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16 septembre 2020 3 16 /09 /septembre /2020 07:41

Ou la planète déshumanisée

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9 janvier 2019 3 09 /01 /janvier /2019 09:17

par Bruno Guillard

mercredi 9 janvier 2019, repris sur Comité Valmy

 

Voir en ligne : Europe Verte et Gilets Jaunes : - Valentin Martin et Jacques Maillard

http://www.comite-valmy.org/IMG/jpg/Centrale_nucleaire_du_Bugey_et_tournesol.jpg

Le 8 octobre dernier, le GIEC a publié un rapport dont les médias généralistes n’ont pas parlé. Dans ce rapport, le GIEC fixe un objectif : faire en sorte de ne pas dépasser 1,5 °C d’augmentation de la température moyenne de l’atmosphère terrestre. Comme nous l’avons écrit dans un précédent article, la pertinence des affirmations concernant l’origine anthropique de ce « réchauffement », qui s’est évanoui depuis vingt ans, est très discutable, mais ce qui est intéressant, dans ce rapport, c’est que le GIEC conseille aux décideurs d’investir massivement dans le nucléaire de façon à multiplier par six la capacité mondiale de production nucléaire d’électricité d’ici 2050 ! On aurait aimé connaître la réaction des écologistes français dont la principale motivation, depuis plus de quarante ans, est la lutte contre l’énergie nucléaire, mais ils sont très silencieux.

Emmanuel Macron a annoncé, le mardi 27 novembre, que 14 des 58 réacteurs du parc nucléaire français devraient fermer d’ici 2035, dont 4 à 6 d’ici 2030, de façon à ramener à 50 % la part du nucléaire dans la production nationale d’électricité. Il a ajouté que 71 milliards d’euros seraient consacrés au soutien des énergies renouvelables (solaire, éolien, biogaz…) d’ici 2029, c’est-à-dire, principalement, à des équipements énergétiques intermittents (22 % du temps pour l’éolien et 12 % pour le solaire) qui devront être doublés par des équipements susceptibles de pouvoir être mis en service très rapidement (fonctionnant très probablement au gaz, comme c’est le cas au Danemark ; les Allemands, eux, font monter en puissance, quand il n’y a pas assez de vent ou de soleil, des centrales thermiques fonctionnant au lignite, lequel est le plus polluant de tous les combustibles !). Malgré tout ce que nous savons des défauts des éoliennes liés à l’intermittence, au bruit, à la pollution esthétique, Emmanuel Macron veut tripler le nombre de ces machines. Par ailleurs, il vient d’annoncer que nous allions abandonner les moteurs thermiques pour les moteurs électriques, c’est-à-dire augmenter considérablement nos besoins en électricité !

Le président de la République vient de créer un nouveau comité Théodule baptisé Haut Conseil pour le climat (pas moins !), auquel Jean-Marc Jancovici a accepté de se joindre. Ce polytechnicien, qui enseigne l’énergétique à l’École polytechnique, a expliqué dans plusieurs ouvrages les raisons qui l’ont amené à penser que l’énergie nucléaire était la seule solution permettant de surmonter le défi posé par la disparition inévitable des hydrocarbures et de limiter les émissions de gaz carbonique (CO2), sans avoir l’inconvénient majeur de l’intermittence, ce qu’il a confirmé au cours de l’émission d’Yves Calvi sur LCI du 27 novembre 2018. Jean-Marc Jancovici a montré que les énergies intermittentes (éolien et solaire électriques) étaient de très mauvaises solutions qui provoqueraient la multiplication par dix du prix de l’électricité, compte tenu du coût exorbitant des équipements de stockage (essentiellement hydrauliques et, donc, très difficiles à créer en France parce que tous les sites se prêtant au stockage hydraulique sont déjà utilisés) qu’il faudrait construire dans l’hypothèse où nous déciderions de ne plus utiliser que des sources d’énergie intermittentes en plus des équipements hydrauliques existants.

Le gouvernement a opté simultanément pour la diminution de notre capacité de production d’électricité nucléaire et l’augmentation de la consommation d’électricité pour les transports (ce qui a généré la crise politique en cours du fait de la taxation « écologique » des carburants). Il a l’intention de remplacer les centrales nucléaires par des équipements dont le fonctionnement sera intermittent. Ce choix, qui ne tient pas compte des récentes recommandations du GIEC, se traduira par une augmentation importante du prix de l’électricité et des émissions de CO2 !

Bruno Guillard
31 décembre 2018

http://www.comite-valmy.org/IMG/png/Logo_Boulevard_Voltaire-9.png

http://www.bvoltaire.fr/le-giec-opte-pour-le-nucleaire/

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29 juin 2016 3 29 /06 /juin /2016 14:03
Par Valentin Martin et Jacques Maillard
Les adresses des renvois de 1 à 13 peuvent être récupérés au bas de l’article originel adresse ci-après :   Comité Valmy

 

 

L’UE et les inondations contrôlées

 

Dans sa directive de 2007 dite directive-inondation 1), l’Union européenne définit l’inondation comme « un phénomène naturel qui ne peut pas être évité ».

Malgré cela, les violentes inondations qui ont touché la France ces dernières années ne furent pas unanimement perçues comme telles par un certain nombre de personnes concernées.

En effet, de nombreuses voix parmi les élus, les syndicats d’intercommunalité, ou les syndicats d’agriculteurs, se sont élevées précisément pour dénoncer le caractère évitable de ces inondations.

En 2013 un sénateur 2) dans une question au ministre de l’Environnement souleva le problème de l’entretien des cours d’eaux rendu de plus en plus impossible par les autorités. « Il lui demande si ces inondations ne sont pas, partiellement, dues au mauvais entretien des cours d’eau et rivières. Autrefois, les rivières étaient librement entretenues par les riverains et les agriculteurs mais on est passé d’une extrême à l’autre, avec des normes toujours plus contraignantes et dissuasives. De ce fait, personne n’ose plus intervenir et les cours d’eau ne sont plus nettoyés. »

 

La question de l’entretien des cours d’eau

Dans un article de La Voix du Nord de juin 2016 intitulé « Lorgies : l’entretien des cours d’eau mis en cause dans les inondations »3) , le directeur de l’Union Syndical d’Aménagement hydraulique du Nord déclare attendre depuis plus de trois ans les arrêtés préfectoraux qui l’autoriseront à dévaser les cours d’eau. L’USAN affirme que des fossés autrefois curés tous les quatre ans n’ont plus été depuis quinze ans.

En 2014, un maire d’une commune du Var en rappelant l’importance du curage des rivières contre les inondations, déclara à la presse que lors d’un nettoyage de rivière ses engins avaient tout simplement été arrêtés par la police de l’eau : "Les élus locaux connaissent parfaitement leurs rivières. Si on baisse le niveau de la rivière de deux mètres, si on talute les berges et si on fait des enrochements dans les points sensibles, il n’y a pas de raison que la rivière sorte de son lit.[...]Hier, on a encore arrêté nos engins parce que la police de l’eau voulait préserver les anguilles. Le débat du jour, il est simple : veut-on préserver les anguilles ou des vies humaines ?" 4)

Sur l’Ile de Ré, les élus se voyaient reporter chaque année la reconstruction des digues dont le mauvais état, déjà signalé comme tel en 2008, avait causé les inondations de Xinthia en 2010. Les élus appelèrent donc, dans des délibérations des conseils municipaux de l’île , à reprendre les vieilles tradition multiséculaires où les habitants reconstruisaient et entretenaient eux même les digues. Ainsi, le 9 août 2013, devant les médias (qui n’en parlèrent point, par peur de donner des idées aux autres communes de France ainsi menacées), les RG et la maréchaussée médusée, 1500 habitants, armés de pelles, reconstruisirent une première digue, au Groisil dans la commune de la Couarde. 5)

En juin 2016, le maire de Sainte-Florence (Gironde) qui avait procédé au curage d’un cours d’eau sans autorisation préalable, s’est vu condamné par la justice à payer une amende de 5000 euros. Ses travaux furent jugés « nuisibles au débit de l’eau et à la vie aquatique », selon l’accusation, et aux importantes « conséquences environnementales sur la faune et la flore », selon la décision de la Cour d’appel. 6)

Tous les obstacles mis à ces opérations d’entretien sont récents et concernent tout le territoire. En effet, ils font suite à la publication de la directive-cadre sur l’eau de 2000, transcrite en droit français en 2004 .7)

La directive-cadre sur l’eau (DCE)

Elle engage les Etats à atteindre le « bon état » de ses cours d’eau en 2015. La notion de « bon état » concerne la qualité chimique de l’eau, mais surtout la qualité « écologique » des « masses d’eau ». La qualité écologique est déterminée par l’absence de « signes de distortion résultant de l’activité humaine » sur le cours d’eau : « Pas ou très peu d’altérations anthropogéniques » constitue selon l’annexe V le « très bon état écologique ». Un des critères de qualité « hydromorphologique » est la « continuité », c’est-à-dire l’absence de perturbations « par des activités anthropogéniques et qui permet une migration non perturbée des organismes aquatiques et le transport de sédiments ».

Selon une brochure de la Direction général de l’Aménagement, du Logement et de la Nature sur la DCE 8), à la suite de cette directive, 55% de l’état écologique des masses d’eau en France fut classé "moins que bon". Il était donc urgent de « restaurer les continuités écologiques ».

Selon l’Office National de l’Eau et des Milieux aquatiques (ONEMA) 9) : «  Une grande partie des détériorations des habitats fluviatiles résultent de la modification de la morphologie et des processus hydromorphologiques des cours d’eau. Les principales sources du désordre sont les modifications des régimes hydrologiques par la chenalisation des rivières (recalibrage, rectification, endiguement) et la présence de seuils ou de barrage [...]Un fonctionnement hydromorphologique perturbé augmente singulièrement le risque de non-atteinte du bon état écologique exigé par la directive cadre sur l’eau (DCE). »

En termes concrets, « l’atteinte du bon état écologique exigé par la DCE » signifie la fin de l’entretien des rivières. Une plaquette d’entretien 10) de 2010 des rivières publiée par le préfet du Cher, département qui fut durement touché par les inondations de 2016, donne un sens plus clair aux applications concrètes de la Directive européenne. Quelques exemples de conseils d’entretien :


-  les embâcles : « Formés par une accumulation de végétaux morts, les embacles constituent un support de biodiversité dans la rivière (abris, support de ponte, source de nourriture...). Ils ne doivent être retirés que lorsqu’ils représentent un risque : aggravation des crues, érosion des berges, déchaussement d’ouvrages... »


-  les berges : « L’entretien se réalise de façon pluriannuelle, soit des interventions tous les 3 à 5 ans selon la dynamique de la végétation, avec pour grands principes :
• conserver au maximum la végétation … » « Sont à proscrire : les protections étanches en « dur » qui suppriment tout échange entre le milieu aquatique et le milieu terrestre, induisent un appauvrissement du milieu, entraînent souvent une accélération du courant par leur faible rugosité et provoquent généralement une érosion en aval. » « Il ne faut donc pas couper les broussailles de manière systématique
 »


-  curage : « Le phénomène de dépôt-érosion fait partie du fonctionnement normal d’une rivière en bonne santé. »

La sédimentation et le dépôt des cours d’eau sont donc définis comme des pratiques naturelles du cours, c’est-à-dire « normales », la zone inondable devenait un milieu humide et semi-aquatique ou encore un « espace de liberté du cours d’eau ».

Alors que cette directive protège la vie du cours d’eau, elle ne dit rien de la vie des habitants vivant le long des cours d’eau. Leur sort est plus précisément décrit dans la directive de 2007, la directive-inondation 11) retranscrite dans le droit français en 2010.

