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2 mai 2021 7 02 /05 /mai /2021 17:03

Michel Onfray défraye une fois de plus la chronique, son anticommunisme devient une profession de foi, une posture de choix qui lui ouvre les médias comme un véritable sésame, nous avons déjà connu de ces anarchistes qui à force de glisser sur la pente de leur haine de prédilection finissent à l'extrème droite . Nous avons connu un certain Faurisson qui à force de dire des énormités a fini par les croire et par passer sur l'autre bord, celui du négationnisme. De révisionnisme en révisionnisme, ils nous refont l'histoire avec toujours les mêmes ingrédients, l'anticommunisme et l'antisémitisme. Car tout de même oser dire ce que dit ce monsieur, à savoir que les communistes ont collaboré et qu'ils étaient antijuifs, quand on sait quelles étaient les origines de nombre d'entre eux, c'est dire qu'ils se crachaient eux-mêmes à la figure et s'autodésignaient aux nazis, mais c'est surtout blanchir Vichy et le laver de ses amalgames pourtant bien connus, relayés par ses hommes-liges, lorsque ceux-ci dénonçaient les judéo-communistes à longueur d'onde et de propagande. Gilbert Rémond

 

Lettre ouverte de Leon Landini, Président de  l’Amicale des Anciens FTP-MOI des Bataillons Carmagnole-Liberté, à l'adresse de Ardisson, Société de production de l’émission (salut les terriens) du 2 mars dernier où était invité Onfray.

Monsieur,

C’est avec retard que nous avons pris connaissance de votre émission, dans laquelle vous permettez au sieur Onfray, de vomir son anticommunisme, mettant en cause les FTP-MOI (Franc-Tireur et Partisans de la Main d’Œuvre Immigrée) et en offensant les communistes que nous sommes.

Cet individu, affirme que les communistes français (dont les FTP-MOI étaient un des bras armé) ne sont entrés en Résistance qu’après l’attaque allemande contre l’Union Soviétique et que pendant deux ans ils ont collaboré avec les nazis et qu’ils étaient anti-juifs. Et cette crapule ose ajouter : « Nous leur accorderons tout de même le bénéfice du doute sur les horreurs de la Shoah. En avaient-ils connaissance ? Les idolâtres les plus fanatisés vous diront que non …. ».

Oser prétendre, comme il l’a dit, que peu ou prou nous aurions participé à la Shoah, relève  de la diffamation. Il est intolérable que vous rendiez ces vilénies publiques et cela ne vous honore pas de permettre à cet histrion de se donner en spectacle dans votre émission.

Pendant la guerre, même les collaborateurs les plus pourris n’ont jamais  accusé les communistes et les FTP-MOI d’être anti-juifs, bien au contraire, ils nous désignaient sous l’appellation de judéo-communistes. D’après Onfray, ceux qui nieraient ses fausses révélations ne seraient que « des idolâtres les plus fanatisés ». En ce qui nous concerne, nous anciens FTP-MOI faisons partie de « ces fanatisés là » qu’il ait donc le courage de venir raconter ces saloperies dans une de nos réunions  et il pourra constater à loisir que des vieillards fanatisés de 90 ans seront encore capables de lui faire avaler ces insanités.

Il convient de rappeler, que les combattants FTP-MOI des bataillons Carmagnole-Liberté (unité que des historiens désignent aujourd’hui comme « Le fer de lance de la Résistance armée française») ont été créés à l’initiative du Parti Communiste.

Les premiers engagés dans ces unités étaient des anciens des Brigades Internationales en Espagne et la majorité des dirigeants de la M.O.I. ainsi qu’une partie de ses combattants étaient d’origine juive, comme le prouve le nom des  fusillés de l’Affiche Rouge.

Dans les cinq premiers créateurs de Carmagnole, il y avait, trois anciens des Brigades Internationales, mais tous les cinq étaient d’origine juive. Nous accuser  de porter une part de responsabilité dans la Shoah, c’est nous accuser d’avoir participé à la déportation de nos propres familles, car à la libération combien d’entre nous se sont retrouvés tout seuls, leurs familles ayant totalement disparu dans les fours crématoires d’Auschwitz

Ces affirmations sont innommables et tous les mots orduriers figurant sur les dictionnaires sont encore faibles pour dire ce que nous pensons de votre hôte parasite.

Afin que vous sachiez, afin que vous connaissiez les falsifications historiques et les vilénies que vous avez permis de rendre publiques à l’odieux Onfray, nous allons  vous démontrer par des preuves incontestables, que les communistes sont entrés les premiers en Résistance contre les nazis. Oui ! Nous disons bien les premiers ! Et ci-dessous nous allons vous le démontrer.

Voici quelques unes des prises de position et d’opérations militaires effectuées bien avant l’attaque avant l’attaque contre  l’Union Soviétique.

Commençons par le début.

Dès 1936 beaucoup de communistes Français à l’appel de leur Parti, s’engagèrent comme volontaires dans les Brigades Internationales afin de porter secours au peuple espagnol agressé par le général Franco, qui s’était insurgé contre son propre gouvernement.

Ce général renégat, était aidé dans ses combats contre la République espagnole, par les nazis et les fascistes italiens venus lui prêter main forte.

Bien des années après, le gouvernement français reconnaissait que ceux qui s’étaient engagés et battus dans les Brigades Internationales, n’avaient pas seulement combattu pour défendre la République espagnole, mais qu’ils avaient également été les premiers à  prendre les armes pour la défense de la  liberté de notre pays.

En reconnaissance des services rendus à leur Patrie, le gouvernement Français leur a attribué la  Carte de Combattant.

Le 6  Juin 1940 : Le Parti Communiste Français, charge le philosophe Georges Politzer (qui sera fusillé par les nazis) de remettre au ministre Anatole de Monzie un texte en cinq points rédigé par Benoît Frachon. Le dernier point est ainsi libellé : « Il faut armer le peuple et faire de Paris une citadelle inexpugnable ». Il s’agit en fait du premier appel à la Résistance ouverte alors que la France n’a pas encore été envahie. On retrouve l’esprit et parfois la lettre de ce texte dans les tracts clandestins qui seront plus tard diffusés par les militants communistes. (Il en existe des exemplaires au Musée de la Résistance Nationale à Champigny).

Le 16 juin 1940 Les communistes brestois constituent leur premier dépôt d’armes au Bouguen, provenant d’armes abandonnées par l’armée anglaise.

Le 17 juin 1940 : Charles Tillon, Responsable National du PCF et futur commandant en chef de tous les Francs-Tireurs et Partisans (FTP) était chargé par la direction du PCF, de réorganiser le Parti Communiste dans le Sud-ouest après les nombreuses arrestations, opérées dans les rangs de PCF.  Il lance, un véritable appel à la résistance contre le fascisme hitlérien.   Voici quelques phrases de cet appel : « Mais le peuple français ne veut pas d’esclavage, de la misère et du fascisme …. Nous sommes pour un gouvernement, rétablissant la légalité du Parti Communiste, luttant contre le fascisme hitlérien. Nous sommes le nombre nous seront la force.  Peuple des usines, des champs, des magasins et des bureaux, commerçants, artisans et intellectuels, soldats, marins et aviateurs encore sous les armes, unissez vous dans l’action ». Il s’agit bien là du premier véritable appel à la résistance contre le fascisme hitlérien lancé après l’occupation de notre pays. Il est utile d’ajouter  que des milliers de tracts reproduisant cet appel, furent distribués dans les rues de Bordeaux par des militants communistes.

En Juillet 1940 : A Nantes une famille d’instituteurs communistes nommée Leroy, à saboté une centrale électrique et participé à une distribution de tracts appelant à la Résistance.

Le 10 juillet 1940 : L’appel de Maurice Thorez et de Jacques Duclos qui déclare : « Un peuple comme le notre ne sera jamais un peuple d’esclaves ».

En août 1940 : « Dans le Nord, les communistes, Eusebio Ferrari, les frères Martel, les frères Camphin, Debarge et quelques autres incendient plusieurs véhicules de l’armée d’occupation et font sauter un train allemand ».

Le 29 septembre 1940 Le commissaire central du département, adresse un rapport au préfet de l’Aube : « Activité du Parti communiste, j’ai l’honneur de vous signaler que le Parti Communiste aurait organisé le ramassage sur tout le territoire des armes abandonnées par l’armée française pour en constituer des dépôts clandestins ».

