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  • : Villiers sur Orge- La Vie en Blog
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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 14:59

 

 

 

 

                    BUREAUX

 

 

 

         1

 

         2

 

        3

 

    TOTAL

 

        %

 

INSCRITS

 

      1023

 

       908

 

      894

 

     2825

 

 

VOTANTS

 

        828

 

       779

 

      755

 

       362

 

   83,6106

 

BULLETINS BLANCS ET NULS

 

          68

 

        39

 

        42

 

       149

 

   6,30821

 

SUFFRAGES EXPRIMÉS

 

        760

 

       740

 

       713

 

     2213

 

   93,6918

 

 

ONT OBTENU                                                                                              TOTAL            %

 

 

François HOLLANDE

 

        379

 

        365

 

        360

 

      1104

 

    49,887

 

Nicolas SARKOZY

 

         381

 

         375

 

        353

 

       1109

 

     50,113

 

Résultats premier tour

 

Nationalement ceux qui pavoisent ne tarderont certainement pas à déchanter, d’autres plus lucides, pour qui l’essentiel étaient d’empêcher la   poursuite de la casse de nos acquis sociaux l’objectif semblerait atteint si Sarkozy adepte des sauts de carpes n’avait déjà jeté le doute sur son retrait définitif   annoncé de la vie politique.

 

Pour ce qui concerne les promesses du président nouvellement élu nous jugerons sur pièces mais il a gros à parier, si nous ne prenons pas nos distances avec l’Union Européenne et l’euro,  que le traitement  qui nous est réservé,  sera le même que celui que les  grecs  subissent aujourd’hui à haute dose. Ils sont  de plus en plus nombreux à guigner vers la soupe populaire quand ils ne s’y précipitent pas, le nombre des suicides augmente.

 

Un récent sondage montre qu’au  second tour les reports  sur Sarkozy dont été plus importants que prévus initialement :

 

58% des électeurs de Le Pen du premiet tour se seraient reportés sur lui, 14% sur Hollande, 28% abstenus.

 

40% des électeurs de Bayrou sont allés vers Sarkozy, 28% vers Hollande, 32 % se sont abstenus.

 

Les électeurs de Melenchon se sont également dispersés. Si 74 %d’entre eux se sont reportés sur Hollande, 5% sont allés vers Sarkozy, 19 % se sont abstenus ce qui n’était pas de nature à garantir le renvoi du sortant dans ses foyers.

 

A Villiers sur orge la participation a été plus importante de 4 points, les suffrages exprimés inférieurs de 5 voix. Les votes blancs ou nuls sont plus importants qu’au plan national, 6,308 % contre 5,72 ; Au bureau numéro 1, la mairie,  8,21 des votants ont renvoyé les candidats dos à dos, c’est sans doute comme en pareilles circonstance l’un des aspect du vote protestataire qui s’exprime au premier tour en faveur du Front National du côté de la Seigneurie.

 

Les résultats montrent qu’entre les deux tour Sarkozy a plus mobilisé que son adversaire. Notre  commune reste donc, électoralement, majoritairement, de très peu il est vrai, à droite (5 voix).

 

Mais il est aussi patent que les militants se réclamant de la gauche,  rencontré sur le terrain, à Villiers  ou sur les communes environnantes semblaient plus préoccupés de porter la parole venue d’en haut que  de répondre aux interrogations de leurs interlocuteurs en  proposant une réelle alternative à la politique antisociale,  que nous subissons à des degré divers, selon notre position sur l’échiquier social, da la part des pouvoirs qui se succèdent depuis trente ans qu’ils soit  RPR, UMP ou socio libéraux  laissant ainsi une partie majoritaire  de l’opinion à la merci des  extrémistes de droite, qui ne sont pas qu’au Front National, et des illusionnistes de « gôche ».

 

Veillons qu’à l’instar de Mitterrand,  Hollande  ne nous laisse pas en héritage un clone du sortant après avoir transféré des dépenses vers les collectivités territoriales et par conséquent les contribuables locaux pour réduire le déficit de l’Etat.

 

Indignez-vous disent certains qui ont encore les ressources nécessaires pour surfer  sur la crise ! Non révoltez-vous, il en restera toujours quelque chose, plutôt que d’élire, comme en Grèce,  des néo-nazis à la chambre des députés.

 

 Ce n’est pas en tentant de légitimer le vote Front national comme l’ont fait les candidats pour tenter de récupérer quelques voix qu’il sera possible d’éviter ce dangereux écueil mais en montrant ce que furent les bilans du nazisme et du fascisme japonais des années 20 jusqu’à la fin de la seconde guerre mondiale, allant crescendo, des contres vérités assenées, de  l’intimidation physique jusqu’au génocide et à l’atrocité des expériences médicales et chirurgicales à vif.

 

Ainsi que l’a écrit Bertold Brecht : Le ventre est encore fécond d’où a surgit la bête immonde. L’Humanité est capable de produire le meilleur, elle produit trop souvent  le pire.

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25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 17:26

Résultats , analyse et premiers commentaires

 

 

 

 BUREAUX

 

 

1

2

3

TOTAL

%

INSCRITS

1023

908

894

2825

 

VOTANTS

796

   739

711

2246

79,5044

BULLETINS BLANCS ET NULS

   9

     5

14

28

1,24666

SUFFRAGES EXPRIMÉS

787

  734

697

2218

98,7533

 

 

 

 

 

 

Ont obtenu

 

 

 

 

 

Eva  JOLY     

  23

    22

12

57

2,56988

Marine LE PEN

147

  103

91

  341

15,3742

Nicolas SARKOZY

200

204

193

597

26,9161

Jean-Luc MELENCHON

   90

    86

  82

  258

11,6321

Philippe POUTOU

    9

     7

   2

   18

0,81154

Nathalie ARTHAUD

    3

     4

   2

    9

0,40577  

Jacques CHEMINADE

    2

     1

  2

     5

0,22543

François BAYROU

  85

   90

 98

  273

12,3084

Nicolas DUPONT-AIGNAN

   15

   19

   6

    40

1,80343

François HOLLANDE

  213

  198

 209

  620

27,9531

 

 

 

 

 

 

 

   787

  734

  697

  2218

100

 

Eva JOLY Europe                        Europe  Ecologie les Verts

Marine LE PEN                            Front National (extrême droite)

Nicolas SARKOZY                     UMP

Jean-Luc MELENCHON             Front de Gauche (PCF- PG-FASE- partie NPA)

Philippe POUTOU                       Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA)

Nathalie ARTHAUD                   Lutte Ouvrière

Jacques CHEMINADE

François BAYROU                      MODEM

Nicolas DUPONT-AIGNAN       A quitté l’UMP  en 2007. Préside Debout la République 

                                                      d’inspiration gaulliste.

