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17 avril 2008 4 17 /04 /avril /2008 19:43

Extrait

…Amnesty International reconnaît que le gouvernement chinois a le droit et le devoir de défendre les personnes et les biens contre les actes de violence, et elle déplore les attaques à fondement raciste qui ont eu lieu.
Le droit international requiert cependant des autorités qu’elles réagissent à ces violences en ayant recours à des méthodes qui respectent les droits humains les plus élémentaires, et qu’elles se conforment aux principes de nécessité et de proportionnalité lorsqu’elles ont recours à la force…
http://www.amnesty.fr/index.php/amnesty/s_informer/actualites/la_situation_au_tibet

...

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15 avril 2008 2 15 /04 /avril /2008 08:48

Le Tibet est-il moins libre aujourd’hui  qu’il ne l’était lors de l’attribution des jeux olympiques ? Evidemment non alors pourquoi ce tapage médiatique ?

La première des choses lorsque un tel dossier arrive sur le devant de la scène est de s’informer. Le net est  assez vaste, des témoins oculaires existent pour qu’un esprit critique puisse tenter de démêler la part du vrai et du faux et par  conséquent  de déceler les tentatives de  manipulations.

Il est aujourd’hui communément admis que l’Irak n’avait plus d’armes de destructions massives avant la dernière guerre du golfe ce qui n’excuse en rien les crimes de Saddam Hussein, le bras armé de l’occident qui partage la responsabilité du gazage d’un village Kurde contre les Iraniens,

Il est également aisé de vérifier, à condition de s’en donner la peine, que l’éclatement de l’ex Yougoslavie a été provoqué par des ingérences occidentales, allemandes et Etasuniennes en particulier, que d’autres ont tolérées, et que si atrocités il y eut elles furent largement partagées par les belligérants. Nous savons maintenant que Kouchner et Izetbegovic ont avoué avoir menti dans l’affaire des prétendus camps d’extermination serbes. La yougoslavie était un obstacle vers l’est, elle devait disparaître.

On sait que sous couvert d’apporter la liberté au Nicaragua les Etats-Unis ont armés les Contras avec l’argent de la drogue, bombardé les centres de santé et les coopératives pour chasser les Sandinistes, qu’en Colombie ils soutiennent un régime qui a fait assassiner 4000  des FARC qui avaient déposé les armes pour s’insérer dans la vie politique de leur pays les survivants n’ayant d’autre alternative que la mort ou le retour dans la jungle.

Est-il besoin de rappeler les cadavres sortis de la morgue à Timisoara pour faire accroire qu’il s’agissait d’un massacre. On pourrait multiplier les exemples presque à l’infini : En Afghanistan avant l’arrivée des talibans armés par les Etats-Unis la femme commençait à s’émanciper, elle porte aujourd’hui le tchador ; en Irak, elle avait un statut,  la guerre s’enlise  les catholiques sont assassinés ou contraints à l’exil. C’est la pax América.

Questions subsidiaires : Qui a provoqué la disparition des régimes progressistes au moyen orient, en Egypte, en Iran, en Syrie…Qui a cautionné les centaines de milliers d’assassinats de communistes et de progressistes indonésiens sinon les mêmes… qui fait obstacle à la mise en œuvre des résolutions de l’ONU en Palestine ? Qui a utilisé la bombe atomique alors que le Japon était à genoux ? Qui fait subir un embargo à Cuba  qui est le pays d’Amérique du sud ou les droits de l’homme sont les mieux respectés (sic Amnesty international), et qui obtient en matière d’éducation et de santé des résultat supérieurs à ceux des etats Unis.

Plus près de nous qui a laissé faire le génocide Rwandais ?

Evitons les appréciations hâtives, Eltsine bradant à l’encan les entreprises publiques et les ressources naturelles de son pays était qualifié de démocrate, Poutine tentant de mettre au pas les oligarques qui se les étaient appropriées pour une bouchée de pain serait un dictateur. Tout n’est pas blanc ou noir, bon ou mauvais.

En toutes circonstances, avant d’analyser, d’absoudre ou de condamner il convient de s’en tenir aux faits, passés, plus récents car qui ne sait d’où il vient ni ou il est, ne peut savoir ou aller ni même ou placer ses pas. J’avoue que la lecture de tout ce fatras d’opinions souvent partisanes, y compris et surtout de la part de prétendus historiens, qui devraient tendre vers plus d’objectivité au lieu de se livrer à un bourrage de crâne avec leurs vérités révélées. Quels mauvais pédagogues ! L’Histoire est décidemment une discipline sinistrées dans le pays de France.

Il m’a donc fallu me rabattre sur le témoignage oral du  voyageur et rechercher sur Internet.

Qui veut savoir le peut. Prétendre que les religieux sont persécutés aujourd’hui en Chine est une hérésie. Au Tibet les temples ont été remis en état ou reconstruits, le nombre de moines, qui ne sont pas cloîtrés, témoigne de la vitalité du Bouddhisme. Dans les écoles l’enseignement est bilingue, les tibétains bénéficient, comme les autres minorités ethniques d’une sorte de discrimination positive lors des examens, ils peuvent avoir plusieurs enfants, les Hans un seul.

 Par contre subsistent des inégalité dues au retard de développement qui s’enracinent dans l’arriération de la société  féodale qui a régit les rapports « sociaux » jusqu’au dernier tiers du siècle dernier sous l’égide du Dalaï Lama avec le soutien de la CIA. Elles commencent à s’estomper mais il y a encore aujourd’hui des nostalgique de cette période bénie pour les riches dont la plupart ont migré et constituent le fer de lance de la contestation antichinoise et sont mobilisés, avec leurs descendants, pour une possible restauration de leurs  privilèges.

 La Chine n’est pas un parangon de démocratie (Au fait et l’Arabie Saoudite !), rien n’y est parfait. Echappons –nous à la règle alors qu’à chaque échéance électorale nous nous laissons berner par des promesses électorales jamais tenues et que par ailleurs, dans notre pays, les droits les plus fondamentaux de l’Hommes se réduisent comme peau de chagrin : Droits à la santé, à l’éducation, à un logement décent, à un emploi correctement rémunéré, remise en cause des retraites, reconduites à la frontière, que beaucoup ne subsistent qu’avec la  soupe populaire... Dans tous ces domaines nous régressons, la Chine progresse, elle accumule, capitaux et savoirs faire, il suffit de consulter les statistiques du PNUD pour s’en convaincre. Elle fait en quelque sorte ses trente glorieuses, elle est l’usine du monde elle tend à devenir son bureau d’étude, elle n’est pas la seule en Asie qui ne nous  laissera sur le court terme, que quelques strapontins sur les échiquiers politique et économiques mondiaux ce que les dirigeants occidentaux et les transnationales ne peuvent supporter c’est pourtant  la loi du marché qu'ils vénèrent quand il leur est favorable, celle du profit le plus grand dans le laps de temps le plus court .

