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23 mars 2016 3 23 /03 /mars /2016 17:51

Motion de l’association des professeurs de Lettres sur la politique éducative du gouvernement par l’Assemblée générale,

Samedi 19 mars 2016

 

L'Association des Professeurs de Lettres réunie en assemblée générale s'élève solennellement contre l'œuvre de démolition menée tous azimuts depuis plusieurs mois. Elle constate en effet la convergence de politiques conduites de manière autoritaire par le gouvernement qui se montre hermétiquement fermé à la concertation avec les associations comme aux objections des savants les plus éminents du pays, tient le Parlement à l'écart de décisions qui pourtant impliquent l'avenir de la nation et profère, à propos de la réforme du collège, les affirmations les plus éhontées devant l'opinion publique.

 

Ainsi, la réforme de l'évaluation, la mise en place des EPI et les nouveaux programmes scellent la suprématie de compétences transversales et comportementales sur les savoirs disciplinaires qui seuls peuvent élever les enfants confiés à ses écoles à la dignité de citoyens éclairés et qu'elle assujettit aux slogans de la bien-pensance officielle.

 

Ainsi, l'éviction du latin et du grec hors de nos collèges est emblématique d'une volonté d'interrompre la transmission d'un patrimoine linguistique, littéraire, artistique, juridique rendu illisible par l'oblitération des références qui l'ont continûment irrigué.

 

Ainsi, la réforme du collège, en jetant 20% du temps scolaire en pâture aux conseils pédagogiques et à ceux qui, localement, les influencent, disloque l'éducation nationale et abolit l'égalité devant l'instruction.

 

Ainsi, en supprimant tous les dispositifs et tous les enseignements qui excèdent un socle commun sur lequel rien décidément ne doit reposer, le ministère fabrique une école de charité, une école pour pauvres, que les classes aisées et les classes moyennes vont fuir plus résolument encore.

 

L'Association des Professeurs de Lettres dénonce une politique d'abdication, qui soumet l'école de la République, c'est-à-dire la formation du citoyen, à la logique délétère de marchandisation prônée par les rapports de l'OCDE. À l'heure où devraient prévaloir la lutte contre l'obscurantisme et le rassemblement de tous les Français autour d'un patrimoine dont la portée est universelle, elle rappelle au gouvernement que « l'organisation de l'enseignement public gratuit et laïque à tous les degrés est un devoir de l'État » et qu'en France la nation est largement fille de ses lettres.

 

http://www.aplettres.org/index.php

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17 août 2015 1 17 /08 /août /2015 16:47

Repris sur Le Saker Francophone

Par Paul Craig Roberts – Le 12 août 2015 – Source CounterPunch

 

Il y a peu d’entreprise, pour ne pas dire aucune, qui absorbe la totalité du coût de ses opérations. Les sociétés basculent beaucoup de leurs coûts sur l’environnement, le secteur public, et les tierces parties lointaines. Par exemple, actuellement 3 millions de gallons d’eaux usées toxiques [11 350 m3provenant d’une mine du Colorado ont fui et font tranquillement leur chemin vers le lac Powell dans l’Utah. Les systèmes d’alimentation en eau d’au moins sept villes dépendant des rivières ont été fermés. Les déchets avaient été abandonnés par l’entreprise privée, à la fermeture de la mine, et ont été accidentellement libérés par l’Environmental Protection Agency, ce qui peut-être vrai mais pourrait aussi bien être une dissimulation pour couvrir la responsabilité de la mine. Si le réservoir du lac Powell est pollué, alors il est probable que le coût d’exploitation de la mine, ainsi imposé à des tiers, dépasse la valeur totale de la production de celle-ci sur toute sa durée de vie.

 

Les économistes appellent ces coûts des coûts externes ou coûts sociaux. La mine a fait des bénéfices en fabricant des polluants, dont le coût est supporté par ceux qui n’ont eu aucune part dans les bénéfices.

 

Si c’est ainsi que fonctionne le capitalisme réglementé, alors vous pouvez imaginer ce que ça serait s’il n’était pas réglementé. À ce sujet, il suffit de penser au système financier non réglementé, aux conséquences que nous subissons déjà de ce fait, et à ce qui nous attend.

