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16 juin 2017 5 16 /06 /juin /2017 17:36

Comment en sommes-nous arrivés là ?

 

C’est une évidence : Par plusieurs tours de passe- passe destinés à enfumer l’opinion.

 

Déjà au premier tour des présidentielles, monsieur Macron qui avait obtenu 24 % des exprimés mais seulement 18,19 des inscrits n’aurait jamais été en tête du scrutin, et n’aurait pas été qualifié pour le second s’il n’avait bénéficié du ralliement de Bayrou et des partisans de Juppé déçus que leur poulain ait été supplanté par Fillon lors des primaires de la droite dont chacun devrait savoir qu’il suffisait de déclarer partager ses valeurs pour être autorisé à voter.

 

A n’en pas douter de nombreux sympathisants ou adhérent socialistes se sont précipités aux urnes pour éliminer un candidat jugé dangereux pour le clone de Hollande, fondé de pouvoir des transnationales financières et économiques. (A Villiers sur orge la base socialiste, comme ceux qui les encadrent, quittant le navire en perdition, sont devenus sans vergogne les plus fervents supporters de Macron.)

 

Parallèlement, les médias sous l’emprise des puissances d’argent, ont jeté le discrédit sur Marine le Pen et sur Fillon, usant de méthodes que n’aurait pas désavoué l’inquisition moyenâgeuse, pour des pratiques dont il n’a pas été démontré elles étaient illégales, elle ont d’ailleurs été déclarées simplement amorales, sont par ailleurs courantes, et touchent plusieurs courants d’opinion ainsi que des développement plus récents en témoignent.

 

Le tour était joué ou presque il suffisait alors d’en appeler à faire barrage à la droite qualifiée d’extrême pour conforter, mais pas tant que ça, le succès du représentant du parti de l’Etranger.

 

Tous les autres partis politiques, les syndicats, y compris ceux qui avaient ferraillé contre les lois El Khomry et Macron, subjugués par cet apparent bon sens, les ONG, les autres candidats, tous européistes à l’exception de Asselineau, tels des moutons de Panurge ont emboîté le pas.

 

C’est ainsi que le délégué du club de Bilderberg s’est imposé au second tour déclarant illico, être prêt à régner par ordonnance sans attendre les résultats des élections législatives dont le premier tour n’a rien d’un plébiscite en faveur des candidats qu’il a présenté comme d’ailleurs de sa politique économique et antisociale ce qui logiquement devrait l’inciter à un peu de retenue si la pudeur ne lui est pas étrangère.

 

Quelques chiffres du premier tour des législatives

 

Les candidats REM ont obtenu

% des inscrits

abstentions

France entière

13,43

51,30

4 ème circonscription Essonne

18,39

52,79

Villiers sur Orge 91700

18,86

49,70

Longpont sur Orge

18,28

51,83

Longjumeau

15,60

52,84

Epinay sur Orge

18,72

47,11

au delà

 

 

Saint Germain les Arpajon

15,19

55,07

 

 

 

Sainte Geneviève des Bois

13,27

51,27

Saint Michel sur Orge

14,23

50,30

 

 

 

La Souterraine Creuse

Site d’implantation de GM & S

16,84

46,95

 

Il est à noter :

 

  • Une abstention massive et générale qui tient, au delà du Rassemblement En Marche (REM), à l’absence de crédibilité des propositions des autres candidats, tous européistes à l’exception d’Asselineau , brillant conférencier, mais dont le discours, trop exclusivement axé sur les traités constitutionnels européens, n’a pas été décrypté par les adhérents (26000 environ) de l’UPR pour être ensuite être confronté aux réalités quotidiennes de terrain au niveau des entreprises et de la vie locale y compris au sein des luttes. Dans ces conditions l’UPR ne pouvait mobiliser un électorat potentiel et atteindre un pourcentage de suffrages lui permettant de bénéficier des subventions ad hoc jusqu’à la fin du mandat présidentiel.

