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30 décembre 2014 2 30 /12 /décembre /2014 18:06
Par Ahmed Halfaoui via Comité Valmy

C’était connu et couru d’avance que ce serait plutôt l’enfer que le paradis, avant même que les putschistes de Kiev aient réussi à convaincre du contraire les manifestants qui les ont soutenus. Il était évident que le « paradis » européen était un leurre, les Ukrainiens en paient le prix et le paieront longtemps encore, même après que les « révolutionnaires  » auront quitté le pouvoir.

 

Le mal étant fait et le pays démembré, il restera que les « proeuropéens » se mordront les doigts à ne plus en pouvoir, de s’être fait avoir et par les pions locaux de Washington et par les discours mielleux des dirigeants occidentaux. Exit la Crimée, redevenue russe, le Donbass, la région la plus industrialisée et la plus riche n’est pas près de revenir dans le giron de Kiev.

 

Pire, même si elle le voulait, l’Union européenne ne peut accepter les produits ukrainiens sur ses marchés que s’ils sont élevés aux standards voulus, c’est-à-dire qu’il faudra plusieurs milliards d’euros de mise à niveau pour obtenir les certificats de licence de conformité aux normes européennes. Autant dire que la chose est impossible quand on sait l’état de détresse financière qui prévaut et qui s’aggrave.

 

L’aventure anti-russe vire au cauchemar. Elle pousse à la fuite en avant, vers l’endettement massif, dans le fol objectif de redresser une économie en plein naufrage dont les putschistes ont exacerbé la crise, étant donné, ne serait-ce que les 32 milliards de dollars de dette extérieure, dont 6,5 milliards doivent être remboursés en 2015. Il faut ajouter les pertes subies dans la chute des exportations vers la Russie. De 35 milliards de dollars en 2010, les recettes passent à 23 milliards en 2012 puis à 19 milliards en 2013.

 

Mais le sauveteur en chef, le FMI, en l’occurrence, est prêt à poursuivre son aide, à ses propres conditions. Il avait promis 27 milliards de dollars de prêts internationaux, dont 17 milliards seront fournis par le Fonds seul. Et il faut, pour 2015, 19 milliards supplémentaires pour éviter la faillite. Il a déboursé deux tranches de 3,2 et de 1,4 milliard. Le FMI est prudent et attend pour voir. Il ne fait rien qui ne soit pas le produit d’un calcul froid.


Côté « paradis » promis, l’UE a serré les vis en imposant des quotas drastiques aux produits ukrainiens et les propos sont aussi au réalisme des bons comptes.

 

A l’appel des putschistes pour une conférence internationale des donateurs, le commissaire européen à l’Elargissement et à la politique de voisinage, Johannes Hahn, a rétorqué qu’une telle conférence est conditionné par l’établissement « avec des résultats concrets » d’une « feuille de route pour les réformes ». Le « paradis  », les Ukrainiens, encore sous la coupe de Kiev, vont le sentir passer. A commencer par une hausse des tarifs de l’énergie et une coupe des dépenses sociales.

 

En plus de ce qu’ils vivent comme dénuement, ils vont goûter ce que signifient les règles du pouvoir financier. Pour ne rien gâcher, en termes de difficultés financières, l’armée a demandé de doubler son budget pour l’année prochaine. Elle veut s’acheter des armes pour tenter de récupérer le Donbass.

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