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14 janvier 2010 4 14 /01 /janvier /2010 18:03

 Cette enquête fait suite à une directive européenne qui stipule que selon leur nature les cours d’eau doivent être en bon état d’ici 2015, 2021ou 2027.

 

Dans cette perspective le syndicat s’est fixé comme objectif une nième reconquête de la rivière par le retour à une dynamique fluviale

 

Les travaux  envisagés, d’un montant estimé à 242 700 euros, sont destinés à restructurer l’orge entre Longpont et Epinay  en modifiant les pentes et par conséquent les niveaux, non seulement de la rivière l’Orge mais vraisemblablement ceux des plans d’eau privés. Ils doivent être déclarés d’intérêt général.

 

Deux cents mètres carrés de frayères seront détruits, les transferts de zones sèches en zones humides et réciproquement portent sur 1 hectare sans plus de précisions. (Après une lecture rapide)

 

Il est à noter si  le contexte réglementaire actuel fixe pour l’orge un bon potentiel écologique pour 2015 ce projet le reporte à 2027.

 

Observations d’ordre général :

 

1 : Pourquoi faut-il toujours attendre une directive européenne pour prendre des initiatives de ce genre, avons-nous perdu toute capacité  en la matière? A moins que ce soit l’absence de  volonté politique d’affronter les problèmes qui  pousse  les délégués des communes au sein du syndicat à se réfugier sous le parapluie européen. Sans directive en serions nous restés à l’objectif 2015 inatteignable,  semble-t-il, dans le contexte actuel comme tente de le démontrer le dossier d’enquête.

 

2 : Les plus anciens d’entre nous ont applaudit à l’éradication des moustiques de la vallée de l’orge, assisté ensuite à la recréation de zones humides (les marécages produisent aussi du méthane, gaz à effets de serre) sur recommandation de Bruxelles et ensuite à de nouvelles campagnes de démoustication : Allons nous assister longtemps à ce petit jeu.

 

3 : Si l’enquête a été apparemment l’objet de la publicité prévue par les textes officiels, Il est regrettable qu’elle n’ait pas été relayée localement et se soit déroulée dans une période peu propice, fêtes de fin d’année et chutes de neige qui ont rendu les déplacement plus difficiles, et très courte 28 décembre 2009 12 janvier 2010.

 

Pour conclure je suis opposé au report de 2015 à 2027 de l’objectif qualifié de bon état écologique. Des études complémentaires doivent engagées afin de déterminer les conditions d’une réhabilitation plus rapide.                                                                                                                    

                                                                                                      le 11 janvier 2010

 

 

 

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14 janvier 2010 4 14 /01 /janvier /2010 14:06

INTERVENTION DE MICHÈLE DESSENNE, PORTE PAROLE DU MOUVEMENT POLITIQUE D’ÉDUCATION POPULAIRE (M’PEP)

 

Comment dire en 5 minutes la force qui anime le M’PEP Mouvement politique d’éducation populaire pour se jeter dans la bataille des régionales 2010 avec les listes Ensemble à gauche ?

D’abord, dire que pour mener la campagne tambour battant il nous appartient de regarder devant et de garder au cœur les raisons de notre engagement : réconcilier éducation populaire et repolitisation des citoyens.

Nous voulons changer l’ordre établi, radicalement, et mettre en œuvre des politiques nouvelles, égalitaires, non discriminantes, respectueuses de la souveraineté populaire. Nous avons l’objectif, Ensemble, de faire plier la domination capitaliste et de faire naître une société où se conjuguent justice sociale et préservation de l’environnement, de l’eau, de la biodiversité. Une société rouge et verte. Ici mais aussi au-delà des frontières. Où le travail ne rime plus avec exploitation mais avec intérêt collectif, dignité et écologie. Où l’emploi devient un droit opposable. Une société qui place les femmes à égalité des hommes, dans tous les domaines, où la laïcité prend le pas sur les fondamentalismes. Où la loi faite par le peuple l’emporte sur le Medef, l’OMC, l’Union européenne, le FMI, la Banque mondiale. Où un nouveau système de commerce international s’appuyant sur la Charte de la Havane de 1948 inspire des échanges équilibrés entre le Nord et le Sud.

Telles sont nos ambitions.

Les élections régionales constituent une étape significative. Elles peuvent permettre de construire un bouclier social et environnemental face aux politiques dévastatrices du gouvernement Sarkozy qui détruit le programme du conseil national de la Résistance, défait le collectif au profit de l’actionnaire. Un espace de résistance et de désobéissance aux politiques de l’Union européenne qui piétine la souveraineté populaire et impose ses directives libérales.

Ensuite, pour mener notre campagne avec détermination, ayons en tête pour qui nous nous battons.

Pour la jeunesse, diplômée ou non, dégoûtée par le sort qui lui est fait, blessée par la précarité et la privation d’emploi, méprisée par un gouvernement qui poursuit ses contre-réformes de l’université, du lycée, qui détruit la recherche, méprise les enseignants.

Pour les habitants des quartiers populaires, ciblés par les politiques sécuritaires alors qu’ils souffrent d’abord et avant tout de la violence de l’insécurité sociale.

Pour les salariés de la fonction publique que le gouvernement insulte, et qui malgré leur résistance pour sauver l’hôpital public, l’éducation nationale, la Poste, la Justice, voient leurs rangs s’affaiblir par la diminution drastique de leurs effectifs. Les abandonnant face aux besoins croissants des populations, notamment en matière de soins, et en particulier dans les zones rurales.

Pour les travailleurs privés d’emploi par les délocalisations, les licenciements boursiers, la destruction de l’industrie et des métiers. Pour ceux qui résistent comme pour ceux qui se désespèrent.

Pour les femmes plongées dans le travail à temps partiel, les petits salaires et les retraites de misère, les violences sociales et sexuelles.

Mais aussi pour les alter mondialistes, qui ont mis leurs forces dans la campagne contre le traité constitutionnel européen et qui vivent comme une traîtrise le bradage qui a été fait de la démocratie.

Et pour les femmes et les hommes qui créent des alternatives d’économie sociale et solidaire.

Alors nous avons le devoir de construire un scénario victorieux.

Imaginons que l’alliance Ensemble, qui inscrit la solidarité dans ses programmes et l’incarne par son identité et son histoire, qui porte en bannière la coopération et pas la concurrence, et qui place l’unité comme condition indispensable pour répondre aux aspirations des catégories populaires, des ouvriers, des salariés, des étudiants, des agents du service public, des chômeurs, des paysans écrasés par le jeu spéculatif et les multinationales de la grande distribution, mais aussi à celles des artisans broyés par la sous-traitance.

Imaginons donc que les listes Ensemble démontrent au soir des élections régionales que le peuple de France a décidé de reprendre son destin en main.

Nous aurions des élus dans les conseils régionaux, des élus qui ne se compromettent pas dans des alliances sans principe mais construisent les bases du changement.

Alors, les listes Ensemble apparaîtraient, avec celles et ceux qui auront voté pour elles, comme de puissants désobéissants.

Désobéissants à l’ordre de la fatalité qui a remplacé la raison et la critique, désobéissants aux dogmes libéraux, désobéissants aux grands médias, désobéissants au sein des conseils régionaux face à la directive services, ex Bolkestein, de l’Union européenne qui marchandise les services publics. Désobéissants au nom de l’égalité, au nom du peuple qui aurait élu cette gauche, en lien étroit avec celles et ceux qui se mobilisent, pour le logement, l’éducation, la formation professionnelle, les services et les transports publics, pour une agriculture saine et respectueuse de l’environnement, pour l’accès aux soins et à la prévention, à la contraception et à l’IVG.

Alors c’est une autre étape qui s’ouvrirait. Celle qui permettrait de construire en France une force politique de gauche, fière et combative, au service de la transformation sociale dont nous avons tous besoin.

Dès maintenant nous devons convaincre que ce scénario est possible et qu’il peut faire ressurgir la capacité d’insurrection populaire. Notre campagne unitaire est une promesse pour demain, pour une démocratie vivante.

 

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10 janvier 2010 7 10 /01 /janvier /2010 10:47

Pour  faire quoi ?

 

La bipédie des légions de César n’a pas  empêché Rome  de dominer son époque et les armées napoléoniennes d’arriver aux portes de Moscou. Les écrits du siècle des lumières, nos idéaux républicains n’ont pas attendu Internet pour être entendus et partagés par les peuples de la planète. Tout n’est pas qu’affaire de technique mais également de volonté politique.

 

 Nous sommes face à un choix de société et sans doute  de civilisation.

 

Que voulons nous ?

 

Poursuivre dans la voie de la concurrence, multiplier les échanges de produits manufacturés, dans une économie ouverte qui   pousse  à accélérer les cadences dans les entreprises, dégrade les conditions de travail,  provoque le stress, pollue terre ciel et mer,  génère d’énormes  gaspillages , appauvri les pays sous développés et débouche le plus souvent sur des affrontement armés pour le contrôle des territoires et des matières premières et par conséquent   n’offre aucune garantie pérenne de développement durable.…

 

Développer des synergies et des coopérations mutuellement avantageuses   localiser  au plus près possible des lieux de consommation et d’utilisation les productions et les services, par conséquent les emplois destinés à la satisfaction des besoins humains, démarche applicable selon leurs  spécificités à l’ensemble des pays de la planète.

 

Le  second terme de l’alternative est seul à même de garantir le développement de tous  par la satisfaction des besoins de chacun tout en réduisant les gaspillages de matières premières et d’Energies sans attendre que les décisions viennent d’en haut de Bruxelles de Copenhague ou d’ailleurs.

 

Nos marges de manœuvre sont étroites, mais elles existent, nous pouvons en conquérir d’autres.

 

Nous affranchir, nationalement,  de toute tutelle extérieure (UE, OMC, FMI,BM, OTAN) , d’où qu’elle provienne, est une nécessité que la gauche de la gauche doit inscrire en première page des programmes qu’elle soumettra aux électrices aux électeurs lors du scrutin des régionales, il leur appartient de décider à condition qu’on le leur propose.

 

En second lieu les schémas directeurs d’aménagement et de développement économiques  des régions doivent être revus afin qu’elles puissent  s’inscrire, en tant que régions solidaires et complémentaires, et non pas concurrentes, dans le cadre d’un plan d’aménagement national d’ensemble pouvant être validé après les futures législatives.

 

Les documents d’urbanisme et ceux relatifs aux transports devront être refondés en conséquence afin que les lieux de vie soient rapprochés des emplois et réciproquement. Il faut en urgence créer ou transférer des emplois vers les cités dortoirs verticales ou pavillonnaires et construire des logements sociaux abordables financièrement et confortables là ou il y a des emplois pour réduire les migrations bi quotidiennes et  l’émission de gaz à effets de serre…

 

Imaginons les conséquences que pourraient avoir en région parisienne, au niveau des transports la construction de 200 000 logements sociaux à Paris cité ségrégative par excellence et dans la petite couronne.

 

Le Schéma Directeur de la Région Ile de France (SDRIF) doit être révisé en ce sens.

 

Il n’y aurait plus alors pour l’essentiel qu’à améliorer les liaisons, en particulier  transverses. Dans le cas contraire il faudra investir à fonds perdus pour rattraper les exigences du grand Paris et d’une manière générale compenser les conséquences de concentrations urbaines outrancières et lutter ailleurs contre la désertification de départements entiers, autant de dépenses stériles.

 

Notons aussi le paradoxe qui consiste à accélérer, toujours, les cadences dans les entreprises  et à multiplier les ralentisseurs et les contrôles sur les routes pour sanctionner financièrement ceux qui y  enfreignent la règle pour se rendre à leur travail, ou pour répondre, pressés par leur hiérarchie, aux exigences de rentabilité du capital.

 

Enfin s’il y a des déplacements contraints d’autres utiles il y en a aussi de superflus.

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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 15:51

 

Quelques extraits du message du secrétaire d’Etat aux anciens combattants Hubert Falco à l’occasion des cérémonies commémoratives de l’armistice du 11 novembre 1918

 

…Tout au long du XXe siècle, il n'y a pas eu de nations dans le monde qui se soient autant affrontées que la France et l'Allemagne. Mesurons ensemble le chemin parcouru après la Seconde Guerre mondiale grâce à l'œuvre des pères de la réconciliation franco-allemande : Robert Schuman, le chancelier Adenauer et le général de Gaulle. Il n'y a pas aujourd'hui dans le monde d'autres nations que la France et l'Allemagne qui soient animées par un désir aussi intense de poursuivre la construction d'un avenir commun.

La réconciliation franco-allemande, la volonté commune de bâtir l'Europe unie, tout cela ne s'est pas construit sur l'oubli ni le déni du passé. Mais grâce à lui…
 

Certes le général de Gaulle fut un des  artisans de la réconciliation franco allemande mais c’est aller un peu vite en besogne que de lui attribuer la paternité d’une Europe supra nationale et de la concurrence libre et non faussée car: (extraits) 

http://www.touteleurope.fr/fr/histoire/personnages/1957-1973/presentation/charles-de-gaulle-1890-1970.html

« …Pendant son absence politique appelée "traversée du désert", il critique, souvent et de façon véhémente, les modalités de la construction européenne.  

