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31 octobre 2009 6 31 /10 /octobre /2009 16:24

Ils étaient partis pour que ce soit la dernière, l’espoir d’un monde meilleur à portée de leur vie.

 

Quatre année durant, jetés dans la plus effroyable mêlée, tuant pour ne pour être tués, pataugeant dans la boue, sous la mitraille, les poumons brûles, ils ont vécu l’enfer, chaque aube nouvelle étant un sursis gagné sur la mort.

 

Lorsque résonne le clairon de l’armistice, 10% de la population active masculine française a été anéantie.

 

-         1 500 000 soldats ont été tués au combat, nombre d’entres eux venus d’autres rivages de la méditerranée, d’Afrique noire ou d’Asie avaient gagné pour leurs famille et leurs peuples respectifs le droit à réparation de la part de ceux qui les ont envoyés à l’abattoir.

 

-         600 000 civils décèderont à la suite d’opérations militaires, de disette ou d’épidémies. La plupart parmi les 3 000 000  de blessés de gazés conserveront une invalidité.

 

 Au total plus de 10 000 000  de morts deux fois plus de blessés pour l’ensemble des belligérants. Ce sont là, tous confondus avec leurs familles les vrais perdants et pour quels résultats.

 

Les pays d’Europe sortiront de la guerre affaiblis, humainement et matériellement sinistrés. Nous avions certes effacé le désastre de Sedan mais aucun des problèmes posés au début du vingtième siècle n’était résolu.

 

Les crises morales, politiques et économiques qui suivront jalonneront la voie qui de l’intervention militaire à l’est contre la république des soviets aux aventures coloniales  en passant par la répression des forces progressistes, conduira à l’holocauste.

 

C’est avec certitude ce bilan d’ensemble qui justifie le mieux le nom donné à cette guerre.

 

Grande par l’ampleur, jusqu’alors inégalée des forces en présence, des moyens de destruction utilisés et des sacrifices imposés.

 

Grande aussi par une déception à la mesure de l’illusion qu’elle avait suscitée.

 

Trompés par les tenants de l’union sacré des marchands de canon et des exploités – on pourrait dire tout autant de l’union de l’exclu et du financier spéculateur – oublieux des avertissement de Jaurès, les survivants reviendront meurtris, témoigneront de ce qu’ils avaient endurés mais prêts à reprendre la lutte pour faire vivre et partager leur idéal de Paix, de Liberté, de fraternité, de justice et de progrès social.

 

C’est ce message dont l’écho nous est parvenu que nous avons le devoir de relayer inlassablement.

 

Discours tant de fois  resassés  auprès des monuments aux morts, qu’ils pourraient en paraître désuets mais pour écarter la violence des armes, ne faut-il pas en connaître la genèse et le prix fait de douleurs de larmes et de sang ?

 

Les mentalités, c’est une certitude, évoluent moins vite que les sciences et les techniques.

 

Les appétits de lucre et de puissance, les volontés expansionnistes, les tentatives hégémoniques sont toujours  présents, les moyens de destructions massives et d’interventions rapides qui permettent de porter  le feu là ou les peuples refusent de se soumettre à la règle dominante n’ont jamais été aussi performants : C’est ainsi que meurent les enfants irakiens, palestiniens et afghans, bien d’autres encore.

 

Des conflits d’intérêts économiques, financiers, sordides s’exacerbent. Les rancoeurs s’accumulent sur fond d’insatisfaction permanente…

 

Des nuées dont on sait qu’il faudra qu’elles éclatent un jour faute d’avoir été désamorcées s’amoncèlent aujourd’hui comme hier.

 

Malgré les assurances données de droite comme de gauche, pas plus que de société d’abondance pour demain il n’est de coexistence pacifique assurée pour l’éternité. Bien fol est qui s’y fierait.

 

Qui pourrait en ces temps de consensus, informer les générations actuelles sur la réalité historique malmenée par les médias, voire des historiens, et les alerter des dangers qu’elles encourent sinon le monde des anciens combattants, la mémoire collective et la tradition orale sur lesquelles ont reposé bien des civilisations mais aussi un système éducatif, rénové dans ses programmes, à même d’éclairer le passé, de développer l’esprit critique pour offrir à notre jeunesse les repères qui lui permettront d’appréhender puis de résoudre les problèmes présents et à venir et de s’avancer avec plus de quiétude sur les chemins de la vie.

 

Tâche immense, défit du temps présent, sans laquelle le malaise et le marasme ne pourraient qu’aller grandissants.

 

En ces temps de repentance, ou les états disposent dans leurs arsenaux des moyens à même d’anéantir en quelques minutes toute vie sur la planète  n’oublions pas qu’il est aussi possible de prévenir.

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14 septembre 2009 1 14 /09 /septembre /2009 19:32

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De 1961 à 1971, l’armée américaine a déversé sur le sud Vietnam 80 millions de litres de défoliants, dont le tristement célèbre Agent Orange, qui contient de la dioxine. Il en est résulté un désastre écologique et une catastrophe sanitaire sans précédent, dont les conséquences persistent : Aujourd’hui l’Agent Orange tue encore.

Un déni de justice de la Cour Suprême américaine

En janvier 2004, les victimes vietnamiennes ont intenté un procès contre 37 firmes de produits chimiques (Monsanto, Dow Chemical, etc.), qui ont fourni les défoliants à l’armée américaine et en ont retiré des profits considérables. Les Vietnamiens ont été déboutés en première instance (10 mars 2005) et en appel (22 février 2008). Les jugements statuaient que
 la disposition législative (l’ATS) dont se réclamaient les Vietnamiens ne s’applique pas à leur cas ;
 les firmes ont agi sur commande du gouvernement américain et sont de ce fait à l’abri de toutes poursuites ;
 les défoliants ont été utilisés pour protéger les soldats américains et non comme armes contre la population.

En conséquence la plainte des Vietnamiens était jugée irrecevable, tout comme la plainte analogue déposée par les Vétérans américains.

Le dernier recours était d’obtenir de la Cour Suprême des États-Unis (requête du 8 octobre 2008) que ces décisions soient remises en question et que les procès sur le fond puissent enfin s’ouvrir.

Le 27 février 2009 : la Cour Suprême des États-Unis a rejeté la requête des victimes vietnamiennes et américaines  sans donner aucun motif. Sans doute a-t-elle cru mettre ainsi un point final à l’affaire.

Mais le monde entier continue à demander justice. En dépit de la décision scandaleuse de la Cour Suprême, la lutte ne cessera pas tant que justice n’aura pas été rendue aux victimes vietnamiennes et américaines des épandages d’Agent Orange.

Pour sa part, après sa Conférence internationale sur les effets de l’Agent Orange (Paris, Palais du Sénat, mars 2005), après de multiples campagnes d’information et de pétitions soutenant les victimes vietnamiennes et leur organisation la VAVA l’Association d’Amitié Franco-Vietnamienne (AAFV) poursuit son combat.

AAFV, Paris 2 mars 2009 www.aafv.org.

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9 septembre 2009 3 09 /09 /septembre /2009 15:39

 

Le rapport annuel de l'Institut international de recherche pour la paix de Stockholm, le SIPRI, publié lundi 8 juin, constate que les dépenses militaires à travers le monde n'ont jamais été aussi importantes. Le document rapporte qu'en 2008, malgré la crise financière qui a frappé la planète, l'enveloppe consacrée aux dépenses militaires a augmenté de 4 % en un an, pour atteindre un nouveau record de 1 464 milliards de dollars au niveau mondial.

Plusieurs éléments expliquent ce chiffre, montre le rapport du SIPRI : la concrétisation du concept de "guerre contre le terrorisme", qui "a poussé plusieurs pays à voir leurs problèmes à travers une perspective fortement militarisée", ainsi que les guerres menées en Irak et en Afghanistan, qui "ont coûté 903 milliards de dollars de dépenses militaires supplémentaires pour les seuls Etats-Unis".

Les chiffres d’affaires des fabricants d’armes sont en hausse.

Washington est un de ceux qui contribuent le plus à l'explosion de l'enveloppe destinée à l'armée, et reste en tête du classement établi par le SIPRI avec 607 milliards de dollars dépensés en 2008, soit près de 41 % des dépenses militaires mondiales.

 

La Chine qui, avec la Russie, a quasiment triplé son budget militaire depuis dix ans, est pour la première fois le deuxième pays dans ce classement, avec 6 % du total, devant la France (4,5 %) et le Royaume-Uni (4,5 %). L’Amérique du Sud a augmenté ses dépenses militaires de près de 50 % en dix ans, notamment en raison de "la course de fond engagée par le Brésil pour le statut de puissance régionale et l'escalade des dépenses en Colombie liée à son conflit intérieur".

En 2007, les cent plus grandes entreprises du secteur, parmi lesquels l'américain Boeing, devant le britannique BAE Systems et Lockheed Martin, ont connu un d'affaires de 347 milliards de dollars, en hausse de 5 % par rapport à 2006.

 

http://translate.google.com/translate?hl=fr&u=http%3A%2F%2Fwww.sipri.org%2Fyearbook

 

On peut déduire de ce qui précède  (ndlr):

 

Pays

Population

Dépenses militaires globales

  -Hors conflits- 2008

Dépenses militaires

Par habitant

Ensemble des pays de la planète

6 500 000 000

1464 milliards de dollars

   225      dollars

Etats Unis

   302 074 000

 607   milliards de dollars

 2 000     dollars

Chine

1 321 900 000

   88   milliards de dollars    

      66,5  dollars

Russie

   142 400 000

   88   milliards de dollars

    620     dollars

Angleterre

     60 000 000

   65   milliards de dollars

 1 080     dollars   

France

     64 102 000

   65   milliards de dollars

 1 014     dollars

 

 

La somme supplémentaire à consacrer, mondialement et  annuellement, pendant 10 ans, aux dépenses relatives aux services sociaux de base (éducation primaire, santé, eau, assainissement) a été estimée à 80 milliards de dollars (dollar de 1995)

Sans commentaire.

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6 juin 2009 6 06 /06 /juin /2009 14:25

Par Laura, jordy,  Emel, Cléo et Ines



*Aux hommes*

 

                          Tous ceux qui prendront l'épée

                          périront par l'épée.