Certains rétorqueront, l’argent n’a pas d’odeur, le profit qu’il soit Chinois, asiatique ou occidental, c’est du pareil au même. Si ce n’était que ça, pourquoi tenter de déstabiliser le régime Chinois, de l’affaiblir par un morcellement de son territoire ? La lutte des classes passe  par là aussi, les puissants de ce monde le savent, les Bobos leur emboîtent le pas la gauche française à de rares individualités près  l’a oublié ou s’en voile la face.

La raison en est simple et  saute aux yeux de qui ne se prend pas pour le nombril de l’univers.

Financiers et capitalistes, leurs représentant dans les gouvernements, constatent que de jour en jour une part de gâteau plus importante leur échappe car   si la Chine a adopté un mode de développement mixte de type keynésien 40% privé, 60 % public, la pénétration des capitaux étrangers est très faible, moins de 5% et contrôlée de même. C’est là ou le bât blesse. Pour pénétrer ce marché, en pleine expansion il faut casser ce carcan comme on casse chez nous les acquis sociaux issus du Programme du Conseil National de la Résistance. L’exemple pourrait faire tache d’encre, toutes les  manipulations sont bonnes pour tenter d’y mettre un terme.

Qu’on ne se méprenne pas. Je ne prétend en aucune façon que la Chine s’est engagée dans la voie royale qui mène droit au socialisme. La commune de Paris a survécu quelques semaines, le régime  soviétique 70 ans (à l’échelle de l’Humanité c’est infinitésimal) faute d’avoir été à même de se renouveler. Que deviendra le régime Chinois, se laissera-t-il rattraper et dépasser par  le capital qu’il accumule, nul ne le sait, une chose est certaine cette expérience sera riche des enseignements retirés des erreurs commises, d’autres suivront pour peu que la guerre des étoiles préparée par les Etats-Unis nous en laisse le loisir.

 A Lhassa, en ce mois de mars 2008, des émeutiers ont lapidés, lacérés avec des couteaux de bouchers, brûlé vives cinq jeunes filles, tués vingt deux personnes appartenant aux communautés Han et Hui, fallait-il leur laisser le champ libre et leur tresser des couronnes de laurier ? Faillait-il laisser s’installer le désordre, les guerres civile et religieuse ?

Par ailleurs, laïc convaincu et militant, je reconnais aux autres les droits qu’ils sont prêts à octroyer au mécréant que je suis mais de grâce laissons au Dalaï Lama et à ses disciples le domaine de compétence qui est le leur car un régime de type confessionnel ne peut être au mieux que condescendant à l’égard de ceux qui ne  sont pas de même obédience ou athées.

pour en savoir plus sur le Tibet et l'état de l'opinion:

http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2008-03-28%2006:21:41&log=invites.

 

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11 avril 2008 5 11 /04 /avril /2008 09:50

Flash-back. Eté 92, guerre en Bosnie. Bernard Kouchner et ses « Médecins du monde » diffusent dans la presse et sur les murs de Paris une pub, frappante et coûteuse. La photo - montage présente des « prisonniers » d'un camp serbe en Bosnie. Derrière des barbelés. Kouchner y accole l'image d'un mirador d'Auschwitz. Son texte accuse les Serbes d' « exécutions en masse ».

Info ou intox ? Intox, reconnaît Kouchner douze ans plus tard. Son récent livre autopublicitaire, Les guerriers de la paix, relate une entrevue avec Izetbegovic (le dirigeant nationaliste musulman au pouvoir à l'époque à Sarajevo), sur son lit de mort :

- Kouchner : C'étaient d'horribles lieux, mais on n'y exterminait pas systématiquement. Le saviez-vous ?
- Izetbegovic : Oui. L'affirmation était fausse. Il n'y avait pas de camp d'extermination quelle que fût l'horreur des lieux. Je pensais que mes révélations pourraient précipiter les bombardements.

Ce média mensonge a effectivement fait basculer l'opinion vers le soutien aux bombardements. Toute la presse occidentale l'avait diffusé massivement. Mais le récent démenti a été passé sous silence. Le public ne peut savoir qu'il a été roulé.

Le demi-aveu de Kouchner et ce silence médiatique posent des questions cruciales :


1° Kouchner savait-il bien plus tôt ?: Oui. Dès 1993, un journaliste de France 2, Jacques Merlino, révélait la supercherie dans un bouquin au titre éloquent « Toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire ». Il y interviewait le directeur de Ruder Finn, agence US de relations publiques. Lequel, très fier, avouait avoir monté de toutes pièces la campagne des « camps d'extermination...

Pour en savoir plus

http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2005-03-28%2019:13:34&log=articles


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5 avril 2008 6 05 /04 /avril /2008 11:24

Qui ne souscrirait à l’appel lancé, par les ministres des affaires étrangères de l’Union Européenne, pour la préservation de la langue, de la culture, de la religion et des traditions Tibétaines, s’il ne s’agissait que de cela.

Mais pour ce qui concerne les traditions il conviendrait de préciser s’il s’agit d’en revenir à la société féodale et  au servage des années 40 du siècle dernier sous l’égide du Dalaï Lama ou d’aller vers une société plus avancée.

 A voir et entendre les réactions des gouvernements occidentaux, tempérées seulement par la crainte de perdre des parts de marché en Chine, je  crois plutôt qu’il s’agit d’une provocation, de type néo colonial destinée à affaiblir cette puissance émergente, jusqu’à la faire éclater, car elle devient, grâce au poids que lui confère un niveau de croissance élevé, un obstacle à l’hégémonie Etats-unienne, donc capitaliste, sur l’économie mondiale.

 Mais que s’est-il donc réellement passé au Tibet ? A lire l’Humanité je n’ai pu le savoir, et pourtant quelques clics sur Internet voire la lecture du Parisien permettent d’en découvrir beaucoup sur le sujet.

" …De jeunes Tibétains déchaînés ont caillassé et battu des Chinois et ont mis le feu à des boutiques, avant que l'armée ne restaure le calme à Lhassa, la capitale du Tibet, ont raconté des touristes qui arrivaient de la région himalayenne."

«C'était une explosion de colère des Tibétains contre les Chinois et les musulmans», a rapporté à l'AFP John Kenwood, un Canadien de 19 ans qui a décrit des scènes d'une violence extrême. » Le Parisien d’après l’AFP 18 mars 2008.

Ces émeutes allaient faire une vingtaine de morts, dont cinq jeunes filles brûlées vives, un quartier musulman était dévasté. Fallait-il laisser le champ libre ?

Pour en savoir plus : http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2008-03-28%2014:10:11&log=invites

 Que Bush en appelle à la modération contre ces émeutiers, qui servent sa politique, on pourrait comprendre, que Marie George Buffet adopte un discours voisin m’inciterait plutôt à penser que la direction PCF du a perdu tout sens commun à moins qu’elle ne soit infiltrée par la CIA qui depuis des décennies est de toutes les manipulations médiatiques. Souvenons –nous de Timisoara et des cadavres exhibés sortis de la morgue, des armes de destruction massive de Saddam Hussein, de la casse des centres de santé et des coopératives au Nicaragua, de l’anticommunisme primaire...

