais Kiev a privé les habitants du Donbass de leurs pensions et de leurs avantages sociaux, mis en place un blocus commercial. Bombarder des villes pacifiques – Donetsk, Lougansk, Gorlovka – est devenu une pratique constante pendant les 8 ans qui nous séparent de 2014. Dans le Donbass, les enfants et leurs parents ont été contraints par les bombardements à vivre dans les sous-sols – c’est un camp, mais d’un type nouveau ! Et Kiev voulait prendre le contrôle de la frontière avec la Russie dans le Donbass, dont il a parlé plus d’une fois dans le format Normandie – pour qu’il y ait définitivement un camp de tous les côtés.

L’arrêt de l’approvisionnement en eau de la Crimée, que Kiev a instauré en 2016 à l’initiative de militants nationalistes, relève du même cycle. C’est juste que nous sommes au XXIe siècle, des analogies absolument directes avec les chambres à gaz ne seraient pas bien perçues. Et donc – tout est convenable et noble – le blocus du Donbass, le blocage de l’eau vers la Crimée, le meurtre de ceux qui ne sont pas d’accord. Ce n’est pas nous, pas le gouvernement – ce sont les militants activistes, le peuple en colère. Nous, les autorités, ne pratiquons pas cela, mais c’est ce qui se passe sous l’impulsion et la colère populaires – nous n’y pouvons rien, on ne peut pas arrêter cela …

C’est à ce phénomène complexe – le nationalisme ukrainien, qui adopte de nouvelles formes de nazisme au XXIe siècle – que ce pays devra faire face.

traduction de Vladimir Tchernine

Repris sur reseau International

 

 

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6 avril 2022 3 06 /04 /avril /2022 13:36

Ou propagande dr guerre

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1 avril 2022 5 01 /04 /avril /2022 10:05

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18 mars 2022 5 18 /03 /mars /2022 17:35

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9 mars 2022 3 09 /03 /mars /2022 17:05
 
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par Régis Chamagne.

Après le brouhaha des derniers jours à propos de l’opération militaire russe en Ukraine, on peut tirer les premiers enseignements, dans la perspective du changement de paradigme géopolitique.

Les opérations sur le terrain

D’après ce que nous pouvons estimer à partir des informations glanées sur divers sites, l’opération russe semble se dérouler selon le plan ; la phase 1 est achevée. L’Ukraine est démilitarisée de facto malgré l’envoi de matériel militaire de la part des pays de l’OTAN. Les troupes les plus combatives, nazies, sont enclavées, dans le Donbass ou à Marioupol. Leur « réduction » est délicate et elle pourrait prendre du temps car les Nazis utilisent la population civile comme bouclier humain. Pour plus de détails sur la situation tactique, je renvoie les lecteurs aux sites qui suivent cela de près.

Au niveau stratégique, cette fin de phase est le moment pour Vladimir Poutine de faire acter la réussite militaire de l’opération d’une part et de poursuivre les négociations avec la question suivante : « Voulez-vous aller plus loin ? » Si oui, ce sera l’engagement de la phase 2. Même si le découpage de l’opération en phases n’est que symbolique, peu importe. Il permet de jalonner l’opération, de lui donner des références calendaires afin de jauger l’évolution des négociations et la persistance de l’incapacité des Occidentaux à agir, car c’est bien cela le plus important de tout.

Le roi est nu

Au niveau géopolitique, le monde entier aura pu constater qu’après avoir poussé l’acteur Zelensky à provoquer la Russie par son offensive contre le Donbass, les États-Unis et l’OTAN se sont dégonflés à défendre l’Ukraine contre l’offensive russe. Le roi est nu et cela constitue l’enseignement le plus important de cette guerre, pour le moment, car cela va avoir des répercussions considérables sur l’ensemble du paysage géopolitique mondial. À présent, que doivent penser les Taïwanais par exemple ? Les Chinois se frottent les mains.

À suivre…

À suivre donc, l’évolution des rapports de soumission, de « parrainage » (J’assure ta sécurité en échange de…) dans le monde. Les États-Unis sont en train de montrer à la face du monde qu’ils ne tiennent pas leurs promesses. Ceux qui s’intéressent à l’Histoire le savaient. La conquête de l’Amérique du nord par les Anglo-Américains ne fut qu’une succession de traités violés avec un génocide indien à la clé. Le dernier exemple connu est la promesse faite par Georges Bush père à Gorbatchev de ne pas étendre l’OTAN à l’est. Écrite ou orale, une promesse est une promesse et les Hommes d’honneur n’ont qu’une parole. Alors qu’en est-il aujourd’hui de la parole (écrite ou orale, peu importe) des États-Unis de défendre tel ou tel pays en échange de pétrole, gaz, métaux rares, soutien politique à l’ONU, positionnement géographique face à un concurrent (Corée du sud, Taïwan)… ?

Quelque soit l’évolution de la situation en Ukraine, rapide ou lente, plus ou moins difficile pour la population civile, tous les pays savent aujourd’hui que les États-Unis ne sont pas un partenaire fiable pour assurer leur sécurité. En n’intervenant pas en Ukraine les États-Unis se sont discrédités aux yeux du monde et cela est irréversible. En poussant l’acteur Zelensky à provoquer la Russie ainsi, ils se sont mis en situation de devoir réagir ou de capituler. N’ayant pas les moyens d’agir ils n’ont pu que capituler : une belle balle dans le pied ! N’importe quel planificateur opérationnel aurait envisagé les réactions possibles de Vladimir Poutine face à l’avancée des missiles de l’OTAN jusqu’aux portes de la Russie, y compris ce qui se passe actuellement. À l’évidence, il n’y avait pas de planificateur opérationnel ni de stratège dans l’équipe qui a imaginé l’opération américaine en Ukraine depuis 2014. Juste une bande d’idiots enfermés dans leur idéologie, leur haine de la Russie et leur monde virtuel fait de fantasmes de puissance.

Le coup de grâce

Il viendra. Il viendra au bon moment, quand les États-Unis n’auront tout simplement plus aucun moyen de l’empêcher ni la volonté ou la possibilité de déclencher une guerre nucléaire. Mais d’abord, posons-nous des questions simples.

À quoi servait la supériorité militaire américaine ? À imposer le dollar comme monnaie de réserve mondiale, une monnaie de singe, décorrélée de toute réalité et préservée de toute obligation. Avec le dollar qu’elles imprimaient elles-mêmes, les « élites » américaines pouvaient tout acheter pour rien en même temps qu’elles endettaient la majorité des pays du monde pour les maintenir sous contrôle. Et gare à ceux qui refusaient de se laisser faire : Irak, Libye, Iran, Algérie… Le paradigme géopolitique du monde unipolaire pouvait se résumer ainsi : posséder le monde grâce à une monnaie de singe que nous imprimons et que nous imposons au reste du monde par la menace, grâce à notre suprématie militaire (technologique) ; un système mafieux en somme.

L’ARGENT est le centre de gravité politique, religieux et philosophique du système dans lequel nous (les Occidentaux) vivons. S’attaquer à l’argent, c’est s’attaquer au cœur du système, ce sera donc pour la fin. Le coup de grâce !

Il y a toujours un décalage entre la réalité et la perception de la réalité, surtout lorsque nous vivons dans un monde baigné dans la propagande. Par exemple, la réalité de la perte de la suprématie technologique militaire américaine est ancienne. Elle remonte à l’échec monstrueux des derniers programmes militaires américains (F-35, porte-avions classe Gerald Ford…), vers le milieu de la décennie 2000. Elle est réalisée sur le terrain le 3 septembre 2013 et en avril 2014 et amplement confirmée par l’intervention russe en Syrie depuis septembre 2015. Depuis lors, tout analyste normalement intelligent aurait du le savoir, mais non. Il aura fallu la non-intervention des États-Unis et de l’OTAN en Ukraine pour que le monde entier comprenne cette réalité ancienne. Cet aveu de faiblesse colossal étalé aux yeux du monde aura servi de révélateur.

Il se passe la même séquence dans le domaine économique et financier. La dédollarisation de l’économie mondiale a commencé depuis 2007, très furtive au début, elle s’est étendue progressivement entre la Russie et la Chine pour leurs échanges, puis avec l’Iran et d’une façon générale avec les pays qui refusent l’hégémonie américaine. Petit à petit, de plus en plus d’échanges se font hors du dollar. En outre, la crise financière de 2007 puis les sanctions contre la Russie depuis 2014 ont conduit la Chine et la Russie à développer leur propres systèmes de transactions interbancaires, le SPSF russe et le CIPS chinois, chacun avec ses qualités et ses défauts. Actuellement, les deux pays travaillent à la fusion de leurs systèmes pour proposer une alternative techniquement fiable à SWIFT. Il semblerait que cela serait réalisé en fin d’année 2022. Ma conviction est que le système est déjà prêt et que sa mise en service officielle dépendra du moment.