Il rejette le caractère supranational de la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA) et désapprouve le projet d’une Communauté européenne de défense (CED), qu’il contribue à faire échouer à l’Assemblée Nationale en 1954. Le principe d’une armée européenne comprenant des contingents allemands, de plus placée sous commandement de l'OTAN (c’est-à-dire américain), lui paraît une remise en cause inacceptable de la souveraineté nationale…

…Son attitude face à la communauté européenne et à ses élargissements demeure prudente. Il oppose à deux reprises le veto de la France à l’adhésion du Royaume-Uni au Marché Commun, en 1963 et en 1966-1967, parce qu’il juge les Britanniques trop proches stratégiquement des Etats-Unis…  

Sa conception de l’Europe

…le 15 mai 1962, dans une conférence de presse devant tous ses ministres, le général de Gaulle s’oppose catégoriquement à la supranationalité : "Dante, Goethe, Chateaubriand […] n’auraient pas beaucoup servi s’ils avaient été des apatrides et s’ils avaient pensé, écrit en quelque esperanto ou volapük intégrés". Cinq ministres, dont Pierre Pflimlin, quittent alors le gouvernement, outrés du traitement injurieux infligé à l’idée européenne.

Charles de Gaulle conçoit l’Europe comme un espace d’entraide et de solidarité, où aucun membre n’abdique ni son identité nationale si les prérogatives de sa souveraineté. Une pensée certes fondée sur la nation, mais qui reconnaît dans l’Europe pacifiée et prospère le seul avenir possible des nations d’Europe, face aux dramatiques guerres du passé et aux enjeux internationaux du présent.

L’Europe qu’il envisage doit s’affirmer face aux Etats-Unis et refuser toute subordination à leur égard. Si la diplomatie et la défense demeurent des compétences nationales, il souhaite lui voir jouer un rôle dans l’aide au développement, comme il l’affirme à Washington en 1960. Cette mission est plus spécifiquement dévolue à un Fond Européen de Développement qu'il a fortement promu auprès des autorités communautaires.

Après avoir dominé la vie politique française pendant plus de 30 ans, il abandonna le pouvoir en 1969, au lendemain de l’échec du référendum... »

Citations :

"Nul plus que moi n'est convaincu de la nécessité de construire l'Europe… Entre une Europe que sollicite le Commonwealth et une Allemagne qui se cherche, j'ai toujours pensé que la France était destinée par sa géographie même à promouvoir l'Union européenne".
Lettre au Comte Richard N. de Coudenhove-Kalergi, en 1948.

"J'entends une Europe formée d'hommes libres et d'Etats indépendants, organisée en un tout susceptible de contenir toute prétention éventuelle à l'hégémonie et d'établir entre les deux masses rivales l'élément d'équilibre dont la paix ne se passera pas."                   
Discours prononcé à Lille le 29 juin 1947, in Discours et Messages, pp. 87-88.

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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 15:10

L’identité au sens strict du terme, c’est être égal à soi même, au risque de tourner en rond, voire de  contempler son nombril…

 

On peut qualifier l’Identité nationale comme étant  le produit de l’histoire d’une entité géographique  constituée au fil du temps  (d’un peuple voire de plusieurs à partir des régions françaises par exemple )  et par conséquent la résultante des forces qui s’y sont exprimées par les armes ou par le verbe comme de celles, venues de l'extérieur, qu’elle a été amenée à subir, au cours des siècles et des millénaires qui nous ont précédés, et qui font de nous déjà le fruit d’un métissage génétique et culturel.

 

C’est un état transitoire qui,  faute d’évoluer et d’être à même d’intégrer tout ce qui est compatible avec ce que nos valeurs ont d’Universel, peut se scléroser jusqu’à disparaître.

 

Citons :

 

La Paix et son corollaire le désarmement sans lesquels il ne peut y avoir de développement durable possible.

 

La Laïcité passeport pour vivre ensemble sur  cette terre.

 

L’Egalité entre les hommes et les femmes par la justice sociale, un système de protection   du même nom, du moins ce qu’il en reste, qui, selon le président de la République, aurait permis   d’amortir la crise dans notre pays.

 

L’accès à la culture, qui rapproche et unit les Hommes, alors que la profession est trop souvent ce qui les oppose. L’enseignement de disciplines, telles l’histoire et la géographie,  qui permettent de se situer dans l’espace et dans le temps.

 

La solidarité entre les individus comme entre les peuples, le rejet de la xénophobie…

 

La démocratie, qui en est à ses balbutiements…

 

Mais n’est-il pas vain de disserter d’identité Nationale alors que nous perdons notre libre arbitre par la volonté de la commission européenne, des lobbies financiers et industriels qui l’influencent , des politiques qui en sont les relais…

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18 décembre 2009 5 18 /12 /décembre /2009 17:18

                                                                      Villiers-sur-Orge le 24 novembre 2009

 

 

Monsieur,

 

Madame le maire m'a transmis votre courrier du 13 octobre et je vous prie d'accepter mes excuses pour le retard apporté à vous répondre.

Tout d'abord, je vous laisse la responsabilité de vos affirmations sur l'exercice de la qualité de citoyen. Il s'agit d'un débat trop sérieux et complexe pour être expédié en quelques lignes.

Concernant l'objet principal du débat, voici notre réponse.

L'article L 2121-27 du CGCT stipule : « Dans les communes de plus de 3500 habitants, les conseillers n'appartenant pas à la majorité municipale qui en font la demande peuvent disposer sans frais du prêt d'un local commun ».

Toutefois, une jurisprudence précise : « Ce local n'est pas destiné à être une permanence ni à accueillir des réunions publiques » (Rep.min.n°36602 : JUAN Q. 13 mai 1996, P 2607).

Considérant que la « votation citoyenne » du 3 octobre constituait à l'évidence une initiative d'ampleur nationale, nous avons naturellement pris la position que nous vous avons exposée dans nos différents échanges.

Vous ne pouvez pas ignorer l'engagement de l'équipe municipale dans les grandes problématiques actuelles, qui d'ailleurs, dépassent largement nos frontières. C'est donc bien volontiers que je suis prêt à échanger avec vous sur quelque sujet que ce soit. Toutefois, dans un souci d'efficacité et de pragmatisme, j'émets une nouvelle fois le voeu que notre temps et notre énergie soient prioritairement utilisés aux débats purement locaux qui, comme vous le savez, sont fortement mobilisateurs. 

Recevez, Monsieur Freychet, l'assurance de mes sentiments respectueux.

PS : J'ai bien noté que vous aviez traité le sujet sur votre blog et ne manquerai pas de m'assurer qu'à des fins d'équité, vous y ajouterez cette réponse

 

Bernard REDON

Maire adjoint au développement durable

et à la communication

 

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14 décembre 2009 1 14 /12 /décembre /2009 11:11

Les conseils se suivent, les travers subsistent. Dans la plupart des cas une fois la décision prise en bureau municipal les élus sont placés devant le fait accompli. Il devient quasiment impossible d’aborder les problèmes de fond au motif  que  dénoncer les politiques responsables des difficultés que rencontrent de nombreuses familles et la plupart des collectivités territoriale c’est, pour la majorité, faire une  politique dont elle ne veut pas.

 

Ainsi impossible de traiter des conséquences prévisibles pour les contribuables et les consommateurs   de la suppression de la Taxe professionnelle. Elle sera compensée centime pour centime rétorque madame le Maire, ce qui sera sans doute vrai la première année de la réforme mais faux la seconde, sans que cela émeuve beaucoup l’opposition affichée qui avait pourtant demandé un débat et le vote d’une motion de protestation. Elle est restée quasiment coite, comme elle l’avait été lorsque j’avais présenté une motion contre la privatisation de la poste lors de la séance précédente.

 

 Décidément cette majorité qui prétend gérer les affaires de la cité, fait, tel Tartuffe, de la politique sans le savoir, cautionne les dérives  Sarkoziennes mais interdit à ses contradicteurs (il n’y en a guère)  d’exprimer leurs  thèses, publiquement, en conseil municipal.

 

Elle a refusé une nouvelle fois  d’aborder les conséquences des contrats passés avec l’entreprise Dalkia par la précédente municipalité pour la fourniture de gaz,  l’entretien et l’optimisation des rendements des chaufferies communales alors que s’ils n’ont pas réduit la consommation de manière significative  ils ont provoqué une envolée des dépenses par rapport à la période précédente et l’abandon du tarif régulé sans qu’aucune mention n’en soit faite sur les différents documents administratifs ( comptes rendus de conseils municipaux, délibérations, convention, et ses annexes, avec Dalkia). La commune paye deux fois pour l’entretien de la chaufferie du gymnase, 3200 euros à Dalkia, 650 à Solaronics pour les mêmes prestations, comprenne qui pourra. Le dossier a été renvoyé en commission pour être examiné en catimini loin des oreilles  « indiscrètes » .On pourrait comprendre que monsieur Simons soit gêné mais les autres qui ont accepté sans mot dire et cautionné cette esquive!...De futures alliances se préparent-elles déjà ?

 

La  motion que je souhaitais proposer en faveur du maintien des tarifs régulés, et rendre le retour possible à celui-ci de tous ceux qui se seraient laissés berner par les sirènes du marché n’a pas été inscrite à l’ordre du  jour alors que cette disposition sera généralisée en juillet prochain. On peut légitimement se demander pourquoi abandonner sans mot dire  un système qui  avait garanti aux particuliers comme aux collectivités un prix du KWH parmi les moins élevés d’Europe ? Sinon assurer des dividendes confortables aux actionnaires sur le dos des ménages…mais il ne faut pas le dire.

 

Madame le Maire a remercié les participants au Téléthon. Les versements sont en baisse paraît-il !  . Que les bénéficiaires de bouclier fiscal apportent les premiers chèques, les dons attendus ne représentent qu’une infime partie des sommes qu’ils récupèrent à ce titre, il doit être supprimé.

 

Chacun doit en outre avoir la faculté de manifester sa solidarité aux plus démunis par l’intermédiaire de l’organisme de son choix qui lui paraît le mieux approprié,  secours catholique, secours populaire, restos du Cœur, épicerie sociale ou autres et ne pas  le faire dans l’espérance d’une quelconque indulgence le jour du jugement dernier…

 

Une suspension de séance de quelques minutes  a ensuite été décidée afin de permettre à des parents et des enseignants d’exposer un projet de « préventions et secours civiques de niveau 1 »   à l’intention des élèves du collège Blaise Pascal de Villemoisson en vue de l’octroi d’une subvention communale à voter ultérieurement, monsieur Illionnet a fort justement observé  que cette initiative, louable, devrait être du ressort de l’éducation nationale de même que son financement. En fait (ndlr), il s’agit d’un transfert de charge supplémentaire en attendant les suivants.

Cette formation serait pérennisée, le coût de la prestation allant de 48,75 à  97,5 euros par bénéficiaire selon les intervenants, globalement de 7800 à 15 600 euros qu’il faudra bien sur trouver. Mais, peut être un jour faudra-t-il payer des intervenants extérieurs  pour enseigner l’Histoire et  la géographies devenues matières à option  en Ts dans les lycées.

 

Ce qui suit traite de l’ordre du jour dans sa présentation affichée mais et modifiée en début de séance.

 

Le procès verbal du conseil précédent a été adopté sans remarque notable, les décisions prises par madame la maire en vertu des pouvoirs qui lui ont été délégués non plus.

 

Information sur le Contrat Epargne Temps CET)

 

Il offre au salarié la possibilité d’utiliser une réserve temps, et par conséquent monétaire, pour une utilisation ultérieure avec la possibilité d’imputer sur ce compte une partie des congés annuels au-delà de l’obligation de prendre 20 jours annuellement, des RTT et des heures supplémentaires jusqu’à un plafond.

 

Première année 20 jours ensuite 10 chaque année jusqu’à 60 ;

 

Le salarié pouvant puiser dans cette réserve  en fonction de l’intérêt du service, avec un minimum de 5 jours et avec préavis.

 

Ce n’est pas une affaire récente, les premiers textes de référence date de plus de vingt ans, ils ont été modifiés à plusieurs reprises, le dernier décret date du 28 août 2009. Il est difficile de s’y retrouver

 

Cumuler des crédits d’heures peut être intéressant mais il y a aussi l’envers de la médaille car  le CET permet :

 

1 De restreindre la prise de congés et de repos compensateurs en vue de palier les insuffisances d’effectifs.

 

2 D’inciter  les salariés à remplacer des personnes en congés maladies ou autres par  la multiplication des heures supplémentaires au détriment du renforcement de l’effectif mais également de la nécessaire défense du pouvoir d’achat des salaires .

 

3 D’utiliser partiellement ce crédit d’heure  pour financer une retraite complémentaire par capitalisation ce qui peut faire oublier la nécessité là aussi de contrer les atteintes réitérées au système par répartition.  

 

Le personnel doit être informé des avantages et des dangers du CET et les élus prendre conscience qu’avec la multiplication  de ces comptes épargne temps si la commune  peut vivre à crédit un certain temps elle devra un jour ou l’autre apurer sa dette.

 

Ce projet sera présenté pour avis au Comité technique paritaire avant d’être entériné lors du prochain conseil

 

Urbanisme :

 

Il s’agit de modifications mineures apportées au Plan Local d’Urbanisme après publications légales puis enquête publique, elles portent sur:

 

L’abandon de l’extension du cimetière et de la création d’une sortie route de Chasse dans le cadre de l’aménagement du plateau des Mollières par Nexity.

 

La suppression d’un cheminement piéton entre la mairie et la rue Salvador Allende celui  existant déjà pouvant être réaménagé pour être rendu plus accessible.