Le 5 octobre 1940 Un rapport de Vichy fait état : «Que le communisme est devenu le symbole de l’indépendance nationale par contraste avec la résignation générale.

Octobre 1940 Le SS Sturmbahfuhrer Karl Bomelburg, chef de la Gestapo à Paris, signale à ses supérieurs le danger important auquel l’occupant est confronté : « Quoiqu’interdit le Parti Communiste est le seul des anciens Partis qui déploie encore une forte activité ».

Le 30 octobre 1940 : L’O.S. (l’Organisation Spéciale du Parti communiste) qui combattait déjà depuis quelques temps contre les occupants, a été officiellement homologuée (après la libération)  « Unité Combattante le 30 octobre 1940 » par le ministère des Armées Françaises. Ces groupes spéciaux, constitués par le PCF en 1939, pour la protection des militants communistes recherchés par la police de Vichy, étaient des hommes aguerris, beaucoup avaient servi dans les Brigades Internationales en Espagne. Parmi les premiers animateurs de l’O.S. se distingueront des hommes qui paieront de leur vie la gloire des premières opérations militaires contre l’occupant.  La liste des survivants artisans de l’O.S. est moins longue que celle des morts. Tous fusillés en 1941 et 1942.

Novembre 1940 : « Julien Hapiot, dirigeant communiste dans le Nord et Georges Capel incendient un parc automobile Allemand ».

Le 4 décembre 1940 : « Roger Landini, dirigeant des jeunesses communistes dans le Var, avec ses camarades a fait dérailler en gare de triage de Fréjus-Plage, un train chargé de produits alimentaires destinés à  Allemagne ».

Le même mois : Eusebio Ferrari et Félicien Joly font sauter un train allemand et dynamitent la génératrice et la station de Bénory-Cumichy

Le 11 décembre 1940 Au sud-est de Dijon,  les groupes de l’O.S. dirigés par Jean Mahon, Chalon et Grillot, font dérailler un train de marchandise, partant pour l’Allemagne.

Le 10 mars 1941, un groupe de l’O.S. abat trois soldats allemands au port de commerce de Brest.

Le 30 avril 1941 un sous officier allemand est abattu à Lambersart dans le Nord par le groupe de l’O.S. d’Eusebio Ferrari.

Le premier mai 1941 les groupes de l’O.S. sont dissouts et remplacé ce même jour par les FTPF et les FTP-MOI, qui eux ont officiellement été homologués « Unité Combattante »  à partir de ce premier mai 1941, par le ministère des armées.

Début mai 1941 A nouveau le groupe d’Eusebio Ferrari abat des soldats hitlériens à Lambersart.

Toujours en mai 1941 les FTP détruisent un parc à voitures allemand à Saint-Die dans les Vosges.

Fin mai début juin 1941 Déclenchement de la grande drève des mineurs.
Grève organisée par les communistes : Auguste Lecœur,  Michel Brûlé, Julien Hapiot, Charles Debarge.
Dans le Pas-de-Calais cette grève  rassemble 100 000 mineurs et prive les nazis d’une importante quantité de charbon.

Le 26 mai 1941 Dans un numéro illégal de L’HUMANITE  on peut lire : « Abat l’antisémitisme ! ».

Et ce ne sont là que quelques unes des multiples actions menées par les communistes. Ces quelques exemples démontrent  que les communistes, contrairement à ce qu’affirme Onfray n’ont pas attendu l’attaque contre l’Union Soviétique pour prendre les armes contre les nazis et les fascistes.

Au sujet de la scandaleuse calomnie à l’encontre de Guy Môquet,  voici quelques documents prouvant le contraire de ce qu’à écrit Onfray :

Le 30 mars 1939, sous le titre : « La dernière chance de la paix », Maurice Thorez, Secrétaire général du Parti Communiste Français écrit dans « l’Humanité » : « Le fascisme c’est la guerre. La marche des évènements depuis quelques années confirme absolument cette vérité première  …. Que faire devant la menace ? Sinon unir, sinon unir tous les peuples de bonne volonté et en premier lieu la  France, l’Angleterre, l’Union soviétique et par delà l’océan les Etats-Unis d’Amérique ? ».  Ces phrases furent déterminantes dans l’attitude à avoir pour tous les communistes, Il fallait s’unir et combattre le fascisme.

Guy Môquet, son père député communiste fut arrêté en octobre 1939.  Cette arrestation est un évènement marquant qui renforce  l’ardeur militante de Guy.

Avec l’occupation de Paris et l’instauration du gouvernement de Vichy, Guy  déploie une grande activité pour coller des « papillons » et distribuer des tracts qui reflètent la ligne politique de son Parti. La ligne étant celle qu’avait définie par Maurice Thorez et Jacques Duclos, il fallait se battre contre le nazisme et le fascisme et ses vils serviteurs du gouvernement de Vichy

Les diffamations du répugnant Onfray prouvent que Guy Môquet et ses camarades ne pouvaient qu’avoir appliquer les directives de la direction de leur Parti et prétendre autre chose comme il le fait,  relève de la salissure volontaire d’une des figures les plus emblématiques de la résistance française.

Notre lettre aura eu entre autre comme tâche de vous démontrer qu’Onfray n’est qu’un vulgaire falsificateur et que par ses calomnies il porte atteinte à tout le monde de la Résistance. Vous devriez à l’avenir choisir un peu mieux les personnes que vous présentez car nous sommes contraints de penser que vous partagez leurs avis en les présentant avec tant d’égards.

Conclusion : Onfray n’est qu’un salopard. Cela n’est pas une insulte mais une constatation.

Salopard, la définition de ce mot donnée par le dictionnaire Larousse est la suivante : « Salopard – Individu sans scrupule qui agit envers autrui d’une façon ignoble ».

          Léon Landini

Officier de la Légion d’Honneur – Médaille de la Résistance – Grand Mutilé de Guerre (suite aux tortures endurées pendant son internement) membre du Comité d’Honneur du Musée de la Résistance Nationale de Champigny.

 

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2 février 2021 2 02 /02 /février /2021 14:27

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22 janvier 2021 5 22 /01 /janvier /2021 16:30
Gloire au 17ième

A Béziers, le 18 juin 1907, les soldats du 17ème Régiment d’infanterie (les pioupious) refusent de tirer sur une manifestation de vignerons et mettent la crosse en l’air. Gaston Monthéus en a fait une chanson du patrimoine des luttes sociales


 

Légitime était votre colère,
Le refus était en grande foi.
On ne doit pas tuer ses père et mère,
Pour les grands qui sont au pouvoir.
Soldats, votre conscience est nette,
On ne se tue pas entre français ;
Refusant de rougir vos baïonnettes
Petits soldats, oui, vous avez bien fait.

Refrain
Salut, salut à vous,
Braves soldats du 17e
 ! Salut, braves pioupious,
Chacun vous admire et vous aime !
Salut, salut à vous,
A votre geste magnifique !
Vous auriez, en tirant sur nous,
Assassiné la République.

Comme les autres, vous aimez la France,
J’en suis sûr ; même vous l’aimez bien ;
Mais sous votre pantalon garance
Vous êtes restés des citoyens.
La patrie c’est d’abord sa mère,
Celle qui vous a donné le sein ;
Il vaut mieux même aller aux galères

Crosses en l’air - par Alain Raynal (Huma)

 

Béziers. Vendredi matin, 21 juin 1907. Il est environ cinq heures. « Caporal sapeur en tête, sapeurs, tambours, clairons, musique et compagnie, au signal d’“en avant”, la musique joue l’Internationale et crosse en l’air nous gravissons l’avenue d’Agde (…). La foule qui nous suit grossit de plus en plus. À notre arrivée devant la mairie elle envahit toute la place. Nous exigeons que le drapeau de la mairie soit cravaté de noir, puisque le sang a coulé à Narbonne. De là, nous allons camper sur les allées Paul-Riquet devant le théâtre… »

Ainsi témoigne le caporal Joseph-Marius Fondecave, l’un des 589 soldats en rébellion du 17e régiment d’infanterie. Ouvrier électricien né à Béziers le 11 juillet 1884, il est considéré comme l’un des principaux meneurs. Cet acte courageux et exceptionnel de mutinerie dans l’armée française s’inscrit durablement dans la conscience du mouvement progressiste et républicain. Montéhus immortalise ces «  braves pioupious  » en composant le célèbre Gloire  au 17e.