 Dès le 13 janvier 1947, George R. Merrel, chargé d’affaires américain à New Delhi, écrivait au Président américain Truman pour attirer son attention sur l’ « importance stratégique inestimable » de la région toit du monde : « Le Tibet peut donc être considéré comme un bastion contre l’expansion du communisme en Asie ou du moins comme une île de conservatisme dans un océan de bouleversement politique ». De plus – ajoute le diplomate américain – il ne faut pas oublier que « le haut plateau tibétain […] en ces temps de guerre de missiles peut s’avérer le territoire le plus important de toute l’Asie ».

 http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2008-04-02%2023:07:29&log=lautrehistoire

 Les dirigeants Etats-uniens ont décidemment de la suite dans les idées, à les laisser faire nous avancerions  inéluctablement vers la troisième conflagration mondiale.

La chine n’est certes pas un parangon de démocratie, elle n’a pas, d’ailleurs, l’outrecuidance de le prétendre, mais elle avance dans ce domaine comme dans beaucoup d’autres alors que nous régressons. Proportionnellement, elle compte cinq fois moins de prisonniers que les Etats-Unis qui s’autoproclament champions de la liberté... d’exploiter sans frontières, par la force des armes de destructions massives que ses dirigeants tournent vers la Russie, sous le fallacieux prétexte Iranien, et la Chine, ennemie déclarée.

 

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17 février 2008 7 17 /02 /février /2008 19:21

                              

                                          
La scolarisation ordinaire pour tous est inadaptée, voire dangereuse
Pour des réponses adaptées aux besoins spécifiques de chacun

 

LETTRE de l’HSERA A M. NICOLAS SARKOZY
Président de la République

 

Monsieur le Président,

Pour une société digne de ce nom, il n’est pas de plus grave question que celle des jeunes, handicapés ou en très grande difficulté ; parce que ce sont des enfants ou des adolescents parmi les plus fragiles, parce qu’ils nous renvoient l’image de notre propre vulnérabilité et mesurent le degré de justice et de solidarité de notre pays.

Chacun d’entre eux a le droit d’être regardé comme un membre à part entière de la société et celui de recevoir une réponse adaptée à ses besoins spécifiques. La seule manière de concilier cette double nécessité est une réponse élaborée au cas par cas, avec la famille, ouverte vers les autres, mise en oeuvre par des professionnels qualifiés qui connaissent le jeune, ses problèmes, et qui ont les moyens d’accompagner au plus près son évolution.

Il est certain que, de ce point de vue, notre société n’a pas atteint un niveau idéal ; mais au fil du temps, elle a su bâtir des solutions efficaces d’accompagnements, d’éducation et de soins, parce que basées sur une collaboration entre parents, médecins, professionnels médicosociaux et enseignants de l’Education Nationale.

Ces mesures sont nécessairement individuelles et donc multiples.

Elles peuvent consister en soins accompagnant une scolarisation dans une classe ordinaire, si celle-ci est possible et profitable à l’enfant ou l’adolescent ; dans d’autres situations, on peut envisager la complémentarité d’un service de soins et d’une intégration scolaire progressive dans une classe adaptée ; sinon, une prise en charge complète dans un établissement spécialisé, mais ouvert vers l’extérieur, peut se révéler être la meilleure indication. Toutes ces solutions existent ; elles sont irremplaçables.

Il est aussi incontestable que leurs moyens de fonctionnement doivent être assurés et que beaucoup d’entre elles mériteraient d’être développées. Ainsi, Monsieur le Président, vous ne pouvez ignorer que 47 500 places adaptées en établissements et services devraient être créées ; au moins 4 000 jeunes parmi les plus en difficulté, ne trouvant aucune place dans notre pays, sont actuellement pris en charge en Belgique. Vous savez aussi que de nombreuses structures pour adultes handicapés n’ont plus de personnel qualifié.

La fréquentation de l’école peut favoriser l’émulation et le dépassement de soi, tout comme la présence d’un enfant handicapé peut modifier le regard des condisciples valides et, espérons le, des adultes de demain. Mais, la confrontation à des camarades inscrits dans le milieu ordinaire peut aussi provoquer un sentiment d’échec et la perte de confiance en soi. Nous l’avons dit, chaque cas est particulier, chaque réponse doit être mesurée.

Aucune réponse adaptée ne peut venir d’une obligation faite à tous.

Dès lors, comment pourrait-il devenir possible de décréter qu’un enfant, présentant une déficience mentale assez sévère ou de graves troubles de la personnalité, profiterait automatiquement de son inclusion dans une classe ordinaire ? Les pathologies qui entravent l’évolution de ces jeunes touchent précisément à des capacités qui sont à la base même de toute scolarisation. Que peuvent faire pour eux des enseignants, malgré l’aide que tentent de leur apporter des auxiliaires en situation précaire, sans formation ni qualification ? Ils ne sauraient en aucun cas, ni les uns ni les autres, remplacer les professionnels spécialisés pour des soins adaptés.

En abandonnant ces enfants et adolescents à leur handicap et à leur échec, on renforce leur discrimination, on réduit leurs perspectives de progrès et d’autonomie.

Pour les jeunes présentant des troubles sensoriels ou moteurs, nous devons constater que leur inclusion au sein de l’école ordinaire aboutit concrètement à ce que l’on restreigne les moyens humains, matériels et financiers des classes spécialisées, et à fragiliser les liens que celles-ci avaient édifiés avec les centres de soin. Cela, alors que près de 1 500 classes spécialisées ont été fermées ces dix dernières années et que, depuis vingt ans, plus de 14 000 postes d’enseignants spécialisés ont été supprimés.

Pourrait-on accepter que l’on réserve les structures actuellement existantes aux seuls jeunes les plus lourdement handicapés, ceux pour qui l’inclusion à l’école ordinaire paraîtrait par trop insensée ? Ces établissements ne requerraient plus alors qu’un personnel minimum de gardiennage et seraient progressivement dessaisis de toute mission éducative, pédagogique et thérapeutique. D’ores et déjà, ils subissent quotidiennement les effets de limitations financières draconiennes et de pesantes contraintes administratives. De quelle prise en charge bénéficieraient les jeunes handicapés à qui ces nouveaux asiles seraient destinés ?

Comment se résigner au fait que des milliers d’enfants devraient être laissés pour la plus grande part au seul soin de leur famille ? Combien des 47 500 enfants sans solution sont actuellement à la seule charge de leurs parents, avec ou sans quelques heures par semaine de présence à l’école, avec ou sans quelques heures d’aidants familiaux ? Trop de drames se produisent déjà à domicile parce que de jeunes enfants, gravement perturbés, ne bénéficient d’aucun suivi médicosocial conséquent.

Nous voudrions ne pas croire, enfin, que tout cela est en réalité justifié par le fait qu’une place à l’école ordinaire peut coûter jusqu’à dix fois moins cher qu’une place adaptée.

Monsieur le Président, répétons-le : la prise en charge spécialisée des jeunes handicapés mérite sans cesse d’être améliorée, alors que nous assistons à son élimination progressive ; et, en dehors de déclarations généreuses, rien n’est mis à la place.

En conséquence de quoi nombre d’enfants et d’adolescents sont actuellement privés des soins et des encadrements adaptés qui leur sont indispensables ; en conséquence de quoi nombre de jeunes handicapés sont aujourd’hui maltraités dans notre pays.