                         (Evangile selon Matthieu)

 

           Troupeaux obéissants,

           troupeaux d'hommes en guerre

           les uns contre les autres, sans savoir pourquoi.

           Pour la Patrie, pour Dieu, pour l'Humanité,

           ou pour d'autres fantômes:

           Ecoutez-moi.

           Non pas tous ensemble, comme une foule, comme une armée

           mais chacun, comme un homme écouterait un homme:

 

          Tu ne peux pas te faire la guerre à toi-même

          tu ne peux pas désirer ta propre mort...

          Tu crois te battre pour la Patrie,

          mais la patrie est en toi, la patrie n'est qu'en toi.

          Tu offres tes combats à Dieu,

          mais Dieu n'est qu'en toi, le seul dieu c'est toi. 

          Tu crois en tuant sauver l'Humanité,

          mais l'humanité c'est toi, ce ne peut être que toi...

          Soldat, ô assassin de toi-même

          L'Univers n'existe qu'en toi.

          Chaque ennemi abattu

          est un peu de toi-même qui meurt,

          le sang du troupeau est un peu de ton sang,

          et chaque jour qui passe et chaque mort qui tombe

          te rapproche du néant.

 

         Je sais, tu vas me dire:

         il y a les lois, les juges et les gardes

         les prisons et les bagnes

         et les pelotons d'exécution.

 

         Je sais.

 

         Il y a tous les mauvais chiens

         qui mordent au jarret les bêtes au troupeau.

 

         Mais je sais aussi

        que tu n'as pas su choisir entre les risques.

 

        Ecoute:

        Je ne t'enseigne point l'apostolat, ni le martyre

 

        mais simplement la Vie

        et l'amour de toi-même.

        Tu ne possèdes pas et je n'ai pas moi-même

        la grandeur des statues éternelles.

 

        Je ne te demande point d'être l'Exemple

        dressé avec ta chair, malgré ta peur,

        pour l'immortel enseignement

        de tes frères les hommes...

        Je ne t'enseigne point l'apostolat, ni le martyre

        mais simplement la Vie

        et l'amour de toi-même.

 

        Ne sais-tu pas que le monde est immense?

        Et puisque tu n'as pas cet héroïsme

        qui grandit les esclaves et abat les tyrans

        puisque ton égoïsme est si petit

        qu'il ne sait qu'obéir, et ruser, et feindre,

        servir sans foi, se défiler sans colère:

 

        Humblement, modestement,

 

        Va-t'en!

                                           Genold


 

La bête revient...

Je ne vois plus vos noms sur les pages des livres
Et le lierre étouffe les pierres de vos ruines.
Les foules effacent la mémoire du crime
Car le froid souvenir les empêche de vivre.

Postons des guetteurs
Alertons les témoins,
Montons sur les hauteurs
Pour éclairer demain !

J'entends des bruits sourds de maraude
Et rouler les tambours;
Et la peur me taraude
À la tombée du jour.

Postons des guetteurs
Alertons les témoins,
Montons sur les hauteurs
Pour éclairer demain !

Je dis la saison revenue
De la fin des marelles
Et des cloches fêlées,
Des paroles gelées,
Des affreuses nouvelles
Et des voix inconnues.

Postons des guetteurs
Alertons les témoins,
Montons sur les hauteurs
Pour éclairer demain !

Phares de notre bout du monde,
Éclairez les marais,
Balayez les forêts
Pour débusquer LA BÊTE IMMONDE !"


Le Chœur d'Hommes d'Anjou
Texte : Gérard BOUSSION
Musique : Thierry DECHAUME


 

 La complainte de la paix -

 

La foudre frappe et la pluie tombe, le vent apporte les nuages,
mais la guerre ce n'est pas le vent qui l'apporte au monde.

La Paix exhale ses vapeurs dans l'ivresse du printemps,
le ciel se fait haut et calme.

Peuples vous êtes vous mêmes le destin du monde
Souvenez vous de votre force !

Ils sont quelques uns qui possèdent l'âne
et la charrue n'offre pas d'intérêt pour eux,
et rien n'est suffisant pour eux.

Ils comptent les hommes, ils comptent l'argent,
et la guerre est au bout de ce calcul.

Peuples vous êtes vous mêmes le destin du monde
Souvenez vous de votre force !

Mère ! Il s'agit de ton enfant à toi, défends toi, ne permets pas cela.
Nous les millions d'hommes, serons nous plus puissants que la guerre ?

C'est le grand choix qui s'offre à chacun.
Et si nous disons tous non !
Alors la guerre sera la paix et la paix l'avenir.

Peuples vous êtes vous-mêmes le destin du monde Souvenez vous de votre force ! 

 

                                                                 Berthold Brecht

 

 

Le message de l'Union Française des Associations de Combattants et de Victimes de Guerre lu par Fanny

 

Soixante-quatre ans nous séparent du 8 mai 1945 qui a vu la capitulation sans condition des armées nazies, moment déterminant mettant un terme à la guerre en Europe et annonçant la fin proche de la Seconde  Guerre mondiale.

 

Soixante-quatre années pendant lesquelles l'Union Française des Associations de Combattants et de Victimes de Guerre (UFAC) avec, en particulier, ses Associations issues de la Résistance et de la Déportation, n'ont eu de cesse - au travers de leurs messages et de leurs actions - d'appeler à une vigilance de tous les instants pour que le monde ne revive pas les horreurs vécues au cours de cette sombre période, la plus meurtrière et la plus destructrice que l'humanité ait connue.

 

En ce 8 mai 2009, la guerre est loin d'être éradiquée, même si l'Europe - grâce à cette vigilance et  la volonté des hommes et des femmes soucieux de bâtir un monde sans haine - est épargnée par des conflits généralisés.

 

Les guerres qui se déroulent dans d'autres régions, sur d'autres sols, sur d'autres continents nous alarment, car elles sont dangereuses pour l'avenir de l'Humanité.

 

Le 8 mai 1945 apportait un immense espoir d'émancipation, de libération, de solidarité et de coopération.

 

La Charte des Nations Unies adoptée le 26 juin 1945, appelait à la construction d'un monde nouveau basé sur le respect de l'Homme et de la Paix. Hélas, soixante-quatre ans après, le fracas des armes demeure une réalité quotidienne.

 

L'Union Française des Associations de Combattants et de Victimes de Guerre (UFAC) condamne le recours à la force, à la violence, à la haine. Elle rend hommage au sacrifice de tous les combattants de la Résistance et des Forces alliées pour que la France vive libre.

 

La guerre n'est pas inéluctable car seul, le recours à la négociation, est de nature à contribuer efficacement à la résolution des conflits.

 

Tous ensemble, jeunes et moins jeunes, n'attendons pas, agissons pour construire une ère de paix et de fraternité.





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5 juin 2009 5 05 /06 /juin /2009 11:12

Message de l'ARAC

 

Le 8 mai 1945 dans les ruines de Berlin s'effondrait le rêve insensé d'une Europe Hitlérienne, xénophobe et raciste fondée sur la domination de soi-disant surhommes sur des millions d'esclaves.

 

Ainsi s'achevait le cauchemar commencé en 39 pour le peuple de France mais qui avait déjà plongé dans l'horreur les démocrates Allemands, Autrichiens tchèques et polonais, mis l'Espagne à feu et à sang dans l'indifférence des puissances occidentales avant de s'abattre sur l'Europe tout entière et de dresser contre lui la plus formidable coalition de peuples dans une lutte contre la barbarie.

 

Pendant quelques années encore, personne n'osera se réclamer de systèmes qui avaient favorisé et financé des mouvements d'obédience fasciste et la montée en puissance du nazisme comme l'a si bien montré le film de Visconti « les damnés ».

 

Systèmes et organisations qui dans notre pays avaient conduit une part importante du grand patronat, des banquiers et des classes dirigeantes, hantées par le Front Populaire, dans une démission puis une collaboration honteuse.

 

1945, c'était le temps de l'espoir revenu ou l'on stigmatisait ces gens qui avaient livré au bourreau, juifs et démocrates, Guy Môquet, Pierre Brossolette, Pierre Sémart, Pierre Médéric, autant de noms de rues de notre cité qui honorent ceux qui les ont retenus et apposés.

 

C'était l'époque ou l'on stigmatisait aussi cette droite extrême qui allait pourtant poursuivre son action pernicieuse du Petit Clamart au putsch des généraux en passant par le terrorisme qui ensanglanta la France et l'Algérie et qui pousse aujourd'hui l'affront jusqu'à nier l'ampleur du génocide.

 

François Mauriac glorifiait l'armée, écrivait-il, rouge du sang versé pour la défense des libertés, d'autres cette résistance intérieure qui avait permis la restauration de la souveraineté nationale que les Etats Unis voulaient mettre sous tutelle.

 

Très vite, hélas, la guerre froide, la relance des guerres coloniales allaient inverser le courant progressiste et démocratique né de la victoire contre le fascisme.

 

Il n'en reste pas moins cette leçon de l'Histoire, confirmée lors de période plus récente, que l'on ne peut rien construire de durable sans l'assentiment des peuples à fortiori contre eux. Que toute tentative fondée sur  le bellicisme, l'esprit de domination, la liquidation des Nations est vouée tôt ou tard à l'échec.

 

L'Europe à laquelle nous aspirons ne saurait naître sous l'égide du fond monétaire international, de l'atlantisme et de l'OTAN.

 

La communauté à laquelle nous aspirons c'est celle du développement humain, de l'amitié, de la coopération entre les peuples, de la solidarité avec le tiers monde et non pas de l'archaïsme du libéralisme et de la concurrence sauvage qui conduisent chaque jour un peu plus aux délocalisations et au chômage, à la casse des acquis sociaux, au mal vivre et à la désespérance qui a déjà nourri le ventre de la bête immonde.

 

 

60 millions de vies anéanties, des atrocités innommables, l'effroyable bilan de la seconde guerre mondiale nous à déjà montré que les chants désespérés n'étaient pas toujours les plus beaux ; il nous rappelle à la vigilance, à l'indispensable devoir de mémoire à l'égard des victimes, de tous ceux qui ont lutté le plus souvent jusqu'au sacrifice suprême pour renouer le fil ténu de la liberté et de la démocratie.