 

  • Des disparités en termes de participations en fonction de la composition sociologiques et par conséquent des revenus des populations avec l’espoir de gains supplémentaires de la part des couches  supérieures, et moyennes supérieures : La participation a été plus élevée à Paris, vidé des plus défavorisés par la cherté des loyers, et le coût des constructions neuves, qu’ailleurs, les résultats obtenus par En Marche également. Au niveau de la Quatrième circonscription on peut faire le même constat à partir des résultats comparés de Villiers sur Orge, Epinay sur Orge, Longpont, Lonjumeau ce que confirment ceux de Saint Germain les Arpajon, Sainte Geneviève des Bois et Saint Michel sur Orge. Les plus aisés, disposant d’un emploi stable et mieux rémunéré ont plus voté pour le REM, sans état d’âme sans se soucier de ce qu’il adviendra après la disparition du code du travail et le laminage des acquis sociaux, la réduction drastique du pouvoir d’achat pour les couches inférieures qui se sont très majoritairement et à juste raison pas senties concernées par ce simulacre de consultation

 

  • Le cas particulier de la Souterraine -23- ou est implantée l’entreprise GM & S menacée de fermeture montre en outre que les salariés de l’entreprise, et la population de la cité, n’ont pas accordé crédit aux promesses fallacieuses du président et de son ministre de l’économie et après avoir repris temporairement le travail, lassés, déçus mais lucides ils ont à nouveau bloqué l’entreprise car ils ont compris que sic Macron « Libération du Travail » signifie liberté de licencier et au moindre coût pour précariser et favoriser les délocalisations.

 

A Villiers sur Orge madame marie Pierre Rixain et son mentor nous promettent la lune, accompagnée la baisse des cotisation patronales, celles des salariés, indépendants et fonctionnaires, la suppression de la taxe d’habitation, des dépenses supplémentaires, du genre demain on rasera gratis mais ou prendront-ils le financement sinon en augmentant la CSG, la TVA et l’impôt sur un revenu salarial en diminution. Evren (LR) sous une formulation différente dit la même chose en ajoutant simplement qu’elle n’acceptera pas une hausse de la CSG se satisfaisant sans doute de nous faire avaler les autres couleuvres.

 

D’autres ailleurs en appellent à l’alliance de la carpe et du petit lapin pour un sursaut démocratique, en réalité pour sauver quelques strapontins et les prébendes qui y sont attachées.

 

Dimanche, placé devant une telle alternative je n’userai pas les semelles de mes godillots même pour déposer un bulletin blanc ou nul dans l’urne.

 

Pourquoi voter alors que déjà les médias annoncent déjà un nouveau record d’abstention accompagné d’un raz de marée REM à la chambre des députés, pour une prise de pouvoir incontestable, c'est-à-dire absolu, d’un parti de étranger et antisocial. Dans l’attente du prochain mouvement de révolte qui ne manquera pas de survenir, affaire de temps, le seul recours, lors de ce second tour, est de faire en sorte que le pourcentage des suffrages exprimés en faveur des suivants de monsieur Macron soit encore plus réduit qu’au premier afin de leur ôter toute légitimité.

 

Décidément une réforme devient de plus en plus urgente afin de redonner sens à nos consultations électorales dans le cas contraire autant les supprimer pour revenir officiellement au fait du Prince.

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15 juin 2017 4 15 /06 /juin /2017 10:48

Le retour du renard libre dans le poulailler libre

13 juin 2017Régis de Castelnau 1 Comment

 

https://i2.wp.com/www.vududroit.com/wp-content/uploads/2017/06/renard.jpg?resize=640%2C261

 

 

La destruction programmée des fondements du droit du travail français.

La France vient de vivre une séquence politique assez extraordinaire. Une présidentielle à six tours, l’élection, à l’aide de méthodes ahurissantes, d’un inconnu fabriqué et lancé comme une savonnette, la destruction des deux grands partis qui structuraient la vie politique depuis 40 ans et pour finir un parlement improbable fruit d’une abstention électorale massive. 80 % des Français en âge de voter restant dans l’expectative…

 

Que va nous faire le jeune roi ? Contraints jusqu’à présent à la conjecture, nous recevons quand même quand même des signaux passablement inquiétants. Le premier chantier annoncé, est celui qualifié par Jean-Luc Mélenchon de « destruction du code du travail », qui devrait être mis en œuvre par ordonnance, et au mois d’août, période évidemment plus facile pour faire avaler la purge. L’inquiétude se renforce à la lecture des fuites parues dans la presse qui donnent une petite idée de ce qui attend les salariés.