 

La directive inondation

Ce n’est plus le risque d’inondation qui doit être pris en compte comme c’était le cas en droit français, mais ce risque pondéré par un facteur qui inclut notamment les enjeux économiques du territoire. « Risque d’inondation : combinaison de la probabilité d’une inondation et des conséquences négatives potentielles pour la santé humaine, l’environnement, le patrimoine culturel et l’activité économique associées à une inondation. »

Ainsi le risque dans une zone inondable « à faible enjeu », c’est-à-dire la majorité du territoire, peut être considéré comme non significatif : « Les risques pourraient être considérés dans certaines zones comme non significatifs (zones faiblement peuplées ou inhabitées, zones aux enjeux économiques ou écologiques limités) », affirme la directive. La logique d’avantages coûts que la directive met en place considère l’inondation de ces zones comme n’ayant pas de conséquences négatives. Au contraire l’entretien peut se révéler plus coûteux que le bénéfice qui en serait retiré. « Le plan tient compte des points suivants : les coûts et les bénéfices... ». Pour toutes ces zones, les mesures préconisées par le DCE s’imposent donc : restauration de la continuité écologique, espace de liberté du cours d’eau.

A l’inverse l’inondation de certaines zones sont considérés comme ayant des conséquences négatives : les zones à risques d’inondation (ZRI) dont la carte a été tracée par l’Etat français 12) . Ce sont en gros les 80 plus grandes agglomérations du territoire. La nouveauté introduite par la directive est que des zones qui autrefois n’étaient pas considérées comme inondables le deviennent. La probabilité d’une crue centennale (occurrence supérieure à tous les 100 ans) devient une « probabilité moyenne » d’inondation. Les espaces jugés compétitifs et attractifs pourront par ce biais être classés comme ZRI.

Ainsi, Montigny-sur-Loing, Nemours ou Vendôme, villes qui ont été les plus durement touchées par les inondations de 2016, ne sont pas classés en ZRI. Mais le centre ville de Paris qui a connu une inondation en 1910 le devient, avec le plan de gestion de risque qui s’impose, comme par exemple le très médiatisé exercice « EU Sequana 2016 » de mars 2016. Des bassins de rétention ou des plans d’ « inondation contrôlée » voient ainsi le jour dans des communes jugées « compétitives », et ce en dépit de la faiblesse du risque. « Les plans de gestion des risques d’inondation peuvent également comprendre l’encouragement à des modes durables d’occupation des sols, l’amélioration de la rétention d’eau, ainsi que l’inondation contrôlée de certaines zones en cas d’inondation. »

En clair, l’UE interdit aux habitants de lutter contre les inondations dans les zones inondables, et se fait le cheval de bataille de la lutte contre les inondations dans des zones en partie non-inondables.

Conclusion : l’UE et les inondations contrôlées

Les inondations survenues en France ces dernières années ont donc bel et bien été « contrôlées » par l’Union européenne, et favorisées par le zèle de certaines administrations et ministères. Le bilan humain est très lourd :782 communes inondées en état de catastrophe naturelle et 20000 évacuations en juin 2016, 20 morts dans le sud-est en 2015... La liste continuera à s’alourdir tant que le pays cherchera à atteindre les objectifs fixés par les directives.

La commission européenne est épaulée, encouragée et relayée avec zèle et entrain par des associations « environnementales », souvent recevant d’ailleurs de nombreuses subventions tant de multinationales que de la dite commission, dans ce travail d’obstruction systématique à la tradition française d’entretien et de construction d’ouvrages hydauliques pour le bien de toute la population.

L’écologie est un prétexte utilisé pour masquer la destruction totale du paysage français, résultat de siècles de travaux. Par exemple, Blaise Pascal avait consacré une partie de sa vie, de ses revenus et de son savoir à l’assèchement de marais poitevins. C’est cette œuvre à la fois populaire, scientifique et technique que l’UE cherche à détruire, pour transformer le paysage français en un vaste et lucratif musée à ciel ouvert. Selon cette politique, nulle canalisation du Rhin, de la Loire, nulle construction de canaux, de moulins au fil de l’eau, aménagement sur le long terme du territoire national n’aurait été possible et ne l’est désormais. Si la France laisse cette logique se développer, on peut craindre que d’ici quelques années, les zones rurales soient totalement vidées.

Pour reprendre les termes du rapport EDORA (European development opportunities for rural areas), lequel préconise l’émigration massive des populations rurales et de ses outils industriels vers le nord de l’Europe, la nature « sauvage », « authentique », « durable » et réservée au « tourisme haut de gamme pour étrangers hors OCDE »13) aura alors enfin pu remplacer l’homme.

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21 août 2014 4 21 /08 /août /2014 16:12
Par Jean-Phllippe Tanguy (Debout la République) qui rappelle rappelle ses avantagestandis que la loi de transition présentée  par Ségolène Royal ambitionne de ramener à 50% la part de l’énergie nucléaire en 2025,

Sur FIGAROVOX/TRIBUNE

 

Alors que les Etats Unis ont franchi un pas décisif dans la maîtrise des piles à combustible, les orientations présentées sur la « transition écologique » confirment le suicide organisé de la politique énergétique française.

 

Si les mesures concernant la rénovation thermique vont dans le bon sens, malgré le manque évident de financement, le projet de Ségolène Royal s’obstine à poursuivre la politique menée depuis six ans sur l’évolution du mix énergétique français. Au lieu d’investir massivement dans des projets de recherche viables, nos dirigeants persistent dans une fuite en avant malthusienne qui fait l’impasse sur notre dépendance aux hydrocarbures tout en asphyxiant la rente nucléaire au profit d’énergies renouvelables qui ont échoué en tout point.

 

Ce programme, comme le consensus mou qui l’entoure, méprise l’un des plus beaux accomplissements de notre pays : la France est la seule puissance à avoir réussi sa première transition énergétique, celle d’une production électrique presque entièrement décarbonnée. En alliant nucléaire et hydro-électrique, nous avons concilié des prix parmi les plus bas du monde avec une sécurité exemplaire, une indépendance remarquable et une baisse considérable de la pollution.

 

Nos émissions de CO2 par habitant sont, de loin, les plus basses du G8. Notre pays est l’un des très rares signataires du protocole de Kyoto à avoir non seulement rempli mais dépassé ses objectifs. Si l’ensemble des pays développés avait suivi cette voie, le réchauffement climatique serait une menace encore réelle mais sous contrôle.

 

A titre indicatif, un Allemand émet aujourd’hui autant de carbone qu’un Français au temps du pétrole roi, en… 1973 ! L’Allemagne s’est enfermée dans une politique énergétique qui va d’échec en échec, enchainant les revers industriels, les hausses sans contrôle de tarif et les désillusions sur les « emplois verts » dont 80% ne sont assurés que par des subventions. Cet échec est d’ailleurs propre à la politique de « libéralisation » du marché électrique voulue par l’Union Européenne.

En réalité, les bavardages sur la mort du nucléaire permettent de dissimuler l’absence de stratégie de rupture technologique quant à la fin de notre dépendance aux hydrocarbures.

Par pur clientélisme politique, la France continue de saboter ce formidable succès, avec pour seul résultat le coût exorbitant des énergies renouvelables : en deux ans, la facture électrique des ménages a bondi de 180 euros ! Depuis 2008, la Contribution pour le Service Publique de l’Electricité, qui finance l’électricité « renouvelable » est passée de 1,5 milliard à près de 6,5 milliards d’euros par an !

 

En ciblant le nucléaire, le gouvernement se trompe complètement de cible. L’urgence est de mettre fin aux énergies carbonées, à la menace du réchauffement climatique et aux 3 millions de morts que cette pollution provoque chaque année.

 

Sans investissement dans de nouveaux réacteurs après Flamanville, le nucléaire français est voué à un déclin lent et certain qui n’apporte pas le début d’une solution, bien au contraire. Les éoliennes, le photovoltaïque et les smart grids peuvent contribuer à l’avenir du mix énergétique mondial mais ne suffiront pas à répondre aux attentes légitimes de milliards d’individus qui attendent d’accéder à l’électricité et à la mobilité.

 

En réalité, les bavardages sur la mort du nucléaire permettent de dissimuler l’absence de stratégie de rupture technologique quant à la fin de notre dépendance aux hydrocarbures. La rente nucléaire ne doit pas être asséchée et dilapidée dans des champs photovoltaïques dispendieux. Il faut au contraire la renforcer pour qu’elle contribue à un effort d’innovation sans précédent.

 

La transition énergétique française doit poursuivre sa voie plutôt que de copier les échecs des autres : arrêter toute subvention aux énergies éoliennes et photovoltaïques, stopper les chantiers offshore ; investir pour prolonger le parc nucléaire actuel, donner une suite au chantier de Flamanville pour capitaliser l’expérience acquise, développer des réacteurs de moindre puissance et avancer sur ASTRID, le prototype de 4eme génération développé par le CEA ; utiliser enfin la rente nucléaire pour garantir de lourds financement à la recherche dans le stockage de l’énergie, de nouvelles formes de production électrique et des alternatives aux hydrocarbures.

 

Le modèle nucléaire français n’est pas le problème, mais le début de la solution. Ségolène Royal ne l’entend pas ainsi et engage la France sur la voie d’un avenir déjà périmé alors que notre pays a tout son rôle à jouer pour offrir au monde une énergie propre et abondante.

 

Jean-Philippe Tanguy Ancien ESSEC et ScPo Paris, Jean-Philippe Tanguy a travaille pour le conglomérat Hitachi au Japon avant de rejoindre le cabinet de Clara Gaymard, PDG de GE France. Ancien candidat aux Européennes (4,2%) pour Debout la République, il est aujourd’hui délégué national aux fédérations.

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2 juin 2013 7 02 /06 /juin /2013 20:02

Par mondialisation.ca

L’Illinois saisit illégalement les abeilles résistantes au Roundup de Monsanto; et tue les reines restantes.

L’ Ag Departement de l’Illinois a saisi illégalement abeilles privées du célèbre naturaliste, Terrence Ingram, sans lui donner un mandat de perquisition et avant que le tribunal soit mis au courant de l’affaire, rapporte « Prairie Advocate News ».

 

Derrière les violations flagrantes de ses droits constitutionnels se trouve Monsanto. Ingram faisait des recherches sur les effets du Roundup sur les abeilles qu’il élève depuis 58 ans. « Ils ont détruit 15 ans de ma recherche », a déclaré l’avocat de « Prairie », en volant la plupart de son élevage.

 

Dans une lettre certifiée du superviseur de l’inspection des ruchers de l ‘Ag Departement, Steven D. Chard a déclaré:

« Au cours d’une inspection de routine de vos colonies d’abeilles par les inspecteurs … Susan Kivikko et Eleanor Balson le 23 Octobre 2011, la maladie bactérienne «loque américaine» a été détecté dans un certain nombre de colonies situées derrière votre maison …. La présence de la maladie dans certains de vos colonies a été confirmée par les résultats des tests du Laboratoire de recherches apicoles USDA à Beltsville, Maryland, qui ont analysé les échantillons prélevés sur votre rucher ….  »

 

Ingram peut prouver que ses abeilles n’ont pas la « loque », et prévoyait de le faire lors d’une audience prévue en Avril, mais l’Etat a saisi ses abeilles à la fin de Mars. Ils ne les ont pas retournées et personne à l’Ag Dept semble savoir où sont ses abeilles.

 

Les abeilles auraient été détruites, ou elles auraient pu être remises à Monsanto pour déterminer pourquoi certaines de ses abeilles sont résistantes au Roundup. Sans les abeilles comme preuve, Ingram ne peut tout simplement pas se défendre contre les fausses accusations de « loque ».