 

De cela nous ne voulons plus ni pour nous ni pour notre jeunesse, le futur ne peut se  conjuguer au passé, il nous appartient de faire en sorte qu'il en soit ainsi sans attendre, pour s'émouvoir, le retour des cercueils au pays...

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26 mai 2008 1 26 /05 /mai /2008 08:03

La seconde Guerre mondiale à des causes multiples, elle plonge ses racines dans l’idéologie allemande du dix-neuvième siècle, dans les conditions imposées aux vaincus de la « grande guerre » par le traité de Versailles, elle est aussi un des épisodes, toujours renouvelés, des luttes impérialistes pour  la domination de la planète, de ses ressources matérielles et humaines.

Rechercher de nouveaux indices, poursuivre l’analyse est bien sur affaire de spécialistes, mais les éléments d’appréciations dont nous disposons aujourd’hui  permettent au commun des mortels, à conditions de s’en donner la peine, de formuler des appréciations personnelles sur la genèse et le déroulement de ses évènements tragiques de notre passé récent, de situer les responsabilités, les compromissions, parfois la complicité des décideurs de l’époque, l’indifférence de beaucoup, la lucidité de quelques-uns hélas trop peu nombreux.

Il nous appartient à notre niveau, de nourrir cette mémoire, celle du peuple, au-delà même des cérémonies commémoratives qui ne rassemblent que trop peu de participants. C’est à ce prix que nous pourrons apprendre à déjouer les manipulations, sortir des ornières du présent, éviter celles du futur afin de prémunir   les nouvelles générations du retour du fléau…

Cela n’arrive pas qu’aux autres. Mieux vaut prévenir que d’attendre le retour des cercueils,  enterrer les morts, déblayer les ruines, panser les blessures et faire ensuite repentance.

C’est une tâche difficile que de construire une paix durable.

Ci dessous quelques dates et faits marquants. Une énumération vaut mieux parfois que de trop longs commentaires, elle peut être complétée sur :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Chronologie_du_Troisi%C3%A8me_Reich , ou ailleurs

1920  Proclamation du programme du parti Nazi

1925 : Parution de « Mein Kampf », livre de Adolf Hitler, traduit en français en 1934

1933 : 30 janvier Hitler devient chancelier
           21 mars ouverture du premier camp de concentration allemand à Dachau.

1935 : 1° mars la France permet à l’Allemagne de récupérer la Sarre alors administrée par la SDN.
           15 Septembre Lois (antisémites) de Nuremberg  

1936 :   7 mars remilitarisation de la  Rhénanie.
           16 juillet ouverture du premier camp pour tziganes.

1937 :   26 avril bombardement de Guernica. La république espagnole abandonnée par la  France et  l’Angleterre l’aide
            allemande et  italienne assurera la victoire des  Franquistes  

1938 : 13 mars Anschluss (annexion de l’Autriche par l’Allemagne).
           30 septembre Accords de Munich : la France et l’Angleterre livrent la Tchécoslovaquie à Hitler.

1939 :   22 mai pacte germano soviétique.
             1° septembre l’Allemagne attaque la Pologne le 9 elle est aux abords de varsovie.
             3 septembre  la France et le royaume uni déclarent la guerre à l’Allemagne..
            17 septembre l’union Soviétique  entre en Pologne orientale.

1940 : 14 juin entrée des allemands à Paris
           16 juin Pétain devient chef du gouvernement français, il signe l’armistice le 22.
           18 juin Appel à la résistance du Général de Gaulle.
           22 juin l’Allemagne attaque l’Union soviétique.  

1941 : La Solution Finale est mise en œuvre sur une plus grande échelle.
           Les allemand échouent devant Moscou, les soviétiques contre attaquent en  décembre.

            8 décembre les Etats Unis déclarent la guerre au Japon après Perl Harbor.
          11 décembre l’Allemagne et l’Italie déclarent la guerre aux Etats Unis  

1942 : Débarquement en Afrique du nord ;

1943 :   2 février les Allemands capitulent à Stalingrad.
           27 mai première réunion du Conseil National de la Résistance (CNR)

1944 : 15 mai adoption du programme du CNR.
              6 juin débarquement en Normandie.     25 août reddition des troupe nazi à Paris ; « Paris par soi même libéré »
              déclare le lendemain le général de Gaulle ; la France  évitait  ainsi l’humiliation d’un   gouvernorat militaire Américain.


1945 : 8 mai signature de l’armistice.
Cinquante millions de vies avaient été anéanties. « Plus jamais ça » disait l’opinion ! Et pourtant
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19 mai 2008 1 19 /05 /mai /2008 16:23

En 1943 Il y aura 65 ans le 27 mai  le Comité national de la résistance se réunissait dans la clandestinité à Paris  sous la présidence de jean Moulin représentant en France occupée du Général de Gaulle chef de la France libre

 Jean Moulin sera arrêté par les nazis en juin de la même année, torturé il décèdera peu après au cours de son transfert en Allemagne. Lui ont succédé Georges Bidault, démocrate chrétien, puis, à la Libération, le 15 septembre 1944, Louis Saillant, CGT.

  Le CNR regroupait :

              Les représentants des huit grands mouvements de résistance :

Pierre Villon du Front National : Rien à voir avec le FN actuel ¹

Roger Coquoin pour Ceux de la libération

Jacques Lecompte-Boinet pour Ceux de la résistance

Charles Laurent pour Libération-Nord

Pascal Copeau pour Libération Sud

Jacques-Henri Simon pour Organisation civile et militaire

Claude Bourdet pour Combat

Eugène Claudius-Petit pour Franc- Tireur

 Les représentants des deux grands syndicats d'avant-guerre :

Louis Saillant pour la CGT

Gaston Tessier pour la CFTC

Les représentants des six principaux partis politiques de la Troisième République:

André Mercier pour le PCF

André Le Troquer pour la SFIO

Marc Rucard pour les Radicaux

Georges Bidault pour les démocrates –chrétiens

Joseph Laniel pour l’Alliance démocratique  (Droite modérée et laïque)

Jacques Debû- Bridel pour la Fédération républicaine (droite conservatrice et catholique).

Jean Moulin était accompagné de  ses deux collaborateurs, Pierre Meunier et  Robert  Chambeiron seul survivant.

Programme du conseil National de la Résistance

15 mars 1944

   

Née de la volonté ardente des Français de refuser la défaite, la Résistance n’a pas d’autre raison d’être que la lutte quotidienne sans cesse intensifiée.

Cette mission de combat ne doit pas prendre fin à la Libération. Ce n’est, en effet, qu’en regroupant toutes ses forces autour des aspirations quasi unanimes de la Nation, que la France retrouvera son équilibre moral et social et redonnera au monde l’image de sa grandeur et la preuve de son unité.

Aussi les représentants des organisations de la Résistance, des centrales syndicales et des partis ou tendances politiques groupés au sein du C.N.R., délibérant en assemblée plénière le 15 mars 1944, ont-ils décidé de s’unir sur le programme suivant, qui comporte à la fois un plan d’action immédiate contre l’oppresseur et les mesures destinées à instaurer, dès la Libération du territoire, un ordre social plus juste.

I - PLAN D’ACTION IMMÉDIATE

Les représentants des organisations de résistance, des centrales syndicales et des partis ou tendances politiques groupés au sein du C.N.R.

Expriment leur angoisse devant la destruction physique de la Nation que l’oppresseur hitlérien poursuit avec l’aide des hommes de Vichy, par le pillage, par la suppression de toute production utile aux Français, par la famine organisée, par le maintien dans les camps d’un million de prisonniers, par la déportation d’ouvriers au nombre de plusieurs centaines de milliers, par l’emprisonnement de 300.000 Français et par l’exécution des patriotes les plus valeureux, dont déjà plus de 50.000 sont tombés pour la France.

Ils proclament leur volonté de délivrer la patrie en collaborant étroitement aux opérations militaires que l’armée française et les armées alliées entreprendront sur le continent, mais aussi de hâter cette libération, d’abréger les souffrances de notre peuple, de sauver l’avenir de la France en intensifiant sans cesse et par tous les moyens la lutte contre l’envahisseur et ses agents, commencée dès 1940.

Ils adjurent les gouvernements anglais et américain de ne pas décevoir plus longtemps l’espoir et la confiance que la France, comme tous les peuples opprimés de l’Europe, a placés dans leur volonté d’abattre l’Allemagne nazie, par le déclenchement d’opérations militaires de grande envergure qui assureront, aussi vite que possible, la libération des territoires envahis et permettront ainsi aux Français qui sont sur notre sol de se joindre aux armées alliées pour l’épreuve décisive.

Ils insistent auprès du Comité Français de la Libération Nationale pour qu’il mette tout en œuvre afin d’obtenir les armes nécessaires et de les mettre à la disposition des patriotes. Ils constatent que les Français qui ont su organiser la résistance ne veulent pas et d’ailleurs ne peuvent pas se contenter d’une attitude passive dans l’attente d’une aide extérieure, mais qu’ils veulent faire la guerre, qu’ils veulent et qu’ils doivent développer leur résistance armée contre l’envahisseur et contre l’oppresseur.

Ils constatent, en outre, que la Résistance Française doit ou se battre ou disparaître ; qu’après avoir agi de façon défensive, elle a pris maintenant un caractère offensif et que seuls le développement et la généralisation de l’offensive des Français contre l’ennemi lui permettront de subsister et de vaincre.

Ils constatent enfin que la multiplication des grèves, l’ampleur des arrêts de travail le 11 Novembre qui, dans beaucoup de cas, ont été réalisés dans l’union des patrons et des ouvriers, l’échec infligé au plan de déportation des jeunes français en Allemagne, le magnifique combat que mènent tous les jours, avec l’appui des populations, dans les Alpes, dans le Massif Central, dans les Pyrénées et dans les Cévennes, les jeunes Français des maquis, avant garde de l’armée de la Libération, démontrent avec éclat que notre peuple est tout entier engagé dans la lutte et qu’il doit poursuivre et accroître cette lutte.

En conséquence, les représentants des organisations de résistance, des centrales syndicales et des partis ou tendances politiques groupés au sein du C.N.R.