 

On ne discutera pas ici de la nécessaire évolution du Code du Travail, devenu dans certains de ses aspects, inadapté. Et parfois instable du fait du rôle joué par la jurisprudence qui peut rendre l’application de certaines normes trop imprévisibles. Cela étant, la destruction programmée des fondements mêmes du droit du travail français, parce qu’il s’agit bien de ça, montre l’objectif poursuivi : faire de la baisse des rémunérations et la disparition des protections dont bénéficient les salariés, la preuve que la France est bien décidée à en passer par les conditions de l’Europe financière et du capitalisme actionnarial.

 

Qu’entendre par « destruction programmée des fondements du droit du travail français » ? C’est ce qui résultera inéluctablement de ce que l’on appelle « l’inversion de la hiérarchie des normes ». Se cache derrière cette formule obscure, un débat théorique de très grande importance qui concerne tous les domaines du droit et qui oppose deux écoles philosophiques celle du «Jusnaturalisme » et celle du « positivisme juridique ».

 

Hiérarchie des normes et positivisme juridique.

Jusqu’à présent, le droit du travail français relevait du positivisme juridique qui fait que l’ensemble des règles pouvait être organisé dans un dispositif hiérarchique de forme pyramidale. Le grand théoricien de cette organisation est le juriste américain d’origine autrichienne Hans Kelsen. Au sommet se trouve la norme la plus élevée, c’est-à-dire la Constitution, en dessous la loi organique, puis la loi ordinaire, ensuite, toujours en descendant, le règlement (décrets et arrêtés pris par l’exécutif), les conventions collectives aujourd’hui appelées « accords de branche », les accords d’entreprise, et enfin le contrat de travail au sein duquel se révèle la force normative de l’ensemble. Le principe qui guide cette construction, et c’est essentiel, est que chaque règle inférieure doit être conforme ou compatible avec la règle supérieure. En droit du travail, cela veut dire que la norme inférieure ne peut pas accorder au salarié moins que ce que prévoit la norme supérieure. Ce qui fait que la norme ultime, celle qui inscrit l’ensemble juridique dans le réel, c’est-à-dire le contrat de travail, pourra prévoir plus et mieux que l’accord d’entreprise, plus et mieux que l’accord de branche, plus et mieux que les décrets, que la loi etc.

 

L’autre principe de ce dispositif de hiérarchie des normes, est qu’à chacune d’entre elles correspond un niveau d’élaboration et d’adoption. Pour la constitution, c’est le peuple directement ou indirectement, pour la loi c’est le Parlement, pour les décrets le gouvernement, pour les accords de branche les partenaires sociaux institutionnels, pour les accords d’entreprise idem au niveau de l’entreprise, pour le contrat de travail, le salarié et le patron.

 

Égalité et tradition syndicale.

Cette organisation est la conséquence de deux traits spécifiques à la société française procédant de traditions culturelles enracinées et séculaires. On commencera par le fameux culte de l’égalité, celle-ci ne s’arrêtant pas à celle des droits et devoirs. Le contrat de travail n’est pas considéré, à juste titre, comme un contrat ordinaire passé entre deux sujets de droits égaux, le patron et l’employé. Le premier recherche une marchandise, la force de travail du second, qui n’a que ça à vendre. Et dont l’achat par le patron lui assure la survie. Déséquilibre des forces qui imposent d’encadrer la conclusion et l’exécution de ce contrat dans des règles qui rétablissent l’égalité dans l’expression des volontés. Sinon c’est une situation décrite par la célèbre formule : « le patron libre face aux employés libres, c’est comme le renard libre dans le poulailler libre ».