 

Pire encore, tous ses reines sont mortes après que Kivikko et Balson aient « inspecté » sa propriété, en dehors de sa présence et sans mandat.

 

Fait à noter, les apiculteurs Illinois vont dans la clandestinité après l’expérience de Ingram et refusent d’enregistrer leurs ruches, au cas où l’Etat essaie de voler leur propriété privée sur les fausses allégations.

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11 mai 2013 6 11 /05 /mai /2013 07:29

Par François Ramade, de la Société Française d’Ecologie

 

Influencés par l’irrationalisme propre à certains courants de pensée dits « écologiques », les pouvoirs publics actuels ont décidé la fermeture prématurée de la centrale de Fessenheim. Pis encore, ils ont déjà mis en oeuvre, de façon inavouée voire clandestine, diverses mesures passées inaperçues qui préparent de facto une sortie progressive du nucléaire telles - parmi d’autres - l’abandon de l’EPR de Penly et le non financement du projet ASTRID (réacteur rapide au sodium de 600 MW e), filière dont on sait qu’elle constitue la base de la prochaine (4e) génération de réacteurs nucléaires civils et qui permet en outre de développer la destruction par transmutation des déchets radioactifs (perspective prévue par la Loi Bataille). l est pourtant facile de montrer que la fermeture de Fessenheim est une absurdité tant au plan technique qu’économique.

 

Pas de raison de Sûreté

 

Il tombe au premier abord sous le sens que cette fermeture ne s’impose aucunement pour des raisons de sûreté nucléaire, qui constituent pourtant l’argument majeur sur lequel s’appuient certains « écologistes » partisans « d’une sortie du nucléaire » pour la justifier. Faut-il rappeler que dans une inspection approfondie de l’ensemble du parc électronucléaire français ayant en 2011 fait suite à la catastrophe de Fukushima, l’Agence de Sûreté Nucléaire n’a demandé l’arrêt d’aucune centrale. Au contraire, elle a même confirmé lors de ses inspections que rien techniquement (enceintes, cuves, etc…) ne justifiait l’arrêt de Fessenheim. En effet, ses réacteurs ont la capacité de pouvoir fonctionner sans problème de sécurité pendant non pas la prochaine décennie mais dans les 20 années à venir. Cela tient en particulier en la qualité très élevée de l’acier constituant sa cuve dont les impuretés de cuivre ont été réduites à un très bas niveau. Par ailleurs, au delà de marges de la sécurité pourtant déjà très élevée, l’ASN a demandé un renforcement du radier en béton situé à la base de l’enceinte des réacteurs, qui est en effet moins épais que celui des autres réacteurs de l’EDF. On remarquera toutefois que le radier des réacteurs de Fessenheim est d’une épaisseur équivalente à celui des réacteurs de Fukushima, dont l’un a pourtant résisté à la corrosion du corium formé par la fusion de son coeur qui avait percé la cuve de ce réacteur. En définitive, il résulte essentiellement de cette affaire que le Gouvernement actuel bafoue le respect des positions de l’ASN, qui est pourtant l’autorité indépendante en matière de sûreté nucléaire !

 

Conéquence tecniques et économiques

 

 

Cette fermeture - si elle advenait - soulève de nombreux problèmes techniques et économiques dont les coûts induits sont considérables et ont été abusivement sousestimés par nos politiques au pouvoir. Elle pose d’abord de façon incontournable la question de renforcement du réseau électrique THT. RTE, l’organisme national chargé du réseau électrique, est contraint de procéder au plus vite à une série d’ « opérations palliatives » destinées à augmenter l’alimentation électrique de l’Alsace pour maintenir la tension localement et adapter le réseau électrique alsacien aux changements de flux électriques qui découleront de la fermeture de Fessenheim. Ces mesures sont indispensables pour assurer l’approvisionnement électrique de cette région devenue de ce fait déficitaire.

Il faut donc souligner qu’en fermant Fessenheim, on retire une pièce de la pyramide qui permet au réseau électrique national de répondre en permanence à la demande d’électricité et il serait illusoire de croire qu’il suffirait par exemple de remplacer sa puissance par une valeur analogue d’électricité éolienne à cause son intermittence. L’élément que représente la centrale de Fessenheim joue un rôle important dans les réglages primaires et secondaires du réseau national. Ainsi l’effet de son absence se ferait sentir sur tous les aspects de l’ajustement de la production d’électricité à la demande instantanée de courant. Cela veut dire qu’en fermant Fessenheim, et en dépit des délestages qui y remédieraient en situation d’urgence, on augmente de manière significative dans notre pays les risques de Black out électrique généralisé.

Il est donc impossible d’arrêter l’alimentation du réseau national par une centrale de la puissance de Fessenheim, soit 1800 MWe, sans avoir mis au préalable en service une puissance électrique installée de valeur équivalente, fonctionnant au moins en semi-base, pour des raisons de stabilité du réseau électrique - ce que Mme BATHO semble ne pas savoir ! En effet, un réseau électrique peut s’écrouler.

Au cours des dernières années un tel accident a affecté plusieurs réseaux électriques nationaux. Il a par exemple concerné pendant plus de 24 h l’ensemble de l’Italie, et pendant 48 h le sud-Est du Canada et le Nord-Est des Etats-Unis, affectant dans cette région plus de 65 millions de personnes ! Un tel « black out » est le plus souvent lié à un incident inopiné et rapide survenant dans un réseau fragile, quand la demande d’électricité dépasse brutalement la production possible. A-t-on envisagé les conséquences matérielles pour les usagers - et économiques - d’un « black out » généralisé de notre pays pendant 24 h, estimées atteindre pour l’Allemagne jusqu’à 30 milliards d’euros ?

 

Comment remplacer Fessenheim ?

 

Par suite de l’arrêt de Fessenheim, il s’imposera de construire un ensemble de centrales au charbon qui puissent fonctionner en base (et là « bonjour les dégâts » en matière d’hygiène publique par suite des pollutions générées, en particulier des rejets considérables en HAP cancérogènes que cela implique) ou au gaz à cycle combiné. Cependant, la première option paraît la plus vraisemblable car on constate à l’heure actuelle qu’en Europe, compte tenu de la baisse du prix du charbon, la production d’électricité avec des centrales thermiques fonctionnant avec ce combustible connaît un accroissement rapide et considérable !

 

De plus, outre le prix du combustible, le coût de construction d’une centrale à gaz à cycle combiné est bien supérieur à celui d’une centrale au charbon. Tous investissements inclus, celui-ci atteint quelques 1500 € le KW(e) installé. De sorte qu’arrêter Fessenheim nécessiterait pour EDF près de 3 milliards d’investissements pour le remplacement. De plus, une centrale au gaz impliquerait l‘importation de plus d’un milliard d’euros de gaz naturel, deux fois moins pour le charbon (celui de l’uranium est ridiculement bas en comparaison, ne représentant que quelques pour cent du coût du KWh nucléaire).

 

On pourrait aussi ironiser sur le fait que la fermeture de Fessenheim « améliorera » incontestablement la balance des échanges commerciaux extérieurs de notre pays. Alors que notre faramineux déficit commercial annuel s’est élevé en 2011 à 70 milliards d’euros, quelques 62,3 milliards résultaient déjà de l’importation d’énergie fossile (charbon, pétrole et gaz naturel). Qu’en sera- t-il alors si est mis en oeuvre l’arrêt de la moitié de nos réacteurs prévue par le Président Hollande ?

 

Déclin du nucléaire et emploi

 

En des temps marqués par des pertes continues et abyssales d’emplois industriels, le Gouvernement crée objectivement la disparition d’un nombre considérable d’emplois professionnels souvent hautement qualifiés. Malgré les dénégations gouvernementales, des sources fort diverses, patronales et syndicales représentant donc a priori des intérêts souvent antagonistes, convergent pour considérer que le nucléaire représente en France plus de 400 000 emplois (directs et indirects). Les pertes consécutives à une « sortie du nucléaire » ont été évaluées à 410 000 en fin 2011 par le Cabinet américain de Consultants Price Waterhouse Coopers, soit près de 4 % des emplois industriels recensés alors en France !

 

Dans ce contexte, il est grotesque sinon cynique de la part du Gouvernement de prétendre pouvoir accompagner cette désindustrialisation du nucléaire, décidée arbitrairement pour de basses raisons strictement électoralistes et à courte vue, en compensant les emplois ainsi perdus par les activités de démantèlement des réacteurs arrêtés. Outre que ces activités exigeraient des financements supplémentaires sans pour autant créer de la valeur ajoutée, elles ne nécessiteraient par ailleurs qu’une faible fraction de l’effectif salarié actuellement engagé dans l’industrie nucléaire. Elles ne représentent donc en réalité qu’une proposition totalement inconséquente d’alternative aux emplois perdus dans le nucléaire. De plus, il est hélas consternant de constater qu’ici, ce n’est pas Peugeot-Citroën qui « casse » mais l’Etat lui-même !

 

La raison voudrait au contraire que l’on renouvelle au plus vite les centrales ayant atteint l’âge de déclassement car l’actuel gouvernement paraît « omettre » que dans les 10 ans à venir quelques 24 réacteurs de notre parc auront 40 ans, dont le remplacement ou la prolongation impliquerait, au-delà du maintien des emplois existant, la création de nombreux autres….

 

Ce qui conforterait en outre un des rares savoir faire industriel encore reconnu à notre pays. Par ailleurs, s’il est certes utile de prévoir des recherches sur le démantèlement, ce dernier ne s’impose nullement dans l’immédiat car le temps travaille spontanément en faveur de la décontamination par suite de la décroissance radioactive dans les réacteurs déclassés.

 

Emploi et énergies renouvelables

 

Le second argument majeur des pouvoirs publics actuels, prétendant apporter une compensation des pertes d’activité dans le nucléaire, tient en une prétendue création de 200 000 emplois grâce à un développement accéléré des énergies renouvelables. Une analyse même sommaire des problématiques de ce secteur montre que cet argument est non seulement erroné, mais, en fait, tout aussi dérisoire que celui du démantèlement en ce qui concerne les alternatives offertes à l’emploi.

 

En réalité, ces énergies, dont le développement est certes incontestablement nécessaire, ne pourront que prendre lentement leur place dans le bilan énergétique global, au cours des décennies avenir, au rythme des progrès techniques qu’elles impliquent encore pour les rendre économiquement soutenables. L’importance des puissances électriques installées actuellement en éolien et solaire - au premier abord considérables en valeur absolue mais qui ne représente en réalité qu’une faible fraction, quelques pour cent, du total des renouvelables constitué essentiellement par l’hydraulique et la biomasse - résulte avant tout des considérables aides attribuées par les pouvoirs publics...

