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26 décembre 2016 1 26 /12 /décembre /2016 15:33

Analyse de Bassam Tahhan, spécialiste du Moyen-Orient et de la Syrie, interviewé par Frédéric Saillot le 17 décembre 2016

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23 décembre 2016 5 23 /12 /décembre /2016 20:16
Par Bruno Guigue

Origine  Comité Valmy

 

Barack Obama vient de déclarer que la Russie est « un petit pays qui ne produit rien, qui exporte du pétrole, du gaz et des armes .. un pays qui n’innove pas ».

 

La Russie ne prétend pas à l’hégémonie sur le plan économique, en effet. Elle connaît parfaitement ses limites. Mais elle ne vole pas le pétrole et le gaz des autres pays en y fomentant la guerre civile, comme les Occidentaux l’ont fait en Libye. Elle ne sème pas le chaos à l’étranger sous le prétexte hypocrite des droits de l’homme. Elle n’envahit ou ne déstabilise aucun Etat souverain, elle ne finance aucune organisation chargée d’y semer le trouble. Elle intervient en Syrie à la demande du gouvernement légal, et elle affronte les terroristes au lieu de leur livrer des armes tout en prétendant les combattre.

 

Les Russes ne sont pas les plus forts sur le plan militaire. Ils ne détiennent pas le dixième de la capacité de projection extérieure des forces dont disposent les USA. En pleine modernisation depuis une décennie, leur appareil militaire sert à protéger l’immense territoire de la Fédération. Leur stratégie est défensive, non offensive. Ils ont deux bases militaires à l’étranger, tandis que les USA en ont 725. Les Russes ne se laissent pas marcher sur les pieds, mais ils ont le sens de la mesure. C’est l’OTAN qui a relancé la course aux armements en déployant un bouclier antimissiles, et non la Russie. On l’accuse de menacer la paix, mais son budget militaire (48 milliards) est inférieur à celui du Royaume-Uni (53 milliards) et il représente 8% de celui des USA (622 milliards).

 

Mais si les Russes ont des moyens modestes, ils savent les utiliser. Inutile d’employer des forces colossales pour parvenir à ses fins, il suffit de le faire à bon escient. En un mois, sans un coup de feu, la Crimée est revenue au giron de la Mère-Patrie. Les Occidentaux vont devoir s’y faire. C’est définitif. Les Russes ont aussi gagné la partie sur le théâtre syrien. En un an, l’intervention russe a enrayé l’offensive des mercenaires sponsorisés par les puissances occidentales et les pétromonarchies corrompues. Au terme d’une féroce bataille de 30 jours, la libération d’Alep, deuxième ville de Syrie, ouvre la voie à la restauration intégrale de la souveraineté syrienne.

 

Avec 5 000 hommes et 70 avions, Moscou a fait basculer le rapport de forces. Il a déjoué les plans du « changement de régime » conçu par Washington et déclenché en 2011 à la faveur des « printemps arabes ». Avec la déroute des bandes armées d’obédience wahhabite, les apprenti-sorciers occidentaux viennent de recevoir une dérouillée. Elle explique sans doute l’amertume d’un président américain en train de faire ses valises pour laisser la place à un successeur qui veut reprendre le dialogue avec Moscou. Quelle claque ! A croire qu’il ne suffit pas d’aligner les porte-avions sur les océans pour peser sur le cours des choses. Les Occidentaux n’ont rien compris, ou rien voulu comprendre à ce qui se passait en Syrie. Ces prédateurs arrogants ont perdu la partie.

 

Ce « petit pays qui ne produit rien » aura administré une leçon d’humilité à des yankees qui se prennent pour des génies de la géopolitique. Adossé à une Chine qui est la puissance montante, il aura donné ses chances à l’instauration d’un monde multipolaire. Les Américains croyaient mener le bal, et ils sont condamnés à faire tapisserie. Il va falloir l’admettre. Si les Russes dament le pion aux Occidentaux, ce n’est pas parce qu’ils sont plus forts. C’est surtout parce qu’ils sont plus intelligents. Ils comprennent le monde qui les entoure avec davantage de finesse. Ils captent mieux les inflexions du réel. Ils ont cette acuité du regard qui repère le point de bascule, l’endroit et le moment où il faut agir pour influer sur les événements. La supériorité russe n’est pas quantitative, elle est qualitative. il en coûte de sous-estimer le pays de Tolstoï et Dostoïevski. Une culture millénaire lui a appris la patience. Une histoire tragique lui a donné le sens des réalités.

 

C’est ce qui manque le plus aux Américains. Barack Obama peut-il seulement comprendre ce qui se passe ? Les USA, ce sont les moyens de la civilisation pris pour la civilisation. Leur expérience historique montre qu’un PIB colossal ne se monnaye pas toujours en perspicacité. Aucune loi physique ne fait transfuser la puissance matérielle, comme par enchantement, en intelligence stratégique. Les yankees se croient supérieurs, et ce sentiment de supériorité les aveugle. Ils s’imaginent que l’attrait de leur modèle culturel vaut approbation universelle. Ils pensent que leur croyance en eux-mêmes est partagée par les autres. Quelle illusion ! Le « moment unipolaire » inauguré par la chute de l’URSS n’est pas la « fin de l’histoire », mais une parenthèse aujourd’hui refermée. Un petit pays qui ne produit rien s’est chargé de cette fermeture à double tour.

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20 décembre 2016 2 20 /12 /décembre /2016 18:29
par Antoine Charpentier

mardi 20 décembre 2016, origine Comité Valmy

 

Alep la citadelle

 

 

La victoire se profile à Alep. Une des plus grandes et des plus déterminantes batailles a été remportée par l’armée syrienne. Les perdants semblent toujours persister dans le mensonge, appuyés par leurs médias de masse, eux-mêmes dominés par un tiers qui ne dit pas son nom, que le président Hugo Chavez nommait autrefois « la main invisible ».

 

Le mensonge de l’Occident impérialo-sioniste s’achève en Syrie, trouvant comme tombe la ville d’Alep avec une sépulture inscrivant dessus le mot HONTE. Oui, honte au monde libre, au monde moderne et soi-disant développé, honte à la Démocratie, honte aux Droits de l’Homme qui dans la pratique n’ont que l’appellation.

 

Après la victoire, les mensonges proférés à propos d’Alep par les dirigeants occidentaux vacillant les uns après les autres vont être révélés. Le monde dit moderne et libre va découvrir qu’Alep n’est pas uniquement la partie est où il y avait 250 000 civils pris comme bouclier humain par des factions terroristes ; factions bombardant quotidiennement 1 million et demi de civils à Alep-ouest ,tuant des femmes et des enfants, dans l’indifférence de l’Occident qui n’a jamais évoqué ce drame d’une façon correcte et juste. Il convient de préciser que les combattants ne bombardaient pas les positions de l’armée syrienne, mais anarchiquement les civils. Ce sont ces mêmes éléments armés qui ont réclamé une trêve humanitaire face à l’avancée pertinente de l’armée syrienne à Alep-est. Mais savent-ils la signification exacte du mot humanitaire ?

 

Plusieurs trêves humanitaires ont eu lieu avec l’accord de l’Etat syrien et de ses alliés. Mais certaines ont servi au ravitaillement en armes des terroristes. Tandis que lorsqu’il y avait vraiment des aides alimentaires ou médicales, elles ont été confisquées par les soi-disant rebelles modérés et vendues trois à quatre fois plus chères aux habitants d’Alep-est.

 

Alep qui a vaincu n’est pas uniquement celle des enfants morts par les bombardements anarchiques des terroristes, mais aussi celles des filles et des femmes maltraitées, violées et réduites à l’état d’esclaves. Toujours dans le silence d’un bon nombre de pays occidentaux et de leurs alliés dans le Monde.

 

Alep qui a vaincu est celle dont le président a accordé l’amnistie pour toute personne déposant les armes, se rendant à l’Etat légitime. Que feraient d’autres présidents, s’ils venaient à affronter les mêmes problématiques ?

 

Alep qui a vaincu est celle de l’armée qui a ouvert plusieurs couloirs humanitaires pour permettre aux civils de sortir du piège, et aux nombreux combattants ayant la volonté de se rendre. En revanche, les « rebelles modérés » ont posté des snipers afin de tirer sur tout ce qui bouge de l’est vers l’ouest.