François Hollande                         Parti Socialiste

 

 

Bureau 1   Mairie.

Bureau 2   Ecole primaire André Malraux.

Bureau 3   Ecole maternelle Pierre Brossolette.

 

 Par rapport aux élections régionales de 2010 il y a 63 inscrits supplémentaires au bureau I, 7 au bureau II, 25 au bureau III ou l’impact des nouveaux lotissements est encore à venir.

 

Le taux de participation 79,5044 % est inférieur à 2007 88,25 %, pour résultats complets (2ème et 1° tour) voir ici mais supérieur à 2002  69,47 %  .

 

De 2007 à 2012 Sarkozy, dont le mandat écoulé démontre qu’il est, dans les faits,  un extrémiste de droite, champion de l'austérité pour les couches moyennes, les plus défavorisée, et de l'abondance pour les plus riches,qui n’aura de cesse de faire disparaître ce qui subsiste de nos acquis sociaux. Il clame c’est la faute à la crise mais c’est sa politique, celle des ses amis qui la nourrissent. Il fera pire si nous ne l’arrêtons pas en chemin.

 

Il a perdu 250 voix. Malgré une moindre participation Hollande en a obtenu 22 de plus que Ségolène Royal en 2007, il est en tête.

 

En 2007 la gauche de la gauche Besancenot, Buffet, Laguiller totalisait  148 suffrages. En 2012 elle obtient 285 suffrages l’essentiel revenant à Mélenchon: 258 voix - Poutou + Arthaud 27.

 

Les candidats se réclamant de la gauche, ce qui ne revient pas à écrire que leurs propositions sont globalement de nature à résoudre   la crise, mais ce n’est pas l’objet de cet article, ont cumulé 962 suffrages qui constituent déjà  un matelas protecteur en prévision du second tour face à Sarkozy qui plafonne à 597.

 

Entre les deux, Cheminade et Bayrou ont recueilli ensemble  375 voix. A l’extrême droite Marine LE PEN obtient 199 voix. La question est de savoir  quelles seront les consignes de vote et dans quelles proportions les reports se feront sur les candidats en lice au second tour.

 

Reste Nicolas DUPONT-AIGNAN, le seul qui ait véritablement dénoncé l’Union Européenne et préconisé l’abandon de l’euro, n’a que 40 voix, alors qu’il en avait obtenu 59 lors des régionales de  2010 avec un taux de participation inférieur à 50 %. Il a sans doute commis l’erreur de ne pas mettre un peu plus l’accent sur sa sensibilité gaulliste. Il aurait  fait mieux.

 

A Villiers sur Orge il y a donc, même si les motivations sont parfois contradictoires, transfert avéré de suffrages de la droite vers la gauche en général. La gauche de la gauche y trouve également son compte. Mais tout ça ne fait pas encore un programme crédible, de nature à nous aider à remonter la pente. Mais l'essentiel nous devrons le faire.

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21 février 2012 2 21 /02 /février /2012 16:09

Article de Olivier Mayer - Humanité du 15-12-20 11

   

Les Échos de mardi (13-12-2011) publiaient un point de vue de Charles Beigbeder sous le titre: « Les retraités doivent prendre leur part de la rigueur ».  

Le papier ne mériterait pas tant d'attention si son auteur ne l'avait signé en tant que secrétaire national de l'UMP et vice-président de Fondapol¹, la fondation du parti du président.  

 

Ce qu'il propose: geler les pensions de retraite à leur (bas) niveau actuel. Celles, du moins, supérieures à 1 000 euros. C'est-à-dire une diminution générale du pouvoir d'achat des pensions.  

 

Nicolas Sarkozy s'était solennellement engagé le 12 juillet 2010: « Je dis aux 15 millions de retraités qu'on ne touchera pas à leur pension de retraite. » Les syndicats avaient démontré que sa « réforme », en reculant l'âge de départ, aboutissait de fait à diminuer les pensions des futurs retraités.

 

L'UMP annonce aujourd'hui que ce sont les pensions des actuels retraités qui sont dans le collimateur.  

Quelles justifications avance le secrétaire national de l'UMP?  

 

« Revenir sur cette indexation n'est pas iconoclaste puisque certains de nos voisins l'ont déjà appliquée. » Il rappelle qu'en Italie, la ministre des Affaires sociales, Elsa Fornero, a proposé, les yeux emplis de larmes, « l'augmentation de l'âge de départ à la retraite, le calcul du montant des pensions sur la base de l’ensemble des salaires et le gel de l'augmentation des retraites ».  

 

« Si les deux premiers points ont été à l'affiche de la réforme de 2010 en France, le gel des retraites n'a jamais été abordé », regrette-t-il. D'autant plus que, prétend-il, ce n'est que depuis la réforme Balladur de 1993 que le montant des pensions est indexé sur les prix. En oubliant de préciser qu'auparavant, ce montant était indexé sur les salaires et que l'indexation sur les prix a déjà contribué à une diminution du pouvoir d'achat des pensions. 

 

« Il ne s'agit pas de toucher au cœur de la pension, répète Charles Beigbeder, mais bien de ne pas l'augmenter automatiquement d'un coup de baguette magique chaque 1er avril. » Selon lui, désindexer les retraites au-delà de 1 000 euros mensuels rapporterait environ 13,5 milliards d'euros par an. Et il ose avancer qu'il y a « des marges de manœuvre importantes pour mieux gérer nos retraites sans pénaliser les plus démunis ».

 

Dans la logique de la « réforme » de Sarkozy, celle dictée par les financiers, il y aura toujours des économies à faire et elles se feront toujours sur le dos des salariés et des retraités. 

 

Posons la question de civilisation: doit-on consacrer une part des richesses qui existent à permettre que les hommes et les femmes puissent vivre leur vie, dont la durée augmente, jusqu'au bout, dignement et confortablement?  

 

L'élection présidentielle est un moment de ce choix qui devrait être un débat gauche droite. Bien plus passionnant et utile que des petites jongleries où l'on dissimule sous des formules habiles des renoncements bien réels.

 

Notes de l’auteur du Blog :

 

¹ FONDAPOL veut également relancer les privatisations pour désendetter la France, réduire les dépenses de santé via la mise en place d'une franchise annuelle à hauteur de 2 % des revenus des ménages, réformer l'assurance-maladie en impliquant davantage les assureurs privés ² et en modulant les cotisations en fonction du risque.

 

² Le clan Sarkozy est à l’affût http://www.sharknews.fr/societe/economie/2379-guillaume-sarkozy-veut-accroitre-le-reseau-commecial-de-malakoff-mederic

 

A poursuivre dans cette voie nous serons bientôt au niveau des grecs.

