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29 mai 2017 1 29 /05 /mai /2017 17:10
par Peter Koenig ( I.C.H.)

repris sur Comité Valmy

 

 

 

Pendant que Washington est sens dessus dessous, le limogeage du directeur du FBI Comey par Trump étant salué par certains, condamné par d’autres et mis en question à coups d’insinuations par un troisième groupe de critiques, il semble que le tournant en épingle à cheveux du Donald il y a quelques semaines soit en train de faire long feu et de s’évaporer en un nuage de confusion et de chaos. Et qui sont les bénéficiaires de ce chaos ? Les néocons-siono-démocrates, qui d’autre ?

 

Trump est-il en train de devenir ou est-il déjà devenu un dictateur de république bananière ? Devra-t-il être traîné devant la justice comme criminel de guerre avec Obama, Bush, Clinton et leurs illustres prédécesseurs, y compris ceux qui ont été les instigateurs de guerres mondiales et de conflits sur la terre entière ces 200 dernières années ? Hélas, il ne reste aucune justice dans les cours de justice internationales d’aujourd’hui. Elles ont toutes été cooptées par les invisibles doigts sanglants qui tirent les ficelles à Washington et à Bruxelles.

 

Le gouvernement Trump va-t-il s’effondrer sous la pression des néocons et de l’État profond ? Spéculations sans fin, d’où émerge la suggestion que le président si controversé a déjà commis assez d’actes peu conventionnels pour pouvoir être destitué, et le Russia-gate, censé sanctionner l’un d’entre eux, ne veut simplement pas se calmer, en dépit de toute logique contraire.

 

Ceci reflète une fois encore l’imbécilité des médias occidentaux. Une imbécilité parfaitement mesurée et voulue d’ailleurs. Ils s’en tirent, et ils s’en tireront toujours, aussi longtemps que les masses au cerveau lavé, confortablement vautrées dans leurs fauteuils, avaleront les mensonges et les tromperies des médias de masses. Le marais fume à Washington et est sur le point d’engloutir des politiciens de tous horizons.

 

Y aura-t-il une guerre nucléaire ? Qui portera la première frappe ? Le Pentagone fauteur de guerres et les généraux de l’OTAN espèrent que ce seront les USA qui frapperont préemptivement la Russie et/ou la Chine. Première frappe qui serait très vraisemblablement déclenchée par un « faux drapeau » Par exemple, en faisant croire que la Corée du Nord a lancé une attaque (nucléaire) contre le Japon. Des spéculations dans ce sens circulent déjà.

 

Mais qu’arrivera-t-il si le système de détection russe, qui est fondé sur une technologie de tout premier ordre détecte cette « attaque-surprise » et réagit instantanément ? Une troisième guerre mondiale atomique – avec destruction totale et pratiquement pas de survivants ? Toutes ces idées parfaitement réalistes sont en ce moment agitées en tous sens, laissant le public, des deux côtés de l’Atlantique, saisi par la peur. Et on sait que la peur et la confusion sont les deux meilleures armes qui existent pour paniquer et paralyser une population.

 

Qui survivra ? – À qui le tour après ? Il y en a même qui se demandent déjà ouvertement qui sera le remplaçant du président Trump ? Bien évidemment son vice-président, Mike Pence, qui est juste le pion qu’il faut aux néocons pour jouer leur gambit. Après tout, ce sont eux qui l’ont choisi et imposé à Trump. Voilà l’état des choses selon les médias de masses. Les USA s’écroulent et le reste de l’Occident avec eux. L’écroulement fait beaucoup de bruit. Au point que les autres bruits en deviennent imperceptibles..

 

Pourtant, sur le continent européen, cachés aux yeux et aux oreilles du commun des mortels, des préparatifs clandestins de guerre contre les villes et les citoyens d’Europe sont en cours. S’y activent la Bundeswehr allemande, l’OTAN et d’autres forces armées européennes. Ils se préparent à réprimer d’éventuels soulèvements sociaux, si nécessaire en tuant leurs propres concitoyens ou compatriotes. Oui, c’est ce que Bruxelles sous OTAN est en train de faire, avec, pour leader, qui d’autre que l’Allemagne sous OTAN, marionnette européenne-en-chef, qui pourrait bien avoir à céder sa place à la France, laquelle, avec Macron, est maintenant sur les rangs et peut-être en train de la lui prendre.

 

Comme vient de le rapporter Susan Bonath, journaliste d’investigation indépendante, qui contribue régulièrement au journal allemand Die Junge Welt, quelque chose d’horrible est en train de se produire dans une petite ville allemande de l’État fédéral enclavé de Saxe Anhalt, dans le nord-est de l’Allemagne.

À l’intérieur d’un des camps en train de sortir de terre au prix de dizaines de millions d’euros d’argent public. La plupart des contribuables allemands (ou européens) n’en ont jamais entendu parler. Dès 2018, cette installation sera prête à l’entraînement des troupes destinées à combattre, dans des villes européennes, les civils européens qui auraient l’audace de se rebeller contre les atrocités de leurs dirigeants et oligarques. Voyez le rapport (en allemand) de Susan Bonath, sur kenfm.de, intitulé « Trainieren für Angriffskriege », (Entraînement aux guerres d’agression).

 

Le concept n’est nouveau qu’à l’Europe. Mais les USA ont, depuis des années, établi des garnisons autour des agglomérations « vulnérables » – New York, Detroit, Chicago et beaucoup d’autres – prêtes à frapper si des manifestations de protestation massives s’avisaient d’éclater(1). Pour l’élection présidentielle de novembre dernier, elles avaient été mises en alerte maximale. De fait, des mouvements de troupes intensifs ont pu être observés par la voie des airs.

 

Avec l’élection de Macron en France – ou plutôt le pied dans la porte des Rothshild – pour sauvegarder les oligarques financiers de France et d’Europe et protéger le capitalisme débridé de troubles sociaux éventuels, l’Europe e dirige à grands pas vers un état de répression fasciste accompagné d’une économie fasciste, hache à deux tranchants des riches destinée à éliminer la liberté théorique des peuples à vivre une vie décente.

 

Dans son discours de victoire, Macron a dit que la première des priorités de la France serait de « combattre le terrorisme ». Ceci est un soutien sans faille à la poursuite de l’approche « false flag » qui consiste à tuer quelques-uns de vos compatriotes ou de vos policiers pour justifier de plus en plus de viols des libertés civiles. La France sous Hollande, l’archi-pantin de Washington, qui détient le record absolu des auto-attaques sous faux drapeau, pourrait bien devenir le premier pays d’Europe à inscrire l’« état d’urgence » (c. à d. la loi martiale) dans sa Constitution. Ce que Hollande n’a pas entièrement réussi, Macron est en passe de le faire. Et l’exemple pourrait bientôt faire école dans le reste des états vassaux d’Europe. Le centre d’entraînement en cours d’installation dans le nord de l’Allemagne sous la houlette de Madame Merkel pour opprimer et tuer les Européens, est tout à fait en phase avec la philosophie machiavélique de Macron.

 

On sait que par ailleurs, la Grèce est l’épitomé du meurtre d’une nation par des moyens financiers. Les Grecs le permettent pour des raisons qui défient la logique. Peut-être de peur que ne pas obéir et choisir la seule issue possible – le Grexit – s’avère pire que la strangulation financière ? Ce sont là, apparemment, les arguments exprimés, mais non prouvés, par l’ex-ministre des Finances Varoufakis, qui se donne tant de mal pour rester constamment sous les feux de la rampe, et influencer autant qu’il le peut l’opinion publique par son auto-starisation. Cet éminent représentant de la gauche caviar apporte-t-il son concours à la destruction de son pays parce qu’il est chargé de dissuader les autres pays, susceptibles, qui sait, de vouloir reprendre leur souveraineté aux bulldozers de Washington et de Bruxelles ?

 

On ne peut s’empêcher de penser à George Orwell disant, à propos de The Machiavellians. Defenders of Freedom de James Burnham :

« …il n’y a jamais eu de société démocratique et, pour autant que nous puissions en juger, il n’y en aura jamais. La société est, par nature, oligarchique, et le pouvoir de l’oligarchie a toujours reposé sur la force et sur la fraude… On peut parfois prendre le pouvoir et s‘y maintenir sans violence, mais jamais sans fraude. »

Ceci va bien avec la principe de justice selon les mondialistes :

« Tout ce qui est à vous est à moi et tout ce qui est à moi est à moi. »

Réveillez-vous et prenez garde. Ce qui se prépare au camp d’entraînement à la guerre urbaine de l’OTAN en Allemagne, c est le mécanisme destiné à faire en sorte que les privilèges de la classe au pouvoir ne puissent jamais être remis en cause. Européens, aux barricades, avant qu’il ne soit trop tard !

 

Peter Koenig
16 mai 2017


(1) Qui ne se souvient de la chasse aux prétendus terroristes et des visites domiciliaires à coups de bottes, lors du false flag de Boston en 2013 ? [ndt].

Pendant presque toute sa carrière (trente ans) Peter Koenig a travaillé pour la Banque Mondiale en qualité d’économiste et de spécialiste des ressources en eau. À ce titre, il Implosion – An Economic Thriller about War, Environmental Destruction and Corporate Greed proviennent de sa propre expérience. Il est aussi un des auteurs de The World Order and Revolution ! – Essays from the Resistance.

Il écrit pour Global Research, ICH, RT, Press TV, Chinese 4th Media, Telesur, Le Saker US et d’autres sites Internet.

Son épouse et lui vivent en Europe et en Amérique du Sud. Leurs deux filles et leur fils vivent en Suisse.

On peut le joindre à l’adresse implosion.pk@rcn.com

Traduction :
c.l. pour Les Grosses Orchades

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8 mai 2017 1 08 /05 /mai /2017 10:17

Les cinq lois de la stupidité humaine

Origine : https://www.slate.fr/story/144804/lois-stupidite-humaine

 

En 1976, un professeur d’histoire économique de l’Université de Californie à Berkeley, Carlo M. Cipolla, a publié un livre décrivant les lois fondamentales de ce qui est pour lui la plus grande menace pour l’humanité: la stupidité. Comme l’explique Quartz, les règles établies par Carlo Cipolla n’ont jamais été aussi pertinentes qu’aujourd’hui. Nous sommes plus que jamais menacés de vivre dans une «idiotcracy».Carlo Cipolla, qui est mort en l’an 2000, soulignait que les gens stupides sont nombreux, irrationnels et qu’ils créent des problèmes pour les autres sans en tirer le moindre bénéfice ce qui affaiblit la société. Il n’y a aucune protection contre la stupidité. La seule façon pour une société de ne pas être emportée par le poids de ces idiots est pour ceux qui ne le sont pas de travailler plus et plus intelligemment.

Carlo Cippolla avait établi 5 lois immuables de la stupidité.

 

Loi 1: Toujours et inévitablement nous sous-estimons le nombre d’individus stupides en «liberté».

Peu importe le nombre d’idiots que vous imaginez autour de vous, vous sous-estimez invariablement le total. Pourquoi? Parce que vous partez du principe faux que certaines personnes sont intelligentes en fonction de leur travail, de leur niveau d’éducation, de leur apparence, de leur réussite… Ce n’est pas le cas.

 

Loi 2: La probabilité qu’une personne soit stupide est indépendante des autres caractéristiques de cette personne.

La stupidité est une variable constante dans toutes les populations. Toutes les catégories qu’on peut imaginer –de genre, ethnique, religieuse, de nationalité, de niveau d’éducation, de revenus– possèdent un pourcentage fixe de personnes stupides. Il y a des professeurs d’université stupides. Il y a des gens stupides au Forum de Davos, à l’ONU et dans toutes les nations de la terre. Combien y en a-t-il? Personne ne sait. Voir la Loi 1.