 

Le déplacement d’un futur arrêt bus route de Chasse.

 

L’interdiction de clôtures préfabriquées

 

La transformation en terrain à construire commercialisable du jardin public prévu sur l’opération dite de centre ville, le long du clos du verger, pour équilibrer les comptes mis à mal à la suite de la crise immobilière.

 

Le retour aux dispositions de l’ancien Plan  d’Occupation des Sols pour ce qui concerne le plateau d’évolution de l’école André Malraux et la parcelle appartenant à monsieur Dubelly qu’une partie du Conseil Municipal voudrait exproprier pour concentrer les équipements scolaires et annexes sur le site. A considérer les problèmes de stationnement et de circulation sur le secteur on peut imaginer ce qu’il en serait avec cinq classes supplémentaires voire plus car Villiers sur orge dépassera bientôt les 6000 habitants avec un nombre d’élèves correspondant augmenté en outre par le remplacement inéluctable des personnes les plus âgées par des familles plus jeunes.

 

L’enquête publique peut être l’occasion de remettre un certain nombre de dossiers  à plat et d’ouvrir un véritable débat débouchant sur des solutions innovantes : Pourquoi concentrer et densifier, à Malraux mais aussi à Brossolette, alors qu’une école maternelle et une école primaire peuvent être implantées sur d’autres sites…

 

Gérer c’est aussi prévoir sur le moyen terme et ne rien entreprendre qui puisse hypothéquer l’avenir, le territoire communal n’est pas extensible et dans ces temps ou le développement durable est sur le devant de la scène, réduire les déplacements, y compris pour aller à l’école,  peut être source d’amélioration de la qualité de vie et de réduction des gaz à effet de serre  par des mesures de bon sens et non contraignantes. A suivre…

 

Actualisation des prestations servies par la commune.

 

Rappelons tout d’abord que l’an dernier la majorité avait voté 3% de hausse sur  les tarifs des prestations, augmenté les taxes locales de 6 %  qui ajoutés à la revalorisation des bases d’imposition par la loi des finances de 2009,  ont faire croître les prélèvement de  8,5 % pour la TH, 7,5 % pour le foncier bâti. Cette année elle propose d’ajouter encore 1% sur les tarifs soit au total sur deux exercices 4,03 % (sic monsieur Dondht pour les centièmes) alors que dans le même temps le pouvoir d’achat des ménages a baissé tandis que les traders retrouvaient leurs bonus et les grosses fortunes sont protégées par le bouclier fiscal. Mieux encore elle proposait d’intégrer tous les revenus avant abattements fiscaux le RMI et la prestation accueil jeune enfant pour la détermination du quotient familial c'est-à-dire que ceux et celles qui ont versé pour des causes humanitaires ou de solidarité vont devoir assumer des revenus dont ils ne disposent plus et la commune va reprendre en partie d’une main ce que le gouvernement avait chichement accordé de l’autre.

 

Il est également un paradoxe qui a consisté à augmenter le tarif le plus bas de 7,26 % et de gratifier les plus hauts revenus d’une baisse de 5,55 % (analyse également développée par madame Lafaye).

 

Il est possible qu’une refonte du système de détermination du quotient familial soit nécessaire encore faudrait-il qu’elle  soit réalisée sur des bases claires, à la portée de tout un chacun afin que les familles puissent elles mêmes évaluer leurs participations, c’était trop demander.

 

 Pour l’heure face aux transferts de charges de l’Etat et aux difficultés croissantes des collectivités locales, les élus sont dans une situation presque cornélienne faire payer les parents les contribuables, souvent les deux à la fois mais la majorité refuse de manifester la moindre opposition.

 

Le dossier aurait du être reporté afin d’être réexaminé en concertation avec les parents et l’ensemble des élus…

 

Dans ces conditions j’ai refusé  l’augmentation de l’ensemble des tarifs des prestations communales quelles que soient leurs natures.

 

J’ai également rejeté l’établissement d’une tarification pour l’utilisation de l’espace de Culture  Colette  aux motifs d’une part du tarif de faveur appliqué aux Elus  400 euros contre 800 pour les autres habitants de la commune d’autre part à la suite du refus des autres composantes du conseil de traiter conjointement du règlement d’utilisation des salles afin de limiter autant que possible les nuisances pour les populations riveraines madame le maire acceptant toutefois de faire le point ultérieurement avant d’apporter éventuellement des modifications lors de la prochaine réunion du conseil.

 

Le points 15 garantie d’emprunt des affaires financières et le point 3 urbanisme  avenant  n°  4 avec la SORGEM ont été rendus nécessaires par le report de l’aménagement de l’opération dite de centre ville tard dans l’attente de la modification du PLU pour supprimer l’espace vert initialement prévu. J’avais il y a quelques  années  souligné les difficultés que nous rencontrerions pour aménager cet espace, l’avertissement fut négligé. Cette opération est aujourd’hui densifiée, qu’en sera -t-il du plateau des Mollières.

 

Travaux point 2 signature marché d'aménagement voie des prés entre la rue  des Rios et de la Rue de l’Orge, une tranche conditionnelle est prévue rue de l’orge après transaction avec les riverains.

 

Notons tout d’abord que la majorité a donné cette autorisation de signature avant même que la consultation des entreprises ait été effectuée  dessaisissant ainsi le conseil municipal de ses prérogatives au bénéfice de la commission d’appel d’offre.

 

Secondement le dossier présenté brièvement en commission  le 26 novembre n’a été l’objet d’aucune concertation.

 

Tertio ce projet doit être prolongé par l’aménagement des angles de la rue de l’orge côtés voie des Prés et Jean Jaurès. Des discussions seraient en cours avec les riverains pour en définir les modalités.

 

Il convient à ce sujet de rappeler  que lors du lotissement du parc de maison rouge la commune avait été attributaire d’un lot  que la majorité envisage de rétrocéder aux riverains, le long de la rue de l’orge, 350 mètres carré environ sur lequel est implanté un mur de clôture en meulière dont la valeur de reconstruction  a été estimée il y a quelques années 229 000 Euros

 

Le service du domaine doit impérativement être saisi afin d’évaluer le prix du terrain et du mur et les conditions de la transaction si elle se réalise.

 

 Enfin une très large débat doit être engagée pour déterminer l’opportunité d’une telle cession en tenant compte du plan communal de  circulation en général et de la desserte du centre culturel Colette pour limiter les nuisances à l’égard des riverains.

 

Contrat éducatif local, CEL :

 

Sur le fond :

La commune ou communauté de commune désireuse de mettre en œuvre un CEL passe une convention, pour une durée de trois ans renouvelables, avec les ministères ad hoc (de la Jeunesse, de l'Education nationale et de la Recherche, des Sports, de la Culture, de la Ville). Dans ce contrat sont précisés : les activités, leurs localisations et les conditions d'utilisation des locaux scolaires, la mise à disposition de personnel et les financements.
Chaque CEL retenu peut bénéficier :

  • des ressources (personnels et structures) et des financements des différents ministères
  • des personnels, des équipements et des crédits des collectivités locales
  • de l'aide des Caisses d'allocations familiales (CAF), du Fonds d'action et de soutien pour l'intégration et la lutte contre les discriminations (FASILD), des associations d'éducation populaire, etc.

Un groupe de suivi interministériel (GSI) est chargé d'assurer le suivi national du dispositif, de l'évaluer en lien avec les groupes de pilotage départementaux et d'établir un bilan annuel.
Un outil informatisé de suivi et de gestion a été mis en place et permet la réalisation d'études nationales.


La vérité :

 

La commune a souscrit un premier CEL en 2001 pour un montant de 11 000euros, reconduit en 2005 à hauteur de 8000 euros, en  2800 pour 8000 euros, en 2007 pour 6000 euros, idem en 2800 et 3100 euros en 2009. Il est aisé d’en déduire que la courbe des aides de l’Etat a suivi la même pent descendante durant la période. C’était prévisible. Plutôt que de s’en offusquer et protester la municipalité a préféré en faire porter la responsabilité au département alors que la DDJS , Direction Départementale de la Jeunesse et des Sports dépend directement du ministère du même nom, du moins ce qu’il en reste.

 

S’agit-il d’un lapsus calami (écrit) ou de tenter de reporter sur la majorité départementale de « gauche » une responsabilité qui n’est pas la sienne ?

 

Décidément la majorité ne peut dissimuler ses sympathies; jusqu’ou ira-t-elle pour masquer la réalité ?

 

Enfin le conseil a décidé, à l’unanimité, d’user du droit de  préemption pour acquérir une parcelle Bois de la Seigneurie et adapté les nouveaux critère « Pass Foncier » ( aide aux particulier pour accession à la propriété)…

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10 décembre 2009 4 10 /12 /décembre /2009 11:32
 Le M'PEP a formulé des propositions , rappels, ajouts et commentaires...


Le M’PEP a défini la mondialisation, comme un processus essentiellement politique et non par une quelconque nécessité économique.

C’est une stratégie des classes dirigeantes visant à contraindre   les travailleurs du Nord à la soumission et à maintenir les Pays en Voie de Développement et les Pays Sous Développés sous tutelle pour redresser les profits par la réorganisation du travail à l’échelle planétaire avec la mise en œuvre du néolibéralisme définit par le « consensus de Washington » au tournant des années 70 et 80 dans le cadre de la « révolution conservatrice ».

L’émergence du Mouvement des pays non-alignés et les grandes luttes ouvrières des années 60 et 70 avaient contribué à renforcer l’Etat social mis en place après la victoire sur le nazisme en 1945 dans le droit fil du programme du Conseil national de la Résistance. Les profits avaient été écornés, le pouvoir patronal contesté.

 Les classes dirigeantes ont donc décidé de faire remonter les profits en baissant la part de la valeur ajoutée (PIB) destinée à financer les salaires directs et indirects, les dépenses sociales de l’Etat et des collectivités locales.

C’est ainsi que la part des salaires,  retraites et autres prestations de sécurité sociale dans la valeur ajoutée a diminué de 7 points depuis le début  des années 80, soit un transfert d’au moins 80 Milliards d’euros pour les seules Entreprises Non Financières, pour revenir ensuite au niveau ou elle était en 1949 alors que le nombre de  salariés dans la population active  a fortement augmenté passant de 64 % en 1949 à  plus de 90 % aujourd’hui.

 Ce transfert massif en faveur des entreprises n’a pas aidé à la création d’emplois, le bouclier fiscal non plus, la suppression de la Taxe Professionnelle ne fera pas plus. La multiplication des taxes sur les hydro carbures n’a pas ralenti la circulation automobile et les transports routiers, il en sera de même pour la taxe carbone en l’absence de mesures alternatives (développement des transports en commun, nouvelles règles d’urbanisme et isolation thermique des constructions, rapprochement des centres de productions des lieux de consommation et réciproquement etc…).

En outre, si le pouvoir d’achat des personnes à temps complet a progressé, par contre le revenu salarial stagne depuis 30 ans du fait qu’un nombre croissant de salariés, depuis plus de vingt ans, en sont réduits à la précarité, au temps partiel etc…et ne bénéficient d’un salaire que sur une partie de l’année. Voir rapport Cotis page 50 et suivantes

 

« …Le concept de revenu salarial essaye de capter cette dimension additionnelle, en ramenant la masse salariale au nombre total de personnes ayant eu un emploi salarié dans l’année – mais pas forcément toute l’année (Aeberhardt, Pouget et Skalitz, 2007). Cet indicateur donne par conséquent une image encore moins dynamique de la progression des salaires : il conclut à leur quasi-stagnation sur ces trente dernières années... »

L’organisation du chômage et de la précarité, notamment par le libre-échange, la concurrence libre et non faussée, la libre circulation des capitaux  ont été les instruments de cette politique

Pour compenser la diminution de la demande ainsi réduite sur le marché, les classes dirigeantes ont organisé la libre circulation des produits manufacturés et poussé les ménages à l’endettement jusqu’à multiplier les créances irrécouvrables et  développé l’ « innovation » financière qui n’est en réalité que l’organisation à grande échelle d’un monde de paris et de spéculations.

C’est ce mode de croissance du profit, que le candidat à l’élection Présidentielle, Nicolas Sarkozy, voulait appliquer en France qui est à l’origine de la crise dite des subprimes aux Etats Unis,  mais  dont les conséquences touchent  tous les aspects de la vie économique, sociale et environnementale à des degré divers dans tous les pays de la planète, génèrent le  mal vivre, les délocalisations, le chômage,  les exclusions, affame les pays du sud.

C’est cette politique, initiée et développée par la droite et la social-démocratie qui a réduit à néant le programme du conseil national de la résistance, pourtant à l’origine de l’essor économique des trente glorieuses avec  ses 4 piliers  qu’allaient devenir la sécu, les retraites par répartition, le droit du travail et le développement des services publics auxquels on peut ajouter une importance significative donnée à la culture, pour  aboutir à ce qui s’apparente à un nouveau compromis social entre le grand patronat, leurs commis, les transnationales, les financiers et leurs délégués dans les instances gouvernementales avec  ceux qui arrivent encore mais pour combien de temps, à tirer leur épingle du jeu, c'est-à-dire les titulaires d’emplois à statuts qui s’effilochent, les CDI et les temps complets, sur les dos des précaires, temps partiels, travailleurs pauvres, au bout de la chaîne les exclus en nombres croissants.