 

Mais pis encore, les pouvoirs publics actuels font mine de croire que ce secteur constituerait rapidement un important gisement d’emplois. On ne recensait au total en fin 2011 que 47982 emplois dans ce secteur dont seulement 31 630 dans l’éolien et solaire Il apparaît réellement utopique de prétendre multiplier par 6 cet effectif dans la décennie avenir, pour pallier (partiellement) le déclin du nucléaire, même si n’existaient pas d’incontestables limitations techniques au développement de ces énergies. En réalité, dans le contexte de l’ultralibéralisme économique actuel, une incitation forte de nos pouvoirs publics pour les énergies renouvelables créerait certes de nombreux emplois….mais principalement en Chine. Dans notre pays, nous remplacerions donc


-  très partiellement – les emplois hautement qualifiés perdus dans le secteur nucléaire par ceux moins qualifiés de poseur de panneaux solaires. En effet, on omet souvent que la concurrence de la Chine dans le secteur du photovoltaïque - mais aussi, fait méconnu, de l’éolien - est telle, que plus de 90 % des panneaux solaires installés en Allemagne, pourtant longtemps leader dans ce domaine, sont fabriqués dans ce pays. Quant au secteur de l’éolien, VESTAS, au Danemark, le plus grand fabriquant mondial d’aérogénérateurs, a licencié au cours de l’été dernier, plusieurs milliers de ses salariés par suite de la concurrence chinoise. Dans le contexte socioéconomique actuel, le développement de ces secteurs d’activité en France ne pourrait réellement pourvoir au remplacement que d’une fraction très minoritaire des emplois perdus. Les arguments précédents impliquent par ailleurs que « tout argent mis dans les énergies renouvelables pour remplacer de l’énergie nucléaire est sans effet pour diminuer la dépendance aux combustibles fossiles, et donc sans effet pour éviter les récessions futures liées aux chocs pétroliers futurs » [1]

 

Le désengagement dans l’électronucléaire constitue donc un gâchis très considérable tout autant que scandaleux, et à bien des égards incohérent, quand on songe qu’existent de nombreux chercheurs et Ingénieurs hautement qualifiés dans nos Institutions spécialisées et réputées mondialement pour la qualité de leurs activités que sont le CNRS, le CEA, l’IRSN et certains laboratoires universitaires ou encore dans les entreprises concernées telles l’EDF, au moment où s’impose un nouvel et important effort de recherche afin de mettre au point les réacteurs de la 4e génération ! On ne saurait aussi manquer de souligner le paradoxe, voire l‘incohérence, d’un Gouvernement actant de facto dans notre pays le déclin du nucléaire - et proposant simultanément par ailleurs à la Pologne (mais aussi par exemple à la Tchéquie et au Vietnam) de construire les réacteurs nucléaires mis au point par ces divers organismes de recherche et/ou industriels nationaux spécialisés dans ce secteur !

 

Le cas allemand

 

Tout cela ne va pas dans le sens du respect de nos engagements dans le cadre du Protocole de Kyoto. L’Allemagne, malgré tous les démentis, aura du mal d’honorer ses engagements à la suite de sa sortie, pour l‘instant partielle, du nucléaire. Car l’incontournable nécessité de disposer dans le réseau électrique d’une alimentation en base, qu’il est impossible d’assurer avec les éoliennes et autres énergies intermittentes, implique le remplacement des réacteurs arrêtés par des centrales au charbon. Ainsi, suite à l’arrêt de 8 centrales nucléaires en 2011 et celui prévu des 9 autres d’ici 2022 (soit au total 28 réacteurs), ce pays a du déjà remettre en service plusieurs centrales thermiques au charbon déclassées et mis en construction 10 nouvelles, 9 supplémentaires y étant en projet afin de pallier le risque de « black out » associé à la fermeture déjà faite ou prévue de ses 17 centrales nucléaires. Ainsi, après sa sortie complète du nucléaire en 2022, les énergies renouvelables assureront 47 % de la production totale d’électricité alors que 53 % sera assuré …par le gaz et le charbon !

 

On ne soulignera jamais assez, dans le contexte actuel de changement climatiques globaux liés à l’usage massif des combustibles fossiles que l’énergie nucléaire est celle qui présente le bilan le plus favorable en matière de réduction des émissions de gaz de serre, se situant au plus bas niveau, au dessous du solaire et même de l’éolien !

 

Nucléaire et alternatives à l'épuisement des réserves d'hydrocarbures fossiles

 

En définitive, il faudrait que nos pouvoirs publics comprennent enfin que la production d’énergie, plus particulièrement d’électricité nucléaire est une affaire stratégique pour notre pays. Il s’imposerait donc d’éviter de rendre cette production plus difficile et plus coûteuse par des décisions intempestives destinées à satisfaire certains « courants de pensée » - si l’on peut dire - dont les attitudes relèvent trop souvent beaucoup plus de comportements sectaires que de la rationalité scientifique.

 

Au-delà des graves problèmes de changements climatiques la plupart de nos politiciens n’ont pas encore « intégré » le fait qu’il faut prévoir dès 2035 - soit dans moins de 25 ans - un inexorable déclin du pétrole et du gaz. Cette échéance peut paraître lointaine pour des hommes politiques. Néanmoins, compte tenu de la longueur des temps de latence propres au renouvellement des systèmes énergétiques, 25 ans représentent une échéance proche sinon demain. Il ne s’agit donc pas seulement d’ « économiser l’énergie », évidence largement documentée, car ces économies ne pourront jamais que combler partiellement le déclin, puis l’épuisement des hydrocarbures fossiles lequel, pour le pétrole, est même déjà amorcé…..Dans un tel contexte, et y compris en postulant de sérieuses économies d’énergie, on voit mal comment les pays industrialisés pourront pallier la disparition progressive des combustibles fossiles sans recours au nucléaire et ce d’autant plus qu’à somme constante, la part de l’électricité dans le bilan énergétique global ne pourra que continuer à s’accroître. Cela résulte du fait que les évolutions technologiques augmentent les besoins intrinsèques en électricité. Pensons simplement à l’accroissement de la climatisation des habitations dont l’irrésistible ascension est liée au réchauffement climatique en cours. Que dire alors si l’on décidait enfin de transférer une part importante du trafic routier de marchandises, fortement émetteur de gaz de serre et générateur de rejets massifs de gaz toxiques, vers le fer électrifié plus économe en énergie, a fortiori si l’automobile électrique connaissait le développement qui lui est prédit ?

 

Un remplacement progressif du nucléaire

 

Dans un tel contexte, il y aurait certes d’autres modalités de mise en oeuvre de la décision de notre Président de diminuer à 50 % la part de l’énergie nucléaire dans notre bilan électrique global. Dans une première perspective pourtant minimaliste, une alternative serait qu’au lieu d’arrêter sans les remplacer des réacteurs que l’âge a rendu obsolètes, la puissance électrique installée dans le nucléaire soit maintenue constante dans les décennies à venir en remplaçant en temps utile les réacteurs déclassés tandis que serait accrue la part des énergie renouvelables dans le mix énergétique national au fur et à mesure de la construction de nouvelles installations. Cela conduirait certes, de la même façon, a réduire de facto la part du nucléaire mais ici dans un bilan global positif à l’opposé de la démarche que propose l’Elysée, aux effets inéluctablement négatifs par suite des soustractions d’emplois et du déficit de production qu’implique cette sortie, fut elle partielle, du nucléaire !

 

Les faits sont têtus et la réalité imposerait dès à présent aux pouvoirs publics des pays développés à mettre en oeuvre les substitutions qu’impose le déclin annoncé, voire déjà en cours et inéluctable, du pétrole et peu après du gaz naturel. Cette problématique a été parfaitement comprise par divers pays, pourtant parfois plus avancés que le notre dans le domaine de la protection environnementale, qui, eux, persévèrent dans la construction de centrales nucléaires et/ou prévoient d’en édifier de nouvelles. Outre la Finlande, faut il rappeler que la Grande–Bretagne continue le développement de son programme électronucléaire considérant à juste titre que l’accident de Fukushima, compte tenu de ses circonstances très particulières, est un faux problème en matière de sûreté nucléaire pour le Royaume-Unis. Il en est de même des Etats-Unis alors qu’au Japon, certains réacteurs arrêtés, ceux n° 3 et 4 de la centrale d’Oi, viennent d’être remis en route en Juillet dernier. Ce pays continue en outre ses travaux sur la filière surrégénératrice. Quant à la Chine elle devrait mettre en chantier ou en service plus de 150 réacteurs d’ici 2025 soit de 40 à 50 % des nouvelles tranches nucléaires en projet dans le monde !

 

Il est urgent que les politiciens au pouvoir dans notre pays comprennent que l’énergie conditionne directement l’emploi. Une sortie du nucléaire interférerait fortement sur ce dernier ainsi que sur nos capacités exportatrices déjà diminuées dans des proportions calamiteuses. L’électricité nucléaire, grâce à son bas prix du KWh, constitue un des trop rares facteurs grâce auquel nos entreprises bénéficient encore d’un atout pour leur compétitivité. Il serait enfin temps que nos pouvoirs publics en prennent conscience avant qu’il ne soit trop tard, et reviennent sur des décisions aberrantes en matière de politique énergétique, dont il faut craindre que celle de l’arrêt de Fessenheim ne représente hélas, que le prologue !

 

François Ramade est professeur émérite d’Ecologie à la Faculté des Sciences d’Orsay, président d’Honneur de la Société Française d’Ecologie [2], membre Honoraire du Conseil scientifique de l’IPSN.

 

Commentairesde l’auteur du Blog : Un des meilleurs texte repéré sur le sujet. Depuis quelques années les  mesures indiquent une stagnation de température voire une légère baisse malgré l’augmentation des rejets de gaz carbonique il semblerait même que nous allions vers un minimum de dalton (2040-2050) il convient donc de rechercher ailleurs l’origine des fluctuations climatiques qui suivent avec quelques années de retard les variation d’intensités des éruptions solaires mais bien sur il est nécessaire de réserver les hydrocarbures pour les industries de transformations et, réchauffement ou refroidissement, d’isoler les bâtiments et d' économiser l’énergie à partir des mesures préconisées  dans l’article de François Ramade et  ne pas jeter le nucléaire, qui  permettra à l’Humanité d’attendre sereinement la « solution  miracle », aux orties.

Par ailleurs la faute de Hollande et de ses amis " écolos", disons plutôt, l'incompétence en la matière est partagée par Melenchon et beaucoup d’autres  qui tentent de surfer sur l’opinion trompée par les rapports du GIEC mais ça va changer.

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11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 15:46
article voltaire thorium la bataille sino-russe du thorium

par Vladimir Poluev

L’usage du thorium comme combustible alimentant les centrales nucléaires pourrait résoudre les principaux problèmes de sécurité et d’environnement liés à ce type d’activité. S’appuyant sur les anciens travaux du physicien français Edgard Nazare, des savants soviétiques ont élaboré de nouvelles technologies, mais n’ont pas eu le temps de les développer. Pékin, qui investit aujourd’hui massivement dans la recherche dans ce domaine, se positionne pour l’avenir.

Réseau Voltaire | Moscou (Russie) | 3 avril 2013

 

 

La Russie peut perdre son leadership sur le marché de l’énergie nucléaire. Cette première place ne peut pour l’heure lui être prise que par la Chine. Comme nous l’avons déjà écrit par ailleurs, si la Russie est aujourd’hui un leader reconnu en matière de construction de centrales nucléaires, la Chine se positionne sur ses talons : 30 centrales sont actuellement construites par la Russie et 26 par la Chine.

 

La Chine développe l’énergie nucléaire pour plusieurs raisons. D’abord, le pétrole est cher et son approvisionnement est source d’instabilité : près de la moitié de la consommation chinoise d’hydrocarbures est importée. Si l’on coupe les flux de transport, la Chine restera sans énergie. Ensuite, le charbon quant à lui est source de problèmes et est peu écologique : difficile à transporter, il conduit à de très importants rejets [de gaz à effet de serre] dans l’atmosphère et provoque plusieurs milliers de morts dans les mines chaque année. C’est pourquoi la Chine s’est concentrée sur l’énergie nucléaire, mais dans une direction très particulière.