Il est encore temps, il faut arrêter ce désastre.

Décidez-le !

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’assurance de notre respect.

 


-    Signer la pétition en ligne

 

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14 février 2008 4 14 /02 /février /2008 17:47

Sauvegardons la laïcité de la République

 


Selon l’article 1er de la Constitution, la France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Ces quatre termes indissociables définissent des principes qui s’imposent à tous, au premier rang desquels le Président de la République. Or, les déclarations récentes de Monsieur Sarkozy, mêlant ses convictions personnelles et sa fonction présidentielle, portent atteinte à la laïcité de la République.
La mise en cause de ce principe constitutionnel indispensable à la paix civile est inacceptable. Depuis 1905, grâce à la loi de Séparation des Eglises et de l’Etat, la République assure à chaque citoyen la liberté de conscience, garantit sa liberté de croire ou de ne pas croire et de pratiquer le culte de son choix, de n’en pratiquer aucun ou de pouvoir en changer. Elle permet ainsi de vivre ensemble, dans le respect de chacun, quels que soient ses origines, ses choix philosophiques  ou ses convictions religieuses.
Dans notre République et notre société multiculturelle, la diversité doit être richesse et non source de conflit. Pour cela, la laïcité, assurant l’égalité en droit des citoyens dans le respect des lois de la République, permet à la fois l’expression du pluralisme des convictions et la recherche de valeurs communes pour construire une communauté de destin.
Dans un monde aujourd’hui global et de plus en plus complexe, où se multiplient les voies d’accès à l’information et aux connaissances, et où explose la médiatisation  des événements et de la pluralité des représentations du monde,
seule la laïcité permet l’émancipation de tous en favorisant le libre accès au savoir et à la culture et le discernement de chacun pour un libre choix de vie, par une démarche rationnelle et critique faisant toute  leur  place au doute, à l’imagination et à la créativité.
C’est pourquoi, les organisations et personnalités signataires s’opposeront à toute tentative qui mettrait, de fait, en cause la laïcité par une modification du contenu de la loi de 1905. A l’heure où nos concitoyens éprouvent des difficultés et des inquiétudes croissantes, elles les appellent à promouvoir la laïcité comme une exigence partagée avec la ferme volonté de bâtir ensemble une société où la justice sociale assurera, quotidiennement, pour toutes et pour tous, la liberté, l’égalité et la fraternité.
 

Vous pouvez et signer cette pétition en utilisant le lien ci-dessous :

 www.appel-laique.org

 

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1 février 2008 5 01 /02 /février /2008 10:19

Pouvoir d’achat en question. Une intervention de

Roland MUZEAU, député communiste et républicain

Groupe de la gauche démocrate et républicaine 

jeudi 31 janvier 2008 – 1ère séance 

Discussion générale (extraits)

«Les caisses sont vides» a dit le Président de la République; le Premier ministre avait, lui, parlé de «la France en faillite»; avant-hier, le ministre du Budget, a déclaré que les «caisses étaient vides de vides».

Au même moment, la crise financière démarrée aux Etats-Unis avec la fameuse crise des «subprimes», prend de l'ampleur.

Comme, lors du nuage de Tchernobyl, la ministre actuelle de l'économie répète, jour après jour, que la France est à l'abri et que « ses-fondamentaux-sont-bons ».

En bref, Français, ne vous préoccupez surtout de rien!

Mais les réalités sont plus fortes que les belles paroles et les tentatives d'hypnose gouvernementale. Le moral des ménages a poursuivi sa chute en janvier et atteint son plus bas niveau. L'indicateur sur les perspectives d'évolution du niveau de vie en France connaît la chute la plus spectaculaire, avec un record absolu depuis 1987 : 21 points de perte depuis juin, 4 points en moins en un mois. Or, l'économie française repose plus sur la demande intérieure que sur les exportations.

Et pourtant, vous continuez comme si de rien n'était. Et ce projet de loi «pouvoir d'achat» dont nous examinons aujourd'hui la version issue de la Commission mixte paritaire n'a plus grand chose à voir avec la question même du pouvoir d'achat… Votre objectif est de casser encore plus les droits des salariés, notamment les 35 heures ainsi que le droit au repos compensateur qui suit l'exécution d'heures supplémentaires… que penser de l'article 1er bis A introduit au Sénat qui prévoit un renoncement aux RTT par le salarié «afin de financer le maintien de la rémunération d'un ou plusieurs autres salariés... pour réaliser une activité désintéressée»?  C'est une justification de la casse sociale à bon compte, sous le couvert de l'action humanitaire d'autres salariés!

Sur la méthode, cette loi a une nouvelle fois été élaborée dans le mépris du dialogue social en contrevenant à la loi de janvier 2007 faisant obligation à l'Etat de saisir les partenaires sociaux avant toute réforme touchant aux relations du travail. D'amendements en amendements introduits durant la navette parlementaire, le dispositif « renoncement aux RTT », qui devait initialement être expérimental et de courte durée, a petit à petit été allongé jusqu'au 31 décembre 2009, et s'appliquera finalement y compris aux entreprises de moins de 21 employés. Cette même durée de 2 ans est également prévue dans le dispositif de renoncement au repos compensateur. Ainsi, quand ça vous arrange, vous contournez le dialogue social en avançant masqués…

S'agissant des 35 heures, on ne sait même plus quelle est votre position. Un jour, vous annoncez dans les médias leur suppression pour cette année 2008, voire même la suppression de toute durée légale du travail ; un autre jour, vous faites machine arrière, et pour cause : s'il n'y a plus de durée légale, il n'y a plus d'heures supplémentaire, et donc plus de majoration salariale non plus... et c'est tout votre slogan du « travailler plus » qui s'effondre. Vous êtes coincés entre votre souhait de satisfaire les demandes du Medef et vos promesses électorales.

En effet, depuis des mois, vous ne cessez d'annoncer aux Français une augmentation de leur pouvoir d'achat, mais l'immense majorité de nos concitoyens n'a rien vu venir. Pendant ce temps, les plus riches, eux, n'ont pas à se plaindre de votre politique du « toujours plus pour ceux qui en ont le plus ». Ce n'est pas en travaillant plus que l'on s'enrichit dans la France de Sarkozy. Non! C'est en profitant de son patrimoine, de ses rentes, de ses relations familiales, de ses amitiés entre mondes de la finance et monde de la politique...

Dans notre pays, les patrons des grandes sociétés sont les mieux payés d'Europe, avec une rémunération annuelle moyenne de près de 6 millions d'euros, dont 1,25 millions constitués par le salaire, le reste venant de stocks-options. Pour eux, il n'est jamais question de remettre en cause leurs augmentations salariales, ni de les rendre responsables lorsque leur entreprise affiche de mauvais résultats.  Souvent, ils partent même avec une «retraite-chapeau».

