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29 mars 2015 7 29 /03 /mars /2015 13:43
La fin d’un système politique ou la fin de la gauche ?
par Karine Bechet-Golovko
Copié sur Comité Valmy

Le premier tour des élections départementales nous oblige à réfléchir sur l’organisation de notre système politique français. Le gouvernement arrive bon troisième, et met ainsi fin au bipartisme. Et malgré l’échec patent de sa politique, le Premier ministre lui-même déclarait qu’il resterait en place jusqu’au bout quel que soit le résultat électoral. Bref, la gauche vient de déconnecter la composition des institutions gouvernantes du système électorale, mécanisme qui est au fondement même du principe démocratique depuis la Révolution française.

 

A la suite du premier tour, la droit arrive en tête avec environ 29%, ensuite le FN avec 25% et la gauche ferme la marche avec 21%. Et là, c’est fantastique, le Premier Ministre, qui vient de recevoir en pleine figure un désaveu historique allume un cigare de soulagement : il s’attendait à pire dit-on, il a donc pu se relâcher. Le FN n’est pas le premier parti de France et finalement les résultats sont très mauvais, mais en hausse par rapport aux élections des municipales et des européennes. C’est une logique imparable, comme ce n’est pas aussi mauvais qu’attendu, c’est très bien. En moins d’un mandat présidentiel, ils réussirent tout à la fois à détruire le bipartisme et à remettre en cause le fonctionnement démocratique des institutions.

 

Fin du bipartisme droite / gauche ?

Cette question qui semblait tout à fait déplacée dans le cadre politique français il y a encore peu, a aujourd’hui toute sa place dans le débat politique. Car en arrivant en troisième position, la gauche institutionnalise le FN, qui n’est plus un parti marginal, mais une formation politique dominante.

 

La distinction gauche / droite prend ici même le risque de voler en éclat. Car en appelant au "Front républicain" pour faire barrage au "Front national", les partis "traditionnels" signifient qu’ils ont moins de différences entre eux qu’ils n’en ont avec le Front national. Il est effectivement plus facile de nommer ce rapprochement au nom de la République, qui vient du coup s’opposer à la Nation et créer ainsi un malaise général. Car comment opposer la République à la Nation dans un Etat-Nation ?

 

Donc la barrière qui oppose la droite et la gauche du FN doit s’analyser au regard d’un autre paradigme, dépassant le simple cadre français et émergeant en Europe en général. La ligne de distinction qui fractionne la vie politique n’est plus celle de la droite et de la gauche. Chaque parti politique, qui a une expérience de la gouvernance, est convaincu que globalement la politique doit être libérale mais avec du souci du social, ce qui garantie le contrat social. La différence entre les formations politiques se faisant sur le degré accordé à chacun des éléments de la balance. Ce contrat social vole en revanche en éclat lors de la mise en oeuvre d’une politique de type néolibérale, sous influence anglo-saxonne et répercutée par les instances européennes, ce dont la Grèce est un exemple.

 

Dans cette logique, évidemment, beaucoup plus de facteurs réunissent la droite et la gauche entre eux qu’avec le FN. En d’autres termes, la distinction pour le coup est réellement "nationale" contre une vision globaliste ou atlantiste. Et il est plus facile de faire avaler aux électeurs un Front républicain qu’un Front globaliste, même si la véritable différence aujourd’hui se situe à ce niveau. Fraction qui n’est pas encore réellement représentée par la carte électorale nationale, car les divergences de points de vue font jour à l’intérieur même des partis.

 

Remise en cause des fondements démocratiques

Il est fondamental pour le Gouvernement de minimiser la défaite de la gauche à ces élections. Car dans tout système démocratique, une telle défaite électorale devrait entraîner la démission collective du Gouvernement, qui devrait prendre ses responsabilités.

 

Le message envoyé est clair : les français ne cautionnent pas la politique menée par le Gouvernement. Le Gouvernement doit donc sauter. Et comme le Premier ministre s’est largement investi dans la campagne électorale, il s’agit également de sa défaite personnelle. Autrement dit, malgré son goût plus que prononcé pour le pouvoir, il devrait en tirer les conséquences et partir. Bref, avoir une stature plus qu’une posture.

 

Pourtant, la réponse de M. Valls est que le combat contre le FN a été gagné. Comme si le seul enjeu de la gauche avait été de ne pas faire gagner le FN. Réduire les élections départementales à un plébiscite pour ou contre le Front National est un moyen simpliste de dégager toute responsabilité gouvernementale et personnelle quant à la politique désastreuse menée par le Gouvernement tant sur le plan intérieur qu’international. Car ce n’est pas le bilan de la gauche au pouvoir qui est alors en jeu, il n’ont donc pas à répondre. La seule responsabilité qui est martelée par M. Valls et la gauche en général est de faire front contre le FN : "Tous les républicains font face à leurs responsabilités". Pirouette qui voudrait permettre de déresponsabiliser en masse.

 

L’on parle alors de "score honorable", quand la gauche sera absente de 500 cantons au deuxième tour. Et pour ne donner qu’un exemple, dans le Pas-de-Calais, bastion historique de la gauche, le FN arrive en tête avec 35,6% des voix contre 26% pour le PS.

 

Et le Premier Ministre affirmait que, quel que soit le résultat, il restera en place. Autrement dit, peu lui importe l’opinion des électeurs, de ces français qu’il gouverne, non pas par la volonté divine ou oligarchique, mais par la volonté de ces mêmes électeurs qu’il snobe. Cette dissociation du principe électif et du principe de gouvernance est une atteinte directe aux fondements démocratiques de notre société. Car quelle est alors la légitimité du Gouvernement, des politiques qu’il met en oeuvre et des actes qu’il adopte ? Sur quoi s’appuie-t-elle ?

 

Et cette réthorique gouvernementale donne raison à Marine Le Pen lorsqu’elle affirme :

« Que notre score rassure tout le monde, cela montre que notre normalisation est arrivée à un tel point que certains soufflent quand on fait 27 % ».

 

La seule manière de sauver les apparences serait un remaniement en profondeur du Gouvernement et un changement radical de politique. Mais la gauche en aura-t-elle le courage ? Et, en fait, est-ce à la gauche aujourd’hui en place de mener cette nouvelle politique ?

Karine Bechet-Golovko
lundi 23 mars 2015

Russie politics

 

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22 mars 2015 7 22 /03 /mars /2015 09:55
Publie par Descartes samedi 21 mars 2015

A vingt quatre heures d’une élection qui selon toute vraisemblance ne nous apprendra rien que nous ne sachions déjà, l’ambiance politique reste la plus étrange dont j’aie souvenir ou même connaissance par les livres d’histoire. Autant le dire, j’avoue que je suis totalement désorienté. Et si cela m’arrive à moi qui, toute modestie mise à part, observe avec une certaine constance les affaires politiques depuis quelques décennies, j’imagine l’état de confusion dans lequel se trouvent probablement les électeurs et même certains militants politiques.