A la veille des élections régionales l’alternative est simple soit les régions françaises continuent de se couler dans le moule de la concurrence libre et non faussée et adaptent encore plus leurs structures à cette fin tout en accompagnant cette démarche par des mesures de « dames patronnesses » pour tenter de panser les plaies et contribuer ainsi à faire avaler la couleuvre , soit elles ruent dans les brancards, optent pour la résistance et pour un autre mode d’aménagement du territoire national, comme de relations internationales avec la recherche de complémentarités et le développement de synergies en particulier avec les courant progressistes européens et autres pour la prise en compte des besoins sociaux intra muros comme sur l’ensemble de la planète…

C’est  sur le second terme de l’alternative, que nous devrions décliner, avec ceux  et celles qui partagent cette analyse en prévision des futures élections présidentielle et législatives, les grandes lignes de programmes régionaux à même de faire émerger un pôle, constitué de la vraie gauche, de tout ceux et celles qui ont intérêt au changement pour ouvrir, enfin,  la perspective politique de nature à remobiliser tous ceux qui ont déserté les urnes, en particulier les déçus de la gauche plurielle ; à défaut beaucoup se laisseront une fois encore berner par les illusionnistes capitalistes verts. 

Pour cela il faut oser proposer ( c’est aux citoyens de trancher encore faut-il qu’ils soient mis en position de le faire) de s’affranchir progressivement mais rapidement de l’ordre des institutions néolibérale : De OMC, du FMI, de la BM pour se débrancher des   marchés internationaux de capitaux, de l’Union Européenne et de ses directives, de l’OTAN,  interdire les paradis fiscaux qui ont conservé, malgré les effets d’annonces, l’essentiel de leurs prérogatives, remplacer un système de concurrence par des rapports d’échange et de coopération équilibrés, renoncer à faire la loi sur la planète à l’aide des moyens de destruction massives mesure sans laquelle le développement durable ne resterait qu’un slogan vide de sens.

A défaut nous en serons réduits, simples spectateurs des crises futures qui se préparent (Dubaï est déjà là) , à des manœuvres en recul c'est-à-dire, à  cautionner une honteuse collaboration de classe en attendant un grand soir du désespoir dont nul ne peut prédire sur quoi il pourrait déboucher.

La gauche qui se veut radicale doit choisir son camp, se rassembler, présenter des mesures à même de constituer une alternative politique et non pas aboutir à un simple changement de majorité.

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3 décembre 2009 4 03 /12 /décembre /2009 18:17
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23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 08:46

Tribune de Jacques Nikonoff, ancien président d’Attac et porte-parole du Mouvement politique d’éducation populaire (M’PEP), publiée dans Le Monde du 20 novembre (édition électronique).

Le 21 novembre 2009.

A peine éteints les feux du G20 de Pittsburgh, deux autres sommets se préparent : Genève (fin novembre, 7e conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce) ; Copenhague (mi-décembre, conférence de l’ONU sur les changements climatiques).

 

Qui dit « sommet », dit « contre-sommet ». Ceux de Genève et de Copenhague sont complémentaires. Celui de Genève marquera le dixième anniversaire du mouvement altermondialiste (Seattle, 1999). Paradoxalement, peu est fait, en France, pour assurer son succès, alors que toutes les forces sont mobilisées pour Copenhague. Pourquoi ? Parce que la lutte contre le libre-échange passe par du protectionnisme, et c’est un tabou.

 

Du coup, on se demande parfois s’il ne serait pas préférable d’être un bébé phoque ou un thon rouge de la Méditerranée, plutôt qu’un ouvrier français ou un paysan africain, tant la protection des premiers semble désormais consensuelle, alors que celle des seconds est assimilée à du « protectionnisme ».

 

Le démantèlement du libre-échange est urgent. Après des décennies de « libéralisation » du commerce international, les promesses faites par le libre-échange n’ont pas été tenues. Il a servi à mettre en concurrence les systèmes nationaux de protection sociale et de fiscalité. Résultat : délocalisations, désindustrialisation, pression sur les salaires, destruction des acquis sociaux au Nord. Le Sud n’est pas mieux loti : le développement de son agriculture a été interdit. Il accélère les risques environnementaux : appauvrissement de la biodiversité, changement climatique, pénuries d’eau, accumulation de substances toxiques... Le dumping environnemental s’ajoute aux dumpings social et fiscal.

 

Un nouvel ordre commercial international est nécessaire : il faut remplacer l’OMC par l’OIC.

 

Entre 1947 et 1948, 53 pays avaient élaboré la Charte de la Havane. Son but était de créer une Organisation internationale du commerce (OIC), dans le cadre de l’ONU. Elle n’a pas vu le jour, le Sénat américain ayant refusé sa ratification. Cette Charte, qui ne s’oppose pas à la liberté du commerce, estime que « la prévention du chômage et du sous-emploi est une condition nécessaire pour […] le développement des échanges internationaux ». Elle place en son cœur le principe de l’équilibre de la balance des paiements : « les États membres chercheront à éviter les mesures qui auraient pour effet de mettre en difficulté la balance des paiements des autres pays ». Des « restrictions quantitatives » sont possibles, tout comme le contrôle des mouvements de capitaux. L’intervention de l’Etat est autorisée, des garanties sont fixées pour les produits de base (blé, riz, mil…) qui ne sont pas considérés comme de simples marchandises.

 

Pour aller dans cette direction, que peut-on attendre des institutions multilatérales (FMI, Banque mondiale, Union européenne, OMC) ? Comment les empoisonneurs pourraient-ils protéger l’environnement ? Comment les « mondialisateurs » pourraient-ils se préoccuper des « mondialisés » ? Seules des décisions unilatérales de pays très motivés feront bouger les lignes.

 

Organisons un vaste mouvement international de sortie de l’OMC. C’est parfaitement légal puisque son traité fondateur, en son article XV, stipule que « Tout Membre pourra se retirer du présent accord ». En France, un référendum donnerait à un gouvernement qui s’engagerait dans cette voie toute la légitimité populaire souhaitable. Les raisons de ce retrait ne seraient pas étroitement nationalistes mais signifieraient un appel aux peuples à sortir du néolibéralisme et du libre-échange.

 

Il faudra aussi se libérer de l’Union européenne puisque ses pays membres lui ont donné mandat pour négocier en leur nom dans le cadre de l’OMC. Or la politique commerciale de l’Union européenne est totalement inadaptée : ses objectifs relèvent de la guerre commerciale ; elle menace sa propre sécurité et souveraineté alimentaires ainsi que celles des pays pauvres ; elle divise les Vingt-Sept. Il faut la désobéissance européenne !

 

Ces deux actes politiques permettront de garantir à tous les pays leur sécurité et souveraineté alimentaires ; d’interdire les délocalisations, les paradis fiscaux, le dumping fiscal, environnemental et social ; de prendre des mesures de protectionnisme social et environnemental comme des quotas d’importations permettant de lancer un processus de réindustrialisation. Il faut faire décroitre le commerce mondial !

 

L’OIC se constituera dès qu’un nombre suffisant de pays aura été rassemblé. La Charte de La Havane mise à jour, sur laquelle elle reposera, est une vision universaliste et progressiste des relations internationales. Ceux qui construiront l’OIC auront la sympathie des peuples.


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20 novembre 2009 5 20 /11 /novembre /2009 10:41
 

 

RELEVE DE DECISION DE LA REUNION DU 18 NOVEMBRE

 

Mercredi 18 novembre a eu lieu une réunion à partir du texte proposé le 28 octobre link

par les composantes du Front de Gauche à l’ensemble des mouvements réunis au sein du groupe de travail.

 

A l’issue de cette réunion, les organisations présentes (Alternatifs, FASE, Gauche Unitaire, PCF, PCOF, Parti de Gauche, M’PEP, République et Socialisme, *) ont décidé de poursuivre ce processus de travail qui reste ouvert. Plusieurs rendez-vous ont été fixés dans les deux semaines à venir pour discuter de ce qui pourrait constituer le projet, l’intitulé et la charte de fonctionnement de l’accord national sur des listes unitaires larges. La prochaine réunion plénière est, elle, fixée au 3 décembre.  

 

La forme et le calendrier de ce processus a été élaboré afin de respecter les consultations militantes et donc les décisions de chacune des forces présentes comme de celles qui pourraient le rejoindre.

 

 

Note * : la FASE a expliqué que le Forum Social des Quartiers Populaires – FSQP – ne pouvait venir ce mercredi mais déclarait rester intéressé par le processus en cours.

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19 novembre 2009 4 19 /11 /novembre /2009 18:46


Le 17 novembre 2009.

Par le Bureau du Mouvement politique d’éducation populaire (M’PEP)


Les négociations entre partis et mouvements de la gauche de gauche ont débuté le 28 septembre, la dernière réunion s’étant tenue le lundi 16 novembre au siège du NPA. Elles portent sur la mise en place de listes indépendantes du PS au premier tour des élections régionales de 2010.

Le M’PEP considère que ces débats de « sommet » sont évidemment nécessaires, mais qu’ils doivent être pris en charge par la « base ». Il n’y aura pas de renouveau de la gauche sans une information et une mobilisation des militants sur le terrain. C’est pourquoi le M’PEP diffuse régulièrement des informations sur l’évolution de ces discussions.

Les organisations qui participent à ces négociations sont les suivantes : Fédération pour une alternative sociale et écologique (FASE), Forum social des quartiers populaires (FSQP), Gauche unitaire (GU), Mouvement politique d’éducation populaire (M’PEP), Nouveau parti anticapitaliste (NPA), Les Alternatifs, Parti communiste français (PCF), Parti communiste des ouvriers de France (PCOF), Parti de gauche (PG), République et socialisme (R&S). Rappel : le PCF, le PG et GU forment le Front de gauche.

Lors de la réunion du lundi 16 novembre, les membres du Front de gauche (PCF, PG, GU) étaient absents, ainsi que R&S et le PCOF. Une nouvelle organisation était présente : les Objecteurs de croissance.

Des négociations qui sont à un tournant

Le NPA ne veut pas participer à l’exécutif des régions avec le PS et semble faire pour l’instant de ce refus un principe. Toutes les autres organisations, même si leurs arguments sont parfois différents, considèrent que la participation est possible si certaines conditions sont réunies. Pour tenter de débloquer la situation, les représentants du M’PEP ont proposé à la réunion du lundi 16 novembre un « amendement à l’amendement » du NPA (voir document joint http://www.m-pep.org/IMG/pdf/091028_npa_amendements.pdf). Le NPA devrait donner sa réponse lors de la nouvelle réunion prévue le mercredi 18 novembre au siège du PCF.

Le NPA va-t-il faire cavalier seul, s’exposant à un nouvel échec après celui des européennes où il n’avait obtenu aucun élu, ou va-t-il choisir l’unité de la gauche de gauche ? Le M’PEP considère que tous les efforts doivent être entrepris pour l’union, que rien n’est encore perdu. Les militants du NPA qui vont se prononcer sur la stratégie de leur organisation jusqu’au 6 décembre peuvent encore choisir la voie de l’union. Nous leur tendons la main.

C’est dans ce cadre que les représentants du M’PEP ont répondu aux amendements que le NPA a fait à la « Déclaration » du Front de gauche (voir document joint). Les représentants du M’PEP ont fait en outre quelques premières propositions concernant les grandes priorités nationales qui devraient inspirer les programmes pour les régionales.

Inscrire les programmes régionaux dans quelques grandes priorités nationales

Les représentants du M’PEP considèrent que le programme de la gauche de gauche pour les élections régionales doit s’inscrire dans une perspective politique beaucoup plus vaste, faisant apparaître quelques grandes priorités nationales. Ils ont exposé deux idées « structurantes » :

  • « définanciariser », « délibéraliser » et « démondialiser », internationaliser ;
  • mener des politiques d’égalité par un redressement significatif de la valeur ajoutée pour éradiquer le chômage et la précarité.

La première idée peut être illustrée par les propositions suivantes :

  • Se débrancher des marchés internationaux de capitaux et désarmer les marchés financiers.
  • Sortir progressivement de l’ordre et des institutions néolibérales.
  • Appliquer des mesures protectionnistes dans le cadre de la Charte de La Havane de 1948.
  • Agir pour un bouclier environnemental.
  • Oser décider d’actes unilatéraux.

La seconde idée peut être illustrée par :

  • La « règle de quatre » pour supprimer le chômage : droit opposable à l’emploi ; loi contre les délocalisations ; loi contre les licenciements boursiers ; mesures protectionnistes.
  • Un plan de relance pour transformer le mode de production.
  • Affaiblir les bases politiques et économiques de la classe dirigeante.

Des plans régionaux bâtis autour de quelques lignes directrices pour l’action

Concernant le programme pour les élections régionales, les représentants du M’PEP ont fait part de 3 désaccords avec les propositions du NPA, qui pourraient être levés par la poursuite des discussions (voir document joint).

Ils ont également indiqué que l’esquisse de programme régional du NPA comportait de nombreux manques, et principalement l’absence d’inscription des propositions concrètes dans un cadre général donnant des lignes directrices pour l’action. Trois axes stratégiques pour construire une gestion de gauche des régions ont ainsi été évoqués par les représentants du M’PEP :

  • nationaliser la politique des régions dans un certain nombre de domaines ;
  • fixer comme priorité la lutte contre le chômage et la précarité, en lien avec les questions de l’environnement ;
  • impulser de nouvelles pratiques de démocratie politique, économique et sociale.

Dans quelques semaines, le M’PEP publiera son programme pour une gestion de gauche des régions.

