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7 novembre 2009 6 07 /11 /novembre /2009 18:12

Sélection d’extraits de son livre « De battre ma gauche s’est arrêtée », Seuil, mars 2008 transmis par http://pcf-paris14.over-blog.org/


 Education/école :

« Il faudra quand même, un jour, oser poser la question de la régionalisation de l’Education nationale. Je sais bien que je brise, là, un tabou fondamental de la gauche, mais on vient de nous confier les personnels techniques, on va certainement nous confier dans la foulée les personnels administratifs, c'est-à-dire les intendants et les personnes qui font tourner la boutique, qu’est-ce qui empêche que l’on nous confie les professeurs dès lors qu’il existe toujours des programmes élaborés au plan national par une cellule de prospective intelligente de l’Education ? Franchement, je ne vois rien qui puisse s’opposer à cette mutation ! » - p 125

« Il n’y a aucune raison que des milliers de fonctionnaires de la recherche relèvent de l’Etat » - p 137

« Au sein du Conseil régional d’Ile-de-France, par exemple, j’ai fait voter par les socialistes, l’UMP, l’UDF et le Front national une aide à l’enseignement privé dans les lycées. Les chevènementistes ont voté contre mais les communistes et les Verts se sont, eux, abstenus, ce qui, en soi, est déjà un progrès ! » p 72  

Services publics :  

« Il ne faut pas confondre service public et entreprise publique. Je pense qu’il n’y a plus tellement de justification à l’existence d’entreprises publiques. On peut imposer à certaines entreprises un cahier des charges, l’Etat peut disposer de Golden shares pour faire entendre sa voix, bref on peut imaginer des dispositifs qui font que l’Etat a son mot à dire, pour autant on ne peut ignorer le marché et maintenir à tout prix une entreprise dans le secteur public lorsqu’elle est soumise aux impératifs de la concurrence. … » - p 135  

« Tout débat sur la renationalisation est de nature à nous renvoyer 25 ans en arrière, donc je n’y suis pas favorable. On peut encadrer très strictement une entreprise concessionnaire sans la nationaliser. C’est ce qu’il faudrait faire si on privatisait complètement EDF. Au fond, la question, désormais, est ailleurs. Les problèmes de taille d’entreprises, d’investissement et de rapprochement qui s’imposent du fait de la mondialisation rendent le débat sur les nationalisations caduc. » - p 136  

Cadeaux au grand patronat :  

« La région Ile-de-France vote des crédits, y compris pour des grands groupes, pour développer des pôles de compétitivité. Sincèrement, il y a encore 3 ans, je n’aurais pas été capable de faire adopter ces mesures par ma majorité. … puisque les crédits sont versés dans des zones qui marchent. » - p 72

 

Institutions : à bas le département, l’unicité de la Loi !  

« Mais, globalement, si une collectivité devait disparaître, à long terme ce serait évidemment le département. Non parce qu’il gère la proximité (au contraire) mais parce qu’il est devenu, en fait, le refuge du jacobinisme. C’est là que s’installent les services de l’Etat pour se développer. » - p 127  

Question de Denis Jeambar : « Sur quel territoire pourrait-on rompre le principe d’unicité de la loi ? ». Réponse de Huchon : « le seul possible, aujourd’hui, c’est la région. » - p 132  

« Une sous-préfecture ne sert pratiquement à rien ». – p 134  

Vive l’Europe des régions ! A bas la France !  