 

Alep qui a vaincu est celle qui constitue la malédiction de tous les dirigeants qui ont comploté contre elle, et qui sont en train de partir les uns après les autres, destination la poubelle de l’Histoire. Tandis que, face au fait accompli, les nouveaux dirigeants lâchent en partie les monstres et les criminels que leurs prédécesseurs soutenaient.

 

Alep a vaincu, mais la bataille n’est pas terminée. Cependant, la Syrie a changé le paysage politique mondial, en avortant la tentative du printemps arabe et avec elle le projet le plus diabolique pour le Moyen-Orient.

 

Alep a vaincu pendant que la nouvelle administration américaine semble modifier sa stratégie au Moyen-Orient.

 

Alep a vaincu puisque la Turquie ne peut pas aller plus loin face à la ténacité de l’armée et du peuple syrien, ainsi que face à l’habileté des dirigeants et diplomates syriens.

 

Alep a vaincu puisque l’Europe s’affaiblit de plus en plus à cause de son alignement aveugle et sans conditions sur la politique étatsunienne concernant la crise syrienne.

 

Aujourd’hui, la victoire d’Alep est militaire. À l’instar de celle qui se déroule actuellement autour de la ville de Douma dans la banlieue de Damas, ainsi qu’aux réconciliations nationales entre les Syriens qui sont des victoires aussi importantes que celle d’Alep.

 

Après la reprise d’Alep par l’armée syrienne, il y a Idlib, puis Raqqa, ensuite Deir El-Zor. Seules deux solutions peuvent être envisagées à propos d’Idlib qui devient le lieu de rassemblement et de stockage des combattants en Syrie, suite à leurs sorties de différentes localités syriennes. La première solution, et la plus préférable, est tout simplement une réconciliation, sinon une grande bataille aura lieu à l’image de celle de la ville d’Alep.

 

Quant à l’armée turque, elle se retirera définitivement de la Syrie. Les terroristes reviendront d’où ils sont venus, laissant aux Syriens de trouver les réponses aux aspirations de leurs concitoyens kurdes.


En attendant, Alep et toute la Syrie savourent une victoire bien méritée contre tous les diables de la terre.

 

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19 décembre 2016 1 19 /12 /décembre /2016 16:44

 

A partir de Sputnik

 

Le Conseil de sécurité de l'Organisation des Nations unies est parvenu, dimanche, à rédiger un « bon texte » de résolution sur Alep, a déclaré le représentant permanent de la Russie auprès de l'Onu Vitali Tchourkine.

 

La mission aura pour but d’observer l'évacuation des civils d’Alep et d'apporter une assistance humanitaire immédiate à la population.

 

La résolution a été adoptée à l’unanimité ce lundi 19 décembre 2016 par les membres du Conseil de sécurité de l'Organisation des Nations unies.

 

Le document confie au Secrétaire général de l'Onu la mission de préparer les conditions afin que les représentants de l'Onu et d'autres organisations internationales puissent observer « le statut des civils, ainsi que le respect du droit international humanitaire dans les provinces orientales de la ville d'Alep », informer le Conseil de sécurité de ces préparations, et « immédiatement après, appliquer les mesures indiquées ».

 

Le texte a été élaboré sur la base des projets proposés par la France et la Russie. À la différence du texte adopté ce lundi, le projet proposé auparavant par la France visait le déploiement rapide à Alep du personnel humanitaire de l'Onu déjà présent en Syrie, pour une surveillance et une observation de l'évacuation des civils. À son tour, la Russie indiquait que le déploiement d'observateurs non formés dans la zone de conflit pourrait entraîner une tragédie et des provocations.
 

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16 décembre 2016 5 16 /12 /décembre /2016 18:23
la France est en état d’extinction cérébrale
Par Bruno Guigue

Origine Comité Valmy

 

 

Provoquée par la cupidité des puissances occidentales et des pétromonarchies corrompues, la guerre en Syrie connaît avec la libération d’Alep un tournant majeur. Les derniers carrés des terroristes d’Al-Qaida et consorts, cernés dans les décombres, sont sur le point de céder devant la progression fulgurante de l’armée arabe syrienne. Les civils s’enfuient en masse vers le reste de la ville, tenu par les troupes gouvernementales.

 

 

Que fait la France ? Elle éteint la Tour Eiffel par solidarité avec Alep. Avec les habitants d’Alep, avec tous ses habitants ? Non. Le million d’Alépins réfugié dans les quartiers Ouest, pour le gouvernement français et pour les médias qui le servent, ce sont des gens qui n’existent pas. Et même s’ils existaient, ils ne mériteraient pas de vivre. Lorsqu’ils subissaient les tirs de mortier des courageux rebelles en lutte pour la démocratie, leurs morts demeuraient invisibles, effacés des écrans radar.

 

Car ils ont commis une faute impardonnable, ces Syriens qui ne demandaient qu’à vivre en paix, un crime qu’on ose à peine nommer. Ils n’ont pas pris les armes contre le gouvernement de leur pays. Ils n’ont pas obéi aux gouvernements occidentaux qui leur demandaient de renverser le pouvoir bassiste. Sourds aux appels des prédicateurs saoudiens, ils n’ont pas réclamé l’instauration de la charia wahhabite. Alors on n’en parle pas, c’est plus simple.

 

On fait l’impossible, en revanche pour sauver la peau des mercenaires recrutés en masse pour détruire l’Etat syrien, laïque et souverain, et le remplacer par un Etat croupion d’obédience wahhabite. Encerclés dans ce qui reste de la « capitale » d’une révolution-bidon, ces mercenaires sont les mêmes que ceux qui ont tué nos compatriotes au Bataclan. Ce sont les charognards du takfir, les seconds couteaux des Saoud, les petites frappes du gangstérisme sponsorisé par l’OTAN.

 

La cuisante défaite de ces desperados de la terreur leur arrache des larmes, à nos faiseurs d’opinion, elle les met en transe compassionnelle comme si ces coupeurs de tête étaient nos frères d’armes, ou de pauvres victimes sur le sort desquelles il faudrait s’apitoyer. Avec un art consommé du mensonge et de la manipulation, ces affabulateurs professionnels font comme si le sort des terroristes était lié aux populations civiles qui leur servent de boucliers humains, comme si les souffrances des innocents causées par la guerre justifiaient notre soutien aux terroristes qui en sont responsables.

 

Pourtant on les voit, ces civils, qui fuient les quartiers rebelles dès qu’ils le peuvent, essuyant les tirs de leurs soi-disant protecteurs. Les médias parlent de 100 000 personnes qui seraient recluses dans le dernier réduit « rebelle », mais sans nous expliquer comment elles peuvent contenir dans trois kilomètres carrés ! Plus les heures passent, en réalité, et plus ce dernier bastion de fanatiques se vide de ses civils, et plus les gouvernements occidentaux, relayés par leurs perroquets médiatiques, s’en affligent.

 

Avec un cynisme sans limite, nos dirigeants voudraient que ces civils restent bien sagement avec les terroristes dans leur trou à rats, pour servir d’alibi à la poursuite de la guerre par procuration contre la souveraineté syrienne. Complices des allumés du takfir maquillés en rebelles démocrates, nos dirigeants aimeraient les prendre en otages, ces civils, les avoir sous la main comme des preuves vivantes de cette révolution bidon, en nous faisant croire que lorsque l’armée syrienne frappe Al-Qaïda, elle s’acharne en fait contre des innocents.

 

Mensonge pour mensonge, on nous dit aussi que des dizaines de civils ont été froidement abattus par des milices chiites. Mais ceux qui rapportent cette accusation oublient de dire que selon l’ONU il n’y a pas de preuve de ces massacres et que ces allégations sont « invérifiables ». Peu importe, c’est un détail ! Les mêmes accusateurs diront alors que des massacres auront lieu, que c’est inévitable, qu’il y aura un « génocide » ! Impuissante à produire la moindre preuve sur des faits passés, l’accusation se conjugue au futur, elle se fait prophétique, elle vaticine en prenant ses désirs pour des réalités.

 

La désinformation bat son plein, l’esprit collabo se déchaîne et l’hexagone, comme d’habitude, bat tous les records. Quel pays de masochistes ! On éteint la Tour Eiffel pour pleurer la défaite de ceux qui mitraillent les terrasses de nos cafés, mais on impose un embargo sur les médicaments à un peuple qui ne nous a rien fait en croyant punir un gouvernement qui combat ces assassins sans frontières. Alors, oui, éteignons la Tour Eiffel et tout le reste. De toute façon, la France est un pays en état d’extinction cérébrale, une colonie de l’Empire dirigée par des imposteurs qui, en faisant le malheur des autres, feront aussi le nôtre.

