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30 septembre 2017 6 30 /09 /septembre /2017 12:53

A propos de la rubrique nécrologique du bulletin municipal numéro 160 de Villiers sur Orge

 

Un peu d'histoire

Jack Freychet                                                         Le 28 septembre 2017

4, rue Anne Frank

91700 Villiers sur Orge

j.freychet@comcable.fr

Maire de 1977 à 83 puis de 89à fin1998

Tel : 0160164604

 

                                                                A

 

                                                                                                   Madame Leroux 

                                                                                                   Directrice de publication

                                                                                                   du bulletin municipal,

                                                                                                    Maire de Villiers sur Orge 

                                                                                                    Copieà tous les élus

Madame

 

 

Non monsieur Alcamo n’a pas réalisé le terrain et les vestiaires de Football inaugurés bien avant son élection. Sous son mandat (1983-1989) l’aménagement du lotissement du Garenau fut un fiasco, il fallut 10 ans de plus pour que l’opération soit  conduite à son terme en 1999. La réalisation du tennis couvert et de ses annexes n’est pas à mettre à son crédit, il y a également beaucoup à écrire sur ses approches du Gymnase et autres dossiers…

 

Je vous prie de bien vouloir, à minima, faire insérer ces quelques lignes en italiques au titre du droit de réponse au sein du prochain bulletin municipal mais vous avez également la faculté d’y publier ce texte in extenso ne serait-ce que par souci d’honnêteté intellectuelle.

 

Cependant quelques rappels s’imposent à l’intention celles et ceux qui sont soucieux   de vérité historique ne serait-ce qu’à l’échelon local. Ne dit-on pas que ce sont les petits ruisseaux qui font les grandes rivières.

 

Mais avant de  tresser  une couronne de lauriers ou de   jeter l’opprobre à cet édile encore aurait-il fallu rappeler le contexte de l’époque ce que manifestement l’auteur de l’insert paru dans le bulletin municipal numéro 160 de septembre 2017 ne s’est pas donné la peine d’effectuer à moins qu’il ne s’agisse une nouvelle fois de manipuler l’opinion au mépris de la réalité.

 

Rappelons tout d’abord que la liste d’Union de la Gauche que je conduisais, élue en 1977, avait succédé à une majorité dite de droite, qui cependant était loin d’être monolithique. Malgré les réserves que nous avions formulées sur son action, elle n’avait rien commis d’irréparable, nous avions  hérité d’une situation saine ce que ne pourrons prétendre les élus de demain.

 

 Le bilan du mandat précédent, malgré les chausses trappes de la tendance socialiste  augurait d’une réélection facile :

 

Sans entrer dans les détails

 

- Un  terrain de football accompagné de vestiaires avait été réalisé.

- Un centre de loisirs municipal était en service. 

-  La concertation en vue d’acquérir les terrains nécessaires à l’implantation d’une salle de salle de sport était sur le point d’aboutir à un compromis équitable tant pour les propriétaires que pour la commune. Les élus socialistes refusèrent, sic, tout compromis, avantageux ou pas, ni aujourd’hui avec le plus grand propriétaire de Villiers, ni demain avec un promoteur quel qu’il soit pour ensuite, une fois   devenus majoritaires satisfaire des demandes des indivisaires tout en obtenant moins que ce qui était envisageable.

 

Dans ces conditions nous avons été contraints d’engager une procédure d’expropriation, obtenu l’ordonnance exécutoire en août 1982, notifiée en septembre, après  les formalités d’usage sans pour autant fermer la porte à la recherche d’un accord amiable avec les 5 indivisaires, dont le nombre relativisait la part de chacun.

 

A la veille des élections municipales de mars 1983 tout était encore possible dans cadre de la reconduction de l’équipe municipale d’Union de la Gauche.

 

A l’époque le panachage étant la règle  dans les communes ou la population locale était inférieure à 3500 habitants, ce qui était le cas de Villiers sur Orge, des responsables socialistes locaux ont utilisé cette faculté pour éliminer tous les candidats n’appartenant pas à leur mouvance c’est alors que monsieur Alcamo s’est retrouvé, sans l’avoir postulé, premier magistrat de la commune, à la suite d’un hold- up organisé par ses amis politiques au risque de perdre la majorité au bénéfice de la droite  au sein du conseil municipal. Si nous n’avons pas la preuve qu’il y ait participé  il en a pour le moins bénéficié mais ne disposera que d’une voix de majorité  (12 contre 11). Les Fédérations départementales Socialiste et communiste  avalisèrent  cette opération politicienne. Villiers sur Orge servit-il de monnaie d’échange ? Il est encore permis de s’interroger !

 

Restait à honorer le programme commun de la liste des  candidats de l’union de la gauche que j’avais conduite. Il avait été validé par le suffrage universel.

 

Quelques observations sur les actions du nouveau maire qui n’était qu’un homme de paille manipulé par quelques activistes locaux:

 

Sur le gymnase

 

Les exigences des propriétaires qui, lors de la révision du Plan d’occupation  des sols, demandaient que soient définis, sur le terrain leur appartenant,  cinq lots privatifs dont 3 constructibles supplémentaires n’étaient pas démesurées eu égard les compensations que pouvait obtenir notre collectivité en matière de maîtrise foncière pour l’aménagement progressif d’un complexe sportif cohérent. L’aménagement de la zone aurait du faire l’objet d’études préalables. Le gymnase tel qu’implanté  a interdit un aménagement rationnel.

 

Il est à noter que si l’équipe Alcamo donna satisfaction aux propriétaires indivis elle  n’obtint que des contreparties dérisoires en matière d’acquisition foncières.

 

Le Tennis couvert et son annexe ont été réalisés bien après son départ. Il n’a aucun mérite à cela ses amis politiques non plus.

 

La « construction du lotissement du garenau » est l’exemple type du passage en force de l’équipe Alcamo au mépris de la démocratie et des réserves conseil juridique de la commune qui fut vite remplacé. Objet de multiples recours, en panne à notre retour en avril 1989, en déficit prévisionnel l’opération fut annulée en mai 1989 par le tribunal administratif. Il fallut la recréer de toutes pièces, amener l’aménageur à la raison  obtenir des financements supplémentaires, rééquilibrer les comptes jusqu’à dégager un excédent certes réduit mais bien réel. Elle ne verra son achèvement qu’en 1999.

 

Ce que corrobore  un courrier du 11 octobre 1994 enregistré le 12 en mairie sous le numéro 4666 ou l’aménageur  indiquait qu’il était peu probable d’envisager la présentation d’un quitus avant janvier 1995 finalement il ne transmettra le projet de liquidation que fin novembre 1999 quitus lui fut donne à la majorité du conseil municipal  le 17 décembre suivant plus de 10 ans après la fin du mandat de monsieur Alcamo, 14 ans après qu’il ait lancé l’opération.

 

L’aménagement de la place Suzanne Simon  fait suite au legs à la commune de la famille du même patronyme que les anciens ont bien connu, elle demandait  en contrepartie l’entretien de son caveau qui est négligé depuis des années, comme d’ailleurs celui du cimetière.

 

Je suis mesure de justifier mes écrits à partir des copies de dossiers en ma possession, elles sont à la disposition de quiconque  m’en ferait la demande,  vérifiables à partir des archives communales pour peu qu’elles n’aient  pas été l’objet d’un classement vertical.

 

Dans l’attente des rectificatifs qui s’imposent …

 

Recevez, madame mes meilleures salutations

 

                                                                                  Jack Freychet   

 

Courrier enregistré en mairie de Villiers sur Orge le 29 septembre 2017.

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