 

Le deuxième trait particulier résulte à la fois du rôle de l’État et des traditions syndicales dans notre pays. La France a une tradition d’État fort, à la fois outil de domination mais aussi de représentation, qui s’est très tôt attribué une fonction d’arbitre dans l’élaboration des normes encadrant le travail. La tradition syndicale a longtemps été celle de la lutte des classes. Tout en revendiquant leur indépendance vis-à-vis de l’action politique, les grandes organisations ont toujours entretenu des rapports étroits avec la chose politique. Et d’ailleurs il est assez significatif de constater que les forces syndicales françaises ont une influence vis-à-vis des sommets de l’État sans commune mesure avec les niveaux d’adhésion qu’elles pourraient revendiquer. Les compromis s’élaborent peu au niveau des entreprises, mais plutôt au travers de grandes négociations qui rassemblent les trois angles de cette figure géométrique particulière. Cela vaut pour les négociations historiques de 1936, ou de mai 68, les grandes avancées syndicales au Parlement, jusqu’aux accords de branche à qui l’État donne force exécutoire par arrêté. C’est à ces niveaux que vont jouer les rapports de force. Les libéraux fanatiques vous diront que ce n’est pas le boulot de l’État d’organiser le travail, et qu’il faut laisser les « partenaires » sociaux se débrouiller. Faisant à cette occasion un contresens, l’État n’étant en la circonstance, que l’arbitre du conflit, et le formalisateur du compromis.

 

Et c’est ainsi qu’en introduisant l’essentiel des mesures de protection du salarié dans les normes supérieures, on protège celui-ci en réduisant le périmètre du contrat de travail susceptible d’être négocié à la base. Et à cela s’ajoute le principe « des droits acquis » qui impliquent que l’on ne peut revoir à la baisse les droits accordés à un salarié sans son accord. C’est sur cette tradition qui remonte à loin, ces modes de fonctionnement, que les socialistes français ont voulu revenir, qui s’ils sont sûrement perfectibles ont joué un rôle positif pour la condition ouvrière et salariée dans notre pays. Emmanuel Macron a donc décidé de s’en débarrasser.

 

Le retour de Léon Dessertine.

Il aurait été tout à fait possible, par la négociation ou par des mesures législatives ou réglementaires de modifier le contenu normatif de la pyramide qui le méritait. La voie choisie est celle de faire de l’accord d’entreprise la norme principale, les règles législatives et réglementaires se contenteront du minimum comme le salaire du même nom, plus quelques détails. L’essentiel se passera dans l’entreprise ou comme chacun sait, le rapport de force en faveur des salariés est beaucoup plus difficile à construire qu’au niveau national. Rémunérations, temps de travail, statuts, évolution des carrières, discipline etc., tout ce qui fait l’essentiel du rapport de travail sera décidé au niveau de l’entreprise.

 

Chacun sait que le taux de syndicalisation à la base est faible, et en cas d’échec des négociations, le patron pourra soumettre au référendum l’accord refusé par les syndicats de l’entreprise, s’il y en a. On imagine la force du levier du chantage à l’emploi et des autres pressions. Il y a plus de Léon Dessertine qu’on imagine dans les PME françaises.

 

Pour faire bonne mesure on nous annonce que les contrats de travail pourront être révisés à la baisse si l’accord d’entreprise passé dans ces conditions le permet. Vous receviez 2500 € par mois pour le poste que vous occupiez, si l’accord d’entreprise adopté par référendum prévoit 1500 pour le poste, vous pourrez être ramenés à cette somme du jour au lendemain. On ne rentrera pas dans le détail de ce qui nous attend mais on peut déjà trouver de belles illustrations.

 

On comprend, que la CFDT, plus présente dans les PME du secteur privé, et armée de sa culture de collaboration se réjouisse de cette agression. Elle y trouvera son compte sur le plan syndical, et pourra ainsi aider à la mise en place du système que l’UE et Merkel exigent, et qui a son accord.

 

Emmanuel Macron avait intitulé son livre programme « Révolution ». C’est bien de cela qu’il s’agit, une révolution juridique pour un retour non pas aux conditions de travail du XIXe siècle mais aux pratiques qui y avaient cours. Le renard est de retour dans le poulailler et il semble qu’il ait grand-faim.