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4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 15:19

NATIONALISER LA POLITIQUE MONÉTAIRE


Jacques Nikonoff est porte-parole du M’PEP et ancien président d’Attac. Derniers ouvrages publiés :

  • « Sortons de l’euro ! Restituer au peuple la souveraineté monétaire » (Mille et une nuits, 2011)
  • « La confrontation. Argumentaire anti-FN » (Le Temps des Cerises, 2012).

La révolution conservatrice, à partir du tournant des années 1970-1980, entre autres choses, a organisé la privatisation de la politique monétaire. Avec le traité de Maastricht de 1992, elle a ouvert la voie à la formule la plus réactionnaire du monde en créant la Banque centrale européenne (BCE). Évidemment, le mot « privatisation » n’a jamais été prononcé », on l’a remplacé par le mot « indépendance ». Un mot qui sonne bien, qui donne en tout cas, spontanément, l’impression d’être préférable à son contraire. Qui choisirait la dépendance plutôt que l’indépendance ?

 

Ainsi le tour était joué, on vendait aux citoyens un concept sympathique pour masquer une politique monétaire entièrement tournée vers les intérêts des détenteurs de capitaux. Un pan essentiel de la souveraineté populaire basculait alors du côté des forces de l’argent. Car cette indépendance de la BCE n’en était pas une, elle devenait en réalité dépendante et soumise aux marchés financiers. Cette politique monétaire est responsable de la mise au chômage de millions d’Européens.

 

La gauche doit revendiquer haut et fort la nationalisation de la politique monétaire et de la monnaie. C’est une question de bon sens car la politique monétaire est un instrument essentiel de la politique économique. Un gouvernement de gauche ne pourra pas mener de politique de gauche sans l’instrument monétaire, et ceux qui prétendent le contraire sont des menteurs. Les conséquences d’une nationalisation de la politique monétaire sont évidemment considérables puisque pour y parvenir il faudra que la Banque de France sorte du Système européen des banques centrales (SEBC). Cependant, cela ne signifie pas la rupture des relations habituelles entre banques centrales. C’est le lien de soumission de la Banque de France à la BCE qui sera rompu. La France redeviendra libre de mener une politique monétaire favorable à l’emploi, au développement économique, social et environnemental. La suite logique sera le retour du franc, car comment nationaliser la politique monétaire sans nationaliser la monnaie ?

 

Le Parti socialiste, poussé par une partie de son électorat et de ses militants de plus en plus critiques avec le système euro libéral de l’Union européenne, de la BCE et de l’euro, lâche un peu de vapeur, mais c’est pour mieux enfumer l’opinion publique. Sa proposition de permettre à la BCE de prêter directement aux États est en effet illusoire. C’est d’ailleurs pour cette raison que le PS fait cette proposition, car il sait très bien qu’elle ne passera jamais. Il peut ainsi se présenter comme euro critique à bon compte ! C’est comme pour la taxe Tobin, ça ne mange pas de pain !

 

Demander que la BCE prête directement aux États  est illusoire, d’abord, car la totalité des 27 pays membres de l’Union européenne ne se mettront jamais d’accord sur une telle réforme si contraire à toute l’orthodoxie néolibérale. Peut-être, un jour, cela sera-t-il possible. Mais certainement pas à court terme. Faut-il attendre ce jour comme le messie et, en attendant, subir les coups de l’euro libéralisme ? Quelle mystification ! Comment faire des propositions aussi invraisemblables ! En outre, jamais les dirigeants allemands – quels qu’ils soient – n’accepteront un tel changement de politique monétaire qui heurterait leur culture au plus profond. C’est ne rien comprendre à l’Allemagne et faire preuve de beaucoup de légèreté que d’entretenir cette illusion.

 

Revendiquer que la BCE prête directement aux États est une illusion, ensuite, car cela sous-entend qu’une politique monétaire de gauche est possible avec des gouvernements de droite. Et aussi avec des dirigeants de la BCE tous issus et dévoués aux marchés financiers ! Comment est-il possible de croire des choses pareilles ? Comment mener une politique monétaire de gauche en gardant le principe de l’indépendance de la BCE ? C’est totalement incompatible puisque par définition l’indépendance de la BCE ne peut pas lui permettre de mener une politique inspirée par les gouvernements (de gauche !). Pour que la BCE prête directement aux États, il faut donc remettre en cause le statut d’indépendance de la BCE.

 

Bien sûr, le Parti socialiste reste muet sur le sujet. S’agissant du PS on ne sera pas surpris. Mais quand c’est le Front de gauche, les bras nous en tombent ! Alors que le Front de gauche dispose de nombreux atouts pour offrir une véritable – alternative – en tout cas c’est le seul rassemblement à la gauche du PS – il reste précisément dans le sillage du PS. Comme le PS, il demande que la BCE prête directement aux États, alimentant la confusion politique. Comme le PS, il ne revendique pas la remise en cause de l’indépendance de la BCE et la nationalisation de la politique monétaire. Il revient à son électorat de continuer la pression sur les dirigeants du Front de gauche pour les aider à se mettre en phase avec les attentes de la population.

 

Un nouveau signe de cette montée de la rage populaire contre le système de Bruxelles a été fourni lors d’une initiative sur la dette organisée par Attac et Médiapart le 15 janvier dernier. Beaucoup de monde, plus de 1 000 participants qui ont bousculé les organisateurs. En effet, pour une fois, une voix discordante avait été invitée à s’exprimer en la personne de l’économiste Frédéric Lordon. Il a prononcé une intervention brillantissime qui a fait un véritable tabac, sous les acclamations du public, alors que les organisateurs restaient silencieux…

 

Une vidéo à voir et revoir en boucle :

http://www.dailymotion.com/video/xnrsv2_leur-dette-notre-democratie-frederic-lordon_news

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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 11:42


Une contribution précise sur la question décisive des conditions d’une autre politique monétaire, dans les réalités des institutions européennes par Citoyen Lambda.

 

Le projet monétaire du Front de Gauche est résumé en 12 pages dans l’opuscule "l’Humain d’abord" (§ 2, pages 29 à 36, et § 7, pages 67 à 71), largement diffusé par les militants.


  Le paragraphe 2 s’intitule : Reprendre le pouvoir aux banques et aux marchés financiers.

 

- En page 29 nous lisons : Nous agirons pour changer les missions de la Banque Centrale Européenne…

-  En page 30 nous lisons : Adoption d’une loi portant création d’un pôle public financier transformant la politique et les critères du crédit. Blocage des échanges de capitaux avec les paradis fiscaux.

 

-Transformation des missions, de la politique monétaire et de la gouvernance de la Banque Centrale Européenne (BCE) et de la Banque de France et création d’un Fonds européen de développement social, écologique et solidaire pour l’expansion des services publics et des qualifications.