La révolte des pioupious intervient à l’apogée du soulèvement populaire qui gagne, de Nîmes à Perpignan, tout le Midi viticole. À la mévente durable du vin, se greffent la misère de tout un pays et une grave crise sociale.

Depuis le début du mois de mars, des centaines de milliers de personnes – entre 500 000 et 600 000, le 9 juin à Montpellier – se rassemblent chaque dimanche dans une ville différente. La grève de l’impôt est proclamée. Par centaines, les municipalités démissionnent. Clemenceau reste sourd aux «  cris des gueux  » languedociens. Il choisit de réprimer. Vingt-sept régiments, plus de 25 000 fantassins et 8 000 cavaliers occupent les villes. Des émeutes éclatent. La crise atteint son paroxysme les 19, 20 et 21 juin, après l’arrestation des principaux leaders viticoles. Six manifestants, dont cinq pour la seule journée du 20, tombent à Narbonne sous le feu des militaires.

Pour réprimer, les autorités ne font guère confiance aux soldats de ces régiments à recrutement local qui entretiennent souvent des liens familiaux et solidaires avec la population. Ceux du 17e sont à 80 % originaires de Béziers et des alentours. Beaucoup sont fils de vignerons ou vignerons eux-mêmes. Dans ce sud profondément républicain, les idées socialistes gagnent du terrain.

Repérés pour leur propension à chanter l’Internationale, les troupiers du pays restent pleinement solidaires de la révolte vigneronne. Quelques jours plus tôt, les soldats du 100e d’infanterie de Narbonne s’étaient installés sur le mur de la caserne pour saluer les manifestants. L’état-major décide d’éloigner de Béziers les soldats du 17e.

Le 18 juin au soir, ils partent à pied pour Agde, distante d’une vingtaine de kilomètres. La population tente de s’opposer à ce départ. Les gendarmes interviennent. Le jeudi 20 juin, dans Narbonne assiégée, cinq manifestants dont une jeune fille de vingt ans meurent sous les balles. Des nouvelles dramatiques parviennent aux oreilles des pioupious. Ils craignent que la répression frappe la population et leurs amis de Béziers. Dans la soirée, ils refusent de rejoindre le cantonnement. Ils prennent une poudrière d’assaut.

L’un des mutins, François-Joseph Rabat, raconte  : «  La mutinerie partit du couvent où étaient cantonnés les 1er et 2e bataillons, qui se dirigèrent vers la caserne Mirabel. Il y avait des civils mélangés aux soldats, aucun officier. Cela commençait à barder. Le plus spectaculaire fut quand la grosse poutre qui servait pour l’exercice fut enlevée pour attaquer les portes de la poudrière. Alors les caisses de munitions furent portées au milieu de la cour. Il y en avait qui faisaient la distribution, d’autres se servaient.  » Crosses en l’air, les mutins quittent Agde vers 23 heures, direction Béziers.

Sur les allées Paul-Riquet, des conciliabules se prolongent toute la journée du 21 juin entre les soldats, des membres du comité viticole, la hiérarchie militaire et le sous-préfet. Dans l’après-midi, un message attribué au président du Conseil – il sera ultérieurement révélé qu’il n’a jamais été signé par Clemenceau – assure que les mutins ne seront pas individuellement punis s’ils regagnent la caserne. Les soldats acceptent.

Trois jours plus tard, après avoir été regroupés dans un bataillon d’épreuve, ils sont embarqués vers la Tunisie. Destination Gafsa, 250 kilomètres à l’intérieur du désert.

Une rumeur tenace veut que ces pioupious aient été volontairement massacrés en 1914-1918. Les historiens réfutent aujourd’hui cette thèse. Affectés à d’autres régiments, ils ont été victimes de «  la grande boucherie de 14-18  » dans les mêmes proportions que les autres jeunes soldats.

La révolte de ces mutins de la République reste riche d’enseignements. Pour Jean Jaurès  : «  Elle est pour tous les hommes de pensée libre et de droite conscience une leçon salutaire qui portera ses fruits.  » Quant à Joseph Fondecave, il souligne dans son témoignage  : «  Nous aurons du moins montré au monde qu’il y a encore des soldats qui ne sont pas les assassins de la classe ouvrière.  »

Alors que tout le Midi viticole se soulève au printemps 1907, les conscrits du 17e régiment d’infanterie, natifs du pays et solidaires de la population locale, se mutinent. 


Une révolte qui a profondément marqué les consciences. Témoignages et bibliographie. L’ensemble des témoignages recueillis des mutins du 17e régiment de Béziers sont reproduits dans l’ouvrage 
de Rémy Pech et Jules Maurin 1907, les mutins 
de la République. La révolte du Midi viticole – La rumeur 
de Béziers, réédité en mars 2013 aux Éditions Privat. Celui de Joseph Fondecave a aussi été publié dans l’Humanité datée du 19 juin 2007. À lire également  : 1907-2007  :

les vendanges de la colère, d’Alain Raynal, Christophe Deroubaix et Gérard Le Puill, éditions Au Diable Vauvert-l’Humanité (2007).

Alain Raynal
Mercredi, 14 Août, 2013


 

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2 janvier 2021 6 02 /01 /janvier /2021 11:05
L'avis Tranchant d'Alain Tranchant

 

Depuis son Institut marseillais, le professeur Raoult vient d'accorder un long entretien au quotidien sénégalais "Le Soleil", "des échanges qui marquent une vie", selon l'un des participants. L'intégralité de cette interview a été reproduite sur "France Soir". Elle révèle l'homme, sa personnalité, son désintéressement ("je n'aime pas l'argent, je ne regarde que les résultats que j'obtiens tous les jours"), son investissement personnel total dans la lutte contre la pandémie et au service des malades.

Si le directeur de l'IHU Méditerranée Infection se déclare "insensible à tous les mouvements de ses détracteurs", les attaques en règle qu'il a subies depuis des mois laissent cependant des traces dans l'opinion. Je dédie par conséquent ces quatre vérités aux anti-Raoult par principe, aux personnes qui ont été abusées par le dénigrement médiatique et "confraternel" dont il a été l'objet, à Jean Castex qui a avoué à l'Assemblée nationale son ignorance d'un traitement contre la Covid-19, au Président Macron qui n'a pas été au bout de la logique de son déplacement à Marseille en avril dernier. 
 

1. L'hydroxychloroquine, solution contre la Covid-19

"Cela fait 25 à 35 ans que Didier Raoult prescrit cette molécule "pour traiter d'autres maladies infectieuses, c'est un médicament anodin qui ne soigne pas que le paludisme". Il a d'ailleurs été "le traitement de référence lors du premier SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère)".

Outre que le Plaquénil était en vente libre dans nos pharmacies jusqu'en janvier 2020, la preuve irréfutable de la sécurité du médicament nous vient d'Afrique où "tout le monde en a consommé (...). Donc, si c'était un poison mortel, il aurait fait beaucoup de ravages". Et, non seulement le médicament n'est pas dangereux, mais il guérit. Le bilan provisoire de la pandémie à Marseille le démontre : 350 000 tests réalisés, révélant 17 à 18 000 cas positifs. "Nous avons traité plus de 10 000 personnes avec l'hydroxychloroquine, et eu les taux de mortalité les plus bas au monde". Avec un taux de 1 pour 1 000, "il n'y a nulle part au monde une mortalité pareille".

Sur les 13 000 patients soignés dans l'IHU, 1 800 ont fait l'objet d'une hospitalisation, et deux décès seulement sont intervenus. C'est la raison pour laquelle le professeur Raoult n'entend pas "changer pour essayer et obtenir hypothétiquement quelque chose qui donnerait de meilleurs résultats". Et voilà pourquoi, à ce niveau de mortalité qui ne bouleverse pas l'espérance de vie, "rien ne justifie que les trois quarts de la population soient terrifiés".

Dix mois de lutte contre la maladie apportent une grande leçon : "Si les malades de la Covid-19 sont pris en charge très tôt, on a une mortalité très faible (...) ; on évite les formes graves, l'essoufflement apparaît juste avant la détresse respiratoire". Et une consécration internationale : désormais, "179 études attestent d'une efficacité significative de 80 % de l'hydroxychloroquine sur la Covid-19. C'est donc énorme !" En effet !

2. Le diagnostic, faiblesse des pays occidentaux

"Il n'est pas indiqué de s'affoler", et "il faut toujours surveiller". Ce sont les maîtres-mots du professeur Raoult. Hélas ! "les pays qui n'ont pas l'habitude des maladies infectieuses s'affolent (...) et la pandémie a été gérée dans les pays occidentaux comme si elle n'était pas une maladie infectieuse contagieuse".