 

Sommes nous gouvernés ? La question se pose avec une acuité particulière. Nous avons un gouvernement, cela est certain. Mais un gouvernement n’est que le moyen d’une politique. Et les contours de cette politique sont de plus en plus difficiles à percevoir. Que veut exactement le gouvernement ? Quelle est la vision de la France qu’il propose aux français ? Pas grande chose. Le discours électoral de notre Premier ministre est de ce point de vue révélateur. Il a fait le choix de « nationaliser » la campagne. Pourquoi pas. Mais vous remarquerez que cette « nationalisation » n’a nullement pour objet de demander aux français un vote de confiance dans la politique du gouvernement. Pas du tout. La « nationalisation » se fait pour pouvoir agiter l’épouvantail du Front National. Manuel Valls avoue même son « angoisse » est sa « peur » de voir le FN arriver au pouvoir. Que l’homme qui a le pouvoir constitutionnel de « déterminer et de conduire la politique de la nation » avoue ainsi son impuissance n’est pas banal. Car c’est bien d’impuissance qu’il s’agit : si Manuel Valls était lui-même convaincu par la politique qu’il conduit, il n’aurait pas d’inquiétude quant aux résultats et le dirait. Le plus terrible aujourd’hui, c’est que nos dirigeants sont les premiers à admettre qu’on ne peut rien faire. Après deux ans de méthode Coué, ils n’affichent plus aucune illusion sur une amélioration du chômage, des conditions de vie des français. Comment s’étonner alors que les électeurs refusent leur confiance à ceux qui n’ont pas confiance en eux-mêmes ?

 

Convaincu de son incapacité à changer quoi que ce soit de profond, le monde politique en est réduit à faire dans le symbolique. Alors que le pays s’enfonce dans l’austérité, qu’on laisse se dégrader nos infrastructures, qu’on perd notre industrie et qu’on affaiblit notre recherche, on discute au Parlement du sexe des anges. Le gouvernement y envoie des lois-pavés dépassant la centaine d’articles et qui, loin de poser des principes et marquer des choix, sont un ramassis de mesurettes dont l’impact est minime. Croit-on vraiment que le fait d’ouvrir les magasins douze dimanches au lieu de sept fera une véritable différence ? Qu’on « libérera la croissance » en mettant les notaires en concurrence ? Qu’on fera la « transition énergétique » en fixant par la loi une limite de 50% de nucléaire dans la production d’électricité en 2025, objectif dont tout le monde sait parfaitement qu’il est matériellement irréalisable ? Tout cela ne sert à rien, si ce n’est à permettre à nos élus de s’empoigner pour essayer de faire croire au citoyen qu’ils servent à quelque chose.

 

De ce point de vue, le psychodrame du 49-3 a été un summum. Création géniale du comité de rédaction de la constitution de 1958, l’article 49-3 ce n’est pas, loin de là, l’instrument anti-démocratique que certains – parmi eux beaucoup de nostalgiques de la VIème… eu pardon, de la IVème République – dénoncent. Tout au contraire : c’est un instrument permettant à chacun – gouvernement, députés, président de la République – de prendre clairement leurs responsabilités. Responsabilité qui est pour moi l’essence de la démocratie. Voici comment tout cela fonctionne : le président de la République a été élu pour inspirer une politique qu’il a exposé aux français. Elu, il nomme un premier ministre pour conduire cette politique. Ce premier ministre dépose devant les assemblées législatives les projets de loi qu’il estime nécessaires pour l’exécution de cette politique. Le Parlement les examine, et peut parfaitement les rejeter. Il peut aussi, et c’est plus sournois, dénaturer le texte par des amendements qui changent complètement sa nature ou réduisent ses effets à néant. Et cela sans que personne ne prenne clairement de responsabilité devant les électeurs : si la loi est promulguée dans cet état, c’est le gouvernement qui en portera la responsabilité, même s’il ne l’a pas voulue ainsi. Comment le citoyen pourrait-il faire la part de ce qui relève de la faute du gouvernement et de ce qui a été voulu par le Parlement ? Et comment pourrait-il sanctionner ce dernier, alors qu’il ne peut en fait que sanctionner son député ?

 

Le principe de responsabilité exige donc que le gouvernement ait le choix. Puisqu’il assume la responsabilité des conséquences, il faut qu’il puisse en cas de conflit avec le Parlement soumettre le différend au peuple souverain. Et c’est à cela que sert l’article 49-3. En usant de cet article, le gouvernement dit « la loi en discussion est si importante qu’il faut absolument qu’elle passe dans l’état où on l’a conçue, ou avec les modifications que nous pouvons accepter, et c’est pourquoi, si le Parlement persiste, nous irons demander aux électeurs de confirmer notre choix en dissolvant l’assemblée nationale ». Dans cette logique, il est bien entendu admis que si le peuple tranche en faveur du Parlement, le président de la République présente sa démission pour permettre l’élection d’un président qui soit sur la même longueur d’onde que le peuple (1).

 

Manuel Valls a donc été parfaitement cohérent en utilisant l’article 49-3. Il avait toujours déclaré que le dispositif Macron était une pièce absolument essentielle de la politique du gouvernement. Dans cette logique, il ne pouvait pas permettre qu’elle soit dénaturée par le Parlement, et c’est pourquoi le ministre de l’économie a été intraitable pendant le débat parlementaire, au risque de ne pas avoir une majorité pour voter la loi à l’issue du débat. Il ne pouvait pas non plus admettre sans rien faire que la loi soit rejetée par l’Assemblée. Il a donc bien utilisé le 49-3 pour le but pour lequel il a été conçu : mettre le Parlement devant ses responsabilités, en lui demandant si oui ou non il veut changer de politique et donc changer les hommes qui l’exécutent. Honneur à qui honneur est du : ce faisant, Manuel Valls et Emmanuel Macron sortent de la politicaillerie habituelle, celle des ministres qui, comme Marisol Touraine ou Ségolène Royal, sont prêts à transformer les lois qu’elles défendent en coquilles vides pour faire plaisir aux différents groupes de pression. Il renoue avec l’esprit de la Vème République en sommant les députés de le suivre sous peine d’avoir a se justifier devant leurs électeurs, chose qu’aucun élu ne devrait craindre s’il avait la conscience tranquille d’avoir bien servi ceux qui l’ont élu. Bon point donc pour Valls.

 

Mais à la cohérence de Valls a répondu une cacophonie qui a mis péniblement en évidence l’état de décomposition général de la gauche. Commençons par le groupe le plus nombreux : les soi-disant « frondeurs », ces frondeurs qui font penser à la formule de Clemenceau : ils ont franchi le Rubicon, mais c’était pour y pêcher à la ligne. Après avoir expliqué pendant des semaines que la politique du gouvernement nous conduit dans le mur, ils ont décidé qu’ils n’allaient pas voter une motion de censure dont l’effet, si elle avait été votée, aurait été d’enterrer la politique en question. La position des frondeurs est totalement illisible : Ils savent que le gouvernement a choisi une politique, et que tant que Valls sera là elle ne changera pas. Changer de politique implique donc changer de gouvernement. Et si on n’est pas prêt de forcer le gouvernement à la démission, alors à quoi bon les rodomontades ? Les « frondeurs » donnent la désagréable impression de vouloir se laver publiquement les mains de la politique du gouvernement tout en faisant ce qui est nécessaire pour qu’elle puisse continuer. Pour comprendre cette incohérence, il faut laisser de côte les considérations idéalistes et revenir aux fondamentaux. Le Parti Socialiste est d’abord une société mutuelle d’assurances pour élus. Les députés « frondeurs » ont leurs convictions, certes, mais la politique est leur gagne-pain. Il y a bien entendu au PS quelques notables bien installés, élus sur leur nom et donc intouchables – le genre Jean-Noël Guérini. Mais la majorité des « frondeurs » ne sont pas dans cette catégorie. Ils doivent souvent leur siège à des équilibres d’appareil, et sans le soutien de l’appareil ils sont foutus. C’est pourquoi il ne faut pas se faire d’illusions : ils ne franchiront jamais le Rubicon. Jamais ils ne feront quelque chose qui pourrait mettre le gouvernement en danger, et celui-ci le sait. Du coup leur capacité à infléchir la ligne gouvernementale est nulle.