Réponses du M’PEP au NPA et propositions du M’PEP

Lors de la réunion de son Comité politique national (CPA) du 8 novembre, le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) a proposé des amendements à la « Déclaration » du Front du gauche du 28 octobre (voir ci-dessous). Ces amendements étant soumis au débat des organisations membres du groupe de la gauche de gauche, les représentants du Mouvement politique d’éducation populaire (M’PEP) y répondent.

Sur de nombreux points, les représentants du M’PEP ont fait part de leur d’accord avec le NPA. Ne seront évoqués ici que les 6 points qui posent problème au M’PEP.

  • les enjeux des élections régionales de 2010 ne sont pas assez précis ;
  • le programme national de rupture avec le capitalisme devant être décliné à l’échelle régionale ne comporte pas d’axes stratégiques ;
  • la formule concernant la gestion des régions est opaque ;
  • la mobilisation des fonds publics n’apparaît pas clairement en priorité pour supprimer le chômage et la précarité ;
  • le programme régional contient des propositions contestables et de nombreux manques ;
  • le refus de participer aux exécutifs fait l’objet d’un rejet de principe.
 I.- LES ENJEUX DES ELECTIONS REGIONALES DE 2010 NE SONT PAS ASSEZ PRÉCIS

Pour le NPA, « les régionales auront un double enjeu, local et national ». Les représentants du M’PEP ont fait part de leur accord avec cette formulation. Mais il leur a semblé que les explications données à ce principe général devaient être précisées. Pour le M’PEP, ces élections auront un triple enjeu :

 A.- Faire émerger un pôle de la gauche de gauche

Celui-ci devra annoncer clairement son ambition politique : passer devant le PS pour modifier les alliances et leur contenu à gauche afin de pouvoir appliquer de vraies politiques de gauche. Chaque élection doit être une étape supplémentaire dans la construction de cette union de la gauche de gauche pour « réidentifier » la gauche et modifier ses rapports de force internes.

 B.- Battre la droite

Le projet sarkozien vise à bâtir un nouveau capitalisme susceptible de mieux assurer la stabilité et le niveau des profits ; à remodeler l’idéologie néolibérale afin de redonner à celle-ci le poids intellectuel qu’elle a perdu ; à remettre en cause la République elle-même et particulièrement tout ce qui permet la démocratie et la souveraineté populaire ; à briser les résistances collectives. De tels enjeux – pensons à l’expérience italienne où la gauche n’existe quasiment plus – nécessitent d’infliger une lourde défaite au pouvoir. Des alliances larges seront alors nécessaires au deuxième tour des élections régionales.

 C.- Mettre en œuvre, à l’échelle des régions, des politiques de rupture avec les logiques libérales

Si les régions ne peuvent résoudre les grandes questions nationales, l’étendue de leurs prérogatives permet néanmoins d’agir efficacement dans un certain nombre de domaines. Faire des régions des « boucliers antilibéraux » doit être un objectif des programmes électoraux à élaborer ensemble.

 II.- LE PROGRAMME NATIONAL DE RUPTURE AVEC LE CAPITALISME DEVANT ÊTRE DÉCLINÉ A L’ECHELLE RÉGIONALE NE COMPORTE PAS D’AXES STRATÉGIQUES

Les représentants du M’PEP ont indiqué n’avoir aucun désaccord avec les propositions nationales formulées par le NPA lorsque ce dernier évoque : « en finir avec le chômage et les licenciements, contre les privatisations, pour la mise en place d’un grand service public bancaire… ».

En revanche, les représentants du M’PEP ont estimé que les programmes électoraux devaient s’inscrire dans une perspective politique. En outre, une hiérarchisation des préoccupations doit s’exprimer à travers ces programmes. L’élaboration de catalogues de propositions, ceci a été constaté dans le passé, fait perdre le sens général des opérations. Même si des listes de propositions très concrètes sont absolument nécessaires, elles doivent s’insérer dans une perspective contenant des priorités, des étapes, des transitions.

Pour le M’PEP, la perspective doit être celle d’un socialisme du XXIe siècle. Les réformes structurelles de long terme qui le caractérisent doivent évidemment s’accompagner de mesures immédiates à effet rapide notamment sur la situation de l’emploi qui est pour le M’PEP la question principale. C’est le système capitaliste lui-même qu’il faut progressivement réformer, puis dépasser afin d’aller vers un « socialisme du XXIème siècle ». Ce qui est en cause, c’est le modèle économique et financier de croissance mis en place il y a plus de vingt ans à partir des Etats-Unis. Face aux défis énergétiques et environnementaux, il faut changer de mode de production.

C’est pourquoi le programme défendu par le M’PEP peut être exposé en deux idées :

  • « définanciariser », « délibéraliser », « démondialiser », et internationaliser ;
  • mener des politiques d’égalité par un redressement significatif de la valeur ajoutée pour éradiquer le chômage et la précarité.
 A.- « Définanciariser », « délibéraliser », « démondialiser », et internationaliser

Par l’expression « définanciariser », « délibéraliser », « démondialiser », le M’PEP veut indiquer qu’il s’agit de prendre le contre-pied exact des politiques néolibérales suivies ces trente dernières années et dont on connaît désormais le bilan. Leur but étant de mondialiser la planète (mondialiser les marchés), il faut maintenant « démondialiser », c’est-à-dire remettre en cause les politiques de mondialisation menées par les classes dirigeantes.

Dans le même temps, il faut « internationaliser », c’est-à-dire redonner sens à la notion d’internationalisme qui est une des valeurs fondatrices de la gauche. A cet égard, l’expérience menée par les pays de l’ALBA (Alliance bolivarienne pour les Amériques) doit constituer une source d’inspiration.

Le « démondialisme » que préconise le M’PEP, inséparable de l’ « internationalisme », ne peut cependant se concevoir sans une analyse correcte de la « mondialisation ». En effet, nul ne peut se satisfaire des commentaires entendus au Café du Commerce selon lesquels la « mondialisation » correspondrait à une « évolution séculaire entre les pays », ou encore à la marque de la « révolution informationnelle en cours », deux phénomènes face auxquels personne ne pourrait rien. La mondialisation « serait là », il faudrait donc s’y « adapter ». Ceux qui croient à ces définitions de la mondialisation ne peuvent évidemment que rejeter l’analyse du M’PEP qui leur apparaitra aberrante.

C’est pourquoi le M’PEP définit la mondialisation comme un processus essentiellement politique et non économique, même si la dynamique économique du capitalisme joue évidemment un rôle d’aiguillon. La mondialisation est une stratégie politique des classes dirigeantes visant à rediscipliner les travailleurs du Nord et les pays du Sud pour redresser les profits, par la réorganisation du travail à l’échelle planétaire. La mondialisation, c’est la mise en œuvre du néolibéralisme définit par le « consensus de Washington » au tournant des années 70 et 80 dans le cadre de la « révolution conservatrice ». L’émergence du Mouvement des pays non-alignés et les grandes luttes ouvrières des années 60 et 70 avaient contribué à renforcer l’Etat social mis en place après la victoire sur le nazisme en 1945, dans le droit fil du programme du Conseil national de la Résistance. Les profits et le pouvoir patronal avaient considérablement diminué. Les classes dirigeantes ont donc décidé de faire remonter les profits en baissant la part de la valeur ajoutée destinée à financer les salaires directs et indirects, les dépenses sociales de l’Etat et des collectivités locales. L’organisation cynique du chômage et de la précarité, notamment par le libre-échange, en a été l’instrument principal.

La crise actuelle est celle du capitalisme néolibéral. Elle a été provoquée par ces politiques de mondialisation centrées sur l’écrasement du salariat et des salaires. Pour compenser la diminution du pouvoir d’achat engendrée par ces politiques, qui limitait la vente des biens et services produits par le système et plafonnait les profits, les classes dirigeantes ont encouragé trois types de mesures pour restaurer et accélérer leur accumulation financière :

  • favoriser l’endettement des ménages pour susciter une croissance économique artificielle ;
  • mettre en scène le libre-échange pour trouver des débouchés extérieurs ;
  • développer l’ « innovation » financière qui n’est en réalité que l’organisation à grande échelle d’un monde de paris et de spéculation.

Nous sommes face à une crise du mode de croissance néolibéral qui impose de sortir du capitalisme et de s’engager dans la transition vers un socialisme du XXIe siècle. Aujourd’hui, par un effet d’accélération et de convergence, nous assistons à une succession et à un enchevêtrement de crises : crise financière, crise immobilière, crise boursière, crise économique, crise alimentaire, crise sociale, crise écologique… Tout un ensemble qui décline en réalité une seule et même situation : la crise du système lui-même, le capitalisme néolibéral. Il existe toutefois une forte spécificité pour l’écologie, car il n’est pas véritablement approprié de parler de « crise » à son propos, mot qui décrit une période difficile mais transitoire, alors que le réchauffement climatique montre qu’il s’agit plutôt d’un changement que l’on qualifie à présent de changement global.

La crise du capitalisme néolibéral va durer tant que ne se développeront pas de puissantes luttes sociales au contenu clairement politique, porteuses non seulement de revendications immédiates – absolument nécessaires – mais aussi d’une autre conception du mode de production lui-même, conditionnant les modes de consommation et le rapport à l’environnement. C’est une tout autre configuration de l’économie mondiale qui doit apparaître. La crise actuelle doit être saisie comme une opportunité de sortir du capitalisme et de faire advenir un socialisme du XXIe siècle.

Telle est, pour le M’PEP, la perspective politique de laquelle doivent se déduire les programmes électoraux de la gauche de gauche. Cette perspective peut s’incarner dans 5 axes stratégiques :

  • Se débrancher des marchés internationaux de capitaux et désarmer les marchés financiers.
  • Sortir progressivement de l’ordre et des institutions néolibérales.
  • Appliquer des mesures protectionnistes dans le cadre de la Charte de La Havane de 1948.
  • Agir pour un bouclier environnemental.
  • Oser décider d’actes unilatéraux.
 1.- Se débrancher des marchés internationaux de capitaux et désarmer les marchés financiers

Sans entraves à la libre circulation des capitaux, toute régulation de la finance, toute lutte contre les paradis fiscaux, toute réforme économique, sociale et environnementale en profondeur est illusoire et vouée à l’échec. C’est pourquoi il faut à court terme un sévère encadrement des marchés financiers, prélude à leur extinction : rétablissement du contrôle des changes et des mouvements de capitaux ; suppression des paradis fiscaux et des marchés spéculatifs ; remise dans le secteur public, avec contrôle démocratique, des systèmes bancaire et financier et des assurances ; fermeture progressive de la Bourse…

 2.- Sortir progressivement de l’ordre et des institutions néolibérales

L’ordre libéral mondial s’appuie sur 5 piliers : la Banque mondiale (BM), le Fonds monétaire internationale (FMI), l’Organisation mondiale du commerce (OMC), l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), l’Union européenne (UE).

Un vaste mouvement de retrait de ces institutions doit être envisagé à court terme si elles persistent dans leur mise en œuvre de politiques libérales. Sur ces 5 piliers, la gauche de gauche est d’accord pour sortir d’une seule de ces institutions : l’OTAN. C’est un acquis précieux à partir duquel mener le débat pour envisager de sortir des 4 institutions qui restent.

Que ferait un gouvernement de la gauche de gauche accédant au pouvoir en France ?

Pourrait-il s’associer aux politiques néolibérales menées par la BM et le FMI et, finalement, en être complice, ruinant ainsi toute possibilité d’alliances avec les pays pauvres ? Un gouvernement vraiment de gauche devra donc proposer une réforme en profondeur de la BM et du FMI, tant dans leur fonctionnement que dans leur politique. A défaut, la France devra se retirer de ces institutions.

Un gouvernement vraiment de gauche pourra-t-il s’associer aux politiques libre-échangistes de l’OMC ? La France devra donc reprendre le mandat qu’elle a confié à l’UE pour négocier en son nom à l’OMC, et quitter l’OMC. Un gouvernement vraiment de gauche devra prendre la tête d’une campagne internationale pour la création de l’OIC (Organisation internationale du commerce) sur la base de la Charte de La Havane de 1948, mise à jour.

Quant à l’Union européenne, il devrait être clair pour tous que ce système a été conçu pour empêcher toute politique de gauche dans les pays membres. Des politiques authentiquement de gauche ne sont pas réalisables dans le cadre de l’UE, sauf à subordonner tout changement de gauche en France ou ailleurs au changement préalable de l’Union européenne, une éventualité peu crédible. Si un changement de gauche intervenait en France (comme dans tout autre pays), il n’y aurait pas d’autre choix que celui de se mettre en congé de l’Union européenne, de pratiquer la « désobéissance européenne » ou d’en sortir. Rester dans le cadre actuel de l’Union européenne reviendrait à renoncer à mettre en œuvre le programme de gauche sur lequel la gauche aura été élue.

Par ailleurs, un gouvernement de gauche devrait contribuer à « dédollariser » le monde.

 3.- Appliquer des mesures protectionnistes dans le cadre de la Charte de La Havane de 1948

Le libre-échange est le cœur des politiques de mondialisation, c’est ce qu’il y a de pire. Il accable les pays du Sud, écrase les travailleurs du Nord et détruit la planète. Dans l’expression libre-échange, il y a « libre ». Mais le libre-échange revient à rendre le renard « libre » dans le poulailler « libre » ! C’est la mise en concurrence des travailleurs à l’échelle planétaire.