«  Je vous livre le fond de ma pensée : je me sens plus européen que français. Il m’est très facile d’imaginer une cosmogonie institutionnelle dans laquelle il y aurait l’Europe, directement branchée sur les régions, et les régions sur des communes regroupées par l’intercommunalité. C’est la logique à venir de la chaîne du pouvoir. Je n’ai pas d’attachement national. Je me sens plus à l’aise dans certains pays qui sont moins violents, moins durs, moins discutailleurs. J’ai une sympathie naturelle pour les Anglo-Saxons, les Scandinaves : ce sont des gens qui font la queue, qui ne vous klaxonnent pas quand vous êtes perdus, il y a une discipline. Cette civilisation n’existe malheureusement pas en France ! Autrement dit, je n’aurais aucune difficulté à vivre dans une patrie qui serait l’Europe, avec une patrie secondaire qui serait la région dans laquelle je vis, à condition qu’elle ait un dessein culturel suffisamment compréhensible et partagé. La Nation ? Je ne crois pas à son avenir parce que je n’ai jamais cru à cette histoire d’identité nationale. Je ne m’accroche pas à ces idées-là ! » - p142 & 143  

PCF : aujourd’hui méprisé  

 «  La SFIO puis le nouveau parti socialiste, à partir du congrès d’Epinay, ont toujours dû prouver qu’ils étaient à gauche. Le PCF a contraint les socialistes à une permanente surenchère. » - p 28

«  Nous sommes un parti d’élus relativement pragmatiques. Le socialisme municipal ne s’est, en effet, jamais soumis au communiste ou au marxisme. » - p 29

«  La stratégie d’Union de la gauche a été d’une redoutable efficacité. Elle a inversé très vite le rapport de force entre PS et PC. Mais nous avons payé un prix idéologique très élevé. » - p 54  

« Les communistes peuvent évoluer mais ce n’est plus un parti véritablement national : il contrôle des poches électorales, il n’a plus de doctrine, ses dirigeants sont perdus, une partie d’entre eux pensent qu’ils sont encore les porte-parole des damnés de la terre mais cela ne va pas au-delà. Et plus personne ne croit, par ailleurs, au communisme salvateur. Dans une certaine mesure, on peut dire, tant pis si ça choque, que le communisme, au sens historique, messianique, a disparu. »  p 85

«  Donc le seul chemin possible, c’est de continuer à refuser la domination idéologique des communistes…

J’ai la conviction que nous n’avons jamais été aussi proches de cette alliance entre la gauche et le centre. Avec les communistes, il faut leur proposer un chemin commun, les aider à évoluer : ce n’est pas impossible, ils représentent une sensibilité réelle, mais ils doivent avec nous assumer le monde d’aujourd’hui et les contraintes du pouvoir, au rebours d’une tradition purement tribunitienne. » - p 86 & 87

                                                                   Où la droite va-t-elle  nicher? (Nd JF)

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9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 17:48

 

Le point de vue du Groupe communiste, alternative citoyenne, républicain et parti de gauche

 

 

 

Avenir de la métropole et de la Région Ile-de-France :

Non à la société du grand Paris,

oui à un projet solidaire et démocratique!


 

Le groupe CACRPG a dénoncé l’offensive gouvernementale en insistant sur la relation entre la brutalité de la méthode et la nocivité des projets mis en avant. L’intervention de l’Etat ne serait pas en soi problématique si elle se faisait de façon coopérative. Mais il est inacceptable que le gouvernement la conduise en niant les apports des collectivités, notamment ceux de la Région et de Paris Métropole.

 

Pire, le gouvernement ramène le développement de l’Ile-de-France à quelques pôles supposés d’excellence relié par un métro automatique rapide. Il s’arroge des prérogatives essentielles en matière d’aménagement et d’urbanisme autour des 40 gares du grand huit imaginé par Christian Blanc. Il promeut une vision d’une métropole inégalitaire sous tutelle là où le SDRIF  croise l'impératif économique, l'exigence sociale et la réorientation du développement économique. C’est donc du pilotage de l’aménagement dont les collectivités sont dessaisies, pour faire place à  une vision qui s’enferme dans la compétition entre métropoles mondiales, dans la promotion de quelques territoires et la relégation de tous les autres.

 

On trouve là des choix qui s’inscrivent dans une politique globale de remise en cause des services publics, d’asphyxie des collectivités et de reculs sociaux douloureux.