Déclarent que c’est seulement par l’organisation, l’intensification de la lutte menée par les forces armées, par les organisations constituées, par les masses, que pourra être réalisée l’union véritable de toutes les forces patriotiques pour la réalisation de la libération nationale inséparable, comme l’a dit le Général De Gaulle, de l’insurrection nationale qui, ainsi préparée, sera dirigée par le C.N.R, sous l’autorité du C.F.L.N, dès que les circonstances politiques et militaires permettront d’assurer, même au prix de lourds sacrifices, son succès.

Ils ont l’espoir que les opérations de la Libération du pays, prévues par le plan de l’état major interallié, pourront ainsi être, le cas échéant, avancées grâce à l’aide apportée par les Français dans la lutte engagée contre l’ennemi commun, ainsi que l’a démontré l’exemple glorieux des patriotes corses.

Ils affirment solennellement que la France qui, malgré l’armistice, a poursuivi sans trêve la guerre, entend plus que jamais développer la lutte pour participer à la libération et à la victoire.

Pour mobiliser les ressources immenses d’énergie du peuple français, pour les diriger vers l’action salvatrice dans l’union de toutes les volontés, le C.N.R décide :

D’inviter les responsables des organisations déjà existantes à former des comités de villes et de villages, d’entreprises, par la coordination des formations qui existent actuellement, par la formation de comités là où rien n’existe encore et à enrôler les patriotes non organisés.

Tous ces comités seront placés sous la direction des comités départementaux de la libération (C.D.L). Ils seront soumis à l’autorité des C.D.L qui leur transmettront, comme directives, la plate-forme d’action et la ligne politique déterminée par le C.N.R.

Le but des ces comités sera, à l’échelon communal, local et d’entreprise, de faire participer de façon effective tous les Français à la lutte contre l’ennemi et contre ses agents de Vichy, aussi bien par la solidarité et l’assistance active à l’égard des patriotes sous l’impulsion et le soutien donnés aux revendications vitales de notre peuple. Par dessus tout, leur tâche essentielle sera de mobiliser et d’entraîner les Français qu’ils auront su grouper à l’action armée pour la Libération.

Ces comités devront, selon les circonstances et en se conformant aux instructions données par les C.D.L, appuyer et guider toutes les actions menées par les Français contre toutes les formes d’oppression et d’exploitation imposées par l’ennemi, de l’extérieur et de l’intérieur.

Ces comités devront :

1) Développer la lutte contre la déportation et aider les réfractaires à se cacher, à se nourrir, à se vêtir et à se défendre, enlevant ainsi des forces à l’ennemi et augmentant le potentiel humain de la résistance ;

2) Traquer et punir les agents de la Gestapo et de la Milice de DARNAND ainsi que les mouchards et les traîtres ;

3) Développer l’esprit de lutte effective en vue de la répression des nazis et des fascistes français ;

4) Développer, d’une part, la solidarité envers les emprisonnés et déportés ; d’autre part, la solidarité envers les familles de toutes les victimes de la terreur hitlérienne et vichyssoise ;

5) En accord avec les organisations syndicales résistantes, combattre pour la vie et la santé des Français pour une lutte quotidienne et incessante, par des pétitions, des manifestations et des grèves, afin d’obtenir l’augmentation des salaires et traitements, bloqués par Vichy et les Allemands, et des rations alimentaires et attributions de produits de première qualité, réduites par la réglementation de Vichy et les réquisitions de l’ennemi, de façon à rendre à la population un minimum de vital en matière d’alimentation, de chauffage et d’habillement ;

6) Défendre les conditions de vie des anciens combattants, des prisonniers, des femmes de prisonniers, en organisant la lutte pour toutes les revendications particulières ;

7) Mener la lutte contre les réquisitions de produits agricoles, de matières premières et d’installations industrielles pour le compte de l’ennemi ; saboter et paralyser la production destinée à l’ennemi et ses transports par routes, par fer et par eau ;

8) Défendre à l’intérieur de la corporation agricole les producteurs contre les prélèvements excessifs, contre les taxes insuffisantes, et lutter pour le remplacement des syndicats à la solde de Vichy et de l’Allemagne par des paysans dévoués à la cause de la paysannerie française.

Tout en luttant de cette façon et grâce à l’appui de solidarité et de combativité que développe cette lutte, les comités de villes, de villages et d’entreprises devront en outre :

a) Renforcer les organisations armées des Forces Françaises de l’Intérieur par l’accroissement des groupes de patriotes : groupes francs, francs-tireurs et partisans, recrutés en particulier parmi les réfractaires ;

b) En accord avec les états majors nationaux, régionaux et départementaux des F.F.I, organisées milices patriotiques dans les villes, les campagnes et les entreprises, dont l’encadrement sera facilité par des ingénieurs, techniciens, instituteurs, fonctionnaires et cadres de réserve, et qui sont destinés à défendre l’ordre public, la vie et les biens des Français contre la terreur et la provocation, assurer et maintenir l’établissement effectif de l’autorité des Comités départementaux de la Libération sur tout ce qui aura été ou sera créé dans ce domaine pour le strict rattachement aux F.F.I dont l’autorité et la discipline doivent être respectées par tous.

Pour assurer la pleine efficacité des mesures énoncées ci-dessus, le C.N.R prescrit de l’état major national des Forces Françaises de l’Intérieur, tout en préparant minutieusement la coopération avec les Alliés en cas de débarquement, doit :

1) Donner ordre à toutes les formations des F.F.I de combattre dès maintenant l’ennemi en harcelant ses troupes, en paralysant ses transports, ses communications et ses productions de guerre, en capturant ses dépôts d’armes et de munitions afin d’en pourvoir les patriotes encore désarmés ;

2) Faire distribuer les dépôts d’armes encore inutilisés aux formations jugées par lui les plus aptes à se battre utilement dès à présent et dans l’avenir immédiat ;

3) Organiser de façon rationnelle la lutte suivant un plan établi avec les autorités compétentes à l’échelon régional, départemental ou local, pour obtenir le maximum d’efficacité ;

4) Coordonner l’action militaire avec l’action de résistance de la masse de la nation en proposant pour but aux organisations régionales paramilitaires d’appuyer et de protéger les manifestations patriotiques, les mouvements revendicatifs des femmes de prisonniers, des paysans et des ouvriers contre la police hitlérienne, d’empêcher les réquisitions de vivres et d’installations industrielles, les rafles organisées contre les réfractaires et les ouvriers en grève et défendre la vie et la liberté de tous les Français contre la barbare oppression de l’occupant provisoire.

Ainsi, par l’application des décisions du présent programme d’action commune, se fera, dans l’action, l’union étroite de tous les patriotes, sans distinction d’opinions politiques, philosophiques ou religieuses. Ainsi se constituera dans la lutte une armée expérimentée, rompue au combat, dirigée par des cadres éprouvés devant le danger, une armée capable de jouer son rôle lorsque les conditions de l’insurrection nationale seront réalisées, armée qui élargira progressivement ses objectifs et son armement.

Ainsi, par l’effort et les sacrifices de tous, sera avancée l’heure de la libération du territoire national ; ainsi la vie de milliers de Français pourra être sauvée et d’immenses richesses pourront être préservées.

Ainsi dans le combat se forgera une France plus pure et plus forte capable d’entreprendre au lendemain de la libération la plus grande œuvre de reconstruction et de rénovation de la patrie.

II - MESURES À APPLIQUER DÈS LA LIBÉRATION DU TERRITOIRE

Unis quant au but à atteindre, unis quant aux moyens à mettre en œuvre pour atteindre ce but qui est la libération rapide du territoire, les représentants des mouvements, groupements, partis ou tendances politiques groupés au sein du C.N.R proclament qu’ils sont décidés à rester unis après la libération :

1) Afin d’établir le gouvernement provisoire de la République formé par le Général de Gaulle pour défendre l’indépendance politique et économique de la nation, rétablir la France dans sa puissance, dans sa grandeur et dans sa mission universelle ;

2) Afin de veiller au châtiment des traîtres et à l’éviction dans le domaine de l’administration et de la vie professionnelle de tous ceux qui auront pactisé avec l’ennemi ou qui se seront associés activement à la politique des gouvernements de collaboration ;

3) Afin d’exiger la confiscation des biens des traîtres et des trafiquants de marché noir, l’établissement d’un impôt progressif sur les bénéfices de guerre et plus généralement sur les gains réalisés au détriment du peuple et de la nation pendant la période d’occupation ainsi que la confiscation de tous les biens ennemis y compris les participations acquises depuis l’armistice par les gouvernements de l’axe et par leurs ressortissants, dans les entreprises françaises et coloniales de tout ordre, avec constitution de ces participations en patrimoine national inaliénable ;

4) Afin d’assurer :

L’établissement de la démocratie la plus large en rendant la parole au peuple français par le rétablissement du suffrage universel ;

La pleine liberté de pensée, de conscience et d’expression ;

La liberté de la presse, son honneur et son indépendance à l’égard de l’Etat, des puissances d’argent et des influences étrangères ;

La liberté d’association, de réunion et de manifestation, l’inviolabilité du domicile et le secret de la correspondance ;

Le respect de la personne humaine ;

L’égalité absolue de tous les citoyens devant la loi ;

5) Afin de promouvoir les réformes indispensables :

a) Sur le plan économique :

L’instauration d’une véritable démocratie économique et sociale, impliquant l’éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l’économie ;

Une organisation rationnelle de l’économie assurant la subordination des intérêts particuliers à l’intérêt général et affranchie de la dictature professionnelle instaurée à l’image des Etats fascistes ;

L’intensification de la production nationale selon les lignes d’un plan arrêté par l’Etat après consultation des représentants de tous les éléments de cette production ;

Le retour à la nation des grands moyens de production monopolisée, fruits du travail commun, des sources d’énergie, des richesses du sous-sol, des compagnies d’assurances et des grandes banques ;

Le développement et le soutien des coopératives de production, d’achats et de ventes, agricoles et artisanales ;

Le droit d’accès, dans le cadre de l’entreprise, aux fonctions de direction et d’administration, pour les ouvriers possédant les qualifications nécessaires, et la participation des travailleurs à la direction de l’économie.

b) Sur le plan social :

Le droit au travail et le droit au repos, notamment par le rétablissement et l’amélioration du régime contractuel du travail ;