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29 mai 2017 1 29 /05 /mai /2017 09:28
Déclaration du Comité Valmy
Face à la dictature néo-pétainiste du régime de Macron il faut en urgence, à l'occasion des législatives, commencer à bâtir un front patriotique de progrès

 

 

Le Comité Valmy, considérant que l’élection d’Emmanuel Macron n’a pas été démocratique, qu’elle a été préfabriquée par une manipulation politico-médiatique massive de notre peuple et par l’appareil de l’Etat profond, déclare que le résultat de cette élection présidentielle manque de légitimité. Cette élection a pu à juste titre être analysée comme « la forme la plus élaborée du coup d’État » 1), comme le résultat d’un « putsch sans soldats » 2). Notre Comité approuve le contenu de ces analyses et leur formulation.

 

Le résultat de cette élection, issue d’une manipulation de l’opinion publique, n’est nullement le triomphe annoncé par les médias aux ordres. Il doit être relativisé. Si Macron a été élu avec 66% des suffrages exprimés, les abstentions se chiffraient à 25%, les blancs et nuls à 12%. Cela réduit le score de Macron au second tour à 43% des inscrits (dont encore 43% de vote rejet contre Marine Le Pen. Donc en réalité, seulement 24,51% des inscrits ont voté pour lui par conviction) - contre 18% des inscrits au premier tour. Au regard du caractère massif des moyens (notamment étatiques et médiatiques) utilisés pour orchestrer la tromperie des citoyens, cela ne présente rien d’extraordinaire.

 

Cette élection truquée illustre un changement profond de la nature de notre société, qui n’est plus démocratique ni véritablement républicaine. Les européistes de l’UMPS et leurs alliés, après avoir choisi la servitude volontaire en rejetant l’indépendance nationale et la souveraineté populaire, en arrivent maintenant à abandonner, par étapes, les derniers vestiges de la démocratie qui subsisteraient encore dans notre pays. Ils entendent détruire la République une, indivisible et souveraine, pour s’intégrer dans l’Europe fédérale des Länder, selon la volonté de l’impérialisme allemand.

 

Le Comité Valmy estime qu’il a été établi en France une forme de dictature néo-pétainiste au service de l’oligarchie financière de l’Europe atlantiste, germano-américaine et des occidentalistes. Cette aggravation, par les nouveaux collabos, de la trahison nationale et cette mise en cause de la démocratie ainsi que des libertés démocratiques rendent plus urgente que jamais la relance de la politique de rassemblement des patriotes et des souverainistes. Cette démarche est l’une des principales raisons d’être du Comité Valmy, depuis plus de 25 ans. Dans notre pays, il existe de fait deux camps antagonistes :

 

Le camp des fédéralistes maastrichtiens du PS de l’UMP/PR et de leurs alliés, d’une part,

 


Celui des républicains progressistes, des patriotes (qui sont aussi des anti-impérialistes conséquents et les véritables internationalistes) d’autre part. C’est le camp du peuple laborieux et de la Nation, celui du rétablissement de la démocratie ; il combat le pouvoir de l’oligarchie financière qui a vassalisé la France.

 

La ligne de fracture, la contradiction principale, ne se situe pas actuellement dans le clivage gauche-droite, mais oppose de façon inconciliable les forces fidèles à la Nation aux forces atlantistes, occidentalistes et à l’ensemble des collabos européistes.

 

Le Comité Valmy dénonce particulièrement la volonté exprimée par Macron d’intervenir militairement au Moyen-Orient et ailleurs, en dépit des lois internationales et de la Charte de l’ONU. Nous disons Non à la guerre et militons pour que la France défende la Paix, respecte la légalité internationale ainsi que la souveraineté des autres Nations.

 

De nouveau, le Comité Valmy appelle à la constitution, pas à pas, d’un rassemblement des forces patriotiques et authentiquement républicaines, des progressistes et des anti-impérialistes dans un Front Patriotique de Progrès. L’un des axes essentiels de ce rassemblement étant l’énoncé, clair et sans ambiguïté, d’une volonté commune de la sortie de l’euro et de l’Union européenne, qui est non réformable.