Bruno Guigue

15 décembre 2016

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14 décembre 2016 3 14 /12 /décembre /2016 16:56
Alep-Est & Mossoul

par Thierry Meyssan Réseau Voltaire

La presse occidentale occulte de nombreuses informations sur les événements à Mossoul (Irak) et à Alep-Est (Syrie) de manière à masquer le soutien de ses gouvernements aux jihadistes. En outre, sur la base de ces informations incomplètes, elle multiplie les contre-sens.

 

 

À Mossoul et à Alep-Est, les populations qui avaient accueilli les jihadistes en croyant que la Charia leur permettrait de revenir à l’Âge d’or, n’ont pas tardé à déchanter. Opprimées par les lois des jihadistes et horrifiées par leur violence, elles se sont progressivement retournées contre eux. Sans états d’âme, ces derniers les exploitent aujourd’hui comme boucliers humains. Pourtant selon la presse occidentale, la bataille de Mossoul est légitime mais pas celle d’Alep-Est.

 

Mossoul est tenu par Daesh, c’est-à-dire en sous-main par Washington. D’un côté les militaires états-uniens conseillent les Forces irakiennes, de l’autre la CIA leur parachute armes et munitions. Ces deux mains obéissent au même cerveau puisque les conseillers US avaient présenté un plan d’attaque qui encercle la ville, mais laisse ouverte dans les deux sens la route de Rakka. Ce cerveau ne discute pas avec ses alliés, ainsi que le prouve la réaction de la France demandant que l’on attaque Rakka dès la chute de Mossoul.

 

Alep-Est est tenu par al-Qaïda, c’est-à-dire également en sous main par Washington. Cette fois, les États-Unis et leurs alliés sont sur la même longueur d’onde. Ainsi, le président François Hollande a-t-il reçu le « maire » d’Alep-Est à l’Élysée. Il était accompagné de responsables des Casques blancs qui vont recevoir le « Prix franco-allemand des droits de l’Homme et de l’état de droit » (sic). En fait d’« état de droit », nul ne veut savoir qui a élu ou nommé ce « maire », ni pourquoi « sa » ville est occupée par les jihadistes du cheikh saoudien Abdullah al-Muhaysini. De même, aucun journaliste occidental ne semble intéressé par le directeur et fondateur des Casques blancs, l’agent du MI6 James Le Mesurier. Saoudiens et Britanniques sont des « rebelles syriens modérés », qu’on se le dise.

 

En mai 2014, une réunion secrète s’était tenue à Amman pour planifier le déploiement de Daesh en Syrie et en Irak. L’ancien vice-président irakien, Ezzat Ibrahim al-Douri, y apporta le soutien des 80 000 combattants de l’Ordre des Naqchbandis dont il est le Grand maître. Un mois plus tard, il ouvrait à Daesh les portes de Mossoul où les États-Unis venaient opportunément de livrer quantité d’armes neuves. Al-Douri, qui avait été chassé du pouvoir par Washington, croyait pouvoir le retrouver grâce à Washington. Erreur. De formation baasiste, les Naqchbandis irakiens ne tardèrent pas à s’affronter à Daesh lorsque celui-ci imposa ses tribunaux « islamiques ». Leurs soldats soutiennent aujourd’hui le gouvernement de Bagdad.

 

Par un cruel retour des choses, ils affrontent des jihadistes formés par la Turquie où, en 1969, ils fondèrent la Millî Görüş de Necmettin Erbakan et de Recep Tayyip Erdoğan. Ils récoltent le fruit de leur soutien en 1982 aux Frères musulmans syriens. Ils payent une nouvelle fois le prix de leur flirt avec les jihadistes en 1993 lors de la campagne de « Retour à la foi » (al-Hamlah al-Imaniyyah). Puisse l’expérience être assimilée : toute alliance —même tactique— avec la Confrérie et avec ses groupes armés conduit un jour ou l’autre au chaos. Une leçon que la Syrie a tristement reçue depuis qu’elle a cru honorable d’aider les jihadistes irakiens prétendument face à l’occupant états-unien et le Hamas soi-disant face à Israël.

 

Les Européens n’ont toujours pas compris. Ils dénoncent la République arabe syrienne et s’émeuvent pour les habitants d’Alep-Est « contraints de fuir les combats », au lieu de célébrer leur libération des griffes des jihadistes. Pourtant, venant d’Arabie saoudite, de Libye, de Tunisie, et de bien d’autres pays, des « rebelles syriens modérés » sont déjà dans leurs murs et y ont déjà commis des attentats.

Thierry Meyssan

Source
Al-Watan (Syrie)

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12 décembre 2016 1 12 /12 /décembre /2016 16:51
 LA DIALECTIQUE DU MAÎTRE ET DE L’ESCLAVE…

Source proche et moyen orient

 

Appuyée par ses alliés russes, iraniens et libanais, l’armée nationale syrienne est en passe de reprendre le contrôle total de la deuxième ville du pays, dont le tiers était aux mains de différents groupes salafo-jihadistes dominés par le front Jabhat al-Nosra, qui n’est autre que la filiale syrienne d’Al-Qaïda.

 

C’est un tournant majeur dans la guerre globale de Syrie pour trois raisons. Sur le plan militaire, la libération d’Alep va libérer aussi quelque 30 000 soldats gouvernementaux qui seront redéployés à l’Ouest dans la province d’Idlib – sanctuaire de Jabhat al-Nosra – et dans l’Est du pays en direction de Deir ez-Zor (abritant encore de nombreux groupes jihadistes), ainsi qu’à Raqqa (toujours aux mains de Dae’ch). L’événement signe ainsi un revers majeur pour les différentes factions de ce que la presse occidentale continue à nommer « la rébellion ».

 

Cette victoire militaire constitue un autre revers majeur, une défaite retentissante des diplomaties conjointes des Etats-Unis et de leurs supplétifs européens, de celles des pays du Golfe et d’Israël obligeant – à terme – à une reconfiguration des Proche et Moyen-Orient qui devra se faire avec Moscou, Pékin et l’Iran.

 

Enfin, cette reconquête d’Alep révèle au grand jour le fonctionnement propagandiste des médias occidentaux, notamment parisiens. Ces derniers réitèrent les mensonges d’Etat de la presse américaine du printemps 2003 pour justifier une nouvelle guerre contre l’Irak : des liens inventés entre Saddam Hussein et Oussama Ben Laden ainsi que l’existence d’improbables armes de destruction massive ; ce qui donne en l’occurrence Bachar al-Assad seul et unique responsable d’un demi-million de victimes d’une guerre globale et l’utilisation d’armes chimiques par la seule armée syrienne.

 

Etrange réunion parisienne

Dans le contexte de cette Bérézina diplomatico-militaire, le ministre français des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault a tenu à organiser une énième réunion parisienne des « Amis de l’opposition syrienne », samedi dernier. Cette assemblée funèbre a réuni moins d’une quinzaine de personnes en l’absence de toute représentation russe et iranienne, des invités sans prise aucune sur les événements en cours, sans projet, ni la moindre approche novatrice de cette crise qui pourtant met en perspective trois dynamiques qui n’ont même pas été évoquées : 1) la reconstruction économique et politique de la Syrie sous tutelles russe et iranienne ; 2) un après-Dae’ch qui a déjà commencé, esquissant la cartographie des nouvelles menaces terroristes ; 3) enfin, une nouvelle donne stratégique en Méditerranée avec une présence militaire consolidée de la Russie, de la Chine et de l’Iran.

 

Par politesse le secrétaire d’Etat américain sortant John Kerry avait fait le déplacement, d’autant que Jean-Marc Ayrault devait lui remettre les insignes de chevalier de la Légion d’honneur au nom de son « inlassable engagement en faveur de la paix mondiale… » Il est vrai qu’en favorisant des redéploiements successifs de l’OTAN en Europe centrale, en Asie-Pacifique et dans l’Arctique, John Kerry a bien travaillé pour les intérêts géostratégiques américains. Ces derniers sont-ils compatibles avec ceux de la France éternelle et favorisent-ils la paix et la stabilité mondiales ? A voir… Quant au décorateur, il a, une fois de plus affirmé que l’avenir politique de la Syrie devait se faire sans Bachar al-Assad !