 

Malgré les preuves massives du contraire, les libertariens s’accrochent fermement à leur conception romantique du capitalisme, qui, libéré de l’ingérence du gouvernement, sert le consommateur avec les meilleurs produits aux prix les plus bas.

 

Si seulement c’était vrai !

 

Les progressistes ont leur propre contrepartie du romantisme des libertariens. Ils considèrent le gouvernement comme le chevalier blanc qui protège le public contre la cupidité des capitalistes.

 

Si seulement, ça aussi, c’était vrai !

 

Tout le monde, et plus particulièrement les libertariens et les progressistes, devrait lire le livre de Jeffrey St. Clair, Born Under A Bad Sky (2008) [Né sous une mauvaise étoile]. St. Clair est un écrivain attachant, et son livre est enrichissant à plusieurs niveaux. Si vous n’avez jamais navigué sur les rivières de l’Ouest américain, ni relevé le défi de rapides dangereux ou campé parmi les moustiques et serpents à sonnettes, vous pourrez découvrir ces facettes grâce à St. Clair, tout en apprenant simultanément comment la corruption du Park Service, du Service des forêts et de l’Administration Territoriale aide les compagnies forestières, les compagnies minières et les éleveurs de bétail à faire de l’argent par le pillage des forêts nationales et des terres publiques.

 

Les subventions publiques prévues pour les mineurs, les bûcherons et les éleveurs sont aussi extravagantes et aussi nuisibles à l’intérêt public que les subventions versées par la Réserve fédérale et le Trésor aux banques too big to fail [trop grosses pour faire faillite].

 

Progressistes et libertariens ont besoin de lire les rapports de St. Clair sur la façon dont le Service des forêts crée des routes dans des forêts vierges, afin de subventionner l’abattage d’arbres séculaires et la destruction de l’habitat des espèces animales rares et menacées. Nos romantiques doivent apprendre comment des terres de faible valeur sont négociées contre des terres publiques de plus grande valeur afin de transférer la richesse du public au secteur privé. Ils ont besoin d’apprendre comment les éleveurs, autorisés à utiliser les terres publiques, détruisent les berges et  l’habitat de la faune et de la flore aquatique. Ils doivent comprendre que les chefs des agences de protection fédérales eux-mêmes sont des opérateurs pour le compte des entreprises privées forestières, minières, et pour les coopératives d’élevage qui travaillent pour elles-mêmes et non pour le public. Les Américains de tous bords doivent comprendre que, tout comme ils sont manipulés par les sénateurs et les députés, achetés, vendus et payés par le complexe militaro-sécuritaire, Wall Street et le lobby d’Israël, ils sont également manipulés par les agences gouvernementales publiques en charge de réglementer les mines, les forêts et l’élevage qui protègent des intérêts privés.

 

L’intérêt public n’apparaît jamais dans le paysage.

 

Les deux plus grands réservoirs, lac Mead et lac Powell, sont à 39% et 52% de leur capacité. Les lacs immenses dont dépend l’ouest des États-Unis se tarissent. Et maintenant, le lac Powell va recevoir 3 millions de gallons [11 350 m3d’eaux polluées contenant de l’arsenic, du plomb, du cuivre, de l’aluminium et du cadmium. Les puits dans les plaines inondables par les rivières polluées sont également en danger.

 

Les polluants, qui ont fait virer l’eau à l’orange, suivent la rivière Animas depuis  Silverton, traversent le Colorado via Durango puis se déversent dans le fleuve San Juan à Farmington, Nouveau-Mexique, une rivière qui se jette dans la rivière Colorado qui alimente le lac Powell et le lac Mead.

 

Tous ces dommages sont causés par une mine capitaliste.

 

En novembre de l’année dernière, US Rep. Chris Stewart (R.Utah) a vu son projet de loi adopté par la Chambre.