Un rajustement important des salaires et la garantie d’un niveau de salaire et de traitement qui assure à chaque travailleur et à sa famille la sécurité, la dignité et la possibilité d’une vie pleinement humaine ;

La garantie du pouvoir d’achat national pour une politique tendant à une stabilité de la monnaie ;

La reconstitution, dans ses libertés traditionnelles, d’un syndicalisme indépendant, doté de larges pouvoirs dans l’organisation de la vie économique et sociale ;

Un plan complet de sécurité sociale, visant à assurer à tous les citoyens des moyens d’existence, dans tous les cas où ils sont incapables de se le procurer par le travail, avec gestion appartenant aux représentants des intéressés et de l’État ;

La sécurité de l’emploi, la réglementation des conditions d’embauchage et de licenciement, le rétablissement des délégués d’atelier ;

L’élévation et la sécurité du niveau de vie des travailleurs de la terre par une politique de prix agricoles rémunérateurs, améliorant et généralisant l’expérience de l’Office du blé, par une législation sociale accordant aux salariés agricoles les mêmes droits qu’aux salariés de l’industrie, par un système d’assurance conte les calamités agricoles, par l’établissement d’un juste statut du fermage et du métayage, par des facilités d’accession à la propriété pour les jeunes familles paysannes et par la réalisation d’un plan d’équipement rural ;

Une retraite permettant aux vieux travailleurs de finir dignement leurs jours ;

Le dédommagement des sinistrés et des allocations et pensions pour les victimes de la terreur fasciste.

c) Une extension des droits politiques, sociaux et économiques des populations indigènes et coloniales.

d) La possibilité effective pour tous les enfants français de bénéficier de l’instruction et d’accéder à la culture la plus développée, quelle que soit la situation de fortune de leurs parents, afin que les fonctions les plus hautes soient réellement accessibles à tous ceux qui auront les capacités requises pour les exercer et que soit ainsi promue une élite véritable, non de naissance mais de mérite, et constamment renouvelée par les apports populaires.

Ainsi sera fondée une République nouvelle qui balaiera le régime de basse réaction instauré par Vichy et qui rendra aux institutions démocratiques et populaires l’efficacité que leur avaient fait perdre les entreprises de corruption et de trahison qui ont précédé la capitulation.

Ainsi sera rendue possible une démocratie qui unisse au contrôle effectif exercé par les élus du peuple la continuité de l’action gouvernementale.

L’union des représentants de la Résistance pour l’action dans le présent et dans l’avenir, dans l’intérêt supérieur de la patrie, doit être pour tous les Français un gage de confiance et un stimulant. Elle doit les inciter à éliminer tout esprit de particularisme, tout ferment de division qui pourrait freiner leur action et ne servir que l’ennemi.

En avant donc, dans l’union de tous les Français rassemblés autour du C.F.L.N et de son président le général De Gaulle !En avant pour le combat, en avant pour la victoire afin que VIVE LA FRANCE ! 

                                                                    LE CONSEIL NATIONAL DE LA RÉSISTANCE

Une grande partie de ce programme a été  appliquée après la guerre, sécurité sociale et retraites généralisées, contrôle des féodalités économiques à la Libération, droit à la culture pour tous, presse écrite délivrée de l'argent et de la corruption, lois sociales agricoles…. Ce programme constitue le socle des conquêtes sociales aujourd'hui  en cours de démantèlement.».

          « Défaire méthodiquement le programme du Conseil National de la Résistance »

C’est sous ce titre que Denis Kessler, ancien n°2 et idéologue du MEDEF, écrivait le 04/10/2007  dans un éditorial du journal Challenge:

« Le modèle social français est le pur produit du Conseil national de la Résistance. [...] Il est grand temps de le réformer, et le gouvernement s’y emploie... 

Le gouvernement et sa majorité s’y emploient : Il n’est d’autre alternative que de résister et contre attaquer.

¹ le front National pour la libération de la France a été crée le 21 mai 1941 par le parti communiste français : http://fr.wikipedia.org/wiki/Front_national_%28R%C3%A9sistance%29

 

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25 avril 2008 5 25 /04 /avril /2008 15:25

Ci-dessous, des extraits de son Discours sur le colonialisme (1950).

« Il faudrait d’abord étudier comment la colonisation travaille à déciviliser le colonisateur, à l’abrutir au sens propre du mot, à le dégrader, à le réveiller aux instincts enfouis, à la convoitise, à la violence, à la haine raciale, au relativisme moral, et montrer que, chaque fois qu’il y a au VietNam une tête coupée et un oeil crevé et qu’en France on accepte, une fillette violée et qu’en France on accepte, un Malgache supplicié et qu’en France on accepte, il y a un acquis de la civilisation qui pèse de son poids mort, une régression universelle qui s’opère, une gangrène qui s’installe, un foyer d’infection qui s’étend et qu’au bout de tous ces traités violés, de tous ces mensonges propagés, de toutes ces expéditions punitives tolérées. de tous ces prisonniers ficelés et interrogés, de tous ces patriotes torturés, au bout de cet orgueil racial encouragé, de cette jactance étalée, il y a le poison instillé dans les veines de 1’Europe, et le progrès lent, mais sûr, de l’ensauvagement du continent. [...]
J’ai relevé dans l’histoire des expéditions coloniales quelques traits que j’ai cités ailleurs tout à loisir.
Cela n’a pas eu l’heur de plaire à tout le monde. Il paraît que c’est tirer de vieux squelettes du placard. Voire !
Etait-il inutile de citer le colonel de Montagnac, un des conquérants de l’Algérie :

" Pour chasser les idées qui m’assiègent quelquefois, je fais couper des têtes, non pas des têtes d’artichauts, mais bien des têtes d’hommes. "

Convenait-il de refuser la parole au comte d’Herisson :

"Il est vrai que nous rapportons un plein barils d’oreilles récoltées, paire à paire, sur les prisonniers, amis ou ennemis. "

Fallait-il refuser à Saint-Arnaud le droit de faire sa profession de foi barbare :

"On ravage, on brûle, on pille, on détruit les maisons et les arbres."

Fallait-il empêcher le maréchal Bugeaud de systématiser tout cela dans une théorie audacieuse et de se revendiquer des grands ancêtres :

"Il faut une grande invasion en Afrique qui ressemble à ce que faisaient les Francs, à ce que faisaient les Goths."

Fallait-il enfin rejeter dans les ténèbres de l’oubli le fait d’armes mémorable du com­mandant Gérard et se taire sur la prise d’Ambike, une ville qui, à vrai dire, n’avait jamais songé à se défendre :

"Les tirailleurs n’avaient ordre de tuer que les hommes, mais on ne les retint pas ; enivrés de l’odeur du sang, ils n’épargnèrent pas une femme, pas un enfant... A la fin de l’après-midi, sous l’action de la chaleur, un petit brouillard s’éleva : c’était le sang des cinq mille victimes, l’ombre de la ville, qui s’évaporait au soleil couchant."

Oui ou non, ces faits sont-ils vrais ? Et les voluptés sadiques, les innommables jouissan­ces qui vous friselisent la carcasse de Loti quand il tient au bout de sa lorgnette d’officier un bon massacre d’Annamites ? Vrai ou pas vrai ? [2] Et si ces faits sont vrais, comme il n’est au pouvoir de personne de le nier, dira-­t-on, pour les minimiser, que ces cadavres ne prouvent rien ?

Pour ma part, si j’ai rappelé quelques détails de ces hideuses boucheries, ce n’est point par délectation morose, c’est parce que je pense que ces têtes d’hommes, ces récoltes d’oreilles, ces maisons brûlées. ces invasions gothiques, ce sang qui fume, ces villes qui s’évaporent au tranchant du glaive, on ne s’en débarrassera pas à si bon compte. Ils prouvent que la colonisation, je le répète, déshumanise l’homme même le plus civilisé ; que l’action coloniale, l’entreprise coloniale, la conquête coloniale, fondée sur le mépris de l’homme indigène et justifiée par ce mé­pris, tend inévitablement à modifier celui qui l’entreprend ; que le colonisateur, qui, pour se donner bonne conscience, s’habitue à voir dans l’autre la bête, s’entraîne à le traiter en bête, tend objectivement à se transformer lui-­même en bête. C’est cette action, ce choc en retour de la colonisation qu’il importait de signaler. »

Notes

[1] Aimé Césaire a été maire de Fort de France (1945 - 2001) et député de la Martinique (1945 - 1993) ; il a obtenu la départementalisation de la Martinique en 1946.

[2] Il s’agit du récit de la prise de Thouan-An paru dans le Figaro en septembre 1883 et cité dans le livre de N. Serban : Loti, sa vie, son oeuvre. « Alors la grande tuerie avait commencé. On avait fait des feux de salve-­deux ! et c’était plaisir de voir ces gerbes de balles, si facilement dirigeables, s’abattre sur eux deux fois par minute, au commandement d’une manière méthodique et sûre... On en voyait d’absolument fous, qui se rele­vaient pris d’un vertige de courir ...Ils faisaient un zigzag et tout de travers cette course de la mort, se retroussant jusqu’aux reins d’une manière comique... et puis on s’amusait à compter les morts...
Nb: D'autres  savaient ou aurait pu savoir la majorité a toujours cautionné le crime. JF
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19 mars 2008 3 19 /03 /mars /2008 18:10

 

 

Au lendemain de l’hommage rendu par la nation aux victimes de la grande guerre, ayons, une pensée respectueuse et émue à l’intention  de Lazare  Ponticelli le dernier survivant de cette immonde boucherie.Il  avait souhaité qu’il en soit ainsi. 

Souvenons nous également de Jean Jaurès  assassiné en 1914 pour avoir dénoncé l’Union Sacrée des fauteurs de guerre et prévu l’hécatombe qui s’ensuivrait. 