"En Occident, poursuit-il, à chaque nouveau problème il faut une nouvelle réponse souvent motivée par d'énormes enjeux financiers. C'est ce que j'ai essayé d'expliquer au plus haut niveau. On a sous-estimé l'hydroxychloroquine parce que les gens sont arrogants". Il est regrettable que le recyclage des anciennes molécules ne soit "pas compatible avec l'économie actuelle".

Dans l'actuel modèle occidental, "ce sont les industries qui font les essais", alors qu'à l'IHU existent "toutes les technologies et l'équipement pour faire nos recherches en toute indépendance". Il y a là, certainement, un vrai thème de réflexion pour demain.

3. Le soin, supériorité de l'Afrique et de la Chine

"Si beaucoup de pays africains s'en sortent mieux que certains pays développés qui ont plus d'équipements et de ressources humaines", c'est que "le soin, la prise en charge directe des gens" sont "restés au coeur de l'Afrique". 

Par opposition, "dans certains pays européens, nous sommes arrivés à un moment où on disait aux gens : "N'allez pas voir votre médecin !" Pour Didier Raoult, "c'est une remise en cause de l'histoire de l'humanité (...). Penser qu'on pouvait soigner cette maladie en se passant des médecins, ce n'est pas possible, c'est une erreur !"

Alors que l'on considérait en France que "puisqu'il n'y a pas de nouveaux médicaments, il faut être prudent, il faut attendre", les Chinois et les Africains faisaient un autre choix : "prendre ce qui est à leur portée pour soigner les malades".

Au total, le Sénégal "peut être fier de la manière dont il a géré cette crise sanitaire". 

Commentaire personnel : et si on pouvait en dire autant de la France ? Et si le protocole marseillais avait été appliqué dans l'ensemble de l'Hexagone ? Quel motif de fierté, et de foi en l'avenir, pour le peuple français !

4. Le vaccin, antidote à la faillite des économies occidentales

L'analyse du professeur Raoult ne souffre malheureusement pas de contestation : "Le monde est en état de panique économique. Donc, pour sauver l'économie, il faut un vaccin".

Deux types de vaccins existent. "Le premier ressemble à celui utilisé contre la grippe". Le second "est plus aventureux. On n'a pas d'expérience sur ce type de vaccin. C'est le vaccin de messager avec de l'Arn". Et nous n'avons ni "l'expérience de ce produit sur un million de personnes", ni "une idée exacte de leur degré d'efficacité". Il sera "beaucoup plus facile de se faire une opinion" sur ce produit si les Américains parviennent à réaliser leur programme de "vaccination de 100 millions de personnes".

En attendant, le professeur relève une contradiction flagrante. Pour ce nouveau type de vaccin qui comporte "des inconnues", on dit à la population concernée par la vaccination : "vous ne risquez rien". Alors que pour l'hydroxychloroquine, "molécule connue il y a plus de 70 ans, on disait aux gens de ne pas l'utiliser parce que les effets indésirables étaient inconnus". "C'est étrange !", observe -t-il. 

L'alternative est simple. Ou bien, "on perçoit la Covid-19 comme un risque qui mettra en faillite tous les pays développés", et la vaccination s'impose "en prenant les risques que les vaccinés développent des effets secondaires". Ou bien, on veut bien admettre que "la maladie ne tue que ceux qui ont plus de 90 ans", et alors "est-ce que cela justifie que nous prenions le risque de vacciner la population ?"

Parce que "les virus à Arn (comme la Covid-19) mutent 100 fois plus que les virus Adn" et qu'ils produisent "de multiples épidémies", le professeur Raoult est d'"avis" qu'il convient de "préparer un vaccin avec plusieurs souches différentes".

Conclusion, toute personnelle encore. Le président de la République et son gouvernement ayant délibérément écarté toutes stratégie nationale de traitement de la maladie (aucune consigne des Agences régionales de santé aux médecins généralistes), leur politique de santé tient en une formule : "quoi qu'il en coûte", vacciner. Et, si le peuple français n'obtempère pas, alors - n'en doutons pas ! - viendra le temps du passeport vaccinal, c'est-à-dire des activités et des lieux réservés aux personnes vaccinées.

Ainsi, la vaccination, qui n'est pas obligatoire en droit, le deviendrait en fait.

 

 

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7 novembre 2020 6 07 /11 /novembre /2020 16:27

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30 septembre 2020 3 30 /09 /septembre /2020 09:32
Note de JF: Un réquisitoire que je partage sans la moindre réserve, qui n'épargne ni la CGT ni le PCF, des autres je n'attendais rien depuis longtemps à l'exception de rares individualités restées fidèles à l'esprit du conseil national de la résistance qui avait permis de libérer la France du joug nazi sans pour autant l'assujettir, un temps,  aux ambitions débridées de l'impérialisme étasunien et de ses séides.

Par René Lamertume Repris sur le Saker


 

Attaques contre la souveraineté des États-Nations

Entreprise de démolition

Le but de ce texte est de tenter de faire un lien entre des tendances fortes et, en apparence, disparates constatées sur la planète. Ce but est ambitieux et ce texte limité ne peut l’atteindre qu’au prix de simplifications.

Économie et politique

Durant des décennies, il était possible d’intégrer un fonctionnement simpliste des pays qui était le suivant : les pays et leurs sociétés progressent, s’enrichissent ; des forces se battent pour prendre le pouvoir. Dans un système binaire par exemple, tantôt une tendance prend le pouvoir, tantôt l’autre et ces forces au pouvoir tirent des revenus substantiels de leur position privilégiée. Mais il semblait que les luttes de pouvoir respectaient le consensus fondamental que le pays et la société qui l’habite devaient être en bonne santé, surtout économiquement, de manière à ce que le pouvoir puisse en tirer des revenus.

Or désormais, les affaires vont mal en occident. Aux USA même, ce qui se passe depuis 5 ans ne paraît pas respecter le schéma habituel. Sans être spécialiste de ce pays, on peut comprendre que le président élu a été empêché de gouverner pendant la durée de son mandat, et on voit même des émeutes se déclencher continuellement dans ce pays – il paraît clair que les manifestations sur le thème de racisme sont rattachées aux luttes de pouvoir dans le pays. Et la question qui vient alors à l’esprit est de savoir pourquoi la prospérité du pays elle-même semble n’avoir plus d’intérêt, pourquoi la subsistance des classes moyenne et inférieure n’est plus la préoccupation d’une partie des forces qui luttent pour le pouvoir. Le pays lui-même semble ne plus avoir d’importance. Cette situation serait favorisée par le fait qu’une grande part de l’économie est devenue virtuelle, détachée du sol du pays ou internationalisée.

Vu de notre pays, les USA sont notre avenir proche. Nous avons été arrimés de force à ce modèle de société. Un intérêt quasi unique constitué par le matérialisme et l’argent, remplace notre culture et s’impose dans notre pays. Nos « responsables » politiques subissent cette influence. Ainsi, pour qui a vécu dans notre pays depuis des décennies, il est douloureux de voir l’industrie disparaître, l’économie péricliter, la société se fermer, perdre son humanité, devenir instable, la population soumise à l’influence des médias privés dominants. Quelles que soient les difficultés rencontrées par le pays, quelle que soit la dégradation du niveau de vie général, aucun débat, aucune remise en cause n’est possible.

Dans l’épisode de la « crise sanitaire », on a vu des mesures inutiles appliquées de manière draconienne, le confinement aveugle n’a pas arrêté l’épidémie puisque les pays qui n’ont pas confiné s’en sortent mieux que nous, alors que dans le même temps, on passait à coté de moyens qui auraient pu s’avérer efficaces : absence quasi complète de tests de dépistage, interdiction d’un traitement médicamenteux, fermeture de services hospitaliers… 1. Cela au mépris de l’économie, donc de la vie que mènent les classes moyenne et inférieure. Mais, fait troublant, la baisse d’activité durant le confinement n’a pas ralenti l’enrichissement des plus riches. Nous assistons ici aussi à la déconnexion de la captation de richesses par un petit nombre, d’avec la vie de la majorité de la population dans le pays puisque, pour une part prédominante, la production industrielle a été délocalisée.