 

Mais quel crédit accorder à ses propos, lui qui n’a pas été capable d’assurer l’avenir négocié du site de Notre-Dame-des-Landes aux portes de sa bonne ville de Nantes ??? Soyons sérieux ! N’aurait-il pas été plus judicieux de convier Russes et Iraniens à Paris pour ouvrir le jeu en tentant de remettre à plat les choses et pour travailler à des solutions d’avenir intégrant la nouvelle donne créée par la libération d’Alep ? Discours typique du maître, d’un petit maître du palais qui ne travaille pas mais qui fantasme la réalité, vivant immédiatement dans la jouissance de situations abstraites, réduites à une communication gouvernementale qui ne trompe plus personne, qui se cantonne à travestir la dimension passive d’un réel qui s’échappe…

 

Hegel, Nasrallah et l’histoire en acte

Au même moment, à quelques centaines de kilomètres d’Alep, Hassan Nasrallah – le chef du Hezbollah – cherche, lui, à transformer la nature du conflit, remettant la problématique dans sa dimension active et pro-active, cherchant ainsi à se libérer de sa condition d’esclave… Depuis un lieu secret de la banlieue sud de Beyrouth (les services israéliens cherchent toujours à l’assassiner), le secrétaire général du Hezbollah a salué la victoire d’Alep appelant à la formation d’un gouvernement d’union nationale pour son pays – le Liban – dont l’intégrité territoriale et politique restent menacée par la guerre globale de Syrie.

 

Prononçant l’un de ses plus importants discours de l’année 2016, il met exactement en œuvre les problématiques ignorées par le chef de la diplomatie française : la dimension régionale et internationale de la crise, la nouvelle réalité des rapports de force des différents protagonistes et les pistes à explorer pour revenir à un minimum de stabilité régionale.

 

Dans sa Phénoménologie de l’esprit, Hegel décrit comment l’esclave travaillant (réalisant) à transformer les contradictions historiques, se transforme lui-même et revendique sa libération et son autonomie du monde immédiat (du monde naturel), par et dans sa transformation humaine et historique tandis que le maître devient étranger à ce même monde qu’il ne reconnaît plus. En s’appuyant sur le produit de son travail, l’esclave arrive à renverser le rapport initial de domination pour se retrouver dans l’accomplissement de l’histoire et la transformation du monde en produisant un rapport d’égalité.

 

Dans la guerre globale de Syrie, deux coalitions se font face. Dans ce conflit, l’une d’entre elles accepte de prendre des risques et de travailler à sa transformation jusqu’à le dominer : « la vie », écrit Hegel, « vaut en ce que nous sommes capables de risquer pour elle ». Il n’y a donc de liberté que par l’acte même de libération : celui qui ne veut pas risquer sa vie risque alors à son tour de sombrer dans la servitude. Muré dans ses certitudes et sa communication auto-justificatrice, le maître devient passif/inactif. C’est son esclave qui travaille et s’accomplit. Ainsi, le maître devient de plus en plus dépendant du travail de son esclave, il devient l’esclave de son esclave, car c’est en travaillant qu’on atteint la liberté, nous dit le vieux maître de Tübingen.

 

Hormis le fait d’être l’un des grands vainqueurs de la libération d’Alep, le Hezbollah libanais détient aussi quelques clefs du futur gouvernement libanais qui tarde à émerger. Sa composition constitue l’une des dimensions de la stabilité régionale. A fleuret moucheté, Hassan Nasrallah a, d’abord remis l’église et la mosquée au milieu du village en commençant par démentir les affabulations selon lesquelles le Hezbollah bloquerait la formation du prochain gouvernement du Liban.

 

Au-delà et en deçà des spéculations et autres « fuites » médiatiques, il a rappelé que la position de son parti s’exprimait à travers et seulement à travers les déclarations de ses responsables en rappelant deux principes intangibles : 1) le Hezbollah, qui a permis l’élection de Michel Aoun à la présidence de la République libanaise, soutient son action, celle de son parti le Courant patriotique libre (CPL) et leurs efforts pour la formation du gouvernement ; 2) le Hezbollah ne conteste pas les relations obligées que le CPL doit entretenir avec les Forces libanaises (FL) de Samir Geagea pour la formation du gouvernement, étant entendu que seul un gouvernement d’ « union nationale » peut voir le jour.

 

Sans citer nommément Samir Geagea et les FL, Hassan Nasrallah explique pourtant que le parti d’extrême-droite ne peut continuer à nourrir des prétentions disproportionnées quant à son exigence de se voir attribuer trois ministères d’Etat, cherchant ainsi à se placer au centre du jeu politique. Soulignant à plusieurs reprises que le CPL et les FL sont tenus d’entretenir des relations « normales », le chef du Hezbollah cherche à calmer le jeu en se situant sur une ligne d’apaisement, de construction et de consensus. Elargissant son propos, il cherche aussi à relativiser, sinon à détendre les relations tendues entre les pays du Golfe (sunnites) et les acteurs chi’ites, soulignant qu’il ne craint rien des récents contacts renoués par Michel Aoun avec les premiers : « le président peut voyager où bon lui semble. C’est son droit de se rendre en Arabie saoudite ou ailleurs, en Iran par exemple. Le Hezbollah n’a pas le droit de mettre un veto au président ».

 

24 ou 30 ministres

Seule l’attribution de deux ou de trois portefeuilles fait encore toujours obstacle que ce soit selon un format de 24 ou de 30 portefeuilles. « Mais cela peut être résolu, sans faire de polémique politique et médiatique », ajoute Hassan Nasrallah, « le gouvernement doit être formé le plus rapidement possible, car cela est dans l’intérêt de tous (…) Il faut toutefois garder en tête que nous sommes toujours dans les délais impartis. Certains articles de presse brandissent la menace d’une guerre civile… Sur quelle planète vivent ces médias ? »

 

Dans ce contexte, le chef du Hezbollah affirme que sa formation est en contact permanent avec le président de la Chambre, Nabih Berry, de même qu’avec le président Aoun, malgré le fait que ces deux responsables soient en froid certain. « Nous souhaitons que personne ne fasse pression sur le nouveau régime pour former ce gouvernement. Ce cabinet sera celui de la transition et de l’organisation des législatives (prévues en mai). La mission essentielle de ce gouvernement est de préparer une nouvelle loi électorale. Mais d’aucuns veulent instrumentaliser la formation du gouvernement à des fins politiques », met en garde Hassan Nasrallah en ajoutant : « il est faux de dire que le président Berry bloque la formation du cabinet. Ou de dire que le Hezbollah ou les Marada (de Sleiman Frangieh) sont responsables du blocage. Il est injuste de dire cela. Nous n’accusons personne. Nous présumons que tous les pôles politiques veulent que le gouvernement voit le jour. Mais pourquoi certains ont le droit de réclamer des ministères ayant un poids, alors que d’autres sont accusés de blocage s’ils font de même ? Les tiraillements à ce niveau sont naturels. Pourquoi ne pas dire que certains réclament une part qui dépasse leur poids politique et bloquent ainsi la formation du gouvernement ? » se demande le chef du Hezbollah, refaisant clairement allusion au parti d’extrême-droite de Samir Geagea.

 

Avec Sleiman Frangieh

« Discutez avec nous sagement, calmement, et vous serez traités de la sorte. Mais mettez-nous la pression et accusez-nous de blocage, et vous n’irez nulle part », prévient le chef du Hezbollah, « aujourd’hui, afin d’obtenir la formation du gouvernement dans les plus brefs délais, il faut cesser de lancer des accusations à tort et à travers, car cela ne sert pas la cause du nouveau mandat et n’améliore pas la situation politique du pays. »

 

Et de poursuivre : « Toute ouverture entre partis libanais, que ce soit entre formations chrétiennes ou autres, (…) nous ne la voyons pas d’un mauvais œil. Il est de notre droit toutefois d’œuvrer pour que la relation entre le CPL et les Marada (de Sleiman Frangié) redevienne ce qu’elle était, car il s’agit de nos amis et de nos alliés qui nous ont soutenus par le passé. Cela n’a rien à voir avec un tandem chrétien quelconque », a encore dit Hassan Nasrallah.