Le thorium : un petit nouveau dans le jeu mondial de l’atome

L’année 2013 en Chine est l’année du thorium. 350 millions de dollars ont déjà été attribués à l’Académie nationale de sciences chinoise pour la recherche sur l’énergie que l’on peut tirer du thorium ; 140 spécialistes y travaillent, ils seront 700 en 2015. Pour rappel, le thorium est un métal lourd radioactif, nommé en l’honneur du dieu scandinave du tonnerre Thor. Une tonne de ce métal pur argenté produit autant d’énergie que 200 tonnes d’uranium ou 3,5 millions de tonnes de charbon ; les réserves totales dans le monde de thorium sont trois fois supérieures à celles d’uranium.

Le thorium est intéressant pour plusieurs raisons

D’abord, il est assez répandu et facile à extraire. Deuxièmement, suite au processus nucléaire, il n’y a pas de production de plutonium – utilisé à des fins militaires. Pendant la Guerre froide, c’était la principale raison du choix fait en faveur des technologies nucléaires utilisant l’uranium : il fallait des armes nucléaires. Troisièmement, il n’y a pas de risque de réaction en chaine incontrôlée. Le thorium est stable et incapable de se diviser s’il n’est pas soumis à un bombardement permanent avec des neutrons. Si l’on coupe l’appareil qui assure cette fonction, la réaction s’arrête immédiatement. Ce facteur est devenu très important après l’accident sur la centrale de Fukushima puisque la sécurité est devenue l’alpha et l’oméga du monde nucléaire.

 

Les points forts du thorium sont donc la sécurité, une grande efficacité énergétique et l’impossibilité de l’utiliser à des fins militaires. En revanche, les réacteurs à thorium sont bien moins développés que la technologie standard utilisant l’uranium. C’est d’habitude avec cet argument que l’on freine les enthousiastes, mais même l’AEIA a reconnu que l’avenir est favorable au thorium.

 

Les Chinois veulent transformer le thorium en sauveur de leur secteur énergétique nucléaire et en un petit, mais efficace, outil géopolitique. Ainsi, la Chine veut obtenir le brevet sur toutes les technologies de la filière civile nucléaire au thorium. Au vu de l’argent investi, ils peuvent y arriver. Pour l’heure, jusque fin 2013, les droits d’auteurs prioritaires pour le développement des technologies de réacteurs au thorium dans 23 pays sont détenus par la Russie.

Les centrales nucléaires au thorium : un facteur géopolitique

L’Italien Carlo Rubbia, Prix Nobel de physique et ancien directeur de l’Organisation européenne pour la recherche nucléaire (CERN), préconise de recommencer à zéro toute la filière nucléaire civile en la basant sur le thorium.


Les centrales nucléaires au thorium peuvent se transformer, dans les mains de la Russie comme de la Chine, en un outil géopolitique puissant et surtout efficace. L’impossibilité de détourner le thorium à des fins militaires est un facteur qui peut se traduire positivement sur la collaboration avec des pays parias comme l’Iran ou la Corée du Nord.

 

L’assurance de voir tout risque de réaction en chaîne incontrôlée exclue par l’utilisation du thorium peut permettre une coopération avec le Japon et les pays de l’Asie du Sud-est dont les besoins en énergie vont croissant mais qui restent liés par les peurs suite à la catastrophe de Fukushima et les obligations internationales qui les poussent à fermer leurs anciennes centrales. Les centrales au thorium pourront aussi contribuer à refroidir le ras-le-bol social dans les pays alliés de la Russie : l’on connaît assez bien le conflit qui prend pied sur l’achèvement par les Russes du barrage hydro-électrique de Rogoun dans le Tadjikistan qui privera d’eau et donc de revenus issus du coton une partie de l’Ouzbékistan voisin [1].

 

Cependant, il ne dépend que de Moscou de faire en sorte que le thorium devienne un atout russe. Le gouvernement Medvedev s’en souciera t-il et prolongera t-il le droit prioritaire à l’utilisation et au développement des technologies thoriques ? Si la réponse est négative, alors cet atout deviendra chinois. Et il sera utile à Pékin dans cinq à dix ans, lorsque l’Empire du Milieu entrera dans le cercle fermé des pays qui ne sont pas que des consommateurs, mais aussi des fournisseurs de technologies nucléaires.

Vladimir Poluev

Traduction
Louis-Benoît Greffe

Source
Odnako (Fédération de Russie)
Hebdomadaire d’information générale. Rédacteur en chef : Mikhail Léontieff.

 

Et la France dans tout ça? Pour en savoir plus voir ici . Mais il est vrai que nous avons les antinucléaires de gauche et de droite qui collent encore aux thèses réchauffistes du GIEC alors que la tendance est plutôt  au refroidissement. Nous risquons d'être largués.A suivre ...

 
 
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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 20:12

 

 

On ne pourrait qu’applaudir face à cet acharnement, de la droite et de la gauche, à surfer sur l’opinion en période électorale pour récupérer des voix, au prétexte de réduire  le réchauffement climatique s’il était réel et d'origine anthropique.

 

Or rien n’est moins sur. Des scientifiques de très haut niveau de plus en plus nombreux estiment, par calculs et par mesures, que si réchauffement il y a, il n’est pas de l’importance dont le GIEC nous rebat les oreilles, mais ne serait que de quelques dixièmes de degré d’ici la fin du siècle, d’ailleurs depuis une dizaine d’années nous sommes dans une phase de refroidissement,  bref l’opinion commence elle aussi à douter.

 

D’autres prétendent que l’augmentation des  gaz à effet de serre ne serait pas l’origine du réchauffement climatique mais sa conséquence.

 

Dans ces conditions ne faudrait-il pas  chercher ailleurs  l’origine des chauds et froids, de la crue et la décrue des océans  que la planète  subi depuis des millénaires, voire des millions d’années, par exemple du côté des  rayonnements cosmiques,  du volcanisme et  des dérives induite des plaques tectoniques contre lesquelles nous n’avons pas de pouvoir sinon  construire en hauteur, aménager des digues, comme en Hollande, pour contrer la montée des eaux, produire ailleurs sur des terres qui deviendront cultivables par la force  du phénomène et  isoler thermiquement les bâtiments, réduire la longueur et la durée des déplacements individuel par le rapprochement des emplois des lieux de vies, etc...

 

Sans ces évolutions climatiques les dinosaures comme de nombreuses espèces animales végétales ou animales n’auraient pas disparu et nous ne serions pas là à nous lamenter alors qu’il n’y a pas péril en la demeure.

 

Il ne s’agit pas d’ignorer les énergies renouvelables mais de déterminer celles qui pourrait être utiles à l’Humanité dans des conditions économiques et environnementales satisfaisantes pour le consommateur lambda ou l’industrie, auxquelles le nucléaire civil  répond également lorsqu’il s’inscrit dans le cadre de la maîtrise publique de son développement et de son exploitation, les générateurs de quatrième génération, qui multiplient les potentialité du minerais d’uranium par un facteur 100 et réutilisent les déchets des réacteurs précédents nous laissent largement le temps nécessaire au développement  de solutions complémentaires ou alternatives selon les besoins qui s’expriment et s’exprimeront dans le futur.

 

Le plus urgent étant aujourd’hui de faire face à la réduction des réserves fossiles d’hydrocarbures.

 

On connaissait les agro carburants de première et seconde générations, ils sont rapidement devenus obsolètes, mais entre temps ils ont détourné des cultures vivrières de leur destination première, poussé à la déforestation, qui relâche le carbone dans l’atmosphère sous forme de gaz carbonique. Ils ont eu comme conséquence inéluctable la pénurie alimentaire qui a provoqué les émeutes de la faim dans nombre de pays sous développés en poussant  le prix des céréales à la hausse. Dénommés abusivement  BIO, il fallait des engrais, de l’eau douce déjà en quantité insuffisante dans de nombreux pays, des engins agricoles mécanisés et par conséquent des carburants avec en bout de chaîne productive un bilan carbone non négligeable.

 

Les algocarburants mis en avant aujourd’hui pourrait constituer une alternative aux hydrocarbures  fossiles qui doivent être réservés pour les industries de transformations et de recyclage plutôt que brûlés. Par contre leur bilan carbone, moins 15 % par rapport aux hydrocarbures, et le coût prévisible  ne les place pas en position de force face au nucléaire qui n’en produit pas ou très peu et fournit le kilowatt le moins cher. Cultivées dans des eaux de saumure,  les algues  n’empiéteraient pas sur les terres destinées à l’élevage et aux productions alimentaires.

 

Par contre il reste bien des obstacles à surmonter avant de parvenir à démonter la faisabilité de cette opération dans des conditions économiques et environnementales satisfaisantes. Les investissements initiaux seront lourds auxquels il convient en outre  d’ajouter les dépenses de fonctionnement, engins motorises, énergie, engrais…

 

La recherche fondamentale ne fait que commencer, le projet SHAMASH : n’a été lancé qu’en 2006. L’absence d’articles de vulgarisation sur  Internet, permet difficilement d’apprécier l’état d’avancement des études qui progressent lentement, de nombreuses inconnues demeurent,  des obstacles sont à surmonter,  des paramètres à inclure, des hypothèses à vérifier.

 

Des algues doivent être sélectionnées en fonction de leurs perspectives de rendement. Des manipulations génétiques sont envisagées avec tous les dangers que la dissémination peut faire courir aux écosystèmes planétaires. Le principe de précaution doit rester la règle.

 

Le rendement peut encore être optimisé par le mode de culture retenu, les intrants utilisés, l’ensoleillement, les lieux d’implantation, leur réponse au stress provoqué, qui peut les conduire à «  l’obésité », pour fournir encore plus d’huile, ou à la dégénérescence et à la mort: Les spécialistes en attendent une production  de 10 à 30 fois supérieure à celle des plantes utilisées pour la filière des agro carburants les coûts de production en  varieraient d’autant. C’est encore le flou, sans aucune garantie. Pour en savoir plus  …

 

Souhaitons néanmoins que les micros algues puissent être substituées aux hydrocarbures fossiles, mais ce n’est encore qu’un vœu pieux. Ne nous emballons pas. Commençons par la réduction des gaspillages qui passe aussi par la fin des produits éphémères jetables, le recours au bois, renouvelable dans le cadre d’une saine gestion des forêts, plutôt que par l’utilisation de produits dérivés  des hydrocarbures pour la fabrication du mobilier mais également le chauffage…sans oublier le recyclage qui nécessite cependant une énergie la plus compétitive possible comme le nucléaire civil …

 

 A ce propos je n’ai pas entendu les verts protester contre l’utilisation par les occidentaux de munitions à uranium appauvri en Irak, dans l’ex Yougoslavie et en Libye ou remettre en cause la radio thérapie sinon en Iran. Mais ils ne sont pas les seuls.

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3 décembre 2011 6 03 /12 /décembre /2011 15:20

(ENR = Energies Nouvelles Renouvelables)

EXERCICE D'APPROCHE ECONOMIQUE

 

 

Par Ludovic ZANOLIN

Représentant la Confédération CGT au Comité National de la Géothermie

Le 16 octobre 2011

 

Un débat nécessaire

Le débat nécessaire concernant l'énergie suppose de s'entendre sur les problématiques à considérer, stratégiques, environnementales, économiques et sur les potentialités et inconvénients de chaque source énergétique afin d'aboutir à un mix énergétique raisonné le plus « décarboné » possible. Au lieu de réfléchir aux complémentarités à favoriser dans ce sens, la confusion est particulièrement entretenue autour des potentialités de l'éolien et du photovoltaïque, principales ENR (énergies renouvelables nouvelles), pour la fourniture électrique. Certains vont jusqu'à affirmer que ces sources de production, associées à l'hydraulique, à la biomasse et à quelques autres, pourraient très bien remplacer à la fois l'électronucléaire et les énergies fossiles !