Ainsi, lorsque la Russie et la Chine annonceront de conserve qu’elles abandonnent le système SWIFT, définitivement, c’est le monde entier qui basculera de SWIFT vers le nouveau système, pour acheter son énergie, ses céréales, ses produits manufacturés… Ce sera la fin officielle du dollar en tant que monnaie de réserve mondiale, datée et signée.

source : Régis Chamagne

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6 mars 2022 7 06 /03 /mars /2022 14:53

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3 mars 2022 4 03 /03 /mars /2022 17:23
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27 novembre 2021 6 27 /11 /novembre /2021 15:41
Conséquences psychologiques du port du masque par la population : L’obscène

par Jean-Claude Paye et Tülay Umay.

source:https://www.voltairenet.org

 Repris sur Réseau international

A ce jour, le du port du masque par la population pour combattre la Covid-19 est recommandé par de nombreuses institutions, mais son efficacité n’a toujours pas été prouvée. Jean-Claude Paye et Tülay Umay analysent les conséquences psychologiques de cette pratique. Ils s’interrogent aussi sur l’étrange ressemblance entre d’un côté les covidés et les jihadistes masqués et, de l’autre, entre les réponses politiques à la Covid et à la terreur.

 

La contrainte du port du masque est organique à la « pandémie ». Elle repose sur un mécanisme fétichiste. Elle saisit le visage, dont la capture est au centre du processus d’assujettissement.

 

Au contact de ce fétiche, l’individu est envahi par un sentiment d’altération de sa personnalité. C’est donc dans l’ordre visuel, celui de l’objet-regard, que se joue le sentiment d’obscénité. Il impose alors un impératif inconditionnel de ne pas assumer sa liberté et de consentir à la perte de son humanité. Il implique automatiquement une capacité d’abandon de soi, basculant dans l’obscène.

L’injonction met en place une procédure, où le désir de l’Autre se confond avec la violence de la contamination. Cet automatisme mimétique, destructeur du processus de différenciation, ne repose plus, comme dans la « lutte antiterroriste », sur une guerre contre le droit. Ici, les libertés étant déjà détruites, il s’appuie sur une révocation de la Loi symbolique.

 

Dans la « guerre contre le coronavirus », l’individu est happé par la jouissance de l’objet-regard présentifié par le masque. Il détourne alors l’usage de l’objet en satisfaction de la pulsion de mort. De part son caractère traumatique, celle-ci devient une compulsion de répétition, renversant le désir de l’Autre en jouissance d’objet.

 

La chose scopique est au fondement de la démesure sanitaire, qui articule, non plus le désir au Réel, mais fait l’injonction de jouir du Réel. Alors, ce qui est mis en scène n’est plus la parole, mais l’ ob-scène de l’objet masque.

 

Le covidisme prive les individus de leur visage. Il porte une violence, surpassant celle résultant de la suppression des libertés publiques et privées, réalisée par le droit antiterroriste. Si la « lutte antiterroriste » s’est principalement attaquée aux dimensions imaginaire et symbolique de la société, la « guerre contre le coronavirus » enferme dans le Réel de la psychose.

 

Le port du masque exhibe le consentement des populations au non sens de l’ensemble des dispositions « hygiéniques », à l’acceptation de mesures qui les détruisent. Si bien que refuser cette effraction de notre dignité mettrait fin à l’état d’urgence sanitaire. Au contraire, s’appuyant sur un passage à l’acte qui suspend la conscience, la généralisation du port du masque produit une homogénéisation des comportements. Elle supprime tout processus de différenciation et se pose comme religion universelle.

 

Une pédagogie de la contamination

Bien que même l’Organisation mondiale de la santé (OMS) reconnaisse que le masque ne protège pas du virus, son obligation est centrale dans la gestion de la « pandémie ». Cette organisation recommande cependant un port généralisé qui rappelle le danger et installe des attitudes « de précaution ». L’objectif reconnu est celui d’une mutation des comportements. Il s’agit d’une mesure d’éducation des individus, devant leur permettre de vivre dans une « société épidémique »1. Avec son masque, la personne n’assiste pas à l’épidémie en simple spectateur. Sans être ni malade, ni contagieuse, elle fait l’expérience de la contagion.

 

Le port du masque relève d’une incorporation du discours sanitaire. Il se pose comme trait unitaire du corps morcelé et unifie la population dans la pandémie. Porter le masque, c’est être un avec le pouvoir qui détermine ainsi les modalités de notre jouissance. Cette emprise doit être permanente : le ministre belge de la Santé, Franck Vandenbroucke, vient d’ailleurs de préconiser l’adoption « d’une culture généralisée du port du masque », applicable même après la « pandémie » du covid 19 , afin de « prévenir d’autres maladies telle que la grippe »2.

 

Sans le respect de la contrainte du port du masque, toute la chorégraphie de la pandémie s’écroulerait. L’acquiescement des populations à l’impératif relève d’un rapport incestueux avec le pouvoir, consistant à attendre le salut de la part des instances politiques et à accepter de ne pas être soigné.

 

Porter le masque consiste à reporter la charge de l’asservissement sur les individus qui s’y soumettent. Ces derniers doivent porter leur culpabilité en s’assujettissant au commandement surmoïque. Dès lors, les gens, qui exhibent le masque inscrivent, à la fois, le rejet de l’Autre et ce qui en résulte, leur propre anéantissement. Ici, ce n’est plus la dimension collective qui est prioritairement attaquée, mais bien ce qui nous constitue, un à un, comme être humain singulier.

 

Une procédure fétichiste

L’obligation du port est une procédure fétichiste se posant comme une nouvelle religion, identifiant un instrument d’humiliation, le masque corona, avec la croyance en sa fonction salvatrice. Elle rappelle ainsi le mécanisme fondateur du christianisme romain, procédant à une fusion entre un objet de torture, la croix, et la croyance en sa fonction de rédemption.

 

Sur base de la figure de la victime, l’empire romain a créé une nouvelle religion universelle, en convertissant le christianisme originaire en paganisme. Ici, le port du masque convertit les populations à un fétichisme global. Il crée une religion, qui, n’ayant plus ni de loi, ni de limite, repose uniquement sur un impératif catégorique, ordonnant aux populations de fusionner avec ce qui est dit et montré et ainsi de jouir de leur propre destruction.

 

Dans le christianisme romain et le dans covidisme, la victime est en position d’accueil de la violence subie. Cette place la met en situation d’activité passive et fait d’elle, à la fois, un héros et une victime. La centralité de la place de la victime engendre une sacralisation de la violence et produit une religion, basée sur une jouissance mortifère.

Sa généralisation résulte de la mise en place d’une machine mimétique, à travers laquelle, les individus cèdent sur le désir de l’Autre et prennent en charge la jouissance du pouvoir. Le port du masque est ainsi un oui à la mort du sujet parlant et un acquiescement d’être capturé. C’est un fétiche, il renverse toute symbolisation et permet un éternel retour du traumatisme.

 

Le masque corona est un enfermement de la population dans la contagion du « disque qui court ». Alors, l’impératif imposé par le pouvoir3, et la jouissance sacrificielle, exprimée par les populations, se confondent. Le refoulement n’est plus possible, tout mécanisme de protection est levé.

 

Le masque met en lumière l’obscène d’une double perte, celles de « perdre la face » et de ne plus avoir de vis-à-vis. Le port défie les lois de la survie. Le « souffle », le lieu de la représentation du principe vital, est perverti par le masque. Celui-ci devient un fétiche source d’obscénité et annulant la procédure du refoulement. Il exhibe le spectacle de notre propre mort. Le masque est alors le surgissement de l’image angoissante de la tête de Méduse, la révélation de quelque chose d’innommable.

 

Effraction du Réel

La formation politique des classes dominées étant détruite, il n’y a plus de limite à la jouissance du pouvoir. Celle-ci peut alors se déployer hors sens et hors droit. Tout ordre juridique n’est plus seulement déconstruit, mais banni. N’ayant plus de place, il n’a simplement plus lieu d’être.

La démonstration du pouvoir, qu’il peut tout faire et tout dire, nous met face à l’effroi. L’attaque est bien plus profonde que celle produisant une fausse conscience. Elle procède à une destruction du Symbolique4, de la fonction, encadrant la violence et permettant la construction du lien social. La soumission des populations ne s’effectue plus passivement, comme dans le discours de la « lutte contre le terrorisme », mais activement dans l’engagement personnel des individus dans l’installation des mesures de « protection et de distanciation ».