 

Du côté de la « gauche radicale », ce n’est guère mieux. C’en est même pire. Ainsi, le PCF appelle les députés Front de Gauche a voter la motion de censure déposée par la droite, ce qui paraît cohérent avec le discours qui veut que l’austérité conduit la France dans le mur… mais qui provoque immédiatement l’ire du PG qui dénonce son partenaire au nom du sacro-saint « fossé gauche/droite » qui interdirait de mêler ses voix aux siennes. Ceux qui ont un minimum de mémoire apprécieront le paradoxe : aux municipales, le PG avait voué le PCF aux gémonies au prétexte que celui-ci avait accepter, pour « battre la droite », des alliances de premier tour avec le PS. Aujourd’hui, le PG voue encore aux gémonies son allié pour la raison exactement inverse. On va finir par penser que le PG fait ses choix de manière à mettre en porte-à-faux son allié… et on n’aura pas tort.

 

En fait, les partis qui constituent la « gauche radicale » – devenus des groupuscules – n’ont globalement plus rien à dire de sérieux. Ils n’ont pas d’analyse politique, économique, sociale, bref, pas d’idéologie à défendre. La preuve ? Ils constituent aujourd’hui des alliances qui varient de département en département, de canton en canton, en fonction des préférences ou des détestations personnelles et locales. Dans un canton, EELV ira avec le PS alors que le PCF ira avec le PG, Ensemble et le NPA. Dans le canton voisin, le PS ira avec le PCF, alors que EELV se joindra au PG et Ensemble. Dans un troisième, Ensemble et EELV auront fait alliance alors que le PS se retrouve avec le PCF et le PG. Et ainsi de suite.

 

Si le critère dominant pour conclure ou exclure une alliance était la compatibilité des choix idéologiques et des projets, on n’observerait pas une telle variabilité. Si le « projet » d’EELV et celui du FdG étaient compatibles, ils le seraient ici et en Chine. Et s’ils sont incompatibles, idem. Le fait qu’ils soient compatibles à Trifouillis-les-Oies mais incompatibles à Gerson-le-Canard montrent que ce n’est pas d’idées qu’on est en train de discuter. En fait, ces alliances se font en fonction des amours et des détestations personnelles entre candidats, alimentées par l’histoire particulière des rapports entre forces politiques à l’échelon local, le caractère « prenable » ou non du siège voire du Conseil départemental. Tous sujets qui passionnent les militants, mais qui laissent les électeurs de marbre. Et c’est bien là le problème, accentué encore par cette institution stupide qui est le vote par « couples ». Ainsi, dans ma commune je me vois proposer par un « rassemblement de la gauche solidaire et écologiste » (2) deux candidats : une dame qui affiche son appartenance au PCF, un monsieur qui n’affiche rien du tout mais dont on devine sans trop de difficulté qu’il est encarté à EELV. Et bien moi, électeur je ne veux pas manifester par mon vote un quelconque soutien à un projet et à une idéologie écologiste avec la quelle je n’ai rien de commun. Mais je souhaiterais manifester mon soutien au projet communiste, avec lequel je partage bien de points communs donc, par exemple, le soutien au nucléaire. Ce qui n’est pas neutre dans une élection locale dans un département « nucléarisé ». Maintenant, je fais comment ? Comment puis-je marquer par mon vote le choix entre deux projets contradictoires, alors qu’ils se présentent ensemble ?

 

Ces alliances à la gauche du PS sont quelquefois présentées comme les prémisses d’une recomposition à gauche qui ferait apparaître un « pôle de radicalité » à gauche, susceptible de faire jeu égal avec les socialistes, une sorte de « Podemos » ou de Syriza. Remarquez, on peut toujours croire au père Noël, mais ce n’est pas ça qui le fera venir. Pour qu’il y ait recomposition, il faudrait qu’il y ait un débat d’idées, à l’issue duquel les différentes organisations proposeraient à l’électeur un projet cohérent. Or c’est le contraire qu’on fait : des alliances tactiques sans débat d’idées qui conduisent à proposer à l’électeur d’élire d’un coup la carpe et le lapin sur quelques vagues engagements qui permettent de mettre sous le tapis les points de divergence. C’est cette incapacité à mettre sur la table les points de désaccord et à en débattre qui ont plombé dès le départ le Front de Gauche, le réduisant à une alliance tactique entre des gens proposant des projets contradictoires. Mais les dirigeants de la « gauche radicale » sont prêts à recommencer : que Cécile Duflot apparaisse dans une tribune de meeting avec Mélenchon et Laurent, et on commence à nous raconter que le pôle de radicalité est en marche. Personne ne prend la peine d’expliquer comment la position euro-fédéraliste de Duflot et les siens pourrait s’ajuster à l’euro-prudence du PCF. Mais qui se soucie de ce genre de détails ? L’essentiel, c’est qu’on puisse additionner les voix pour avoir beaucoup d’élus. Cela fera toujours quelques apparatchiks de casés.

 

On se prend à penser au slogan de mai 1968 : « assez d’actes, nous voulons des paroles ». Ce qui manque aujourd’hui, ce sont des paroles. La politique dite « politicienne », celle qui évacue les idées et les projets pour ne s’intéresser qu’aux questions tactiques a bouffé l’autre, la vraie, celle qui avait trait aux idées. Et on aurait tort de croire que l’électorat en général et l’électorat populaire en particulier se désintéressent des idées. Au contraire : la meilleure preuve est le succès du Front National. Notre classe politique est prompte à signaler que les mesures proposées par le FN sont « non financées » ou très difficiles à mettre en œuvre. Et pourtant, il caracole en tête. Pourquoi ? Parce qu’il reste le seul parti qui par ses propositions, même si elles sont difficilement réalisables, semble tenir compte des préoccupations de l’électorat populaire. Les autres continuent à débiter leur discours en vase clos, sans tenir le moindre compte des préoccupations de nos concitoyens. Ainsi, dans ma commune, le « rassemblement de la gauche sociale et écologiste » propose sans rire de « défendre le droit de vote des étrangers (…) aux élections locales ». Comment cette promesse peut-elle être ressentie dans l’électorat populaire, à votre avis ?

 

J’entends d’ici les objections : « vous voudriez que nous faisions de la démagogie en mettant sous le boisseau nos idées ». Pas le moins du monde. Mais il faut savoir ce qu’on veut. Si l’on propose des choses dont les électeurs ne veulent pas, ils ne voteront pas pour vous. Faire de la politique implique entraîner les gens derrière vous, pas de leur balancer des propositions « à prendre ou à laisser ». Et pour entraîner, il faut partir des problèmes des gens. C’est cela qui avait fait la force du PCF en son temps, et qui fait la force du FN aujourd’hui.

Descartes
le 21 Mars 2015

(1) Cette logique reçut son premier coup de canif en 1986. Cette année-là, la gauche toute entière admit que le fait que le peuple désavoue le président n’est pas une raison suffisante pour provoquer sa démission. La logique aurait voulu que le président renonce à son droit de dissolution : puisque le président ne peut être désavoué par une élection parlementaire, le Parlement ne devrait pas pouvoir être désavoué par l’élection présidentielle. Mais bien entendu il n’en fut rien, et le Parlement élu en 1986 fut dissout par Mitterrand en 1988 après l’élection présidentielle. Les décisions conjuguées de 1986 et 1988 peuvent être considérées comme la mort de l’esprit, sinon de la lettre, de la Constitution de 1958.