- En page 32 nous lisons : reprise du contrôle des mouvements de capitaux aux frontières de l’Union Européenne ; possibilité que les banques centrales contribuent directement au financement des biens et des services publics ; obligation de détention de titres de la dette publique par les institutions financières ; …
Nous proposons que la BCE (…) finance directement par création monétaire, un fond de développement social, solidaire et écologique européen.


- En page 33 nous lisons : Des titres publics pour le développement social seront rachetés directement par la BCE et les banques centrales nationales.


- En page 35 nous lisons : Nous combattrons la spéculation et la financiarisation de notre économie en interdisant les ventes de gré à gré, les ventes à découvert et les produits spéculatifs et en bloquant les échanges de capitaux avec les paradis fiscaux, ce qui contribuera à leur disparition.


- En pages 35 et 36 nous lisons : Les mouvements internationaux de capitaux à des fins de spéculation et de placement financier seront contrôlés et taxés. En page 36 nous lisons : Nous agirons en même temps pour changer les traités européens…


Tous ces points contreviennent aux dispositions des traités européens, et en particulier à celui de Lisbonne.
Les institutions européennes, dont la BCE, sont ainsi faites, qu’il faut l’unanimité des 17 membres de la zone Euro pour modifier les statuts de la BCE, et l’unanimité des 27 membres de l’Union Européenne pour modifier un traité européen.( ndlr du blog: Ils feront l'objet de recours  auprès des juridictions compétentes, les décisions seront annulées).


Alors évidemment, les rédacteurs du programme du Front de Gauche, ne peuvent pas nier l’obstacle, d’où le chapitre 7 (pages 67 à 71) : S’affranchir du traité de Lisbonne et construire une autre Europe.


Que veut dire "affranchir" ? Pourquoi ce verbe, et non pas simplement "sortir" du traité de Lisbonne. Quand on affranchit un esclave, on n’abolit pas l’esclavage…


- En page 69 nous lisons : Sans attendre cette échéance, nous agirons pour développer des politiques européennes nouvelles libérées des marchés financiers.
… nous refuserons d’appliquer des directives contradictoires à nos engagements, notamment en ce qui concerne la dérégulation des services publics.


Le maître mot est donc "désobéissance".


Notre opinion est très simple finalement.


Si, comme le prétend le Front de Gauche, il veut réellement reprendre le pouvoir aux banques et aux marchés financiers, nous pensons que la voie prise est une très mauvaise voie. Elle consiste en effet à attendre que 17 ou 27 pays soient d’accord avec ce que propose le Front de Gauche français, et donc à espérer que la désobéissance française fasse tache d’huile, comme cela est clairement dit page 69.


Ce disant, ce faisant, le Front de Gauche n’est pas du tout à la hauteur de l’urgence sociale que par ailleurs il décrète. Pire que ça, il envoie ses troupes et ses électeurs à l’assaut de l’Everest, en leur disant qu’il s’agit de la Butte Chaumont.


Abordons le fond des solutions préconisées.


Le programme du Front de Gauche prétend vouloir reprendre le pouvoir aux banques et aux marchés financiers, mais :


- Il ne dit mot sur les mécanismes de la création monétaire ;
- Il n’envisage pas de toucher au prêt à intérêt ;
- Il n’envisage les dettes que comme "publiques" et en fait une analyse budgétaire (page 33), tombant ainsi dans le piège tendu par la droite et le PS ;
 Il préconise de payer, aux créanciers privés, la plus grosse partie des dettes dues à la création monétaire publique et privée-devenue-publique, suite aux "renflouements divers" depuis 2007 (page 70) ;
 - Il est confus et contradictoire à propos des mouvements de capitaux, parlant tantôt de contrôle et de taxation, tantôt de blocage (comme souligné ci-dessus).
- Il ne chiffre rien, et reste très vague sur l’essentiel (il n’y est par exemple question que "de nationalisations de banques et de compagnies d’assurance" (page 35). Combien ? Lesquelles ?) ;
  Etc.


Dans la situation européenne et mondiale actuelle de la finance et des monnaies, nous pensons que les rédacteurs du programme du Front de Gauche sont passés à coté de leur sujet.


Si l’on reste sur le sujet qui est le nôtre, c’est-à-dire la politique monétaire, comment le Front de Gauche entend-il reprendre le pouvoir aux banques et aux marchés financiers, tout en demeurant sous la férule du FMI et de la Banque Mondiale ?...


Inversement, dans le chapitre 8, page 74, nous lisons : Nous mettrons un terme à une politique étrangère de la France basée sur les relations néocoloniales et la Françafrique. Mais alors pourquoi, encore et toujours, éluder la question du Franc CFA ?


Est-ce que l’intention de mettre un terme aux relations néocoloniales est compatible avec le fait de garder la mainmise sur la monnaie de l’Afrique francophone ?


Nous pensons que les rédacteurs du programme du Front de Gauche ne se sont pas encore assez "affranchis", eux, des cogestions désastreuses avec les Partis Socialistes européens depuis 40 ans, et que ce programme en porte encore les plaies. L’enthousiasme de certains militant(e) s, sincères, fera donc encore place à de cruelles déceptions, mais c’est peut-être ça "le programme"...


Approfondir le sujet :  http://www.citoyen-lambda.fr/monnaie-mdcf.html

 

 

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28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 10:41

Au verbe facile, doté du sens de la répartie, objet d’éloges de la part de nombreux commentateurs pour sa prestation télévisuelle du 12 janvier 2012, Mélenchon est-il pour autant un bon candidat de gauche, ses propositions sont-elles de nature à mettre fin au marasme qui nous environne, à nous sortir de la mouise ? Je serais plus tempéré.

Il est certes brillant, en apparence, mais  n’oublions pas que c’est le fond qui prime et non la forme, les effets de manches ne peuvent remplacer la logique et l’argumentaire, le meilleur outil pédagogique ne peut gommer les lacunes d’un programme, quel qu’il soit, qui transparaissent dès que l’on se donne la peine de gratter le vernis dont il est enrobé, reproche que l’on peut adresser à la quasi-totalité des candidats en présence qui nous promettent toujours monts et merveilles la veille des élections pour nous inciter à la patience le lendemain du scrutin. Ainsi le travaillez plus de Sarkozy pour gagner plus et alimenter le chômage est devenu travaillez plus pour gagner moins, le chômage explose. Chirac disait vouloir réduire la fracture sociale, elle s’est accentuée, Mitterrand et Jospin ne nous ont laissé que la droite et l’austérité en héritage.

Même paré des plumes d’un paon Mélenchon ne reste qu’un paon et  n’a d’autre soucis  que de faire le meilleur score possible pour réintégrer le bercail réformiste en bonne position lors de la  répartition des strapontins.