 

Dans le domaine des législatives qui approchent il faut mettre tout en œuvre pour empêcher que se constitue une majorité parlementaire autour de Macron et de sa République En Marche. Pas une voix démocratique ne doit aller, dès le premier tour, aux candidats qui s’en revendiquent ou qui se préparent à s’y rallier. L’objectif est de tenter de bloquer tout candidat favorable à Macron en soutenant son adversaire, quel qu’il soit, pour faire obstacle au danger mortifère que le Président compte regrouper sur son nom. Il en va de notre Etat-nation, de la survie de la France elle-même, de son indépendance et de sa souveraineté.

 

Comité Valmy
le 26 mai 2017

Notes :
1 et 2 - Un putsch sans soldats - Général (2s) Henri Roure
http://www.comite-valmy.org/spip.php ?article8599

Sur son blog, Régis de Castelnau, avocat, exprime une opinion semblable : « Emmanuel Macron doit en premier lieu son élection à une forme de coup d’État, qui a impliqué la haute fonction publique, les médias et le grand capital. » …

http://www.comite-valmy.org/spip.php ?article8598

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22 mai 2017 1 22 /05 /mai /2017 10:59

Par François Asselineau (extraits) candidat UPR Présidentielle et législative

 

… Les orientations programmatiques de l'Union européenne en matière économique, politique et sociale, sont intégrées aux traités, inscrites dans le marbre de ceux ci et, par conséquent, gelées et retirées de la délibération nationale.

 

Les Grandes Orientations de politiques économiques, GOPE, adressées chaque année par la Commission européenne à la France, viennent appuyer et préciser ces politiques économiques sans que le gouvernement français puisse s'y opposer….

 

…Sous le quinquennat de François Hollande, deux lois ont fait la une des médias de grande diffusion pour leur impopularité. La loi dite « Macron » et la loi dite « El Khomri ». Ces deux mesures législatives ne devaient rien à l'imagination ni à l'inspiration du gouvernement en place. Plus exactement, celles ci étaient l'inscription et la traduction dans le droit français des recommandations de l'Union européenne pour la France, période 2014-2015 et 2015-2016.

 

Aucune télévision, aucune radio, aucun journal n'a fait le lien entre ces deux lois et les GOPE pour la France. Le secret des recommandations bruxelloises pour la France a été bien conservé. Aucun rapprochement entre les lois « Macron » et « El Khomri » et les exigences de la Commission européenne envers la France n'a été effectué. Le silence le plus total a été conservé.

 

Des manifestations, nombreuses, ont eu lieu qui, toutes, fustigeaient l'action du gouvernement. Celles et ceux qui manifestaient ignoraient que le Président de la République et son gouvernement étaient simplement aux ordres de Bruxelles et ne faisaient qu'appliquer, comme de bons petits soldats, les ordres venus de plus haut.

 

Les …lois Macron et El Khomri tiennent leur origine de ces GOPE. C'est écrit en langage « européen », en langage de technocrate…

 

Recommandation du Conseil concernant le programme national de réforme de la France pour 2016 et portant avis du Conseil sur le programme de stabilité de la France pour 2016.

 

…Assurer une correction durable du déficit excessif, en 2017 au plus tard, en prenant les mesures structurelles requises et en consacrant toutes les recettes exceptionnelles à la réduction du déficit et de la dette ; préciser les réductions de dépenses prévues pour les années à venir et accentuer les efforts pour accroître le montant des économies générées par les revues de dépenses, y compris en ce qui concerne les dépenses des collectivités territoriale, d'ici à la fin de l'année 2016 ; renforcer les évaluations indépendantes des politiques publiques afin de recenser des gains d'efficacité dans tous les sous-secteurs des administration publiques.

 

Il s'agit donc de consacrer l'effort budgétaire au remboursement de la dette. C'est la priorité des priorités pour la France. C'est ce que l'on appelle dans le langage courant la rigueur budgétaire. Nous remarquons que le budget des collectivités territoriales sera réduit, comme, par exemple, la dotation globale de fonctionnement des communes.

 

La phrase « renforcer les évaluations indépendantes des politiques publiques afin de recenser des gains d'efficacité dans tous les sous-secteurs des administrations publiques » indique qu'il faudra licencier bon nombre de fonctionnaires de toutes les fonctions publiques : d'Etat, hospitalière et territoriale.