 

Loi 3: Une personne stupide est une personne qui crée des problèmes à une autre personne ou à un groupe de personnes sans en tirer soi-même le moindre bénéfice.

Cette loi implique qu’il y ait trois autres sortes de personnes. Celles intelligentes dont les actions bénéficient à elles-mêmes et aux autres. Les voyous qui tirent des avantages pour eux-mêmes au détriment des autres. Et ceux qui enrichissent les autres à leur détriment. Les non stupides agissent de façons inconsistantes. Parfois, nous nous comportons intelligemment, parfois comme des voyous et parfois contre nos intérêts.

 

Mais les stupides sont eux constants. C’est pour cela qu’ils sont si dangereux pour Marco Cipolla.

 

«Les personnes stupides sont dangereuses et créent des dommages avant tout parce que les gens raisonnables ont du mal à imaginer et à comprendre des comportements aberrants. Une personne intelligente peut comprendre la logique d’un voyou. Une rationnalité détestable, mais une rationnalité… Vous pouvez l’imaginer et vous défendre… Avec une personne stupide, c’est absolument impossible. Une personne stupide va vous harceler sans aucune raison, pour aucun avantage, sans aucun plan et aucune stratégie… Vous n’avez aucune façon rationnelle de savoir quand, où, comment et pourquoi une créature stupide va attaquer. Quand vous êtes confronté à un individu stupide vous êtes complètement à sa merci…».

 

C’est votre oncle qui ne peut pas s’empêcher de répandre des «fake news» sur les réseaux sociaux ou l’employé du service en ligne qui va vous raccrocher trois fois au nez et va finir par ne pas régler votre problème et vous en créer d’autres.

 

Loi 4: les personnes non stupides sous-estiment toujours les dégâts que peuvent faire les individus stupides. Elles oublient en permanence que conclure un marché ou s’associer avec des personnes stupides est une erreur très coûteuse.

Nous sous-estimons le stupide à nos risques et périls.

 

Loi 5: Une personne stupide est la plus dangereuse des personnes.

Elle est plus dangereuse qu’un voyou car nous ne pouvons rien faire ou presque contre la stupidité. La différence entre les sociétés qui s’effondrent sous le poids de leurs citoyens stupides et celles qui surmontent cette difficulté tient à une chose: leur capacité à produire des citoyens se comportant de façon intelligente dans l’intérêt de tous.

 

Si dans la population non stupide, la proportion de voyous et de personnes agissant à l’encontre de leurs propres intérêts est trop importante: «le pays devient alors un enfer» conclut Marco Cipolla.

 

Addendum : Seules deux choses sont infinies. L'univers et la stupidité de l'homme. Et encore, je ne suis pas certain de l'infinité de l'univers. Albert Einstein

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7 mai 2017 7 07 /05 /mai /2017 16:30

 Source Oriental Review

Repris sur comité valmy

Quelque chose qui a été conçu à l’origine comme une épreuve grandiose de marketing politique se terminera dimanche prochain en France. Un jeune homme avec un évident complexe d’Œdipe, qui n’a jamais occupé un seul poste élu et qui était presque inconnu il y a trois ans, se prépare à occuper le siège occupé par Georges Clemenceau et Charles de Gaulle au Palais de l’Élysée.

 


Bien que cela soit passé inaperçu aux yeux du public, sa campagne a réellement commencé en juin 2014. C’est alors que Jacques Attali, l’« éminence grise » reconnue de la Cinquième République, a d’abord présenté son jeune protégé lors d’une réunion du Club Bilderberg à Copenhague. À l’époque, ce dernier servait de secrétaire général adjoint au président de la France. Mais, compte tenu de la faible cote d’approbation du président Hollande à l’époque, il lui a été conseillé de s’éloigner de son patron, ce qu’il a fait, démissionnant 10 jours après son retour du Danemark. En août, en raison d’une crise du gouvernement, Macron a fini par être propulsé ministre de l’économie pour une période de 24 mois, au cours de laquelle son meilleur fait d’arme est d’avoir sous-évalué une puissance de l’industrie française de haute technologie, Alstom, quand elle a été vendue à General Electric, ainsi que pour une série de scandales de détournement de fonds du gouvernement et pour forcer une loi odieuse écrite sur ordre d’Attali, appelée « Égalité des chances économiques » (un nom innocent pour ce qui était réellement une régression sur les lois du travail ─ et légiférée par un gouvernement appelé « socialiste »!).

 

Il est à peine caché que Macron agit comme mandataire pour les forces globalistes, qui s’efforcent de pousser définitivement la France dans la tombe, alors qu’elle a été la gardienne des traditions républicaines européennes. Mais finalement, il n’est pas le premier vassal du clan Rothschild, à émerger au cours des presque six décennies de l’existence de la Cinquième République. Le premier « projet » pour un poste au sommet du gouvernement a été le Premier ministre français ─ et plus tard président ─ Georges Pompidou, qui a commencé à travailler pour les Rothschild en 1954. Fait intéressant, Pompidou n’était pas expert en banque ou en finance, mais cela n’a pas empêché Guy de Rothschild (1909-2007) de nommer cet homme à la tête de la banque « Messieurs de Rothschild Frères », en dépit de son expérience professionnelle en tant que professeur de littérature du secondaire. Lors d’un mois de mai dramatique en 1968, Pompidou a été dirigé par ses patrons pour challenger le fondateur de la Cinquième République, Charles de Gaulle, afin de gagner son ticket d’entrée à l’Élysée l’année suivante.

 

En 1973, Pompidou adopta une loi que quelques langues acérées appellent la loi Pompidou-Giscard-Rothschild, sous laquelle les banquiers privés ont gagné de facto le contrôle du système financier français. Ironiquement, c’était alors que Pompidou était au pouvoir, que le célèbre écrivain et rebelle Jean-Paul Sartre a fondé son célèbre journal de gauche Libération en 1973, de sorte que les Français ont pu finalement disposer d’un périodique pour rejeter avec mépris les grandes banques et la publicité. Mais un peu plus de 40 ans plus tard, le banquier Édouard de Rothschild est devenu le plus grand actionnaire du trouble Libération, ajoutant ce journal à son empire médiatique. En conséquence, un simple coup d’œil sur cette page web unique suffit à apprécier l’ampleur de la « Macron-mania » qui a coulé ces derniers mois, sur la tête des Français désemparés par les pages des médias contrôlés par les Rothschild.

 


Naturellement, Macron est un champion du pop-futurisme. Il va transformer les Français en nomades idéaux, à la Attali ─ une classe de précariat qui a acquis quelques compétences et un anglais passable, mais manque d’emploi stable, d’une profession fiable, d’un véritable salaire et d’un avenir. Il répète les contes de fées pour les jeunes Français sur la « classe créative » ─ le rêve d’une civilisation dégénérée ─ mais il ne mentionne pas que la société du futur n’aura aucune utilité pour tous les fainéants qui votent pour lui. Il est guidé par le principe néolibéral, selon lequel la tâche principale d’un État en déclin est de donner à ses citoyens la possibilité de s’adapter sans cesse au marché mondial infâme, au lieu de tout faire pour protéger les emplois, les pensions décentes et les intérêts nationaux. Par conséquent, la victoire du 7 mai sera celle d’un autre petit marquis, vigoureusement programmé par les médias pour être peut-être bien le dernier de l’histoire de la Cinquième République ─ et ce n’est certainement pas un présage d’un sixième république. La France est prête à entrer dans la tombe qui a déjà été creusée pour elle.

 


Traduit par Hervé, vérifié par Julie, relu par nadine pour le Saker francophone

 

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9 mars 2017 4 09 /03 /mars /2017 17:19

Thierry Meyssan, réseau Voltaire, nous invite à observer Donald Trump sans le juger avec les critères de ses prédécesseurs, mais en essayant de comprendre sa propre logique. Il observe que le président états-unien tente de restaurer la paix et de relancer le commerce mondial, mais sur une base nouvelle, totalement différente de l’actuelle globalisation.

 

Cherchant à renverser le pouvoir qui l’a précédé et qui tente de se maintenir malgré lui, le président Trump ne peut pas composer son administration en s’appuyant sur la classe politique ou sur de hauts fonctionnaires. Il a donc sollicité des personnes nouvelles, des entrepreneurs comme lui, malgré le risque que cette confusion des genres comporte.

 

Selon l’idéologie puritaine, en vogue depuis la dissolution de l’Union soviétique, confondre la politique d’un État et ses affaires personnelles est un crime ; raison pour laquelle on a instauré une stricte séparation entre ces deux mondes. Au contraire, durant les siècles passés, on n’abordait pas la politique sous un angle moral, mais sous celui de l’efficacité. On considérait alors normal d’associer des entrepreneurs à la politique. On ne qualifiait leur enrichissement personnel de « corruption » que lorsque ils s’engraissaient au détriment de la Nation, pas lorsqu’ils la développaient.

 

Concernant ses relations avec les deux Grands, le président Trump aborde la Russie au plan politique et la Chine au plan commercial. Il s’appuie ainsi sur Rex Tillerson (ancien patron d’Exxon Mobil), un ami personnel de Vladimir Poutine, comme secrétaire d’État ; et sur Stephen Schwarzman (le patron de la société de capital investissement Blackstone), un ami personnel du président Xi Jinping, comme président du nouvel organe consultatif chargé de proposer la nouvelle politique commerciale : le Forum stratégique et politique (Strategy and Policy Forum) qui a été inauguré par le président Trump, le 3 février à la Maison-Blanche [1]. Il réunit 19 entrepreneurs de très haut niveau. Contrairement aux pratiques précédentes, ces conseillers n’ont pas été choisis sur le critère de savoir s’ils avaient soutenu ou non le président durant sa campagne électorale, ni en fonction des entreprises qu’ils dirigent, de leur taille et de leur influence, mais de leurs capacités personnelles à les diriger.

Rex Tillerson

En tant que directeur d’Exxon Mobil, Rex Tillerson a conçu une forme de partenariat avec ses homologues russes. Gazprom, puis Rosneft ont autorisés les États-uniens à venir travailler chez eux à la condition que ces derniers les autorisent à coopérer ailleurs avec eux. Ainsi, les Russes ont investi pour un tiers dans les opérations d’Exxon Mobil au Golfe du Mexique, tandis que la multinationale a participé aux découvertes du gigantesque champ d’hydrocarbures de la mer de Kara [2].

C’est ce succès partagé qui a valu à Rex Tillerson de recevoir la Médaille de l’Amitié des mains du président Vladimir Poutine.

La presse a souligné les liens personnels qu’il a développés avec le président russe, ainsi qu’avec Igor Sechin, son homme de confiance.

À la tête d’Exxon Mobil, il s’est affronté à la famille Rockefeller, fondatrice de la société. En définitive, il a imposé son point de vue et les Rockefeller ont commencé à vendre leurs actions en vue de quitter la compagnie [3].

 

Selon les Rockefeller, le pétrole et le gaz sont des ressources épuisables qui arrivent bientôt à leur fin (théorie vulgarisée dans les années 70 par le Club de Rome). Leur usage dégage du carbone dans l’atmosphère et provoque ainsi le réchauffement climatique de la planète (théorie vulgarisée dans les années 2000 par le GIEC et Al Gore) [4]. Il est temps de passer aux sources d’énergies renouvelables. Au contraire, selon Rex Tillerson, rien ne permet de valider l’idée selon laquelle les hydrocarbures sont une sorte de compost de détritus biologiques. On ne cesse de découvrir de nouveaux gisements dans des zones dépourvues de roche mères et à des profondeurs toujours plus importantes. Rien ne prouve que les hydrocarbures vont s’épuiser dans les siècles à venir. Rien ne prouve non plus que le carbone relâché par l’homme dans l’atmosphère, soit la cause des évolutions climatiques. Dans ce débat, chacun des deux camps a financé un intense lobbying pour convaincre les décideurs politiques en l’absence d’argument déterminant [5].