Plus proche de nous, plus accessible à nos mémoires Aimé Césaire, le poète de la négritude disait en 1950 : 

 « Il faudrait d’abord étudier comment la colonisation travaille à déciviliser le colonisateur, à l’abrutir au sens propre du mot, à le dégrader, à le réveiller aux instincts enfouis, à la convoitise, à la violence, à la haine raciale, au relativisme moral, et montrer que, chaque fois qu’il y a au Viet Nam une tête coupée et un oeil crevé et qu’en France on accepte, une fillette violée et qu’en France on accepte, un Malgache supplicié et qu’en France on accepte…Il y a  une régression universelle qui s’opère, une gangrène qui s’installe, un foyer d’infection qui s’étend et qu’au bout de tous ces traités violés, de tous ces mensonges propagés, de toutes ces expéditions punitives tolérées. de tous ces prisonniers ficelés et interrogés, de tous ces patriotes torturés, au bout de cet orgueil racial encouragé, de cette jactance étalée, il y a le poison instillé dans les veines de l’Europe, et le progrès lent, mais sûr, de l’ensauvagement du continent. » 

C’était quatre ans  avant la toussaint 1954 date du déclenchement des hostilités en Algérie pour une guerre qui devait durer 8 années.

Le récitant  donnait ensuite lecture du message de l'Association Républicaine des Anciens Combattants et victimes de guerres, combattants pour l'amitié, la solidarité, la mémoire, l'antifascisme, la Paix

 Ce 19 mars 2008 marque le 46ème anniversaire du Cessez-le-feu officiel des combats d’Algérie, de Tunisie et du Maroc, le 19 mars 1962.

30.000 soldats français y laissèrent la vie, 300.000 en sont revenus blessés et malades, meurtris dans leur chair et dans leur esprit, et tous traumatisés. Plus d’un million d’Algériens furent tués ou sont disparus. Cette guerre a eu des conséquences douloureuses pour les Français d’Algérie qui furent déracinés et des conséquences dramatiques pour les harkis qui subirent un sort cruel.

Cette fin de la guerre d’Algérie aurait dû marquer l’achèvement de l’époque colonialiste de la France. Elle aurait du ouvrir l’ère de possibles échanges et coopérations entre la France et l’Algérie.

L’ARAC n’a cessé d’agir durant cette guerre pour que ce drame soit résolu par la négociation avec les Algériens en lutte. Elle a d’ailleurs été la seule association d’anciens combattants à renouer dès 1975 des relations bilatérales avec les anciens combattants algériens. C’est pourquoi elle estime aujourd’hui indispensable que s’établissent des relations durables avec le gouvernement d’Algérie et d’amitié avec son peuple.

Mais il reste tout de même un obstacle à éliminer. En effet la loi du 23 février 2005 dont nous continuons à exiger l’abrogation, vante les soi-disants bienfaits du colonialisme, sert de justification aux nostalgiques de l’OAS et institutionnalise le 5 décembre comme date commémorative de la fin des combats d’Algérie, Tunisie et Maroc. Elle est toujours en vigueur. C’est un retour en arrière inadmissible.

C’est pourquoi l’ARAC demande à nouveau cette abrogation et exige plus que jamais la fixation de la commémoration officielle de la fin des combats d’Algérie, Tunisie et Maroc le 19 mars de chaque année, seule date historique valable et susceptible de rassembler tous les anciens combattants en Afrique du Nord, supplétifs et harkis compris.

Enfin l’ARAC entend contribuer à faire du 19 mars 2008 une journée-symbole par une nombreuse participation des anciens combattants, victimes de guerre et de toutes celles et tous ceux qui veulent voir s’instaurer de manière stable des pratiques de coopération, de solidarité et d’ amitié entre la France et l’Algérie, dans la paix retrouvée.


Le message de la FNACA a été lu par le président de sa section locale.

 

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7 octobre 2007 7 07 /10 /octobre /2007 15:58

Le traité de non prolifération des armements nucléaires fût signé le 1 juillet 1968 entre les Etats Dotés de l’Arme Nucléaire - EDAN - (Etats-Unis, URSS, Royaume Unis, France, Chine) et les Etats Non Dotés de l’Arme Nucléaire- ENDAN.

 

Les EDAN s’engagent à ne pas aider les autres pays à acquérir l’arme nucléaire les autres à ne pas la développer.

 

Le traité favorise les usages pacifiques de l’atome, en affirmant le droit inaliénable de toutes les parties au traité à développer la recherche, la production et l’utilisation de l’énergie nucléaire à des fins pacifiques.

 

Tous les pays signataires et notamment les états les plus avancés dans le domaine nucléaire civil s’engagent à faciliter un échange aussi large que possible d’informations, d’équipements et de matières premières pour les utilisations pacifiques de l’énergie nucléaire.

 

Le TNP crée cependant une discrimination entre EDAN et ENDAN en matière d’armement qui a pousse Israël, l’Inde et le Pakistan à ne pas le signer et à développer des programmes clandestins que nul n’ignorait alors que l’Irak s’est vu hier interdire cette faculté par les armes, aujourd’hui ou demain ce pourrait être le sort réservé à l’Iran.

 

La Corée du nord qui s’était retirée du TNP en 2003 déclarait en 2005 renoncer à l’arme nucléaire en contrepartie de garanties de sécurité et d’accès au nucléaire civil et de livraisons de pétrole nécessaire à sa production agricole, fabrication d’engrais et fonctionnement engins motorisés, elle avait du revenir à la traction animale après la disparition de l’URSS et avait ainsi vu sa production agricole chuter et subi des périodes de disettes. A l’époque ses demandes n’avaient pas été exaucées.

                                                                                                                                         

Le traité  stipulait en son article 6 : «  Chacune des parties s’engage à poursuivre, de bonne foi, des négociations sur des mesures efficaces relative à la cessation de la course aux armements à une date rapprochées et au désarmement général contrôlé nucléaire et au désarmement général et complet sous contrôle stricte et efficace. » ; aujourd’hui si les EDAN ont désarmé quantitativement, sauf la Chine, qui n’est pas au même niveau, il ont amélioré qualitativement leurs matériels et disposent de capacités de destructions plus performantes qu’ils améliorent sans cesse.  

 

Les Etats-Unis, prétextant l’Iran, qui n’a pourtant que des missiles de courte portée, pour étendre leur bouclier anti-missiles à la planète entière souhaite  s’implanter en Tchéquie, aux portes de Russie ce qui provoquerait des contres mesures et par conséquent de nouvelles courses aux armements ou la France entend elle aussi prendre sa part.

 

Selon le rapport annuel 2007 de l’institut de recherche pour la paix  (SIPRI ) les dépenses d’armements qui s’élevaient à 1500 milliards de dollars en 1986, une année particulièrement représentatives de la guerre froide sont tombées à 745 milliards de dollars en 1998 pour remonter à 1204 milliards en 2006.

 

Cette année là les Etats Unis ont jetés 1756 dollars par habitants dans les dépenses d’armement, la grande Bretagne 990, la France 875, la chine 37, la Japon qui veut rattraper son retard 341, la Russie 18, l’Inde 2 ou 3.

 

Les sommes dépensées annuellement par les pays riches pour lutter contre le sida n’équivalent qu’à dix huit jours de dépenses d’armement mondial. C’est dire que là aussi des sommes colossales pourrait être mises à profit pour lutter contre la maladie, la malnutrition, le sous développement.

 

Les Etats-Unis, la France la Russie, l’Angleterre tous détenteurs de l’arme atomique sont les plus gros pourvoyeurs d’armements  dits conventionnels dont-ils tirent de substantiels profits.

 

Le désarmement général et contrôlé, en particulier pour ce qui concerne le nucléaire est une nécessité impérieuse, la non prolifération ne l’est pas moins pour aller progressivement, mais rapidement vers un dépassement pacifique des conflits d’intérêts.

 

Pouvons –nous cependant interdire aux uns, les plus faibles de s’armer pour se défendre tout en laissant les autre déjà les plus forts, et leurs amis, développer des armes   de destructions encore plus massives pour tenter d’asservir l’humanité à leurs visées impérialistes dont on sait les ravages qu’elles font aujourd’hui, en fait pour s’assurer une hégémonie économique et politique sur la planète ?

 

 

Là est la vrai question.

 

Il n’est à mon sens pas de non prolifération nucléaire  possible sans que les puissants, en particulier les Etats-Unis, ne donnent des témoignages tangibles de leur bonne foi

 

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30 mai 2007 3 30 /05 /mai /2007 15:02

Que le candidat Sarkozy ait eu le souci de ratisser large est une évidence par contre je doute que le président qui demeure un adversaire de classe, et la caste qu’il représente aient intérêt à faire revenir à la surface des pages oubliées ou presque de notre commune histoire pour peu que nous sachions rappeler ce que fut réellement cette période, qui fut tout à la fois tragique et héroïque,la démission des « élites » d’alors, les sacrifices des autres.

 

Quelles que soient ses motivations, elles nous offrent l’opportunité de rappeler que Guy Môquet, qui pourrait être de nos contemporains,  n’est pas un mythe, mais un être fait de chair et de sang qui est allé, comme ses camarades  jusqu’au bout de ses convictions. Leurs morts n’ont pas été vaines, ne l’oublions pas.

 

Ils étaient de purs produits de l’école de la troisième  république, avec le sens qu’elle donnait au mot Nation. Formés et endurcis dans les luttes politiques et syndicales ils ont accepté le sacrifice suprême non seulement pour la patrie et la communauté qu’elle représentait à leurs yeux mais également pour libérer l’Europe de l’horreur Nazi. Ils étaient tout à la fois internationalistes et patriotes.

 

Il faut bien sur situer le message de Guy Môquet dans son contexte, dans le cas contraire il perdrait de sa signification mais il doit être adapté en fonction de celui qui lit ou écoute mais n’est-ce pas là aussi le rôle du ou de la pédagogue, des enseignants en général, presque toujours absents lors des cérémonies commémoratives? Mais il est vrai que  pour la presque totalité de nos concitoyens 8 mai et 11 novembre  sont vécus  comme journées destinées à faire les courses dans les grandes surfaces ou à allonger les week-end, et que l’opinion ne s’émeut  véritablement que lorsque les cercueils commencent à être rapatriés.