 

Le port du masque détruit toute ouverture à l’Autre. Il produit une perte de l« ’appétence symbolique », de ce désir de relation se manifestant en dehors de la satisfaction des besoins élémentaires5. Il s’oppose à une poussée de la pulsion de vie, essentielle dans la mise en place d’un lien avec l’extérieur. Le port du masque corona relève alors d’une procédure d’évitement relationnel qui fait que l’autre n’existe plus. En tant que fétiche, il se substitue au lien social.

 

L’institution imaginaire de la société est détruite par « l’effraction du réel comme non sens pur »6. Le « faire voir » répété, cette obscénité compulsive a pour objet de nous pétrifier. La sidération produit un phénomène de « fusion instantanée » avec la « Chose », avec ce qui est dit et montré. Ainsi, la dé-subjectivation, à laquelle conduit ce processus, amène le sujet à « être vidé de soi même jusqu’à faire corps avec la source sidérante ».

 

Dans cette « crise » l’obscénité est omniprésente. Elle ne cesse de se donner en spectacle et de convoquer notre regard. Le port du masque repose sur sa banalisation. Son obscénité ne se limite pas à montrer ce qui ne doit pas être vu, elle fait que le masque devient lui-même un objet-regard7.

 

Pour le pouvoir, tout doit se voir. Il en résulte une dissolution de l’espace privé, de l’espace intime, au profit d’une seule et unique jouissance — celle de l’œil absolu. Dès lors, « un […] fantasme domine cette […] inquiétante phase de la civilisation : être maître du visible, c’est être maître du monde »8.

 

L’obs-cène

Le masque coronavirus ne porte plus une voix s’adressant à l’Autre, comme dans la tragédie grecque. Au contraire, il fait taire, il supprime la parole. Il enlève toute protection et s’offre au réel du regard. Il est l’objet-regard, bien connu des mythes grecs, celui de la méduse qui nous pétrifie.

 

L’individu fusionne alors avec l’exhibition de sa faiblesse et met seulement en scène la jouissance du pouvoir. On ne porte plus un masque on devient le masque. Le port est alors le déploiement d’une obscénité qui paralyse le sujet, car il supprime tout repère et renverse l’ordre symbolique. Le porteur fait l’expérience de la disparition de l’Autre. Ce masque provoque ainsi une rencontre avec l’obscène. L’obscénité est un « faire voir » de ce qui devait être à l’abri du regard. Il est l’aversion du sens.

 

L’obscène a pour effet de menacer directement la capacité de tout être humain à installer en lui le refoulement, un mécanisme de défense lui permettant de ne pas être constamment habité par ce qui le menace. Le refoulement n’est possible que si il y a une représentation qui médiatise la Chose.

 

Le masque force le regard et, en même temps, le repousse9. Il renverse le processus de voilement et de dévoilement. Le sujet se trouve alors dans la transparence, son intimité est exposée. Il s’attaque ainsi à la capacité de la personne à installer, en elle, le refoulement. L’individu, ne pouvant plus attendre l’aide de personne, se trouve dans un état de « dé-tresse », témoignant d’un dénouage du lien social, d’une situation d’isolement.

 

Si la « scène » est le lieu de l’action politique, de la prise de décision, l’« ob-scène » est, au contraire, un effet de la séparation des hommes entre eux, le résultat de l’impossibilité de faire appel à l’Autre et de former un nous10.

 

L’obscène du discours sur la « pandémie » exhibe le non-sens. Ainsi, le port du masque est obligatoire, bien que les autorités admettent qu’il ne protège pas du virus. L’« ob-scène » relève du Réel lacanien, « c’est l’expulsé du sens, c’est l’impossible comme tel, l’aversion du sens »11. L’existence de l’im-monde, à savoir ce qui n’est pas monde, voilà le Réel. Le questionnement est mis hors scène, il est tenu pour inexistant. L’obscène, comme une « surabondance d’être », conduit au non-être. Il occupe tout le lieu du visible et menace l’appartenance du porteur de masque à l’ordre humain.

 

Un renoncement au visage

Les Grecs anciens concevaient le visage comme caractéristique de l’espèce humaine. Leur masque n’est pas séparable du visage qu’il dissimule et révèle. Il était articulation de l’imaginaire et du symbolique. Avoir un visage, est ce qui répond à avoir un nom dans le registre symbolique. Le masque grec porte une voix qui devient parole, il articule un rapport symbolique avec l’Autre.

Le visage est aussi le lieu de l’imaginaire et est un lieu significatif du rapport au politique. À ce niveau, le visage est le masque qui sert de leurre dans le semblant des rapports humains. Il incarne l’expression de Rimbaud, reprise par Lacan : « Je est un autre ».

 

Au contraire, le masque coronarien, comme renoncement au visage et au désir d’avoir un vis à vis, est un rejet de l’Autre et de soi-même en tant que personne. Il est un abandon de notre humanité et est avant tout un « faire voir », une exhibition de la soumission à l’autorité.

 

Il n’est pas une représentation, mais une présentification de l’absence, il ne dédouble pas le visage, il l’efface. Ce n’est pas un masque, car précisément il exclut le sujet du jeu des semblants et du rapport avec l’Autre.

 

Ici, le masque, qui voile le visage, renvoie à « l’image béante de laquelle le sujet ne peut s’absenter12 », celle que lui a donné le pouvoir et dont il ne peut plus se défaire, celle d’être, non plus une personne, mais d’être personne. Il relève de l’enfermement dans le Réel, dans le surmoi. La personne du porteur est anéantie, confirmant que : « dans tous les cas, la formation de l’individu n’est pas un processus interne. Elle procède de l’extérieur, dans le vis-à-vis avec autrui13 ».

 

Placé hors symbolisation, le discours du pouvoir s’impose comme mode de donation du Réel. Les propos ne sont pas émis afin d’être crus. Ce qui compte n’est pas l’objet de l’énonciation, mais bien la place d’où l’on parle. C’est le lieu, celui du pouvoir et de ses « experts », qui doit être cru. La foi inconditionnelle en la voix est bien, comme nous l’a montré Jacques Lacan, la marque de la psychose. Car « leurs voix, ce n’est pas que les psychotiques y croient, ils les croient14 ».

 

La parole, n’étant pas symbolisée, opère comme un réel hallucinatoire15. En l’absence de coupure avec la « chose », les individus ne l’analysent pas, mais l’éprouvent. Ainsi, ils ressentent l’événement et font corps avec la source sidérante, avec l’œil du surmoi leur ordonnant de jouir de l’exhibition. Étant « Un » avec elle, ils n’ont pas de manque et pensent alors disposer de tout le savoir nécessaire sur qui est exhibé. Alors, la pandémie existe, car le port du masque en témoigne. L’exhibition de ce fétiche devient alors une jouissance éprouvée.

 

Le masque support de la psychose

Le masque coronavirus est au cœur du dispositif « sanitaire ». Il produit une auto-mutilation de son porteur16 et exclut le tiers. Grâce à la rupture avec toute instance tierce, toute distance avec le discours sur la pandémie est annihilée, permettant un éternel retour du traumatisme.

En l’absence de la possibilité d’utilisation de l’édifice du langage, c’est l’organe qui « fait fonction », qui se substitue ainsi au processus de symbolisation. Dans la pandémie, c’est le port du masque qui assume ce rôle. Ce faisant, il s’oppose à toute possibilité de symboliser l’effraction du Réel produite par la machine épidémique. L’objectif poursuivi est de promouvoir, par un surcroit pulsionnel, un sentiment de dépossession de soi, une volonté d’abandon de son humanité.

 

Le port du masque traduit un renoncement à rester des êtres humains. L’individu est alors assujetti au Réel produit par le spectacle de la « pandémie ». Il n’y a plus de distance possible entre l’individu et la maladie. Comme dans le « Je suis Charlie », le masque exhibe « je suis corona ». Alors, le corps ne parle plus, il se réduit à un « lieu d’effraction de jouissance »17.

 

Dans son séminaire L’envers de la psychanalyse, Jacques Lacan montre que « toute formation humaine a par essence, et non pas par accident, de réfréner la jouissance18 ». La finalité du lien social est de la contenir en l’encadrant, ce contrôle étant une condition du devenir humain. Dans la « guerre contre le coronavirus », l’organisation/désorganisation de la société n’a plus cet objectif. Au contraire, il s’agit d’enfermer les populations, dans « la jouissance absolue de l’Autre que l’on rencontre dans la psychose »19. Le « covidisme » est alors une religion reposant sur un impératif de jouissance, placé au-delà de la loi et au-delà du principe de plaisir.

 

Grâce à la forclusion de l’ensemble des institutions imaginaires de la société, permettant de constituer un « nous », les porteurs se présentent, « un à un », avec une identité de covidé. Ils finissent alors par se confondre avec l’image du masque. Le port généralisé nous inscrit dans la mêmeté, ainsi que dans une relation incestueuse avec le pouvoir, dans un rapport où le symbolique est désamorcé. La « pandémie » devient alors une machine mimétique, un système d’auto-destruction.