 

Depuis octobre dernier, l’éventualité de la « solution Frangieh » pour débloquer la présidentielle avait passablement tendu les relations entre le chef des Marada Sleiman Frangieh et le CPL, notamment avec Gibran Bassil (le gendre de Michel Aoun) qui avait amorcé un rapprochement très personnel avec Samir Geagea et les FL. Depuis longtemps, les deux hommes nourrissent des vues convergentes sur l’avenir des Chrétiens et la formation à venir d’un micro-Etat chrétien, ce qui serait une véritable catastrophe pour l’ensemble des Chrétiens d’Orient !

 

Pour l’heure, Sleiman Frangieh attend logiquement l’appel de Michel Aoun afin que celui-ci propose à sa formation un portefeuille décent dans le futur gouvernement. Il est clair que le « nœud de Bnechii » (nord du Liban où réside Sleiman Frangieh) demeure le plus difficile à dénouer… Pour nombre d’observateurs, il est aujourd’hui parfaitement légitime que Sleiman Frangieh attende de recevoir un appel téléphonique du palais de Baabda. Une demande qui, jusque-là, n’a pas encore été envisagée. Selon les mêmes sources, il n’y a aucune raison de voir le chef des Marada abandonner l’un des trois portefeuilles qu’il demande (Télécoms, Travaux publics, Énergie et Eau), renoncement qui – de fait – entérinerait une suprématie artificielle et disproportionnée des FL de Samir Geagea.

 

Se comportant actuellement comme un faiseur de roi, sinon comme un faiseur de gouvernement, celui-ci en rajoute pour donner des leçons à … Bachar al-Assad ! Toujours est-il que le président de la Chambre, Nabih Berry affirme s’opposer à toute tentative de marginalisation de Sleiman Frangieh et des Marada. « Il est dans l’intérêt de M. Assad que le Liban continue d’appliquer sa politique de distanciation, car si le Liban devait prendre position, il serait contre lui », a indiqué Samir Geagea en réponse aux propos du chef de l’État syrien dans les colonnes du journal proche du pouvoir syrien al-Watan.

 

Dans cet entretien fleuve, Bachar al-Assad avait critiqué la politique de distanciation adoptée par le Liban à l’égard des conflits régionaux, estimant que le pays du Cèdre « ne peut être tenu à l’écart du brasier qui l’entoure ».

 

Dans ce contexte, les protagonistes cherchent à s’en remettre au Premier ministre désigné, Saad Hariri, en position de pouvoir délier le nœud. Lors de leur rencontre – le 8 décembre dernier à Aïn el-Tiné -, Saad Hariri et Sleiman Frangieh ont, semble-t-il avancé « des propositions positives susceptibles de dépasser le blocage », précise l’un des conseillers de Saad Hariri.

 

Dans tous les cas de figure, la résistance de Sleiman Frangieh permet de mettre à jour les plans cachés de Samir Geagea qui n’a jamais renoncé « à mettre la main sur la rue chrétienne », explique un diplomate européen en poste à Beyrouth depuis de nombreuses années, « en s’alliant à Gibran Bassil le chef des Forces libanaises, il sait très bien qu’avec la disparition de Michel Aoun, le CPL disparaîtra aussi et qu’il pourra enfin s’imposer comme le leader naturel des Chrétiens du Liban, les FL pouvant ainsi réaliser leur vieux dessein de s’imposer comme le seul parti chrétien du Liban ».

 

La proportionnelle est la « seule solution »

Hassan Nasrallah est parfaitement au courant l’agenda caché de Samir Geagea et c’est pour cette raison qu’il a tenu à conclure son discours en évoquant les élections législatives prévues en mai prochain. « Nous soutenons l’appel à dissocier la formation du gouvernement de l’élaboration d’une nouvelle loi électorale, tel que formulé par le CPL ou d’autres formations », a conclu le secrétaire général du Hezbollah. « Nous appelons à de vrais efforts au niveau de l’élaboration d’une nouvelle loi électorale. Il faut qu’il y ait des élections basées sur une loi qui fait dire aux Libanais que leur voix compte, une loi qui assure une juste représentativité des forces politiques. Ceci est nécessaire pour édifier un vrai État. Voilà le vrai test. Nous ne devons pas élaborer une loi électorale taillée sur mesure. La seule option pour cela est d’adopter la proportionnelle intégrale, non partielle, avec une ou plusieurs circonscriptions ».

C’est en travaillant que l’esclave finit par se libérer, obligeant le maître à revenir au réel, l’obligeant à descendre du trône pour écouter enfin ce que ses sujets ont à dire. Décidément, Hegel a encore bien des choses à nous dire…

Richard Labévière
12 décembre 2016

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10 décembre 2016 6 10 /12 /décembre /2016 17:49
Mère Agnès-Mariam de la Croix dénonce les mensonges médiatiques sur la libération d’Alep

Repris sur "égalité et réconciliation"

Jean-Michel Vernochet a recueilli, le 7 décembre 2016 le témoignage de Mère Agnès-Mariam de la Croix sur la libération d’Alep par l’armée syrienne et les exactions des terroristes – que les médias continuent d’appeler « rebelles » – contre la population civile :

 

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8 décembre 2016 4 08 /12 /décembre /2016 13:43
 Bientôt la fin de la bataille

 

 

 

 

Les destructions dans les vieux quartiers d’Alep

 

Les choses sont allées très vite à Alep. Et il se peut très bien que la bataille d’Alep s’achève avant la fin de l’an, date limite fixée par le gouvernement syrien.

 

A l’heure actuelle ce sont près de 80% des quartiers est qui ont été repris depuis le lancement de la bataille d’Alep il y a trois semaines.

 

« Pour le moment, 47 quartiers d’Alep-Est, assiégés auparavant par les terroristes, sont passés sous le contrôle absolu des forces syriennes. Le 7 décembre, les troupes syriennes ont libéré des djihadistes encore deux quartiers dans la partie est d’Alep et ont également pris une grande hauteur dans le village de Sheikh Lutfi », a annoncé pour sa part le Centre russe pour la réconciliation des parties en conflit en Syrie.

 

Ces dernières heures, ce sont les quartiers Bab al-Nayrab, al-Safsafah, Bab al-Hadid, Agyour, Karam al-Jabal et al-Farafirat qui ont été repris , mais les militaires ne les ont pas encore investis, en attendant l’arrivée des équipes de génie civile chargées de détecter les zones minées et piégées et de les nettoyer.

 

Dans l’après-midi, l’armée arabe syrienne a arboré de nouveau le drapeau syrien sur le bâtiment du Palais de justice situé au sud de la citadelle, a indiqué Média de guerre.

Mardi, l’armée arabe syrienne et ses alliés se trouvaient à 800 mètres de la citadelle historique d’Alep.

 

Ce mercredi ils sont arrivés au nord-ouest de ce fort, bâti depuis l’époque romaine et qui est resté entre les mains des militaires réguliers, malgré les centaines d’attaques des rebelles qu’ils ont encaissées durant ces 5 dernières années.

 

Grande débandade des miliciens

Entre temps ce fut la grande débandade des rebelles : des centaines ont d’ores et déjà déposé les armes et se sont rendus.

 

D’autres ont pris la fuite durant la nuit, désertant entre autre les quartiers de la vielle ville d’Alep, et se retranchant davantage vers les quartiers qui leur restent au sud.

 

Selon l’OSDH, les miliciens rebelles se sont retirés des parties de la Vieille ville qu’ils contrôlaient encore après la reconquête de l’armée des quartiers voisins de Bab al-Hadid and Aqyul, de « peur d’être assiégés ». Mais ils ne devraient pas rester longtemps dans cette partie. Selon les coordinations des rebelles, ces derniers ont finalement pris la décision de se retirer définitivement, notamment vers Idleb. Ils ont dit avoir mandaté des représentants en Turquie pour négocier avec leur sortie l’armée arabe syrienne.

 

Selon Média de guerre, il est également question d’une demande de trêve de 5 jours faite par les rebelles pour évacuer les blessés et permettre aux civils qui le désirent de sortir.

 

Les quartiers qui leur restent étant Kallaseh, Boustane al-Kaser, al-Ansari, al-Machhad, al-Soukkkari, al-Salihine, et Karam al-Daadaa, en allant vers cheikh Said.