 

Or, les deux camps défendent par ailleurs des positions diamétralement opposées en politique étrangère. C’est pourquoi le combat entre les Rockefeller et Tillerson a certainement eu un impact sur la politique internationale. Ainsi, en 2005, les Rockefeller ont conseillé au Qatar —dont les revenus proviennent d’Exxon Mobil— de soutenir les Frères musulmans, puis, en 2011, de s’investir dans la guerre contre la Syrie. L’émirat y a englouti des dizaines de milliards de dollars pour soutenir les groupes djihadistes. Au contraire, Tillerson a considéré que si la guerre clandestine est bonne pour la politique impériale, elle ne fait pas avancer le business. Depuis la défaite des Rockefeller, le Qatar se retire progressivement de la guerre et consacre ses dépenses à la préparation du Mondial de football.

 

Quoi qu’il en soit, pour le moment, l’administration Trump n’a pris aucune décision face à la Russie, hormis l’abrogation des sanctions prises en réaction à une ingérence russe dans la campagne électorale présidentielle qui aurait été observée par la CIA.

 

Stephen Schwarzman

Le président Trump a d’abord choqué la Chine populaire en acceptant un appel téléphonique de la présidente de Taïwan, malgré le principe « Une Chine, deux systèmes ». Puis il s’est excusé auprès de Xi en lui souhaitant chaleureusement une « Bonne année du Coq de feu ».

 

Simultanément, il lui a accordé un cadeau somptueux en annulant le Traité trans-Pacifique. Cet accord, qui n’avait pas encore été signé, avait été conçu comme l’ensemble de la globalisation des quinze dernières années pour exclure la Chine du pouvoir décisionnel.

 

Le président Trump a ouvert un canal de négociation avec les principales autorités commerciales et financières chinoises, via les membres de son Forum stratégique et politique. La société de Stephen Schwarzman, Blackstone, est détenue depuis 2007 à hauteur de 9,3 % par le fonds souverain de la République populaire, China Investment Corp. [6], dont le directeur de l’époque, Lou Jiwei, est aujourd’hui ministre des Finances de son pays.

 

Schwarzman fait partie du Conseil consultatif de l’École d’économie et de management de l’université de Tsinghua [7]. Or ce Conseil, placé sous la présidence de l’ancien Premier ministre Zhu Rongji, réunit des personnalités chinoises et occidentales des plus importantes. Parmi celles-ci : Mary Barra de General Motors, Jamie Dimon de JPMorgan Chase, Doug McMillon de Wal-Mart Stores, Elon Musk de Tesla Motors et Indra K. Nooyi de PepsiCo qui siègent également au nouveau Forum stratégique et politique de la Maison-Blanche.

 

Dans un article précédent, j’ai indiqué que depuis sa rencontre avec Jack Ma d’Alibaba (également membre du Conseil consultatif de l’université de Tsinghua), Donald Trump envisage que son pays adhère à la Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures. Si tel était le cas, les États-Unis cesseraient de brider la Chine et s’engageraient dans une véritable coopération pour développer les « routes de la soie » rendant ainsi inutiles les conflits en Ukraine et en Syrie [8].

 

La coopération par le commerce

Depuis la dissolution de l’URSS, la politique des États-Unis était fixée par la « doctrine Wolfowitz ». Pour faire de leur pays le « premier », les administrations successives n’ont pas hésité à livrer consciemment quantité de guerres qui les ont appauvries [9].

 

Bien entendu, cet appauvrissement n’a pas été pour tous. On a donc assisté à un conflit interne au capitalisme entre les sociétés ayant intérêt à la guerre (aujourd’hui BAE, Caterpillar, KKR, LafargeHolcim, Lockeed Martin, Raytheon, etc.) et celles ayant intérêt à la paix.

 

L’administration Trump entend relancer le développement du pays en rompant avec l’idéal du « premier » et en devenant le « meilleur ». Cela suppose de faire vite. Il faudra des années pour ouvrir les routes de la soie, même si leur construction est largement entamée. Par conséquent, les États-Unis n’ont pas le temps de renégocier les grands Traités commerciaux multilatéraux actuels. Ils doivent conclure sans attendre des accords bilatéraux de sorte que les contrats soient immédiatement mis en œuvre.

 

Sachant l’extrême difficulté à reconvertir une économie de guerre en économie de paix, Donald Trump a associé à son Forum stratégique et politique un entrepreneur d’une des sociétés qui pourraient se développer aussi bien en temps de paix que par la guerre : Jim McNerney (Boeing).

Thierry Meyssan

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8 mars 2017 3 08 /03 /mars /2017 17:30

Spécialiste des questions européennes, Pierre Lévy réagit aux déclarations du président français accusant la Russie de « s’affirmer en tant que puissance »… ce qui est précisément l’ambition affichée de l’UE.

Repris sur comité  Comité Valmy

 

 

 

On l’avait presque oublié, en ces temps d’étrange campagne électorale: François Hollande règne toujours sur l’Elysée.

 

Le 6 mars, il recevait les chefs des gouvernements allemand, italien et espagnol. Ce mini directoire qui ne dit pas son nom s’est retrouvé à Versailles, dans le château du Roi-Soleil ; il visait à préparer le sommet européen prévu les 9 et 10 mars, et surtout celui du 25 mars. Avec cette question lancinante qui torture les dirigeants des Vingt-sept : quel avenir pour l’UE ? Alors que cette dernière s’avère de plus en plus impopulaire.

 

C’est sur ce thème que le président de la République française avait choisi de s’exprimer le jour même dans les colonnes de six grands quotidiens européens, dont Le Monde daté du 7 mars. Il n’a cependant pas manqué de répondre aussi à des questions sur les rapports avec Moscou. Des questions totalement neutres et même bienveillantes, puisque la première fut ainsi formulée : « Quel niveau de menace représente la Russie actuellement ? »

 

Cette évocation de la « menace » russe a été accueillie tout naturellement par le chef de l’Etat, qui a pointé la volonté du Kremlin de « peser sur les espaces qui étaient autrefois les siens dans l’ex-Union soviétique ». Et de citer évidemment l’Ukraine.

 

Si un lecteur débarquait aujourd’hui et découvrait les événements internationaux des dernières années, il comprendrait donc que Vladimir Poutine a été subitement pris de l’envie de conquérir militairement l’ex-République soviétique, en commençant par la Crimée.

 

Peut-être la mémoire de François Hollande se brouille-t-elle ? Il faudrait alors lui rappeler que les événements de Maïdan, avec les suites qu’on leur connaît, sont la conséquence directe des années de pression intense sur Kiev exercée par l’Union européenne. Avec un but tout à fait officiel : mettre en place un « partenariat oriental » et « arrimer » ainsi – le terme est celui qui est traditionnellement employé à Bruxelles – les pays d’Europe de l’Est et du Sud-est.

 

Mais que veut donc dire « arrimer », si ce n’est récupérer dans sa zone d’influence ? Ce dont les dirigeants de l’UE ne faisaient au demeurant pas mystère. Mais ce qui est naturel pour l’UE – qui ne cesse d’afficher ouvertement sa volonté « de jouer un rôle majeur dans le monde » (il est vrai heureusement sans grand succès) – est détestable dès lors que ces intentions sont attribuées à la Russie. Ainsi, cette dernière « s’affirme comme une puissance ; elle teste nos résistances et mesure à chaque instant les rapports de force », accuse le maître de l’Elysée.

 

Faut-il donc comprendre que cette coupable volonté de s’affirmer en tant que puissance est une exclusivité russe ? Jamais les Etats-Unis, l’Allemagne, le Royaume-Uni et… la France n’auraient imaginé une telle ambition…

 

Ni employé des moyens aussi déloyaux que Moscou qui – que les personnes sensibles évitent de lire ce qui suit – n’hésite pas à mettre en œuvre une « stratégie d’influence, de réseaux ». Jamais, par exemple, le département d’Etat américain n’oserait mettre en place – certes discrètement, mais tout à fait officiellement – des relais dans les banlieues françaises pour « recruter des talents », ni des institutions sélectionnant les « young leaders » appelés à devenir les futurs dirigeants français, moyennant des stages de haut niveau outre-Atlantique.

 

Quant aux réseaux français, il faudra un jour révéler à l’ancien maire de Tulle – avec les précautions nécessaires pour les âmes sensibles – ce qu’étaient (ce que sont) les structures de la « Françafrique » sur le Continent noir.

 

Enfin, le chef de l’Etat fait part d’une indignation particulière quant à une Russie qui « utilise tous les moyens pour influencer les opinions publiques ». Dans le contexte, chacun comprend l’allusion au chef du Kremlin quotidiennement accusé de tirer les ficelles des élections françaises puis allemandes, après avoir réussi à installer Donald Trump à la Maison-Blanche.

 

Le pire, avec ces affirmations, c’est que leurs auteurs finissent par eux-mêmes les croire. Le rejet croissant de l’Union européenne, de la mondialisation, du politiquement correct ? C’est le poison de l’influence russe qui le fabrique, ou à tout le moins, qui est déterminant pour bouleverser les tranquilles donnes électorales qui prévalaient depuis plus de trois décennies…

 

S’ils finissent par se convaincre de la véracité de leur propre propagande, et ainsi par faire l’impasse sur les analyses lucides de la réalité, les dirigeants européens se préparent décidément des lendemains de plus en plus agités, pour ne pas dire cauchemardesques.

 

Et le maître de l’Elysée conclut : « Il faut démasquer les opérations idéologiques [et] dire très clairement qui est avec qui, qui est financé par qui. »

Chiche ?

Pierre Lévy

Spécialiste des questions européennes, Pierre Lévy dirige la rédaction du mensuel Ruptures. Précédemment, il a été journaliste au sein du quotidien L’Humanité, ingénieur et syndicaliste. Il est l’auteur de deux essais et un roman.

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19 février 2017 7 19 /02 /février /2017 17:42

Par Karine Bechet-Golovko source   https://russiepolitics

 

 

Les actualités regorgent des exploits de la Russie. Elle fait élire Trump, elle s'apprête à envahir l'Europe, elle fausse les élections en France, elle sauve le tyran Assad, elle soutient les "séparatistes" ukrainiens. Que ne fait-elle encore? Il serait certainement plus rapide d'énumérer les évènements marquants qui ne sont pas le fait de la Russie. Autrement dit, à en croire les politiciens occidentaux, nous sommes entrés dans l'ère d'une gouvernance russe globale. J'ai bien compris? Ce qui, en effet, justifie le renforcement de l'OTAN et des Etats Unis en Europe. J'ai toujours bien compris?

 

Nous apprenons avec beaucoup d'inquiétude que la Russie, après avoir retourné l'équipe de Trump (continuant pourtant la même politique à l'égard de la Russie) et fait perdre H. Clinton, va s'occuper des élections françaises. Ceci est une conclusion très sérieuse de la non moins sérieuse DGSE. D'autant plus que la Russie aurait déjà sévit contre ce divin E. Macron en piratant son site En Marche. Et tout cela pourquoi? Pour faire élire M. Le Pen, what else? Car bien évidemment, les élections ne se gagnent pas avec les voix populaires. Comme toujours, c'est le Canard national qui révèle l'info. Il est très actif en politique cette année, mais peu importe, il remplit sa fonction, qui n'a rien de journalistique. Bref, la Russie constitue une menace en matière de cyberterrorisme.