C’est pourquoi le groupe CACRPG a appuyé fortement :

 

n L’interpellation du gouvernement pour exiger la validation du SDRIF issu de quatre ans de concertation et nécessaire à la mise en œuvre de nombreux projets sur le terrain.

n L’avis défavorable sur le projet de loi instaurant la « société du Grand » Paris et en a demandé le retrait.

 

Le groupe CACRPG a ainsi mis en évidence que l’affrontement en cours n’était pas un simple conflit de légitimité institutionnelle… mais bien un conflit de projet. Il porte quant à lui une conception d'une région et d'une métropole populaire, solidaire, ouverte, démocratique, écologique, dynamique et citoyenne. Face à cette offensive autoritaire, il entend contribuer à un vaste débat démocratique sur l’avenir de la métropole et de la Région Ile-de-France.

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2 octobre 2009 5 02 /10 /octobre /2009 18:24

Un communiqué du groupe Communiste, alternatif, Citoyen, Républicain et Parti de gauche du conseil régional

 

 

 

La commission Carrez vient de dévoiler ses projets de financement des transports en Île-de-France. La crise pèse sur les habitant(e)s et les salarié(e)s mais c’est encore et toujours les citoyennes et les citoyens qui sont mis à contribution ! Pour les élus CACRPG, c’est inadmissible.

 

Le gouvernement a annoncé que pour protéger l’environnement, il faut que les ménages payent « la taxe carbone ». Et bien aujourd’hui, la commission du député UMP Carrez envisage un nouvel impôt pour les Franciliens : « une taxe spéciale d’équipement Grand Paris ». Cette dernière s’ajouterait aux impôts locaux et est évaluée à 20€ annuels par ménage.

 

Et comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, une augmentation du tarif des transports est préconisée, mais celle-ci ne devrait pas dépasser « le pouvoir d’achat ». Peut-être qu’avec un peu de chance, on pourra même voir baisser le prix du ticket de transport s’il s’aligne réellement sur l’évolution du pouvoir d’achat…

 

Les collectivités ne sont pas oubliées, bien au contraire ! D’un côté le gouvernement leur supprime des revenus essentiels : taxe professionnelle. De l’autre, il envisage d’augmenter les contributions publiques à un rythme de 4,2 points au-dessus de l'inflation, "exigeant un effort au niveau de la fiscalité régionale et départementale". Prises dans cet étau les collectivités n’auront d’autres choix que d’augmenter leur fiscalité, et les contribuables, vous et nous, paieront.

 

On jugera de la cohérence de ces mesures au moment où la crise énergétique et environnementale exige une forte mobilisation sur la question de la mobilité, et sur l’incitation à réduire l’utilisation de la voiture au bénéfice des transports publics. Une fois de plus la droite met en œuvre une politique profondément injuste et inefficace.

 

D’autres solutions existent pour dégager de nouveaux financements. Les élus CACRPG les proposent depuis longtemps:

-          appliquer un taux modeste de 0,5% sur les actifs financiers, et les flux financiers, ce sont 15 milliards d’euros qui seraient immédiatement disponibles.

-          revoir le périmètre du versement transport, non seulement en fonction du nombre de salariés mais surtout en fonction des profits que dégagent les entreprises.

-          sur la tarification, il faut revoir le zonage qui est totalement inégalitaire et étendre la tarification sociale.

-          créer un pôle financier public qui permettrait d’effectuer l’emprunt nécessaire hors des spéculations et des fonds de pensions.

 

Enfin, ce rapport confirme bien les menaces gouvernementales de privatisation de la RATP, en envisageant la séparation des activités d’exploitant et de gestionnaire de cette entreprise.

 

Les élus CACRPG rappellent leur opposition à toutes mesures de privatisations des entreprises publiques.

 

C’est pourquoi ils réclament la création d’un grand pôle de service public national des transports, associant RATP, SNCF et RFF, partenaires d'un STIF renforcé, doté de plus de ressources et élargi à des représentants des usagers et les salariés: tout le contraire de ce que le gouvernement prévoit et met en œuvre !

 

                                                                                                          Paris 1er octobre 2009

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