 

C’est-à-dire en tout et pour tout 11 km2, sur les 45 km2 initiaux. L’offensive contre ces quartiers se fait à l’heure actuelle à partir de 4 axes.

 

Ce mercredi soir, la nouvelle carte des quartiers est d’Alep encore sous le contrôle des rebelles, en bleu,  se présente comme ci-dessous.

 

 

Selon les dernières informations de Média de guerre, les forces gouvernementales et leurs alliés ont conquis le quartier al-Salihine.

 

Entretemps, les bombardements des quartiers ouest (par les rebelles ndjf) ne connaissent pas de répit.

 

Selon l’agence syrienne Sana, 12 personnes, dont des enfants, ont été tuées et au moins 64 autres blessées dans un pilonnage mené ce mercredi contre cinq quartiers différents.

 

Mardi, 11 personnes avaient été tués par des tirs rebelles à l’ouest d’Alep, dont trois enfants.

 

Les retrouvailles 

Se trouvant à Alep , la correspondante de la télévision russe RT a été témoin des retrouvailles des proches aleppins ayant vécu dans les deux parties de la ville.

 

Ce fut selon elle un moment empli d’émotions pour des gens qui ne  s’étaient vus depuis 2012.

Sources: Média de guerre, AFP, RT,

via: http://french.almanar.com.lb/133923

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7 décembre 2016 3 07 /12 /décembre /2016 14:49

 

La communauté internationale est en train de commettre un crime contre l'humanité et les structures comme l'ONU, la Croix Rouge en sont les complices.

 

Hier, l'opposition dite modérée a bombardé un hôpital militaire russe qui venait juste d'être installé à Alep, au moment où il allait recevoir les civils. Tirs très bien ciblés, les terroristes furent parfaitement informés du lieu et de l'heure. Deux médecins militaires russes sont morts, un est gravement blessé et plusieurs civils ont été touchés. Mais aucune condamnation de la communauté internationale qui se bat à l'ONU pour faire cesser les combats  contre tous les combattants, y compris Al Nusra et Daesh.

 

Alors que les terroristes reculent à Alep et commencent à perdre du terrain, certains groupes ont lancé une attaque sur l'hôpital militaire mobile que la Russie venait d'installer à Alep pour apporter les premiers soins aux civils sortant des griffes des groupes les tenant prisonniers à l'Est de la ville et des habitants de l'ouest tombant sous les bombardements terroristes.

 

Alors que les tentes venaient d'être dressées, que les médecins militaires étaient en place et que les premiers patients arrivaient - heureusement les bus étaient en retard et le gros des civils n'était par hasard pas sur place - le groupe Nureddin-an-Zinkin a bombardé très justement le lieu. Attention, vidéo +18 ans.

 

 

Résultat, 2 médecins militaires russes ont été tués, un sur le coup l'autre suite à ses blessures et un autre est entre la vie et la mort. L'on compte également des blessés civils, mais heureusement aucun mort, grâce au retard des bus devant les conduire sur place. Une heure et demi plus tard, un nouveau bombardement, mais l'évacuation s'est faite très rapidement. Les autorités russes promettent de réinstaller un hôpital dans une zone sécurisée.

 

La réaction de la communauté internationale est d'un cynisme ... sans surprise. La Croix rouge internationale ne trouve rien de mieux à dire que cela démontre l'impossibilité des parties à garantir la sécurité des médecins. Quant au Département d'Etat américain, ils condamnent évidemment toute attaque contre des hôpitaux, mais n'ont aucune information confirmant l'attaque de cet hôpital, en raison de la situation difficile sur le terrain. 

 

Le porte-parole du ministère russe de la défense, lui, n'a pas mâché ses mots:

Le sang de nos militaires repose également sur les mains des commanditaires de cet assassinat. De ceux qui ont créé, fait grandir, armé ces animaux dans des peaux d'homme, les appelant, comme justification devant leur conscience et leur électorat - opposition. Oui oui, sur vous, Messieurs les protecteurs des terroristes, les Etats Unis, la Grande Bretagne, la France et autres organisations et pays sympathisants. 

 

De son côté, la France était manifestement trop occupée à défendre ses intérêts en Syrie, pour réagir à ce qui n'est qu'un détail de l'histoire. Car pendant ce temps, à l'ONU, les grandes démocraties occidentales, la France en tête, soutenaient à bout de bras et à court d'arguments une résolution du Conseil de sécurité sur Alep présentée par l'Egypte, la Nouvelle Zélande et l'Espagne devant permettre l'arrêt immédiat des combats à Alep pendant 10 jours. De tous les combats, c'est-à-dire aussi et surtout contre Al Nusra et Daesh, puisque les groupes de cette merveilleuse "opposition modérée" qui s'y trouvent sont évidemment affiliés à l'un ou à l'autre, autant qu'il puisse y avoir une différence dans les faits. La Russie et la Chine ont opposé un véto: il n'y a aucun sens humanitaire à permettre aux groupes terroristes de se reconstituer et reprendre des forces, récupérer des armes, alors qu'ils sont à bout de souffle.

 

Manifestement, le sort des groupes terroristes inquiètent beaucoup plus cet étrange Occident, dans lequel il devient difficile de se reconnaître, que la vie des civils. Et le soutien qui est apporté à ces groupes qui commettent des crimes sans nom contre les civils, les enfants, les femmes, égorgeant, violant, les mettant enceinte de force, ces crimes commis contre l'homme parce qu'il est homme et non animal. L'Occident se rend coupable, de soutenir, protéger, favoriser la commission de crimes contre l'humanité.  

Publié par Karine Bechet-Golovko

http://russiepolitics.blogspot.fr

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2 décembre 2016 5 02 /12 /décembre /2016 18:12
la «route de la mort» libérée par l’armée arabe syrienne
Repris sur réseau international

Photo: Des officiers et des ambulances dans un couloir humanitaire réservé aux civils près de la route du Castello  

 

 

L’armée arabe syrienne a libéré la route stratégique du Castello, considérée par de nombreux médias comme la «seule voie» pour fournir de l’aide humanitaire à Alep. Dans la ville, les unités du génie s’emploient à reconstruire les infrastructures vitales.

 

«À la suite des actions efficaces menées par les forces gouvernementales syriennes, la route du Castello est maintenant complètement libérée. Ainsi, il n’y a plus aucun obstacle à l’acheminement de l’aide humanitaire à la population d’Alep», a annoncé le 30 novembre le lieutenant-général Sergueï Rudskoï, chef du Commandement opérationnel des Forces armées russes.

 

L’annonce de la libération de la route a également été exposée par Vitali Tchourkine, l’ambassadeur de la Russie aux Nations Unies : «Suite aux récents développements, la route du Castello peut être utilisée pour les livraisons d’aide à Alep-Est sans aucune restriction, négociation spéciale ou accord. Dès lors que les travailleurs humanitaires sont prêts, ils peuvent utiliser la route.»

 

La route stratégique du Castello, qui reliait les quartiers d’Alep occupés par la rébellion à la Turquie, a été surnommée «la route de la mort» par les médias occidentaux. Le contrôle de cet axe était cité comme l’un des principaux obstacles pour l’acheminement de l’aide humanitaire dans Alep.

 

Des unités du génie déjà en action dans les quartiers libérés 

Selon le ministère russe de la Défense, la situation dans les zones d’Alep reconquises par le gouvernement syrien est terrible. En quittant les quartiers, les rebelles ont saboté les systèmes de communication et autres infrastructures vitales, laissant les civils sans eau ni électricité.

 

Le lieutenant-général Sergueï Rudskoï a indiqué que des unités du génie de l’armée arabe syrienne ont «immédiatement» commencé à déminer la zone. Le ministère russe de la Défense a également précisé que des militaires russes avaient été déployés pour réparer les infrastructures vitales.

 

Selon le responsable militaire russe, le service public d’approvisionnement en eau a déjà été remis en marche dans certains quartiers. Le ministère russe a ajouté qu’il cherchait à fournir des installations pour permettre un retour à une vie paisible le plus tôt possible.

 

Sergueï Rudskoï a par ailleurs précisé : «En réponse à une demande des autorités syriennes, des spécialistes du ministère russe de la Défense examineront les zones de production et d’entrepôt d’armes chimiques dans les districts d’Alep libérés des terroristes.»

 

Ces deux derniers jours les forces gouvernementales syriennes ont beaucoup progressé à travers les quartiers libérés des djihadistes à Alep.