Si nous en croyons les nombreuses voix de scientifiques et de médecins qui ne sont pas invités à s’exprimer dans les médias dominants, la situation autour du virus s’apparente à une mise en scène qui installe une psychose dans la population. Cela entrave la pratique de toute activité. Par exemple, il est impossible de travailler dans des conditions normales pour les adultes – surtout ceux qui ont des petits enfants scolarisés, et qui sont tiraillés entre la nécessité de travailler et la peur de traumatiser les enfants en les menant à l’école – de professer ou de suivre un enseignement normal. Les commerces, les plus petits en particulier fonctionnent mal. Toutes ces difficultés, dont certaines tournent en tragédies, sont ignorées.

Dans ces quelques exemples, il est possible de repérer une ligne directrice qui est que le devenir d’un pays n’a plus d’importance. L’économie s’est internationalisée et les forces supranationales qui ont installé leur pouvoir ne se préoccupent pas des pays. Et il est même probable que plus les pays perdent de leur puissance et plus les forces supranationales prospèrent. Seuls les pays solides peuvent résister. Considérons le dénigrement continuel auquel la Russie doit faire face en occident. La Russie résiste depuis plusieurs décennies à une guerre économique – elle n’est pas la seule – dans laquelle l’UE, contre ses intérêts propres, est un relais efficace. Et les tensions ne font que s’accroître car la Russie, loin de se soumettre, a modifié sa constitution pour se soustraire aux forces qui prévalent aujourd’hui en occident, afin d’empêcher, tant que faire se peut, que des instances étrangères ne viennent dicter sa conduite au pays 2.

Ce qui a été proposé et imposé aux populations d’Europe comme un avenir meilleur supposé reposer sur la fusion pacifique des nations, et qui dans les faits ne se réalise absolument pas, est en fait le pompage des richesses nationales par des intérêts supra-nationaux. La situation économique et sociale des pays est passée par pertes et profits. Les structures des pays disparaissent, dissoutes par les structures supra-nationales.

Comportements individuels

Dépassons les plans politique et économique. Nous voyons constamment se développer autour de nous en occident, des modes de comportement décidés par un petit nombre de personnes sans que les peuples ne soient consultés. Et quand on feint de consulter les peuples, des « experts » sont convoqués pour nous convaincre de rester sur le chemin décidé en petit comité. Nous pouvions avoir l’impression que le transfert de compétences entre les niveaux national et supra-national concernait les sphères politique et économique, mais que dans des sociétés prétendument démocratiques, les libertés individuelles seraient préservées. Il n’en est rien. Les changements en cours concernent d’abord la vie économique, puis le contrôle de la vie politique et cela se poursuit jusque dans la sphère privée. Les forces en actions se servent donc de la décomposition des pays pour s’assurer le contrôle total des individus et mettre en place un pouvoir total 3. Il est possible de repérer cette prise de pouvoir sur les comportements et les individus dans différentes tendances développées, favorisées ou utilisées par les forces supranationales. Le rapprochement va paraître hétéroclite, mais il paraît bien exister un point commun.

Souvenons-nous que le terrorisme nous a été promis jusqu’à la fin des temps et a été un thème de mise en place de l’état d’urgence prolongé. L’immigration massive dans des pays où le chômage est endémique n’a pas de sens mais elle pousse au communautarisme et fragilise les sociétés d’accueil. Le climat est ce qu’il est, et la société humaine, dans ses différentes composantes, respecte peu la nature et pollue, mais cette situation profite aux grands groupes industriels privés. En se basant sur des arguments scientifiques encore en débats, on dicte des mode de vie à la société humaine dans son ensemble. La réorientation de la politique énergétique et industrielle, sur des bases scientifiques douteuses peut aussi avoir pour but de dicter aux collectivités et finalement aux individus des comportements définis par un petit nombre. Par exemple, au titre de la « défense du climat », on ne remet pas en cause le fait de produire à des milliers de kilomètres ce qui est consommé ici.

Considérons aussi le mouvement LGBT et demandons nous s’il ne serait pas une tentative de manipuler la société, et les personnes dans ce qu’elles ont de plus intime. Il existe en effet une différence énorme entre le fait d’accepter l’homosexualité et celui de voir des campagnes d’affichage promouvoir ce comportement, sous les yeux des enfants et des adolescents.

Mais là où le contrôle s’opère de la manière la plus spectaculaire, c’est dans le domaine de «  l’urgence sanitaire », thème inventé au début de l’année 2020 et qui ne semble jamais avoir été invoqué auparavant. Dans ce domaine, en tournant le dos à la science médicale cette fois, on oblige les individus à adopter un comportement qui les éloigne les uns des autres, dans la sphère publique et, étape inédite pour les prétendues démocraties, dans la sphère privée. Le porteur du seul virus médiatisé est considéré comme un paria. Le corps médical devient une structure de répression de la population.

États-nations

La destruction des États-nations est engagée dès que les figures politiques visibles ne sont plus sous l’autorité du peuple, mais se soumettent à des réseaux occultes de pouvoir. Les véritables décideurs ne sont pas identifiés, et donc leur responsabilité ne peut être engagée. L’État-nation est critiqué au motif qu’il serait le signe d’un comportement obsolète de repliement sur soi. En fait, l’État-nation est le rempart qui permet de défendre les richesses communes contre les intérêts privés. Nous sommes confrontés à des forces internationales qui enlèvent aux peuples leur pouvoir de décision, et qui les dirigent.

L’UE est une telle structure. Derrière les beaux discours, elle montre que des administrateurs non élus déterminent les politiques d’un continent entier 4. Les pays qui veulent défendre leurs spécificités nationales sont critiqués, sermonnés, pénalisés financièrement. Les « responsables » nationaux ne parviennent au pouvoir que lorsqu’ils démontrent leur soumission au régime dominant. Les partis dits d’opposition ne peuvent acquérir une visibilité que s’ils se soumettent et renoncent au principe de souveraineté du peuple.

Dans l’État-nation, les représentants politiques doivent rendre des comptes aux peuples qui leur ont conféré un mandat. Ils sont responsables de ce qu’ils font, bien entendu, en principe. Mais lorsque les représentants n’ont plus de compte à rendre qu’à des administrateurs étrangers, eux-mêmes sous influence, le pays et son peuple, se retrouvent sans protection 5. Dans notre pays, les représentants des forces dites de gauche ont activement participé à la trahison du peuple et de la confiance dont ils étaient dépositaires.

Conclusion

Les tensions en cours reposent donc sur trois moyens au moins : la destruction des États-nations, la délocalisation des industries et la manipulation des individus qui perdent leur libre arbitre. Le tout est dirigé à des niveaux supra-nationaux. Ainsi, les pièces du puzzle se mettent en place :

Les structures supra-nationales servent à enlever aux États-nations leur souveraineté, cela paraît évident. Les pays qui résistent sont soumis à des difficultés et chantages financiers majeurs.
•La délocalisation des moyens de production et la spéculation font que la prospérité du pays en lui-même n’a plus d’intérêt. Seuls les pays solides peuvent s’opposer aux forces supra-nationales.
•L’UE qui devait apporter la prospérité économique et sociale aux pays européens est l’outil de l’affaiblissement des pays de l’Europe et de la soumission aux forces supra-nationales.
•Les thèmes de manipulation des sociétés et des individus se succèdent, terrorisme, immigration, LGBT, lutte climatique, crise sanitaire, resserrant le filet. Le processus de destruction de l’État-nation est une étape sur le chemin qui mène au contrôle total des individus.

Nous vivons un grand cycle historique. Nous avons été placés dans un projet leurre qui permet de diriger les pays et leurs populations sans débat. Tant que nous continuerons dans cette voie, nous serons détachés du réel. Le réveil sera douloureux. L’échéance n’est peut-être plus éloignée. Nous avons, au moins pour nos enfants et nos petits enfants, la responsabilité de réagir. Les Anglais ont compris cela, même si le processus de réorientation prendra du temps.

Ainsi, le choix pour les peuples n’est plus de vouloir favoriser une politique dite de droite, ou de gauche, du centre, ou d’extrême d’un bord ou d’un autre. Ces enjeux paraissent bien dépassés, du moins provisoirement espérons-le. Le choix ne réside plus que dans la reconquête de la souveraineté du peuple ou la soumission. En effet, il est évident qu’un pays non souverain ne peut plus orienter ni sa politique économique, ni ses choix de société. Un pays non souverain est guidé à distance par des forces non identifiées ; les intérêts du pays et de son peuple n’ont plus aucun intérêt : les individus sont captifs ; le pays, aussi important soit-il, est vidé de sa substance.