(2) Il faut d’ailleurs aller à la sixième page de leur dépliant pour trouver, en tout petit, les logos de EELV et du Front de Gauche. Un peu comme si le fait d’adhérer à un parti – et donc d’endosser des choix idéologiques - était une maladie honteuse.

 

Descartes "pro rege saepe, pro patria semper"

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20 mars 2015 5 20 /03 /mars /2015 22:33

Quelques aspects du programme du Binôme UMP Udi mais également de leurs principaux concurrents

 

En nous proposant  une meilleure gestion pour l’Essonne les candidats UMP Udi ne font  qu’enfoncer une porte ouverte  Pouvaient ils écrire le contraire ? 

 

Ils énoncent ensuite  très clairement leur volonté da palier les carences de l’Etat par le recours à des capitaux privés qui ne vont que là ou il y a une rentabilité  garantie par des salaires  et un statut moins protecteur  que pour les emplois qui sont supprimés par la disparition progressive  des vrais services publics.

 

Ils n’écrivent pas autre chose que leur concurrent Petitta (PS) qui se  fait le chantre de   l’économie sociale et solidaires (ESS) qui  se développe au rythme de la casse des acquis sociaux.

 

Contrairement à ce qu’il prétend le poids de  L’ESS est négligeable  en matière de production manufacturière et agricole, absent dans de la production industrielle et manufacturière qui font la puissance d’une économie. Elle   n’équivaut pas à 10 % du PIB mais à peine  la moitié consulter le rapport Fremeaux qui date 2013 :

http://www.economie.gouv.fr/files/rapport-fremeaux-ess.pdf

 

. Elle n’est  qu’au mauvais palliatif malgré le dévouement de ces centaines de milliers de bénévoles qui ne cessent de dénoncer l’insuffisance des moyens dont ils disposent.  

 

 Priorité à l’emploi ajoutent-ils mais lequel ? Dans la production ou la commercialisation de produits importés ?

 

Au-delà de l’autosatisfaction affichée quel est le bilan de la communauté d’agglo du val d’orge en la matière ? Au plan national c’est la dégringolade.

 

Ils dressent un bilan flatteur de leur action en faveur du développement du très haut débit qui tarde à venir mais ne disent pas  que  les fournisseurs d’offres, privés, laissent  aujourd’hui l’aménagement des zones les moins rentables à la charge des collectivités territoriales, département, agglomération, communes , par conséquent aux contribuables  pour s’approprier la part du Roi alors que par le passé le   Service Public elles été en mesure  de raccorder le moindre hameau, une ferme isolée au réseau téléphonique.

 

Transports : Ils proposent de renforcer les réseaux, voire de créer de nouvelles liaisons pour améliorer les transits, est ouest,   nord sud.

 

La solution durable ne consiste pas à élargir l’emprise de la nationale 20 départementalisée, ou à doubler le nombre de voies  entre Orléans et Paris qui n’y résisterait pas, mais à améliorer l’existant en termes qualitatifs tout en réduisant  les migrations biquotidiennes en créant des emplois et des logements sociaux là ou il n’y en a pas assez, en  réaménageant le territoire national pour réduire les disparités de développement et non pas en le saucissonnant  en grandes régions concurrentes sous la coupe de l’Union Européenne. (Voir également l’article: Comment réduire la facture énergétique http://jafreyvil.over-blog.com/2015/03/reduire-la-facture-energetique-est-possible-necessaire-et-urgent.htm

 

Les enfants :

 

Futurs adultes épanouis ou petits boulots, précaires, chômeurs.. ?

 

Pour l’heure c’est l’échec scolaire, toujours des mêmes, qui domine : L’école doit être refondée, la formation des maître, le contenu des programmes, la pédagogie, tout est à revoir mais c’est de la compétence de l’Etat et de la responsabilité  des enseignants et des parents   pour peu qu’ils en prennent collectivement conscience.

 

Remettons l’outil informatique à sa juste place. Il l ne peut combler toutes les lacunes de notre système éducatif car sur le web on trouve tout et son contraire, le pire et le meilleur, ce qui nécessite des médiateurs informés à même de faire le tri et surtout de faire valoir les vrais valeurs de la République que les gouvernants d’hier et d’aujourd’hui bafouent.

 

Les communes et les départements ne sont en charge que de l’intendance et comme le pouvoir central (sic Hollande) a déclaré ne plus  vouloir augmenter les impôts d’ici 2017 pour nous chloroformer d’ici là,  encore une promesse fallacieuses car  la récession va s’accentuer, ce sont les élus locaux qui seront contraints de faire  croître les taxes sur le foncier bâti et l’habitation ainsi que le tarification des services rendus  pour simplement éviter leur dégradation.

 

Garantir de meilleures conditions d’accueil pour les seniors et les familles, répondre aux besoins des personnes handicapées…

 

Tout est possible à conditions d’en avoir les moyens mais il est à craindre  que nous en reparlions dans les mêmes termes à la fin du  mandat. (Voir sur ce sujet l’article pas de miracle à attendre : http://jafreyvil.over-blog.com/2015/03/a-propos-des-elections-departementales-premier-tour-22-mars-2015.html

 

Ils fort louable de vouloir consulter et associer les représentants des handicapés aux décisions qui les concernent, ce serait encore mieux en consultant et en associant les handicapées eux-mêmes, ce que madame le maire Villiers sur Orge, candidate suppléante, a omis de faire pour présenter son projet de maison médicale à la veille du dépôt de permis de construire sans la moindre concertation préalable avec les villiéraines et les villiérains,  pourtant les premiers concernés.

 

Au cours de l’échange qui a clôturé la réunion madame Duranton faisant état d’un projet de maison de retraite départemental à 60 euros jour, 1800 euros mois, il a été observé qu’elle serait difficile d’accès pour les retraités actuels dont le revenu médian est inférieur à 900 euros mensuels. Elle  a rétorqué que c’était encore pire, elle n’a pas été contredite. Dans ces conditions  comment s’étonner que des seniors viennent concurrencer les plus jeunes, précaires ou sans emplois sur le terrain de l’intermittence et des petits boulots ?

 

Pour conclure :

 

Rappelons encore que ces « frères  ennemis » l’espace d’une campagne électorale, partagent la  responsabilité du marasme (la crise) dans laquelle nous pataugeons, ne dégainent les fleurets mouchetés qu’à la veille des consultations électorales, se combattent sur la forme pour obtenir ou préserver quelques strapontins puisque le pouvoir réel est ailleurs.

 

Les réductions de crédits qui asphyxient aujourd’hui les collectivités territoriales ne datent pas d’hier (voir encore l’article pas de miracle à attendre id supra) mais elles ont été accentuées par le gouvernement  Fillon UMP- Udi en 2011, relayées par la Région et le département de l’Essonne à majorité socialiste et apparentes acceptées sans coup férir   par les majorités quelles qu’elles soient.  

 

Pour clore merci aux élus Agir pour Villiers de donner  le bilan de la société spécialement créée pour l’opération  Clos de Brinvilliers. Le présenter après impôt eut été préférable. Mais en en retirant un bon tiers il reste encore confortable : 4,5 millions d’euros  comparé au million du PUP même en y ajoutant le montant de la coulée verte cédée gratuitement à l’agglo du val d’orge pour aménagement.