 

Stewart est un tueur à gages pour le capitalisme. Son projet de loi est conçu pour empêcher les scientifiques indépendants et qualifiés de conseiller l’Environmental Protection Agency (EPA). Ils seront remplacés par des personnes désignées par l’industrie affiliée, qui peuvent avoir, ou non, l’expertise scientifique pertinente, mais dont les chèques de paie dépendront de la façon dont ils raconteront à l’EPA ce que leurs employeurs veulent entendre .

 

Rep. Stewart affirme qu’il s’agit d’une question d’équilibre entre les faits scientifiques et les intérêts de l’industrie.

 

Paul Craig Roberts est ancien secrétaire adjoint du Trésor américain. Il a été journaliste et rédacteur en chef adjoint au Wall Street Journal. Son livre  Comment l’économie a été perdue est désormais disponible auprès de Counterpunch en format électronique. Son dernier livre est Comment l’Amérique a été perdue.

Traduit par jj, relu par Diane pour le Saker Francophone

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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 13:21
Vers un nouvel âge de glace ?  Par Vincent Verschoore (son site)
Texte repris par AGORA VOX
Ça caille !

Selon Le Monde, la vague de froid qui, depuis mi-mars, touche l’Europe et l’Amérique du Nord est ”tout à fait exceptionnelle, par sa durée et son étendue”, assure Patrick Galois, prévisionniste à Météo-France. Elle s’inscrit dans la foulée d’un hiver 2012-2013 plutôt froid, s’inscrivant lui-même dans une suite de plusieurs hivers assez rigoureux.


On en vient à rêver du réchauffement climatique… Ah mais suis-je bête, c’est à cause du réchauffement justement ! Certains suggèrent que la réduction de la banquise arctique, particulièrement marquée depuis 2007, facilite la formation de hautes pressions atmosphériques dans l’Arctique. Or cette configuration favoriserait la phase négative d’une oscillation de l’atmosphère appelée Oscillation nord atlantique (NAO) – on parle d’une NAO négative – fréquemment associée à des descentes d’air polaire sur l’Europe et l’Amérique du Nord. Mais il n’y a pas de consensus en la matière, ainsi pour Christophe Cassou (chercheur (CNRS) au Centre européen de recherche et de formation avancées en calcul scientifique (Cerfacs)), “un effet de la banquise arctique sur les hivers européens a plus de chances d’être sensible au début de l’hiver qu’au mois de mars“.

 

Ce phénomène de froid printanier ne semble pas avoir d’explication convaincante dans le cadre de la théorie réchauffiste, mais il nourrit une autre théorie encore moins sympathique : celle d’un imminent refroidissement climatique dont nous observerions aujourd’hui les prémices. Le scientifique russe Habibullo Abdussamatov, de la St Petersburg Pulkovo Astronomical Observatory, publiait en 2005 une première étude sur la relation entre l’activité solaire et la température terrestre.

 

Selon cette étude, nous sommes affectés par deux cycles solaires, d’une part le cycle court de 11 ans et d’autre part un cycle plus long de plus ou moins 200 ans, correspondant sur Terre à l’alternance entre mini ages de glace et périodes plus chaudes. Le graphique ci-dessous montre ces deux cycles (le trait épais étant le cycle de 200 ans) ainsi que les fluctuations du rayonnement solaire que nous recevons. Rayonnement qui chute dramatiquement à partir de maintenant, pour peut être finir en un nouveau Minimum de Maunder ou “petit âge glaciaire” vers 2050 ?

 

 

Sun-Dictates-Earth-Climate-ede39[2]

 

Les récits, gravures et peintures entre le 17ème et le 19ème siècle montrent clairement les signes d’un refroidissement sensible : gel de la Tamise, des canaux hollandais, de la Seine à Paris, avancée des glaciers alpins qui engloutissent des villages entiers. Et tout cela pour une variation ne dépassant guère 1°C à l’échelle globale.