Origine: https://francais.rt.com/international/29929-responsables-russes-route-mort-syrie

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1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 17:45
L’armée arabe syrienne annonce que la ville  sera libérée d’ici la fin de l’année

origine Réseau international  par Valentin Vasilescu

 

 

Au cours des deux dernières semaines, l’armée nationale syrienne a réussi à libérer la majeure partie de la ville d’Alep, occupée par des mercenaires islamistes Jaish al-Fatah (l’ancien al-Nusra, la branche syrienne d’Al-Qaïda). Les actions de l’offensive de l’armée arabe syrienne ont mené à l’encerclement d’un groupe islamiste de 7000 mercenaires dont les possibilités de résistance sans renforts ne peuvent excéder deux ou trois semaines.

 

A l'adresse suivante il est possible d'agrandir cette carte,

http://reseauinternational.net/wp-content/uploads/2016/11/2811-50-aleppo-city2-1024x689.jpg

 

L’Etat-major de l’armée arabe syrienne a déployé des forces supplémentaires à l’est de la ville d’Alep pour pouvoir exécuter des manœuvres d’enveloppement des dispositifs de défense des mercenaires islamistes afin de faire céder l’ensemble de leur ligne défensive. Une nouvelle opération offensive est en cours et son axe principal vise à couper en deux la poche créée par l’encerclement des mercenaires islamistes à l’est d’Alep. Dans cette opération terrestre, un soutien aérien est assuré par l’aviation syrienne et les bombardiers légers russes de la base de Hmeymim.

 

En même temps que cet objectif principal, une avance considérable a été réalisée sur un axe secondaire dans le Nord de la poche d’encerclement où sont concentrées les principales forces rebelles, par des attaques en direction du quartier de Handariyah. Les attaques sont exécutées par des groupes tactiques de la 42ème Brigade blindée de l’armée arabe syrienne renforcée par le 102ème bataillon de la garde républicaine iranienne et deux bataillons palestiniens (Liwa al-Qods et le Hezbollah). À la suite de ces attaques, plusieurs groupes de mercenaires islamistes ont préféré cesser les combats, certains se rendant, d’autres essayant de se mêler à la foule des réfugiés civils. Ces succès importants obtenus par l’armée arabe syrienne sont le résultat de son processus de modernisation, lancé conjointement par des experts militaires russes et iraniens, basé sur l’expérience  du combat du Hezbollah [[1]].

 

Une fois que la moitié nord de la poche encerclée sera  neutralisée, les lignes de défense des mercenaires islamistes dans la moitié sud de la poche, désormais soumis à des attaques concentriques, devront succomber. Toute la partie Est de la ville d’Alep sera libérée par l’armée arabe syrienne dans les 5-7 jours maximum.

 

Simultanément à ces attaques contre cette poche à l’Est de la ville d’Alep, les groupes tactiques de la 40ème brigade chars de l’armée arabe syrienne, renforcés par les bataillons des forces spéciales Guépard et des blindés légers appartenant aux Forces de défense (NDF), ont déclenché des attaques contre les lignes de défense des mercenaires islamistes à la périphérie du nord-ouest et à l’ouest de la ville d’Alep. Ces attaques bénéficient du soutien aérien de l’aviation russe embarquée sur le porte-avions Amiral Kuznetsov et des missiles lancés depuis le porte-avions, le croiseur Pierre le Grand, les destroyers et frégates du groupe naval russe déployé en Méditerranée orientale. Le groupe naval russe a, en effet, pour mission d’empêcher les mercenaires islamistes d’apporter des renforts dans la ville d’Alep depuis la zone de concentration du gouvernorat d’Idlib, située à 30-40 km de la ville d’Alep. [[2]]. Après la liquidation de la poche de l’Est d’Alep, prévue le 3 ou 4 Décembre 2016, toutes les unités de l’armée arabe syrienne et de ses alliés, se déploieront à l’ouest d’Alep pour la libération complète de la ville des mains de mercenaires islamistes.

Valentin Vasilescu

Traduction AvicRéseau International


En savoir plus sur http://reseauinternational.net/larmee-syrienne-annonce-que-la-ville-dalep-sera-liberee-dici-la-fin-de-lannee/#bk7Xpq8CMzOHu8Si.99

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2 novembre 2016 3 02 /11 /novembre /2016 18:24

 

Cela fait deux semaines que ni la Russie, ni la Syrie ne font voler d’avions au-dessus d’Alep, qu’aucun bombardement ne peut toucher les terroristes pro-occidentaux qui voudraient sortir d’Alep et donc les civils derrière lesquels ils se protègent. Et alors que la coalition américaine a toute marge de manoeuvre pour dissocier les « gentils » des méchants », ils se trouvent que rien ne se passe. Sauf que, tous ensemble, tirent sur les populations civiles. Et l’on parle de la plus grande offensive depuis 5 ans. Contenue par l’armée arabe syrienne.

Malgré la décision présidentielle russe de ne pas reprendre le bombardement des positions terroristes à Alep, la coalition américaine ne veut ou ne peut toujours pas procéder à la dissociation des groupes terroristes modérés et des groupes radicaux. Objectivement, elle est dans une impasse.

Pendant ce temps-là, les groupes terroristes ont tenté une percée dans le sud ouest d’Alep, afin de rejoindre leurs positions à l’est et donc, à terme, de reprendre la ville. Mais l’artillerie syrienne a réussi à les repousser, malgré une offensive de très grande ampleur. Il est évident, vue l’intensité des tirs, qu’ils avaient profité de la pause humanitaire pour prendre livraison d’armes et d’hommes. Pendant 48h, ils ont pilonné à l’artillerie les quartiers habités du sud ouest d’Alep, faisant 40 morts, dont 16 enfants, et 250 blessés.

Par ailleurs, les groupes terroristes ont utilisé des armes avec du chlore. 35 personnes furent amenées d’urgence dans les hôpitaux surchargés en raison de la reprise des combats par les terroristes.

Comme le résume le ministère de la défense russe dans son rapport du 31 octobre:

Dans la province d’Alep, les groupements terroristes ont tiré aux systèmes LRM improvisés, à l’artillerie de tube, aux mortiers et armes d’infanterie contre les cités Ansar (trois fois), Bakirtaia, les quartiers «3000»(trois fois), Al-Macharka, Ramoussi(deux fois), Khai-el-Ansari, Arian, Dakhia-al-Assad, l’académie militaire al-Assad (huit fois), le territoire de  l’ancienne école militaire (deux fois), le centre de commerce «Kastello» et  le point de contrôle dans  Al-Macharka (deux fois) .

Le 30 octobre de la région du quartier « 1070 » des bandes armées ont tiré aux systèmes LRM improvisés, fourrés d’une matière toxique contre les cités Dakhia-al-Assad et Al Hamdaniyah dans la ville d’ALEPPO.

Deux militaires syriens ont été tués, et 37 civils ont été blessés.

Lors de la reprise des combats suite à la pause humanitaire, l’on compte 84 personnes tuées suite aux tirs des groupes terroristes, essentiellement des femmes et des enfants. Encore, plus de 280 personnes sont décédées suite à l’artillerie.

Pendant ce temps, à l’ONU, la communauté internationale cherche à trouver comment rendre la Russie responsable. Pour autant, au sein du Conseil de sécurité de l’ONU, il n’y a pas de position unanime quant à Alep et petit à petit, selon l’ambassadeur russe V. Tchurkin, l’idée de l’obligation de la dissociation des groupes terroristes radicaux des modérés se fait.

Et c’est ici que commence l’impasse. La Russie ne bombarde pas, donc les morts ne peuvent pas lui être imputés. Or, il y en a de plus en plus. Ce sont donc les groupes terroristes sur place qui tirent. Et comment décider que c’est un gentil terroriste qui a tiré d’un méchant? Et quelle différence? Un terroriste reste un terroriste et les soutenir revient à leur donner des armes pour tirer dans nos villes, sur nos citoyens, sur notre territoire.