Le Programme Populaire Partagé du Front de Gauche n’est pas de nature à nous faire retrouver notre souveraineté monétaire dont l’abandon, en 1973, loi Pompidou Giscard dite loi Rothschild, reprise par le traité de Maastricht, a démultiplié la dette au travers des intérêts versés  au profit du capital privé (il faut lire et relire Eric Toussaint). Ce que l’on dénomme aujourd’hui la crise c’est l’abondance pléthorique pour quelques-uns, les sacrifices pour les peuples.

 Il faut dévoiler et dénoncer les responsabilités successives, désobéir à l’UE jusqu’à en sortir, revenir au Franc pour inverser la tendance. Il n’y aura pas de croissance possible sans souveraineté monétaire. Le M’PEP en a clairement énoncé la méthodologie, les délais : Six mois, les conséquences prévisibles. Il faut faire ce que ne prévoient ni le Front de gauche ni Mélenchon qui renvoient à un éventuel référendum, et une modification de la constitution, pour l’après deuxième tour. L’écrire en exergue du PPP eut été plus mobilisateur au premier tour. Si la démarche n’était pas sans arrière pensée pourquoi refuser l’entrée du M’PEP au sein du Front de Gauche? Il ne l’a pas voulu car il est européiste, Hollande ne le fera pas non plus pour la même raison, mais ils ne sont pas les seuls à refuser de s’affranchir des traités européens. Dans ces conditions leurs marges de manœuvre sont  réduites  à peu de choses. En attendant, « Billancourt », les exclus ou en voie de l’être désespèrent certains iront se réfugier dans l’abstention d’autres rejoindre le camp Lepéniste.

J’ai déjà là une première raison de ne pas accorder mon suffrage au candidat du Front de gauche.

 La seconde est motivée par le feu vert donné par le parti de gauche à l’intervention de l’OTAN en Libye, sous l’autorité de l’ONU, pour une nouvelle aventure coloniale à visée planétaire. Il est à noter que les trois députés européens membres du PCF se sont à cette occasion « courageusement » abstenus. Le  PS a applaudi.

La troisième pour son approche du développement durable au travers des thèses fallacieuses du GIEC, l’abandon  du nucléaire civil alors que les réacteurs de quatrième génération, plus sûrs, nous mettraient à l’abri de toute pénurie d’électricité pour plusieurs génération dans des conditions économiques optimales pour les consommateurs individuels et l’appareil productif. Si l’électricité ne peut actuellement être stockée, elle peut être utilisée pendant les heures creuses, de nuit principalement, pour le chauffage par accumulation  et le rechargement des bassins en amont,  alors que les réacteurs ont des disponibilités, restituée ensuite en périodes de plus forte charge.

Beaucoup de scientifiques s’interrogent sur la réalité du réchauffement climatique, ses origines. Mélenchon qui n’est pas un scientifique a tranché, sans preuve, ou ses conseillers pour lui, c’est l’Homme qui serait  responsable, nous plaçant, comme dans le domaine de la santé, devant l’alternative ou payer plus des énergies alternatives aléatoires ou nous chauffer (soigner) moins mais cela il ne l’écrit pas. Si le réchauffement n’est pas d’origine anthropique qui stoppera la dérive des continents et les rayonnements cosmiques ? Les hollandais se sont adaptés en aménageant des polders la planète n'a pas toujours été ce quelle est devenue, essentiellement par la force des éléments. Ne trouve-t-on pas des fossiles marins un peu partout?

Quatrièmement, que Mélenchon réussisse un bon score le rendrait plus exigeant vis-à-vis de ses alliés du premier tour. Nous assisterions dans cette hypothèse à un étouffement encore plus rapide du PCF, qui abandonne déjà ses fondamentaux, et sa transformation définitive en force d'appoint  de  la  social démocratie, jusqu’à la fusion pure et simple. Un bide de sa part pourrait à contrario provoquer une réaction salutaire à la condition d’apporter les bonnes réponses aux vraies questions que se posent les habitants de notre pays. Après tout le PCF, interdit en 39, ses militants pourchassés, internés, déportés, fusillés, était devenus trois années plus tard un acteur politique majeur  incontournable pour la libération, y compris économique, du pays.

L’Union européenne et l’euro sont à l’origine du marasme actuel. Raison suffisante pour nous en débarrasser, rechercher de nouvelles alliances avec les forces de progrès où qu’elles se trouvent dans le monde, nous ne les trouverons pas seulement en Europe ou la gauche, malade, a besoin de se ressourcer.

Cette élection présidentielle offrait la possibilité d’avancer quelques propositions réalistes, l’absence d’un candidat représentatif de la vraie gauche l’interdit et pèsera négativement sur la teneur des débats lors des législatives qui suivront et  resteront, par la force du suffrage universel, à dominante réformiste. Nous avons déjà donné.

Il y avait une opportunité à saisir le Front de gauche, le PCF et leurs alliés ne l’ont pas voulu.

Il faudra alors, dans le meilleur des cas, préparer le grand soir en révisant les fondamentaux, le pire serait d’attendre les élections suivantes, cinq années perdues,  l’arme aux pieds. Tant pis pour les jeunes, les plus vieux seront morts.

Chacun devant agir en son âme et conscience tout ce qui précède n’est en aucun cas une consigne de vote mais un point de vue personnel. Si je me rends aux urnes, en l’état de propositions des uns  et des autres,  ce sera uniquement pour éliminer Le Pen et  éjecter Sarkozy sans illusion, aucune, sur celui qui prendra la succession. Le seul candidats ayant à mes yeux un préjugé favorable est Dupont-Aignan lorsqu’il écrit : L’euro, les banquiers et la mondialisation L’ARNAQUE DU SIECLE mais hélas le PCF n’a plus ni les forces ni la volonté nécessaires pour imposer un compromis social plus favorables au peuple, à l’image, en son temps, du programme du Conseil National de la Résistance dont les acquis sont en cour de détricotage.

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23 juillet 2011 6 23 /07 /juillet /2011 14:23

 Les peuples ne doivent pas payer leur crise !


L’Union européenne et les gouvernements utilisent les dettes publiques pour imposer aux peuples d’Europe une véritable purge sociale. Alors que les banques et autres opérateurs financiers n’en finissent pas de spéculer sur les dettes publiques, il faudrait que ce soit les populations qui payent une crise dont les marchés financiers sont les premiers responsables et uniques bénéficiaires.

 

C’est pour cela que les gouvernements de l’Union, la Commission et le Parlement européen, avec la participation active de la Banque centrale européenne et du Fonds monétaire international, veulent imposer une nouvelle gouvernance économique asservie à la finance avec pour objectif de mettre sous surveillance accrue les budgets nationaux, de durcir les sanctions contre les Etats en cas de déficit dit excessif et de réduire les dépenses publiques.