 

La démarche de l'exercice

Sans aucunement vouloir valider la crédibilité et le sérieux  de telles positions et en faisant abstraction des difficultés constituées par l'intermittence du vent (dont sa quasi absence par grand froid en période anticyclonique) et la forte variabilité de l'ensoleillement (journée, nuit, saisons)*,  nous nous proposons de comparer dans le tableau ci-après, à titre d'exercice, les coûts d'investissement (sur 20 à 25 ans) et de fonctionnement annuel pour différentes hypothèses de production des 420 TWh d'électricité correspondant approximativement à la production actuelle du parc nucléaire.

 

Coût annuel de production (nucléaire) ou d’achat (ENR) et investissements associés sur 20 ou 25 ans pour produire420 TW/h par an (niveau actuel de production nucléaire) dans chaque solution       

 

 

 

   Solution

 

Coût

En  € Mwh

Coût de

Production

 En G€/an

Fonctionnement

En h/an**

Capacité

En GW***

Investissement

Unitaire en €/kW

Investissement

Global en G€

Sur 20 à 25  ans

Parc nucléaire actuel avant

 rénovation (1)

 

31

 

 

13,0

 

6640

 

63,3

 

-

 

-

Parc rénové sans EPR (2)

42

17,6

7500

56

900

50

 

Parc EPR

 à 100 % (3)

 

 

50

21,0

8000

52,5

2425 (cas 1)

127

60

25,2

8000

52,5

3030 (cas 2)

159

70

29,4

8000

52,5

3635 ( cas 3)

191

 

Parc rénové

 à 75% Et EPR

 à 25 % (4)

44

18,5

7625

55,1

1280 ( cas 1)

71

46,5

19,5

7625

55,1

1432 ( cas 2)

79

49

20,6

7625

55,1

1585 ( cas 3)

87

 

Eolien terrestre (5)

 

 

85

 

 

37,5

 

2000

 

210

1500

315

1800

378

 

Eolien offshore (6)

135

56,7

 

3000

 

140

3500

490

 

180

 

75,6

 

5000

 

700

 

Photovoltaïque

 (7)

 

300

 

126

 

1200

 

336

3000

1008

5000

1680

 

 

Wh = Watt .heure  (unité d'énergie); W = Watt (unité de puissance)                                                     

 k = kilo; M = million; G = milliard; T = mille milliards

 

Quelques enseignements de l'exercice

La comparaison est sommaire et les hypothèses peuvent se révéler approximatives. Susceptible donc d'être amendé et approfondi, cet exercice est toutefois particulièrement éclairant sur les  énormes surcoûts de production et d'investissement des solutions ENR.                            

 

Il apparaît qu'une combinaison sommaire des coûts d'investissement entre éolien et photovoltaïque (dernière colonne) pour remplacer les 420 TWh nucléaires conduirait à des surcoûts très supérieurs à 500 G€ (500 milliards d'euros!) par rapport aux 50 à 80 G€ correspondants aux solutions en nucléaire les plus vraisemblables, sans prendre en compte les autres coûts ( centrales thermiques fossiles pour assurer la permanence de la production, stockage, réseaux, interconnexions, coûts résiduels du nucléaire), même avec de grands progrès dans le photovoltaïque, l'efficacité énergétique et les économies d'énergie.

 

Cet ordre de grandeur recoupe assez bien les récentes estimations de 250 G€ faites en Allemagne par la banque d'investissements d'Etat KfW (pour sortir du nucléaire en 2020, sans réduction a priori des émissions de gaz à effet de serre) et en France de plus de 750 G€ faites par le haut-commissaire à l'énergie atomique.

 

Concernant les coûts annuels (2ème colonne), les écarts par rapport au nucléaire, qui sont éloquents, conduiraient immanquablement à des augmentations considérables des tarifs de l'électricité.

 

______________ 

 

 

*          Les moyens de stockage massifs qu'appellent ces difficultés restent à inventer pour l'essentiel, les          possibilités de développement des STEP (Stations de Transfert d'Energie par Pompage) étant limitées sans atteintes profondes à l'environnement. Ces moyens de stockage sont indispensables  pour des             productions importantes d'éolien ou de photovoltaïque afin de faire face tant aux excès qu'aux insuffisances de production .Le renforcement des réseaux de  transport et  l'extension des         interconnexions internationales que le développement massif des  ENR implique est aussi             problématique.

**        Les durées correspondent à l'équivalent du temps de fonctionnement à capacité nominale. Les   valeurs             retenues correspondent à l'expérience ou aux objectifs des projets. Pour le photovoltaïque, la      valeur retenue est une valeur haute actuellement.

***       Les capacités sont celles nécessaires pour produire 420 TWh pour les durées de fonctionnement           retenues.

 

(1)        Ce coût de production a été cité dans les débats sur la loi NOME. Il inclut les investissements et les       dépenses obligatoires (déchets, démantèlement) jusqu'aux troisièmes visites décennales. Ces         dépenses ne sont pas indiquées dans la colonne investissement.                                               

(2)        Le coût de production est celui de l'ARENH à partir de janvier 2012. L'exercice ne prend en compte      que 56 des 63,3 GW du parc actuel pour produire 420TWh à 7500h/an. L'investissement unitaire     est supposé inclure la charge des investissements de rénovation du parc nucléaire. Il est supérieur            aux hypothèses actuelles de rénovation pour la prolongation de la durée de fonctionnement (plus           50% pour le post - Fukushima).

(3)        Le cas 3 est basé sur les dernières annonces (6G€) du coût d'investissement du prototype EPR de          Flamanville. Les cas 1et 2 sont deux hypothèses de réduction à 5 et 4 G€ pour une série. Les            coûts de production sont des estimations avec un taux d'actualisation voisin de 5%.

(4)        Les éléments résultent de la combinaison entre les solutions (2) et (3).

(5)        Le coût est celui du tarif d'achat moyen depuis le début de constitution du parc éolien.

(6)        Le premier tarif est celui  arrêté en 2006; le second est celui avancé actuellement dans l'attente du         retour de l'appel d'offres en cours.

(7)        Le prix d'achat correspond à une moyenne des derniers tarifs fixés par le gouvernement, tarifs   dont la baisse a provoqué un tollé.  Le coût d'investissement de  3000 € du kWc (kWcrête) tient compte             d'une prédominance de grandes            installations. Des augmentations conséquentes des rendements   (donc des temps de fonctionnement) jusqu'à un facteur 2 (?) et la poursuite de la réduction des coûts d'investissement sont attendues dans un  futur plus ou moins proche. L'importance des surcoûts         en sera réduite mais restera très certainement considérable

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30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 16:28

 

Dans une interview au Figaro publée le 18-11-2011 Virginie Gensel dénonce l'accord EELV-PS sur le nucléaire. Pour sa part, Bernard Thibault, le secrétaire général de la confédération syndicale, a critiqué vendredi sur BFM Business un mélange «entre les engagements en matière de politique énergétique et les relations des partis pour former des majorités dans les Assemblées».  

 

LE FIGARO. - Que pensez-vous de l'accord conclu entre les Verts et le PS prévoyant la fermeture de 24 réacteurs nucléaires d'ici 2025 ?


Virginie GENSEL. - C'est un accord irresponsable. On ne peut pas faire reposer la politique énergétique, l'avenir industriel de la France, sur des considérations d'échanges de circonscriptions, de marchandage de coin de table. À la CGT, nous souhaitons un débat véritable sur la politique énergétique globale, dont l'avenir du nuclé­aire. Ce sont des questions complexes qui engagent le pays entier, qui ne peuvent pas être discutées juste à quelques-uns, entre appareils.

 

Avez-vous été consultés par les Verts et le PS ?


Non. Il y a un an, nous avons écrit à tous les partis politiques pour leur faire part de nos propositions en matière d'énergie. Nous avons rencontré les Verts, le Parti de gauche, le PCF, mais ni le PS ni l'UMP ne nous ont répondu.

 

Qu'est-ce que vous trouvez «irresponsable» dans cet accord ?


Derrière la première intention affichée, réduire le nucléaire, il y a la sortie du nucléaire. Nous sommes favorables au développement des énergies renouvelables, mais elles ne sont pas en capacité, en l'état actuel, de répondre aux besoins. Personne ne fait de réelles propositions pour savoir par quoi on remplacerait le nucléaire. Voyez l'Allemagne, où l'on dit que les énergies renouvelables vont être développées : en attendant, les centrales thermiques sont sollicitées, et l'on augmente tranquillement l'effet de serre.

 

Redoutez-vous les conséquences sociales d'un arrêt des centrales ?


Oui, bien sûr, mais pas seulement pour ce qui concerne les emplois du nucléaire. Il y a en France, 3 ou 4 millions de foyers en précarité énergétique, c'est-à-dire qui consacrent une part importante de leurs ­revenus à s'éclairer et se chauffer. Si les prix de l'électricité augmentent, qu'en sera-t-il pour eux ? Le prix bas du courant en France est aussi un élément de compétitivité pour notre industrie.

 

Les effectifs dans le nucléaire font actuellement l'objet d'une incroyable guerre des chiffres. Combien d'emplois sont concernés ?


La filière emploie quelque 125.000 personnes, auxquelles il faut ajouter un chiffre équivalent pour les sous-traitants. Cela fait déjà 250.000 salariés, sans compter plusieurs dizaines de milliers d'emplois indirects. Mais n'opposons pas ces emplois à ceux des renouvelables. Pour les énergies vertes, il s'agit de développer une vraie filière industrielle.

 

Faut-il poursuivre le chantier de l'EPR à Flamanville ?


Il faut terminer ce projet. Le chantier est aujourd'hui tellement engagé qu'il est impensable de revenir en arrière. Ce serait une folie. L'EPR de Flamanville est un prototype, une tête de série dont il sera très important ensuite d'analyser le retour d'expérience. D'une manière générale, la recherche dans l'énergie, mais également dans le nucléaire, est aujourd'hui insuffisamment poussée. S'agissant de la génération IV des réacteurs, des pays comme la Russie et l'Inde sont en avance par rapport à la France.

 

À la suite de la catastrophe de Fukushima , le recours à la sous-traitance par EDF a été évoqué par les experts de l'État comme un enjeu de sûreté. Votre position ?


C'est la CGT qui est intervenue en ce sens. Nous sommes pour que des métiers liés à la sûreté soient réinternalisés et pour un statut de haut niveau pour tous les salariés. Nous avons demandé à Éric Besson, le ministre de l'Industrie, d'ouvrir des négociations sur la sous-traitance.

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25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 15:47

L’utilisation d’énergie est indispensable à la satisfaction des besoins humains ne serait-ce que pour assurer à tous les peuples de la planète un niveau de développement égal à celui des pays les plus avancés  tout en réduisant les inégalités sociales. Dans ce domaine il faut, en matière de sécurité, gérer le présent, ne rien faire qui puisse hypothéquer l’avenir,  concevoir et mettre en œuvre des solutions sur les moyens longs et très longs termes.

 

Cela nécessite d’informer, de faire le point des avancées scientifiques, d’analyser les incidents survenus de remédier aux erreurs commises, de développer la recherche mais surtout de ne pas nous laisser obnubiler par les thèses du GIEC, dénoncées par des scientifiques  de très haut niveaux : qui ne visent rien moins qu’à promouvoir la décroissance économique par l’abandon du nucléaire. Les causes du  réchauffement climatique avancée par  le GIEC sont plus que contestables. Pour s’informer sur le sujet il faut visiter le site http://www.pensee-unique.fr/effetdeserre.htm en commençant par les références de son auteur  pour remettre à sa juste place le matraquage  des médias et des politiques qui font béatement de la surenchère écolo parce que ça  semble  électoralement porteur. Au lendemain du premier tour des cantonales qui a vu l’UMP prendre une déculottée Sarkozy vient de s’y mettre lui aussi.