 

 

 

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2 mai 2021 7 02 /05 /mai /2021 17:03

Michel Onfray défraye une fois de plus la chronique, son anticommunisme devient une profession de foi, une posture de choix qui lui ouvre les médias comme un véritable sésame, nous avons déjà connu de ces anarchistes qui à force de glisser sur la pente de leur haine de prédilection finissent à l'extrème droite . Nous avons connu un certain Faurisson qui à force de dire des énormités a fini par les croire et par passer sur l'autre bord, celui du négationnisme. De révisionnisme en révisionnisme, ils nous refont l'histoire avec toujours les mêmes ingrédients, l'anticommunisme et l'antisémitisme. Car tout de même oser dire ce que dit ce monsieur, à savoir que les communistes ont collaboré et qu'ils étaient antijuifs, quand on sait quelles étaient les origines de nombre d'entre eux, c'est dire qu'ils se crachaient eux-mêmes à la figure et s'autodésignaient aux nazis, mais c'est surtout blanchir Vichy et le laver de ses amalgames pourtant bien connus, relayés par ses hommes-liges, lorsque ceux-ci dénonçaient les judéo-communistes à longueur d'onde et de propagande. Gilbert Rémond

 

Lettre ouverte de Leon Landini, Président de  l’Amicale des Anciens FTP-MOI des Bataillons Carmagnole-Liberté, à l'adresse de Ardisson, Société de production de l’émission (salut les terriens) du 2 mars dernier où était invité Onfray.

Monsieur,

C’est avec retard que nous avons pris connaissance de votre émission, dans laquelle vous permettez au sieur Onfray, de vomir son anticommunisme, mettant en cause les FTP-MOI (Franc-Tireur et Partisans de la Main d’Œuvre Immigrée) et en offensant les communistes que nous sommes.

Cet individu, affirme que les communistes français (dont les FTP-MOI étaient un des bras armé) ne sont entrés en Résistance qu’après l’attaque allemande contre l’Union Soviétique et que pendant deux ans ils ont collaboré avec les nazis et qu’ils étaient anti-juifs. Et cette crapule ose ajouter : « Nous leur accorderons tout de même le bénéfice du doute sur les horreurs de la Shoah. En avaient-ils connaissance ? Les idolâtres les plus fanatisés vous diront que non …. ».

Oser prétendre, comme il l’a dit, que peu ou prou nous aurions participé à la Shoah, relève  de la diffamation. Il est intolérable que vous rendiez ces vilénies publiques et cela ne vous honore pas de permettre à cet histrion de se donner en spectacle dans votre émission.

Pendant la guerre, même les collaborateurs les plus pourris n’ont jamais  accusé les communistes et les FTP-MOI d’être anti-juifs, bien au contraire, ils nous désignaient sous l’appellation de judéo-communistes. D’après Onfray, ceux qui nieraient ses fausses révélations ne seraient que « des idolâtres les plus fanatisés ». En ce qui nous concerne, nous anciens FTP-MOI faisons partie de « ces fanatisés là » qu’il ait donc le courage de venir raconter ces saloperies dans une de nos réunions  et il pourra constater à loisir que des vieillards fanatisés de 90 ans seront encore capables de lui faire avaler ces insanités.

Il convient de rappeler, que les combattants FTP-MOI des bataillons Carmagnole-Liberté (unité que des historiens désignent aujourd’hui comme « Le fer de lance de la Résistance armée française») ont été créés à l’initiative du Parti Communiste.

Les premiers engagés dans ces unités étaient des anciens des Brigades Internationales en Espagne et la majorité des dirigeants de la M.O.I. ainsi qu’une partie de ses combattants étaient d’origine juive, comme le prouve le nom des  fusillés de l’Affiche Rouge.

Dans les cinq premiers créateurs de Carmagnole, il y avait, trois anciens des Brigades Internationales, mais tous les cinq étaient d’origine juive. Nous accuser  de porter une part de responsabilité dans la Shoah, c’est nous accuser d’avoir participé à la déportation de nos propres familles, car à la libération combien d’entre nous se sont retrouvés tout seuls, leurs familles ayant totalement disparu dans les fours crématoires d’Auschwitz

Ces affirmations sont innommables et tous les mots orduriers figurant sur les dictionnaires sont encore faibles pour dire ce que nous pensons de votre hôte parasite.

Afin que vous sachiez, afin que vous connaissiez les falsifications historiques et les vilénies que vous avez permis de rendre publiques à l’odieux Onfray, nous allons  vous démontrer par des preuves incontestables, que les communistes sont entrés les premiers en Résistance contre les nazis. Oui ! Nous disons bien les premiers ! Et ci-dessous nous allons vous le démontrer.

Voici quelques unes des prises de position et d’opérations militaires effectuées bien avant l’attaque avant l’attaque contre  l’Union Soviétique.

Commençons par le début.

Dès 1936 beaucoup de communistes Français à l’appel de leur Parti, s’engagèrent comme volontaires dans les Brigades Internationales afin de porter secours au peuple espagnol agressé par le général Franco, qui s’était insurgé contre son propre gouvernement.

Ce général renégat, était aidé dans ses combats contre la République espagnole, par les nazis et les fascistes italiens venus lui prêter main forte.

Bien des années après, le gouvernement français reconnaissait que ceux qui s’étaient engagés et battus dans les Brigades Internationales, n’avaient pas seulement combattu pour défendre la République espagnole, mais qu’ils avaient également été les premiers à  prendre les armes pour la défense de la  liberté de notre pays.

En reconnaissance des services rendus à leur Patrie, le gouvernement Français leur a attribué la  Carte de Combattant.

Le 6  Juin 1940 : Le Parti Communiste Français, charge le philosophe Georges Politzer (qui sera fusillé par les nazis) de remettre au ministre Anatole de Monzie un texte en cinq points rédigé par Benoît Frachon. Le dernier point est ainsi libellé : « Il faut armer le peuple et faire de Paris une citadelle inexpugnable ». Il s’agit en fait du premier appel à la Résistance ouverte alors que la France n’a pas encore été envahie. On retrouve l’esprit et parfois la lettre de ce texte dans les tracts clandestins qui seront plus tard diffusés par les militants communistes. (Il en existe des exemplaires au Musée de la Résistance Nationale à Champigny).

Le 16 juin 1940 Les communistes brestois constituent leur premier dépôt d’armes au Bouguen, provenant d’armes abandonnées par l’armée anglaise.

Le 17 juin 1940 : Charles Tillon, Responsable National du PCF et futur commandant en chef de tous les Francs-Tireurs et Partisans (FTP) était chargé par la direction du PCF, de réorganiser le Parti Communiste dans le Sud-ouest après les nombreuses arrestations, opérées dans les rangs de PCF.  Il lance, un véritable appel à la résistance contre le fascisme hitlérien.   Voici quelques phrases de cet appel : « Mais le peuple français ne veut pas d’esclavage, de la misère et du fascisme …. Nous sommes pour un gouvernement, rétablissant la légalité du Parti Communiste, luttant contre le fascisme hitlérien. Nous sommes le nombre nous seront la force.  Peuple des usines, des champs, des magasins et des bureaux, commerçants, artisans et intellectuels, soldats, marins et aviateurs encore sous les armes, unissez vous dans l’action ». Il s’agit bien là du premier véritable appel à la résistance contre le fascisme hitlérien lancé après l’occupation de notre pays. Il est utile d’ajouter  que des milliers de tracts reproduisant cet appel, furent distribués dans les rues de Bordeaux par des militants communistes.

En Juillet 1940 : A Nantes une famille d’instituteurs communistes nommée Leroy, à saboté une centrale électrique et participé à une distribution de tracts appelant à la Résistance.

Le 10 juillet 1940 : L’appel de Maurice Thorez et de Jacques Duclos qui déclare : « Un peuple comme le notre ne sera jamais un peuple d’esclaves ».

En août 1940 : « Dans le Nord, les communistes, Eusebio Ferrari, les frères Martel, les frères Camphin, Debarge et quelques autres incendient plusieurs véhicules de l’armée d’occupation et font sauter un train allemand ».

Le 29 septembre 1940 Le commissaire central du département, adresse un rapport au préfet de l’Aube : « Activité du Parti communiste, j’ai l’honneur de vous signaler que le Parti Communiste aurait organisé le ramassage sur tout le territoire des armes abandonnées par l’armée française pour en constituer des dépôts clandestins ».

Le 5 octobre 1940 Un rapport de Vichy fait état : «Que le communisme est devenu le symbole de l’indépendance nationale par contraste avec la résignation générale.