Le pacte « euro plus » utilisait déjà la crise de la dette pour imposer l’austérité, la baisse des salaires des pensions et des retraites, la diminution du nombre de fonctionnaires, la flexibilité du travail, le recul de l’âge du départ en retraite, la casse des systèmes de protection sociale, tout en réduisant les pouvoirs des organisations syndicales. Le tout, au seul bénéfice des actionnaires des grandes sociétés et du système financier international ! Une mesure déjà prise, le « semestre européen », vise à soumettre au Conseil et à la Commission, les budgets des Etats avant même qu’ils soient débattus par les parlements nationaux.

 

Pour essayer de verrouiller totalement ce montage, les gouvernements européens veulent intégrer dans la loi fondamentale des Etats l’objectif de l’équilibre budgétaire, ce que Nicolas Sarkozy appelle « la règle d’or ». Stupide économiquement - que se serait-il passé si cette règle avait été appliquée au moment de la crise financière où les Etats ont renfloué les banques -, cette proposition est une agression contre la démocratie, car les politiques économiques seraient ainsi totalement soustraites au débat politique et à la décision citoyenne. Une telle disposition, adoptée par les parlementaires des deux chambres, ne doit pas être intégrée dans la Constitution française comme le veulent le président de la République et l’Union Européenne.

 

Les citoyens et les citoyennes ne doivent pas payer les dettes qui sont le résultat de la soumission des États aux marchés financiers. Ces dettes sont illégitimes et les peuples ne doivent pas en faire les frais. Il faut exiger aujourd’hui un moratoire et des audits citoyens sur les dettes publiques. Dans l’immédiat, les organisations signataires appellent les citoyennes et les citoyens, leurs organisations associatives, syndicales et politiques à se mobiliser contre la constitutionnalisation de l’austérité et les parlementaires à voter contre ce texte si Nicolas Sarkozy osait malgré tout convoquer le Parlement en congrès à Versailles.

 

                                                                                                                                        juin 2011

 

ATTAC, CGT-Finances, FASE, Fondation Copernic, GU, Les Alternatifs, Marches européennes, M’PEP, NPA, PCF, PCOF, PG, Union syndicale Solidaires

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5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 14:21

De tous temps les migrations ont eu principalement pour origine le mal vivre et l’absence de perspectives locales, en fait le sous développement, relatif dans le temps et dans l’espace, sous tous ses aspect, l’insécurité et les pillages qui ont traversé les générations pour venir jusqu’à nous. Le colonialisme était censé promouvoir la civilisation il  n’a apporté que misère et désolation pour les « indigènes ».

 

Aujourd’hui au prétexte des droits de l’homme sous couvert du droit d’ingérence nous  tentons à nouveau de les spolier de leurs richesses naturelles, de  contrôler les voies de communication et de transport, j’écris « NOUS » car tous coupables ou presque, les uns pour avoir été à l’origine du crime, d’autres pour l’avoir cautionné, ignoré, laissé commettre sans mot dire en vilipendant ceux qui osaient et osent encore émettre la moindre critique.

 

L’Afghanistan commençait à se développer, l’Irak aussi, l’ex Yougoslavie était en Paix, plus près de nous encore les libyens bénéficiaient, selon l’ONU, d’un indice de développement humain élevé, qu’en restera-t-il ?  La Russie peine à se relever du  recul de civilisation provoqué par le libéralisme Eltsinien initié par Gorbatchev…et j’en passe …

 

Partout ou l’occident est intervenu  les  tueries, massacres jusqu’au génocide, celui des indiens d’Amérique n’est pas l’un des moindres, vols, rapines qu’il a commis sans vergogne, ont provoqué des mouvements de populations fuyant la misère et la violence. Les diasporas, longtemps absorbées par la croissance qui s’en nourrissait et  bénéficiait à tous,  sont là pour en témoigner.

 

Aujourd’hui au nom de la loi du profit et de la concurrence dite libre et  non faussée qui a incité aux délocalisations la croissance s’est évaporée. La quête d’un emploi de plus rare, instable, et mal rémunéré avec comme premières conséquences, la baisse du pouvoir d’achat, nourrit la croissance du sentiment xénophobe dans lequel s’engouffrent la droite et l’extrême droite.

 

Sentiment xénophobe plutôt  que raciste car à fréquenter les centres de soins depuis quelques mois je n’ai pas constaté la moindre animosité envers les personnels d’origines étrangères prenant en charge les patients. Il y a ceux dont on a besoin plus ou moins consciemment les autres sont considérés comme d’insupportables  intrus inassimilables, c’est aussi ça la société de consommation, on prend et on jette. D’ailleurs il y a longtemps qu’il n’y aurait plus de service des urgences s’il n’y avait pas eu recrutement dans nos anciennes colonies de médecins d’infirmières de chercheurs et de techniciens qui serait bien utiles là ou ils sont nés mais que la politique des quotas a interdit de former chez nous pour faire des économies. Il s’agit là aussi de prélèvements indus.

 

A vingt ans comme beaucoup j’aspirais à vivre et travailler au pays, en Creuse. Les conditions économiques de l’époque, dans les années 50, qui n’ont guère changées depuis, me l’ont interdit. Les gens qui empruntent au péril de leur vie des embarcations de fortune pour traverser la méditerranée ont des motivations de même nature. Ceci étant les temps ont changé, les délocalisations conséquences des politiques initiées et mises par la social-démocratie et la droite sont passées par là, la croissance a disparu. A y regarder de près le programme partagé (par qui) du Front de Gauche n’est pas de nature à changer la donne et de toute manière nous n’avons pas les moyens d’accueillir toute la misère du monde. D’autres l’ont écrit avant moi. Par contre l’asile politique et les regroupements familiaux doivent être garantis sans restriction, l’émigration choisie, ségrégative par nature doit être, sauf exception, exclue.

 

 Il est une certitude nous ne ralentirons pas les flux migratoires en provenance des pays du sud en  tentant de les asservir par les armes afin les spolier de leurs ressources naturelles, bien au contraire. Ce faisant nous les accélérons. Nous devons les respecter et les soutenir dans leur élan vers le progrès plutôt que d’anéantir le fruit des efforts qu’ils ont déjà consentis. Mais ça, nous ne sommes qu’une infime minorité à le comprendre.

 

Il est évident que si nous réussissions à stopper la casse de notre industrie, à rééquilibrer nos échanges pour retrouver le chemin de la croissance et aller vers le plein emploi la question se poserait alors différemment voire  même pas du tout si d’autres adoptaient le même démarche.

 

Pour cela nous devons retrouver notre libre arbitre, nous affranchir des directives de l’UE, du FMI, de l’OMC mais le Front de Gauche ne le prévoit pas, les autres non plus.