 

Mais pas uniquement, car bien entendu les pays de l'Est, entrés dans l'UE faute de pouvoir ajouter une étoile au drapeau américain, et pour leur plus grand malheur restant toujours "à l'Est" (la géographie politique a ses limites que la raison reconnaît encore), se font l'écho d'une prochaine invasion russe. Si, si ... les chars arrivent. En l'occurrence, ils sont américains. Mais c'est une chance, c'est l'Atlantic resolve. L'on attend 3500 soldats américains, 87 chars et 550 blindés. Les premiers chars sont arrivés en Pologne et en Bulgarie et les pays baltes sont impatients de recevoir leurs unités de réactions rapides, qui permettent une intervention en 24h vers les frontières russes, évidemment, en cas d'attaque. Bon, pour l'instant, cela reste très théorique, car il faut encore y construire les infrastructures, qui sont inadaptées aux structures de l'OTAN. Et vue la faible importance du contingent, heureusement pour ces pays que la menace est toute virtuelle. En revanche, l'agression politique est bien réelle, mais de celle-là nous garderons un pieux silence, car la Russie est bien sûr responsable d'avoir rapproché ses frontières des bases de l'OTAN. Il ne s'agit donc pas d'une agression, mais d'une défense. Ouf, l'honneur est sauf.

 

Les Etats Unis, eux, se sont bien organisés. La Lituanie et l'Estonie, qui après tant d'années en vain dans l'Alliance viennent enfin de trouver leur place, ont signé avec les Etats Unis les accords SOFA sur le statut des troupes américaines dans ces pays. Ces accords prévoient l'exclusivité de juridiction américaine pour tout ce qui concerne ses soldats. Seuls les crimes graves pourront, peut-être, ressortir de la compétence des juridictions nationales. Les pays qui abritent des troupes américaines depuis longtemps, comme le Japon, savent ce dont ils sont capables au quotidien, dans un pays occupé.

 

Dans tous les cas, les pays de l'Est sont heureux et soulagés. Heureux de trouver une protection contre cette mystérieuse et incontournable "menace russe". Ce qui permet à J. Mattis, le nouveau secrétaire à la défense US, de mettre les points sur les i: si vous voulez notre protection, il faudra jouer selon nos règles, les temps ont changé:

L'Alliance reste un socle fondamental pour les États-Unis. (...) l'Amérique va assumer ses responsabilités, mais si vos nations ne veulent pas voir l'Amérique modérer son engagement envers cette Alliance, chacune de vos capitales doit montrer son soutien à notre défense commune. (...) Les Américains ne peuvent pas se soucier davantage de la sécurité future de vos enfants que vous ne le faites vous-mêmes.

Tout a un prix, les prostituées paient bien leur part à leur protecteur, ici, il s'agit de 2% du budget national. Sinon, les pays de l'Alliance peuvent toujours changer de souteneur ou bien s'autonomiser, ce dont ils ont une peur panique. Aujourd'hui les autres 27 membres sont rassurés, le chef a envoyé son représentant, tout restera comme avant, il faudra juste payer un peu plus cher. Qu'à cela ne tienne, l'indépendance serait par trop dangereuse. Surtout face à cette "menace russe".

 

Mais au fait, quelle est cette "menace russe"? Est-ce le risque pour ce Système, dont la plus grande force est son absence totale de morale, de montrer son visage inique? La rupture réelle qui existe et s'agrandit entre les aspirations des populations et les choix idéologiques des groupes dirigeants? Est-ce le fait que nos sociétés ne sont gouvernées que par une minorité à laquelle il faut donner le masque de la supériorité pour justifier sa position?

 

Quelle est cette "menace russe"? L'excuse sans laquelle il ne serait plus possible de justifier les politiques anti-sociales, les politiques liberticides, les tendances totalitaires - dans le sens où ces sociétés veulent créer un homme nouveau, sans racines, sans passé, qui vit ici et maintenant, donc un être sans avenir?

 

Quelle est la "menace russe"? Sinon la peur que le Système (1) a de lui-même, de son inconsistance et de sa vacuité.

 

Addendum :

1 Système de prédation occidental. En fait le capitalisme qui entend asservir l’ensemble des peuples de la planète à ses appétits de lucre par le mensonge, le sophisme jusqu’à la force des armes et des moyens de destruction les plus massifs. C’est le pouvoir de quelques nantis d’imposer leur volonté, aidés de leurs valets conscients ou inconscients, au détriment du plus grand nombre : C’est cela la règle d’or de la démocratie bourgeoise dont les représentants se font élire sur la base de promesses jamais tenues.

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11 février 2017 6 11 /02 /février /2017 18:39

par Thierry Meyssan Réseau Voltaire 11 février 2017

 

Comment ne pas être frappé par la ressemblance entre les campagnes visant à abattre Donald Trump et François Fillon ? Comment ne pas observer que ces deux hommes, à la personnalité et à l’idéologie fort différentes, menacent les mêmes intérêts ?

 

 

Simultanément de très vastes campagnes de presse se développent dans le monde occidental à la fois contre le président états-unien Donald Trump et, à une moindre échelle, contre un candidat à l’élection présidentielle française, François Fillon. Le premier est accusé d’être un suprémacisme blanc irresponsable ; le second est accusé d’avoir commis ce qui est décrit comme une faute morale non sanctionnée par la loi.

 

Jamais, il y a seulement un an, on aurait pu imaginer de telles campagnes contre un ancien Premier ministre français et plus encore contre le président en exercice des États-Unis d’Amérique.

 

Ces campagnes déclinent les dix arguments traditionnels de la propagande de guerre, tels qu’observés en 1928 par Lord Arthur Ponsonby (Falsehood in Wartime) puis précisés par le professeur Anne Morelli (Principes élémentaires de propagande de guerre) :


Nous déplorons cet affrontement avec un président en exercice (USA) et durant une campagne présidentielle (France).


MM. Trump & Fillon sont les seuls responsables de ce qui arrive.


MM. Trump & Fillon sont des personnalités dangereuses.


Nous défendons une noble cause, celle des principes de notre Constitution (USA) et celle de l’égalité (France), tandis que MM. Trump & Fillon ne se préoccupent que de leur fortune personnelle.


MM. Trump & Fillon se comportent très mal. Le premier s’en prend aux musulmans, le second est un voleur. Certes, nous avons nous aussi commis des erreurs, mais pas du tout à la même échelle.


MM. Trump & Fillon utilisent des méthodes non orthodoxes.


MM. Trump & Fillon sont en déroute. Le premier vient d’être désavoué par les tribunaux fédéraux, le second par les sondages.


Les artistes et intellectuels partagent notre indignation.
Notre cause a un caractère sacré.


Ceux qui mettent en doute nos médias ne sont ni de vrais « Américains », ni de vrais Français.

 

Dans les deux cas, cette campagne s’accompagne d’actions judiciaires vouées à l’échec. La première vise à invalider un décret relatif à l’immigration bien que celui-ci soit parfaitement légal et constitutionnel, la seconde à justifier des investigations policières alors que la cible n’est suspectée d’aucun manquement à la loi. Ces actions prospèrent contre toute logique.

 

Qui est en mesure d’actionner à la fois les médias et la Justice ?

Compte-tenu du caractère international de ces campagnes, il est clair que leurs commanditaires ne réagissent pas à des enjeux nationaux et ne sont pas eux-mêmes de simples États-uniens ou Français.

 

Dans les années précédentes, de telles campagnes ont eu lieu à l’instigation de l’Otan. Les plus récentes visaient la République arabe syrienne. Cependant rien ne permet d’accuser cette fois l’Otan d’agir contre la Maison-Blanche, ni de perturber l’élection présidentielle française.

 

Outre l’hypothèse de l’Otan comme donneur d’ordre, on peut imaginer une coalition d’intérêts financiers transnationaux capable d’influer sur les quelques magnats de la presse ; l’effet grégaire provoquant le reste pour entraîner les autres médias.

 

Quels intérêts se sentent-ils menacés par ces deux hommes au point d’organiser de telles campagnes ?

Le seul point commun entre MM. Trump et Fillon est de vouloir mettre fin à l’impérialisme en substituant, partout où cela est possible, de la coopération à de l’affrontement. Si bien d’autres responsables politiques dans le monde défendent cet objectif, MM. Trump et Fillon sont les seuls à aller au bout de cette logique. Selon eux, il ne sera pas possible de restaurer la paix et la prospérité sans en finir d’abord avec l’instrumentation du terrorisme islamique, sans libérer le monde musulman de l’emprise des jihadistes, et sans aller jusqu’à attaquer la matrice du terrorisme : les Frères musulmans.

 

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10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 18:11
L’administration Trump est-elle déjà finie ?
par Paul Craig Roberts

Repris sur Comité Valmy

 

Les espoirs pour l’administration Trump ne brillent plus beaucoup. Le militaire en chef de Trump, le général Mattis est en train de prouver que son sobriquet de “chien fou” est bien mérité. Il vient juste de déclarer que “l’Iran est le seul plus gros sponsor du terrorisme dans le monde.”

 

Il a déclaré la Russie être la première menace pour les Etats-Unis.

Il a menacé d’une intervention américaine dans les affaires territoriales de la Chine.

 

J’ai eu tort. J’ai pensé que le Gen. Mattis était un choix raisonnable pour le poste car il rejette l’efficacité de la torture et, d’après Trump, l’a convaincu que la “torture ne marche pas”. Apparemment, Mattis ne peut pas aller au-delà de cette compréhension et s’élever au niveau de la compréhension géopolitique. Trump se doit de virer Mattis qui a placé le Pentagone comme obstacle sur la route de relations normales avec la Russie.

 

Il n’y a aucune preuve dans l’attitude de l’Iran, de la Russie et de la Chine qui pourrait justifier de soutenir le point de vue de Mattis. Sa définition de “menace” est celle des nouveaux cons(ervateurs) : un pays capable de résister à l’hégémonie mondiale des Etats-Unis. Ceci est une menace très utile pour le complexe militaro-industriel et de la sécurité car elle justifie un budget illimité afin de pouvoir prévaloir contre ces soi-disantes “menaces”. C’est cette impulsion hégémonique qui est la source du terrorisme.

 

En vérité, il n’y a que deux pays au monde qui ont des aspirations hégémoniques : les Etats-Unis et Israël. Ils sont tous deux sources de terrorisme, Israël terrorise les Palestiniens et l’a fait depuis environ maintenant 70 ans. Les Etats-Unis terrorisent le reste du monde.

 

Tous les terroristes musulmans connus sont des créations du gouvernement des Etats-Unis. Al Qaïda fut créé sous l’administration Carter afin de confronter l’occupation soviétique de l’Afghanistan avec des djihadistes, ISIS/E IIL/daesh fut créee par le régime Obama/Hillary afin de renverser Khadafi en Libye, puis fut envoyé par ce même régime en Syrie pour renverser Assad, comme l’a révélé à la télé l’ancien directeur du renseignement militaire US le Gen. Michael Flynn. Les néo-nazis ukrainiens agressant les républiques de Donetsk et Luhansk furent aussi lâchés par le régime Obama/Hillary afin de renverser un gouvernement ukrainien démocratiquement élu. Tout acte de terreur et de terrorisme est associé avec Washington et Israël.

 

Le fait du renversement du gouvernement de l’Ukraine par Washington est incontestable et pourtant une grande fraction du public américain conditionnée et lobotomisée pense toujours que la Russie a envahi l’Ukraine, tout comme elle croit les fausses infos disant qur l’Iran est un état terroriste.

 

La dernière fois que l’Iran s’est lancée dans une guerre d’agression, ce fut dans la dernière décennie du XVIIIème siècle, lorsque l’Iran a reconquis le Caucase et la Géorgie, que l’Iran perdit bientôt au profit de la Russie.