Les mesures «d'assistanat pour les riches» votées l'été dernier avec la loi TEPA se retournent contre la majorité de nos concitoyens qui doivent payer l'addition, tout en faisant face à la hausse des prix du logement, de l'énergie et des denrées alimentaires. Pendant que certains bénéficient de baisses d'impôts sans précédent avec le «bouclier fiscal », nombre de nos compatriotes souffrent des déremboursements de l'assurance-maladie que vous avez aggravés avec les franchises médicales entrées en vigueur au 1er janvier dernier.

Le prétexte des 35 heures, démenti par les chiffres, ne cachera pas indéfiniment votre  incapacité depuis 6 ans à sortir des difficultés sociales et économiques les salariés, les retraités, les handicapés, et plus largement les ménages aux revenus moyens ou modestes

L'augmentation du pouvoir d'achat est même tombé en dessous de 1% en 2003 pour s'effondrer à 0,4% en 2006. Et cela ne représente qu'une moyenne pour l'ensemble des salariés. Dans sa dernière publication, l'INSEE relève que les augmentations  de pouvoir d’achat ne concernent que les cadres et professions intermédiaires. Pour les employés, c'est la stagnation. Et pour les ouvriers, c'est une baisse de - 0,2% qui est constatée.

La situation des quelque 1,6 millions de salariés employés par les particuliers, au titre des emplois d'aides à la personne que vous encouragez fiscalement et socialement, n'est guère plus enviable. Il s'agit presque exclusivement, à plus de 90%, de femmes-salariées comme garde d'enfants, aide à domicile, etc... Celles-ci sont obligées de cavaler entre plusieurs employeurs-particuliers en cumulant plusieurs emplois, pour gagner au final des revenus très faibles: entre 6,2 et 9,4 euros nets de l'heure, pour 80% d'entre elles. 10% gagnent moins de 141 euros dans l'année.

Les retraités, notamment ceux qui perçoivent des petites pensions et qui sont directement touchés par les hausses de prix actuelles et la stagnation des aides sociales, sont aussi les grands oubliés de ce texte de loi. Il n'y a là rien d'étonnant, compte tenu de votre aveuglement idéologique qui n'envisage toute augmentation de revenus que dans le culte du « travailler plus ». Les personnes âgées comme les personnes handicapées, sont par essence les premières victimes de votre doctrine du travail.

En décembre dernier, le Gouvernement a attendu la fin de la session parlementaire, pour annoncer, de façon honteuse, que la revalorisation des pensions au 1er janvier de cette année ne serait que de 1,1%, soit en deçà du taux d'inflation du niveau général des prix. L'inflation était en effet de 2,6% en 2007 et elle sera probablement au minimum du même ordre en 2008. Ainsi, au pied du mur, le Gouvernement a explicitement entériné la baisse du pouvoir d'achat des retraités. Mais comme le « 1,1% » est resté en travers de la gorge des retraités, on nous annonce vite-vite un petit coup de pouce en février avant les élections municipales : ce n'est vraiment pas sérieux!

Quant au minimum-vieillesse, il est toujours aussi chichement compté. Rappelons qu'en France, ce sont environ 600.000 personnes âgées qui vivent du minimum vieillesse d'un montant de 628 euros mensuels au 1er janvier 2008 pour une personne seule, et de 1.126 euros mensuels pour un couple. Les beaux discours de la campagne électorale présidentielle qui promettaient d'augmenter les petites retraites à 75% du SMIC net ont été remis au placard.  Comment croire les nouvelles promesses du Président de la République qui annonce une augmentation du minimum avant l'été? Et pourquoi attendre l'été ? L'urgence de cette législature n'était-elle pas de redistribuer la richesse nationale vers ces personnes plutôt que d'offrir avec l'argent public 15 milliards de cadeaux fiscaux aux plus riches, en juillet dernier.

Aujourd'hui, vous n'osez plus affirmer que la baisse du pouvoir d'achat est plus un ressenti qu'une réalité. Si l'inflation moyenne reste en deçà de 3%, c'est surtout dû à la baisse de certains produits manufacturés qui ne sont pas vraiment de première nécessité.  En revanche, les produits alimentaires et particulièrement les produits frais ont battu des records: plus de 8% en 2007, sans compter le renchérissement du prix de l'énergie (+ 22% pour le gaz de ville). Informatique, téléphonie, appareils photos ne se mettent pas sur la table trois fois par jour et ne permettent ni de se loger ni de se chauffer.

Vous ne proposez rien pour compenser cette inflation qui touche les plus modestes. En matière de logement, depuis 6 ans, vos gouvernements s'en sont tenus à bloquer les APL. La première augmentation depuis 2002 a été faite seulement en 2005, ne rattrapant pas le retard accumulé pendant 3 années précédentes.

Vous vous accrochez désespérément à l'idée que l'enrichissement des plus nantis permet mécaniquement l'enrichissement de ceux qui ne le sont pas. C'est une vieille recette néolibérale qui n'a jamais fonctionné que dans l'esprit obtus des droites les plus conservatrices. Vous les incarnez aujourd'hui à merveille avec la politique menée par l'UMP depuis 6 ans sous la direction du Président Sarkozy. Ces politiques  fonctionnent d'autant moins aujourd'hui que les surplus financiers des plus riches alimentent directement la spéculation boursière internationale beaucoup plus rentable que les investissements productifs, ainsi qu'un gaspillage de consommations de luxe,  néfastes pour l'environnement et les ressources de notre planète.

Le décalage est énorme entre le luxe ostentatoire exhibé par certains, à commencer par le Président de la République, et le vécu du plus grand nombre de nos compatriotes.  Au nom des députés Verts, communistes-et-républicains et des Dom-Tom du groupe de la Gauche démocrate et républicaine, j'appelle à voter contre ce texte.

 

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14 janvier 2008 1 14 /01 /janvier /2008 17:16

Et si les peuples tournait de dos à cette Europe de la concurrence libre et non faussée, de la primauté de la commission et des groupes de pression affairistes qui encombrent les couloirs de Bruxelles, de l’alignement par le bas, de son asservissement aux objectifs de la mondialisation capitaliste, de la spéculation, qui fait flamber les prix en particulier celui de pétrole et du gaz qui lui est aligné sans raison, qui dope les grosses fortune et anémie les pauvres.

J’ai déjà dit NON une fois je le referais sans hésitation une seconde qui en cas de refus majoritaire nous ramènerait au point ou nous en étions en juin 2005.

Qui, quel dirigeant, quelle organisation politique, aura le courage de proposer un référendum pour demander aux habitants de notre pays s’ils souhaitent ou non rester attachés à cette Europe de la vie chère, de la casse des acquis sociaux, de l’absence de perspective pour construire de nouvelles coopérations, développer des synergies avec quiconque souhaiterait le faire avec nous ?

De l’audace, encore de l’audace, toujours de l’audace ! La gauche en est encore à discuter du sexe des anges alors que le péril est en la demeure.

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4 janvier 2008 5 04 /01 /janvier /2008 12:52

Appel du Comité National pour un Référendum

 

Un nouveau traité - dit traité de Lisbonne - vient d’être approuvé par les dirigeants européens suite au rejet du projet de traité constitutionnel refusé majoritairement par les Français et les Néerlandais lors des référendums de mai et juin 2005.