Octobre 1940 Le SS Sturmbahfuhrer Karl Bomelburg, chef de la Gestapo à Paris, signale à ses supérieurs le danger important auquel l’occupant est confronté : « Quoiqu’interdit le Parti Communiste est le seul des anciens Partis qui déploie encore une forte activité ».

Le 30 octobre 1940 : L’O.S. (l’Organisation Spéciale du Parti communiste) qui combattait déjà depuis quelques temps contre les occupants, a été officiellement homologuée (après la libération)  « Unité Combattante le 30 octobre 1940 » par le ministère des Armées Françaises. Ces groupes spéciaux, constitués par le PCF en 1939, pour la protection des militants communistes recherchés par la police de Vichy, étaient des hommes aguerris, beaucoup avaient servi dans les Brigades Internationales en Espagne. Parmi les premiers animateurs de l’O.S. se distingueront des hommes qui paieront de leur vie la gloire des premières opérations militaires contre l’occupant.  La liste des survivants artisans de l’O.S. est moins longue que celle des morts. Tous fusillés en 1941 et 1942.

Novembre 1940 : « Julien Hapiot, dirigeant communiste dans le Nord et Georges Capel incendient un parc automobile Allemand ».

Le 4 décembre 1940 : « Roger Landini, dirigeant des jeunesses communistes dans le Var, avec ses camarades a fait dérailler en gare de triage de Fréjus-Plage, un train chargé de produits alimentaires destinés à  Allemagne ».

Le même mois : Eusebio Ferrari et Félicien Joly font sauter un train allemand et dynamitent la génératrice et la station de Bénory-Cumichy

Le 11 décembre 1940 Au sud-est de Dijon,  les groupes de l’O.S. dirigés par Jean Mahon, Chalon et Grillot, font dérailler un train de marchandise, partant pour l’Allemagne.

Le 10 mars 1941, un groupe de l’O.S. abat trois soldats allemands au port de commerce de Brest.

Le 30 avril 1941 un sous officier allemand est abattu à Lambersart dans le Nord par le groupe de l’O.S. d’Eusebio Ferrari.

Le premier mai 1941 les groupes de l’O.S. sont dissouts et remplacé ce même jour par les FTPF et les FTP-MOI, qui eux ont officiellement été homologués « Unité Combattante »  à partir de ce premier mai 1941, par le ministère des armées.

Début mai 1941 A nouveau le groupe d’Eusebio Ferrari abat des soldats hitlériens à Lambersart.

Toujours en mai 1941 les FTP détruisent un parc à voitures allemand à Saint-Die dans les Vosges.

Fin mai début juin 1941 Déclenchement de la grande drève des mineurs.
Grève organisée par les communistes : Auguste Lecœur,  Michel Brûlé, Julien Hapiot, Charles Debarge.
Dans le Pas-de-Calais cette grève  rassemble 100 000 mineurs et prive les nazis d’une importante quantité de charbon.

Le 26 mai 1941 Dans un numéro illégal de L’HUMANITE  on peut lire : « Abat l’antisémitisme ! ».

Et ce ne sont là que quelques unes des multiples actions menées par les communistes. Ces quelques exemples démontrent  que les communistes, contrairement à ce qu’affirme Onfray n’ont pas attendu l’attaque contre l’Union Soviétique pour prendre les armes contre les nazis et les fascistes.

Au sujet de la scandaleuse calomnie à l’encontre de Guy Môquet,  voici quelques documents prouvant le contraire de ce qu’à écrit Onfray :

Le 30 mars 1939, sous le titre : « La dernière chance de la paix », Maurice Thorez, Secrétaire général du Parti Communiste Français écrit dans « l’Humanité » : « Le fascisme c’est la guerre. La marche des évènements depuis quelques années confirme absolument cette vérité première  …. Que faire devant la menace ? Sinon unir, sinon unir tous les peuples de bonne volonté et en premier lieu la  France, l’Angleterre, l’Union soviétique et par delà l’océan les Etats-Unis d’Amérique ? ».  Ces phrases furent déterminantes dans l’attitude à avoir pour tous les communistes, Il fallait s’unir et combattre le fascisme.

Guy Môquet, son père député communiste fut arrêté en octobre 1939.  Cette arrestation est un évènement marquant qui renforce  l’ardeur militante de Guy.

Avec l’occupation de Paris et l’instauration du gouvernement de Vichy, Guy  déploie une grande activité pour coller des « papillons » et distribuer des tracts qui reflètent la ligne politique de son Parti. La ligne étant celle qu’avait définie par Maurice Thorez et Jacques Duclos, il fallait se battre contre le nazisme et le fascisme et ses vils serviteurs du gouvernement de Vichy

Les diffamations du répugnant Onfray prouvent que Guy Môquet et ses camarades ne pouvaient qu’avoir appliquer les directives de la direction de leur Parti et prétendre autre chose comme il le fait,  relève de la salissure volontaire d’une des figures les plus emblématiques de la résistance française.

Notre lettre aura eu entre autre comme tâche de vous démontrer qu’Onfray n’est qu’un vulgaire falsificateur et que par ses calomnies il porte atteinte à tout le monde de la Résistance. Vous devriez à l’avenir choisir un peu mieux les personnes que vous présentez car nous sommes contraints de penser que vous partagez leurs avis en les présentant avec tant d’égards.

Conclusion : Onfray n’est qu’un salopard. Cela n’est pas une insulte mais une constatation.

Salopard, la définition de ce mot donnée par le dictionnaire Larousse est la suivante : « Salopard – Individu sans scrupule qui agit envers autrui d’une façon ignoble ».

          Léon Landini

Officier de la Légion d’Honneur – Médaille de la Résistance – Grand Mutilé de Guerre (suite aux tortures endurées pendant son internement) membre du Comité d’Honneur du Musée de la Résistance Nationale de Champigny.

 

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2 février 2021 2 02 /02 /février /2021 14:27

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22 janvier 2021 5 22 /01 /janvier /2021 16:30
Gloire au 17ième

A Béziers, le 18 juin 1907, les soldats du 17ème Régiment d’infanterie (les pioupious) refusent de tirer sur une manifestation de vignerons et mettent la crosse en l’air. Gaston Monthéus en a fait une chanson du patrimoine des luttes sociales


 

Légitime était votre colère,
Le refus était en grande foi.
On ne doit pas tuer ses père et mère,
Pour les grands qui sont au pouvoir.
Soldats, votre conscience est nette,
On ne se tue pas entre français ;
Refusant de rougir vos baïonnettes
Petits soldats, oui, vous avez bien fait.

Refrain
Salut, salut à vous,
Braves soldats du 17e
 ! Salut, braves pioupious,
Chacun vous admire et vous aime !
Salut, salut à vous,
A votre geste magnifique !
Vous auriez, en tirant sur nous,
Assassiné la République.

Comme les autres, vous aimez la France,
J’en suis sûr ; même vous l’aimez bien ;
Mais sous votre pantalon garance
Vous êtes restés des citoyens.
La patrie c’est d’abord sa mère,
Celle qui vous a donné le sein ;
Il vaut mieux même aller aux galères

Crosses en l’air - par Alain Raynal (Huma)

 

Béziers. Vendredi matin, 21 juin 1907. Il est environ cinq heures. « Caporal sapeur en tête, sapeurs, tambours, clairons, musique et compagnie, au signal d’“en avant”, la musique joue l’Internationale et crosse en l’air nous gravissons l’avenue d’Agde (…). La foule qui nous suit grossit de plus en plus. À notre arrivée devant la mairie elle envahit toute la place. Nous exigeons que le drapeau de la mairie soit cravaté de noir, puisque le sang a coulé à Narbonne. De là, nous allons camper sur les allées Paul-Riquet devant le théâtre… »

Ainsi témoigne le caporal Joseph-Marius Fondecave, l’un des 589 soldats en rébellion du 17e régiment d’infanterie. Ouvrier électricien né à Béziers le 11 juillet 1884, il est considéré comme l’un des principaux meneurs. Cet acte courageux et exceptionnel de mutinerie dans l’armée française s’inscrit durablement dans la conscience du mouvement progressiste et républicain. Montéhus immortalise ces «  braves pioupious  » en composant le célèbre Gloire  au 17e.

La révolte des pioupious intervient à l’apogée du soulèvement populaire qui gagne, de Nîmes à Perpignan, tout le Midi viticole. À la mévente durable du vin, se greffent la misère de tout un pays et une grave crise sociale.

Depuis le début du mois de mars, des centaines de milliers de personnes – entre 500 000 et 600 000, le 9 juin à Montpellier – se rassemblent chaque dimanche dans une ville différente. La grève de l’impôt est proclamée. Par centaines, les municipalités démissionnent. Clemenceau reste sourd aux «  cris des gueux  » languedociens. Il choisit de réprimer. Vingt-sept régiments, plus de 25 000 fantassins et 8 000 cavaliers occupent les villes. Des émeutes éclatent. La crise atteint son paroxysme les 19, 20 et 21 juin, après l’arrestation des principaux leaders viticoles. Six manifestants, dont cinq pour la seule journée du 20, tombent à Narbonne sous le feu des militaires.