 

Depuis ce temps, l’Iran n’a jamais rien fait si ce n’est de refuser de devenir un état vassal de Washington.

 

De plus, l’Iran et la Syrie, sauvées par la Russie, sont les deux seuls états musulmans au monde qui ne sont pas des états marionnettes des Etats-Unis, qui ne sont pas de simples vassaux n’ayant aucune politique, aucune politique économique indépendantes. Seuls l’Iran et la Syrie ont en fait des politiques indépendantes.

 

L’Iran est un grand pays qui possède de très larges ressources énergétiques. L’Iran a une longue histoire, qui remonte à des millénaires, elle fut indépendante et militairement puissante (Perse).


Aujourd’hui l’Iran est essentielle à la Russie pour faire tampon au plan nouveau con américain de création du djihadisme et de son exportation dans les zones musulmanes de la Fédération de Russie. En conséquence, l’Iran est la cible la plus inopportune pour Trump s’il désire restaurer des relations normales et non-menaçantes avec la Russie. Et pourtant, son chien fou du Pentagone fait de folles déclarations insinuant que l’Iran est “un état terroriste”.

 

Pouvons-nous y voir la main d’Israël au travail derrière ces menaces contre l’Iran ?… L’Iran et la Syrie sont les seuls pays au Moyen-Orient qui ne sont pas des marionnettes des Américains. L’armée syrienne a été endurcie aux âpres combats, ce dont la Syrie a besoin afin de résister à Israël soutenu par les USA. La Syrie et l’Iran sont toutes deux des obstacles sur la route de la politique sioniste d’Israël pour réaliser le Grand Israël du Nil à l’Euphrate. Pour les sionistes, la Palestine et le sud-Liban ne sont que le commencement.

 

Israël a utilisé avec succès les Britanniques corrompus et maintenant les Américains tout aussi corrompus pour se réétablir sur des terres desquelles dieu les avait viré. Ceci n’est pas à l’honneur de la morale ni de l’intelligence des gouvernements britannique et américain.
Mais une fois de plus, qu’est-ce qu’il l’est ?…

 

On entend aussi les menaces de Mattis et de Tillerson d’intervention dans la sphère d’influence chinoise. Les nominés de Trump apparaissent incapables de comprendre qu’il ne peut pas y avoir d’amélioration des relations avec la Russie si le régime Trump a dans sa ligne de mire l’Iran et la Chine.

 

Y a t’il une possibilité pour que le gouvernement Trump développe une réele attention aux problèmes géopolitiques ? Est-ce que l’administration Trump à la grande gueule, l’a aussi suffisamment grande pour renverser le pouvoir que la toute sioniste Israël exerce sur sa politique étrangère et les votes de son congrès ?

 

Si ce n’est pas le cas… La guerre est inévitable.

 

Pendant 24 ans, 8 ans de régime criminel Clinton, 8 ans de régime criminel Bush et 8 ans de régime criminel Obama, le monde a entendu les menaces de Washington, menaces qui ont résulté en la mort et la destruction de millions de personnes et de pays entiers. L’administration Trump doit présenter un Washington différent à la face du monde.

Paul Craig Roberts
6 février 2017

Traduit de l’anglais par Résistance 71

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28 janvier 2017 6 28 /01 /janvier /2017 17:48
Fausse socialisation mais vraie arnaque !

Par RICHARD PALAO mardi 22 novembre 2016

 

Alors que les inégalités s’accroissent, que 8 millions de français vivent sous le seuil de pauvreté, que le chômage de masse perdure, que notre système de protection sociale crée par le CNR voit sa couverture se rétrécir dangereusement … certains pensent avoir trouvé la solution pour venir au secours du capitalisme en crise systémique qui ne peut plus rien distribuer sous peine de disparaître.

 

À droite on propose le REVENU UNIVERSEL, financé par l’impôt qui se substituerait à toutes les prestations et allocations actuelles ; ce qui ne peut que recueillir l’assentiment du patronat puisque non seulement cela ne lui coûtera rien mais de plus lui permettra d’exiger la suppression des cotisations sociales.

 

D’autres, issus de la gauche, comme Bernard FRIOT l’économiste du PCF, et des syndicalistes de la CGT comme de la CFDT, proposent de mettre en place un SALAIRE UNIVERSEL qui serait versé à partir de 18 ans et jusqu’à la fin de vie.


Les tenants de ce salaire universel, prétendent l’imposer dans le cadre du système capitaliste, ce qui signifie qu’il ne remettent pas en cause la propriété privée des entreprises et donc que le patronat continuera à déterminer quelle part du profit il entend consacrer aux salaires. Le changement consiste donc à verser les salaires à une ou plusieurs caisses qui se chargeront de les répartir aux salariés.

 

Ce salaire universel n’est donc pas une proposition révolutionnaire susceptible de modifier le rapport capital /travail, puisque le rôle des travailleurs se limitera à se partager les miettes que le patronat aura consenti à leur laisser … ça s’appelle de la cogestion du capitalisme ou encore de la collaboration de classe.

 

De plus pour faire « moderne », les promoteurs du salaire universel assure que ce dernier permettra de « déconnecter » le salaire du travail, mais c’est ce que fait le patronat depuis des siècles en « déconnectant » le salaire des richesses produites et en refusant de payer la force de travail à son juste prix, faisant ainsi du salaire une simple allocation d’assistance permettant de faire tourner la machine.

 

La théorie est une chose, la pratique en est une autre : étant donné la multiplicité des métiers, des qualifications, des compétences ... est-il sérieux de proposer une échelle de salaire de 1 à 4 ( conf. B. FRIOT), la CGT et l’UGICT sont-elles prêtes à « vendre » cela aux salariés des entreprises privées, ces mêmes organisations syndicales sont elles prêtes à demander au personnel des entreprises publiques et aux fonctionnaires de troquer leurs régimes spécifiques de retraite contre un chimérique salaire continué (le salaire universel des retraités) ???

 

Plus grave : en se substituant au prestations du RÉGIME GENERAL, ce salaire universel va le mettre en danger de disparition et donc saper les bases de notre protection sociale UNIVERSELLE, car si tous les objectifs du CNR, notamment, L’ UNICITÉ et la gestion DÉMOCRATIQUE n’ont pas été atteints, celui de l’ UNIVERSALITÉ est une réalité puisque toutes les couches de la population en bénéficient : les familles, les chômeurs, les salariés, les non-salariés (commerçants, artisans, agriculteurs) etc.…

 

Or le salaire universel réservé aux seuls salariés fera sortir ces derniers du système UNIVERSEL actuel puisque les indemnités journalières maladie, les rentes AT, les pensions d’invalidité, les retraites seront remplacées par ce salaire à vie.
Avec ce salaire universel se seront donc les principes d’UNICITÉ, de SOLIDARITÉ ET D’UNIVERSALITÉ qui seront dynamités, et le patronat verra son souhait de supprimer les conquêtes du CNR réalisé.

 

Sans être pessimiste, nous allons vivre encore de nombreuses années sous le règne du capitalisme, en conséquence, faire comme si celui-ci était prêt à abandonner aux salariés la gestion de leur paie relève d’une dangereuse utopie : seule l’éradication du capitalisme permettra la SOCIALISATION intégrale et réelle du salaire.

 

Quel que soit le vocable : REVENU UNIVERSEL ou SALAIRE UNIVERSEL, le résultat est le même : la destruction de l’œuvre majeure du CNR - notre protection sociale UNIVERSELLE.

 

Notre sécurité sociale, notre régime général, ne sont ni ringards ni obsolètes, leur remplacement n’est donc pas à l’ordre du jour, ils doivent au contraire être confortés, améliorés pour aller vers une sécurité sociale UNIVERSELLE à 100 %.

 

Les salarié(e) s doivent donc se montrer vigilants, ne pas se laisser duper par de fausses bonnes solutions comme le salaire universel qui visent à faire croire que le capitalisme peut-être aménagé et qu’il n’est donc pas prioritaire de s’en débarrasser.

 

Addendum : Déjà des questions, mais d’autres à suivre et bien sur des réponses à venir de la part de ses promoteurs en particulier : Quels coûts, quels financement, qu’elles garanties pour ce qui concerne l’existant : S’agirait-il d’un laminage par le bas ou d’un nivelage par le haut des actuelles protections et prestations sociales sociales. S’agit-il, dans une période ou notre économie encadrée par l’union européenne s’étiole, de déshabiller les uns pour s’assurer d’une hypothétique paix sociale en faisant la charité aux autres.

Dans un premier temps ne lâchons pas la proie pour l’ombre. Les bonnes solutions passent par le refus des délocalisations, le retour progressif au plein emploi par la relance de notre production industrielle, manufacturière et agricole pour réduire le déficit de nos échanges avec l’union européenne.

Il est également à noter que la France qui fait la manche sur les médias dispose des moyens nécessaires pour assurer en permanence un logement d’urgence, et des conditions de vie décente pour les personnes en difficultés, les SDF en particulier, elle peut les faire croître en taxant les très  hauts revenus et les mouvements financiers spéculatifs jusqu’à les interdire. Jack Freychet

A suivre  et compléter…

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24 janvier 2017 2 24 /01 /janvier /2017 16:51
Panique générale chez les euro-atlantistes

Origine RT

Spécialiste des questions européennes, Pierre Lévy pointe ici la panique des élites mondialisées face à l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche, et certaines analogies des deux côtés de l’Atlantique.

 

Effarés, affolés, traumatisés, bouleversés, tétanisés, livides… On peine à trouver un qualificatif qui rende compte de l’état d’esprit des dirigeants euro-atlantiques, et de la presse qui leur est fidèle, au moment où Donald Trump accède à la Maison Blanche.

 

Et que dire des quelques poignées d’«idiots utiles» (selon la formule jadis prêtée à Lénine) qui, à Berlin, Paris ou Londres, ont défilé notamment avec ce délicieux slogan : «ce n’est pas mon président»… Que dire, si ce n’est pointer une ligne de fracture fondamentale qui s’esquisse progressivement tout autant dans de nombreux pays européens qu’aux Etats-Unis, et dans bien d’autres contrées du monde : entre des couches moyennes plutôt aisées, urbaines, intellectuelles et aspirant à la mondialisation ; et une classe ouvrière qui subit mépris et atomisation depuis des décennies.

 

Entre les premiers qui pensent «valeurs», et les seconds «intérêt», voire survie sociale pure et simple. Entre d’un côté ceux qui se mobilisent «contre la haine» (!) ; de l’autre ceux qui se rassemblent pour l’emploi. Simplification outrancière ? Peut-être. Mais cette polarisation de classe qui émerge n’en est peut-être qu’à ses débuts. Et tant mieux si les seconds y regagnent cette dignité, cette existence et ce rôle collectifs qui leur ont été déniés par les chantres de la globalisation économique mais aussi idéologique.

 

Si Monsieur Trump passe de la parole aux actes, alors oui, ce sera bien la fin d’un monde, l’amorce d’un changement d’ère historique

 

Pour l’heure, écoutons ces derniers. «C’est la fin du monde», a lâché Manuel Valls (BFMTV, 16/01/17), qui n’évoquait pas les résultats de la primaire socialiste, mais la perspective d’une «alliance entre Trump et Poutine». «Donald Trump [est] décidé à détruire le projet européen», s’épouvante l’éditorial de Libération (18/01/17). Et Le Monde (19/01/07) sonne le tocsin : «le président des Etats-Unis s’est lancé dans une opération délibérée de déstabilisation de l’Allemagne (…) c’est toute l’Europe qui est attaquée».