 

Il n’existe jamais une seule cause aux variations du climat et outre le rayonnement solaire, il semble plausible que le forçage volcanique soit également en cause dans certains cas. Ou l’hiver nucléaire, non encore testé mais certains sont visiblement attirés par une telle expérimentation, sans doute dans l’intérêt suprême de l’avancement de la science populaire et démocratique…

 

On pourrait espérer une concordance entre réchauffement et refroidissement, l’un annulant l’autre mais cela impliquerait d’une part une certitude quant à l’inévitabilité de ce nouvel âge glaciaire, et d’autre part une inversion de paradigme entre “mauvais” et “bon” réchauffement. Car, si le réchauffement en tant que tel pose certains problèmes, le refroidissement en cause de bien plus graves : avancée des glaces, réduction des surfaces cultivables et habitables car gelées, sécheresse (de par le gel des cours d’eau), risques accrus pour les populations vivant dans des habitats mal isolés et mal chauffés, coût de l’énergie, etc… De 1694 à 1695 en France, sous Louis XIV, le froid tua directement et indirectement (via la famine) 2 million de personnes, soit 10% de la population française de l’époque !

 

L’observation des cycles climatiques à l’échelle géologique est également intéressante, telle qu’on en parle dans ce précédant billet intitulé Fritz Vahrenholt et le climat : une seconde opinion

 

Nota: Pour compléments d'info voir ici

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9 mai 2008 5 09 /05 /mai /2008 14:34
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31 mars 2008 1 31 /03 /mars /2008 14:43

Culture et Développement Durable, quels rapports?

 

A première vue pas grand' chose et pourtant !

Paul Langevin écrivait il y a plus de soixante années: " La culture générale...c'est ce qui permet à l'individu de sentir pleinement sa solidarité avec les autres Hommes, dans l'espace et dans le temps, avec ceux de sa génération comme avec les générations qui l'ont précédé et avec celles qui le suivront"
N'est-ce pas, là, la définition du développement durable ?

C'est l'un des principes fondamentaux du plan Langevin Wallon "... La formation du travailleur ne doit en aucun cas nuire à la formation de l'homme. Elle doit apparaître comme une spécialisation complémentaire d'un large développement humain. "Nous concevons la culture générale, dit Paul Langevin, comme une initiation aux diverses formes de l'activité humaine, non seulement pour déterminer les aptitudes de l'individu, lui permettre de choisir à bon escient avant de s'engager dans une profession, mais aussi pour lui permettre de rester en liaison avec les autres hommes, de comprendre l'intérêt et d'apprécier les résultats d'activités autres que la sienne propre, de bien situer celle-ci par rapport à l'ensemble."

La culture générale représente ce qui rapproche et unit les hommes tandis que la profession représente trop souvent ce qui les sépare. Une culture générale solide doit donc servir de base à la spécialisation professionnelle et se poursuivre pendant l’apprentissage de telle sorte que la formation de l'homme ne soit pas limitée et entravée par celle du technicien. Dans un état démocratique, où tout travailleur (doit être) est citoyen, il est indispensable que la spécialisation ne soit pas un obstacle à la compréhension de plus vastes problèmes et qu'une large et solide culture libère l'homme des étroites limitations du technicien...
...C’est pourquoi le rôle de l'école ne doit pas se borner à éveiller le goût de la culture pendant la période de la scolarité obligatoire, quelle qu’en soit la durée. L'organisation nouvelle de l'enseignement doit permettre le perfectionnement continu du citoyen et du travailleur. En tout lieu, des immenses agglomérations urbaines jusqu'aux plus petits hameaux, l'école doit être un centre de diffusion de la culture. Par une adaptation exacte aux conditions régionales et aux besoins locaux, elle doit permettre à tous le perfectionnement de la culture. Dépositaire de la pensée, de l'art, de la civilisation passée, elle doit les transmettre en même temps qu’elle est l'agent actif du progrès et de la modernisation. Elle doit être le point de rencontre, l'élément de cohésion qui assure la continuité du passé et de l'avenir..."

C'est un texte qui date de l'après guerre, jamais mis en application,une bonne orientation pour l'école de la république...future.

Il est possible de télécharger le plan Langevin Wallon, dans son intégralité

 

http://0z.fr/rfS6E

 

Culture et développement durable 

 

 

LANGEVIN (Paul), professeur au Collège de France, président du Groupe français d'Education nouvelle (1944-Déc.1946).

WALLON (Henri), professeur au Collège de France, président de la Société française de Pédagogie.

 


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