 

Il est encore temps de modifier le cours des évènements. Nombre d’économistes jugent l’Euro dépassé et le retour vers des Etats nations inéluctable. Le Front de gauche et la direction du PCF n’ont rien compris au film pour eux Kadhafi est un tyran sanguinaire et corrompu, Staline l’était aussi comme tout ceux qui s’opposent à la volonté hégémonique de l’occident capitaliste, il faut les abattre et les vouer aux gémonies. La droite et la social-démocratie n’attendaient que ça pour occuper le terrain, sans partage.

 

Alors, marxiste ou pas, c’est la lucidité et le bon sens qui doivent prévaloir. Comme disaient les anciens ça urge.

 

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25 décembre 2010 6 25 /12 /décembre /2010 17:53

Des communistes s’interrogent, souhaitent une candidature de leur parti sur la base d’un programme  en rupture avec le capitalisme  lors des prochaines présidentielles. Bonnes questions qui  sont aussi les miennes mais ce ne sont pas les seules !

 

Il convient sans aucun doute d’initier un changement qui soit en rupture avec le capitalisme actuel et ses dérives mondialistes supranationales, mais les réformes mises en œuvre durant les trente glorieuses sur les bases du programme du Conseil National de la Résistance (CNR), rédigé pour l’essentiel par jacques Duclos dirigeant clandestin du PCF durant la seconde guerre mondiale, étaient déjà en rupture avec ce système,  le solde de nos acquis sociaux en porte encore le témoignage  mais pour combien de temps  encore ?

 

La droite, le MEDEF, les banquiers, fonds de pensions et  rentiers poussent afin de le faire disparaître sous l’égide de la concurrence dite libre et non faussée, la loi de la jungle redevenant ainsi la règle avalisée par les moutons de Panurge.

 

La « gôche », le PS, les Verts, la mouvance social-démocrate dans son ensemble, des groupuscules issus du PCF et la direction de ce parti, y compris nombre de ses adhérents, en fait tous ceux qui se reconnaissent et trouvent leur comptes dans la société de consommation ont renoncé à la lutte des classes et snobent le marxisme, qui reste pourtant un élément d’analyse incontournable, sans même se préoccuper du sort de leur progéniture. « Et moi et moi » chante Dutronc, après on s’en fiche.

 

Influencée par les médias, pour qui il n’est de démocratique  que le pouvoir de  l’argent dans le cadre du modèle occidental, tous les autres ne produiraient que d’affreux dictateurs dignes du gibet, en particulier là ou ils tentent de s’opposer aux tentatives néocolonialistes occidentales, l’opinion, à qui on fait prendre les vessies pour des lanternes, reste très majoritairement  l’arme au pied : Les nantis n’en parlons pas mais deux salaires mensuels médians cumulés (1600 € x 2) permettent encore de faire face, deux SMIC de surnager difficilement, un seul revenu fait prendre le chemin des restos du cœur et autres ONG caritatives antichambres de l’exclusion ultime étape des précaires et autres intermittents et fins de droits.

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Les enquêtes démontrent, au mieux ou au pire c’est selon, que les sondés ont perdus le sens de l’orientation politique et les commentaires qui les accompagnent traduisent en termes à peine voilés les objectifs poursuivis par ceux qui les ont commanditées.

 

Qui aujourd’hui de  BAGBO  rejeté par les instance internationales mais conseillé semble-t-il par des socialistes français adeptes du libre échange  à OUATTARA, un ancien du FMI soutenu par les Présidents Sarkozy et Obama peut distinguer le bon grain de l’ivraie ? Affaire de nuances, de souplesse de l’échine difficiles à discerner. On pourrait multiplier les exemples…

 

Face  à l’absence de réponse crédible de la gauche, y compris celle qui se prétend radicale, aux questions posées, l’abstention devient la règle lors des consultations électorales,  non seulement aux dernières européennes et   régionales ou plus d’un électeurs sur deux sont restés chez eux mais également à l’occasion des partielles. Pourquoi les gens voteraient-ils si la loi du marché doit décider pour eux ?

 

Le Front national récupère  le courant protestataire en surfant sur  la xénophobie ambiante. Hortefeux  sur-en chérit à moins que ce ne soit le contraire. Quelle que soit le résultat des prochaines présidentielles, statut quo ou gauche plurielle du style on change les hommes ou les femmes pour faire la même chose il y a gros à parier que l’extrême droite  empochera la mise à l’échéance suivante, peut être avant.

 

Bien qu’ayant quitté le PCF depuis déjà plusieurs année ma préférence irait sans contestation possible à un candidat communiste mais sur la base d’un programme permettant dans un premier temps de stopper la régression sociale ensuite de franchir une nouvelle étape dans le dépassement du capitalisme, pour aller vers le plein emploi, ainsi que le préconise Bernard Friot dans son livre «l’Enjeu des Retraites », ( La Dispute)ou il propose de reprendre au capital la part indue des richesses nationale créées par le travail qu’il s’est appropriée depuis près de trente ans, puis d’instaurer une taxe sociale pour financer les investissements créateurs de valeur ajoutée qui permettrait de court-circuiter les banques. C’est possible la France est toujours un pays riche

 

Sa démonstration simple, compréhensible par tout un chacun  ne devrait pas, bien exposée, effrayer la «classe  oeuvrière », celle qui n’a que sa force de travail manuelle ou, et  intellectuelle,  expression qui me semble à connotation plus large et par conséquent mieux  appropriée que la précédente pour englober ouvriers, employés, enseignants, techniciens, ingénieurs,  cadres travailleurs intellectuels et  chercheurs bien souvent  parents pauvres du système.

 

Mais ce n’est possible qu’à la condition que nous nous soyons affranchis des carcans que constituent l’Union Européenne, OMC et le FMI qui prétendent régenter la planète afin que les transnationales s’en approprient les richesses. Se borner à prôner une autre utilisation du crédit dont les intérêt iraient encore nourrir les appétits des banquier, rentiers et fonds de pensions ne dénote pas une volonté de rupture avec le système capitaliste il faut par contre prélever sur la valeur ajoutée (ou PIB), sur les richesses créées par le travail qui n’ont jamais été aussi importantes dans notre pays.

 

La social démocratie n’a pas l’intention de voir disparaître le  joujou qu’elle a contribué à créer. Malgré des déclarations grandiloquentes Mélenchon ne propose rien de concret, fait de la surenchère écolo, entend s’approprier ce qui reste de l’appareil et du patrimoine du PCF, il veut brader le nucléaire civil mais se réclame de la force de frappe. La direction du PCF entend réformer l'Union Européenne  de l’intérieur mais les enfants de nos enfants mangerons les pissenlits par la racine avant d’y être parvenus. Le Front de Gauche regroupe l’ensemble des contradictions et, à surfer sur Internet, comme sœur Anne on  ne voit, même en cherchant bien, rien venir, sinon des textes qui font déjà date …

 

Pourtant le temps presse et les Politiques de gauche (les hommes et les femmes) ne pourront pas toujours renvoyer à un mouvement social qui ne sait plus à quel saint se vouer.