Pour réprimer, les autorités ne font guère confiance aux soldats de ces régiments à recrutement local qui entretiennent souvent des liens familiaux et solidaires avec la population. Ceux du 17e sont à 80 % originaires de Béziers et des alentours. Beaucoup sont fils de vignerons ou vignerons eux-mêmes. Dans ce sud profondément républicain, les idées socialistes gagnent du terrain.

Repérés pour leur propension à chanter l’Internationale, les troupiers du pays restent pleinement solidaires de la révolte vigneronne. Quelques jours plus tôt, les soldats du 100e d’infanterie de Narbonne s’étaient installés sur le mur de la caserne pour saluer les manifestants. L’état-major décide d’éloigner de Béziers les soldats du 17e.

Le 18 juin au soir, ils partent à pied pour Agde, distante d’une vingtaine de kilomètres. La population tente de s’opposer à ce départ. Les gendarmes interviennent. Le jeudi 20 juin, dans Narbonne assiégée, cinq manifestants dont une jeune fille de vingt ans meurent sous les balles. Des nouvelles dramatiques parviennent aux oreilles des pioupious. Ils craignent que la répression frappe la population et leurs amis de Béziers. Dans la soirée, ils refusent de rejoindre le cantonnement. Ils prennent une poudrière d’assaut.

L’un des mutins, François-Joseph Rabat, raconte  : «  La mutinerie partit du couvent où étaient cantonnés les 1er et 2e bataillons, qui se dirigèrent vers la caserne Mirabel. Il y avait des civils mélangés aux soldats, aucun officier. Cela commençait à barder. Le plus spectaculaire fut quand la grosse poutre qui servait pour l’exercice fut enlevée pour attaquer les portes de la poudrière. Alors les caisses de munitions furent portées au milieu de la cour. Il y en avait qui faisaient la distribution, d’autres se servaient.  » Crosses en l’air, les mutins quittent Agde vers 23 heures, direction Béziers.

Sur les allées Paul-Riquet, des conciliabules se prolongent toute la journée du 21 juin entre les soldats, des membres du comité viticole, la hiérarchie militaire et le sous-préfet. Dans l’après-midi, un message attribué au président du Conseil – il sera ultérieurement révélé qu’il n’a jamais été signé par Clemenceau – assure que les mutins ne seront pas individuellement punis s’ils regagnent la caserne. Les soldats acceptent.

Trois jours plus tard, après avoir été regroupés dans un bataillon d’épreuve, ils sont embarqués vers la Tunisie. Destination Gafsa, 250 kilomètres à l’intérieur du désert.

Une rumeur tenace veut que ces pioupious aient été volontairement massacrés en 1914-1918. Les historiens réfutent aujourd’hui cette thèse. Affectés à d’autres régiments, ils ont été victimes de «  la grande boucherie de 14-18  » dans les mêmes proportions que les autres jeunes soldats.

La révolte de ces mutins de la République reste riche d’enseignements. Pour Jean Jaurès  : «  Elle est pour tous les hommes de pensée libre et de droite conscience une leçon salutaire qui portera ses fruits.  » Quant à Joseph Fondecave, il souligne dans son témoignage  : «  Nous aurons du moins montré au monde qu’il y a encore des soldats qui ne sont pas les assassins de la classe ouvrière.  »

Alors que tout le Midi viticole se soulève au printemps 1907, les conscrits du 17e régiment d’infanterie, natifs du pays et solidaires de la population locale, se mutinent. 


Une révolte qui a profondément marqué les consciences. Témoignages et bibliographie. L’ensemble des témoignages recueillis des mutins du 17e régiment de Béziers sont reproduits dans l’ouvrage 
de Rémy Pech et Jules Maurin 1907, les mutins 
de la République. La révolte du Midi viticole – La rumeur 
de Béziers, réédité en mars 2013 aux Éditions Privat. Celui de Joseph Fondecave a aussi été publié dans l’Humanité datée du 19 juin 2007. À lire également  : 1907-2007  :

les vendanges de la colère, d’Alain Raynal, Christophe Deroubaix et Gérard Le Puill, éditions Au Diable Vauvert-l’Humanité (2007).

Alain Raynal
Mercredi, 14 Août, 2013


 

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2 janvier 2021 6 02 /01 /janvier /2021 11:05
L'avis Tranchant d'Alain Tranchant

 

Depuis son Institut marseillais, le professeur Raoult vient d'accorder un long entretien au quotidien sénégalais "Le Soleil", "des échanges qui marquent une vie", selon l'un des participants. L'intégralité de cette interview a été reproduite sur "France Soir". Elle révèle l'homme, sa personnalité, son désintéressement ("je n'aime pas l'argent, je ne regarde que les résultats que j'obtiens tous les jours"), son investissement personnel total dans la lutte contre la pandémie et au service des malades.

Si le directeur de l'IHU Méditerranée Infection se déclare "insensible à tous les mouvements de ses détracteurs", les attaques en règle qu'il a subies depuis des mois laissent cependant des traces dans l'opinion. Je dédie par conséquent ces quatre vérités aux anti-Raoult par principe, aux personnes qui ont été abusées par le dénigrement médiatique et "confraternel" dont il a été l'objet, à Jean Castex qui a avoué à l'Assemblée nationale son ignorance d'un traitement contre la Covid-19, au Président Macron qui n'a pas été au bout de la logique de son déplacement à Marseille en avril dernier. 
 

1. L'hydroxychloroquine, solution contre la Covid-19

"Cela fait 25 à 35 ans que Didier Raoult prescrit cette molécule "pour traiter d'autres maladies infectieuses, c'est un médicament anodin qui ne soigne pas que le paludisme". Il a d'ailleurs été "le traitement de référence lors du premier SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère)".

Outre que le Plaquénil était en vente libre dans nos pharmacies jusqu'en janvier 2020, la preuve irréfutable de la sécurité du médicament nous vient d'Afrique où "tout le monde en a consommé (...). Donc, si c'était un poison mortel, il aurait fait beaucoup de ravages". Et, non seulement le médicament n'est pas dangereux, mais il guérit. Le bilan provisoire de la pandémie à Marseille le démontre : 350 000 tests réalisés, révélant 17 à 18 000 cas positifs. "Nous avons traité plus de 10 000 personnes avec l'hydroxychloroquine, et eu les taux de mortalité les plus bas au monde". Avec un taux de 1 pour 1 000, "il n'y a nulle part au monde une mortalité pareille".

Sur les 13 000 patients soignés dans l'IHU, 1 800 ont fait l'objet d'une hospitalisation, et deux décès seulement sont intervenus. C'est la raison pour laquelle le professeur Raoult n'entend pas "changer pour essayer et obtenir hypothétiquement quelque chose qui donnerait de meilleurs résultats". Et voilà pourquoi, à ce niveau de mortalité qui ne bouleverse pas l'espérance de vie, "rien ne justifie que les trois quarts de la population soient terrifiés".

Dix mois de lutte contre la maladie apportent une grande leçon : "Si les malades de la Covid-19 sont pris en charge très tôt, on a une mortalité très faible (...) ; on évite les formes graves, l'essoufflement apparaît juste avant la détresse respiratoire". Et une consécration internationale : désormais, "179 études attestent d'une efficacité significative de 80 % de l'hydroxychloroquine sur la Covid-19. C'est donc énorme !" En effet !

2. Le diagnostic, faiblesse des pays occidentaux

"Il n'est pas indiqué de s'affoler", et "il faut toujours surveiller". Ce sont les maîtres-mots du professeur Raoult. Hélas ! "les pays qui n'ont pas l'habitude des maladies infectieuses s'affolent (...) et la pandémie a été gérée dans les pays occidentaux comme si elle n'était pas une maladie infectieuse contagieuse".

"En Occident, poursuit-il, à chaque nouveau problème il faut une nouvelle réponse souvent motivée par d'énormes enjeux financiers. C'est ce que j'ai essayé d'expliquer au plus haut niveau. On a sous-estimé l'hydroxychloroquine parce que les gens sont arrogants". Il est regrettable que le recyclage des anciennes molécules ne soit "pas compatible avec l'économie actuelle".

Dans l'actuel modèle occidental, "ce sont les industries qui font les essais", alors qu'à l'IHU existent "toutes les technologies et l'équipement pour faire nos recherches en toute indépendance". Il y a là, certainement, un vrai thème de réflexion pour demain.