 

Regrettons d’autant plus que ces chiffres n’aient pas été portés à la connaissance des élus ni par la majorité municipale, dont monsieur Dhondt était partie prenante jusqu’à ce qu’il en soit exclu en fin de mandat, et que madame le maire ait répété à chaque sollicitation « c’est le domaine réservé de l’aménageur privé », monsieur Simons affirmant péremptoirement que cette société pouvait donner plus sans, jamais,  apporter le moindre élément d’appréciation.

 

Les villiéraines et les  villiérains sont en droit d’exiger des explications sur ce qui semble, à partir de ces quelques informations, un marché de dupes. Mais la terre tournera encore, le lendemain des élections  il  sera possible d’apporter les précisions qui s’imposent.

 

Notons enfin que si Marianne Duranton se réclame de l’Udi, son colistier  affublé du label associatif a, en quelques mots, prouvé  à ceux qui pouvaient en douter, qu’il était un  sarkoziste convaincu.

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20 mars 2015 5 20 /03 /mars /2015 20:56

La France est en déficit la charge de la dette augmente. Quelques chiffres clés parmi les plus récents mais la tendance à la récession est toujours là.

 

Le Pib 2112 est de 2023  milliards d’euros, le déficit des échanges de 44,5 mds d’euros, imputable à la facture énergétique  à plus de 60 mds d’euros, montant de nos importations de pétrole brut ou raffine et de gaz.

 

Elle sera vraisemblablement réduite en 2015 du fait de la baisse temporaire du prix des hydrocarbures qui n’est qu’une manipulation spéculative de l’occident pour faire pression sur quelques pays producteurs principalement la Russie,  le Venezuela, l’Iran. Il est inéluctable compte tenu de leur raréfaction que les prix ne tardent à s’envoler de nouveau.

 

Notons au passage qu’il est une aberration qui consiste à brûler du pétrole qui, sur le plus long terme, pourrait être utilisé dans les industries de transformations  puis  recyclé. 

 

Il est possible de s’émanciper de ses fluctuations par quelques mesures simples, de bon sens  et peu onéreuses, plutôt que de préparer la guerre des fluides qui pourrait être dévastatrice.

 

A part l’hydraulique les énergies renouvelables ne sont pas une solution pour demain, ni même pour un avenir prévisible. Les agro carburants ont déjà provoqué les émeutes de la faim, les algues vertes, qui envahissent déjà côtes et les plages, doivent subir des manipulations génétiques pour devenir plus productives, imaginons la suite,

 

Avec l’éolien, pour disposer de 1  MW utile il faut en prévoir cinq car les éoliennes ne produisent  que lorsque le  vent atteint  25 km/ heure et se mettent en drapeau à 85 km/h.

 

Citons simplement pour mémoire le photovoltaïque dont la rentabilité n’est assurée que par une taxe sur les autres abonnés qui n’est qu’un impôt déguisé.

 

Lorsque qu’ils annoncent la création de 300 000 emplois  liés au développement des énergies renouvelables pas si vertes que ça puisqu’elles ont comme corollaire le retour aux centrales à charbon en particulier en Allemagne,  savent-ils  qu’en France avec la fin nucléaire c’est  plus de 400 000 emplois qualifiés ou hautement qualifiés qui disparaîtraient, ainsi que tout un potentiel industriel riche de rentrées à l’exportation.

 

Nous disposons encore du KWh  le moins cher d’Europe occidentale à l’exception des pays à forte hydraulicité, tel la Norvège mais les verts, et les roses  veulent nous faire abandonner la proie pour l’ombre en renchérissant nos coûts de production ainsi que la facture des ménages.

 

Ainsi que l’a écrit François Ramade  professeur émérite d’Ecologie à la Faculté des Sciences d’Orsay, président d’Honneur de la Société Française d’Ecologie, membre Honoraire du Conseil scientifique de l’IPSN. « La fermeture de Fessenheim : Pire qu’une erreur, c’est  une faute » voir à l’adresse suivante http://www.lafauteadiderot.net/Comment-remplacer-FESSENHEIM

 

En ce qui concerne les réacteurs de quatrième génération  il faut poursuivre la recherche développement en  particulier ceux au thorium  qui éliminent le plutonium accumulé depuis des décennies, réduisent le volume des déchets et leur durée de vie. La Chine, la Russie, le Grande Bretagne et quelques autres avancent, nous piétinons.

 

Produire plus n’est qu’un aspect du dossier il faut également réduire les gaspillage, les dépenses inutiles.

 

Les constructions neuves doivent répondre à de nombreux critères mais les propriétaires du bâti ancien sont assaillis d’appels de correspondants se présentant en  tant que conseillers, collaborateurs privilégiés de fournisseurs d’énergies ce qui est faux  neuf fois sur dix car ils ne sont que des rabatteurs de clientèle pour entreprises en quête de chantiers, le plus souvent aux compétences limités mais aux qualificatifs officiels les plus ronflants. Les références sur le terrain sont une autre affaire.

 

Le site Rénover Malin, promu par le département  et  l’agglo doit pour le moins parfaire son expression même si ses personnels sont d’un excellent abord les logiciels censés orienter le client ne le sont pas et les crédits publics destinés à aider les ménages épuisées avant le début de l’été.

 

D’autres pistes sont intéressantes mais elles confinent au projet de société et à l’aménagement du territoire et surtout  vont à l’encontre des orientations prises par les gouvernements successifs et leurs satellites territoriaux.

 

Par exemple

 

La réduction des migrations bi quotidiennes, en rapprochement habitat emploi tout en réhabilitant les centres villes en matière d’offres et de services, publics et  privés.  

 

Pour rappel la Relance les productions nationales industrielles et manufacturières pour réduire les échanges internationaux qui gaspillent  de l’énergie et  polluent en outre l’atmosphère et les océans. Ce serait mettre en cause le dogme de la mondialisation qui est à l’origine de la Crise  via la concurrence dite libre et non faussée entre les peuples pour le plus grands profits de quelques millions de privilégiés au détriment du plus grand nombre.

 

Produire durable pour tous et non pas seulement pour les plus aisés ce qui économiserait à la fois l’énergie et les matières premières. Utiliser de préférence le bois, incontournable puit de carbone, par une saine gestion des massifs forestiers pour le mobilier au lieu de dérivés du pétrole.

 

Développer des transports en commun par fer et par route,

 

Réaménager du territoire pour  éviter la désertification d’un côté et de l’autre une   surcharge

démographique  ce qui dans les deux cas nécessite une réhabilitation donc des dépenses d’énergie inutiles.

 

Utiliser  le  solaire thermique là ou c’est possible pour le réchauffement de l’eau, ainsi que les récupérateurs de chaleur..

 

Pour les hameaux isolés, les fermes en particulier il est possible de recourir à des solutions combinant le solaire thermique et voltaïque, l’éolien, la méthanisation  des résidus et déjections, avec en secours un générateur  électrique  entraîné par un moteur thermique, éventuellement au fil de l’eau si la configuration s’y prête,  plutôt que de réaliser une liaison MT ou HT de plusieurs kilomètres, voire plusieurs dizaines de kilomètres, dans des secteurs escarpés.

 

Les solutions ne manquent pas, seules l’imagination et la volonté politique font défaut.

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20 mars 2015 5 20 /03 /mars /2015 20:40

 pas de miracle à attendre ou

Les raisons de la désaffection à l’égard su suffrage Universel

 

A la veille de chaque consultation  électorale les candidats en lice promettent, tous, de laver plus blanc que blanc. En général, le lendemain, ils  font pire que leurs prédécesseurs, avec le même entrain, incapable de tenir leurs promesses faute d’apporter les bonnes réponses aux questions de fond.