 

 Nous pourrions ensuite valablement délibérer en connaissance de cause et non nous comporter en moutons de Panurge gobeurs d’élucubrations du type: « Nous bombardons la Libye pour préserver les populations civiles » alors que c’est pour piquer son pétrole, priver  les pays  d’Afrique orientale de soutiens et  laisser  les palestiniens à la merci du nettoyage ethnique israélien poursuivi malgré les résolutions de l’ONU. Deux poids, deux mesures.

 

 Les causes qui ont mené à la fusion du cœur de l’unité 2 de la centrale (TMI-2) de Three Miles Island  en 1979 ne doivent rien au hasard, ce sont une succession d’erreurs de conception, d’erreurs humaines et de pannes matérielles.

 

En 1986 le réacteur de la centrale soviétique était en fonctionnement lorsqu’il s’est emballé à la suite d'une série d'erreurs humaines. L’absence d'une enceinte de confinement, contrairement aux centrales françaises, avait alors permis au nuage de matière radioactive  libérée par l’explosion du réacteur de se répandre dans l'atmosphère.

 

Dans ces deux cas le remède est évident.

 

Au japon, c’est un tremblement de terre, suivi d’un tsunami qui a provoqué l’accident. Même si la question de l’implantation de centrales de ce type dans des zones à risques sismiques doit être posée il faut quand même noter qu’un  scientifique japonais avait donné, il y a quelques années,  l’alerte sur les risques encourus du fait de la sous estimation du facteur séisme. Il n’a été entendu ni par l’opérateur concepteur privé ni par le gouvernement japonais. (Toutes ces informations sont vérifiables sur Internet). En outre il n’y avait pas semble-t-il de source autre que d’origine nucléaire pour alimenter les systèmes de refroidissement qui de ce fait ne pouvaient plus être utilisés.

 

Pour en savoir plus sur les vraies conséquences humaines des radiations suite à Tchernobyl, ou ailleurs il est indispensable de se rendre à l’adresse suivante: http://www.industrie.gouv.fr/debat_energie/contribution/pdf/aurengo.pdf. Les conclusions sont applicables à tout incident ou accident de même nature. Mieux vaudrait se battre contre la prolifération   et l’utilisation de l’armement atomique, qui n’est d’ailleurs pas le seul moyen de destructions massives, que contre le nucléaire civil.

 

S’il faut la plus grande transparence en matière de sécurité encore faut-il ne pas céder à la psychose car la solution ne peut surgir des contrevérités étalées par les politiques, les médias, le GIEC  et Al Gore  qui a fait du développement durable un fond de commerce.

 

Même si d’autres pistes doivent être explorées le nucléaire est incontournable, d’abord la fission de dernière génération, plus sure et plus économe de matières premières  puis la fusion qui, dès que maîtrisée,   mettrait l’Humanité à l’abri de la pénurie pour plusieurs dizaines de millénaires mais également de la hantise des rayonnements. L’éolien est antiéconomique, pour un méga watts utiles il faut en investir 5, il est plus polluant que le nucléaire. Avec le prix subventionné par EdF, sur le dos des abonnés, les investisseurs ont un retour du capital sur 4 ans, on peut comprendre qu’ils s’accrochent à cette manne. Le photovoltaïque ne survit que subventionné lui aussi  par les consommateurs. Il est également producteur de gaz à effet de serre ensuite, il faut retraiter les panneaux, ce n’est pas le plus facile. Comme pour l’éolien, qui est à l’origine du décrochage des réseaux européens en 2006 (la grande panne) sa source d’énergie primaire est aléatoire. L’hydrogène, volatil, est intransportable sans pertes excessives. L’utilisation de la biomasse multiplie les émeutes de la faim. La géothermie chère à Mélenchon est d’un potentiel réduit, variable selon les sites.

 

 Il reste qu’il est nécessaire de préserver  autant que faire se peut les ressources du sous-sol, non renouvelables,  pour les industries de transformation au travers du concept d’économie circulaire qui commence à être mis en œuvre par la Chine. La chasse au gaspillage doit être lancée autrement qu’en paroles. Mieux Isoler l’habitat est une priorité, rapprocher emplois et logements pour réduire les migrations bi quotidienne,  le temps inutilement perdu, est un impératif incontournable. Il est également nécessaire de développer des productions durables, le recours au jetable, réservé aux pauvres, doit être le plus réduit possible. Les politiques de droite comme de gauche ne s’en soucient guère.

 

Aucun d’entre eux ne s’est élevé contre la pollution induite par l’intervention militaire contre la Libye, les massacres qui en découlent, pire ils l’ont sollicitée.

 

Ceux de la région parisienne unanimes préfèrent multiplier les surfaces de bureaux sur Paris plutôt que les logements sociaux. Dans ce domaine comme dans beaucoup d’autre ils  sont prisonniers de la  pensée unique. No futur disent les anglais, c’est tout comme.

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8 septembre 2009 2 08 /09 /septembre /2009 17:21

Les armes à uranium appauvri

www.armees.com/Les-armes-a-l-uranium-appauvri.html  (extraits)

 

Envisagée depuis 1943 par les Etats-Unis les armes à uranium appauvri ont été utilisées dans les Balkans par l’OTAN, au Liban et à gaza par Israël, durant les deux guerres du Golfe et en Afghanistan par les Etats-Unis.

 

L’uranium appauvri est un métal à forte densité utilisé pour cette raison afin de perforer, selon leurs poids de quelques centaines de grammes à plus d’une tonne,   les blindages les plus épais des chars et des plaques de bétons de plusieurs mètres des abris souterrains. Elles peuvent également être miniaturisées

 

Il est radioactif et pyrophore c'est-à-dire qu’il s’enflamme à l’impact ce qui entraîne une destruction totale intra muros et une dispersion de particules radioactives ultrafines (micro et nano particules) qui sont inhalées par les populations avoisinantes ainsi que par les belligérants des deux camps. Elles peuvent être transportées par les vents et de ce fait ignorent les frontières.

 

Elles se logent dans les cellules, provoquent des lésions, des cancers et des malformations congénitales. La sous commission des Droits de l’Homme des Nations Unies a en 1996, classé les armes à uranium appauvri parmi celles considérées comme produisant des effets traumatiques excessifs, frappant sans discrimination les populations civiles et causant des dommages graves et durables à l’environnement.

Décrit comme le Cheval de Troie de la guerre nucléaire, l’uranium appauvri est l’arme qui continue à détruire. La demie vie de l’uranium-238 est de 4.5 milliards d’années, l’age de la Terre. Et, comme l’uranium-238 dégénère en sous-produits radioactifs, en quatre étapes avant de se transformer en graphite, il continue d’émettre plus de radiations à chaque étape. Il n’y a pas moyen de l’arrêter, et il n’y a pas moyen de le nettoyer. Il s’accorde avec la propre définition du Gouvernement US des Armes de destructions massives.

 

La contamination radioactive mondiale issue des essais atmosphériques équivalait à 40.000 bombes d’Hiroshima, elle continue à contaminer l’atmosphère et la basse altitude aujourd’hui. La quantité de pollution de basse radioactivité à l’uranium appauvri depuis 1991 est de nombreuses fois supérieure (déposée à l’intérieur du corps) aux retombées émises lors des tests atmosphériques.

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7 septembre 2009 1 07 /09 /septembre /2009 09:02

Collectif Vietnam Dioxine

Les organisations participant au collectif Vietnam Dioxine sont à ce jour :
L'Association Républicaine des Anciens Combattants • Le Comité pour le village de l’amitié Vân Canh • Droit et Solidarité (membre de l’Association Internationale des Juristes Démocrates) • Enfant du Monde - Droit de l’Homme • Mouvement National de Lutte pour l’Environnement • Le Mouvement de la Paix • MRAP (Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples)•  Viêtnam les enfants de la dioxine • Le Collectif Tâm Viêt • L'Union des Etudiants Vietnamiens en France • L'Union Générale des Vietnamiens de France • L'Union des Jeunes Vietnamiens de France • D.E.F.I. Viêt Nam
• Américans against the war


Adresse : 16 rue du Petit Musc 75004 Paris (M° Sully Morland ou Bastille)

http://www.vietnam-dioxine.org/

 

L'Agent Orange en 10 Questions

1 > Qu'est-ce que l'Agent Orange ?
C'est l'herbicide le plus utilisé par l'armée américaine durant la guerre du Việt Nam. Les herbicides servaient à défolier les forêts (afin d'empêcher la guérilla vietnamienne de se cacher), à dégager les installations militaires et à détruire les récoltes ennemies. L'Agent Orange est en fait rose-brunâtre. Il doit son nom aux bandes de couleur orange inscrites sur les barils dans lesquels il était stocké. De même furent baptisés les Agents Blanc, Bleu, Rose, Vert et Pourpre.

2 > Pourquoi l’Agent Orange est-il dangereux pour l’homme ?
Deux tiers des herbicides utilisés pendant la guerre du Vietnam, notamment l'Agent Orange, contenaient de l'acide 2,4,5-T pour ses capacités de défoliation. Or les procédés de fabrication industrielle de cet acide étaient tels que l'acide produit était contaminé par des doses plus ou moins fortes d'une substance extrêmement toxique : la 2,3,7,8-tétrachlorodibenzo-para-dioxine (TCDD).

3 > Combien de dioxine a-t-il été déversé au Viêt Nam ?
La quantité de dioxine variait selon les herbicides. Selon les dernières estimations [1], entre 1961 et 1971, l'armée américaine aurait à elle seule déversé près d’une centaine de millions de litres d’herbicides contenant plus de 300 kilos de dioxine TCDD, sur des centaines de milliers d'hectares, dans le sud et le centre du Việt Nam principalement, mais aussi au Laos et au Cambodge. Or les normes internationales fixent les seuils de dioxine à ne pas dépasser par personne en millionième de millionième de gramme.


4 > Quels sont les effets de la dioxine ?
La dioxine est une substance cancérigène et tératogène (produisant des malformations chez les nouveaux-nés). Elle provoque des maladies de peaux, et porte atteinte au système immunitaire, reproductif et nerveux.

5 > Combien de personnes ont-elles été touchées par les herbicides au Viêt Nam ?
Selon les dernières estimations [1], de 2,1 à 4,8 millions de Vietnamiens ont été directement exposés aux herbicides entre 1961 et 1971, auxquels il faut rajouter un nombre inconnu de Cambodgiens, de Laotiens, de civils et militaires américains, et de leurs divers alliés australiens, canadiens, néo-zélandais, sud-coréens. Mais le nombre total de victimes va sans doute au-delà car la dioxine se transmet par contamination de la chaîne alimentaire : lait maternel, lait de vache, consommation de viandes ou poissons contaminés.


6 > Qu'est-ce que l'opération Hadès ?
C'est le nom originel de l'opération américaine de défoliation par voie aérienne au sud du Viêt Nam, qui fut ordonnée par la présidence Kennedy en 1961, et se termina en 1971. Comme le nom Hadès était trop "explicite" (Hadès, dieu des morts), il fut changé peu après en Ranch Hand (« ouvrier agricole »).

7 > Les Etats-Unis ont-il admis leur responsabilité pour les dommages causés par les herbicides au Viêt Nam ?
Non, ils réfutent toujours toute responsabilité, et n'ont jamais versé le moindre centime aux victimes vietnamiennes, cambodgiennes et laotiennes de l'Agent Orange et autres herbicides.

