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4 mai 2007 5 04 /05 /mai /2007 11:58

Une chose est certaine, avec autant d’aplomb l’un que l’autre, les deux candidats à la présidentielle, forts de leurs certitudes, se sont emmêlés les pédales dans leurs argumentaires respectifs, lapsus disent-ils.

 

 Ségolène, dit-on, y a gagné ses galons de chef d’état. Par contre  Sarkozy a menti effrontément, sans être contredit, en se réclamant de pays à gouvernance social-démocrate, ou les chiffres du chômage sont pour le moins manipulés, pour justifier sa future politique de l’emploi

 

En Angleterre comme au Danemark  la précarité  est plus importante, la durée du  travail plus courte, les préretraites, les mises en invalidité, le traitement social largement utilisés pour réduire  artificiellement le nombre des demandeurs d’emplois qui dépasserait 14 % au Danemark avec des critères identiques aux nôtres. (Pour en savoir un peu plus : http://travail-chomage.site.voila.fr/index2.htm).

 

Dans ces conditions plus d’heures supplémentaires c’est plus de chômage induit, moins de protection sociale. Le contrat unique de travail c’est  la précarité pour tous et l’alignement par le bas alors que ce devrait être l’inverse et, par conséquent, plus de difficultés dans la vie quotidienne pour un plus grand nombre. En somme c’est la poursuite de la politique actuelle avec la répression aveugle qui ne peut satisfaire que ceux et celles qui y trouvent encore leur compte, mais pour combien de temps encore, sans même se soucier de ce qu’il adviendra de leur progéniture.

 

Ne nous laissons pas prendre par le miroir aux alouettes. L’heure n’est plus aux tergiversations.

 

A la veille du second tour Ségolène Royal  devient le rempart contre les dérives extrêmes de Nicolas Sarkosy et de ses amis. Je lui accorderai donc mon suffrage, sans état d’âme, mais pas de chèque en blanc comme à quiconque d’ailleurs.  

 

Ainsi lundi se lèverait, peut être,  un autre jour porteur d’espoirs avec la perspective d’une majorité législative représentative des forces progressistes et antilibérales venant en soutien d’un mouvement social redynamisé.

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24 avril 2007 2 24 /04 /avril /2007 21:46

Quelques réflexions à chaud.

Perdre une bataille n’est pas perdre la guerre cependant la situation est préoccupante, nous sommes le dos au mur.

 

Vu l’ampleur de la participation  les résultats de ce sondage grandeur nature sont révélateurs de l’état de l’opinion, de sa dépolitisation, de l’ignorance dans laquelle elle se trouve sur les réformes à mettre en œuvre pour retrouver les chemin du progrès économique et social compatible avec un développement durable.

 

Seconde évidence un  glissement à droite des électorats, des socio démocrates, d’autres peut- être, voyant en Bayrou le moyen d’éviter les excès Sarkoziens, la gauche de la gauche volant au secours de Ségolène abandonné par une partie les siens qui doit selon un sondage plus de la moitié des suffrages qu’elle a recueilli à ce  vote dit utile  alors que son programme ne contenait pas la moindre mesure à même de répondre aux impatiences populaires y compris dans les banlieues.

 

Ainsi que le déclarait Marine Le Pen dimanche soir, à quelques jours de la commémoration de la journée de la déportation il ne faut pas l’oublier, même si le front national sort diminué de ce scrutin en voix et en pourcentage, ses thèses, reprises par le candidat de l’UMP, la xénophobie et l’eugénisme en particulier banalisées dans l’opinion, n’ont jamais été aussi vivaces, elles ne semblent pas effrayer près d’un électeur  et d’une électrice sur deux (44 %, quand même) .

 

La formule de Sarkozy, apparemment anodine: «  la France ne peut accueillir toute la misère du monde » aurait mérité plus d’attention. Elle a fait mouche comme ses rodomontades sécuritaires, ses heures supplémentaires en guise de pouvoir d’achat qui feront croitre le chômage et la précarité tout en asséchant les ressources de la sécurité sociale.

 

Ce n’est pas avec le total des voix de gauche du premier tour, 36 %, que la candidate socialiste peut espérer bousculer la droite. Deux possibilités s’offrent à elle soit adopter une dérive encore plus droitière en se rapprochant  du candidat UDF, soit revenir vers le camp antilibéral pour tenter de convaincre ceux et celles qui peuvent l’être encore, en conscience, sur l’échiquier politique et préparer une opposition forte qui pourrait se traduire dans les urnes lors des prochaines législatives pour venir en soutien des mouvements sociaux qui par la force des choses chose viendront à se  développer et pourquoi pas l’emporter.

 

Par ailleurs  pouvons-nous nous satisfaire d’un grand écart de sa part ? Faire barrage à Sarkozy soit ! Mais c’est aussi de contre attaque dont nous avons besoin.

 

On mesure mieux aujourd’hui ce que nous a coûté la division du camp antilibéral : Il pouvait être présent au second tour.

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