Le M’PEP propose de s’emparer de la Charte de La Havane sur le commerce international (1948), qui aurait dû déboucher sur la création de l’Organisation internationale du commerce (OIC). Rappelons qu’elle n’a jamais vu le jour car le Congrès américain s’est opposé à sa ratification, estimant que les Etats-Unis devaient disposer d’une totale liberté pour écouler leur surplus de marchandises. Cette Charte prévoyait le développement de tous les pays et non la conquête de marchés. Exemples :

  • équilibre de la balance des paiements (aucun pays ne doit vendre à un autre plus qu’il ne lui achète, sauf accord politique ; un pays connaissant un déficit trop fort peut prendre des mesures de restrictions aux importations) ;
  • contrôle des mouvements de capitaux (chaque Etat a le droit de les réglementer afin qu’ils ne servent pas de base à une ingérence dans ses affaires intérieures ou sa politique nationale) ;
  • égalité des prix (un pays importateur peut appliquer des droits de douane pour qu’un produit importé soit au même prix que le même article sur son territoire).

Dans ce cadre et sans attendre, il est indispensable d’instituer des mesures protectionnistes. Il ne s’agit évidemment pas d’interdire le commerce international, de fermer les frontières, ou d’entraver le développement des pays du Sud comme une propagande grossière le suggère aujourd’hui. Ce sont des droits de douanes ou des quotas compensant les différences de salaires, de protections sociales et écologiques, de fiscalités. Ces mesures protectionnistes – et non LE protectionnisme - doivent être assorties d’accords de coopération commerciale bi ou multilatéraux, basés sur des échanges équilibrés.

De telles mesures sont devenues urgentes, sur plusieurs plans :

  • d’une part, le « droit » concernant l’environnement qui est en train de se mettre en place ne comporte aucune contrainte environnementale s’appliquant aux importations ;
  • d’autre part la nécessaire relocalisation de la production pour répondre à la fois aux préoccupations environnementales et à la résorption du chômage doit introduire des critères qui permettent de sélectionner les importations ;
  • enfin, toute relance de la consommation et de l’activité économique favorisera les importations, provoquant un nouvel échec, comme celui de la gauche de 1982-1983.

En un mot : il faut faire décroitre le commerce international :

  • souveraineté et sécurité alimentaires pour chaque pays ;
  • relocalisation des activités productives ;
  • augmentation de l’Aide publique au développement (APD).
 4.- Agir pour un bouclier environnemental

Avec sa mécanique néolibérale qui confie à la finance et aux pollueurs le soin de gérer la crise environnementale, le Protocole de Kyoto est un échec. Il est indispensable de sortir des mécanismes de flexibilité basés sur un marché de droits à émettre des gaz à effet de serre (GES). La mise en place d’un nouvel accord entre Etats qui reprenne à son compte les recommandations du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) : division par deux des émissions à l’horizon 2050, puis à terme une stabilisation correspondant à la capacité d’absorption des écosystèmes. Pour atteindre un tel objectif, une réglementation et une taxation homogènes doivent être établis pour réintroduire les externalités dans les échanges internationaux. Un tel accord devra également promouvoir la libre circulation des technologiques bénéfiques pour l’environnement et leur libre appropriation par les Etats dans une perspective d’autonomie.

Une fois les importations réglementées et taxées, il serait enfin possible de faire plier les entreprises résidentes en leur appliquant les mêmes contraintes. Un cadre strict serait promu et viendrait remplacer les démarches hypocrites basées sur le volontariat, dont nous pouvons constater la grande inefficacité. La notion d’empreinte écologique, qui correspond à la surface terrestre nécessaire pour fournir les ressources à une activité et absorber ses rejets, pourrait servir de base de calcul à cette fiscalité environnementale.

 5.- Oser décider d’actes unilatéraux

Les ruptures avec l’ordre libéral imposent la sortie ou la transformation radicale des 5 piliers qui garantissent cet ordre : BM, FMI, OMC, OTAN, UE. L’idéal serait bien évidemment qu’un nombre suffisant de pays représentent une masse critique telle qu’elle fasse « turbuler » progressivement chacun de ces systèmes. Comme nous ne croyons pas à la magie, nous n’imaginons pas que cette éventualité se produise à court terme. C’est pourquoi des actes unilatéraux sont nécessaires, c’est-à-dire des décisions prises individuellement par des Etats. Parallèlement, ces actes unilatéraux doivent s’accompagner d’une démarche internationaliste consistant à rassembler des pays pour construire un nouvel ordre international, en alternative à celui qui vient d’être quitté.

A chaque étape, un référendum devrait être organisé pour s’appuyer sur la souveraineté populaire. Exemple : pour sortir de l’OMC.

 B.- Mener des politiques d’égalité par un redressement significatif du partage de la valeur ajoutée pour éradiquer le chômage et la précarité

La mise en œuvre d’une véritable politique de gauche repose sur un redressement du partage de la valeur ajoutée en faveur du travail et au détriment du capital (basculer dans un premier temps au moins 170 milliards d’euros, chaque année, du capital vers le travail). A moyen terme rapproché (trois ans), l’objectif doit être la suppression définitive du chômage et de la précarité, et non simplement leur diminution. Ce nouveau plein-emploi permettra de faire disparaitre la cause principale de la souffrance sociale, de répondre à des besoins sociaux non couverts par les emplois ainsi financés, d’alimenter le budget de la Sécurité sociale, de reconstituer un rapport de force favorable au salariat.

 1.- La « règle de quatre » pour supprimer le chômage

Pour supprimer définitivement le chômage et la précarité, il faut dans le même mouvement et rapidement mettre en œuvre :

  • le droit opposable à l’emploi ;
  • voter une loi contre les délocalisations ;
  • voter une loi contre les licenciements boursiers ;
  • prendre des mesures protectionnistes.

Une simulation réalisée par le M’PEP montre qu’il est parfaitement possible, sur la base de la loi de finances 2009, de mobiliser 127 milliards d’euros nécessaires au financement de 3,3 millions de salaires. Ces emplois seront créés principalement dans le secteur non marchand (fonctions publiques d’Etat, hospitalière, territoriale ; associations ; syndicats ; mutuelles ; entreprises et groupements de fait à but non lucratif...), car il s’agit d’abord de répondre aux besoins des populations.

 2.- D’autres mesures en faveur de l’emploi

Une politique de l’emploi et du pouvoir d’achat est aussi nécessaire qu’insuffisante, l’échec des relances de 1976 et de 1981-1982 l’a parfaitement bien montré. Il faut des politiques d’accompagnement :

  • Un contrôle public sur les investissements assurés par concours d’Etat et sur les gestions financières des grandes entreprises privées.
  • Un droit de regard accru pour les travailleurs, les élus locaux et nationaux dans les entreprises.
  • Des mesures protectionnistes.
  • Etc.
 3.- Un plan de relance pour transformer le mode de production

La poursuite du modèle de croissance du capitalisme néolibéral tel que nous le connaissons est devenue pour la première fois dans l’histoire une véritable menace pour l’avenir de l’humanité et de la planète. Il faut une « relance » radicalement différente. Les politiques de développement doivent désormais partir des besoins des populations et de la reconstruction de l’Etat et non de la « solvabilité » des consommateurs.

Il faut investir massivement dans :

  • l’efficacité énergétique
  • les transports publics peu émetteurs de carbone
  • les énergies renouvelables
  • la protection, l’entretien, la réparation de l’environnement
  • l’éducation et l’éducation populaire
  • les équipements publics (culture, sport…)
  • le logement
  • l’agriculture soutenable …
 4.- Affaiblir les bases politiques et économiques de la classe dirigeante

Affaiblir les positions économiques et politiques des classes dirigeantes est indispensable pour donner, dans un cadre laïque, des moyens à la gauche en étendant la propriété sociale et la sphère publique aux grands moyens de production, d’échange et de communication, ainsi qu’à l’ensemble du secteur bancaire, financier et des assurances. C’est pourquoi toutes les privatisations intervenues ces dernières décennies seront abrogées, et les entreprises concernées nationalisées.

 III.- LA FORMULE CONCERNANT LA GESTION DES RÉGIONS EST OPAQUE

La phrase suivante, parmi les amendements du NPA, n’est pas apparue compréhensible aux représentants du M’PEP :

« Nous tournerons la page des politiques de renoncement qui dilapident l’argent public pour les intérêts privés ce qui suppose de ne pas se laisser enfermer dans le carcan budgétaire et institutionnel qui risque de se durcir encore avec la réforme territoriale annoncée. »

 IV.- LA MOBILISATION DES FONDS PUBLICS N’APPARAIT PAS CLAIREMENT EN PRIORITE POUR SUPPRIMER LE CHÔMAGE ET LA PRÉCARITÉ

La position du NPA est la suivante :

« Il s’agit de mobiliser les fonds publics dans le strict intérêt des classes populaires et dans le cadre d’un plan conséquent de lutte contre le réchauffement climatique. »

Les représentants du M’PEP ont fait part de leur accord avec ce principe général. Mais en termes de propositions concrètes, la notion d’ « intérêt des classes populaires » peut faire l’objet de définitions extrêmement variées, voire contradictoires. Pour le M’PEP, l’intérêt principal des classes populaires est la suppression du chômage et de la précarité. Chômage et précarité, en effet, sont la cause essentielle de la pauvreté, de la désespérance, des problèmes de certaines banlieues, de l’échec scolaire, du mal être au travail, de l’abstention aux élections, du vote d’extrême droite, de la désyndicalisation… Rien n’est pire que d’avoir l’impression d’être inutile aux autres et à soi. Les fonds publics doivent donc, avant toute chose, être mobilisés pour financer des emplois utiles à la société. Dans cette logique, des centaines de milliers d’emplois contribuant à la réduction du réchauffement climatique et à l’amélioration de l’environnement seront créés. Il ne faut pas opposer le « social » et l’ « environnemental ».

 V.- LE PROGRAMME RÉGIONAL DU NPA CONTIENT DES PROPOSITIONS CONTESTABLES ET DE NOMBREUX MANQUES

Les premiers éléments fournis par le NPA concernant son programme pour les élections régionales contiennent des éléments avec lesquels les représentants du M’PEP ont donné leur accord. Cependant, ils ont fait part de désaccords sur certains points, et ont indiqué des manques dans l’ébauche de programme du NPA.

 1.- Les propositions avec lesquelles les représentants du M’PEP ont fait part de leur désaccord

Les représentants du M’PEP ont dit ne pas être en accord avec trois propositions du NPA :

 a.- « Arrêt de toute subvention au patronat ».

Cette expression est impropre pour deux raisons. D’une part, les subventions ne sont pas versées au « patronat » mais aux entreprises. Dans le premier cas, cela signifierait que les fonds publics sont versés directement aux personnes physiques que sont les « patrons » ou aux organisations patronales. En réalité, les aides sont versées aux entreprises qui sont des personnes morales. D’autre part, la notion d’entreprise doit être précisée car les amalgames seraient fâcheux. Il existe en effet des différences de nature entre les firmes multinationales cotées en Bourse, les PME et TPE qui ne sont pas cotées, les artisans, les coopératives de production… Il s’agit à chaque fois d’entreprises, mais leur propriété comme leur rôle dans l’économie sont sans comparaison possible. Au total, ces distinctions sont importantes car la confusion sur ces sujets peut être mal comprise par les électeurs et conduire à des positions politiques illisibles.

Les entreprises privées peuvent être aidées (une coopérative de production est une entreprise privée !), mais aucune aide ne doit être accordée aux entreprises ni à leurs filiales :

  • qui dégagent des profits significatifs ;
  • qui ne précisent pas le nombre de créations d’emplois stables que devrait susciter l’aide demandée ;
  • qui ne consultent pas le comité d’entreprise, quand il en existe un ;
  • qui pratiquent des discriminations (syndicales, sexistes, raciales…) ;
  • qui n’ont pas recueilli l’avis des élus locaux ;
  • qui n’ont pas étudié l’impact de leur projet sur l’environnement ;
  • qui ne sont pas à jour de leurs versements aux régimes de protection sociale ;
  • qui utilisent des paradis fiscaux ;
  • qui pratiquent les stock-options ;
  • qui n’ont pas pris contact avec leurs banques ;
  • qui ont déjà perçu des aides dans le passé, sans résultats probants ;
  • qui font des placements financiers spéculatifs.

La droite française est dans une situation schizophrénique. D’un côté, elle subventionne massivement les entreprises (en réalité les plus grosses) par différents biais (subventions directes, exonérations de cotisations sociales patronales, dégrèvements fiscaux multiples…). Et d’un autre côté, elle soutient des positions contraires au sein de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et de l’Union européenne (UE). L’OMC, en effet, pourchasse toutes les formes de subventions des Etats aux entreprises, comme l’UE avec son mot d’ordre de « concurrence pure et parfaite ». La théorie libérale, au nom de l’élimination des « entraves » au « libre » fonctionnement des marchés, rejette le principe de l’intervention de l’Etat dans l’économie, notamment au travers de subventions aux entreprises.

C’est pourquoi le M’PEP considère que la gauche de gauche ne peut pas reprendre à son compte la théorie libérale du refus de principe de l’aide aux entreprises.

 b.- « Récupération des fonds publics versés aux entreprises qui ont licencié ».

Ce principe risque d’être une promesse électorale sans lendemain : incapacité juridique à obtenir réparation, disparition ou délocalisation de l’entreprise, difficultés réelles persistantes de l’entreprise malgré des licenciements...