C’est donc à nouveau le suffrage universel qui doit trancher par référendum.

Sur un sujet qui a tant d’influence sur la vie de chacun et l’avenir de la France, l’organisation d’un nouveau référendum est une exigence démocratique majeure pour notre pays. C’est aussi une nécessité pour la construction européenne qui doit être fondée sur l’adhésion des peuples et la souveraineté populaire.

Seule une mobilisation sans précédent des citoyens peut obliger le président de la République à organiser un référendum. Il y sera contraint s’il n’obtient pas, début 2008, 3/5 des suffrages exprimés des parlementaires pour la modification préalable de la Constitution française, nécessaire à la ratification du nouveau traité européen. Ainsi les députés et les sénateurs ont le pouvoir d’imposer le référendum, en votant contre cette révision de notre Constitution.

C’est pourquoi des personnalités diverses, les signataires de différents appels déjà lancés sur ce sujet, ont décidé de rassembler leurs efforts au sein d’un Comité National pour un Référendum.

Nous appelons en urgence toutes celles et tous ceux qui sont attachés à la démocratie et à une Europe fondée sur l’adhésion des peuples, qu’ils soient pour ou contre ce nouveau traité, à nous rejoindre pour empêcher un déni de démocratie et exiger la tenue d’un référendum.

 

Je signe l'appel

Je contacte mes élus

 

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21 novembre 2007 3 21 /11 /novembre /2007 21:43

Alors que quelques-uns d’entre nous, trop peu à mon sens, en réfèrent encore  au programme du Conseil National de la Résistance, qui sait aujourd’hui ce qu’il représente, sans lui   la loi de nationalisation (EGF) et par conséquent notre statut n’auraient jamais vu le jour, sa mise en œuvre a permis l’essor économique et social des trente glorieuses n’oublions pas non plus le pasteur Niemöller qui disait, parlant des Nazis, à peu près ceci : je résume « Lorsqu’il sont venus, qu’ils ont pris successivement les communistes, les socialistes, les démocrates…je n’ai rien dit je n’étais pas com, soc, dém...Lorsqu’ils sont venus me chercher il n’y avait plus personne pour me défendre. ». 

Ce qui précède pour montrer, s’il le fallait qu’il n’y a pas d’issue positive possible pour les travailleurs, c'est-à-dire une harmonisation par le haut des systèmes de retraites comme pour l’Europe sociale, sans solidarités interentreprises, sans solidarité entre secteurs public et privé de même qu’entre les générations. Sur ce dernier point il convient de noter que le niveau des retraites des établissements électriques et gazier est déjà déconnecté du salaire de base et les retraités sur la voie de l’exclusion statutaire. Rien n’est jamais acquis pour l’éternité. 

Bien sur, la politique de la chaise vide est à écarter mais négocier séparément ou non, sans avoir traité les questions de fond, n’est-il pas se mettre à la merci du patronat et du gouvernement qui sur leur terrain ont le choix des armes ? Débattre aujourd’hui n’est-il pas un  peu tardif, vus les enjeux actuels ? 

Certes les questions relatives au pouvoir d’achat, à la pénibilité ont été abordées par contre il me semble que celle relative à l’emploi n’ait pas été suffisamment développée : Le plein emploi est un préalable à tout allongement du temps de travail quelles qu’en soient les formes. 

 Fait-on aujourd’hui preuve de solidarité à l’égard des chômeurs et des jeunes en quête d’insertion sociale en acceptant (individuellement ou collectivement) l’allongement de la durée hebdomadaire de travail pour quelques heures supplémentaires censées, selon le président Sarkozy,  augmenter le pouvoir d’achat, ou  en acceptant de travailler quelques trimestres voire quelques années de plus sous prétexte que d’autres, que nous n’avons pas aidés ou insuffisamment aidés le font alors que cela ne nous rapportera rien. 

Ils travailleront encore plus demain, avec un pouvoir d’achat des retraites encore plus réduits, si nous ne réussissons pas à nous opposer ensemble à la casse des régimes spéciaux dont les dispositions les plus avancées devraient être le lot commun comme celles des autres régimes à notre égard.  

 Réserves faites de la pénibilité, du plein d’emploi et de la santé, travailler plus longtemps pour satisfaire des besoins sociaux et à la condition que la traduction chiffrée des richesses supplémentaires créées n’aille pas alimenter la spéculation et les paradis fiscaux ne m’aurait pas perturbé outre mesure. Là n’est pas selon moi l’essentiel. 

Enfin, du moins provisoirement, souvenons- nous, Marcel Paul, ministre du général de Gaulle, disait à peu près ceci : « Nous ne préserverons nos acquis que dans la mesure ou nous pourrons aider afin qu’ils soient applicables à tous… » 

Tout n’est jamais que rapport de forces afin de placer nos représentants en position d’obtenir des avancées sociales ou non. le sujet n'est pas épuisé.
 N' hésitez pas à faire des commentaires.       JF retraité 

                                                       J.freychet@wanadoo.fr

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14 novembre 2007 3 14 /11 /novembre /2007 17:53

                                  Monsieur le Député

                                         4ème    Circonscription de l’Essonne

                                          

                   Monsieur le Député                   

En tant que mutualiste et citoyen soucieux de solidarité je tenais à vous faire part de mon désaccord avec les  franchises en matière de remboursement  des frais médicaux et de manière plus générale sur les dispositions que votre majorité entend mettre en œuvre en matière de santé.                  

Déjà, sur une consultation médicale, que ce soit au cabinet ou à domicile nous devons verser un Euro non remboursé.

Les personnes en arrêt maladie vont être l’objet de contrôles renforcés.

Même s’il faut préserver la notion de médecin de famille, consulter systématiquement un généraliste avant de voir un spécialiste ne peut être que source de dépenses supplémentaires.

Pour tout traitement de plus de 91 Euros,  18 Euros ne seront pas remboursés.

Une franchise de 0.50 Euros par boite de médicament est prévue...

Toutes ces mesures (d'autres à venir) ont été élaborées pour combler un soi-disant    « trou de la Sécu » qui n’a de raison d’être que les décisions prises ou non remises en cause par les   gouvernements successifs. Les chiffres ci-dessous extraits des comptes de la sécu pour 2003 en portent le témoignage ; ils ne sont guère différents aujourd’hui

 - Une partie des taxes sur le tabac, destinée à la Sécurité Sociale, n'est pas reversée : moins 7,8 milliards d’euros.

- Idem pour les taxes sur l'alcool : moins 3,5 milliards ; les primes d'assurances automobiles : moins 1,6 milliards.

-  De même pour la partie de la taxe sur les industries polluantes destinée à la Sécurité Sociale : moins 1,2 milliards.