 

Veiller à ce que les réductions du coût du travail soient pérennisées et que les évolutions du salaire minimum soient compatibles avec la création d'emplois et la compétitivité ; réformer le droit du travail pour inciter davantage les employeurs à embaucher en contrat à durée indéterminée.

 

La phrase « veiller à ce que les réductions du coût du travail soit pérennisées » signifie que les salaires vont être revus à la baisse.

 

La phrase « que les évolutions du salaire minimum soient compatibles avec la création d'emplois et la compétitivité » signifie que le SMIC va être réduit et diminué.

 

La phrase « réformer le droit du travail pour inciter davantage les employeurs à embaucher en contrat à durée indéterminée » signifie que le nouveau droit du travail doit créer des conditions qui facilitent les licenciements. La protection d'un CDI deviendra nulle.

 

D'ici à la fin de l'année 2016, entreprendre une réforme du système d'assurance-chômage afin d'établir la viabilité budgétaire et d'encourager le retour au travail.

Ceci signifie que le montant des allocations chômage sera réduit et que sa durée de versement sera diminuée.

 

Eliminer les obstacles à l'activité dans le secteur des services, en particulier dans les services aux entreprises et les professions réglementées ; prendre des mesures pour simplifier les programmes publics d'innovation et en améliorer l'efficacité ; d'ici à la fin de l'année 2016, approfondir la réforme des critères de taille réglementaires qui freinent la croissance des entreprises et continuer à simplifier les règles administratives, fiscales et comptables en poursuivant le programme de simplification.

La phrase « éliminer les obstacles à l'activité dans le secteur des services » signifie la fin des professions réglementées que sont les notaires, les médecins, les dentistes, les huissiers, les pharmaciens, les artisans taxi, les experts comptables, etc. Ils seront remplacés par des sociétés qui pourront avoir des employés rémunérés, à bas coût, qualifiés en médecine, pharmacie, comptabilité,etc.

La phrase « prendre des mesures pour simplifier les programmes publics d'innovation » signifie exonérer de charges les sociétés.

La phrase « approfondir la réforme des critères de taille réglementaires qui freinent la croissance ds entreprises » signifie alléger les obligations des entreprises vis à vis de leurs salariés et réduire la protection sociale.

Prendre des mesures visant à réduire les impôts sur la production et le taux nominal de l'impôt sur les sociétés, tout en élargissant la base d'imposition sur la consommation, notamment en ce qui concerne la TVA ; supprimer les dépenses fiscales inefficaces, notamment celles dont le rendement est nul ou faible, et adopter la réforme concernant la retenue à la source de l'impôt sur le revenu des personnes physiques d'ici la fin de l'année 2016.

La phrase « réduire les impôts sur la production » signifie diminuer le taux d'imposition des sociétés.

La phrase « en élargissant la base d'imposition sur la consommation » signifie augmenter la TVA.

 

En résumé ces recommandations vont conduire :

- A la réduction de la dotation globale de fonctionnement pour les communautés territoriales.

- A la rigueur budgétaire

- A porter un effort sur la réduction de la dette en remboursant en priorité les créanciers de l'Etat avant tout investissement collectif et plans de relance économique.

- A licencier un grand nombre de fonctionnaires des fonctions publiques d'Etat, territoriale et hospitalière.

- A une diminution généralisée des salaires

- A une diminution du SMIC

- A détricoter le code du travail et à affaiblir la protection des salariés

- A diminuer le montant de l'allocation chômage

- A diminuer la durée de la prestation chômage

- A supprimer les professions réglementées

- A minorer les obligations pesant sur les entreprises envers les salariés

- A diminuer le taux d'imposition sur les sociétés

- A augmenter le taux de la TVA

Il convient de noter que des sanctions sont programmées par l'Union européenne si le déficit budgétaire de l'Etat ne diminue pour faute d'application des recommandations…

 

Addendum : Ces orientations sont la base du programme de Macron qui a dit et répété qu’il les mettrait en œuvre, comme d’ailleurs de tous les candidats eurolâtres …Même si certains se sont fait plus discrets

Dans un pays de souris il est d'une inconséquence coupable de porter au pouvoir, systématiquement, un chat, quelle que soit la couleur de ce chat. Souhaitons que les législatives à venir génèrent autant que faire ce peut une assemblée de nature à préserver l’essentiel, à défaut quelques élus, nationaux, venant en soutien des luttes qui devront se développer sur le terrain.