 

La première est sans contestation possible celle des moyens qui sont obérés par les politiques d’austérité successives imposées par l’Union Européenne. Aucun des partis traditionnels  n’ose les  remettre en cause par ignorance,  incompétence ou volonté délibérée, ce qui revient au même, sous les prétextes les plus fallacieux.

 

En particulier au motif  qu’une sortie de la zone provoquerait une hausse des prix de 25 à 35 %  à la suite de la dévaluation  consécutive à un retour au Franc renchérissant le coût de nos importations. Il suffit d’un peu de logique pour démonter cette aberration.

 

Rappelons que le prix les produits fabriqués  en France n’augmenterait pas, seuls les produits  importés,  à  proportion de la dévaluation, coûteraient plus cher : Posons que sur une  base 100, 70 % des achats soient d’origine nationale, 30 % importés et que la nouvelle monnaie soit dévaluée de 25 % par rapport à l’euro. et aux autres monnaies

 

Le montant   de nos importations serait porté de 30 x 1,25 à 37,5  qui ajoutés au coût des produit fabriqués en France induirait  une hausse des prix moyenne temporaire de 70 + 37,5 = 107,5 -100 égale à 7,5 % bien loin de la catastrophe annoncée. Encore moins sans doute car d’autres pays avec lesquels nous échangeons, encore plus en difficulté, nous suivraient à moins qu’ils ne nous aient précédés: Italie Grèce Espagne Portugal, l’Islande a déjà divorcé…

 

Redevenus plus compétitifs nous exporterions plus ce qui  permettrait   d’augmenter le temps d’utilisation de notre appareil productif aujourd’hui sous employé avec dans un second  temps la nécessité de développer,  d’adapter nos capacité de productions à partir de prêts à taux zéro consentis par le banque nationale comme c’était possible avant 1973 et la loi dite Rothschild,  et non auprès d’organismes privés  qui prélèvent une dîme au passages,  pour satisfaire le demande intra muros consécutive à la hausse de la masse salariale qui ne tarderait à se manifester  et à l’international au travers d’échanges les plus équilibrés possibles.

 

Les directives européennes mises aux oubliettes, la banque nationale réactivée nous mettrait hors de portée de la  pression des banques privées et du chantage des agences de notation à leur service.

 

Au pire la dette actuelle devrait être gelée et étalée dans le temps, au mieux  elle pourrait être annulée, à l’exception des petits porteurs, car elle est indue et n’a profité et ne profite encore qu’aux prêteurs qui font tout pour assurer la pérennité de ce système de prédation.

 

Hors ces quelques mesures de bon sens les promesses sont vaines et les élus, présents ou à venir, sont contraints de gérer la pénurie en déshabillant  Pierre pour habiller Paul d’oripeaux et de faire appel à la Charité qui, si elle soulage quelques souffrances, ne règle rien au fond.

 

Malgré les appels de l’abbé pierre il y a 60 ans les SDF et les mal logés sont encore plus nombreux, les restos du cœur ne peuvent  répondre à la demande croissante, toutes les organisations humanitaires sont en difficulté…

 

Contrairement à la quasi-totalité des élus nombre de nos compatriotes commencent à prendre conscience de la nature et de l’origine de la crise, et commencent à situer les responsabilités. Ne cherchons  pas ailleurs les raisons de leur désaffection à l’égard du suffrage Universel qui est en danger au travers d’abstentions massives voire de bulletins nuls. Le vote  du Front National, de tous les danger car les chants désespérés ne sont pas toujours les plus beaux, est pour l’essentiel, faute de mieux, un vote   de  protestation  contre la situation dans laquelle nous sommes englués  et, surtout l’absence de perspective  de changement offerte par la classe politique traditionnelle qui  répond envers et contre tout : Vous en avez assez de l’euro ?  Vous en aurez encore ad vitam aeternam.

 

Elle y trouve peut être son compte mais pas nous

 

Que chacun agisse en son âme et conscience  et en fonction de  ses besoins, sans se laisser influencer par les professionnels de la politique,   la croissance reviendra.

 

                                                                                  Jack Freychet

 

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15 février 2015 7 15 /02 /février /2015 17:44

Le changement dans la continuité

Ne nous laissons pas prendre au piège des « bonnes paroles »

les candidats Udi-UMP ne feront pas demain ce qu’ils n’ont pas fait hier

François  Cholley        Marianne  Duranton      Claude Lourdin           Thérèse Leroux

Maire de Villemoisson      Conseillère générale             Associatif                maire  Villiers sur orge

                                              sortante Longjumeau              SGDB

 

        remplaçant                                 candidats titulaires                          remplaçante

                                                                                                                                                      

Que nous disent-ils ?

Les 22 et 29 mars auront lieu les élections départementales qui vous permettront d'élire deux conseillers départementaux (une femme et un homme) pour vous représenter sur le nouveau canton regroupant les communes de Sainte-Geneviève-des-Bois, Morsang-sur-Orge, Villemoisson sur Orge et Villiers sur Orge. C'est une élection importante car le Conseil général est une collectivité qui doit vous aider au quotidien.

 

Nos communes sont aujourd'hui très pénalisées par les différentes mesures lancées par l'actuel gouvernement : Baisse des subventions, modification sans concertation de la carte des intercommunalités, réforme coûteuse des rythmes scolaires, hausses massives des charges sur les salaires des fonctionnaires...

 

Parallèlement, l'actuelle majorité départementale socialo-communiste de l'Essonne n'est pas à la hauteur des enjeux qui doivent être ceux d'une collectivité moderne. Elle se désengage de dossiers aussi importants que l'aide au fonctionnement des crèches, les transports ou le développement du très haut débit. Dans ses compétences, elle n'est pas non plus performante et préfère souvent des opérations d' affichage, il est temps de mettre fin à la politique de communication incessante menée par cette majorité dont le Président est plus habitué à fréquenter les plateaux télé qu'à s'occuper des Essonniens. G'est la raison pour laquelle nous avons

décidé de nous présenter aux élections départementales, pour agir véritablement dans l'intérêt des Essonniens, et faire entendre la voix des valdorgiens. Vous nous connaissez tous : une conseillère générale sortante, deux maires et un responsable associatif. Notre capacité de travail, d'écoute, d'analyse et notre volonté de faire avancer les dossiers avec bon sens, détermination et d’esprit d'ouverture sont reconnus de vous tous.

 

Notre seule ambition : vous servir, servir l'Essonne.

 

Nos priorités : être efficaces et proches de vous sur le terrain pour répondre à vos véritables préoccupations. _

 

 

Décodage …

 

Ils écrivent en Une de leur premier 4 pages que Nos communes sont aujourd'hui très pénalisées par les différentes mesures lancées par l'actuel gouvernement, en fait ce que nous savions déjà, mais c’est une vérité tronquée car ils omettent soigneusement de préciser qu’il n’a fait qu’emboîter le pas au précédent, Sarkozy-Fillon , à majorité Udi-UMP.

 

UMP, qui exige qu’il aille encore plus vite et plus loin en matière d’austérité et de casse de notre système de protection sociale pour ne laisser que la charité, et l’économie sociale et solidaire, les « petits boulots » comme ultimes recours pour les plus démunis. Ce que fait très bien l’actuelle majorité de gauche départementale, d’ailleurs elle s’en vante.

 

Ils enfoncent des portes béantes mais regardent avec des verres déformants. Quels est depuis plus de trente ans le gouvernement qui n’a pas taxé plus fortement les salaires des fonctionnaires et assimilés ou piqué des fonds dans la caisse nationale de retraite agents des collectivités territoriales.