- La part de TVA destinée à la Sécurité Sociale n'est pas reversée : moins 2 milliards

- Le retard de paiement à la Sécurité Sociale pour les contrats aidés s’élève à  2,1 milliards

- Le retard de paiement par les entreprises est de 1,9 milliards d’euros

 En additionnant on arrive déjà à 20,1 milliards d'Euros. Il en est ainsi à peu de choses près chaque année

Si  l’ensemble de ces fonds avait rejoint la destination initialement prévue (sic la vignette)  la sécurité sociale serait aujourd’hui très largement excédentaire et disposerait des moyens d’améliorer les remboursements des soins et interventions chirurgicales, de mieux prendre en charge ceux des prothèses en particulier auditive et oculaire, de financer la recherche de répondre aux légitimes revendications des personnels de santé, aides soignants, infirmières médecins généralistes et spécialistes et d’aller vers la disparition des autorisations de dépassement…

D’autres sources de financement sont également possibles ainsi selon la Cour des Comptes la non taxation des stocks options représente un manque à gagner de 3,5 milliards d’euros pour la sécu, on peut y ajouter le régime fiscal des actions gratuites, des intéressement et  abondements, l’exonération des heures supplémentaires qui pèseront  également sur l’emploi, sans oublier qu’une hausse, réelle, c'est-à-dire hors inflation,  du pouvoir d’achat rapporterait 9 milliards d’euros à la sécu.

Citons encore la loi sur le travail, l’emploi et le pouvoir d’achat qui privera  le budget de l’état d’environ 9 milliards d’euros de recettes en 2007, beaucoup plus en année pleine.

Mais plutôt que de soulager la douleur des moins bien nantis, vous avez choisi d’augmenter leurs dépenses de santé, de faire financer la recherche sur la maladie d’Alzheimer par les malades et réservé vos largesses pour les grosses fortunes, les apatrides du portefeuille que la rapacité pousse à l’expatriation et n’ont cure de la solidarité nationale, en élargissant le bouclier fiscal. Ce faisant vous développez la  solidarité des pauvres et des malades entres eux, en fait ce sont les pauvres que vous rendez solidaires des plus riches.

Mesures d’autant plus scandaleuse lorsque l’on sait qu’en 2003 pour un revenu annuel brut de 150 000 euros (1 000 000 de francs quand même), un foyer fiscal composé d’une seule  personne subissait après abattement et avant niches fiscales, un prélèvement de 39 %, un couple marié 29 %, un couple avec deux enfants 21% ce qui ne les laissait pas pour autant sur la paille.

Vous avez en outre la double faculté de réduire la fraude  et l’évasion fiscales, encore faudrait-il que votre gouvernement s’en donne les moyens plutôt que de réduire le  nombre des personnels concernés.

Quelles que soient les sources, SNUI (Syndicat Général des Impôts) ou Cour des Comptes la fraude fiscale est proche du déficit budgétaire de l’état (1,7 à 2,3 % du PIB - en 2006 PIB = 1792 milliards d’euros).Les causes en sont multiples mais n’incombent pas aux salaires, pensions et retraites dont les titulaires déclarent tout, pas plus qu’aux Rmistes.

L’évasion fiscale est la conséquence de la mondialisation et de la libre circulation des capitaux, elle est encouragée par la disparité des fiscalité et le refus de les harmoniser en particulier en Europe sous prétexte des règles édictées par le FMI, La Banque Mondiale, l’OMC acceptées, sans barguigner, par votre gouvernement et ceux qui l’ont précédé.

L’évasion fiscale augmente les déficits publics et par conséquent le recours à une pression accrue sur le travail  et,  la consommation avec la TVA, l’ensemble concourant à la baisse de l’activité économique intra muros, au recours accru aux importations issues de pays à plus bas coûts de productions.

 Dès lors qu’un débat, suivi d’un vote  va avoir lieu au parlement je souhaite que les quelques informations qui précèdent et n’épuisent pas le sujet vous permettent d’intervenir afin que soient prises des décisions de nature à contribuer au renforcement de la solidarité nationale.

Dans cette attente,

Veuillez agréer, monsieur le Député mes salutations les meilleures


 

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13 novembre 2007 2 13 /11 /novembre /2007 18:28

                         L’avis de travailleurs d’ASCOMETAL

 

                      ON EST TOUS «PRIVILEGIES» PAR RAPPORT A D’AUTRES !
 
La réforme en cours des «régimes spéciaux» de retraite (SNCF etc…) alimentent en ce moment une polémique sur les «privilèges» dont bénéficient les salariés de ces entreprises, comme si ces avantages sociaux avaient été volés, ou qu’ils soient complètement anachroniques.


Que la droite et le Patronat «s’insurgent» contre de tels «privilèges» est déjà en soit scandaleux car ils ont l’air d’oublier ce qu’est réellement un Privilège. Plus étonnant est la réaction de certains salariés de notre usine qui trouvent également anormal le statut dont bénéficient les cheminots et tout à fait normal qu’on les aligne sur le droit commun. ( comme si cela vous rapportait quelque chose….)


La CGT tient à rappeler quelques faits historiques et juridiques.
Le statut social des salariés tient pour l’essentiel aux  lois et  luttes sociales nationales (code du travail, congés payés, retraites, Smic, 35H etc…)  et aux luttes et négociations syndicales internes aux entreprises (ou branches) qui permettent d’obtenir des acquis sociaux complémentaires au droit commun. Ces acquis internes débouchant quelques fois sur des lois qui concernent tout le monde. C’est ainsi qu’en 1956 par exemple, un conflit dur chez Renault déboucha sur l’octroi de la 3° semaine de congés payés, chez Renault d’abord, puis, grâce à une loi pour tous les salariés.


Les cheminots, de tous temps, se sont beaucoup battus. Pour leurs droits, et pour les autres aussi, souvenons-nous du tribut payé par les cheminots dans la Résistance, dans chaque gare, une plaque commémore les noms des fusillés et déportés. Ils sont fortement syndiqués (notamment à la CGT) et quand les syndicats appellent à la grève, ils répondent présents massivement. Leur statut social, ils l’ont obtenu par l’action collective et ces droits acquis par plusieurs générations de luttes sociales, ils souhaitent les conserver. Il n’y a là rien d’anormal.


Il ne s’agit pas de «privilèges» mais d’avantages sociaux liés au statut de l’entreprise, de la branche d’activité ou du pays où l’on vit.

ON EST TOUS DES PRIVILEGIES POUR D’AUTRES !!!

A Ascométal Hagondange, nous avons aussi un statut et des «privilèges» que d’autres salariés n’ont pas et qui sont le fruit des luttes ou des négociations syndicales.


Le 13° mois n’est pas prévu par la loi. Il a été obtenu en 1975 après 15 jours de grève du personnel ouvrier. Et tous les nouveaux embauchés y ont droit car cela fait partie des «avantages» de notre entreprise. Des millions de salariés en France n’ont pas de 13° mois, sommes-nous des privilégiés ?  Même raisonnement pour le CRUM (10 jours de grève en 1978) ou pour les primes trimestrielles qui sont uniques à Asco Hagondange et Safe. Même raisonnement pour la prime de vacances, la prime d’ancienneté, la prime de St Eloi qui ont été négociées dans le passé au travers de la Convention Collective de la Sidérurgie et qui ne concernent que les sidérurgistes !!

Sommes-nous des «privilégiés» car des millions de salariés n’ont pas ce statut ??