Karine Bechet-Golovko

source: http://russiepolitics.blogspot.fr/2016/11/limpasse-dalep.html

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29 octobre 2016 6 29 /10 /octobre /2016 17:35
L’ Archevêque d'Alep  (source réseau international) Joseph Tobij qui vit comme 1,3 million d’autres Syriens, dans la partie Ouest de la ville, qui est contrôlée par le gouvernement a déclaré le 5 octobre 2016 devant la chambre des députés italienne :

« Une chose est certaine, si Assad part maintenant, alors la Syrie finira comme la Libye. »

Il a poursuivi en énumérant les conditions d’un retour à la paix

 

C’est en toute clarté que j’aimerais dire surtout : Arrêtez la guerre ! Je vis dans la partie Ouest d’Alep. Nous sommes confrontés quotidiennement avec la mort, les missiles, les tirs de mortiers et de canons ainsi qu’avec les tireurs d’élite. Les terroristes tirent partout. Quand nous subissons de telles attaques, nous ne pouvons pas dire que les auteurs sont des rebelles. Rien que la semaine dernière, nous avons eu 75 morts et 180 blessés. Hier l’université a été touchée. Il y a eu beaucoup de victimes. Tous les jours il y a des enterrements. Même quand nous restons à la maison, nous ne sommes pas en sûreté : les maisons s’écroulent sur ta tête. Nos deux églises maronites (syro-chrétiennes) n’existent plus, de nombreuses mosquées, des hôpitaux, des habitations, des usines et des magasins sont en ruines. Souvent, à Alep-ouest, nous n’avons pas d’électricité et ça dure comme ça depuis cinq ans. Sans électricité tout s’arrête, on ne peut plus travailler. Depuis cinq ans la centrale électrique est entre les mains des terroristes. Souvent il n’y a pas d’eau courante. C’est pourquoi il est devenu normal de faire la queue devant le puits pour remplir ses bidons. On fait la queue sous les tirs de missiles… Suite à la guerre et aux sanctions, une grande pauvreté règne partout. On parle beaucoup des zones assiégées : la partie Ouest a souvent été assiégée. L’unique rue a été occupée par des groupes (terroristes) armés et rien ne pouvait passer, absolument rien. […] Les médias ne parlent que des souffrances de nos frères dans la partie Est, mais pas de nos souffrances. Ils montrent un pauvre enfant qui est tiré des ruines mais pas les nombreux autres enfants dans la partie Ouest qui sont tués ou mutilés. Je souligne : il ne s’agit pas d’une guerre religieuse. La religion est instrumentalisée.

 

Voici nos revendications pour que la guerre cesse :

1. Arrêter la vente d’armes (aux terroristes).

2. Stopper définitivement le flux de terroristes qui passent la frontière turque.

3. Arrêter de payer des salaires aux terroristes.

4. Lever les sanctions économiques immorales.

5. Aidez-nous à reconstruire la vie. Soutenez la réconciliation et des accords entre des communautés ethniques et religieuses. »

 

 

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21 octobre 2016 5 21 /10 /octobre /2016 10:14

ou les contradictions de l’occident
 

Source : https://fr.sputniknews.com/international/201610191028272384-mossoul-alep-differences-departement-etat/  (Extraits)

 

 Bien que Washington reconnaisse que la libération de la ville irakienne de Mossoul risque de faire de nombreuses victimes parmi les civils, Daech y ayant déjà réuni les habitants de 16 villages pour en faire des boucliers humains, «ce n’est pas grave», il faut chasser les terroristes ».

 

 Pourquoi donc ce double standard avec Alep? Alors que l'Occident accuse la Russie de faire des victimes civiles à Alep et n'exclut pas d'infliger à Moscou de nouvelles sanctions, il salue dans le même temps l’opération de libération de Mossoul menée par l'armée irakienne et la coalition internationale dirigée par les États-Unis.

 

 L'armée irakienne s'apprête à libérer Mossoul  pourtant, l'Onu a déjà exprimé son inquiétude pour la sécurité des 1,5 million de personnes vivant à Mossoul, craignant qu'un million de personnes ne quittent leurs foyers pendant les combats alors que de la nourriture n’est prévue que pour 220 000 déplacés.

 

 Les autorités irakiennes semblent minimiser l'ampleur de la crise et appellent les habitants de Mossoul à ne pas quitter leurs maisons et à trouver un refuge dans la ville. De son côté, Daech a interdit aux habitants de quitter la ville du nord de l’Irak. Mais comment les civils obtiendront-ils des vivres, de l'eau et des soins médicaux en cas de combats prolongés à Mossoul? Dans le même temps, Daech a déjà commencé à réunir de force à Mossoul les habitants de 16 villages avoisinants pour s'en servir comme boucliers humains. Pourtant, « il n’y a aucun sens de remettre l’opération à Mossoul à cause des préoccupations sur la situation humanitaire », estime le porte-parole de la Maison Blanche Josh Earnest.

 

A Alep, c’est le Front Fatah al-Cham (ex-Front al-Nosra) qui opère et qui tue des civils chaque jour mais, curieusement, le département d’Etat américain voit les efforts conjoints de la Syrie et de la Russie de libérer la ville assiégée sous un jour différent… Étonnamment, le département d’État a fait deux déclarations diamétralement apposées pour ces deux villes: « le déplacement forcé des civils à l’intérieur du pays est pratiquement inévitable » (Mossoul) et « les civils ne doivent pas être forcés de quitter leurs foyers » (Alep). Qartiers est d'Alep contrôlés par les djihadistes

 

 A Alep, les djihadistes utilisent des civils comme boucliers humains « Quant à Mossoul, tout comme à Alep, la situation doit être réglée sans tarder », a déclaré le porte-parole du département d'État, Mark Toner, dans un entretien à RT.

 

Pourquoi donc la lutte contre les terroristes à Alep ne justifie pas la souffrance des civils, alors qu’elle est toute à fait justifiée à Mossoul? Alors que les combattant du Front al-Nosra décident du destin de quelque 270 000 habitants à Alep, selon l'envoyé spécial de l'Onu pour la Syrie Staffan de Mistura, et que les quartiers est de la ville syrienne sont complètement bloqués par les terroristes qui ne laissent passer personne en direction des couloirs humanitaires, se servant des femmes et des enfants comme d’un véritable « bouclier humain », Washington veut que la Russie et la Syrie arrêtent leur opération. Les terroristes bloquent les civils dans l'est d'Alep, privés d'aide humanitaire …

 

 Les terroristes bloquent les civils dans l'est d'Alep, privés d'aide humanitaire A la question d’une journaliste de RT de savoir à quel point doivent souffrir les habitants de Mossoul pour que Washington ordonne d’arrêter l’opération et si des limites existaient, M. Toner a évité de répondre concrètement. « Je vois que vous essayez de comparer les situations dans ces deux villes (Mossoul et Alep, ndlr). Premièrement, notre rôle consiste à soutenir le gouvernement irakien et les forces irakiennes, c’est eux qui mènent cette opération, dont le but est de chasser les terroristes de la ville. Nous ne voyons pas la même chose en Syrie », a répondu M. Toner à la question précise concernant les limites éventuelles. Comme quoi les souffrances des civils de Mossoul ne sont que secondaires dans les calculs géopolitiques américains.

 

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19 octobre 2016 3 19 /10 /octobre /2016 13:02
La bataille de la libération de Mossoul est notre bataille
Origine : Agence Sana  18/10/2016

Damas / Le commandement général de l’armée et des forces armées a affirmé que la bataille de la libération de Mossoul  et de tous les territoires irakiens du terrorisme est aussi sa bataille, considérant toute tentative de franchir les frontières comme une agression contre la souveraineté de la Syrie.

 

Dans un communiqué publié aujourd’hui, le commandement a souligné que le plan malin tissé par les commanditaires du terrorisme international, dont les Etats-Unis et l’Arabie Saoudite, afin d’assurer des corridors sécurisés aux terroristes de «Daech» fuyant le Mossoul vers les territoires syriens a commencé de s’éclaircir.

«L’objectif de tels corridors est de protéger ces terroristes et de renforcer leur présence sur les territoires syriens d’une part et d’imposer un nouveau fait accomplit sur le terrain dans la région est en direction de Deir Ezzor, Raqqa et Palmyre de l’autre», a indiqué le commandement.

Le commandement de l’armée a assuré que la bataille de la libération de Mossoul et de tous les territoires irakiens du terrorisme est aussi sa bataille.

«Toute tentative de franchir les frontières sera considérée comme une agression contre la souveraineté de la République arabe Syrienne et celui qui procédera à cette tentative sera aussi considéré comme terroriste et traité ainsi par toutes les moyens disponibles», a conclu le communiqué.

L.A. / A. Chatta

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