Le M’PEP préfère intégrer dans son programme la proposition de mise en place d’une commission régionale de contrôle des aides accordées aux entreprises. Si une entreprise n’a pas respecté ses engagements de création d’emplois, les moyens de rembourser les sommes versées devront être étudiés, y compris sur la plan légal. Les syndicats, les élus, les pouvoirs publics composeront cette commission. Le nombre d’emplois créés grâce aux aides régionales sera publié annuellement et débattu publiquement lors d’une conférence régionale. Une refonte totale du système des aides aux entreprises devrait suivre cet audit participatif que nous proposons, qui permettra d’évaluer le nombre et la qualité des emplois créés au regard des subventions publiques versées.

 c.- « Services publics de transport gratuits ».

Les représentants du M’PEP n’ont pas d’opposition de principe à la gratuité des transports publics. Toutefois, le NPA n’évoque pas les modalités de financement de cette mesure, ce qui ne permet pas d’en évaluer l’impact budgétaire et de vérifier si cette priorité est vraiment la bonne, principalement par rapport au financement de l’emploi.

C’est pourquoi les représentants du M’PEP préconisent de limiter dans un premier temps la gratuité des transports publics aux personnes à faibles ressources (chômeurs et précaires inscrits ou non à l’assurance-chômage, personnes âgées, collégiens, lycéens et étudiants, bas salaires…). Tout dépendra du niveau de ressources exigées pour bénéficier de cette mesure. La participation des employeurs doit évidemment être maintenue. La priorité doit être le financement de l’emploi.

 2.- Les propositions qui manquent

L’esquisse de programme régional du NPA comporte de nombreux manques, et principalement l’inscription des propositions concrètes dans un cadre général donnant des lignes directrices pour l’action.

Les représentants du M’PEP proposent 3 axes stratégiques pour construire une gestion de gauche des régions :

Nationaliser la politique des régions dans un certain nombre de domaines ;

Fixer comme priorité la lutte contre le chômage et la précarité, en lien avec les questions de l’environnement ;

Impulser de nouvelles pratiques de démocratie politique, économique et sociale.

 a.- Nationaliser la politique des régions dans un certain nombre de domaines

Alors que la gauche détenait 20 des 22 régions métropolitaines, elle s’est avérée incapable de coordonner son action contre les politiques libérales de la droite. Elle a même participé activement à la politique néfaste de l’ « attractivité des territoires ». Pour le M’PEP, il s’agit de faire des régions des boucliers contre le néolibéralisme, notamment européen, et des territoires de reconquête de la démocratie politique, économique et sociale. Les régions sont un échelon efficace pour rassembler les citoyens et les acteurs sociaux et faire reculer les inégalités sociales et territoriales.

C’est pourquoi il est impératif que les régions coordonnent leur action à l’échelle nationale pour rejeter les politiques européennes de mise en concurrence des régions et impulser des alternatives au néolibéralisme. La création d’un groupe actif et déterminé d’élus régionaux, agissant de manière coordonnée, pourrait contribuer à harmoniser l’action publique dans les domaines suivants :

Résister au démembrement des services publics, contribuer à leur développement et même à la création de nouveaux services publics, y compris contre la volonté gouvernementale (logement, petite enfance, dépendance, eau, déchets…) ;

Arracher la formation professionnelle au MEDEF qui lui a été totalement livrée ;

S’opposer au transfert massif des dépenses de l’Etat vers les collectivités territoriales ;

Arrêter l’escroquerie qui consiste à baisser l’impôt sur le revenu des ménages les plus aisés en encourageant l’augmentation de la fiscalité locale qui est la plus injuste ;

Refuser la logique actuelle des politiques européennes et du MEDEF visant à aménager le territoire dans le but de créer quelques régions hyper compétitives (4 régions françaises font actuellement 51 % du PIB) par la concentration de « pôles d’excellence » asséchant les fonds publics, intensifiant les modes de communication par la route et totalement étrangers aux besoins sociaux ;

Rejeter le chantage de trop nombreuses entreprises qui empochent les aides de l’Etat et des régions et qui, lorsque ces dernières s’éteignent ou que d’autres aides semblent plus intéressantes ailleurs, délocalisent pour s’implanter dans une région plus « attractive » ;

Mettre un terme à la concurrence fiscale entre les régions en favorisant une péréquation nationale ;

Développer les initiatives contre les paradis fiscaux ;

S’engager, de manière coordonnée, contre l’AGCS, la directive « services » et les OGM ;

Stopper la marchandisation de la culture en menant de nouvelles politiques en faveur de l’archéologie préventive, des musées, de la décentralisation du patrimoine, de l’enseignement artistique, etc., et en contribuant au règlement du statut des intermittents du spectacle ;

etc.

 b.- Fixer comme priorité la lutte contre le chômage et la précarité, en lien avec les questions de l’environnement

Les régions doivent agir pour contribuer à assurer à chaque citoyen la continuité d’un revenu et d’un emploi.

Création d’un fonds régional pour l’emploi. Il serait alimenté par toutes les sommes destinées directement ou indirectement à l’emploi, quelle que soit leur provenance (Etat ou Union européenne). Il affecterait ces sommes à l’emploi, principalement sous la forme de financement de salaires en CDI. Les emplois seraient créés pour répondre aux besoins de la population, dans l’environnement, la santé, l’éducation nationale, le logement, la culture, les associations…

Audit participatif des zones franches urbaines. Il permettrait d’évaluer le nombre et la qualité des emplois créés au regard des subventions publiques versées.

Création d’un service régional d’aide aux syndicats, élus locaux et associations pour travailler à des solutions alternatives aux problèmes d’emploi. Des fonds seront débloqués pour aider les syndicats, les associations et les élus locaux à réaliser des études permettant de trouver des réponses économiques alternatives. Bien souvent, les syndicats et élus locaux sont désarmés face à des problèmes réels que rencontrent les entreprises. Les conseils régionaux doivent s’engager à examiner chaque problème, à déléguer par exemple un cadre pour maintenir la pérennité de l’entreprise en cas de cessation d’activité afin de redresser la situation, voire à racheter l’entreprise pour ensuite trouver un repreneur… Des comités locaux coordonnés à l’échelon régional pourraient s’organiser pour favoriser la relocalisation des productions.

Financer des études participatives pour recenser les besoins de la population, notamment en matière de petite enfance, d’aide à la personne, aux situations de handicap et de dépendance. C’est à partir d’eux, et pour y répondre, que peuvent ensuite se créer des emplois.

Mise en œuvre d’emplois en CDI pour les associations

Construction d’un service public interrégional de l’environnement

Retour en gestion publique des services des lycées et autres services publics locaux (cantine, nettoyage…).

Accord des régions sur une harmonisation fiscale permettant de mettre fin à la concurrence fiscale entre les territoires.

Mise en place d’un observatoire de la formation. Il aurait pour but de connaître avec précision la situation de la formation et des qualifications dans la région et proposerait des mesures visant à assurer le droit à la formation pour tous. Défense de l’AFPA.

Mise en place de schémas régionaux de l’énergie renouvelable : audit participatif dans tous les bâtiments gérés par la région ; intégration dans les nouvelles constructions.

Mise en place d’observatoires de la qualité de l’eau et de l’air.

Mise en place d’un observatoire des déchets : création d’une carte régionale des déchets ; élaboration d’un plan de développement du tri et du recyclage, fermeture des incinérateurs polluants ; plan de dépollution des sites les plus dégradés

 c. - Impulser de nouvelles pratiques de démocratie politique, économique et sociale

Sur toutes les questions concernant la région, l’information, la consultation et le débat doivent être la règle à chaque moment : élaboration des décisions, mise en œuvre, évaluation :

Reconstruction des sites Internet des conseils régionaux pour donner aux citoyens toutes les informations détaillées nécessaires au suivi des décisions prises et à leur évaluation.

Les contraintes matérielles sont souvent des obstacles à la démocratie. Il faut permettre aux citoyens de s’investir : salles de travail équipées et décentralisées ; accès aux ressources documentaires ; dédommagement des frais de transport ou pour faire garder les enfants ; formations ; etc.

Inviter les associations et syndicats aux commissions du conseil régional, comme les commissions extra municipales qui existent depuis des décennies dans les mairies.

Développement du jumelage avec des régions de pays du Sud.

Agir contre les paradis fiscaux.

 VI.- LE REFUS DE PARTICIPER AUX EXECUTIFS FAIT L’OBJET D’UN REJET DE PRINCIPE PAR LE NPA

La position du NPA est la suivante à propos de la participation aux exécutifs régionaux :

« Cela ne sera pas possible dans le cadre d’exécutifs qui seraient dominés par le PS et/ou Europe Ecologie qui mènent des politiques d’adaptation au libéralisme. »

Pour les représentants du M’PEP, il est parfaitement logique et nécessaire de mettre des conditions à la participation au pouvoir. D’autant qu’une partie de la gauche, dans le passé à l’échelle gouvernementale, et encore aujourd’hui dans certaines collectivités territoriales, fait de cette participation un principe sans lien avec le contenu des politiques menées : c’est le pouvoir pour le pouvoir. En contrepartie, il ne faudrait pas établir un principe symétrique et refuser, par principe, de se « salir les mains » en participant au pouvoir à l’échelle nationale ou des collectivités territoriales : ce serait s’opposer pour s’opposer.

Un tel positionnement politique ne peut que rassembler un électorat protestataire, même s’il représente un certain poids, sans donner la moindre perspective politique. Pourquoi voter pour des listes qui annoncent d’emblée qu’elles ne veulent pas participer à la gestion de la région ? Ce point de vue du NPA apparaît comme une source d’échec.

Cette formulation indique que la gauche de gauche ne participera à aucune majorité de gestion avec le PS, tant qu’elle ne passera pas devant le PS. Cette position est un choix politique possible, mais elle présente plusieurs défauts. D’abord, elle ferait apparaître la gauche de gauche pour le tout ou rien, alimentant de fait les comportements de vote utile en faveur du PS, comme une sorte de « minorité de blocage ». Ensuite, même si le PS obtient un résultat électoral supérieur à la gauche de gauche, celle-ci, dans certaines circonstances (une triangulaire par exemple) peut avoir un poids permettant de peser sur les politiques menées par le PS. Enfin, même dans le cadre d’une gestion « dominée » par le PS, il est possible, dans certaines circonstances, d’obtenir des avancées significatives dans certains domaines, si un accord est obtenu du PS pour intégrer quelques uns des points du programme de la gauche de gauche.

Les représentants du M’PEP ont proposé au NPA un amendement à son amendement ainsi rédigé en lettres majuscules :

« Cela ne sera pas possible dans le cadre d’exécutifs qui seraient dominés par le PS et/ou Europe Ecologie qui mènent des politiques d’adaptation au libéralisme. CHAQUE LISTE RÉGIONALE DE LA GAUCHE DE GAUCHE, POUR PARTICIPER AUX EXÉCUTIFS, DEVRA APPRÉCIER, DANS LA DIVERSITÉ DE SES COMPOSANTES, LA SITUATION AU SOIR DU PREMIER TOUR EN FONCTION DU RAPPORT DES FORCES ET DES CONCESSIONS OBTENUES SUR SON PROGRAMME. »

Pour conclure, il faut préciser que si le NPA ou d’autres composantes considèrent, au soir du 1er tour, que les conditions ne sont pas créées pour participer aux exécutifs, rien ne les oblige à y participer contre leur volonté.

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18 novembre 2009 3 18 /11 /novembre /2009 22:51

Le Mouvement politique d’éducation populaire (M’PEP) a tenu son congrès fondateur le 24 mai 2008 en Seine-Saint-Denis. Au moment de sa création, le M’PEP était composé de militants ou anciens militants de partis de gauche, d’associations, de mouvements alter mondialistes ou de syndicats, ayant mené la bataille victorieuse du référendum sur le traité constitutionnel européen en 2005, et qui veulent donner un débouché politique à leur engagement.

Trois ans après cette victoire historique, le paysage politique français est un champ de ruines. L’incroyable élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République…n’a été permise que par la faillite de la gauche : renoncements, calculs politiciens, sectarismes, jeux des ego, ont provoqué l’échec et ne semblent plus avoir de fin.

Toute la gauche française est à reconstruire… Elle …n’a plus de fondements idéologiques solides. Une partie d’entre elle s’est même inscrite dans le cadre intellectuel du néolibéralisme, ne cherchant, timidement, qu’à freiner les conséquences de la mondialisation capitaliste. Elle s’est résignée. Elle a capitulé. Fascinée par le martèlement idéologique de la droite et du Medef, cette gauche a perdu l’initiative et se retrouve impuissante à s’engager sur la voie d’un projet de société libéré de l’emprise du capitalisme. Elle croit que c’est en tournant ses regards vers le « centre » qu’elle pourra se « moderniser ».

L’élection présidentielle de 2007 a marqué une rupture dans la vie politique française. Alors que la droite affiche ses convictions, souvent avec mépris et arrogance, la gauche rase les murs. Elle ne croit plus à ce qui lui a donné sa raison d’être : la lutte pour l’égalité et contre le capitalisme, pour la République sociale et laïque et le socialisme.

La création du M’PEP répond à une double finalité : contribuer aux débouchés politiques des activités d’éducation populaire et des luttes sociales ; participer à la création d’une grande force politique de gauche.