On peut encore en rajouter avec la mutuelle (financée à 60% par la direction), le CE (2% de la masse salariale payés par l’entreprise), les indemnités de déplacement, les primes liées au postes (casse-croûte, fin de postes, nuit, paniers etc…) Tous ces avantages font un statut qui permet de vivre plus ou moins correctement. Vous considérez- vous comme des privilégiés ?

 

Pour un Smicard d’une petite entreprise sans statut, nous sommes sans doute des privilégiés. Ils sont 2.5 Millions à vivre avec un salaire inférieur à 1000 euros net par mois, sans avantage complémentaire.  Ils peuvent  être jaloux ou envieux face aux «privilégiés» d’Ascométal….


Et ces Smicards à 1000 euros sont certainement considérés comme «privilégiés» par rapport à des ouvriers polonais qui gagnent 400 euros par mois, eux-mêmes privilégiés par rapport aux ouvriers chinois à 100 euros par mois, eux-mêmes privilégiés par rapport aux africains qui n’ont rien et qui bravent la mort en traversant la Méditerranée sur des embarcations de fortune….


Il est bizarre ce 21° siècle qui considère que vivre «normalement» des fruits de son travail, pouvoir se soigner correctement, avoir une retraite décente  sont des «Privilèges».  Tout aussi bizarre  l’idée qui consiste à concevoir «l’égalité» au travers de l’alignement sur le moins disant social. Tout le monde au Smic est-ce-cela notre avenir !?? (et encore le Patronat et la Droite le trouve trop élevé, car on n’est pas compétitif par rapport aux polonais et autres chinois)


Et pendant tout ce temps où on bavasse sur les «privilèges» des uns ou des autres, on ne parle pas des VRAIS PRIVILEGIES !

a) LES GRANDS PATRONS, qui savent si bien nous faire la morale. Un chiffre  vient de tomber, dont personne ne parle : les 50 patrons les mieux payés en France ont touché en 2006 : 190 Millions d’euros soit  en moyenne 3.8 Millions d’euros  soit 316 ANNEES DE SMIC !!! (chacun)  Mais attention, ce n’est pas un «privilège» ça rémunère «le talent, la responsabilité» de nos dirigeants et surtout le stress et le «risque»….  La preuve quand ils gèrent mal une entreprise ils peuvent même être  licenciés.. si si… mais avec un parachute doré de plusieurs millions d’euros pour amortir le choc…on est social quand même !

b) LES ACTIONNAIRES : ceux-là ne bossent même pas !! Ils se contentent d’encaisser des «dividendes» générés par le travail des salariés (smicards ou «privilégiés») et d’exiger  de plus en plus de dividendes. Ces gens là dépensent en une journée ce que gagne un salarié en plusieurs années. Eux savent ce que sont des privilèges et savent se battre pour les conserver sans aucune considération morale. Peu importe que les salariés français, polonais ou chinois galèrent ou crèvent, au contraire, leurs profits dépendent de la misère du monde !


Nous invitons les salariés de notre site à réfléchir à ces questions, à ne pas gober tout ce que crache la télévision et les journaux, à comprendre que la richesse créée dans le monde permettrait aux milliards d’êtres humains de vivre mieux si l’essentiel des richesses n’étaient accaparées par quelques milliers de «profiteurs» aussi  irresponsables que méprisants.


Le 4 août 1789, la première assemblée nationale vota  «l’abolition des privilèges» qui mettaient fin aux privilèges de la noblesse française. Aujourd’hui, ce ne sont plus les aristocrates qui jouissent de «privilèges», mais quelques milliers de financiers capitalistes qui confisquent les fruits du travail de milliards d’êtres humains  dans le monde, et dont la devise est :

DIVISER POUR REGNER

NE LEUR DONNEZ PAS RAISON !

Les cheminots,agents EDF ou RATP, défendent leurs statuts, la CGT et (presque) tous les syndicats les soutiennent car c’est le rôle qu’on attend d’un syndicat. Ils ont raison de
se battre !

                                   par Papyves extrait du blog anti- libéral de saint Maximin 83                                

  Bravo! mais il y a peut-être des avis contraires. Jack Freychet 

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4 octobre 2007 4 04 /10 /octobre /2007 17:38

Le prix du blé s’envole à la bourse de Chicago, celui la baguette suit  au même rythme que la farine alors que cette dernière selon l’ONIGC (Office National Interprofessionnel des Grandes Cultures) ne compterait que pour 5 % dans le coût de la baguette.

 La faute à qui ?... Aux chinois qui mangent plus, à la sécheresse, à l’imprévision de ceux qui ont mis les terres en jachères après avoir réduit le nombre de vaches laitières, les stocks de beurre sont épuisés… Le marché libre et non faussé régule toujours  au détriment des consommateurs…qui devront supporter une hausse généralisée du prix des céréales, et des produits dérivés, de plus en plus gaspillées en tant que substitut des énergies fossiles alors que d’autres solutions, moins polluantes sont à notre portée.

Selon les statisticiens, partant d’une base 100 en 1990 le prix du blé était tombé à   62 celui de la farine passé à 92 tandis que celui du pain atteint 154. Il est à noter que le prix du pain est totalement libre depuis 1987. OU est la logique?

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26 septembre 2007 3 26 /09 /septembre /2007 08:36

Selon un sondage de l’IFOP paru dans le JD du 16 septembre 75 % des salariés des secteurs public et privé seraient favorables à l’alignement des régimes spéciaux sur le régime général des salariés de la fonction publique. Dans la mesure ou ce dernier serait plus favorable que le précédent on ne pourrait qu’applaudir cette brillante manifestation de solidarité dans le cas contraire ce serait aller vers une harmonisation par le bas dont 55 % des électrices et des électeurs avaient rejeté le principe en se prononçant contre le projet de traité constitutionnel.

 

On peut toutefois s’interroger d’une part sur la validité d’un tel résultat car il est probable qu’une majorité aussi large, sinon plus, se serait prononcée pour un l’alignement sur les régimes spéciaux si la question avait été ainsi posée et d’autre part sur l’impact d’une telle mesure car ce dont on spolie certaines catégories de salariés ne va pas aux autres mais part grossir les profits capitalistes et les comptes bancaires dans les paradis fiscaux.

 

Peut être un jour, le plein emploi revenu, les préretraites disparues, l’équilibre des comptes de la sécu retrouvé faudra-t-il travailler plus longtemps, en attendant d’autres sources de financement sont à notre portée : Le président de la cour des comptes ne vient-il pas d’estimer à trois milliards d’euros ( 20 milliards de francs) la perte de recettes enregistrée par la sécu en 2005, liée à l’exonération de cotisations des stocks options, en y ajoutant le produit de ces mêmes taxes appliquées aux intéressement, abondements et autres primes exonérés en totalité ou en partie de charges, sans oublier le régime des actions attribuées gratuitement, cela représente un joli paquet sans même attendre la relance de l’emploi intra muros. Les futurs retraités y trouveraient aussi leur compte, les soignants et les malades aussi.

 

Mais il est un autre scandale qui consiste à mettre à la charge des malades le coût de la recherche médicale. Décidément en France la solidarité fiche le camp. Le recul de civilisation devient effectif, quand toucherons-nous le fond ?

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