3. Le soin, supériorité de l'Afrique et de la Chine

"Si beaucoup de pays africains s'en sortent mieux que certains pays développés qui ont plus d'équipements et de ressources humaines", c'est que "le soin, la prise en charge directe des gens" sont "restés au coeur de l'Afrique". 

Par opposition, "dans certains pays européens, nous sommes arrivés à un moment où on disait aux gens : "N'allez pas voir votre médecin !" Pour Didier Raoult, "c'est une remise en cause de l'histoire de l'humanité (...). Penser qu'on pouvait soigner cette maladie en se passant des médecins, ce n'est pas possible, c'est une erreur !"

Alors que l'on considérait en France que "puisqu'il n'y a pas de nouveaux médicaments, il faut être prudent, il faut attendre", les Chinois et les Africains faisaient un autre choix : "prendre ce qui est à leur portée pour soigner les malades".

Au total, le Sénégal "peut être fier de la manière dont il a géré cette crise sanitaire". 

Commentaire personnel : et si on pouvait en dire autant de la France ? Et si le protocole marseillais avait été appliqué dans l'ensemble de l'Hexagone ? Quel motif de fierté, et de foi en l'avenir, pour le peuple français !

4. Le vaccin, antidote à la faillite des économies occidentales

L'analyse du professeur Raoult ne souffre malheureusement pas de contestation : "Le monde est en état de panique économique. Donc, pour sauver l'économie, il faut un vaccin".

Deux types de vaccins existent. "Le premier ressemble à celui utilisé contre la grippe". Le second "est plus aventureux. On n'a pas d'expérience sur ce type de vaccin. C'est le vaccin de messager avec de l'Arn". Et nous n'avons ni "l'expérience de ce produit sur un million de personnes", ni "une idée exacte de leur degré d'efficacité". Il sera "beaucoup plus facile de se faire une opinion" sur ce produit si les Américains parviennent à réaliser leur programme de "vaccination de 100 millions de personnes".

En attendant, le professeur relève une contradiction flagrante. Pour ce nouveau type de vaccin qui comporte "des inconnues", on dit à la population concernée par la vaccination : "vous ne risquez rien". Alors que pour l'hydroxychloroquine, "molécule connue il y a plus de 70 ans, on disait aux gens de ne pas l'utiliser parce que les effets indésirables étaient inconnus". "C'est étrange !", observe -t-il. 

L'alternative est simple. Ou bien, "on perçoit la Covid-19 comme un risque qui mettra en faillite tous les pays développés", et la vaccination s'impose "en prenant les risques que les vaccinés développent des effets secondaires". Ou bien, on veut bien admettre que "la maladie ne tue que ceux qui ont plus de 90 ans", et alors "est-ce que cela justifie que nous prenions le risque de vacciner la population ?"

Parce que "les virus à Arn (comme la Covid-19) mutent 100 fois plus que les virus Adn" et qu'ils produisent "de multiples épidémies", le professeur Raoult est d'"avis" qu'il convient de "préparer un vaccin avec plusieurs souches différentes".

Conclusion, toute personnelle encore. Le président de la République et son gouvernement ayant délibérément écarté toutes stratégie nationale de traitement de la maladie (aucune consigne des Agences régionales de santé aux médecins généralistes), leur politique de santé tient en une formule : "quoi qu'il en coûte", vacciner. Et, si le peuple français n'obtempère pas, alors - n'en doutons pas ! - viendra le temps du passeport vaccinal, c'est-à-dire des activités et des lieux réservés aux personnes vaccinées.

Ainsi, la vaccination, qui n'est pas obligatoire en droit, le deviendrait en fait.

 

 

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7 novembre 2020 6 07 /11 /novembre /2020 16:27

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30 septembre 2020 3 30 /09 /septembre /2020 09:32
Note de JF: Un réquisitoire que je partage sans la moindre réserve, qui n'épargne ni la CGT ni le PCF, des autres je n'attendais rien depuis longtemps à l'exception de rares individualités restées fidèles à l'esprit du conseil national de la résistance qui avait permis de libérer la France du joug nazi sans pour autant l'assujettir, un temps,  aux ambitions débridées de l'impérialisme étasunien et de ses séides.

Par René Lamertume Repris sur le Saker


 

Attaques contre la souveraineté des États-Nations

Entreprise de démolition

Le but de ce texte est de tenter de faire un lien entre des tendances fortes et, en apparence, disparates constatées sur la planète. Ce but est ambitieux et ce texte limité ne peut l’atteindre qu’au prix de simplifications.

Économie et politique

Durant des décennies, il était possible d’intégrer un fonctionnement simpliste des pays qui était le suivant : les pays et leurs sociétés progressent, s’enrichissent ; des forces se battent pour prendre le pouvoir. Dans un système binaire par exemple, tantôt une tendance prend le pouvoir, tantôt l’autre et ces forces au pouvoir tirent des revenus substantiels de leur position privilégiée. Mais il semblait que les luttes de pouvoir respectaient le consensus fondamental que le pays et la société qui l’habite devaient être en bonne santé, surtout économiquement, de manière à ce que le pouvoir puisse en tirer des revenus.

Or désormais, les affaires vont mal en occident. Aux USA même, ce qui se passe depuis 5 ans ne paraît pas respecter le schéma habituel. Sans être spécialiste de ce pays, on peut comprendre que le président élu a été empêché de gouverner pendant la durée de son mandat, et on voit même des émeutes se déclencher continuellement dans ce pays – il paraît clair que les manifestations sur le thème de racisme sont rattachées aux luttes de pouvoir dans le pays. Et la question qui vient alors à l’esprit est de savoir pourquoi la prospérité du pays elle-même semble n’avoir plus d’intérêt, pourquoi la subsistance des classes moyenne et inférieure n’est plus la préoccupation d’une partie des forces qui luttent pour le pouvoir. Le pays lui-même semble ne plus avoir d’importance. Cette situation serait favorisée par le fait qu’une grande part de l’économie est devenue virtuelle, détachée du sol du pays ou internationalisée.

Vu de notre pays, les USA sont notre avenir proche. Nous avons été arrimés de force à ce modèle de société. Un intérêt quasi unique constitué par le matérialisme et l’argent, remplace notre culture et s’impose dans notre pays. Nos « responsables » politiques subissent cette influence. Ainsi, pour qui a vécu dans notre pays depuis des décennies, il est douloureux de voir l’industrie disparaître, l’économie péricliter, la société se fermer, perdre son humanité, devenir instable, la population soumise à l’influence des médias privés dominants. Quelles que soient les difficultés rencontrées par le pays, quelle que soit la dégradation du niveau de vie général, aucun débat, aucune remise en cause n’est possible.

Dans l’épisode de la « crise sanitaire », on a vu des mesures inutiles appliquées de manière draconienne, le confinement aveugle n’a pas arrêté l’épidémie puisque les pays qui n’ont pas confiné s’en sortent mieux que nous, alors que dans le même temps, on passait à coté de moyens qui auraient pu s’avérer efficaces : absence quasi complète de tests de dépistage, interdiction d’un traitement médicamenteux, fermeture de services hospitaliers… 1. Cela au mépris de l’économie, donc de la vie que mènent les classes moyenne et inférieure. Mais, fait troublant, la baisse d’activité durant le confinement n’a pas ralenti l’enrichissement des plus riches. Nous assistons ici aussi à la déconnexion de la captation de richesses par un petit nombre, d’avec la vie de la majorité de la population dans le pays puisque, pour une part prédominante, la production industrielle a été délocalisée.

Si nous en croyons les nombreuses voix de scientifiques et de médecins qui ne sont pas invités à s’exprimer dans les médias dominants, la situation autour du virus s’apparente à une mise en scène qui installe une psychose dans la population. Cela entrave la pratique de toute activité. Par exemple, il est impossible de travailler dans des conditions normales pour les adultes – surtout ceux qui ont des petits enfants scolarisés, et qui sont tiraillés entre la nécessité de travailler et la peur de traumatiser les enfants en les menant à l’école – de professer ou de suivre un enseignement normal. Les commerces, les plus petits en particulier fonctionnent mal. Toutes ces difficultés, dont certaines tournent en tragédies, sont ignorées.

Dans ces quelques exemples, il est possible de repérer une ligne directrice qui est que le devenir d’un pays n’a plus d’importance. L’économie s’est internationalisée et les forces supranationales qui ont installé leur pouvoir ne se préoccupent pas des pays. Et il est même probable que plus les pays perdent de leur puissance et plus les forces supranationales prospèrent. Seuls les pays solides peuvent résister. Considérons le dénigrement continuel auquel la Russie doit faire face en occident. La Russie résiste depuis plusieurs décennies à une guerre économique – elle n’est pas la seule – dans laquelle l’UE, contre ses intérêts propres, est un relais efficace. Et les tensions ne font que s’accroître car la Russie, loin de se soumettre, a modifié sa constitution pour se soustraire aux forces qui prévalent aujourd’hui en occident, afin d’empêcher, tant que faire se peut, que des instances étrangères ne viennent dicter sa conduite au pays 2.