 

La responsabilité en incombe pour une part aux pouvoirs qui se sont succédés depuis quelques décennies ainsi qu’aux médias à leur service, il fallait bien occulter les responsabilités de la droite et de la social-démocratie dans les guerres coloniales, l’abandon de l’Espagne républicaine, le lâche soulagement de Munich, qui ont ensuite fermé les yeux et se sont tus lors de la reconversion d’anciens nazis dans l’administration allemande d’après guerre pour accorder la priorité à la condamnation du pacte germano-soviétique pourtant postérieur à  Munich et à la dénonciation, aujourd’hui encore, des erreurs d’appréciation de la direction du PCF,qui a fait son autocritique, de son aveuglement, bien réel, à l’égard du grand frère petit père des peuples…

 

Sous la pression l’Ecole s’est progressivement éteinte, a mis en œuvre des programmes édulcorés de l’essentiel (pas seulement en histoire et sans formation appropriée), les parents ont abdiqué comme l’opinion, la transmission orale s’est étiolée face aux étranges lucarnes assénant ce qui paraissait être des vérités premières pour se couler sous les vents dominants. Quiconque, tentant de réagir essuyait le plus souvent un sourire incrédule, parfois méprisant.

 

S’il faut resituer, alors resituons tout, l’éveil des nouvelles générations est à ce prix, le réveil des autres aussi, exigeons du nouveau pouvoir : Tous ensemble enseignants, parents, grand parents, étudiants , lycéens,  qu’il octroie à l’ECOLE les moyens à la hauteur des objectifs déclarés mais de grâce que nul ne jette l’anathème sur l’école de la troisième république ou l’instit radsoc était progressiste alors que le corps enseignant est aujourd’hui devenu majoritairement « conservateur » de l’ordre politique établi.

 

Nul mieux qu’Emmanuel Todd, dans son ouvrage L’illusion économique, essai sur la stagnation des sociétés développées, Gallimard, 1998, n’en a démonté le mécanisme, les lignes suivantes sont pertinentes : « …Les enseignants (ils ne sont pas les seuls- ndlr-), qui constituent l’un des cœurs sociologiques de la gauche, sont faiblement menacés par l’évolution économique. Contrairement à ce que suggère la rhétorique ultra libérale, qui insiste pour que toutes les conduites humaines soient déterminées par l’appât du gain ou la peur de la perte, les professeurs font fort bien leur travail, en l’absence de risque du marché. Mais n’ayant pas à craindre au jour le jour le licenciement ou la perte de leur salaire, ils ne se sentent pas menacés d’une destruction économique, sociologique, psychologique. Ils ne sont donc pas mobilisés contre la pensée zéro. Sans être le moins du monde de « droite », statistiquement, ou favorable au profit des grandes entreprises, ils sont atteint d’un passivisme et peuvent se permettre de considérer l’Europe monétaire et l’ouverture des échanges internationaux comme des projets idéologiques sympathiques et raisonnables. Ils ne sont aucunement « bénéficiaires » car si aucune souffrance économique directe ne les atteint, ils subissent de plein fouet les effets sociaux indirects du chômage à travers des élèves difficiles, rendus violents par le contexte de décomposition familiale et sociale. L’acceptation implicite par cette catégorie sociale de la gestion économique, idéologiquement et statistiquement beaucoup plus important que les « bourgeois » ou les hauts fonctionnaires, assure la stabilité européiste et libre échangiste du parti socialiste, dans ses tréfonds militants et non pas simplement parmi ses dirigeant.

On peut formuler une prédiction de type conditionnel : si les enseignants viraient sur les questions de la monnaie unique et du libre échange, la pensée zéro serait, du jour au lendemain, morte, et l’on verrait se volatiliser les apparentes certitudes du CNPF et de Bercy. » 

 

Tout en étant conscient des limites de l’école libératrice je reste convaincu que le corps enseignant pourrait, en toute objectivité, en dehors des pressions partisanes et sans peine excessive jouer un rôle plus important dans la transmission des faits qui ont jalonné notre passé  car le « voyageur », dans le temps comme dans l’espace, qui ne sait d’où il vient ni ou il est ne peut savoir ou aller. 

 

Le texte de Emmanuel Todd dévoile l’une des raisons, sinon la principale de la désaffection des travailleurs du privé, les ouvriers en particulier, à l’égard de la gauche mais il y a peut-être des avis contraires.

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28 mai 2007 1 28 /05 /mai /2007 16:06

Pourquoi et comment lire la lettre de Guy Môquet ?

Par Philippe Meirieu, professeur à l’université Lumière-Lyon-II

 

Quand un candidat, dans le cadre d’un meeting de campagne, déclare vouloir liquider l’héritage de mai 1968 et « restaurer l’autorité », il est normal qu’on puisse exprimer ses craintes et, même, qu’on évoque les dérives passées de tous les « rappels à l’ordre ». En revanche, quand un président de la République élu qui vient de prendre ses fonctions décide de faire lire à tous les lycéens de France la lettre écrite par Guy Môquet à ses parents en 1941,à la veille de son exécution, on ne peut que saluer le geste symbolique.

 

Cette lettre est celle d’un jeune militant communiste exécuté comme otage et qui demande à ceux qui restent d’être « dignes » des vingt-sept sacrifiés. Elle est particulièrement émouvante et susceptible de permettre à des adolescents de réfléchir sur la manière dont notre nation s’est construite, sur les sacrifices et les combats pour la liberté qui ont jalonné son histoire. Elle ne saurait toutefois se suffire à elle-même.

 

Il faudra expliquer aux lycéens le contexte de cette exécution : le démarrage de la Résistance en août 1941, les ordres de Hitler qui exige, dans le cadre de la lutte contre le "judéo-bolchévisme", l’exécution des otages communistes et juifs, l’assassinat des vingt-sept otages de Châteaubriant par les hommes de Vichy pour sauver les cinquante notables désignés par les Allemands, les déportations massives avec la collaboration du régime de Pétain et la montée en puissance de la Résistance... En réalité, ce qu’il faut transmettre aux lycéens, au-delà de l’immense et nécessaire respect dû à un jeune militant martyr, c’est la capacité de discerner les signes de la montée de la barbarie, où qu’ils soient et d’où qu’ils viennent. Pourquoi Guy Môquet s’est-il engagé ? Pourquoi et à quoi a-t-il résisté ? Qu’est-ce qui pouvait pousser un jeune homme de seize ans, en 1940, à distribuer des tracts du Parti communiste ? Quelles valeurs étaient en jeu ?

 

Il s’agit d’aider les lycéens à comprendre que le combat pour la démocratie et la dignité des hommes n’est pas un combat périmé, que la civilisation est encore bien fragile, que la planète reste menacée par bien des dictatures et que l’engagement pour la liberté n’est pas
seulement un objet de commémoration. Il faut des célébrations. Il faut des actes symboliques. Mais il ne faut pas qu’ils nous exonèrent d’une réflexion de fond et d’une vigilance citoyenne quotidienne.

 

Article paru dans l'édition du 25 mai 2007 du quotidien l’Humanité :

tribune libre

     

http://www.humanite.fr

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18 mai 2007 5 18 /05 /mai /2007 17:10

 

                                                                       Châteaubriant, le 22 octobre 1941

 

Ma petite maman chérie,

Mon tout petit frère adoré,

Mon petit papa aimé

 

Je vais mourir ! Ce que je vous demande, à toi en particulier petite maman, c’est d’être très courageuse. Je le suis et je veux l’être autant que ceux qui sont passés devant moi. Certes j’aurais voulu vivre, mais ce que je souhaite de tout mon cœur, c’est que ma mort serve à quelque chose .Je n’ai pas eu le temps d’embrasser Jean. J’ai embrassé mes deux frères et René ¹. Quant à mon véritable ², je ne peux le faire, hélas ! J’espère que toutes mes affaires te seront renvoyées, elle pourrons servir à Serge qui, je l’escompte, sera fier de les porter un jour.

 A toi petit papa, si je t’ai fait ainsi qu’à ma petite maman bien des peines, je te salue pour la dernière fois. Sache que j’ai fait de mon mieux pour suivre la voie que tu m’as tracée ;

 

 Un dernier adieu à tous mes amis, à mon petit frère qu j’aime beaucoup, qu’il étudie bien pour être plus tard un homme.

 

17 ans et demi ma vie aura été courte, je n’ai aucun regret si ce n’est de vous quitter tous. Je vais mourir avec Tintin, Michels ³ ; Maman ce que je te demande, ce que je veux que tu me promettes, c’est d’être courageuse et de surmonter ta peine.

 

Je ne peux en mettre d’avantage, je vous quitte tous, toutes, toi maman, Séserge, papa, en vous embrassant de tout mon cœur d’enfant. Courage !

 

                                                                               Votre Guy qui vous aime.

 

¹ Jean Mercier, Roger Sémat, Rino Scolari ;

² Serge frère de Guy Môquet

³ Jean Pierre Timbaud, ami de Guy Môquet et Charles Michel, trente huit ans, député communiste de Paris, fusillés à la Sablière le 22 octobre 1941

 

Un court extrait de cette lettre avait été lu lors de la cérémonie commémorative du 8 mai 2006 à Villiers sur Orge.

 

Guy Môquet naît à Paris en 1924.Il poursuit des études secondaires au lycée Carnot lorsque surviennent la déclaration de guerre et l’internement de son père, Prosper Môquet, député communiste du dix septième arrondissement de paris. Militant de la jeunesse communiste, il monte, dès l’été 1940, avec ses camarades des groupes d’impression, de distribution de tracts clandestins et de collage de papillons. Arrêté le 13 octobre 1940 à la gare de l’Est par la police française, il est interné à la santé puis à Fresnes. Libéré le 24 janvier 1941,  il est cependant gardé au dépôt puis transféré, comme interné administratif, à la Santé, à Clairvaux et enfin, en mai 1941, au camp de Choisel (Châteaubriant ). Désigné comme otage, il est fusillé le 22 octobre au matin à la carrière de la sablière, avec vingt-six autres otages.

 

Guy Môquet devient un symbole pour de nombreux groupes de Résistance. Louis Aragon lui consacre, sous son  pseudonyme de  « François la Colère », un chapitre du Témoin des Martyrs, brochure publiée clandestinement. Le poète dédie aussi La Rose et le Réséda, paru dans la clandestinité, à «  Gabriel Péri et Honoré d’Estienne d’Orves comme à Guy Môquet et Gilbert Dru »

 

Extraits de l’ouvrage  LA VIE A EN MOURIR- Lettre de  Fusillés 1941-1944 Ed Taillandier

Présentation par Guy Krivopissko. Préface de Jean Marcot.