René Lamertume
− Septembre 2020

Notes

1. Et on appliquait des mesures destructrices aux anciens dans les maisons de retraite. La longue série d’erreurs qui a permis au virus de nuire, sous les feux des médias, est intrigante.
2. Toutefois le fait que la Russie a suivi le mode de réaction occidental durant la crise sanitaire reste une énigme. ↩
3. Le président Loukachenko est présenté comme un dictateur. Il a refusé de mettre en place les mesures de confinement sous contrôle policier que nombre de présidents « démocrates » de l’UE, Suède exceptée, ont appliquées. Le président Loukachenko a expliqué en substance que le FMI lui a proposé des prêts à la condition que le pays soit confiné. Le président dit avoir refusé, en a fait part à la presse, et quelques temps plus tard, le pays s’est trouvé confronté à des troubles majeurs. Coïncidence.
4. Un simple coup de baguette magique européenne durant l’été 2020 a suffit pour endetter les pays de plusieurs centaines de milliards d’euros supplémentaires.
5. Les « représentants élus » sont les rouages nationaux du démantèlement des pays. En tant que personnes politiques, leur responsabilité n’est pas posée car il faudrait supposer que des juristes agressifs veuillent démontrer une qualification adéquate. Impensable.

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23 août 2020 7 23 /08 /août /2020 10:13

"Qu'en des termes choisis ces choses là sont dites". Les discours les plus courts sont toujours les meilleurs. Qui trop embrasse mal étreint.

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15 août 2020 6 15 /08 /août /2020 13:38

Analyse fin juillet 2020

https://youtu.be/y9L35uUSf_0

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15 août 2020 6 15 /08 /août /2020 09:32

Au delà des élucubrations des politiques et de pseudos conseillers scientifiques les chiffres officiels accompagnés de la méthodologies à l'adresse suivante 

https://insee.fr/fr/statistiques/4487861?sommaire=4487854

Il n'y a donc pas péril en la demeure. tout le reste n'est qu'enfumage.

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3 août 2020 1 03 /08 /août /2020 08:58
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7 juillet 2020 2 07 /07 /juillet /2020 13:02

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26 juin 2020 5 26 /06 /juin /2020 19:31

Ce texte, rédigé pour partie avant le premier tour et transmise aux sites des différents candidats pourrait être intitulé « Le changement ce n’est pas la continuité » car c'est bien ce qu'il adviendra quelle que soit l'équipe gagnante .

 

Echanges avec madame le maire.

Madame le Maire vous savez comme moi que le compte rendu d'une séance d'un conseil municipal doit être publié et accessible huit jours  après la séance point de départ des recours contre les décisions prises qui à défaut sont exécutoire sous deux mois. Or aujourd'hui 21 mars 2020 la mairie est fermée jusqu'à nouvel avis, le compte rendu et les délibérations ne sont pas portées sur le site de la commune et par conséquent téléchargeables. Cette situation est en contradiction avec la réglementation en vigueur qui à ce jour selon les informations dont je dispose ne semble pas avoir été suspendue: 

Par conséquent je vous prie de bien vouloir vous mettre en conformité avec l'Article L311-9

L'accès aux documents administratifs s'exerce, au choix du demandeur et dans la limite des possibilités techniques de l'administration :

1° Par consultation gratuite sur place, sauf si la préservation du document ne le permet pas ;

2° Sous réserve que la reproduction ne nuise pas à la conservation du document, par la délivrance d'une copie sur un support identique à celui utilisé par l'administration ou compatible avec celui-ci et aux frais du demandeur, sans que ces frais puissent excéder le coût de cette reproduction, dans des conditions prévues par décret ;

3° Par courrier électronique et sans frais lorsque le document est disponible sous forme électronique ;

4° Par publication des informations en ligne, à moins que les documents ne soient communicables qu'à l'intéressé en application de l'article L. 311-6.

Je vous remercie par avance de votre obligeance en étant stupéfait que vos concurrents n'aient pas jugé utile de soulever ce point de droit. Jack Freychet

Réponse de madame le maire

Le 21/03/2020 à 13:38, T Leroux a écrit :

Monsieur Freychet 

Le compte rendu du conseil et les délibérations ont été affichés dès mardi matin. Il est vrai qu’il n a pas été publié sur le site, l’agent en charge du site étant à risque je ne veux pas qu’elle sorte. Je verrai avec la société avec laquelle nous travaillons à ce que ce soit fait lundi. 

Je vous souhaite un bon WE

T. Leroux 

Envoyé de mon iPhone

Commentaires de JF :

Il apparaît qu’aucun des candidats à la succession de l’actuelle majorité municipale ne se soit senti concerné par ce point de droit qui constitue un des vestiges de la démocratie locale, pas plus d’ailleurs de l’érosion des moyens financiers des collectivités territoriales et de la tentative d’harmonisation par le bas des systèmes de retraite ce qui laisse mal augurer de ce que sera le mandat suivant. Il en est ainsi de tous les grands sujets d’actualité qu’ils soient locaux, régionaux ou nationaux.

Rien sur les mesures de confinement décidées autoritairement par le gouvernement, un président élu pour faire barrage à l’extrême droite mais qui s’est approprié ses pratiques traditionnelles, avalisées par le parlement (députés et sénateurs) au prétexte mensonger de protéger la population de contamination par le corona virus alors qu’il s’agit de l’étaler dans le temps pour deux raisons essentielles :

D’abord pour masquer le délabrement de notre système hospitalier, auquel les gouvernements successifs ont contribué, incapable de faire face par insuffisance des structures de prise en charge et de réanimation après les dizaines de milliers de suppressions de lits ces 40 ou 50 dernières années ( 14000 ces 6 dernières années) et la suppression des personnels soignants tout en donnant de maigres subsides à un système ambulatoire de jour, aujourd’hui mis en veilleuse mais incapable de pallier les insuffisances .

En France l’armée est appelée à la rescousse, là ou les suppressions de lits ont été les plus importantes En Italie ce sont les cubains et les chinois.

Rien à l’ instant où j’écris ces quelques lignes pour effectuer une détection de masse et mettre en œuvre des thérapies qui ont fait preuve de leur efficacité en Chine, en Corée telles l’association d’anti viraux pour réduire le nombre de contaminés et d’antibiotiques spécifiques pour traiter et prévenir les complications.

Ensuite pour tester les degrés de crédulité et de soumission des populations de l’ex pays des droits de l’Homme et du Citoyen ce qui laisse présager de nouvelles tentatives de remise en cause des résidus de nos acquis démocratiques si l’opinion ne réagit pas majoritairement.

Les politiques toutes tendances confondues sont au dessus de ça, nombre de scientifiques également vous de même, les suiveurs comme les têtes de listes. Vous n’êtes que spectateurs indifférents et par conséquent passifs de ce qui se déroule autour de vous et qui se retournera contre les plus âgés de nos concitoyens, ceux atteints et de polypathologies, condamnés à une lente asphyxie faute de respirateurs avant que les ampoules euthanasiantes qu’il est envisagé de livrer dans les pharmacies soient utilisées pour abréger leur calvaire.

J’ajoute, ce mardi 24 mars 2020, à 10 h46 que madame le maire n’a pas tenu son engagement. Le compte rendu et les délibérations adoptées lors du dernier conseil ne sont toujours pas sur le site de la commune ; La raison invoquée est fallacieuse car toute personne autorisée peut intervenir à distance sur le site n’est-ce pas monsieur Fraysse ?

Finalement tout vient à point pour qui sait attendre la mise en ligne du CRS 5 (Compte Rendu Succinct) a été faite quelques heures plus tard

Texte intégral : https://www.villiers-sur-orge.fr/IMG/pdf/CRS_CM_20200311.pdf

Commentaires JF :

Seul le procès verbal exhaustif permet de prendre connaissance des arguments avancées par les différents protagonistes, ce n’est pas le cas d’un compte d’un compte rendu succinct qui peut néanmoins, pour qui sait décoder, être révélateur des positions des uns et des autres.

Le PV de la séance précédente a été adopté à la majorité après des échanges à fleurets mouchetés (abstention J. SIMONS et G. FRAYSSE)

Sur le débat d’orientation budgétaire et la réforme de la taxe d’habitation :

Selon le rapport de madame le maire la suppression de cette taxe sera compensée «à l’euro près », a promis l’exécutif ( le gouvernement) . Il est prévu de puiser dans la part des recettes issues de la taxe sur le foncier bâti, soit environ 15 milliards d’euros annuels, revenant jusqu’ici aux Départements. Ceux-ci se verront reverser une partie de la taxe sur la valeur ajoutée.