 

Après s’en être pris aux supposés nantis des entreprises à statuts ils attaquent maintenant les autres corporations afin, disent-ils, de faire encore plus baisser les coûts devenus de plus en plus insupportable pour les ménages étranglés par l’austérité. Les salaires, les retraites et pensions sont bloqués. En l’absence se véritable solidarité interprofessionnelle il n’y a aucune raison qu’ils s’arrêtent en si bon chemin.

 

Les offices notariaux, les pharmaciens sont dans le collimateur…

 

Le secteur 2 légalisant les dépassements d’honoraires médicaux a été mis en place sous Raymond Barre en 1980 pour assurer des revenus plus confortables aux praticiens, aujourd’hui 86 % des chirurgiens se sont engouffrés dans la brèche, seulement 6 % des généralistes, source : http://quoi.info/actualite-sante/2012/11/12/depassement-honoraire-accord-1152943/. Entre temps aucun des gouvernements qui se sont succédés, incapables de relancer la machine économique, n’a envisagé d’annuler cette mesure, pire, ils ont institué une réduction systématique sur chaque remboursement.

 

La réforme Peillon a fait couler beaucoup de salive, elle ne s’imposait pas, elle est aujourd’hui entrée en application, au rabais à Villiers sur orge. Nul candidat ne peut nous faire croire qu’il fera demain au Conseil départemental ce qu’il n’a pas fait hier au niveau communal.

La critérisation d’attribution des subventions, mise en forme puis adopté par le conseil régional sur injonction gouvernementale, a ensuite été relayée par le Conseil Général de l’Essonne, validé ensuite par la quasi totalité des communes et Communautés d’Agglo dont celle du Val D’Orge. A part quelques pleurnicheries il serait vain de rechercher un candidat d’aujourd’hui qui s’y soit réellement opposé hier.

Il convient de noter qu’en 2011 le gouvernement Fillon était soutenu par une majorité de droite, la région et le conseil général étaient à majorité PS et apparentés. Le groupe UMP, en opposition à la majorité socialiste du conseil régional en avait dénoncé les dangers en 2011 par simple opportunisme, la majorité « socialiste » de l’Essonne a validé, les collectivités territoriales obéissant à la voix de leurs donneurs d’ordres ont fait de même.

Mais citons la déclaration du porte parole du groupe UMP du conseil Régional à propos de cette réforme :

« Car sous couvert de manifester une plus grande solidarité des territoires, votre dispositif n’est en réalité rien d’autre qu’une vaste machine à exclure du soutien régional quantité de collectivités franciliennes et avec elle les centaines de milliers de Franciliens qui y vivent.

Il n’y a dans cette affirmation aucune spéculation, aucune dimension partisane, simplement l’observation scrupuleuse des faits.

Si je lis bien votre dispositif – mais, j’aurai l’occasion d’y revenir, il semblerait que plusieurs lectures soient possibles –, la modulation que vous proposez permettrait sur une base de 100 d’aboutir à une subvention allant de 90 à 150 suivant que, dans la logique de votre système, la collectivité qui sollicite la subvention est considérée comme plus ou moins « vertueuse ».

Or j’observe que dans le même temps, et malgré des ressources régionales sanctuarisées grâce au soutien de l’Etat, les crédits consacrés par l’institution régionale à l’aménagement des territoires régressent.

En 2007, ces crédits s’élevaient à 89 millions d’euros en investissement. En 2011, vous n’avez inscrit que 64 millions d’euros au budget (1.4 % du budget régional) : près de 30 % en moins !

Quand je pense que vous ne cessez de vous poser en garant de la défense des territoires et en donneur de leçons vis-à-vis de l’Etat, il y a de quoi s’étrangler ! On ose à peine imaginer quelle serait votre réaction si l’Etat décidait de réduire son soutien à la région de 30 % en 4 ans … C’est pourtant le sort que, sans aucun scrupule, vous avez fait subir aux collectivités franciliennes.

D’un côté, un budget qui baisse ; de l’autre des aides unitaires qui augmentent… tout le monde a compris le résultat : c’est moins de collectivités subventionnées. »

Le texte complet est consultable à l’adresse suivante : critérisation selon l'UMP

 

Qui porte la responsabilité de cette situation sinon ceux qui l’ont initiée, ceux qui l’ont approuvée et relayée, ceux qui n’ont rien dit…Au parlement, dans les assemblées Régionales, Départementales, communautaires et locales, à Villiers sur Orge en particulier ou la majorité de droite s’apprête aujourd’hui à réduire de 10% les dépenses de fonctionnement, c'est-à-dire les services rendus à la population sans que son «opposition » n’y trouve à redire.

 

Si les essonniens ont vu leur qualité de vie se dégrader depuis 18 ans avec l’augmentations sans précédent du chômage et du nombre d’allocataires du RSA, si les transports fonctionnent mal, ou sont insuffisants, et si le tarif des crèches sic page 3 s’envolent la responsabilité en est largement partagée par la quasi-totalité de la classe politique y compris par les tendances qui leur sont associées non pas pour le meilleur mais pour le pire.

 

A chacun de se déterminer, mais comment faire la différence la différence entre les uns et les autres ? Ils sont tous vecteurs d’une austérité à laquelle ils ne se sont jamais opposés, pour la répercuter au sein des assemblées dans lesquelles ils siègent, surtout préoccupés par la préservation des strapontins qu’ils occupent et des avantages qui leur sont attachés.

 

C’est la crise, sous tout ses aspects, l’absence d’imagination et la résignation face à ce qui nous est présenté comme étant inéluctable.

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5 février 2015 4 05 /02 /février /2015 17:56

L’Economie Sociale et Solidaire se nourrit de l’austérité qui elle-même génère le  chômage, la précarité et des exclusions,  la casse des acquis sociaux  mais n’offre pas les mêmes garanties en matière d’emplois, de pouvoir d’achat et de protection en matière de santé sauf pour ceux qui peuvent se permettre de payer plus, les autres galèrent jusqu’à tendre la main pour survivre…

 

Dans sa publication de décembre  le conseiller général de Sainte Geneviève de Bois  affirmait que  l’Economie Sociale et Solidaire (ESS) serait un gisement d’emplois d’avenir, et pour cause, sans s’interroger sur les raisons de la stagnation du PIB qui ramené à l’habitant, dans un pays à forte croissance démographique,  est resté à un niveau inférieur à ce qu’il était à la fin du siècle dernier.

 

Dans le même  temps le décile supérieur s’en approprie une part toujours plus importante alors  que le nombre des chômeurs, des exclus ou en voie de l’être ne cesse d’augmenter. Sans vergogne l’apatride Manuel Valls va jusqu’à en faire un argument de vente de notre appareil productif aux entreprises étrangères.

 

Ainsi en termes de salaire, de temps de travail, de flexibilité les travailleurs de France seraient à l’en croire les plus compétitifs de l’Union Européenne. D’ailleurs il s’active pour qu’il en soit ainsi mais ça ne fait que faire croître le  chômage et des déficits. Les autres faisant de même il n’y a que des perdants.

 

Rappelons ensuite que l’ ESS   est l’aboutissement d’un long processus, commencé il y a des milliers d’années par des solidarités inter individuelles   sans lesquelles l’Humanité, qui peine à s’extirper de la barbarie au point de s’y engluer comme dans des sables mouvants, n’aurait pu parvenir  au stade de développement actuel, qu’il convient cependant de relativiser.  Considéré par certains comme étant annonciateur  d’une aube nouvelle, il a toute les caractéristique d’une plongée aux enfers  pour les générations futures, qui  après avoir grappillé les faibles reliefs que leur octroie  la société de consommation  pourraient, faute de lucidité et de réactions rapides,  se retrouver dans les grottes originelles, environnées  de ruines après un séjour sous les ponts de Paris, ou d’ailleurs, pour avoir des  acquis sociaux, cautionné la disparition.