L’ouvrage a été réédité en 2006 par les éditions Points-Seuil avec un avant propos de Jean Jack Goldman.

 

« Ce qu’ils incarnent- a déclaré le Président de la République- est invincible. Ils ont dit NON à la fatalité, à la soumission, au déshonneur, à ce qui rabaisse la personne Humaine.Ce NON continuera d’être entendu bien après leur mort, parce que NON, c’est le cri éternel que la liberté humaine oppose à tout ce qui menace de l’asservir. »

 

Même si le plus lourd tribu fut payé par le parti communiste, le parti des fusillés, il y eut « celui qui croyait au ciel, celui qui n’y croyait pas, fou qui songe à ses querelles au cœur du commun combat » des hommes et des femmes de toutes obédiences.Cependant, contrairement à une idées très répandue, cet hommage officiel à Guy Môquet, entré en résistance dès 1940 comme nombre de ses camarades, fusillé en 41, vient à propos rappeler que les communistes ne furent pas des résistants de la dernière heure. Les chemins de l’histoire sont parfois imprévisibles.

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14 mai 2007 1 14 /05 /mai /2007 09:45
                                 

                                                     

                                                                                                              

                                  CEREMONIE DU SOUVENIR A VILLIERS sur ORGE
                                                       le 8 mai 2007

                    Patricia Laura Stéphanie nous ont donné lecture de deux poèmes 

                                                   FRATERNITE         

 

                                      F  rères par la douleur et le sang versé,

                                      R  ivés tels des forçats à l’infamante chaîne,

                                      A  insi, sans distinction de race et de passé

                                      T  ous, les morts, les vivants, ils ont vaincu la haine.

                                      E  t dans l’ardent creuset des camps et des prisons

                                      R  avalés au niveau de la bête soumise,

                                      N  oirs ou blanc et venus de tous les horizons

                                      I   ls ont forgé tout comme on bâtit une Eglise,

                                      E  n silence, ton nom sacré, FRATERNITE.

 

                                                                    Max Segonne

                                                                    Ancien des Forces Françaises Libres

                                                                    Sociétaire de la société des Poètes Français

                                                                    Extrait de Nuit et Brouillard- mars 1984   


                                                                      LA GUERRE

 

                Ville en flamme,  maisons qui brûlent,

                Sur les décombres, une femme qui hurle,

                Cris des sirènes, des seins lourds qui lâchent.

                L’enfant dans ses bras n’aura plus d’âge.

                Lorsque se taisent les armes

                De ceux qui avaient raison

                De ceux qui avaient tort,

                Il ne reste que la mort.

 

 

                Ailleurs, on se met à table, devant la télé:"passe-moi le vin s’il te plait. "

                Une fillette cherche ses rêve, à jamais disparus.

                Ses parents près d’elle, étalés sur la chaussée.

                Et le verbe aimer n’appartient plus qu’au passé.                                   

                Lorsque se taisent les armes

                De ceux qui avaient raison

                De ceux qui avaient tort,

                Il ne reste que la mort.

 

 

                Ailleurs c’est l’heure de se mettre au lit : " Fais de beaux rêves ma chérie."

                Vêtue d’acier, tachetée de sang,

                Piétinant la ville en passant,

                La guerre nourrit sa clientèle,

                De balles, d’obus et d’autres fruits mortels.

                 Lorsque se taisent les armes

                De ceux qui avaient raison

                De ceux qui avaient tort,

                Il ne reste que la mort.

 

                Ailleurs les vacances, les plages les routes, " ce soir en direct un match de foot."

                Orient des larmes, Orient de la souffrance,

                Mon Dieu entends-tu ce silence,

                Qui vient après tous ces vacarmes.

                Lorsque se taisent les armes

                De ceux qui avaient raison

                De ceux qui avaient tort,

                Il ne reste que la mort.

 

                                                                Sara Alexander

                                                                Chanteuse israélienne

                                                                Paru dans L’Humanité du 13-02-2003

    

                          
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24 février 2007 6 24 /02 /février /2007 17:34

                                     Association Républicaine des Anciens Combattants et Victimes de Guerre

           Combattants pour l’amitié, la solidarité, la mémoire, l’antifascisme et la paix.

                                                                    Comité départemental de l’Essonne

                                      Appel de femmes de l’Essonne pour la paix, l’amitié entre les peuples

 

                 La journée internationale de la femme, née en 1910 à Copenhague, n’a été officiellement reconnue par les Nations Unies qu’en 1977. C'est en 1982 que la France à décidé de célébrer officiellement cette date.

                 Combien de combats pour la reconnaissance des droits légitimes des femmes aura-t-il fallu mener pour aboutir à cette conscience que les femmes sont des citoyennes à part entière, et que l’égalité entre hommes et femmes est une chose naturelle- et même indispensable- pour une évolution harmonieuse, progressiste et humaine des sociétés ?

 

                       Nous femmes du département de l’ Essonne, femmes du 91, nous voulons placer le 8 mars 2007 sous le signe de la paix, du désarmement, notamment nucléaire et de l’amitié entre les peuples.

 

                 Nous, mères, épouses, sœurs, filles, grand-mères,

 

                 Nous savons combien perdre un proche - le voir revenir blessé ou traumatisé- est une douleur et un drame.

                 Tous les jours, les informations nous donnent à voir les images des conflits meurtriers en cours : moyen Orient, Irak, Afghanistan, Darfour, Somalie etc…

                 Des enfants des femmes, des familles sont assassinées. Les tragédies sont quotidiennes. Sans compter les immenses dépenses qu’engendrent ces conflits ou guerres modernes.

 

                  Nous femmes du 91,

 

                 rêvons pour nos enfants d’un monde ou les Peuples rangeraient enfin au placard de l’histoire la recours à la violence individuelle ou collective, au terrorisme de clans ou d’Etats, à la course effrénée aux armements les plus sophistiqués, les plus meurtriers, y compris avec le recours  aux armes nucléaires miniaturisées.

 

                       ● Nous femmes du 91,

 

                 rêvons pour nos enfants d’un monde ou les Peuples substitueraient enfin à la Guerre et

                 à la violence armée, des relations fondées sur la recherche de solutions politiques négociées, sur l’ Amitié la Solidarité et la coopération.

 

                Nous femmes du 91,

 

                  rêvons pour nos enfants d’un monde enfin débarrassé des armes nucléaires qui hypothèquent leur avenir.

 

                       ● Nous femmes du 91,

         

                 rêvons d’un monde ou les immense richesse - consacrées aujourd’hui à
  la  course aux  armements et à leur utilisation massive – seraient utilisées pour vaincre la faim dans le monde,  éduquer, soigner, mettre en œuvre un développement durable pour sauver la planète gravement menacée, bref au service de l’humanité et de la vie.

 

                      ● Nous femmes du 91,

 

                      Voulons que la France s’engage résolument suc ce chemin de la vie et de l’espoir.

 

                  Vous pouvez, vous aussi populariser cet appel,  le signer en vous adressant :

                 Au  siège départemental de l’ARAC : 4, Avenue Charles de Gaulle, 91600 Savigny sur Orge – TEL : 01 69 21 26  68, e mail arac.essonne@cegetel.net ou j.freychet@wanadoo.fr

 

 

 

 

 
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14 février 2007 3 14 /02 /février /2007 17:58
L’ARAC dit NON à la à la guerre
 
Le calendrier des manifestations publiques annuelles est jalonné de dates, pour ne retenir que les plus récentes, 11 novembre, 8 mai, 19 mars qui au fil du temps perdent de leur signification profonde pour les nouvelles générations.
 

Elles représentent pourtant un bilan effroyable se chiffrant par des dizaines de millions de vies anéanties, gâchées, de familles brisées, d’exactions commises que beaucoup, parmi les simples exécutants n’auraient imaginé commettre.

 

La légende rapporte que le poilu de 1914 était parti pour que ce soit la dernière. A l’issue de la seconde guerre mondiale, les peuples horrifiés diront « Plus jamais ça », dans la foulée les méthodes utilisées contre les peuples asservis en lutte pour leur indépendance auront des réminiscences gestapiste et nazis. Proche de nous, qui prétendons à la civilisation la barbarie n’est pas éradiquée, le quotidien nous en apporte fréquemment la preuve.

 

Notre passé récent a connu les génocides cambodgiens et rwandais, celui des indiens d’Amazonie. De temps à autres les puissants de ce monde nous incitent à la repentance pour les crimes commis au nom de nos ancêtres et pendant ce temps là des affrontements armés se déroulent, souvent sous les objectifs des caméras, soi disant pour la DEMOCRATIE, en réalité comme hier, pour   l’instauration- restauration de zones d’influences, le contrôle des matières premières, l’extension des marchés.

 

Laisserons nous à notre descendance le soin d’étancher le sang répandu et de faire repentance de fautes qu’elle n’a pas commise ou devons nous nous inscrire dans une logique de prévention, désarmer progressivement, tous azimuts, et de manière équilibrée,  pour aller vers une culture de dépassements pacifiques et concertés des contradictions apparentes d’intérêts, vers plus de solidarité entre les peuples, que de concurrence ?

 

 Conformément aux engagements pris par ses fondateurs, en 1917, en pleine guerre mondiale l’A.R.A.C. opte résolument pour le second terme de l’alternative  car une troisième conflagration mondiale, toujours possible, serait un désastre pour l’Humanité. Il n’est qu’une manière de stopper enfin ce que beaucoup considèrent comme une longue litanie, l’énumération des noms inscrits sur les stèles des monuments aux morts : En tarir la source.

 

Se souvenir pour ménager le futur, est le sens de notre combat quotidien, nous vous invitons à le partager et à le faire partager.

 
 
Nous vous informons qu’une cérémonie, dédiée au souvenir des sacrifices imposés et au soutien des familles frappées dans ce qu’elles avaient de plus cher, exprimant aussi notre profond désir de paix, a lieu dans notre commune aux dates anniversaires de la fin des premières et deuxièmes guerres mondiales et de la guerre d’Algérie, la prochaine aura lieu le 11 novembre prochain au monument aux morts, rassemblement à 10 h 00 à l'entrée du cimetière de  Villiers sur Orge.

Vous êtes cordialement invités à y participer.

                                                                                                                               JF
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