 

L’UE est confrontée à l’un des «plus grands défis de ces dernières décennies» alerte pour sa part Angela Merkel. Le Commissaire européen Pierre Moscovici s’étrangle : «on a une administration américaine qui souhaite le démantèlement de l’Union européenne, ce n’est pas possible !». Quant au Secrétaire d’Etat américain sur le départ, il a exhorté le gratin des élites mondialisées réuni à Davos à se «rappeler pourquoi nous avons fait ce voyage de 70 ans ensemble». John Kerry semble ainsi évoquer l’axe euro-atlantique… au passé.

 

Cette panique générale – qu’on ne peut s’empêcher de savourer – est compréhensible. Car, dans un entretien publié quelques jours avant sa prise de fonction, Donald Trump a confirmé les éléments qui faisaient déjà trembler tant Bruxelles que l’«establishment» de Washington lors de sa campagne électorale. Or, comme l’a fait remarquer Monsieur Valls, décidément inspiré, «on a oublié qu’un populiste peut vouloir mettre en œuvre son programme».

 

Sera-ce le cas avec le nouvel hôte de la Maison Blanche ? Pour l’heure, la prudence doit rester de mise. Mais si Monsieur Trump passe, ne serait-ce que partiellement, de la parole aux actes, alors oui, ce sera bien la fin d’un monde, l’amorce d’un changement d’ère historique.

 

Car qu’a dit le milliardaire dans l’entretien publié par les quotidien allemand Bild et anglais The Times ? Que le Royaume-Uni a été «intelligent» de quitter l’UE ; que cette dernière n’était que le «véhicule de la puissance allemande» ; qu’il comptait bien que d’autres Etats imitent le Brexit ; qu’il se réjouissait de préparer un accord commercial séparé avec Londres ; que le libre-échange mondial (donc notamment le TTIP) était désormais caduc ; que l’industrie automobile allemande pourrait bien se voir imposer d’importants droits de douane si cela encourage l’emploi aux Etats-Unis ; et que la chancelière avait commis une «erreur catastrophique» avec sa politique de portes ouvertes aux réfugiés.

 

Les citoyens seraient enthousiastes pour plébisciter une Union européenne de plus en plus populaire et légitime

 

Pire – ou mieux : le nouveau président américain a confirmé qu’il jugeait l’OTAN «obsolète» ; qu’un grand accord avec Moscou visant au désarmement nucléaire «serait dans l’intérêt de beaucoup de gens» ; et que, conséquemment, les sanctions contre la Russie pourraient bien être remises en cause. Mobilisant tout son sens de la litote, le Secrétaire général de l’Alliance atlantique s’est dit «préoccupé». Le Monde enrageait déjà fin décembre (22/12/16) : Monsieur Trump «veut être l’homme du renouveau industriel américain, pas le shérif d’un ordre démocratique occidental à maintenir et propager». Impardonnable ! A Davos, Joseph Biden, encore vice-président américain pour deux jours, a lancé un appel désespéré pour «sauver l’ordre libéral international»…

 

Seize anciens chefs d’Etat ou de gouvernement et de ministres – essentiellement issus des pays d’Europe du Nord-est – avaient, peu avant, alerté contre le péril majeur d’un réchauffement des relations avec la Russie : «la confiance et l’amitié seraient une grave erreur», écrivaient-ils sans ciller.

Faut-il dès lors s’étonner de l’hystérie croissante contre la Russie ? Moscou est pêle-mêle accusé de promouvoir (avec un succès grandissant) ses médias publics à destination de l’Occident, d’envahir les réseaux sociaux par de fausses nouvelles, et de pirater les ordinateurs des institutions occidentales. Selon la CIA, la NSA, et le FBI – et Dieu sait que ces nobles échoppes ne peuvent dire que la vérité – Vladimir Poutine aurait ainsi influencé l’élection américaine en faveur de son favori et bien sûr sablé le champagne. Retransmis par Arte (06/01/13), le grand chef (sortant) du renseignement, James Clapper, a ainsi déclaré : «les Russes ont une longue expérience de l’ingérence électorale, qu’il s’agisse de leurs propres scrutins ou de ceux des autres». Humour involontaire ?

Et déjà, l’hôte du Kremlin se préparerait à prendre en main les électeurs néerlandais, français, puis allemands, qui se rendront aux urnes en 2017, pour que les uns et les autres choisissent des formations anti-UE (ou réputées telles).

 

Car, évidemment, sans ces sombres manœuvres, les citoyens seraient enthousiastes pour plébisciter une Union européenne de plus en plus populaire et légitime.

Encore une coupe, Vladimir Vladimirovitch ?

 

Spécialiste des questions européennes, Pierre Lévy dirige la rédaction du mensuel Ruptures. Précédemment, il a été journaliste au sein du quotidien L’Humanité, ingénieur et syndicaliste. Il est l’auteur de deux essais et un roman.

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23 janvier 2017 1 23 /01 /janvier /2017 17:34

Opinions Paul Craig Roberts

 

 

Le bref discours d’investiture du Président Trump est une déclaration de guerre à l’establishment US entier. Contre l’ensemble de ceux qui détiennent le pouvoir.

 

Trump a longuement expliqué que les ennemis des USA sont ici. Ce sont : les mondialistes ; les néocons et les autres partisans de l’unilatéralisme habitués à imposer les USA au monde et à les engager dans des guerres ruineuses et sans fin ; les politiciens qui servent l’establishment dirigeant plutôt que le peuple ; et à vrai dire, l’ensemble de l’aréopage d’intérêts privés qui laissent se dégrader les USA tout en profitant de la chose pour s’enrichir.

 

À vrai dire, le Président Trump s’est engagé dans une guerre bien plus dangereuse pour lui que s’il l’avait déclarée contre la Russie ou la Chine.

 

Qualifiés d’ennemis par Trump, les groupes d’intérêts sont bien ancrés et habitués à être au pouvoir. Leurs puissants réseaux sont toujours en place. Bien que la majorité soit républicaine à la Chambre des députés et au Sénat, la plupart des membres du Congrès sont redevables devant les groupes d’intérêts dirigeants qui leur fournissent les fonds de campagne, plutôt que devant le peuple ou le Président. Le complexe militaro-sécuritaire, les compagnies délocalisées, Wall Street et les banques, ne se soumettront pas à Trump. Pas plus que les médias de la pressetituée, qui appartiennent à des groupes d’intérêt dont le pouvoir est remis en question par Trump.

 

Aucun doute que son discours rassembleur [inclusiveness] sera ignoré par les fielleux de gauche, qui continueront à le traiter de raciste, tout comme les manifestants payés 50 dollars de l’heure, comme je l’ai déjà écrit.

 

À vrai dire, le leadership noir, par exemple, est piégé dans son rôle de victime, d’où il lui sera dur de sortir. Comment rallier des gens qui ont appris toute leur vie durant que le Blanc est raciste et qu’ils sont victimes des racistes ? Est-ce faisable ?

 

J’ai participé juste quelques instants à une émission de Press TV où nous étions censés fournir l’analyse du discours d’investiture de Trump. L’autre commentateur était un Noir de Washington. Le laïus intégrateur [inclusiveness] de Trump ne l’a pas impressionné, et l’animateur de l’émission ne s’intéressait qu’à montrer les manifestants embauchés pour discréditer les USA. Tant de gens ont des intérêts économiques à parler au nom des victimes, que ce genre de propos est disqualifiant.

 

Ainsi, en plus des mondialistes, de la CIA, des compagnies délocalisées, des industries d’armement, du gratin de l’OTAN en Europe, et des politicards étrangers habitués à se faire grassement rétribuer pour leur soutien à la politique étrangère interventionniste de Washington, Trump aura contre lui les leaders des gens discriminés, noirs, hispaniques, féministes, clandestins, homosexuels et autres transgenres. Cette longue liste inclut évidemment aussi les libéraux blancs, car ils sont convaincus que l’intérieur des USA est l’habitat des racistes blancs, des misogynes, des homophobes et des cinglés de la gâchette. Pour eux, ces 84% du pays devraient être placés en quarantaine ou claquemurés.

 

En d’autres termes, reste-t-il assez de bonne volonté dans la population pour permettre à un président d’unir les 16% de haineux aux 84% de forcenés ?

 

Voyez les forces qui s’opposent à Trump :

Comme leur pouvoir et revenu en sont revalorisés, les leaders noirs et hispaniques ont besoin de passer pour des victimes. Ils tourneront un œil désabusé vers l’ouverture de Trump ; elle est bonne pour les Noirs et les Hispaniques, mais pas pour eux.

 

Les dirigeants et les actionnaires des multinationales s’enrichissent avec les emplois délocalisés que Trump veut ramener dans le pays. Si les emplois reviennent, leurs profits, primes de rendement et gains en capital disparaîtront. Mais ce sera le retour de la sécurité économique pour la population US.

 

Le budget annuel de 1000 milliards de dollars du complexe militaro sécuritaire est lié à la « menace russe ». Comme Trump veut le remplacer par des relations équilibrées, son assassinat ne peut être écarté.

 

De nombreux Européens doivent prestige, pouvoir et revenus à l’OTAN que Trump remet en cause.

 

Les profits du secteur financier viennent presque entièrement de la mise en esclavage des gens par la dette et du pillage de leurs pensions privées et publiques. Avec son représentant, la Réserve fédérale, le secteur financier peut déborder Trump avec la crise financière. La Banque de la Réserve fédérale de New York dispose d’un bureau de spéculation complet. Elle peut plonger le marché entier dans la tourmente. Ou soutenir tout marché, car sa capacité à créer des dollars US n’a aucune limite.

 

Tout l’édifice politique des USA s’est coupé de la volonté, des désirs et des besoins du peuple. Maintenant Trump dit que les politiciens seront responsables devant le peuple. Cela signifierait évidemment une importante réduction de leur sécurité au pouvoir, de leur revenu et richesse.

 

Il existe un grand nombre de groupes, financés par on ne sait qui. Par exemple, contre l’énergique engagement de Trump à défendre tout le monde contre l’establishment dirigeant, RootsAction a réagi aujourd’hui par une requête « demandant au congrès d’ordonner au Comité judiciaire de Chambre d’ouvrir une enquête de mise en accusation » et d’envoyer de l’argent pour la destitution de Trump.

 

Human Rights First, un autre groupe fasciste, attaque la protection des frontières voulue par Trump, car elle condamne « l’espoir d’un refuge pour ceux qui fuient la persécution ». Réfléchissez un instant à ceci : Selon les organisations libérales progressistes de gauche et les organisations des groupes d’intérêts raciaux, les USA sont une société raciste, à l’image du président Trump. Et malgré tout, les victimes du racisme se réfugieraient aux USA, là où elles subiront une persécution raciste ? Ça n’a pas de sens. Les clandestins viennent ici pour travailler. Demandez aux entreprises du bâtiment. Demandez aux abattoirs de volaille et d’animaux. Demandez aux services de nettoyage des régions de villégiature.

 

La liste de ceux qui ont déclaré la guerre à Trump est suffisamment longue, bien que l’on puisse encore en rajouter.

 

Nous devrions nous demander pourquoi un milliardaire âgé de 70 ans, propriétaire d’entreprises florissantes, marié à une fort belle femme et père d’enfants intelligents, est prêt à sacrifier ses dernières années à l’extraordinaire stress d’un président porteur de l’angoissant programme consistant à rendre au peuple son pouvoir. Il est certain que Trump s’expose à être assassiné. La CIA ne va pas ramasser ses cliques et ses claques et aller voir ailleurs. Pourquoi quelqu’un entreprendrait-il de restaurer en grand les USA, ce qu’a dit vouloir faire Trump, alors qu’il pourrait plutôt passer ses dernières années à prendre énormément de plaisir ?

 

Quelle que soit la raison, nous devons lui en être reconnaissants, et s’il est sincère, nous devons l’encourager. S’il est assassiné, il nous faudra prendre les armes, réduire en cendres le QG de la CIA de Langley et tous les abattre.