…Après avoir mené un intense travail collectif pendant un an, disponible sur son site Internet (www.m-pep.org), le M’PEP s’est fixé six objectifs :

  • agir pour repolitiser les citoyens
  • démystifier la mondialisation qui vise à établir définitivement la domination du capitalisme
  • placer la souveraineté des peuples au centre du débat politique
  • sortir de l’euro libéralisme
  • lutter contre l’emprise du capitalisme et ouvrir la voie à un socialisme du XXIe siècle

Ses autres travaux portent notamment sur les thèmes  suivants…:

  • Mettre un terme à la financiarisation de l’économie.Stopper le vandalisme sur l’environnement et le pillage des ressources naturelles.
  • Dynamiser les principes de la République qui lient les citoyen-ne-s entre eux : démocratie, intérêt général, laïcité, égalité, services publics…
  • Remettre en cause l’existence du FMI, de la Banque mondiale, de l’OCDE et de l’OMC.
  • Inciter la France à lancer une vaste offensive diplomatique pour un nouvel ordre politique, économique, social, démocratique et environnemental mondial, basé sur la Charte de La Havane, outil de lutte contre le libre-échange favorisant la coopération internationale.
  • Prélever sur les flux et stocks de capital et les hauts revenus les moyens nécessaires aux politiques sociales.
  • Baisser, à moyen terme, la TVA.
  • Appliquer le droit constitutionnel à l’emploi…
  • Créer un service public national décentralisé de l’aide aux familles et aux personnes seules.
  • Etablir un pôle public de l’énergie…

…Le M’PEP a également  lancé une campagne intitulée « Faire bouger l’Europe ou sortir de l’Union européenne », il est engagé dans la préparation des élections Régionales.


Il est présent dans chaque département. Il est prêt à accueillir tous ceux et toutes celles qui souhaitent mettre de l’éducation populaire dans la politique et de la politique dans l’éducation populaire pour reconstruire une gauche courageuse, prête à ouvrir la voie à un socialisme du XXIe siècle.


Siège social : 168, rue Cardinet – 75017 Paris - contact@m-pep.org

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17 novembre 2009 2 17 /11 /novembre /2009 13:51

A travers l’histoire de Walter, ancien résistant, ancien déporté Haut savoyard et sur fond de politique actuelle, deux questions se posent tout au long du film :

  • « Qu’avons-nous fait des idéaux du Conseil National de la Résistance ? »
  • « Résister se conjugue-t-il au présent ? »


"C'est un film magnifique, une leçon de civisme et de courage. Un élan d'optimisme." Raymond Aubrac

 

C'est un film qui ne peut laisser  indifférent, que chacun  choisisse son camp. Resistons et contre- attaquons. Jack Freychet



http://www.walterretourenresistance.com/reactions.html

 



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7 novembre 2009 6 07 /11 /novembre /2009 18:12

Sélection d’extraits de son livre « De battre ma gauche s’est arrêtée », Seuil, mars 2008 transmis par http://pcf-paris14.over-blog.org/


 Education/école :

« Il faudra quand même, un jour, oser poser la question de la régionalisation de l’Education nationale. Je sais bien que je brise, là, un tabou fondamental de la gauche, mais on vient de nous confier les personnels techniques, on va certainement nous confier dans la foulée les personnels administratifs, c'est-à-dire les intendants et les personnes qui font tourner la boutique, qu’est-ce qui empêche que l’on nous confie les professeurs dès lors qu’il existe toujours des programmes élaborés au plan national par une cellule de prospective intelligente de l’Education ? Franchement, je ne vois rien qui puisse s’opposer à cette mutation ! » - p 125

« Il n’y a aucune raison que des milliers de fonctionnaires de la recherche relèvent de l’Etat » - p 137

« Au sein du Conseil régional d’Ile-de-France, par exemple, j’ai fait voter par les socialistes, l’UMP, l’UDF et le Front national une aide à l’enseignement privé dans les lycées. Les chevènementistes ont voté contre mais les communistes et les Verts se sont, eux, abstenus, ce qui, en soi, est déjà un progrès ! » p 72  

Services publics :  

« Il ne faut pas confondre service public et entreprise publique. Je pense qu’il n’y a plus tellement de justification à l’existence d’entreprises publiques. On peut imposer à certaines entreprises un cahier des charges, l’Etat peut disposer de Golden shares pour faire entendre sa voix, bref on peut imaginer des dispositifs qui font que l’Etat a son mot à dire, pour autant on ne peut ignorer le marché et maintenir à tout prix une entreprise dans le secteur public lorsqu’elle est soumise aux impératifs de la concurrence. … » - p 135  

« Tout débat sur la renationalisation est de nature à nous renvoyer 25 ans en arrière, donc je n’y suis pas favorable. On peut encadrer très strictement une entreprise concessionnaire sans la nationaliser. C’est ce qu’il faudrait faire si on privatisait complètement EDF. Au fond, la question, désormais, est ailleurs. Les problèmes de taille d’entreprises, d’investissement et de rapprochement qui s’imposent du fait de la mondialisation rendent le débat sur les nationalisations caduc. » - p 136  

Cadeaux au grand patronat :  

« La région Ile-de-France vote des crédits, y compris pour des grands groupes, pour développer des pôles de compétitivité. Sincèrement, il y a encore 3 ans, je n’aurais pas été capable de faire adopter ces mesures par ma majorité. … puisque les crédits sont versés dans des zones qui marchent. » - p 72

 

Institutions : à bas le département, l’unicité de la Loi !  

« Mais, globalement, si une collectivité devait disparaître, à long terme ce serait évidemment le département. Non parce qu’il gère la proximité (au contraire) mais parce qu’il est devenu, en fait, le refuge du jacobinisme. C’est là que s’installent les services de l’Etat pour se développer. » - p 127  

Question de Denis Jeambar : « Sur quel territoire pourrait-on rompre le principe d’unicité de la loi ? ». Réponse de Huchon : « le seul possible, aujourd’hui, c’est la région. » - p 132  

« Une sous-préfecture ne sert pratiquement à rien ». – p 134  

Vive l’Europe des régions ! A bas la France !  

«  Je vous livre le fond de ma pensée : je me sens plus européen que français. Il m’est très facile d’imaginer une cosmogonie institutionnelle dans laquelle il y aurait l’Europe, directement branchée sur les régions, et les régions sur des communes regroupées par l’intercommunalité. C’est la logique à venir de la chaîne du pouvoir. Je n’ai pas d’attachement national. Je me sens plus à l’aise dans certains pays qui sont moins violents, moins durs, moins discutailleurs. J’ai une sympathie naturelle pour les Anglo-Saxons, les Scandinaves : ce sont des gens qui font la queue, qui ne vous klaxonnent pas quand vous êtes perdus, il y a une discipline. Cette civilisation n’existe malheureusement pas en France ! Autrement dit, je n’aurais aucune difficulté à vivre dans une patrie qui serait l’Europe, avec une patrie secondaire qui serait la région dans laquelle je vis, à condition qu’elle ait un dessein culturel suffisamment compréhensible et partagé. La Nation ? Je ne crois pas à son avenir parce que je n’ai jamais cru à cette histoire d’identité nationale. Je ne m’accroche pas à ces idées-là ! » - p142 & 143  

PCF : aujourd’hui méprisé  

 «  La SFIO puis le nouveau parti socialiste, à partir du congrès d’Epinay, ont toujours dû prouver qu’ils étaient à gauche. Le PCF a contraint les socialistes à une permanente surenchère. » - p 28

«  Nous sommes un parti d’élus relativement pragmatiques. Le socialisme municipal ne s’est, en effet, jamais soumis au communiste ou au marxisme. » - p 29

«  La stratégie d’Union de la gauche a été d’une redoutable efficacité. Elle a inversé très vite le rapport de force entre PS et PC. Mais nous avons payé un prix idéologique très élevé. » - p 54  

« Les communistes peuvent évoluer mais ce n’est plus un parti véritablement national : il contrôle des poches électorales, il n’a plus de doctrine, ses dirigeants sont perdus, une partie d’entre eux pensent qu’ils sont encore les porte-parole des damnés de la terre mais cela ne va pas au-delà. Et plus personne ne croit, par ailleurs, au communisme salvateur. Dans une certaine mesure, on peut dire, tant pis si ça choque, que le communisme, au sens historique, messianique, a disparu. »  p 85

«  Donc le seul chemin possible, c’est de continuer à refuser la domination idéologique des communistes…

J’ai la conviction que nous n’avons jamais été aussi proches de cette alliance entre la gauche et le centre. Avec les communistes, il faut leur proposer un chemin commun, les aider à évoluer : ce n’est pas impossible, ils représentent une sensibilité réelle, mais ils doivent avec nous assumer le monde d’aujourd’hui et les contraintes du pouvoir, au rebours d’une tradition purement tribunitienne. » - p 86 & 87

                                                                   Où la droite va-t-elle  nicher? (Nd JF)

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31 octobre 2009 6 31 /10 /octobre /2009 16:24

Ils étaient partis pour que ce soit la dernière, l’espoir d’un monde meilleur à portée de leur vie.

 

Quatre année durant, jetés dans la plus effroyable mêlée, tuant pour ne pour être tués, pataugeant dans la boue, sous la mitraille, les poumons brûles, ils ont vécu l’enfer, chaque aube nouvelle étant un sursis gagné sur la mort.

 

Lorsque résonne le clairon de l’armistice, 10% de la population active masculine française a été anéantie.

 

-         1 500 000 soldats ont été tués au combat, nombre d’entres eux venus d’autres rivages de la méditerranée, d’Afrique noire ou d’Asie avaient gagné pour leurs famille et leurs peuples respectifs le droit à réparation de la part de ceux qui les ont envoyés à l’abattoir.

 

-         600 000 civils décèderont à la suite d’opérations militaires, de disette ou d’épidémies. La plupart parmi les 3 000 000  de blessés de gazés conserveront une invalidité.

 

 Au total plus de 10 000 000  de morts deux fois plus de blessés pour l’ensemble des belligérants. Ce sont là, tous confondus avec leurs familles les vrais perdants et pour quels résultats.

 

Les pays d’Europe sortiront de la guerre affaiblis, humainement et matériellement sinistrés. Nous avions certes effacé le désastre de Sedan mais aucun des problèmes posés au début du vingtième siècle n’était résolu.

 

Les crises morales, politiques et économiques qui suivront jalonneront la voie qui de l’intervention militaire à l’est contre la république des soviets aux aventures coloniales  en passant par la répression des forces progressistes, conduira à l’holocauste.

 

C’est avec certitude ce bilan d’ensemble qui justifie le mieux le nom donné à cette guerre.

 

Grande par l’ampleur, jusqu’alors inégalée des forces en présence, des moyens de destruction utilisés et des sacrifices imposés.

 

Grande aussi par une déception à la mesure de l’illusion qu’elle avait suscitée.

 

Trompés par les tenants de l’union sacré des marchands de canon et des exploités – on pourrait dire tout autant de l’union de l’exclu et du financier spéculateur – oublieux des avertissement de Jaurès, les survivants reviendront meurtris, témoigneront de ce qu’ils avaient endurés mais prêts à reprendre la lutte pour faire vivre et partager leur idéal de Paix, de Liberté, de fraternité, de justice et de progrès social.

 

C’est ce message dont l’écho nous est parvenu que nous avons le devoir de relayer inlassablement.

 

Discours tant de fois  resassés  auprès des monuments aux morts, qu’ils pourraient en paraître désuets mais pour écarter la violence des armes, ne faut-il pas en connaître la genèse et le prix fait de douleurs de larmes et de sang ?

 

Les mentalités, c’est une certitude, évoluent moins vite que les sciences et les techniques.

 

Les appétits de lucre et de puissance, les volontés expansionnistes, les tentatives hégémoniques sont toujours  présents, les moyens de destructions massives et d’interventions rapides qui permettent de porter  le feu là ou les peuples refusent de se soumettre à la règle dominante n’ont jamais été aussi performants : C’est ainsi que meurent les enfants irakiens, palestiniens et afghans, bien d’autres encore.

 

Des conflits d’intérêts économiques, financiers, sordides s’exacerbent. Les rancoeurs s’accumulent sur fond d’insatisfaction permanente…

 

Des nuées dont on sait qu’il faudra qu’elles éclatent un jour faute d’avoir été désamorcées s’amoncèlent aujourd’hui comme hier.

 

Malgré les assurances données de droite comme de gauche, pas plus que de société d’abondance pour demain il n’est de coexistence pacifique assurée pour l’éternité. Bien fol est qui s’y fierait.

 

Qui pourrait en ces temps de consensus, informer les générations actuelles sur la réalité historique malmenée par les médias, voire des historiens, et les alerter des dangers qu’elles encourent sinon le monde des anciens combattants, la mémoire collective et la tradition orale sur lesquelles ont reposé bien des civilisations mais aussi un système éducatif, rénové dans ses programmes, à même d’éclairer le passé, de développer l’esprit critique pour offrir à notre jeunesse les repères qui lui permettront d’appréhender puis de résoudre les problèmes présents et à venir et de s’avancer avec plus de quiétude sur les chemins de la vie.

 

Tâche immense, défit du temps présent, sans laquelle le malaise et le marasme ne pourraient qu’aller grandissants.

 

En ces temps de repentance, ou les états disposent dans leurs arsenaux des moyens à même d’anéantir en quelques minutes toute vie sur la planète  n’oublions pas qu’il est aussi possible de prévenir.

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