8 > Les victimes de l'Agent Orange ont-elles porté plainte ?
Les vétérans américains victimes de l’Agent Orange ont porté plainte contre les fabricants de l'Agent Orange, car ils n’avaient pas le droit de poursuivre le gouvernement américain. En 1984, ces fabricants ont signé un accord à l'amiable avec les associations de vétérans : en échange de l'arrêt de toute poursuite, les fabricants ont versé 180 millions de dollars à un fonds de compensation aux vétérans américains victimes de l'Agent Orange. Début 2004, l’association vietnamienne des victimes de l’Agent Orange/dioxine a porté plainte contre les fabricants de l’Agent Orange. Les deux principaux fabricants sont Monsanto et Dow Chemical.

9 > Et aujourd’hui ?
Trente ans après la fin de la guerre, les symptômes liés à la dioxine sont toujours présents au Việt Nam, et il reste une quantité non négligeable de dioxine dans certaines zones très localisées. On compte aujourd’hui trois générations de Vietnamiens touchées par les herbicides.

10 > La dioxine, un problème mondial ?
La dioxine n’est pas un problème qu’au Viêt Nam. En effet, plusieurs activités industrielles courantes produisent involontairement de la dioxine, notamment la combustion d’ordures ménagères et le blanchiment de pâte à papier. L’accident industriel de Seveso en Italie (1976) peut témoigner des dangers de la dioxine dans le monde

 

[1] J.M. Stellman, S.D. Stellman, R. Christian, T. Weber et C. Tomasallo, "The extent and patterns of usage of Agent Orange and other herbicides in Viêt Nam", Nature, Volume 422, Avril 2003.

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7 septembre 2009 1 07 /09 /septembre /2009 08:32

Tel était le thème traité par la section locale de l'ARAC lors de la journée des associations, à villiers sur Orge le 06 septembre 2009 avec comme support une exposition sur le village de l'Amitié, ouvert en 1994, près d’Hanoi à l’initiative d’anciens combattants d’Allemagne, des Etats-Unis, de France dont l’ARAC, (Villiers sur orge a contribué au financement), de Grande-Bretagne et du Japon; c' est un centre de soins contre les effets de l’Agent Orange, la dioxine contenue dans les 89 millions de litres de défoliant utilisés par les Etats Unis pendant le guerre du Vietnam de 1962 à 1971.

 

Cette substance a des effets redoutables, elle s’attaque au système immunitaire qui reste sans défense face aux cancers et autres maladies mais surtout elle a une action sur l’ADN et peut provoquer une reproduction anarchique de cellules et des mutations génétiques, des handicaps qui peuvent se transmettre de génération en génération, actuellement la 3ème génération est toujours atteinte.

 

Plusieurs millions de vietnamiens ont été atteint mais également des combattants des Etats

Unis et de leurs alliés.

 

A ce jour près de 200 enfants et adultes séjournent au village en rotation allant de 3 mois à 2 ans la priorité étant d’établir un  diagnostic, de trouver un traitement curatif et d’effectuer de la rééducation motrice.

 

Alors que de nombreuses personnes s’inquiètent, à tort ou à raison, des pollutions multiples, le plus souvent civiles qui portent atteintes à l’intégrité de notre environnement planétaire, trop peu s’interrogent, à notre avis sur les conséquences de l’utilisation d’armements de plus en plus sophistiqués et pernicieux tels que la dioxine et ses dérivés, l’uranium appauvri qui a des effets similaires utilisé dans les Balkans, au Liban, en Irak, à Gaza et en Afghanistan, sans oublier les bactéries et autres virus qui fourmillent dans les laboratoires spécialisés, y sont peut être mélangées, s’en échappent parfois sans oublier les manipulations génétiques. Véhiculées par les vents et les tempêtes ces substances ne respectent pas les frontières, nul ne peut se croire à l’abri d’une contamination.

 

Par ailleurs, la course aux armements les plus destructeurs, qui n’est pas hypothéquée par la crise, 1464 milliards de dollars us lui ont été consacrés en 2008, en hausse de 4 % sur la période précédente, génère elle aussi des gaz à effet de serre non seulement pour la production de ces armes de destruction massives, rapides ou différées, mais également la fabrication   de leurs vecteurs, chars, fusées, artillerie, avions, navires de guerres …et des moyens de transports de troupes et de matériels : Maritime, terrestre, aérien.

 

En cette période ou le devenir de notre environnement planétaire interpelle à la suite des conséquences annoncées du réchauffement  consécutif à l’accroissement du volume des gaz à effet de serre dans l’atmosphère il nous a semblé nécessaire de revisiter l’énoncé du problème pour y inclure des paramètres qui, jusqu’alors semble avoir été un peu négligé par l’opinion, mais également par ceux qui se veulent les meilleurs propagandistes du développement durable.

 

Notre démarche citoyenne n’a d’autre objet que d’informer y compris sur les risques encourus, de démêler, tant faire se peut, le vrai du faux et de susciter le débat pour la recherche collective  des solutions les plus appropriée. C’est bien volontiers que nous avons saisi l’opportunité offerte par la journée des associations pour la faire partager.

 

Nous sommes tous concernés   nos enfants et petits enfants aussi, après il sera top tard.

                                                                                    ARAC Villiers sur Orge

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28 août 2009 5 28 /08 /août /2009 15:34


Par Aurélien Bernier, auteur du livre « Le climat, otage de la finance » et secrétaire national du Mouvement politique d’éducation populaire (M’PEP)


Nous ne connaissons pas encore tous les détails de la mise en oeuvre de la future taxe carbone préparée par le gouvernement français, mais une chose est sûre : une nouvelle fois, les plus pauvres paieront à la place des vrais responsables de la crise écologique. Le principe est en effet de taxer les énergies fossiles en fonction des gaz à effet de serre qu’émettent leur combustion à hauteur de 32 euros par tonne de carbone dans un premier temps, puis d’accroître progressivement le niveau des prélèvements. Les factures de carburant, de gaz, de fuel et peut-être d’électricité, augmenteront donc à partir de 2010. Le gouvernement tente de faire passer la pilule en promettant un chèque « vert » censé compenser la taxe pour les ménages les plus modestes. Mais la ficelle est grosse. D’une part, cette compensation sera calculée sur les consommations directes d’énergie. Or, si le prix de l’énergie augmente, les prix des biens et des services augmenteront proportionnellement. Le chèque vert ne compensera jamais intégralement ces hausses. D’autre part, ce type de mesure peut prendre fin à tout moment. Aucune garantie n’a été donnée sur la pérennité de ce chèque, et nous pouvons parier qu’il sera de courte durée. Enfin, la baisse des cotisations patronales est déjà programmée, avec ses conséquences prévisibles : aucune embauche, aucune augmentation de salaire, mais une bénédiction pour les profits des grands groupes.

 

Pourtant, le scandale ne s’arrête pas là. Les principaux émetteurs de gaz à effet de serre dans l’industrie sont déjà soumis au système des droits à polluer échangeables. Ils se voient allouer des quotas carbone qui peuvent être vendus et achetés en Bourse, la loi de l’offre et de la demande fixant le prix « optimum » pour la pollution. Or, les firmes en question seront exonérées de taxe carbone. Alors que le citoyen ou la PME paiera 32 euros à chaque tonne de carbone émise, ces grandes entreprises reçoivent leurs droits à polluer gratuitement. Par exemple, Arcelor-Mittal dispose d’environ 8 millions de quotas par an pour six usines implantées en France, ce qui équivaut à un droit à émettre gratuitement 8 millions de tonnes de carbone. A 32 euros la tonne, le cadeau fait à cette multinationale en l’exonérant de taxe carbone dépasse les 250 millions d’euros par an. Mais ce n’est pas tout. Si ces firmes manquent de droits à polluer, elle les achètent sur le marché où le prix actuel est d’environ 14 euros par tonne, soit moins de la moitié du tarif qui sera appliqué aux particuliers. Enfin, les grands groupes qui ont habilement su pratiquer le lobbying ont obtenu bien plus de quotas qu’il ne leur en fallait. Pour l’année 2008, Arcelor-Mittal disposait d’un excédent de droits à polluer d’un million de tonnes en France. Vendus sur le marché au comptant, ils représentent plus de 15 millions d’euros de bénéfices.

 

Voilà donc à quoi sert le discours dominant sur l’écologie qui culpabilise le citoyen et sensibilise au problèmes de la planète grâce aux images dépolitisées d’Arthus-Bertrand. A faire accepter des mesures totalement antisociales. L’imposteur Cohn-Bendit, en passe de devenir le meilleur porte-parole du gouvernement, applaudit des deux mains. Il ose même parler de « révolution ». Et tout laisse à penser que nous n’en sommes qu’au début. Grâce à l’argument de la concurrence internationale, les grandes firmes parviendront toujours à éviter la contrainte en Europe tout en redéployant leur activité dans les pays à bas coût de main d’oeuvre. A l’inverse, les petites ou moyennes entreprises et les populations paieront... jusqu’à l’explosion sociale qui pourrait arriver plus vite qu’on ne le pense.

 

Pourtant, la taxe carbone n’est pas intrinsèquement mauvaise. Elle est comme tous les outils de fiscalité environnementale qui sont utilisés toutes choses égales par ailleurs : injuste et donc inacceptable. Il faut prendre le problème à l’envers. C’est une répartition équitable des richesses qui permettra de promouvoir ou d’exiger des comportements plus écologiques. Il faut taxer le capital et augmenter les revenus du travail avant de mettre en place des contraintes environnementales que les citoyens pourront alors assumer. Pour cela, l’objectif premier doit être de casser le chantage aux délocalisations et de reconstruire une économie locale capable d’amener le plein emploi. Il existe un outil qui permettrait d’y parvenir : le protectionnisme écologique et social. Mais les dizaines d’articles parus récemment dans les médias sur la future taxe carbone ne présentent jamais cette mesure comme un préalable à tout véritable programme de protection de l’environnement. A regarder les profits de multinationales comme Arcelor-Mittal, on comprend très bien pourquoi.

 

Article publié dans l’Humanité Dimanche, le 27 août 2009.

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23 février 2009 1 23 /02 /février /2009 10:27

Certaines dispositions de la loi du 7 décembre 2006 relative au secteur de l'énergie précisaient que l'usager ayant changé de fournisseur n'était plus autorisé, ni l'occupant suivant, à bénéficier des tarifs réglementés.


L'Assemblée nationale a adopté le 10 janvier 2008, en deuxième lecture, une proposition de loi déposée par le Sénat, autorisant sous certaines conditions les consommateurs à revenir aux tarifs réglementés d'électricité et de gaz naturel après avoir opté pour des offres au prix du marché.


Electricité : En cas de déménagement, tout nouveau locataire ou propriétaire peut  souscrire un contrat aux tarifs réglementés, même si son prédécesseur a exercé son éligibilité. Cette disposition s'applique également aux petits clients professionnels visés par l'article 43 de la loi du 7 décembre 2006.


Par ailleurs, même s'il a conclu un contrat au prix de marché, un consommateur (mais pas les petits clients professionnels) peut revenir aux tarifs réglementés après un délai de six mois.


Gaz naturel : Les consommateurs ne pourront revenir aux tarifs réglementés qu'en cas de déménagement, ou en cas de raccordement d'un nouveau site de consommation au réseau de distribution. 

 

Attention il ne s'agit que de mesures temporaires , applicables jusqu'au 30 juin 2010, ensuite ceux qui auront opté pour le tarif dérégulé ne pourront plus revenir au tarif reglementé.


La plus grande vigilance s'impose donc car les prix du marché s'envolent alors qu'à ce jour les tarifs réglementés baissent en euros constants. Ne nous laissons pas leurrer par le miroir aux alouettes du marché "libre et non faussé" qui vise rien moins que la disparition progressive  des tarifs réglementés pour un plus grand profit des actionnaires.

 



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