On sait que les promesses des exécutifs ne sont que poudre aux yeux. Le tableau présenté par madame le maire, publié préalablement dans le bulletin municipal de septembre 2019, concernant l’érosion de la DGF de 2008 à 2019 en témoigne. Par ailleurs Le transfert de 15 milliards d’euros des Départements vers les collectivités locales et EPCI , à moins de constituer une perte totale ou partielle, devront être compensés par une augmentation de la TVA qui pèsera sur le pouvoir d’achat des salaires , retraites et pensions à laquelle les villiéraines et les villiérains n’échapperont pas…tout en étant par ailleurs contraints d’honorer le remboursement des gaspillages « anti coronarien » de Macron, de ses équipes et de faire face à la décroissance économique programmée en cours dont il est responsable .

Sur les délibérations :

Contrairement à ce qui est écrit dans le CRS le DOB ne nécessite pas une délibération ; les présents et représentés en ont simplement pris acte à l’unanimité, par contre les délibérations (4-5-6-7-9) ont été adoptées à l’unanimité, y compris par J Simons candidat sur la liste de madame Crueize.

Celle, n° 8, relative à l’application des dernières dispositions du RIFSEEP ne l’a été qu’à la majorité.

Les colistiers de Fraysse, P. WITTERKERTH; I. LAFAYE se sont abstenus, ce qui constitue un mauvais présage pour la cohésion du groupe, dans l’hypothèse ou il deviendrait majoritaire après le second tour. Monsieur Fraysse , prétextant ne pas avoir été suffisamment informé a voté contre.

Pourtant cette réforme du régime indemnitaire des agents des collectivités territoriales avait été initiée en 2016 sous la présidence Hollande, Valls était premier ministre, Macron piaffait dans son paddock. En 4 années il avait largement eu le loisir d’en prendre connaissance d’autant que ce n’est pas la première fois que le sujet est traité en conseil à Villiers sur Orge. En quelques clics il aurait pu découvrir que c’est un système d’indemnisation et d’avancement à la gueule de client. Que les emplois saisonniers annoncés, entre autres, n’y auront pas accès.

Compte tenu de votes exprimés lors de ce dernier conseil il est évident que ce qui sépare les tenants et les aspirants à le devenir est de l’épaisseur d’une feuille de papier à cigarettes. Financièrement la marge de manœuvres est infime pour ne pas écrire inexistante. Rien ne les différencie sur le fond, reste la forme pour apprendre aux plus démunis à bien se tenir devant une assiette vide. Ce n’est pas ça le changement, c’est la continuité.

Tous ceux et celles qui pourraient en douter trouveront confirmation de mes assertions sur les comptes rendus, voire les procès verbaux, en particulier des séances des conseils municipaux de 2008 à 2014, qui m’avaient poussé à m’autonomiser, en matière de vote, du groupe des élus « renouveau solidaire à Gauche », Président de liste G Fraysse, avec lequel j’avais de nombreux désaccords.

Notez également que je ne peux non plus cautionner les intrusions du maire de Sainte Geneviève des Bois, président de l’agglo et du sénateur socialiste Leonhardt , qui ont fait le lit de Macron, dans une campagne électorale qui ne concerne que les Villiéraines et les Villiérains. En outre avez-vous croisé l’un de ces tristes sires voire un (e) seul(e) des candidat (e) s à cette élection municipale lors d’une manifestation des Gilets jaunes ?

A la veille du second tour, après le retrait de madame Leroux, deux listes sont en présence et ratissent large, à un point tel qu'il devient difficile pour un observateur non averti de détermine quels sont ls options politiques des uns et des autres qui vous assurent la main sur le cœur qu'ils n'ont d'autre objectif que de faire « moins pire que leur adversaire »

Monsieur Dhondt, le bétonneur, conduit un rassemblement à vocation droitière, Monsieur Fraysse, l'utopiste, symbolise la fausse gauche l'un et l'autre sont dans la mouvance macronienne, aucun des grands problème de l'heure n'a été abordé, pas plus les manipulations médiatiques gouvernementales qui nous incitent à capituler en rase campagne devant les exigences du capital privé qui licencie à tour de bras pour ensuite réinvestir dans des pays dont la main d' oeuvre est plus docile et à coût moindre pour ne nous laisser qu'à compenser au travers des impôts sur le revenus du travail, et autres taxes, le montant des aides octroyées aux entreprise en difficultés au prétexte fallacieux de la crise sanitaire alors qu'elles sont la conséquences de la gestion désastreuses de la gestion de notre économie depuis des décennies sous les mandatures successives de Mitterand qui avait jugé utile de quitter Vichy en 1943 après les défaites de la Werhmacht devant Moscou puis à Stalingrad afin de se refaire une virginité, de Chirac qui avait néanmoins conservé quelques accents gaulliens, puis Sarkosy, Hollande...

Par conséquent je n'irai pas voter dimanche 28 juin, ni même en faire le simulacre, que chacun agisse en son âme et conscience et en assume les conséquences.

Ce texte n'épuise pas le sujet. Loin s'en faut !

Freychet J.

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17 juin 2020 3 17 /06 /juin /2020 10:39
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11 juin 2020 4 11 /06 /juin /2020 10:36

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7 juin 2020 7 07 /06 /juin /2020 12:22

pour soutenir le plan Macron-Merkel.

 

Cinq organisations syndicales françaises dont la CGT, et la Confédération des syndicats allemands (DGB) ont publié, le 20 mai, un texte commun. Son propos explicite et avoué est de soutenir l’initiative commune du président français et de la chancelière allemande pour une « relance » européenne.

Les directions syndicales n’ont vraiment pas perdu de temps : moins de quarante-huit heures après la conférence de presse conjointe d’Emmanuel Macron et d’Angela Merkel, elles exhortent à « emboîter le pas » à la proposition franco-allemande, tout en revendiquant plus d’intégration et donc moins de souveraineté. Simultanément, les organisations patronales allemande, italienne et française se sont exprimées de manière tout à fait convergente. Bel unanimisme !

« Emboîter le pas »… l’expression est savoureuse. Et sur le fond, l’événement est inédit. Certes, depuis deux décennies, le cousinage avec des centrales d’obédience sociale-démocrate au sein de la Confédération européenne des syndicats (CES) a profondément transformé l’idéologie qui prévaut au sein de la direction confédérale de la CGT. Jusqu’à présent cependant, celle-ci n’était jamais allée jusqu’à donner un satisfecit aux deux grands défenseurs des travailleurs qui siègent respectivement à l’Elysée et à la chancellerie fédérale.

Le texte ne se contente pas d’un soutien. Il appelle à aller plus loin dans la voie conjointe et indissociable : encore plus d’Europe, et encore plus de « vert ». Il y a quinze ans tout juste, la direction confédérale de la CGT essuyait un cinglant désaveu quand le Comité Confédéral National se positionnait clairement pour rejeter le projet de traité constitutionnel. Aujourd’hui, les dirigeants confédéraux récidivent, en pire : ils n’hésitent pas à marteler que « seule une réponse européenne ambitieuse » pourra faire repartir la croissance.

D’abord, une telle affirmation apparaît comme farfelue au regard de l’expérience de ces dernières années la zone euro, avec l’austérité qui en est indissociable, a eu les pires résultats au monde. Du reste, sa politique de restrictions et de rentabilité à tout prix en matière de santé n’est pas étrangère aux dramatiques conséquences de l’épidémie de Covid 19 et au désastre de sa gestion. Cela a d’ailleurs conduit des pays comme l’Italie à faire appel, avec succès, à la solidarité de Cuba, de la Russie et de la Chine.

D’autre part et surtout, les dirigeants européens, et la Commission européenne en particulier, définissent désormais comme priorité numéro un leur « Pacte vert », qui vise ouvertement une « transition écologique ». Est explicitement visée l’industrie « carbonée » : l’automobile, la construction aéronautique (ainsi que le transport aérien), mais aussi les raffineries et la sidérurgie sont en première ligne.