 

Il y a quelques années le PCF a rejeté le traité de Maastricht, il proposait de partir de ce que les gens ont dans la tête, il ferait bien de s’en inspirer à nouveau. Le peuple a toujours raison, s’il en a assez des méfaits de l’euro, de l’UE de la loi de la jungle il faut enfin l’entendre et ne pas le laisser à la merci des apprentis sorciers, clones des synarques (sic Annie Lacroix –Riz) qui ont amené Pétain au pouvoir et livré la France à HITLER.

 

Nous ne pourrons reprendre la voie de la rupture avec le capitalisme qu’après avoir recouvré notre souveraineté nationale, nécessité première pour ensuite construire de nouvelles solidarités, sur d’autres bases ainsi que le font les pays de l’ALBA, créée en 2009 par le Venezuela et Cuba  avec par exemple une monnaie commune et non pas unique dotée d’un système d’échanges compensatoires pour échapper à la domination du Dollars.   

 

Question subsidiaire : Le PCF est-il réformable de l’intérieur ? Je ne le pense pas mais par contre un courant plus réaliste pourrait de l’extérieur le contraindre à revoir son analyse. Pour l’y contraindre il faut argumenter encore et encore… Pour convaincre, rassembler et éviter le recours ultime et généralisé à la violence armée dont les spécialistes prédisent déjà qu’elle ferait au moins 150 millions de morts car l’enjeu n’est plus un pays, voire un continent mais la planète entière, avec en filigrane le devenir de l’Humanité, la plongée dans l’obscurantisme ou une nouvelle Ere de progrès économique et social…

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22 décembre 2010 3 22 /12 /décembre /2010 17:29

Dans Le Monde daté du 7 décembre 2010 est paru l’article intitulé « L’économie vaudou du protectionnisme ». Cet article typique de l’idéologie néolibérale veut faire croire qu’une partie de la gauche de gauche est pour le protectionnisme, et qu’elle reprend donc les idées de Le Pen.

D’abord malheureusement, une grande partie de cette gauche reste marquée par l’idéologie du libre-échange, bien qu’il soit incontestable que les idées protectionnistes progressent. Elle ne devrait pas laisser à l’extrême-droite le monopole du protectionnisme économique.

Décryptons les positions du FN : il est pour un protectionnisme aux frontières de l’Union européenne. Mesure démagogique, car les délocalisations se font aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’Union.

Ensuite, le FN est pour la sortie groupée de l’euro. Ce parti qui se dit nationaliste n’envisage pas que la France puisse seule décider sa sortie de l’euro. En fait il la refuse, car une sortie concertée est du domaine du rêve.

Autre exemple : le FN demande à juste titre que la France retrouve sa souveraineté monétaire, il s’insurge contre la loi inique reprise par une directive européenne qui interdit à l’État d’emprunter à la Banque centrale, l’obligeant ainsi à emprunter sur les marchés financiers. Mais il propose que le contribuable paye les intérêts de cette dette, ce qui augmenterait encore les mesures d’austérité. Le M’PEP veut le défaut sur le capital et les intérêts.

Ainsi le FN se sert de problèmes très réels pour développer un discours dans lequel il se fait passer comme ennemi de la mondialisation. Mais ses propositions concrètes sont volontairement inopérantes ou vont dans le sens de la défense de l’intérêt de l’oligarchie qui dirige le monde, aux dépens de celui des classes populaires.

Revenons à l’article du Monde. Tout en qualifiant le protectionnisme d’économie vaudou, il déplore hypocritement qu’il soit impossible de parler de protectionnisme à Paris, il devrait dire à Paris et à Bruxelles car l’Union européenne a institué le libre-échange en dogme.

L’article reconnaît quand même qu’historiquement il y a eu des gouvernements protectionnistes et d’autres libre-échangistes. En 1914, toute l’Europe continentale était protectionniste, seule la Grande-Bretagne était libre-échangiste. Lors de la guerre de sécession, la bourgeoisie industrielle du Nord des Etats-Unis était protectionniste, alors que la bourgeoisie esclavagiste du Sud était libre-échangiste. Ce fut même la cause de la guerre car le Nord voulait développer son industrie à l’abri de la concurrence anglaise, tandis que le Sud voulait profiter du prix bas de sa main d’œuvre servile pour inonder le monde de son coton. Le Nord protectionniste l’a emporté, et personne n’a jamais prétendu que l’économie américaine devenue en 1918 la première économie du monde était issue d’une économie vaudou.

Pourquoi affirmer « qu’un protectionnisme hexagonal serait une énorme fadaise » ? Serions-nous tombés si bas que nous ne soyons pas capables de reconstruire une industrie derrière des barrières douanières ? Les mesures protectionnistes que propose le M’PEP ne signifient pas l’autarcie. La France de gauche que nous voulons continuerait à faire du commerce, mais elle refuserait que dans les supermarchés, le travail de ses travailleurs soit mis en concurrence avec celui des travailleurs chinois payés 20 fois moins ou des travailleurs roumains payés 5 fois moins, tout cela pour le plus grand profit des multinationales.

Le « plus d’Europe » réclamé par l’article existe déjà : c’est l’application de la directive services anciennement Bolkestein, le droit pour les entreprises des pays de l’Est de faire travailler en Allemagne des travailleurs polonais ou roumains à des tarifs polonais ou roumains. L’auteur veut probablement que cette mesure soit appliquée en France à grande échelle, que des travailleurs expatriés aient des salaires inférieurs à leurs camarades français. Cette Europe, en instaurant le principe du droit du pays d’origine a délibérément choisi la concurrence entre travailleurs et elle fait le lit du Front National.

Il existe un grand nombre de Français qui se demandent pourquoi le gouvernement se couche devant le MEDEF et ne fait rien pour lutter contre les délocalisations et recréer en France une industrie et une agriculture. Pourquoi les peuples devraient-ils accepter pour toujours que leur politique économique soit décidée par l’OMC et l’Union européenne et non par eux-mêmes ?

Ce n’est pas être xénophobe que d’estimer que les pays à fort excédent commercial comme la Chine et l’Allemagne pourraient distribuer cet excédent à leurs populations au lieu d’exiger d’elles « la compétitivité ». Le commerce international doit-il être synonyme de guerre économique alors qu’il pourrait être synonyme de coopération, comme le prévoyait en 1948 le projet mort-né de Charte de la Havane ? Le principe de cette Charte était l’équilibre des balances des paiements. L’application de mesures protectionnistes par les pays déficitaires était un moyen pour atteindre cet équilibre. Le but de telles mesures n’était évidemment pas que les pays excédentaires obtiennent des avantages supplémentaires dans la guerre économique, comme c’est le cas aujourd’hui.

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