 

S’il réussit, il méritera le titre de Trump le Grand !

Russie, Chine, Iran, Venezuela, Équateur, Bolivie…, tous les pays sur la liste des victimes de la CIA devraient comprendre que l’ascension de Trump ne donne qu’une piètre protection. La CIA est une organisation mondiale. Ses rentables activités génèrent des revenus indépendants du budget US. Cette organisation est capable de lancer des opérations sans le consentement du président, ni même de son propre directeur.

 

La CIA a eu près de 70 ans pour se retrancher. Elle ne ramassera pas ses cliques et ses claques pour aller voir ailleurs.

Paul Craig Roberts
Original : www.paulcraigroberts.org/2017/01/20/trumps-declaration-war/
Traduction Petrus Lombard

Réseau International

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28 décembre 2016 3 28 /12 /décembre /2016 18:13
Un prix Nobel de médecine accuse : « guérir des maladies n’est pas rentable pour les laboratoires »

Repris sur Santé Réseau International

 

« Le prix Nobel britannique de médecine, Richard J. Roberts, a accusé les grands laboratoires pharmaceutiques de faire passer leurs intérêts économiques avant la santé des personnes, en détenant le progrès scientifique dans le traitement des maladies car la guérison n’est pas rentable.


«Les médicaments qui guérissent ne sont pas rentables et ne sont donc pas développés par les laboratoires pharmaceutiques, qui parallèlement développent des médicaments qui chronicisent les maladies et qui doivent être consommés de manière ininterrompue, » Roberts a déclaré dans une interview au magazine «PijamaSurf».

 

Certains médicaments qui pourraient guérir entièrement une maladie ne sont pas développés. Cela est-il normal que l’industrie de la santé soit régie par les mêmes valeurs et principes que le marché capitaliste, lesquels ressemblent beaucoup à ceux de la mafia? », demande le prix Nobel 1993 de médecine. (ndlr: ça fait du bien d’entendre ça de la part d’un prix Nobel de médecine).

 

Le savant et chercheur accuse les labos d’oublier de servir le peuple et de s’occuper uniquement de la rentabilité économique. «J’ai vu comment, dans certains cas des chercheurs qui dépendaient de fonds privés auraient pu découvrir des médicaments très efficaces qui auraient pu complètement venir à bout de certaines maladies », a t-il expliqué.

 

Il ajoute que les entreprises cessent d’enquêter, car « Les compagnies pharmaceutiques sont davantage intéressées à votre porte-monnaie qu’à votre santé, c’est pourquoi les recherches, tout à coup, sont déviées vers la découverte de médicaments qui ne guérissent pas, mais qui rendent les maladies chroniques permettant aux malades de constater des améliorations qui disparaissent dès lors que l’on cesse de prendre le médicament. »

 

En ce qui concerne les raisons pour lesquelles les hommes politiques n’interviennent pas, Roberts affirme que «dans notre système, les politiciens ne sont que des employés des gros capitaux qui investissent ce qui est nécessaire pour assurer la victoire à leurs poulains, et s’ils ne sortent pas vainqueurs, ils achètent les élus « . (Ndlr: Tout est dit, Obama nous en a donné un bon exemple avec Monsanto). »

 

A noter après quelques recherches que cet article ressemble beaucoup à un autre accordé en 2007 au journal La Vanguardia et qui apportent plus de précisions sur les manipulations des labos concernant les médicaments.

Laurent Freeman


Source: Russia Today

via:http://stopmensonges.com/un-prix-nobel-de-medecine-accuse-guerir-des-maladies-nest-pas-rentable-pour-les-laboratoires/

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4 décembre 2016 7 04 /12 /décembre /2016 11:03
Fidel Castro totalement dévoué à l’émancipation de tous les peuples de la planète

par  Alger republicain

lundi 28 novembre 2016

 

Et même s’il n’en restait qu’un, il serait celui-là,

 

Il le disait lui-même ces dernières années, la traitrise et la couardise étant devenues légion parmi les carriéristes et les opportunistes grisés par les temps où le socialisme était triomphant, à une époque où les capacités de la contre-offensive impérialiste avait été sous-estimée.

 

Il était un vrai dirigeant communiste. Au service de son peuple, attentif à ses espoirs, interprète de son refus de courber l’échine, de sa volonté d’en finir avec tout ordre basé sur l’exploitation et l’oppression de classe, solidaire avec les luttes de tous les peuples de la planète pour abolir les privilèges et la domination des puissants, éliminer les guerres en extirpant leurs racines de classe. Un dirigeant internationaliste.

 

Fidel a fait d’une petite Île, pauvre, sans richesses naturelles particulières, asphyxiée par un blocus criminel, un pays, entravée dans son développement par les conséquences de ce blocus, un pays où les travailleurs mangent à leur faim, n’ont pas à craindre l’angoisse des licenciements, sont soignés depuis leur naissance, ignorent la criminalité et l’insécurité qui caractérisent les sociétés capitalistes et en particulier celles que dominent les USA en Amérique latine, y compris les plus « prospères » d’entre elles.

 

Optant pour une société socialiste, il a fait de son peuple, que les Américains qualifiaient de « coupeurs de canne à sucre », un des peuples les plus éduqués de la fin du siècle dernier et un des peuples les mieux soignés du monde.


Alors que Cuba n’est qu’à quelques encablures du chef de la planète, il a réussi à instaurer un système politique et économique qui terrorise son voisin.

 

Il a montré à tous les peuples du tiers monde, à tous les pauvres et à tous les exploités que l’espoir en un monde où l’exploitation et le mépris peuvent être éliminés peut devenir réalité, qu’un peuple dirigé par des révolutionnaires dévoués à ses aspirations, insensibles au chant des sirènes de la corruption et de l’enrichissement personnel, peut bâtir son avenir avec confiance et résolution.


Il a tenu tête à la plus grande puissance du monde, installée jusque dans l’Île, à Guantanamo illégalement occupé par les USA.

 

Il n’a jamais courbé l’échine devant les puissants de ce monde. Il n’a jamais capitulé même au plus fort de la crise des missiles. Le 27 octobre 1962, le monde était au bord d’une guerre nucléaire, Nikita Khroutchev qui n’en était pas à sa première traîtrise avait décidé de faire marche arrière et adressé un courrier à John Kennedy pour lui proposer de négocier, sans avoir avisé Fidel Castro, ni même semble-t-il les membres du Politburo, alors que le conflit était imminent, que les EU devaient envahir Cuba.

 

Fidel Castro, fidèle à ses convictions, avait alors donné l’ordre d’abattre l’avion américain qui avait survolé l’Île avec à son bord le commandant qui avait détecté les missiles soviétiques dans la mer des Caraïbes.


Le 28 octobre, le politburo avait adressé une autre lettre à John Kennedy remettant en cause la décision de négociation prise par Khroutchev.


L’intervention du Politburo avait remis les événements à leur place : toute invasion de Cuba conduira à une guerre totale.


Les Américains ne devaient plus rien tenter contre Cuba : ce ne furent que des promesses légères car Fidel Castro, tout au long de sa vie, aura à déjouer de nombreux attentats.
La suite on la connaît, les Soviétiques retirent leurs missiles de Cuba. Mais les Américains durent en faire de même en Turquie et en Italie. Cuba ne fut pas envahie.


Fidel Castro avait donc dû prendre une décision de la plus haute importance en abattant un avion américain survolant son territoire. il avait compris le jeu trouble de Khroutchev …

Aujourd’hui son peuple le pleure, ainsi que tous les peuples opprimés car il a été un allié fidèle et clairvoyant : aucun rapprochement ne peut se faire avec l’impérialisme.

Qu’en est-il réellement aujourd’hui, alors que les drapeaux américains flottent à Cuba ?

Les peuples espèrent que Raoul continuera l’œuvre de Fidel. A Cuba d’innombrables héritiers de Fidel Castro veillent. Le combat continue dans la voie tracée par le dirigeant révolutionnaire disparu.

 

Alger républicain adresse au peuple cubain, à ses dirigeants, ses condoléances et expriment sa certitude que Cuba poursuivra son chemin dans la voie pour laquelle Fidel a consacré toute sa vie.

AR

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28 novembre 2016 1 28 /11 /novembre /2016 15:45
par Bruno Guigue

Origine Comité Valmy

 

 

Fidel Castro vient de partir dans l’autre monde, et déjà on entend la rumeur mensongère propagée par les calomniateurs de service. Les chacals de la presse bourgeoise tournent autour de sa dépouille avec gourmandise. Ceux qui couvrirent Hugo Chavez de leurs ordures sont là, décidés à repasser à table. Pas de doute. Ces journaleux à la solde de leurs maîtres, ces chiens de garde du capital vont le clamer sur tous les tons : Fidel Castro était un tyran.

 

Un tyran, celui qui risqua sa vie dans la fleur de la jeunesse, balaya la dictature de Batista, restaura la souveraineté nationale, restitua sa fierté au peuple cubain, rendit la terre aux paysans, éradiqua la misère, fit taire le racisme, libéra la femme cubaine des chaînes du patriarcat, créa le meilleur système de santé du Tiers Monde, réduisit la mortalité infantile dans des proportions inconnues dans le reste de l’Amérique latine, élimina l’analphabétisme, offrit l’éducation à tous, et résista victorieusement avec son peuple à l’agression impérialiste ?

 

Ils ne vous diront pas que Fidel Castro était un tyran parce que c’est vrai. Ces affabulateurs vous le diront parce que le castrisme incarne tout ce qu’ils détestent. L’amour de la liberté, l’exigence avec soi-même, la fierté de n’obéir à personne, l’éthique révolutionnaire alliée au sens du réel, l’élan généreux qui triomphe de l’indifférence, la solidarité sans faille à l’intérieur comme à l’extérieur, le patriotisme qui n’éloigne pas de l’internationalisme, au contraire, mais en rapproche. Tout cela, c’est le castrisme. Un illustre combattant de la libération africaine en savait quelque chose.

 

Lorsque Nelson Mandela quitte sa prison sud-africaine, son premier voyage est pour La Havane. Il vient remercier le peuple cubain qui a versé son sang pour terrasser l’apartheid. En vingt ans, 300 000 Cubains combattirent le colonialisme en Afrique. L’armée sud-africaine repoussée à Cuito Cuanavale, l’indépendance de la Namibie arrachée à Pretoria, l’ANC dotée d’une base-arrière et confortée par la solidarité communiste internationale, la chute finale de l’apartheid rendue inéluctable : ces pages de l’histoire africaine ont aussi été écrites avec du sang cubain. Nous l’avons oublié. Les Sud-Africains et les Cubains, eux, s’en souviennent.

Les intellectuels en service commandé, bien sûr, vous diront avec une moue dédaigneuse que Castro était communiste. Il l’était, en effet ! Parce que l’Union soviétique s’était rangée au côté de cette révolution cubaine que les Etats-Unis voulaient étouffer, parce que l’idéologie communiste soulevait les affamés et les humiliés, parce qu’elle signifiait un avenir meilleur que l’enfer capitaliste. Au cours de son histoire, l’URSS a commis de lourdes erreurs, mais elle fut souvent du bon côté de la barricade.


Oui, Castro était communiste, et il avait bien raison. Lénine fut le premier à proclamer le "droit des nations à disposer d’elles-mêmes" (1916).