Au nom d’un « verdissement » que réclament de plus en plus d’appels patronaux et de médias dominants, il s’agit de se débarrasser des secteurs qui rassemblent bien souvent la classe ouvrière aux traditions de luttes les plus ancrées. La liquidation des mineurs avait joué un rôle précurseur. Du reste, le président de la confédération européenne des syndicats industriels IndustriAll, le syndicaliste belge Luc Triangle, signalait que ledit Pacte vert allait menacer pas moins d’onze millions d’emplois, précisant qu’il n’évoquait là que les emplois directs. Pourtant, IndustriAll est partie prenante de la CES, et donc insoupçonnable d’être climato-sceptique…

Dans le « monde d’après » dont essayent de nous faire rêver les élites dirigeantes, patronales, politiques, syndicales et médiatiques, il est peu probable que les millions de futurs chômeurs se recasent tous comme auxiliaire de vie, comme designer de sites Web, voire comme techniciens d’isolation des bâtiments.

On notera enfin que parmi les axes de Bruxelles dans le cadre de la « transition écologique » figure la proposition de « rendre à la nature » (sic !) 10% des surfaces agricoles. On a bien lu : à l’heure où des centaines de millions d’êtres humains souffrent de la faim, la Commission ose sans trembler suggérer de diminuer les surfaces à cultiver – au nom de la « biodiversité » !

Et que dire de la désignation de Black Rock comme expert « social et environnemental » de la Commission européenne ? Premier gestionnaire de fonds mondial, la firme US administre 7 000 milliards de dollars d’actifs. Elle a fortement inspiré Macron dans sa réforme des retraites.

Mais qu’importe : pour les organisations signataires du texte « cinq + un », on « ne doit rien délaisser des ambitions affichées avec le ‘Green Deal’ », appellation officielle du « Paquet vert » de Bruxelles ainsi officiellement désigné dans la langue du pays qui vient de dire adieu à l’UE…

Curieusement, si les signataires saluent l’initiative Merkel-Macron, ils restent discrets sur son contenu exact. Il faut donc le préciser : Paris et Berlin proposent que l’UE emprunte 500 milliards sur les marchés financiers. Puis répartisse cette somme entre les pays bénéficiaires en fonction de leurs difficultés économiques et sanitaires (Italie, Espagne…). Quant au remboursement de cette somme et des intérêts, il sera à la charge des pays les plus « riches ». Autrement dit de l’Allemagne… et de la France – détail sur lequel le maître de l’Elysée ne s’est pas étendu.

Pour ce dernier comme pour sa collègue de Berlin, cela doit être ainsi fait « au nom de la solidarité » vis-à-vis des pays du sud, et c’est sans doute cet affichage qui séduit les dirigeants syndicaux. Tout syndicaliste digne de ce nom devrait pourtant savoir qu’il n’est de solidarité que de lutte.

La réalité – et nul ne s’en cache vraiment – c’est qu’à Paris et à Berlin, on s’inquiète pour l’avenir de la zone euro. Car la crise provoquée par des années d’austérité, et qui risque de tourner au carnage social et industriel dans les mois qui viennent, menace de creuser encore plus le fossé entre les différents pays de la monnaie unique. Les dirigeants français, et plus encore allemands, doivent donc jouer les pompiers pour sauver une zone euro menacée par l’éclatement. Une stratégie dans l’intérêt bien compris de la classe possédante qu’ils défendent, et au détriment de tous les peuples d’Europe, au nord comme au sud.

Pour bien comprendre l’empressement des syndicalistes dont la CGT courant à la rescousse du duo franco-allemand, il faut avoir en tête que la Commission européenne présente son propre plan le 27 mai, et que celui-ci sera ensuite discuté par les chefs d’Etat et de gouvernement des vingt-sept pays membres de l’UE (notamment lors d’un sommet les 18 et 19 juin).

Quatre pays en particulier rechignent à être les dindons de la farce de la (pseudo)-solidarité, et sont de ce fait accusés de « radinerie » par d’autres dirigeants européens (dont l’ancien banquier de chez Rothschild). Non pas tant parce qu’ils seraient des défenseurs du peuple, mais parce que leurs électeurs sont les plus réticents à se sacrifier « au nom de l’Europe ». En l’occurrence : les Pays-Bas, l’Autriche, le Danemark et la Suède.

Ces deux derniers pays ont comme particularité d’être dirigés par des sociaux-démocrates, très liés à leurs syndicats nationaux selon la tradition scandinave. Or ni les syndicalistes danois, ni leurs camarades suédois ne sont enthousiastes pour que les travailleurs de ces pays payent les pots cassés des drames italiens, espagnols et, à nouveau, grecs causés par les politiques communautaires.

On peut raisonnablement penser qu’au sein de la « grande coalition » qui gouverne l’Allemagne, les sociaux-démocrates se soient donc vu demander de tenter de convaincre leurs petits camarades scandinaves. Parallèlement, le DGB allemand pourrait bien avoir mobilisé ses homologues français pour tenter de faire pression, à travers le texte commun, sur les confédérations suédoise, danoise – et autres. Avec l’aide décisive de Laurent Berger, à la fois leader de la CFDT et président de la CES.

Il revient donc aux syndiqués CGT de décider si la direction confédérale était fondée à s’embarquer dans cette galère.

Des milliers et des milliers de militants CGT ont, depuis plus d’un siècle, employé leur énergie, déployé intelligence et courage, et parfois donné leur vie en liant le combat pour défendre les intérêts de classe et la souveraineté du pays.

Face à la classe dominante qui réussit aujourd’hui à marquer des points en étendant son emprise idéologique, la meilleure manière d’être fidèle aux générations qui ont fait la CGT est de poursuivre ce double combat.

Jean-Pierre Page, ancien responsable du département international de la CGT

Pierre Lévy, journaliste, ancien responsable CGT au sein d’un groupe de la métallurgie

le 31 mai 2020

Front Syndical de Classe

 

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5 juin 2020 5 05 /06 /juin /2020 07:46

Faisant partie de la commission qui conseillera Emmanuel Macron sur les grands défis économiques de l'après-crise, le directeur de la Toulouse School of Economics, Christian Gollier, estime nécessaire de «donner une seconde chance» à la taxe carbone dont la réévaluation avait été suspendue face aux manifestations des Gilets jaunes.

Gelée dans le contexte des manifestations des Gilets jaunes qui ont débuté le 17 novembre 2018, la taxe carbone semble refaire surface et pourrait repartir à la hausse. L’idée est notamment défendue par le directeur de la Toulouse School of Economics, Christian Gollier, qui est membre de la commission des 26 économistes devant conseiller Emmanuel Macron sur les grands défis économiques de l'après-crise.

«Je pense qu'il faut lui donner une seconde chance», a-t-il déclaré sur BFM Business ce 1er juin.

Il a toutefois précisé qu’il était nécessaire d'adapter la taxe carbone «aux informations nouvelles qui sont apparues, notamment l'importance cruciale d'avoir un système d'incitations qui soit compatible avec la réduction des inégalités», soit de ne pas léser les intérêts des Gilets jaunes.

«La taxe carbone a cet avantage de pouvoir générer des recettes fiscales supplémentaires qui peuvent être distribuées […] vers les agents économiques qui sont les plus vulnérables», a expliqué Christian Gollier.

Surtout, a-t-il encore faire remarquer, il importe d’«empêcher certains agents économiques d'être exemptés de cette taxe», car cette exemption avait constitué l’un «des éléments moteurs de la crise des Gilets jaunes».

En effet, les automobilistes devaient payer la taxe carbone, alors que les avions ou les taxis en étaient exemptés.

La taxe

Mise en place en France en 2014, la taxe carbone sur les énergies fossiles, comme le gaz, le pétrole et leurs dérivés qui émettent beaucoup de CO2, se montait à sept euros par tonne de CO2 et a été réévaluée chaque année pour arriver à 44,60 euros en 2018. Elle est payée par les entreprises et les particuliers, mais comprend des exemptions, notamment pour les secteurs aérien ou maritime.

Face aux protestations des Gilets jaunes, le gouvernement avait annulé la hausse prévue au 1er janvier 2019, la taxe restant ainsi inchangée. La France, qui veut atteindre la neutralité carbone en 2050, devrait faire monter la taxe à 90 euros la tonne en 2020 puis l'augmenter à 775 euros en 2050, avait précédemment rappelé l’AFP.

La Commission européenne souhaite pour sa part étendre le système d'échanges de quotas d'émission de CO2 au secteur maritime et réduire le nombre de quotas alloués gratuitement aux compagnies aériennes, avait fait savoir le quotidien Les Échos.

Note de JF: il va falloir honorer la facture qui ne repose sur aucune réelle justification.

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