Les Grandes Orientations à venir en matière de Politique Economique (GOPE) ne feront que confirmer cette tendance en l’aggravant si nous ne réagissons pas.

 

 

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17 mai 2017 3 17 /05 /mai /2017 13:02
Il a été choisi par Emmanuel Macron, Bilderberg 2014 !
par Bruno Arfeuille repris sur Comité Valmy

 

 

Du 9 au 12 juin 2016, Edouard Philippe participait à la réunion du Groupe Bilderberg.

Le mécanisme du Groupe Bilderberg est le suivant :

1- D’abord, la sélection.

Depuis 1954, chaque année, au mois de juin, le Groupe Bilderberg se réunit. Il sélectionne deux ou trois hommes politiques français. Objectifs : placer leurs pions, continuer la construction européenne, et faire élire des membres du Groupe Bilderberg aux élections dans les pays européens.

 

2- Ensuite, la propagande médiatique.

Le système médiatique fait la promotion de ces hommes politiques sélectionnés par le Groupe Bilderberg. Le système médiatique dit du bien de ces hommes politiques dans les journaux, sur les radios, sur les chaînes de télévision pendant des mois et des mois. Normal : les grands journalistes politiques, les grands éditorialistes et les directeurs des médias sont eux-aussi des membres du Groupe Bilderberg.

 

Exemple : Nicolas Baverez et Etienne Gernelle ont été sélectionnés par le Groupe Bilderberg pour participer à leur réunion de juin 2016. Ils sont respectivement éditorialiste et directeur de l’hebdomadaire LE POINT.

 

Jeudi 4 mai 2017, l’hebdomadaire LE POINT faisait sa une sous le titre : « Droite : la bataille qui commence. »

 

Sur cette une, on voyait la photo des huit principales personnalités politiques du parti de droite Les Républicains pour les mois qui viennent.

 

Chose étonnante : sur ces huit personnalités de droite, il y avait sept personnalités très connues … et un homme politique complètement inconnu !

 

Les sept très connus : François Baroin, Nathalie Kosciusko-Morizet, Xavier Bertrand, Valérie Pécresse, Bruno Le Maire, Laurent Wauquiez, Christian Estrosi.

 

Un homme politique inconnu : un certain Edouard Philippe !

 

Avec cette photo de une et avec le dossier à l’intérieur, l’hebdomadaire LE POINT commençait à préparer l’opinion publique à la nomination d’Edouard Philippe, qui était alors encore inconnu.

 

3- Dernière étape, l’élection.

Les électeurs, après avoir subi des mois de bourrage de crâne, votent pour l’homme politique promu par les médias.

 

Conclusion :

Emmanuel Macron, Bilderberg 2014, a été élu président de la République. Quelques jours plus tard, il a nommé premier Ministre Edouard Philippe, Bilderberg 2016 !

 

C’est la nouvelle aristocratie.

 

La nouvelle aristocratie contrôle parfaitement le système politique et le système médiatique.

La nouvelle aristocratie a verrouillé le système.

Même au moment des élections, il ne peut plus y avoir d’alternance.

Seule une révolution pourra détruire la nouvelle aristocratie.

 

Rappels :

Edouard Philippe était là :

2016 Bilderberg Meeting
Dresden, Germany 9-12 June

Emmanuel Macron était là :

Bilderberg Meetings
Copenhagen, Denmark 29 May - 1 June 2014

 

Le Groupe Bilderberg est à l’origine de la construction européenne. Le traité de Rome, signé en 1957, a marqué le début de la construction européenne. Il a été négocié durant les réunions du Groupe Bilderberg en 1954, 1955 et 1956.

 

« Je pense que vous pourriez dire, déclara un jour le diplomate américain George McGhee, que le traité de Rome, qui a créé le Marché commun, a été mûri pendant ces réunions de Bilderberg et aidé par le flot de nos discussions. »

 

(Source : « L’Europe sociale n’aura pas lieu », de François Denord et Antoine Schwartz, édition Raisons d’agir, page 40.)

 

 

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