Ce qui a été proposé et imposé aux populations d’Europe comme un avenir meilleur supposé reposer sur la fusion pacifique des nations, et qui dans les faits ne se réalise absolument pas, est en fait le pompage des richesses nationales par des intérêts supra-nationaux. La situation économique et sociale des pays est passée par pertes et profits. Les structures des pays disparaissent, dissoutes par les structures supra-nationales.

Comportements individuels

Dépassons les plans politique et économique. Nous voyons constamment se développer autour de nous en occident, des modes de comportement décidés par un petit nombre de personnes sans que les peuples ne soient consultés. Et quand on feint de consulter les peuples, des « experts » sont convoqués pour nous convaincre de rester sur le chemin décidé en petit comité. Nous pouvions avoir l’impression que le transfert de compétences entre les niveaux national et supra-national concernait les sphères politique et économique, mais que dans des sociétés prétendument démocratiques, les libertés individuelles seraient préservées. Il n’en est rien. Les changements en cours concernent d’abord la vie économique, puis le contrôle de la vie politique et cela se poursuit jusque dans la sphère privée. Les forces en actions se servent donc de la décomposition des pays pour s’assurer le contrôle total des individus et mettre en place un pouvoir total 3. Il est possible de repérer cette prise de pouvoir sur les comportements et les individus dans différentes tendances développées, favorisées ou utilisées par les forces supranationales. Le rapprochement va paraître hétéroclite, mais il paraît bien exister un point commun.

Souvenons-nous que le terrorisme nous a été promis jusqu’à la fin des temps et a été un thème de mise en place de l’état d’urgence prolongé. L’immigration massive dans des pays où le chômage est endémique n’a pas de sens mais elle pousse au communautarisme et fragilise les sociétés d’accueil. Le climat est ce qu’il est, et la société humaine, dans ses différentes composantes, respecte peu la nature et pollue, mais cette situation profite aux grands groupes industriels privés. En se basant sur des arguments scientifiques encore en débats, on dicte des mode de vie à la société humaine dans son ensemble. La réorientation de la politique énergétique et industrielle, sur des bases scientifiques douteuses peut aussi avoir pour but de dicter aux collectivités et finalement aux individus des comportements définis par un petit nombre. Par exemple, au titre de la « défense du climat », on ne remet pas en cause le fait de produire à des milliers de kilomètres ce qui est consommé ici.

Considérons aussi le mouvement LGBT et demandons nous s’il ne serait pas une tentative de manipuler la société, et les personnes dans ce qu’elles ont de plus intime. Il existe en effet une différence énorme entre le fait d’accepter l’homosexualité et celui de voir des campagnes d’affichage promouvoir ce comportement, sous les yeux des enfants et des adolescents.

Mais là où le contrôle s’opère de la manière la plus spectaculaire, c’est dans le domaine de «  l’urgence sanitaire », thème inventé au début de l’année 2020 et qui ne semble jamais avoir été invoqué auparavant. Dans ce domaine, en tournant le dos à la science médicale cette fois, on oblige les individus à adopter un comportement qui les éloigne les uns des autres, dans la sphère publique et, étape inédite pour les prétendues démocraties, dans la sphère privée. Le porteur du seul virus médiatisé est considéré comme un paria. Le corps médical devient une structure de répression de la population.

États-nations

La destruction des États-nations est engagée dès que les figures politiques visibles ne sont plus sous l’autorité du peuple, mais se soumettent à des réseaux occultes de pouvoir. Les véritables décideurs ne sont pas identifiés, et donc leur responsabilité ne peut être engagée. L’État-nation est critiqué au motif qu’il serait le signe d’un comportement obsolète de repliement sur soi. En fait, l’État-nation est le rempart qui permet de défendre les richesses communes contre les intérêts privés. Nous sommes confrontés à des forces internationales qui enlèvent aux peuples leur pouvoir de décision, et qui les dirigent.

L’UE est une telle structure. Derrière les beaux discours, elle montre que des administrateurs non élus déterminent les politiques d’un continent entier 4. Les pays qui veulent défendre leurs spécificités nationales sont critiqués, sermonnés, pénalisés financièrement. Les « responsables » nationaux ne parviennent au pouvoir que lorsqu’ils démontrent leur soumission au régime dominant. Les partis dits d’opposition ne peuvent acquérir une visibilité que s’ils se soumettent et renoncent au principe de souveraineté du peuple.

Dans l’État-nation, les représentants politiques doivent rendre des comptes aux peuples qui leur ont conféré un mandat. Ils sont responsables de ce qu’ils font, bien entendu, en principe. Mais lorsque les représentants n’ont plus de compte à rendre qu’à des administrateurs étrangers, eux-mêmes sous influence, le pays et son peuple, se retrouvent sans protection 5. Dans notre pays, les représentants des forces dites de gauche ont activement participé à la trahison du peuple et de la confiance dont ils étaient dépositaires.

Conclusion

Les tensions en cours reposent donc sur trois moyens au moins : la destruction des États-nations, la délocalisation des industries et la manipulation des individus qui perdent leur libre arbitre. Le tout est dirigé à des niveaux supra-nationaux. Ainsi, les pièces du puzzle se mettent en place :

Les structures supra-nationales servent à enlever aux États-nations leur souveraineté, cela paraît évident. Les pays qui résistent sont soumis à des difficultés et chantages financiers majeurs.
•La délocalisation des moyens de production et la spéculation font que la prospérité du pays en lui-même n’a plus d’intérêt. Seuls les pays solides peuvent s’opposer aux forces supra-nationales.
•L’UE qui devait apporter la prospérité économique et sociale aux pays européens est l’outil de l’affaiblissement des pays de l’Europe et de la soumission aux forces supra-nationales.
•Les thèmes de manipulation des sociétés et des individus se succèdent, terrorisme, immigration, LGBT, lutte climatique, crise sanitaire, resserrant le filet. Le processus de destruction de l’État-nation est une étape sur le chemin qui mène au contrôle total des individus.

Nous vivons un grand cycle historique. Nous avons été placés dans un projet leurre qui permet de diriger les pays et leurs populations sans débat. Tant que nous continuerons dans cette voie, nous serons détachés du réel. Le réveil sera douloureux. L’échéance n’est peut-être plus éloignée. Nous avons, au moins pour nos enfants et nos petits enfants, la responsabilité de réagir. Les Anglais ont compris cela, même si le processus de réorientation prendra du temps.

Ainsi, le choix pour les peuples n’est plus de vouloir favoriser une politique dite de droite, ou de gauche, du centre, ou d’extrême d’un bord ou d’un autre. Ces enjeux paraissent bien dépassés, du moins provisoirement espérons-le. Le choix ne réside plus que dans la reconquête de la souveraineté du peuple ou la soumission. En effet, il est évident qu’un pays non souverain ne peut plus orienter ni sa politique économique, ni ses choix de société. Un pays non souverain est guidé à distance par des forces non identifiées ; les intérêts du pays et de son peuple n’ont plus aucun intérêt : les individus sont captifs ; le pays, aussi important soit-il, est vidé de sa substance.

René Lamertume
− Septembre 2020

Notes

1. Et on appliquait des mesures destructrices aux anciens dans les maisons de retraite. La longue série d’erreurs qui a permis au virus de nuire, sous les feux des médias, est intrigante.
2. Toutefois le fait que la Russie a suivi le mode de réaction occidental durant la crise sanitaire reste une énigme. ↩
3. Le président Loukachenko est présenté comme un dictateur. Il a refusé de mettre en place les mesures de confinement sous contrôle policier que nombre de présidents « démocrates » de l’UE, Suède exceptée, ont appliquées. Le président Loukachenko a expliqué en substance que le FMI lui a proposé des prêts à la condition que le pays soit confiné. Le président dit avoir refusé, en a fait part à la presse, et quelques temps plus tard, le pays s’est trouvé confronté à des troubles majeurs. Coïncidence.
4. Un simple coup de baguette magique européenne durant l’été 2020 a suffit pour endetter les pays de plusieurs centaines de milliards d’euros supplémentaires.
5. Les « représentants élus » sont les rouages nationaux du démantèlement des pays. En tant que personnes politiques, leur responsabilité n’est pas posée car il faudrait supposer que des juristes agressifs veuillent démontrer une qualification adéquate. Impensable.

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23 août 2020 7 23 /08 /août /2020 10:13

"Qu'en des termes choisis ces choses là sont dites". Les discours les plus courts sont toujours les meilleurs. Qui trop embrasse mal étreint.

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