 

L’URSS liquida le nazisme au prix de 20 millions de morts, elle joua un rôle décisif dans la décolonisation de l’Asie du sud-est, elle aida les Arabes face à l’agression sioniste en 1967 et 1973, elle soutint la lutte pour les indépendances africaines et donna le coup de grâce à l’apartheid en fournissant un appui décisif à l’ANC. Ce n’est pas si mal. Ennemis jurés de Castro, les USA ont tué Lumumba et Allende, destitué Mossadegh, massacré deux millions de Vietnamiens et un million d’Irakiens, soutenu l’agression sioniste, livré Mandela, assassiné Che Guevara et créé Al-Qaida.

 

Fidel Castro avait vu juste. Fidèle à ses idéaux, Fidel le bien-nommé est désormais entré dans l’Histoire par la grande porte.

Bruno Guigue, ancien élève de l’École Normale Supérieure et de l’ENA, Haut fonctionnaire d’Etat français, essayiste et politologue, professeur de philosophie dans l’enseignement secondaire, chargé de cours en relations internationales à l’Université de La Réunion. Il est l’auteur de cinq ouvrages, dont Aux origines du conflit israélo-arabe, L’invisible remords de l’Occident, L’Harmattan, 2002, et de centaines d’articles.

 

 

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24 novembre 2016 4 24 /11 /novembre /2016 17:25
  explication pour les nuls

Par Pepe Escobar 24 novembre 2016

 

Bienvenue dans le meilleur des mondes politico-économiques de Trump.

 

Cela ne signifie pas la cessation du racket des changements de régime de Soros, ni celle du déploiement de ses multiples tentacules, parallèlement à la domination du Parti Démocrate par Clinton via le DNC. Le plan A – un Maïdan made in USA – n’est pas exactement populaire parmi les masses. Ainsi, le plan B – un harcèlement à long terme – a-t-il été décidé le week-end dernier, lors d’un sommet dans un hôtel de Washington.

 

Les pleurnicheries incessantes des bisounours immaculés – nous avons perdu l’élection présidentielle à cause des vilains FBI, WikiLeaks, Russes, etc. – était prévisible. Pourtant, parmi les DNC [bureaucrates du Parti démocrate] corrompus jusqu’à la moelle, il semble qu’aucun apparatchik n’ait jamais lu la Société du spectacle de Guy Debord ou soit familier avec la façon dont le showbiz – et les débats radiophoniques – fonctionnent.

 

Paris est sans doute la capitale mondiale de la pensée critique. Les cercles intellectuels parisiens perplexes ont au moins constaté que la crise pan-occidentale actuelle ne concerne pas seulement l’économie, la politique, les finances, la sécurité et l’immigration. C’est le discours politique lui-même qui est en cause.

 

Le diagnostic facile – style café chic – veut que la victoire de Trump soit le symptôme de la distorsion de la réalité par le langage, en manipulant les émotions. Il est vrai que le discours rationnel complexe ne paye plus. Les masses ne lisent pas des articles de 3 000 mots. C’est réservé aux élites et aux experts auto -proclamés. Mais ils répondent à des tweets outrageants. Plus que jamais, la perception est en effet devenue réalité.

 

D’où l’amalgame entre Trump et le Front National (FN) en France, dirigé par Marine Le Pen, elle aussi communicante magistrale, capable de transformer les émotions primaires en réalités politiques. Pas étonnant si le site internet «suprématiste blanc» Breitbart News – le ministère informel de l’information de Trump – va augmenter son exposition en France et soutenir Le Pen.

 

Là où le débat parisien a raison, c’est que l’isolationnisme nationaliste en Occident – en utilisant l’amalgame et les raccourcis terminologiques intelligents – est devenu une solution crédible pour soigner l’identité nationale. Ainsi l’attrait, pour de nombreux Européens, d’abandonner l’UE comme alternative crédible au chômage et pour accroître la sécurité. C’est un syndrome Trump remixé. Le barbelé – métaphorique ou autre – comme choix possible pour relancer la croissance économique.

 

En analysant la victoire de Trump comme une défaite du discours politique, ou une victoire de la subversion des mots, le débat de Paris a tout faux. Il avance, comme seule solution, de nobles exhortations à «se réconcilier avec la complexité». Le défi est de savoir comment nuancer et aborder la complexité avec des slogans.

 

Paroles, paroles, paroles…

Ce que les analyses intellectuelles sophistiquées ne comprennent  pas, c’est que l’équipe de Trump a élaboré une stratégie de mise en scène mettant en avant – quoi d’autre ? – une marque. Le dialogue a été maintenu à un minimum absolu – le tweet. Trump lui-même l’a dévoilé : «Ce ne sont que des mots». La machine à sous de Clinton est tombée dans le piège et a pris ces mots à la lettre. Ceux-ci étaient en fait des métaphores – compréhensibles par un écolier de CM2 et délivrées par un adulte personnifiant un écolier de CM2.

 

Dans son interview sur CBS dimanche dernier, Trump a admis l’évidence. Il a gagné à cause de la puissance des réseaux sociaux, en dépit de la machine à sous de Clinton «qui a dépensé beaucoup plus d’argent que moi». Trump a plus de 28 millions de followers combinés sur Twitter, Facebook et Instagram. Cette soi-disant «minorité cachée» a déjoué tous les modèles de sondages disponibles. Et en dehors de Washington et de Hollywood, ils étaient partout.

 

Trump a perfectionné l’art du discours politique simplifié, court-circuitant les intermédiaires, tout en réduisant les médias de masse, dans le processus, à n’être plus qu’un bruit de fond pathétique. Le New York Times – qui ne contient  «que les nouvelles dignes d’être imprimées» – a fourni un spectacle désolant en soi, promettant publiquement de «relater plus précisément les nouvelles du monde».

 

Ce n’est pas que Trump n’avait pas, officiellement, envoyé un avertissement : «Je suis très instruit. Je connais les mots. J’ai les meilleurs mots.» Et il sait comment obtenir le maximum d’effet d’un investissement minimal en mots. Le méga-investisseur Peter Thiel a tout pigé, en expliquant au National Press Club à Washington, comment «les médias prennent toujours Trump au pied de la lettre».

 

Thiel a souligné, peu de temps avant les élections, que «beaucoup d’électeurs qui votent pour Trump le prennent au sérieux, mais pas littéralement, alors quand ils entendent des choses comme le commentaire sur les musulmans ou le mur, leur question n’est pas ‘Ce mur sera-t-il comme la Grande Muraille de Chine ?’ ou bien : ‘Comment exactement allez-vous renforcer les contrôles ?’ Ce qu’ils entendent, c’est que nous aurons une politique d’immigration plus saine et plus judicieuse.»

 

Et alors, où est le problème si Trump tuait la syntaxe par ses tirades puissantes et inarticulées ? Le sens était toujours clair. L’accumulation de dispositifs rhétoriques explosifs visait toujours à exploiter l’émotion brute. Ainsi, l’avalanche de «nous et eux», d’«énoooormes» superlatifs – «incroyable», «immense potentiel», «merveilleux» – toutes sortes d’hyperboles, de répétition sans arrêt, un bégaiement calculé pour améliorer sa marque de commerce d’«improvisateur»,  et une mer d’euphémismes – «attraper les femmes par la chatte ?» Nah, tout simplement le vieil «argot de vestiaire».

 

Les bisounours immaculés ont sans cesse été  réconfortés par leur interprétation standard d’un Trump escroc inventé par les médias, qui a d’abord excellé dans la télé-réalité et a ensuite transformé la politique en un cirque. Ils ne l’ont pas vu capitaliser sur l’attractivité de son monstrueux ratio d’efficacité publicitaire par rapport aux dollars dépensés. Ils ne voyaient pas que, plus les médias – détestés – l’attaquaient, plus il cherchait la minorité invisible. Ils n’ont pas vu comment la marque Trumpienne de «réalisme magique» a joué toutes sortes de manigances avec la réalité.

 

Le darwinisme social [que le meilleur gagne] devenu fou furieux

Zygmunt Bauman, le meilleur conceptualisateur de la modernité nomade – qui a exercé une énorme influence sur mon livre de 2007 Globalistan – a correctement observé comment Trump a offert une condamnation unique et sans appel – à vivre une fois dans sa vie – de tout le système politique.

 

Bauman se rend compte de la façon dont des mécanismes traditionnels, tels que la répartition du pouvoir entre le pouvoir exécutif, le pouvoir législatif et le pouvoir judiciaire de type Montesquieu, ainsi que les contrôles et les équilibres anglo-saxons de type checks and balances, peuvent être de plus en plus privés de sens, au profit d’une agrégation de puissance en mode autoritaire.

 

Bauman a parfaitement compris comment Trump a marié l’angoisse de l’identité à l’angoisse économique – condensant tous les aspects de l’angoisse existentielle, qui consume ce qui reste de la classe ouvrière et de la classe moyenne. D’où le succès de la solution éclair rapide – l’expulsion de la diversité ethnique.

 

L’électorat américain qui a pris la peine de voter – massivement, 43% d’abstention – peut avoir apprécié, selon Bauman, un homme fort non pas comme un poison mais comme un antidote. Un battant, capable de déployer des solutions instantanées avec des effets immédiats. Si, et comment il sera capable de l’assurer, est une autre histoire.

 

Ce qui est certain, c’est que la balançoire en Occident entre les conservateurs et la social-démocratie n’est plus une scie. Lorsque celle-ci était au pouvoir, tout le monde reproduisait de légères variations du néolibéralisme.

 

Maintenant, comme on l’a vu, le libéralisme a reçu un sérieux coup au corps,  même si la soi-disant gauche progressiste a totalement échoué à vendre aux masses une critique sérieuse et historique du néolibéralisme.

 

Pendant ce temps, la guerre civile – nationale et mondiale – est maintenant âpre, partout. Le darwinisme social se déchaîne. Nous avons un mur atlantique – du Brexit au Rio Grande – en voie d’érection contre le Sud global. Nous avons l’homme blanc en déclin contre les minorités qui, dans bien des cas, sont devenues majoritaires. Nous avons des élites occidentales opposées à l’islam – une absurdité, parce que le véritable ennemi est le djihadisme-salafiste, une déviation du wahhabisme. Et finalement, nous avons l’Ultime Prédateur – l’Homme – décimant sans relâche la nature.

 

Au sens de Gramsci, l’ordre ancien s’est complètement effondré, mais le nouvel ordre n’est pas encore né. Il pourrait s’agir d’un nouvel ordre basé sur les BRICS, principalement la Russie, l’Inde et la Chine. La gauche progressiste doit trouver la feuille de route conceptuelle pour en faire partie – et l’influencer.

 

Pendant ce temps, nous vivrons parmi la myriade de débris provenant de l’Engin explosif improvisé que seront les politiques de Trump. L’Amérique a inventé le politiquement correct. Trump a bombardé le politiquement correct. L’Amérique est fière des médias de masse. Trump a bombardé les médias de masse. Ce sont déjà deux victoires importantes.

 

Trump a lancé une OPA sur la Maison Blanche. Maintenant, il est le PDG. Si – et c’est un si important – il parvient à la gérer comme une entreprise saine, cela peut être une bonne affaire, non seulement pour les États-Unis, mais pour la planète entière.

Pepe Escobar

Pepe Escobar est l’auteur de Globalistan : How the Globalized World is Dissolving into Liquid War (Nimble Books, 2007), Red Zone Blues : a snapshot of Baghdad during the surge (Nimble Books, 2007), Obama does Globalistan (Nimble Books, 2009), Empire of Chaos (Nimble Books) et le petit dernier, 2030, traduit en français.

Traduit et édité par jj, relu par nadine  pour le Saker Francophone

Article original paru dans Strategic-Culture

source: http://lesakerfrancophone.fr/trump-et-la-politique-explication-pour-les-nuls

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23 novembre 2016 3 23 /11 /novembre /2016 17:47

Sur le terrorisme, les responsabilités des uns et des autres

 

A voir et revoir, à chacun de juger

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