 

Beaucoup se croient encore préservés car, c’est bien connu, ça n’arrive qu’aux autres.

 

Certes il ne s’agit pas de nier le dévouement dont font preuves ces millions de bénévoles, l’équivalent de 950 000 emplois temps plein, qui tentent sur le terrain de soulager la misère et la souffrance : Le Secours Populaire, le Secours Catholique, la Samu social, les resto du cœur  les associations les plus médiatisées, mais il y en a d’autres, toutes répertoriée au sein de l’économie sociale et solidaire, qui s’épuisent face à l’explosion des besoins. D’ici à les représenter comme porteuses de solution d’avenir il y un pas impossible à franchir.

 

Tous  les arguments son bons. Les tenants de la « modernité passéiste », de droite comme de gauche

dénaturent  les bilans, les manipulent,  gonflent celui de l’ESS, en lui imputant des emplois qui ont peu,  ou rien à voir avec elle. En  bref donnent dans l’autosatisfaction au mépris d’une dure réalité dont ils portent la responsabilité mais sont incapables de proposer la moindre alternative.

 

 C’est la démarche relayée par les élus du Val D’orge, le conseiller général du canton de Sainte Geneviève des Bois, auquel Villiers sur orge vient d’être rattaché.

 

Notons tout d’abord que  les 2 300 000 emplois au niveau national dont monsieur Petitta fait état dans une de ses dernières publication ne sont l’équivalent que d’à peine  2 000 000  temps complets car dans ce secteur règne le temps partiel et la précarité. :

 

Soit  9, 46 %  des emplois en France ( 6 à 6,5 % selon le rapport Fremeaux) dont de nombreux territoires ont été désertés par les services publics mais seulement    6,0 % en Ile de France ou sont implantées nombre d’associations dont le champ d’action couvre l’hexagonel. Mais, comme on le verra plus loin  une analyse plus fine fait  encore baisser le ratio.

 

Il ne précise pas au sein les  600.000 emplois qui seraient à pourvoir à horizon 2020 quelle  est la fraction  qui sera consacrée aux  besoins non satisfaits, ceux  à venir du fait du vieillissement de la population, quels sera le nombre de remplaçants destinés à compenser les départs à la retraite  d’un effectif vieillissant, ceux consécutifs à la poursuite de l’érosion de notre système de protection sociale. C’est la bouteille à encre mais c’est encore électoralement porteur.

 

Selon les chiffres avancés par le rapport rapport Fremeaux remis en 2013 à Bernard Hamon le PIB de l’ESS tournerait autour de 6,5 % et non pas 10%. La raison est la conséquence de la faiblesse des rémunérations en particulier dans le secteur associatif, de la précarité et du temps partiel.

 

A ce stade il convient de préciser que le PIB, tel que calculé est la somme des valeurs ajoutées, quelle que soit la nature des activités, de celles qui sont productrices de bien de consommation, les véritables richesses  (Agriculture,  production industrielle et manufacturière), comme de celles qui les utilisent, c'est-à-dire les consomment : Une pandémie peut faire croître le PIB par contre elle vide les caisses de la sécurité sociale.

 

En outre l’ESS, telle que répertoriée, est un fourre tout qui regroupe des activités qui n’ont rien ou peu à voir ni avec le social ni avec  la solidarité stricto sensu.

 

Résumons :

 

1 Agriculture, sylviculture et pêche

2 Industrie + construction

3 Industrie + construction dont industries alimentaires, boissons, tabac

4 Commerce, transports, hébergement et restauration

5 Activités financières et d'assurance

6 Information et communication, activités immobilières, soutien aux entreprises

7 Administration publique, enseignement, santé humaine et action sociale

8 Autres services dont arts, spectacles et activités récréatives

 

Réparties en Ile de France comme suit mais le raisonnement vaut également au plan national:

 

 

 

Coopératives¹

Mutuelles ²

Associations

Fondation ³

Effectifs salariés

en ETP

288 926

 

116 888

 

1 514 375

61 769

 

 

1   Sur 1700 coopératives seulement 170 sont de production, les seules qui créent réellement des richesses, les autres les utilisent. 1220 sont de crédits, ce serait sans doute trop exiger des banques qui spéculent à grande échelle

2  440 mutuelles sont régies par le code de la mutualité 370 par le code des Assurances. Pour les premières il s’agit de solidarité  pour les autres de faire du fric. Elles se développent  au rythme de l’érosion des recettes de la sécurité sociale, mais ne couvrent que ceux qui peuvent encore payer les autres se soignent moins…

 

3  Sur la création et le financement des fondations voir ici

Pour plus de précisions Il convient également de se reporter sur :

Dossier INSEE : Regards sur l'économie sociale et solidaire en Ile de France (2010

Ou encore les tableaux de l'insee pour 2012

 

Statistiques 2012 Ile de France

L’économie sociale et solidaire en Ile de France en 2012 (Insee)

 

Nature

1 Agriculture, sylviculture et pêche

2 Industrie + construction

3 Industrie + construction dont industries alimentaires, boissons, tabac

4 Commerce, transports, hébergement et restauration

5 Activités financières et d'assurance

6 Information et communication, activités immobilières, soutien aux entreprises

7Administration publique, enseignement, santé humaine et action sociale

8 Autres services dont arts, spectacles et activités récréatives

 

Coop : Coopérative – Mut : Mutuelle ­­- Assoc : Association - Fond : Fondation

 

Effectif salarié de l'économie sociale, en équivalent temps plein, par famille de l'économie sociale et par secteurs d'activités Ile de France 2012

Secteur

Coop

Mut

Assoc

Fond

Total

économie

sociale

Hors

 économie

sociale

Total

1

c

0

c

0

200

5049

5249

2+3

2781

c

257

c

3038

687534

690545

3

 

0

 

0

 

40199

40242

4

4 605

c

3999

c

9246

1170841

1180087

5

19 692

17058

c

c

39413

609080

612611

6

2 664

152

11373

3934

18123

271148

310561

7

327

4329

162181

16071

183108

1222876

1240999

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

8

c

0

70810

c

72588

70509

173063

8bis

c

 

21973

c

22267

134369

206967

 

 

 

 

 

 

 

 

Total

30273

21904

251405

22107

325689

5121375

5447064

 

 

 

 

 

 

 

 

c : données confidentielles

Champ : postes de travail dans l'année (hors intérimaires)

Source : Insee, Clap

 

 

Répartition des l’emplois de l’économie Sociale et solidaire par rapport au total des emplois

en Ile de France

 

 

1+ 2+ 3 Agriculture, sylviculture et pêche,  Industrie + construction

< 0, 06    %

 

3 Industrie + construction dont industries alimentaires, boissons, tabac

 

4  Commerce, transports, hébergement et restauration

0, 17    %

5 Activités financières et d'assurance

0,723  %

6 Information et communication, activités immobilières, soutien aux entreprises

0, 332  %

7 Administration publique, enseignement, santé humaine et action sociale

3, 35  %

 

8 Autres services dont arts, spectacles et activités récréatives

1, 33   %

Total

5, 965  %

Très loin des chiffres annoncés, d'autant qu'en poussant un peu l'analyse  la part de l'économie apparaît négligeable. A suivre...

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